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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1916, Collections de BAnQ.

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tsi Y ;! éi I Jé JUILLET 1910 « w xM\ X D IL m I il/.UiT.m \ f Mi WÊm X Z > O Chambre de Commerce Française as 1 is DE MONTREAL Il mi m %: 11 BULLETIN SPECIAL 11 il B m \ m O X x S V % 5 V ' ' X.Z - x x À ¦ y .* s.' •Jf.J : ; V, V * > ' TJ t \ X ¦ VINGT-QUATRIEME ANNÉE No 267 JUILLET 1916 h Chambre de CommerceFrançaise DE MONTREAL Membres d'honneur : M.Paul Delombre, Ancien Ministre, Rédacteur du “Temps”, Paris.M.C.Dubail, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Général de France à Québec, Fondateur de la Chambre de Commerce Française de Montréal.M.Yves Guyot, Ancien Ministre, Paris.M.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.M.Edouard Herrlot, Sénateur, maire de Lyon.31.André 0.Honnorat, Directeur Honoraire au Ministère de l’Intérieur, Député des Basses Alpes, Paris.31.Charles Humbert, Sénateur, Directeur du “Journal” de Paris.31.A.Kleekzkowski, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Général de France à Montréal.31.J.de Loynes, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Général de France à Montréal.31.J.Siegfried, Député, Ancien Ministre, Paris.31.Schowb, Ancien président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Conseil d'administration - Année 1916 PRESIDENT P’HOXXEl’R: M.C.E.BONIN, Conseiller d’Ambassade, Consul Général de France dans la Puissance du Canada.J.R.GENIN, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Agent Gén.de la Cie Gén.Transatlantique.A.de MONTGAILLARD, de la maison Rougier Frères, importateurs.A.TARUT, de la maison O’Brien et Williams, agents de change.P.SEUROT, Ingénieur Conseil.SECRETAIRE-ADJOINT .Louis E.BERNARD, Importateur.L.FRECHON, Importateur.PRESIDENT VICE-PRESIDENTS .SECRETAIRE TRESORIER .CONSEILLERS .C.A.CHOUILLOU, P.BRISSET des NOS, H.B.de PASSIBLE, E.GALIBERT, J.PREVOT, E.VAUTELET, E.LALOY.J.PREVOT, A.MACHERAS, E.VAUTELET, CONSEIL D’ARBITRAGE .A.de MONTGAILLARD, C.A.CHOUILLOU, J.R.GENIN, H.JONAS, M.FERRAND, L.FRECHON, P.GALIBERT, J.POTTIER, AVOCAT-CONSEIL J.BISAILLON, C.R., de la Société Bisaillon, Bisaillon et Béique, avocats, 11 Côte de la Place d'Armes, Montréal. S on\n\aire : Le 14 Juillet à Montréal.Tableau d'honneur de l’Union Nationale Française.La Fête de Jeanne d’Arc et Les Décorés Canadiens.Les Décorés Français.Le Fonds Patriotique Canadien.La Langue et les Idées Françaises au Canada.Quelques Lettres.O Canada ! (Chant National Canadien).Le Canada Economique.Le Canada et les Colonies Françaises.Concurrence au Commerce Austro=Allemand.Comment préparer l’après Querre.Les Vins Français.Leur Commerce au Canada.Lignes Directes France-Canada.La Mission Canadienne en France.Importations et Exportations du Canada.Ce que le Canada achetait en Allemagne.Ce que le Canada achetait en Autriche-Hongrie.y m .if*! ANNEE 1916 , : • M.J.R.GENIN, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.¦ 1 #0 ?% E ' > À Wk a ;à ?*3l > M.de MONTGAILLARD, ier Vice-President.j M.C.A.CHOUILLOU, