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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1911, Collections de BAnQ.

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MARS 1911 DIX-HUITIEME ANNEE No.211.BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française Deux demandes de renseignements confidentiels.Cinq demandes d’agents: bouchons, eaux minérales, dentelle, savons de Marseille, parfumerie.Cinq enquêtes pour débouchés, concernant: poils de lapin angora, couteaux à triturer le bois, scies à rubans, scies circulaires, crucifix et objets de piété, kieselguhr (terre infusoire).Quatre demandes de renseignements financiers, miniers, tarifs douaniers et transports.Quatre demandes de situations au Canada, émanant de Français: ingénieurs, sténo-dactylographes, agent d'assurance, surveillant de travaux.Quantité de lettres intéressant notre bulletin spécial ou traitant de détails peu importants.Election de membres adhérents.La Société Industrielle de Jouets et Inventions Mécaniques, Paris.M.F.iBergoend, Agent-représentant, Thonon-les-Bains (Haute-Savoie).Et M'.M.E.Motte-Bossut Fils, Filature de Coton ei de Laine, Roubaix, sont élus membres adhérents à l’unanimité.SEANCE DU 9 FEVRIER 1911.A quatre heures, M.A.F.Revol, président, prend place au fauteuil et déclare la séance ouverte.Sont présents; MM.L.Heilmann, Vice-Consul, chargé du Consulat Général de France, J.Obalski, vice-président, M.Chevalier, C.A.Chouillou, C.Gali-bert, conseillers; G.Husson, trésorier; L.Fréchon, Ch.Tuteur, R.de Vigan.M.G.Vennat, secrétaire, s’était fait excuser, de même que M.E.Rampon.Assiste également à la séance, à titre d'invité, M.A.O.Rousseaux, agent-voyageur de deux importantes maisons françaises.Avant.d'aborder l’ordre du jour, M.le Président présente à l’assemblée M.L.Heilmann, notre Consul Général intérimaire; il lui souhaite une cordiale bienvenue parmi nous, exprime la certitude que le séjour qu’il a fait aux Etats-Unis donnera un grand prix à ses avis sur la question de réciprocité entre ce pays et le Canada, qui ne manquera pas de nous occuper activement jusqu’à sa solution.11 espère que M.Heilmann voudra bien accorder à notre Chambre le même intérêt que lui portait M.de Loynes, son prédécesseur.Ordre du Jour.Lecture du procès-verbal.Lecture de la correspondance.Election de membres adhérents.Groupements commerciaux.Réciprocité canado-américaine.Groupements commerciaux.M.le Président indique à ses collègues qu’il a reçu de l’un de nos membres actifs, M.J.Pottier, une étude sur la création d'un groupement commercial (alimentation) qu'il voudrait constituer avec l’appui de notre Chambre.Les grandes lignes de ce projet ayant été sommairement indiquées, l'assemblée se déclare favorable, en principe, à ce projet, mais manifeste le désir de voir et entendre son auteur à la prochaine séance.Réciprocité Canado-Américaine.M.le Président donne connaissance des passages les plus importants de la nouvelle convention de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis, dont nous possédons le texte.L’ne analyse en a déjà été faite dans notre bulletin mensuel de février, (paru ce matin) M.le Président ajoute que, par une lettre reçue aujourd’hui, le Ministre des Douanes du Canada nous Procès-verbal.Le procès-verbal de la séance précédente est lu adopté.et Correspondance.Lettres reçues depuis la dernière séance 87.Lettres envoyées depuis la dernière séance 116.Trois adhésions.Une démission (Conseiller).Une démission (Adhérent), l'rois relatives à des litiges. 34 Ordre du Jour.Adoption du procès-verbal.Lecture de la correspondance.Election de membres adhérents.Réciprocité canado-américaine.Questions diverses.a confirmés dans l'opinion que nous avions émise quant au droit de la France de participer au bénéfice des réductions ou suppressions de droits accordées par le Canada aux Etats-Unis, sur certains articles compris également au traité franco-canadien, en vertu de la clause de la nation la plus favorisée qui figure à ce traité.Procès-verbal.\ C'est ainsi que les graines fourragères et potagères Le procès-verbal de la séance précédente est lu et françaises qui paient maintenant io p.c.à leui cntiéc adopté, sans observations, au Canada, et le fromage français qui paie 3 centin., Correspondance E“«=âSë*E ! tion qui nouseoccupe est ratifiée et mise en vigueur.Après avoir entendu toutes ces explications, j Chambre décide de demeurer provisoirement dans l'expectative, et de s’abstenir de toute démarche et de toute expression d’opinion sur cette convention, se réservant de sortir du statu quo et d'exprimer son opinion si les circonstances le nécessitent.: zame : Depuis la dernière séance, nous avons reçu 64 lettres et nous en avons envoyé 133.¦P ,rmi les lettres reçues, on remarque : Deux adhésions.Dix démissions.Une demande de renseignements confidentiels.Renseignements sur : reliure, couleur d aniline et tarifs sur tissus, exportateurs de bois, renseignements Il est ensuite question du bulletin spécial et de la | sur fret, publicité au Canada, commerce des cuirs, faveur qu'il rencontre, tant en France qu’au Canada.Trois agents canadiens demandent agences, de mai-Déjà, de nombreux ordres de publicité nous sont par- : sons françaises pour: ouvrages en dentelle, articles venus et tout fait espérer que cette publication est divers, eau de Vais.Bulletin spécial.Une se rapporte à l’affaire des PetitsPôis.Deux lettres relatives à des litiges.L'ordre du jour étant épuisé, M.le Gérant du Cou- Une demande d’emploi, sulat Général de France se lève et remercie M.le Président du bienveillant accueil qui lui est fait au sein de notre Compagnie.Il se déclare heureux de collaborer avec ses membres, — dont son prédécesseur lui a fait l’éloge — pour le bien du commerce français et assure rubans à XVervicq-Sud (Nord) sont élus membres, ad-de toute sa bonne volonté et de toute sa sympathie.hérents.appelée à un grand succès.m Dix se rapportent au Bulletin Spécial.Accusés de réception, envois de cotisation, etc., etc.Election de membres adhérents.¦* : MM.A.et L.Dalle, manufacturiers de dentelles et Réciprocité Canado-Américaine.M.le Vice-président appelle l’attention de la Chambre-, sur une déclaration faite par l’hon.M.Fielding', l'un des ministres fédéraux, à la Chambre des Communes du Canada, au cours de la séance du 16 février dernier.Il résulte de cette déclaration que douze pays: la République Argentine, l’Autriche-Hongrie, la Bolivie, la Colombie, le Danemark, le Japon, la Norvège, la Russie, l'Espagne, la Suède, la Suisse et le Véné-zuéla profiteront entièrement et sans aucune restriction de toutes les concessions faites par le Canada aux Etats-Unis par la Convention de réciprocité et se En l'absence de M.Revol, président, absent de trouveront placés sur le même pied que ce dernier Montréal, M.J.Obalski, Vice-président, ouvre la séan- pays, pour tous les articles compris en cette Convince à quatre heures dix minutes.tion en vertu de la clause de la nation la plus favori- sée.à laquelle ils ont droit.Par contre, M.le Ministre Fielding déclare que la France ne bénéficierait de cette Convention qu'en autant qu’elle concède aux États-Unis un traitement plus favorable que celui accordé à la France, sur les Avant de clôturer la séance, M.le Président présente à ses collègues M.A.O.Rousseaux, agent-vovageur d’une très importante maison de soieries (Mouly & Schulz, de Lyon) et d’une maison parisienne de fourrures confectionnées, de passage à Montréal, qui assiste à la séance à titre d'invité, et à qui il souhaite de faire au Canada de fructueuses affaires, lui promettant l’appui de la Chambre de Commerce française de Montréal, en toutes circonstances.La séance est levée à cinq heures trente minutes.SEANCE DU 23 FEVRIER 1911 Sont présents: M.L.Heilmann, Gérant du Consulat Général de France, M.G.Balcer, membre d’honneur, MM.M.Chevalier, G.Husson, trésorier, E.Mériot, E.Rampon, G.Vennat, secrétaire.M.Tuteur et M.Pottier se sont fait excuser. 35 articles ayant fait l’objet du traité franco-canadien et figurant aux tableaux B et C, qui y sont annexés.A première vue, cette inégalité de traitement paraît arbitraire et susceptible de porter atteinte aux intérêts du commerce français sur le marché canadien, puisqu’on ri'accorde un avantage à la France que trois articles, tandis que les Etats-Unis et les douze autres pays plus haut énumérés bénéficieraient d’une suppression ou d’une réduction de droits taine d'articles.Il est vrai, toutefois, qu'au moins les neuf dixièmes de ces cent articles n’intéressent pas' le commerce français, qui n’a jamais exporté ces produits au Canada.Néanmoins, la question de principe reste et nécessite une protestation.Prenant alors la parole, M.le Gérant du Consulat Général de France informe la Chambre qu'il.a signalé cette situation au gouvernement français, et qu’il lui a transmis le texte de la Convention de réciprocité et tous autres documents utiles.La Chambre décide alors de suspendre toute action jusqu à ce que la décision du gouvernement français lui soit connue.Cependant, sur proposition de M.Rampon, il est résolu de maintenir cette question à l’ordre du jour de la prochaine séance pour permettre à nos membres de l'étudier plus à fond dans cet intervalle et de faire alors toutes les suggestions utiles.Dans ce but, un nouveau commentaire de la Convention de réciprocité sera publié dans notre bulletin de mars, qui paraîtra avant la prochaine séance, pour la documentation de nos membres.Questions diverses.Groupements Commerciaux : M.J.Pottier, auteur d’un projet de groupements commerciaux qui devait être discuté à la présente séance ayant prévenu qu'il lui était impossible d’y assister, cette question sera portée à l’ordre du jour de la prochaine séance et M.Pottier en sera spécialement informé.indirectement à cette question et nous engage à nous adresser à la Chambre Syndicale de l'Union des 'Conserves Alimentaires de France, mieux qualifiée qu'elle pour défendre les intérêts menacés des industriels français.M.le Vice-président annonce que ce conseil a été suivi et que nous sommes entrés en correspondance avec ce dernier Syndicat.v Rédaction du Bulletin Mensuel.Afin de rendre plus intéressant notre Bulletin mensuel et de lui permettre de rendre plus de exportateurs français, en les renseignant sur tous les détails d’ordre pratique, même les plus minutieux, concernant leurs produits, M.le Président souhaite des articles spéciaux soient écrits par des spécialistes, sur un plan uniforme qu'il a fait établir, susceptible de s'adapter à toutes les marchandises.Il sera fait appel au dévouement de nos membres pour traiter les questions qui leur sont familières, dans leur sphère pective.Plusieurs copies seront faites de ce plan d'articles et seront envoyées à ceux de nos membres susceptibles d'exécuter ces travaux.sur sur une cen- services aux que res- Tarif douanier.M.Rampon ayant demandé et obtenu la parole, s enquiert des suites qui ont été données au voeu émis par la Chambre dans sa séance du 27 octobre dernier, tendant à 1 amendement de l article 43, paragraphe 2 de 1 Acte des Douanes du Canada.M.le Secrétaire répond qu'un extrait de cette délibération a été transmis à M.H.Gervais, député aux Communes, avec prière d'user de son influence auprès du gouvernement canadien pour nous obtenir satisfaction.Il ajoute que M.Gervais n’a encore rien répondu, mais qu il sait pertinement qu il s’occupe de 1 affaire et que l’on peut s’attendre à connaître incessamment le résultat des démarches qu’il accomplit à Ottawa pendant la présente session.Puis la séance est levée à cinq heures quarante- cinq minutes.Nouvelle compagnie d’assurances.¦o— La Compagnie française d’assurances P'Union”, qui a fait une enquête l’an dernier sur la possibilité d’ouvrir des succursales au Canada nous a officiellement informés dé REVUE FINANCIERE son intention de pratiquer î’assurance-incendie au Canada, à bref délai.L’un de ses inspecteurs-généraux est en route pour venir s'installer à Montréal.Montréal,, 1er mars 1911.Malgré l’ihcertitude et le trouble jetés dans le monde des affaires par le traité de réciprocité conclu entre lé Canada et les Etats-Unis et nonobstant les-craintes que fait éprouver la possibilité " de sa ratification, le marché des valeurs se maintient actif et - ferme.A signaler que le fléchissement qui s’est manifesté à la bourse de New-York à la suite de la décision de la Commission du Commerce entre Etats sur le plus grand nombre des valeurs américaines, n’a eu ici aucune répercussion, ce qui, démontre péremptoire- Cette communication est accueillie par la Chambre avec un très-vif plaisir.Affaire des Petits Pois.La Chambre Syndicale des Fabricants de Conserves Alimentaires de Paris, à laquelle nous avons signalé les attaques déloyales dirigées contre les petits pois vançais, nous répond qu’elle n’est intéressée que très- / 36 >L Après avoir, pendant bien longtemps, fait appel capitaux fiançais, les engageant à venir pour y trouver des placements sûrs et rémunérateui s, trouvons dans la nécessité d'engager nos aux au Canada notre marché financier ne dépend pas ali- ment que tant de New-York qu’on le croit généralement.D’autre part, la tension monétaire est toujours très-forte et il est à craindre que cette situation se prolonge pendant plusieurs mois encore.nous nous compatriotes à user de prudence dans le choix des leurs canadiennes qui peuvent leur être offertes, car certaines de ces valeurs, que l’on cherche à placer en France, ne nous inspirent qu'une confiance très-médiocre et nous avons lieu de craindre que la petite épar- va- Des négociations pendantes entre la L ie de Montiéal et la Cie des tramways pour l'élaboration de conventions nouvelles qui prolongeraient de 38 les cours de cette valeur, qui a su- ans son mo- gne française ne se laisse leurrer.Par contre, il existe des quantités de valeurs canadiennes de tout repos que nous verrions avec plaisir entrer dans les portefeuilles français.Nous nous te-entièrement à la disposition de nos membres.nopole, influent sur bi, ces jours derniers, plusieurs fluctuations mais se maintient, néanmoins, très-bien.Plusieurs autres valeurs ont bénéficié ces jours-ci d'une hausse appréciable, notamment le Dominion Textile qui atteint le cours de 74, le Montreal Cotton, qui est à 155, soit un gain de 7 points, le Richelieu & Ontario, bien soutenu à 106.Le Pacifique Canadien j est solide à ‘212.Le Ciment fait preuve de beaucoup d’activité et indique une forte hausse; il a clôturé à 87.nous pour leur procurer des renseignements ou leur indiquer des conseillers autorisés.o REVUE COMMERCIALE * * * Le commerce du Canada, pour les dix premiers mois de l'année fiscale a été de $634,431,075, soit une augmentation de $70,144,295 sur l'année dernière.Les importations se sont chiffrées à $376,481,520, soit une augmentation de $74,431,333.Les exportations de produits domestiques ont atteint $238,907,285, soit une diminution de $2,767,934.L'exportation des produits étrangers a atteint $11 042,270, soit une diminution de $1,519,084.Le commerce du mois de janvier s’est chiffré à $56,431,447, soit une augmentation de $4,631,343.On constate, pendant la même période une augmentation dans les droits de douane perçus sur les- marchandises entrant au Canada, qui atteint environ un million de dollars par mois.Voici, à ce jour, les cours et le rendement des principales valeurs canadiennes : Cours.Div.Rap.Port.P.C.146 8 5.47 .212 10 4.71 .110 7 6.36 Bell Telephone .Canadian Pacific .Dominion Coal, priv.Dominion Steel Corp.Dominion Textile, ord.Dominion Textile, priv Dominion Iron, priv.Halifax Street.Montrai Street .Toronto Street.Illinois, priv.Lake of Woods, ord.Montreal Steel, ord.Montreal Powet .Monti eal Telegraph Montreal Cotton .Ogilvies, ord.Ogilvies, priv.R.& O.Nav.Co.Detroit Rv.Cement, priv.Penman’s Limited .Shawinigan .La Rose.Nous constatons que, depuis quelque temps, les lanceurs d'affaires canadiens affectionnent tout particulièrement le marché français de Paris, où l'argent est tiès abondant, pour y placer les actions des différentes entreprises industrielles, financières et autres qu'ils créent.6.89 4 58 5.76 5 74 6.73 104 7 104 7 143 8 233 10 6.73 5.59 4.29 5.42 7 129 6.45 6 Les dernières statistiques détaillées sont relatives au mois de décembre.Elles indiquent qu au cours de ce mois, le Canada a importé pour $35,499,188 et exporté pour $30,042,688.Pendant le mois de décembre 1909, les importations avaient été de $31,687,924 et les exportations de $38,066,086.\ oici le détail des importations et des exportations, tant pour le mois de décembre que pour les neuf mois se terminant le 31 décembre 1910, et la comparaison avec l’année précédente : 93 5.76 139 8 4.51 5.51 5.51 5.16 6.25 155 7 145 8 8 145 155 8 128 8 5.64 124 7 5.66 106 6 7.14 70 5 8 04 87 7 I—Importations Canadiennes 1910 60 4 6.66 4.54 110 5 Neuf mois $208,155,843 Décembre $22,593,473 4# 8.42 8 Des Etats-Unis.D’Angleterre et colonies anglaises.De France .A.D’Allemagne.De Belgique.De Suisse.97,294,169 8,450,196 6,788,567 2,784,308 2,188,859 9,306,123 867,774 509,428 159,712 277,574 .37 \ publication dans notre cette Nous commencerons bulletin d’avril, par un article sur les livres et arti 11)09 Neuf mois $161,012,910 Décembre $18,689,987 clés de librairie.Des Etats-Unis.D'Angleterre et colonies anglaises.De France.D’Allemagne.De Belgique.De Suisse.o 81,490,346 7,182,861 5,848,074 2,527,707 1,641,418 9.526,586 820,630 491,890 309,997 225,782 LA RECIPROCITE ENTRE LE CANADA ET LES ETATS-UNIS Cette question continue de passionner tout le C'a nada ; d’un océan à l'autre, on ne parle que de la ré: ciprocité, les uns affirmant avec énergie que cette nouvelle politique est éminemment favorable aux intérêts canadiens et les autres soutenant avec non moins de force que ses .effets lui seront néfastes.D’ailleurs, dans une autre partie de ce Bulletin, notre collaborateur, O.Rideau, dans son intéressante “correspondance d’Ottawa” nous les péripéties de la discussion de cette convention à la Chambre des Communes canadiennes.Nous avons déjà dit ce que nous en pensions et quelles semblaient devoir être ses conséquences au point de vue français (1).Mais nous n avions alors envisagé que la concurrence que pourraient nous faire les Etats-Unis sur le marché canadien.Il convient aujourd’hui de revenir sur ce sujet et de signaler à nos lecteurs la situation anormale créée à notre détriment par cette fameuse convention de réciprocité.Il résulte, en effet, des déclarations officielles faites à la tribune de la Chambre des Communes d'Ottawa par l’honorable W.Fielding, ministre des finances et l’un des négociateurs canadiens, que douze pays : La République Argentine, l'Autriche-Hongrie, la Bolivie, la Colombie, le Danemark, le Japon, la Norvège, la Russie.l’Espagne, la Suède, la Suisse, et le \ éné-zuéla profiteront entièrement et sans aucune restriction de toutes les concessions faites par le Canada aux Etats-Unis et se trouveront placés sur le même pied que ce dernier pays .pour tous les articles compris en cette convention, en vertu de la clause de la nation la plus favorisée qui figure sur leurs traités avec le Canada ou avec l’Angleterre.Au contraire, — toujours d’après les déclarations officielles du même ministre -— la France ne bénéficiera de cette convention qu’en autant qu elle concède aux Etats-Unis un traitement plus favorable que celui accordé à la France, sur les articles ayant fait l’objet du traité franco-canadien" et figurant aux tableaux B et C, qui y sont annexés.Cette déclaration ne pouvait manquer de nous émouvoir, car l'inégalité de traitement qu elle établit— vu plutôt qu’elle constate — est arbitraire et susceptible de porter atteinte aux intérêts du commerce français sur le marché canadien.* II—Exportations Canadiennes 1910 Neuf mois Avril-Déc.Décembre En Angleterre et Colonies anglaises.Aux Etats-Unis.En République Argentine.En Belgique.En Allemagne.En France.$129,793,380 90,337,101 2,540,596 2,317,431 2,302,587 2,137,810 $15,697,771 12,207,883 347,498 244,001 216,721 129,536 fait assister à toutes 1909 Neuf mois Avril-Déc.Décembre En Angleterre et Colonies anglaises.Aux Etats-Unis.En République Argentine.En Belgique.En Allemagne .En France.$137,024,483 86,348,264 2,537,560 2,598,603 2,086,477 2.049,831 $28,582,472 9,491,586 193,405 462,356 289,104 252,697 * * * Tels sont les échanges commerciaux du Canada avec ses principaux clients et fournisseurs ; ils indiquent une augmentation considérable sur l'année précédente, quant aux importations, mais, par contre, une diminution sur les exportations canadiennes, d'ailleurs peu sensible.Au point de vue français, les chiffres ci-dessus ne prêtent à aucun commentaire ; ils sont normaux et confirment toutes nos prévisions.Mais, au moment où l'on parle tant de réciprocité commerciale entre le Canada et les Etats-Unis, il est intéressant de constater que les améi icains vendent aux canadiens beaucoup plus qu'ils ne leur achètent.Et la différence entre leurs achats et leurs ventes ne pourra que s’accentuer, dans des proportions considérables, par l’effet du traité de réciprocité.* * * Nous nous proposons de publier une série d’études consacrées aux principaux articles français importés par le Canada, Ces études très-documentées et conte- Aussi notre Chambre liant tous lçs renseignements, tous les détails qu’il est utile pour les exportateurs de connaître seront, croyons-nous, appréciées par le commerce français.I (1) Voir notre bulletin de février. 38 s'est-elle immédiatement saisie de la question, qui est maintenant à l'étude.De son côté, M.le Gérant du Consulat Général de France, à Montréal, s'est empressé de mettre son gouvernement au courant de cette situation.Si l'on accepte qomme exacte la déclaration de M.Fielding, treize pays — les Etats-Unis et les douze autres plus haut énumérés — bénéficieraient de l'entrée en franchise au Canada pour une quarantaine d'articles, tandis que la France n’aurait droit à cette franchise que pour deux articles: le fromage et les graines fourragères et potagères.De plus, les treize mêmes pays-jouiraient d'un important abaissement de droits sur une quarantaine d'autres articles, tandis que la France ne serait avantagée que sur un seul article de cette" série, les conserves de viandes et dé volaille et extrait de viande, réduites à 20 p.c.au lieu de 25 p.c.que nous payons aujourd'hui.Enfin, des avantages égaux à ceux que nous avons obtenus par le traité franco-canadien sont aujourd’hui accordés à ces treize pays,, par le Canada, sur seize articles.Afin que nos lecteurs puissent se rendre un compte exact, nous donnons ci-dessous la liste des marchandise qui, dorénavant, entreraient en franchise au Canada, sous l'effet du traité de.réciprocité, au bénéfice des treize pays sus-mentionnés et à notre exclusion.Animaux sur pied.Volailles abattues ou sur pied.Blé, seigle, avoine et autres céréales.Blé d'Inde et maïs.Foin et paille.Légumes verts, (naturels), choux, carottes, etc.Fruits frais naturels), pommes poires, pêches, raisins, etc.Fruits, secs : pamm.es, pêches, poires (desséchées).Beqrre, fromage, (1) lait, crème.Oeufs.Miel.Huile de coton.x Poissons de toutes sortes, frais, congelés, salés, con, servés, etc.Huiles de phoque, baleine, hareng, morue, etc.Sel., .Eaux minérales naturelles,, non en bouteilles ni en cruches.Bois de construction, rond ou carré.Planches et madriers sciés.Douves.Piquets et pieux • Gypse.i , Mica.Feldspath.Amiante brut.Glycérine Talc, Sulfate de soude.Laiton en barres et tringles.Ecrémeuses.Feuilles ou plaques de fer ou d’acier laminées.Fil d'acier fondu au creuset.Fil de fer ou d’acier galvanisé.Machines linotypes.' Fil barbelé de fer ou d'acier.Coke.Tiges à fil de fer ou d’acier.Pâte à papier, de bois, chimique ou mécanique, papier et carton.A l'exclusion du fromage, dont nous avons vendu l’an dernier pour 75,000 francs au Canada et qui, d’ailleurs, bénéficiera de la franchise, nous ne voyons aucun autre article dans le tableau qui précède qui soit exporté en quantités appréciables par la France au Canada.Nous savons que quelque peu de glycérine ou de talc, par exemple, arrivent au Canada venant de France, mais en quantités si peu importantes que ces produits ne figurent pas aux statistiques.Voici maintenant le tableau d’une deuxième catégorie de marchandises sur lesquelles le Canada a consenti un important abaissement de droits dont jouiront ces treize pays, à l’exclusion de la France (sauf pour le dernier article).Viandes fraîches et gelées.Bacon et jambon.Viandes séchées, fumées, salées, etc.Extrait de viande, fluide ou non.Saindoux et stéarine.Suif.Jaune d’oeufs, blancs d’oeufs et sérum d’albumine.Poisson de toutes sortes, conservé dans l’huile, en boites de fer-blanc.Farine de blé, semoule, farine de seigle.Farine d’avoine, de maïs, d’orge, de sarrazin.Pois cassés, secs.Aliments de céréales préparés.Son, moulée.Biscuits, gaufres, gâteaux.Sucre et sirop d’érable.Jus de cerises et jus de pruneaux et d’autres fruits.: Voitures de fermes.Instruments aratoires.Machines agricoles.Meules en grès.Pierre, granit, grès.Ardoise.Lé fromage figure au tableau B du traité franco-canadien ; venant de France, il paie 3 cents la li- Brique à pavage, vre ; il entrerait donc désormais en franchise.Oxyde de fer. 39 A signaler, toutefois, le très-léger avantage qui nous demeure sur les conserves de légumes pour lesquelles nous ne payons que 1 centin par livre, tandis que les bénéficiaires du traité de réciprocité devront payer 1J4 centin.Telle est l’économie de cette fameuse convention canado-américaine dont on parle tant, non-seulement dans le nouveau-monde, mais en Europe, aussi vivement attaquée qu'elle est ardemment défendue par les gouvernements qui l'ont conclue et leurs partisans.Et maintenant, comment conclurons-nous?Nous estimons qu'il serait prématuré d'adopter dès aujourd’hui une attitude catégorique et qu'il convient de ne pas préjuger la décision à prendre par le gouvernement français sur cette matière.D'ailleurs, bien des événements peuvent se produire et bien des incidents peuvent surgir au cours de la discussion parlementaire, tant au Canada qu'aux Etats-Unis, susceptibles d’amener de sérieuses modifications au texte du traité.Amiante fabriqué.Clochettes et gongs.Bassins, urinoirs, baignoires, éviers, etc.Planches en bois.Canots et chaloupes.Plumes brutes.Appareils antiseptiques de pansement.Marmites en fer ou en acier.Lait concentré.Biscuits non sucrés.Pistaches'.Charbon.Conserves de viandes et de volailles et extrait de viande.Nous avons dit plus haut que les conserves françaises de viandes et de volailles jouissent de cette réduction et ne paieront plus, désormais, que 20 p.c.au lieu de 25 p.c.Quant aux poissons de toutes sortes, conservés dans l’huile, en boites de fer-blanc, cette rubrique comprend évidemment les sardines et anchois.Tous les pays bénéficiaires sont mis sur le même pied que nous, (2 centins par boite) quant aux petites boites pesant de 8 à 12 onces (225 à 340 grammes), mais ils ont un avantage sur nous quant aux boîtes plus grandes.La plus grande partie de nos sardines et anchois exportés au Canada sont expédiés en petites boîtes.Ori trouve aussi dans le tableau ci-dessus les aliments de céréales préparés (fécule, semoule, etc.) les biscuits, les jus de fruits, les appareils de pansements qui sont vendus au Canada par la France, mais en quantités minimes.Quant au surplus des articles énumérés, nous ne les exportons pas au Canada.Enfin, nous extrayons du texte de la convention de réciprocité une troisième catégorie de marchandises, au sujet desquelles les treize pays qui nous occupent seront désormais placés sur le même pied que la France.En voici la nomenclature : Légumes en boîtes.Macaroni et vermicelle.Marinades et Eaux minérales en bouteilles ou en cruches.Huiles essentielles.Plants de vigne, framboisiers, grosseilliers.Encre d’imprimerie.Coutellerie.Instruments de musique Horloges, montres, mouvements, clefs.Automobiles.Glaces non biseautées.Gainerie et Ciment de Portland.Arbres fruitiers.Fruits en boites de fer-blanc.Attendons donc encore avant de prononcer un jugement définitif.S.D.o- LES INDUSTRIES MINERALES AU CANADA EN 1910 Le développement des mines au Canada se continue régulièrement et est marqué soit par de nouvelles découvertes, soit par les progrès réalisés dans l’exploitation et le traitement de certains minerais.Le total de la production a augmenté assez considérablement depuis l'année dernière.Nous donnerons ci-après les faits saillants pour chaque Province, de l’Atlantique au Pacifique, sans cependant insister sur les statistiques qui, à cette époque de l'année, ne"sont pas encore complétées.N ouvelle-Ecosse Le fait le plu# remarquable de l’année est certainement l’union des deux grandes compagnies Dominion Coal et Dominion Iron & Steel qui au lieu de continuer les luttes légales stériles des années précédentes se sont réunies pour former une puissante corporation exploitant les mines et les industries métallurgiques.La production de houille a été augmentée aussi bien que celle du fer et de l’acier malgré la discontinuation ie la prime à cette industrie par le Gouvernement fédéral.L’or et les autres minéraux ont été exploités comme par le passé.Les découvertes de minerai de Tungstène (schelite) dans la région de Mosse River se sont matérialisées et donnent lieu à une exploitation profitable.sauces.en cuivre.maroquinerie. 40 Les autres industries minières d’Ontario ont suivi un développement régulier.N ouveau-Brunswick Jusqu'à présent les mines ont été peu travaillées dans cette Province, cependant le fer paraît y être abondant et une mine importante y est exploitée à Bathurst." On y a aussi découvert des dépôts de schistes à pétrole et de pétrole qui paraissent intéressants.Alberta La production de charbon dans cette province va toujours en augmentant par suite du développement des et l’ouverture de nouveaux districts.anciennes mines On prévoit que la construction du Grand Tronc Pacifique et de ses branches va activer l'exploitation des bassins houillers reconnus au nord.Cette Québec La principale industrie continue à être celle de 1 a-Pendant l’année, les mines de Thetford, Lac nouveaux province est particulièrement intéressante pour nops deux Cies françaises y sont en opération, sans compter de nombreux intérêts individuels engagés dans les mines de charbon.miante.Noir.Danville ont été en pleine activité, mais cependant vers la fin de l’année il s’est produit un certain car malaise probablement dû à la surproduction des grosses compagnies; quelques-uns ont cru aussi y trouver la cause dans l'amalgamation faite l’année précédente de plusieurs Cies importantes qui cherchaient à contrôler le marché.Quoi qu’il en soit cette dépression n’est qu’apparente et ne sera sans doute pas durable car les usages de l’amiante sont toujours Colombie Anglaise Pendant l'année la production de charbon a augmenté, tandis que celle des métaux a diminué, cependant on peut dire que l’industrie minière y est prospère.Il y a quelques Cies françaises qui y opèrent avec des succès variables.Au commencement de l’année la découverte de gisements minéraux aurifères dans la région du Portland Canal produisit une certaine excitation qui ne s’est pas continuée quand on a constaté la nature exacte de ces dépôts qui d’ailleurs ne manquent pas d’intérêt.Vu la grande variété de ces minéraux et la nature de formations la Colombie Anglaise est la plus importante province du Dominion au point de vue minier et elle possède encore de grands territoires inexplorés.Yukon La production de l’or a été plus considérable que l’année dernière.On dit que quelques travaux ont été faits sur le quartz avec succès.En résumé l’industrie minière au Canada est en progrès et devient permanente et régulière à mesure que l’excitation des nouvelles découvertes est remplacée exploitation rationnelle.D’ailleurs tout n’a encore été découvert et nous avons d immenses étendues de terrain absolument inexplorées.Quelques Cies françaises se sont établies et réussis-doute à donner de bons résultats.Il y a beaucoup à faire pour les capitaux français dans cette industrie, mais il serait désirable qu’ils soient bien avisés et dirigés, ce qui serait chose facile, par des informations sur place puisées aux bonnes sources et pai l’emploi d’agents responsables et expérimentés.J.OBALSKI.aussi im- portants.Les autres mines de la Province ont continué à être exploitées plus ou moins régulièrement, mais on doit mentionner l’intérêt qui s’attache de nouveau aux de cuivre des cantons de l'Est.Dans la même mines région une Cie s’est organisée pour réouvrir et développer sur une échelle commerciale les anciennes mines d’or d'alluvion de la Beauce.ses Ontario Les mines de cette province ont été très prospères durant l’année.Les hauts fourneaux ont été en opération avec augmentation de production ; les mines et fonderies de nickel de Sudbury ont trouvé un nouvel élément de succès dans la fabrication du “Monel Metal”, alliage direct de cuivre et de nickel.A Cobalt on estime que la production d’argent va atteindre 27 millions d’onces, d’une valeur de près de 14 millions de dollars.Les conditions du travail se sont aussi grandement améliorées par la transmission du pouvoir de la Ragged Chute et par la candisation et la distribution aux mines de l’air comprimé.Les mines les plus importantes sont pourvues d’ateliers de concentration pour leurs minerais pauvres et une grande partie des minerais d'argent de Cobalt sont fondus dans la Province et on y prépare et raffine l’argent.Dans les districts de Elk Lake et Gowganda la période de spéculation est passée et les quelques bonnes mines d’argent qui s’y trouvent sont exploitées.La pouvelle région aurifère de Porcupine attire l’attention des mineurs et des spéculateurs et jusqu’à présent les résultats obtenus paraissent très brillants, le quartz est riche et abondant et on espère voir 150 pilons en opération durant 1911; le gouvernement d’Ontario a aussi décidé de construire une branche de chemin de par une pas sent sans LES RECOLTES AU CANADA Après de nombreuses évaluations plus ou moins approximatives et plus d'une fois contradictoires, le gouvernement canadien est aujourd’hui en mesure de fournir des chiffres à peu près exacts sur la valeur des fer d’une trentaine de milles qui sera terminée cette produits du sol récoltés au Canada pendant l’année année.1910. 41 La superficie totale des terres cultivées a été de 32,711,062 acres (l’acre vaut 40 ares) et la valeur des récoltes obtenues fut de $507,185,500.En 1909, la perficie cultivée était moindre et le rendement supérieur, 30,065,556 acres ayant produit $532,992,100.Si l’on considère isolément le blé, l’orge et l’avoine, on trouve pour 1909 une superficie cultivée de 18,917,- : 900 acres ayant rapporté $289,144,000 et pour 1910 une superficie de 20,992,900 acres, qui n’a donné que $248,- | 738,300.D’où il suit que bien que la surface ensemencée fut plus considérable d’environ 2 millions d’acres, la valeur des récoltes est inférieure de 40 millions de dollars à celle de l’année précédente.Les extraordinaires intempéries qui ont signalé l’année 1910 et qui la feront marquer d’une pierre noire dans les annales agricoles se sont fait également sentir au Canada, quoi- ; que moins rudement qu’en Europe.Quant au seigle, au sarrasin, au lin, aux pois et autres grains, la superficie ensemencée en 1910 était de L793,385 acres, et le produit $28,768,000, comparé une superficie de 1,487,611 acres et une valeur de $26,707,000 en 1909.1909.$200,398,000 90.071.000 97.677.500 20.741.000 74.420.500 22,319,300 18.150.000 1910.$204,002,000 97.107.000 84,138,400 16.582.000 55.206.000 Ontario.Québec.Saskatchewan.Alberta.Manitoba.Nouvelle-Ecosse .Nouveau-Brunswick .Ile du Prince Edouard.L’an dernier, le Canada occupait le sixième rang parmi les nations productrices de blé ; rien ne permet de supposer qu’il soit descendu dans cette liste, la détestable température qu’il a subi s’étant également fait sentir chez la plupart de ses concurrents.Les prochaines statistiques mondiales nous fixeront bientôt sur ce point.Quoi qu’il en soit, pour une mauvaise année, le résultat n’est pas trop mauvais ; pendant longtemps on a craint qu'il ne fut pire.Nonobstant sa récolte déficitaire, le Canada exportera cette année en Europe une quantité considérable de blé et avant cinq ans il deviendra l’un des plus gratis greniers à blé qui soient au monde.^ li- ai,203,000 18,959,000 9,988,100 9,213,000 1 avec Les pommes de terre, les navets, les betteraves à ! o sucre et autres racines sont en diminution, tant au point de vue des semences que du rendement, couvraient LETTRE D’OTTAWA Ils ne cette année qu’une surface de 1,137,417 acres et 11’ont produit que $68,006,200, tandis que l’année dernière, leur culture s’étendait sur 1,180,095 acres et avait rapporté $69,737,500.Ottawa, 1er mas 1911.Un sujet unique occupe tous les esprits et domine toutes les conversations à Ottawa ; ce .sujet brûlant est celui de la Réciprocité qui a complètement relégué dans l'ombre toute autre question, comme la loi du Service Naval, la loi des Banques et autres.Les points de vue et les opinions sont tellement variés ; les rumeurs sont tellement contradictoires ; les jugements sont si différents et se compliquent constamment devant de considérations diverses, qu'il est impossible de se faire une idée du résultat final et surtout d'apprécier sûrement les conséquences.Et puis, il ne faut pas oublier que la pièce à l’affiche est à deux compartiemnts, qü’une partie de la scène est à Washington et que l’autre partie est à Ottawa, ce qui ne contribue pas peu à embrouiller le question et à introduire des éléments nouveaux et des questions accessoires.D’autre part, la presse de parti qui ne voit dans cette question si grave des relations eopimerciales qu’une matière à exploitation politique vient mêler les cartes et empêcher la solution rationnelle et la discussion pratique de cet intéressant problème sur son mérite propre.Bien habile serait l’homme qui pourrait tracer nettement un tableau de la situation actuelle.Résumons donc, un les a passé cette Convention de réciprocité entre les Etats-Unis et le Canada.Enfin les fourrages: foin, trèfle, maïs à bestiaux, etc., présentent une légère augmentation, tant de culture que de rendement ; voici les chiffres qui les concernent : 1909, culture 8,479,950 acres, valeur $147,403,200; 1910, culture 8,787,360 acres, valeur $161,673,000.Veut-on maintenant connaître les quantités présentent les chiffres ci-dessus ?L,e blé de printemps se chiffre par 133,379,600 boisseaux ou minots (le mi not contient 36 litres et 34 centilitres) ; le blé d’automne par 16,610,000 boisseaux ; l'avoine par 323,449,000 boisseaux; l’orge, par 45,147,600 boisseaux ; le seigle, Par 1,543,500 boisseaux ; les pois, par 6,538,100 boisseaux ; le sarrasin, par 7,243,900 boisseaux ; le lin, par 3,802,000 boisseaux ; les pommes de terre, par 78,048,000 boisseaux ; les navets et autres racines, par 95,207,000 boisseaux, le blé d’inde comestible, par 18,726,000 boisseaux.Le foin représente 15,497,000 tonnes, le mais à bestiaux, 2,551,000 tonnes et la betterave crière, 155,000 tonnes.que re- encore su- 8i 1 on examine le rendement des récoltes par pro- \mces, on trouve que certaines d’entr'elies sont en hausse tandis que d'autres sont en baisse sur l’an der ! mer; les provinces de l’ouest étant celles qui ont souffert.Voici peu, les péripéties par lesquel- un tableau qui nous renseignera d’un sim- ple coup d’oeil : 42 par la situation actuelle se coalisèrent pour combattre une mesure qui ne leur apportait aucun bénéfice, mais pouvait déranger leurs affaires.Ce fut le signal d’une campagne de presse bruyamment menée, largement subventionnée et qui a commencé à pas mal ébranler les esprits.D’autant plus qu’elle a appelé à la rescousse les agitateurs de bonne ou mauvaise foi qui spéculent généralement sur les sentiments patriotiques.Le salut de l’Empire et l’hydre de l’annexion ont été utilisés à toute sauce dans des tirades impressionnantes pour combattre le projet ministériel.Le gouvernement qui a lié son sort au projet de la Convention se défend de son mieux.Mais ici encore se vérifie l’axiome bien connu que l'attaque à toujours devant le public le beau rôle, que c’est généralement le côté le plus populaire et le plus séduisant.Sans vouloir ici intervenir, on petit dire que les perspectives sont beaucoup moins brillantes qu’au premier jour.Il est bien certain que le Bill approuvant la Convention passera, car le gouvernement, à maintes reprises, a déclaré qu'il jouait son existence sur cette carter, et que seule la démission invraisemblable du gouvernement pourrait l'empêcher d’être adopté.Mais, dès maintenant, d’arrangement ne paraît plus devoir être la brillante affaire qu’il paraissait au début.Les faits seuls prouveront qui avait raison et c’est seulement à l’essai que l’on verra si la mesure doit réellement être propice au Canada.Dans tous les cas, il est bien facile de voir maintenant que beaucoup de gens sentent qu’on leur marche sur les pieds.Les chemins de fer devront évidemment souffrir | considérablement du contre-coup qu'aura sur leurs recettes la déviation inévitable du commerce du blé vers les Etats-Unis.La Convention a été soumise simultanément au Congrès américain et à la Chambre des Communes du Canada.A Washington on a pris les devants au début.Un bill ratifiant l’arrangement a été soumis au Congrès sous le nom de Bill McCall, a passé à une énorme majorité et a été transmis au Sénat.Le comité de de la Chambre Haute a adopté un rapport favorable et le Bill y est maintenant en discussion en attendant un vote.Le jeu des opposionnistes est clairement dessiné.La législature actuelle des Etats-Unis achève son rôle parlementaire normal dans quelques jours et l’on espère, au moyen de chinoiseries dont la procédure parlementaire américaine possède un arsenal bien garni, empêcher d’arriver à un vote.Le succès de cette manoeuvre pourrait bien être la mort de la Convention, car, personne ne peut prédire ce qu’en penserait une autre législature.Toutefois, il y a un remède.La clôture de la session américaine étant automatique, le président Taft peut cependant, tant que les pouvoirs du Sénat ne sont pas expirés, convoque» une session spéciale pour affaire urgente.C'est ce qu’il a l'intention bien arrêtée de faire si, par subterfuge, on arrive à esquiver un vote avant la clôture et il l’a carrément fait savoir.L’opinion générale à Washington, c'est que, dans les conditions présentes, si le bill peut sortir du maquis de la procédure et être soumis au vote, il passera.Voilà pourquoi le président Taft a prévenu les adversaires de la mesure qu'ils ne gagneront rien à tergiverser pour atteindre la date de la clôture, bill ne subit pas le scrutin à la session régulière, il le subira à la session spéciale.Voilà la situation aux Etats-Unis.Maintenant quelle est-elle au Canada?Lorsque la convention a été soumise à la Chambre, le premier mouvement a été de la surprise.On peut même dire que ce fut une surprise sympathique.Depuis si longtemps qu’on parlait de réciprocité avec les Etats-Unis, qu'oq la demandait avec plus ou moins de sincérité, on ne pensait pas qu’on pût jamais réussir.Ce fut certainement avec satisfaction qu’on apprit que les Etats-Unis avaient enfin consenti à répondre à une invitation vieille de plus de trente ans, à ouvrir leurs portes aux produits agricoles canadiens et à abaisser leur tarif en faveur du Canada.Mais bientôt lorsque la première bouffée d’orgueil fut passée, les critiques commencèrent à surgir.Les intérêts lésés relevèrent la tête et les manipulateurs politiques étudièrent quels avantages politiques pouvaient résulter de l’approbation ou de la condamnation de la mesure.• Tout d’abord les industriels et les grandes compagnies de chemin de fer, tous les intérêts satisfaits portateurs.Si le Certains industriels subiront indubitablement des pertes sensibles par suite de la concurrence des produits américains entrant en franchise ; les industries américaines qui avaient dû, sous le coup de notre tarif, établir des usines au Canada pour y manufacturer les produits, n’ayant plus l’aiguillon de cette nécessité fermeront leurs manufactures au grand dom-des cités où elles sont établies et des collecti- mage vités ouvrières qu’elles emploient ; les changements apportés par cette Convention dans les relations commerciales du Canada avec certains pays comme la France, par exemple, vont nuire aux échanges qui se développaient à la faveur de conventions tarifaires péniblement obtenues ; le sentiment de coopération impérial va certainement s'émousser sous le couvert de relations canado-américaines plus intimes ; du même coup le commerce avec l’Angleterre se trouvera diminué, au détriment des exportateurs comme des im- 43 Voilà le côté bleu, le son de cloche oppositionniste, la manière de voir des adversaires de la réciprocité.Quant aux défenseurs, ils invoquent les demandes répétées de l’Ouest tout entier qui reçoivent satisfaction ; ils font voir l’essor que donnera à tout l’Ouest l’établissement de .nouvelles conditions si longtemps sollicitées ; ils rappellent la prospérité de nos campagnes sous l’ancien traité de réciprocité, et ils prêchent les avantages d'une situation amicale avec nos voisins du Sud.Ainsi qu’on le voit, il est difficile de faire le partage entre les avantages et les inconvénients.Chaque côté a d’excellents arguments qu’il fait ressortir avec ardeur.Dans ce cas, beaucoup de gens, et qui paraissent des plus sages, sont d’avis que du moment où il y a tant d’avantages et tant d’inconvénients, la meilleure méthode serait de ne rien faire du tout, de suivre placidement la fameuse maxime : “dans le doute, abstiens-toi”.en jeu.Le détail sera disséqué seulement lorsque le Bill mettant sous forme de loi cette résolution sera en discussion.Et ceci n’aura pas lieu avant que la décision finale ne soit urise aux Etats-Unis, ce qui-peut prendre un ou deux mois.Un échec à Washington tuerait inévitablement toute l'affaire et il n'en serait alors plus question ici.Ce serait probablement la meilleure solution ! D’un autre côté, s’il faut attendre une session spéciale du Sénat américain pour être fixé, on va marquer le pas à Ottawa, dans l’expectative de la solution.D'ici là, les orateurs ne manqueront pas.On ne jettera jamais trop de lumière sur cette question.O.RIDEAU.QUELQUES EXPORTATIONS CANADIENNES I.—Pulpe et Papier.Mais le gouvernement ne paraît pas “douter" ; il marche avec ardeur.Il entend que cela passe ou que ça casse et cela passera, car il a la majorité et la foi.Quant à l’avenir, qui vivra verra.Une des dernières défections, et la plus sonore, est celle de l’hon.Clifford Sifton, ancien ministre de l’Intérieur, président actuel de 1 aCommission de Conservation des sources naturelles.Malgré les dispositions restrictives édictées par deux provinces canadiennes et prohibant pratiquement ! exportation du bois de pulpe provenant des forêts domaniales dè ces provinces, le Canada a cependant exporté aux Etats-Unis, au cours de l’année 1910, 965,271 cordes de bois de pulpe, évaluées à $6,076,628.Il a de plus transformé en pulpe et en papier dans ses propres manufactures une quantité beaucoup plus considérable du bois de ses forêts.Sans tenir compte de •la consommation indigène, sur .laquelle les statistiques sont muettes, on évalue ainsi qu'il suit ses exportations en 1910 de pulpe et de papier : l’ulpe mécanique .Pulpe chimique .res- L’ex-ministre s'est, séparé catégoriquement du parti libéral qu il a refusé de suivre sur le terrain de la réciprocité, pour une série de raisons qu'il a énoncées, | et dont la plus grave a mon sens est celle-ci : AL Sifton n évoque peu ou point les désastres futurs dont la perspective fait le fond de 1 argumentation des adversaires de la mesure, mais il nie les avantages à en découler qui sont l'arme de défense du $3.545*751 1,658,846 Papier et objets en papier .3,156,096 Livres .247,183 23,380 Papeterie gouvernement.Et alors, conclut-il, s il n’y a pas de bénéfice à gagner, pourquoi courir le risque ?Total .Les deux tiers environ de ces produits ont été exportés aux Etats-Unis, soit pour $5,621,416, tandis que l’Angleterre en achetait pour $1,925,811, le surplus étant réparti entre différents autres En I909 il a été utilisé au Canada 622,129 cordes de bois de pulpe.Il existe environ soixante nsines à pulpe daht tout le Canada, dont 25 se trouvent dans la province de Québec, et produisent à elles seules environ 2,800 tonnes par jour, un cinquième dans Ontario, le reste est disséminé dans le Nouveau-Brunswick, la Nouvel! e-Ecogse et la Colombie Anglaise.On trouve également dans la province de Québec 21 manufactures de papier dont la production est d’environ 1,340 tonnes par jour.Nonobstant sa production de papier très considérable, le Canada a importé en 1910 pour $18,359,342 de $8,631,256 La déduction est logique et tire son importance de la connaissance parfaite que M .Sifton possède de 1 état de 1 Ouest, de ses avantages et de son avenir.Ce discours est certainement un argument puissant contre la réciprocité.Il nous fait aussi plaisir de constater que l’hon.M.Sifton a porté, ne passant, un coup droit aux ministres négociateurs de la Convention pour le gâchis qu’ils ont lait avec l'application de la clause de la nation la plus favorisée qui en arrive à avantager tous les pays au détriment de ceux qui sont assez naïfs pour concéder des avantages au Canada.Dans tous les cas, la discussion continue à Ottawa tt il est impossible de dire quand la résolution mise aux voix, pour permettre ensuite l’étude détaillée de la proposition.Actuellement pays.sera le principe seul est 44 En ipoo, le Canada expédiait à l'étranger 10,187,806 douzaines d'oeufs valant $1,475,902 et pour $210,822 de volailles, vivantes ou mortes.En 1902, ce commerce est à son apogée, l’exportation atteignant 11,635,108 douzaines d'oeufs, valant $1,733,244 et pour $238,047 de volailles.Puis un rapide déclin se produisit à partir de 1903 et se continua sans interruption.En 1909 l’exportation des oeufs se réduisait à 552,850 douzaines, valant $124,315 et celle des volailles à $50,359.Enfin, en 1910 non-seulement le Canada n'a pas exporté d’oeufs mais il en a importé de Russie et de Chine d’assez importantes quantités.livres, papeterie et imprimés de toutes sortes car ses nombreuses .manufactures fabriquent surtout des papiers communs — principalement pour les journaux— tandis qu'il doit recourir à l’étranger pour les papiers de chiffons et autres papiers de luxe.On estime que la transformation d'une corde de bois en pulpe coûte $6.20 (environ 32 francs) tant de main-d’oeuvre que de frais généraux et que la transformation d'une corde de bois en papier coûte $11.95 (environ 62 francs) de main-d’oeuvre, plus $15.20 (environ 78 francs) de frais généraux.II.—Bétail.En ce qui concerne les exportations de bétail faites • en 1910, nous ne possédons pas encore les statistiques complètes pour tout le pays, mais nous nous servirons de celles du port de Montréal, qui ne peuvent que refléter la situation générale.Bêtes à Cornes.— Pendant la saison de navigation de 1910, le nombre des bêtes à cornes exportées par le port de Montréal ne s’est élevé qu'à 72,561 têtes, au lieu de 94,294 têtes l'année précédente.Cette diminution s'explique ainsi: Le prix des bestiaux ayant été exceptionnellement élevé aux Etats-Unis pendant toute l’année, beaucoup d’exportateurs américains ont echeté du bétail canadien pour l’expédier, par les ports des Etats-Unis, sur les marchés européens.Cette situation s’est continuée jusqu’en octobre 1910, époque à laquelle les prix ont beaucoup décliné par suite de l'arpvage de grandes quantités de» viande de boeuf provenant de la République Argentine et de viande de mouton provenant de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Moutons.— Les exportations de moutons qui avaient autrefois une certaine importance ont progressivement décliné depuis quelques années, au point d’être devenues à peu près insignifiantes.En 1910, il n’est passé que 553 moutons par le port de Montréal.Cette situation est due aux raisons suivantes : l.o.Concurrence sur le marché anglais faite aux moutons canadiens par ceux de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.2o.Diminution de l'élevage du mouton dans les fermes canadiennes.3o.Augmentation de la consommation locale.Chevaux.— On signale une légère recrudescence des exportations de chevaux.Il en est passé 500 par le port de Montréal en 1910, au lieu de 84 en 1909.III.Oeufs et Volailles.Ces oeufs exotiques sont importés à l'état liquide, blancs et jaunes mélangés, dans des bidons de la contenance d’un gallon (quatre litres et demi) ; il y dix douzaines d’oeufs dans un gallon, qui a environ se vend de $i à $1.25.Ils sont destinés aux boulangers et pâtissiers pour le dorage des croûtes (et probablement aussi pour mettre dans la pâte des pâtisseries).Ouvrons ici une parenthèse pour dire que 10,000 gallons de ces oeufs, récemment arrivés à Montréal, viennent d’être déclarés impropres à l'alimentation, comme contenant toutes espèces de microbes, par un inspecteur municipal des aliments, qui en a ordonné la destruction.A quoi attribuer la pénurie d’oeufs et de volailles au Canada?D’abord, à ce que la consommation qui en est faite dans le pays augmente d’année en année, au fur et à mesure de l’accroissement de la population ; ensuite, à ce que l’élevage des volailles est négligé par les cultivateurs, qui, à tort, le considèrent comme peu rémunérateur.Il existe cependant, au Canada, 17,923,658 poules ayant produit en 1910, 84,132,802 douzaines d’oeufs, évalués à $10,286,828.mais tout cela s’est consommé dans le pays et à des prix fort élevés; la consommation eut été certainement plus grande, si la production avait été plus considérable.Pénétrés de cette idée, les sociétés Agricoles et d’Elevage, et surtout les fabricants de couveuses artificielles font une active campagne pour déterminer les cultivateurs à augmenter le nombre de leurs volailles, en leur démontrant les bénéfices qu’ils pourraient en retirer.D’autre part, on fait venir à grands frais des poules réputées pour l’abondance de leur ponte, notamment Ce n’est que pour mémoire que nous faisons figurer des White Plymouth Rock, dont on espère beaucoup, les oeufs et volailles sous la rubrique des exportations, Enfin, les grands négociants en oeufs et volailles décar le Canada n’en exporte plus depuis l’an dernier, après en avoir vendu autrefois des quantités considérables.cernent des prix aux cultivateurs qui leur envoient les plus belles volailles élevées et engraissées d’après les procédés qu’on téur enseigne. 45 A CERTAINS CONFRERES Tous ces efforts, évidemment, donneront un résultat et l’on peut compter que la production des oeufs et volailles augmentera considérablement au Canada, Il nous est très-agréable de voir reproduire par les dans un délai très-rapproché.Malheureusement, le journaux et revues de France les articles que nous traité de réciprocité canado-américain autorisant l’en- publions sur le Canada ; ces reproductions complètent trée en franchise aux Etats-Unis de ces produits, ils l’oeuvre de notre bulletin et servent à faire mieux continueront à être tout aussi rares au Canada qu’ils connaître le Canada en France, le sont maintenant, la plus grande partie devant prendre évidemment le chemin de la frontière.D’autre part, les emprunts que l’on nous fait démontrent que l’on attache quelque intérêt à notre prose et que nos informations ne sont pas dénuées de En définitive, ' les producteurs y trouveront leur compte, mais les consommateurs devront payer tout aussi cher.mérite.Mais pourquoi plusieurs de nos confrères, et non des moindres, évitent-ils d'indiquer la provenance des articles qu’ils se procurent ainsi ?Nous voulons bien croire qu’il ne s’agit que d'un oubli et qu’il nous suffira de signaler ce procédé peu courtois pour en éviter la répétition.IV.Beurre, Fromage, Lait, Crème Un estime à $98,000,000 (cinq cents millions de frs.) la production canadienne des produits de laiterie en 1910, dont $75,000,000 environ consommés dans le pays et $23,159,838 exportés.Dans cette exportation, le fromage figure pour .Le beurre pour.Le lait condensé et la crème pour ÇA ET LA $21,607,692 1,010,274 541-372 L’élevage des dindes, jusqu’ici très-florissant dans les Provinces maritimes du Canada, est victime d une - maladie épidémique que les gens du pays nomment $23,159,338 “tête-noire” (blackhead) et qui a brusquement réduit de cinquante pour cent les exportations de ces volatiles, i Cette maladie affecte les organes digestifs des dindes et s’oppose à leur engraissement, nonobstant leur suralimentation.Les fermiers, alarmés du progrès de ce fléau qui dévaste leurs basse-cours se sont adressés au gouvernement, lequel a conseillé un remède fort simple.Il s’agit simplement de laisser jeûner les animaux pendant deux jours, puis de leur faire boire ensuite un mélange d’eau et d’acide muriatique.On expérimente maintenant ce remède ; nul rapport n’est encore parvenu sur son efficacité.Total En 1909, cette exportation n’avait atteint que $21 896,622.V.Pommes Nous avons déjà dit que la récolte des pommes au Canada en 1910 avait été notablement inférieure à la Un détail qui le démontre surabondam- moyenne.ment c’est qu’il n’en a été exporté, du port de Montréal, la saison dernière, que 163,907 barils, tandis qu'en 1909, il en avait été expédié, de notre port, 581,206 barils.Le maximum a été atteint en 1937 avec 629,566 barils.A ce sujet, il nous parait intéressant de signaler la mésaventure de l’un de nos compatriotes, cultivateur des environs de Montréal qui, cherchant en France un débouché pour ses pommes, est parti de Montréal le j 19 novembre dernier avec 160 caisses de ces fruits, méticuleusement choisis.Grâce à un emballage très-soigné, ces pommes sont arrivées au Havre, fin novembre, dans un excellent état.Après le déchargement et l’accomplissement des formalités de douane, il se rendit à Paris, supposant que ses pommes l’y suivraient sans délai.Malheureusement, il avait compté sans l’encombrement de la voie ferrée, Havre-Paris et, las d’attendre et craignant la détérioration de sa marchandise, il dut la faire venir à Paris en grande vitesse.Finalement, il ne retira aucun bénéfice de son expédition si bien qu’il est peu disposé à renouveler sa tentative.C’est un méfait de plus à l’actif de l’Ouest-Etat.Voici que les automobiles circulent dans les régions les plus éloignées et les moins peuplées du Canada.On signale la présence de deux voitures au Yukon, l’une de 20 H.P.et l’autre de 60 H.P.qui servent aux déplacements des ingénieurs et administrateurs des compagnies minières pour faire l’inspection des placers aurifères.Dans l’Alaska, un industriel avisé a fait venir une voiture à sept places, de 35 à 40 H.P., dans le but de la louer au public.Le prix de location est de $15 pour la première heure et $10 pour chaque heure suivante, ou bien à forfait $75 pour la journée entière.Ceci démontre que les automobiles peuvent passer partout ; il y a moins de deux ans, on aurait ridiculisé l’idée de voyager de la sorte dans ces parages.On parle depuis près de deux ans, tant en Angleterre qu’au Canada, de la création d’une ligne de com- S.D.¦ -if, in unication rapide reliant l’Angleterre à l’Australie, en passant par le Canada ; on appelle cette ligne “ail red (toute rouge) parce qu'elle ne traverse et ne touche que des territoires britanniques généralement teintés en rouge sur les mappemondes anglaises.Le gouvernement australien n’ayant pas tout d'abord.semblé disposer à fournir la subvention très élevée qu'on lui demandait, son attitude avait refroidi l'enthousiasme des promoteurs de ce "gigantesque projet, mais il semble que l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont maintenant prêtes à contribuer à cette treprise qui pourrait bien entrer avant longtemps eh voie de réalisation.Ce projet comporte un service de vapeurs de 25 noeuds entre Blacksod Bay, dans le nord de l'Irlande et Halifax, la traversée du Canada par la voie ferrée du Grand Tronc Transcontinantal, qui sera complètement terminée dans deux ou trois ans, puis un autre service de vapeurs à 18 noeuds entre Prince Rupert, terminus de ce chemin de fer sur le Pacifique et Sydney, Nouvelle Galles du Sud.Plusieurs membres de l’aristocratie anglaise sont, dit-011.intéressés à la création de la ligne “AU Red", qui commencera ses opérations avec un capital de dix millions de dollars.rique du Sud, $79,500; entre le Canada, la Chine et le Japon $122,000 ; entre le Canada et le Mexique, $125, ooq; etc., etc.* * * La Colombie Anglaise continue à tenir la tète des provinces canadiennes polir les productions minières.Voici un tableau des extractions de minerais, en quantités et valeur, en Colombie Anglaise pour l'année 1 )io: Or d'alluvion $ 482,000 Or dans des veines minérales.5,198,505 Argent en- 1,282,500 1,480,000 Plomb Cuivre Zinc .4,972.500 184,000 Charbon.2,800,000 tonnes 9,800,000 Coke .214,000 tonnes 1,284,000 Matériaux de construction .1,500,000 Total $26,183,505 Les Valeurs données pour les produits métallurgiques représentent les métaux contenus dans les mine- rais.La production pour 1909 était de $24,443,025 ce qui représente une augmentation assez considérable qui est due au charbon dont la production a augmenté d’environ 3 millions et demi de dollars, tandis que'celh des produits métallurgiques a diminué de près de 1 million et demi.D’un rapport adressé à son gouvernement par l’Agent Consulaire Commercial des Etats-Unis à Paris et publié par le “Daily Consular and Trade Reports” de Washington du 23 décembre 1910, nous extrayons les lignes suivantes, que nous traduisons littéralement : "Le pain français parait noir; il est quelque peu aigre au goût, quoique très nourrissant.” Il est permis de se demander où cet infortuné consul prend ses repas à Paris pour y trouver du pain répondant à cette description.Des goûts et des couleurs.Cela ne manquera pas de faire sourire tous les français qui ont mangé du pain aux Etats-Unis.* * * * * * Le Ministre du Travail canadien vient de publier le rapport de ses travaux pour l'année écoulée.Entr'autres choses intéressantes, on y trouve que 30 grèves ont été soumises à l’arbitrage, au cours de cet exercice.Sur ce nombre, 9 grèves intéressaient dès charbonnages, 2 des mines de métaux, 12 des chemins de fer, 1 des tramways, 3 des débardeurs, 1 des charretiers, 1 des employés civiques et 1 une industrie non d’utilité publique, 30,550 ouvriers ou employés ont prit part à ces grèves.* Le gouvernement canadien consacre des sommes considérables en subventions aux différentes On annonce qu’un certain nombre de navires cana- compa- diens ayant leur port d’attache sur la côte du Pacifi-guies de navigation qui visitent ses ports et transpor- que, vont être incessamment transformés pour leur tent ses matières postales.Pendant l’année 1910-1911, permettre de Substituer le pétrole au charbon dans ces subsides se sont élevés à $1,736.372 (près de.neuf ' leurs chaufferies, millions de francs) et, d'après les -évaluations budgétaires pour 1911-1912, cette somme doit être élevée à $2,006,206 (plus de dix millions de francs).Depuis deux ans, des navires des Etats-Unis fré- quentant ces ports, avaient inauguré avec succès cette méthode et leur exemple est maintenant suivi.On at-Voici quelques-unes des allocations projetées: lignes ¦ tend de sérieux bénéfices de cette transformation ; d'a-entre le Canada et la Grande-Bretagne, $695,000; entre le Canada et la France, $200,000; entre le Canada bord, le pétrole est très-abondant dans ces régions et coûte bon marché, puis on économise aussi, avec ce nouveau combustible deux tiers du personnel des chauffeurs nécessité par l’emploi du charbon; enfin il y a diminution de poids et plus de facilité de manipulation.et l'Australie, sur l’Océan Pacifique, $180,000: entre le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, sur l'Atlantique, $120,000; entre le Canada et le Sud-Africain.$146,000; entre le Canada, les Antilles et L’Atné- IT Lorsque le traité de réciprocité entre les Etats-Lins et le Canada sera en vigueur plusieurs de ces industries retourneront aux Etats-Unis, la fabrication de leurs produits au Canada n’ayant plus de raison d'etre.Dans les ports de Vancouver et de Seattle, on vient d’installer d’immenses réservoire à pétrole, à proximité des quais, pour l’approvisionnement des navires.La flotte du Canadien Pacifique sera bientôt complètement équipée avec ce nouveau système ; déjà deux de ses paquebots ont subi cette transformation.On prétend même qu’il est probable que les locomotives de cette compagnie circulant dans ces régions pétrolifères seraient bientôt adaptées à ce genre de chauffa ge- * * * L’exploitation des mines d'argent de Cobalt a placé le Canada au quatrième rang parmi les pays producteurs du métal blanc.11 a dépassé l'Allemagne et va sous peu dépasser l’Australie.En 1907.Cobalt a produit $6,000.000 d’argent et en 1908, $9,500,000; jusqu'à ce jour, la région de Cobalt a produit plus de $21.000,000 d'argent.Les plus riches parmi les régions nouvellement exploitées sont celles de la rivière de Montréal, à environ 75 milles au Nord-Ouest de la ville de Cobalt, où les conditions générales sont à peu près identiques à celles de Cobalt.Il est encore trop tôt pour prédire que les choses s’y passeront comme à Cobalt.Quarante compagnies environ ont extrait l'année dernière, du minerai de Cobalt, dont vingt-quatre expédient régulièrement et quinze paient des dividendes.Malheureusement ces quinze compagnies à dividendes sont l’appât qu'un grand nombre de promoteurs font miroiter pour la formation de compagnies qui n'arriveront jamais à cette prospérité.Et il est à peu près certain que si quelques heureux spéculateurs y ont fait de grosses fortunes, un grand nombre de gens imprudents y ont perdu tout le capital qu'ils y avaient placé.* La Société Pomologique de la province de Québec entend pousser avec ardeur la culture des fruits dans la province.Elle a récemment décidé la création de “vergers de démonstration" dans différents endroits de la province.Sollicité de lui venir en aide, le gouvernement provincial lui a accordé une subvention de $800 par chaque verger, en stipulant que cette somme serait exclusivement dépensée aux travaux de culture de ces terrains.Quatre de ces vergers ont déjà été choisis à Abbotsford.Saint-Hilaire, Saint-Joseph du Lac et Cover H ill.On en attend les meilleurs résultats pour la culture fruitière dans la province de Québec et l’on espère qu'ils permettront aux producteurs de fruits de faire une concurrence efficace aux producteurs d'Ontario, où de semblables vergers existent depuis longtemps déjà et donnent des résultats extrêmement satisfaisants.* * * Il résulte des plus récentes statistiques du ministère des postes qu'au cours du dernier exercice fiscal les postes canadiennes ont donné un total de recettes atteignant $11,068,753, dans lequel la vente des timbres-poste figure pour $9,761,746.Après avoir été en déficit pendant longtemps, le service des postes laisse des bénéfices au gouvernement depuis plusieurs années, malgré les très-nombreuses améliorations dont il a été l'objet dans toutes ses parties.A signaler que le courrier est transporté dans les régions les plus septentrionales du Canada en trai neaux tirés par des chiens.Des expéditions partent périodiquement de certains points ; le voyage aller et retour dure de trois à six mois.* * * Deux des plus importantes manufactures de chaussures canadiennes viennent de se fusionner ; le capital de la nouvelle compagnie est de quatre millions de dollars.* * * L'importance du commerce des automobiles au Canada et le développement dont il est susceptible sont démontrés par ce fait que la Cie du chemin de fer du Grand Tronc a commandé à Chicago cinq cents wagons spéciaux pour le transport des automobiles.Ils diffèrent des wagons à marchandises ordinaires en ce qu’ils possèdent, non pas sur les côtés mais à leurs extrémités, de larges portes qui permettent le chargement et le déchargement des automobiles, sans aucune difficulté.* * * On estime à 184 le nombre des manufacturiers des Etats-Unis ayant établi des usines et ateliers au Canada pour y fabriquer leurs produits ; il en existerait 63 à Toronto, 19 à Montréal, 15 à Hamilton, etc.Les branches les plus diverses de l’industrie y sont représentées ; on y trouve, notamment, les produits suivants : instruments aratoires, machinerie électrique, moteurs à gaz, scies et outils, machinerie minière, chaînes, automobiles, fers à chevaux et clous, poêles, scieries à bois, barils, meubles de bureaux, argenterie, peinture, huiles, vernis, encre d'imprimerie, plumes fontaines, confiserie, céréales préparées, soie en bobines, pa; •e*.v gomme, gaz, produits chimiques, etc.* * * Le trafic sur les canaux canadiens, du 1er Janvier au 31 décembre 1910 s’est élevé à 42,503,305 tonnes, ce qui représente une augmentation de 9,857,407 tonnes sur l’année précédente. 48 M.Valérie» Perrin, chef de la maison Perrin Frères & Cie., la fameuse ganterie grenobloise connue du monde entier, était à Montréal le mois dernier.C’est sa première visite au Canada, qui a paru l'intéresser beaucoup.Outre l'importante succursale de sa maison établie à Montréal, M.Perrin possède des intérêts assez considérables en ce pays, où il a fait des placements de fonds dans plusieurs grandes compagnies et entreprises.M.A.F.Revol, président de notre chambre et directeur pour le Canada de la maison Perrin Frères, a offert un dîner à M.Valérie» Perrin, samedi 4 février ait Club des Ingénieurs, auquel étaient invités : M.le Consul Général de France, M.FI.Gervais, député, M.F.J.Bisaillon, bâtonnier, MM.J.Obalski et G.Vennat, Vice-président et Secrétaire de notre Chambre, M M.Chevalier, Chouillou, E.Galibert, H.Jonas, J.R.Ge-nin, F.Galibert, G.Desaulniers, L.A.Wilson, S.B.Townsend.NOUVELLES ET INFORMATIONS M.Martial Chevalier, l'un de nos anciens présidents, Directeur du Crédit-Foncier Franco-Canadien, vient d'être appelé au bureau de direction de la compagnie d'assurances London, Liverpool & Globe.Toutes nos félicitations au nouveau directeur.Il vient de se constituer à Paris une Compagnie dans le but de s'occuper d’affaires de mines, sous le nom de “Compagnie Française d’Etudes au Canada ", (Société anonyme), 62 rue Caumartin, dont le capital a été entièrement souscrit par des personnalités .bien connues dans la finance et l'industrie à Paris, quelques parts ayant d’ailleurs été prises à Montréal.Cie étudiera les propositions qui lui seront soumises et présentera celles qui lui paraîtront convenables sur le marché français.Les représentants et conseils techniques de cette Cie au Canada sont MM.Obaîski & Dulieux, Ingénieurs des mines, de Montréal.Celte La colonie française ae Montréal a recommencé ses dîners-causerie.Une vingtaine de ses membres étaient réunis le 14 janvier, autour d’une table brillamment servie, à l’hôtel Saint-Régis, inaugurant pour 1911 la reprise d'une coutume déjà ancienne et fort agréable.Inutile d'ajouter que la gaîté et la belle humeur couronnaient le front des convives, dont la verve et l’esprit pétillaient à l’égal du champagne.Au cours de la discussion du budget des postes, le ministre a annoncé son intention de faire, avant le couronnement de Georges V, tine émission de timbres-poste canadiens, à l'effigie du nouveau roi.Avis aux philatélistes.La Cie l'Union, l'une des plus importantes et des plus anciennes compagnies d’assurance françaises à récemment décidé de créer des succursales au Canada, dans le but de pratiquer, en ce pays, l’assurance incendie.Nous accueillons cette nouvelle avec le plus vif plaisir, et nous souhaitons à “l'Union” tout le succès que mérite son entreprise.La Chambre de Commerce (canadienne-française) du District de Montréal vient de procéder à ses'élec-tions annuelles.M.F.C.Larivière.qui en était le premier vice-président, est élevé au fauteuil présidentiel ; M.Armand Chap ut devient premier vice-président et le lieutenant-colonel A.E.Labelle, deuxième vice-président.M.Geo.Gonthier continuera à exercer les fonctions de trésorier dont il s’acquitte si parfaitement depuis plusieurs années.Toutes nos félicitations aux nouveaux élus et toutes nos sympathies à M.O.S.Perrault, président sortant qui a modestement décliné toutes propositions de réélection.On annonce que M.Chayet, Consul général de France à Stuttgart, serait désigné pour venir occuper le poste de Consul général de France au Canada.Cette information ne nous a pas encore été officiellement confirmée, au moment où nous allons sous pres- se.A plusieurs reprises nous avons parlé d’un projet d’exposition à Montréal et indiqué la formation d’une commission d’organisation.Après avoir obtenu à grande peine la promesse, de quelques subsides, cette commission s’est mise à la recherche d’un site, dans la banlieue de Montréal, mais c'est en vain qu'elle a reçu de très-nombreuses offres depuis plusieurs mois, elle ne peut se déterminer à prendre une décision.Et le temps passe.Il semble bien difficile, pour ne pas dire impossible, que l'exposition de Montréal puisse avoir lieu en 1912 .date tout d’abord fixée, et comme Winnipeg aura son exposition en 1913, cela nous repoussera à 1914, au plus tôt.La divine Sarah, reine de l’Attitude et princesse des Gestes comme la qualifie Rostand, a passé une semaine à Montréal, au cours de sa tournée d’Amérique.Elle a joué devant un public nombreux et enthousiaste l’Aiglon, la Dame aux Camélias, la Tos-ca, etc.Elle est vraiment incomparable, cette grande tragédienne qui, à soixante-sept ans, fait vibrer l’âme des foules en lui donnant les plus intenses sensations d’Art et de Beauté.
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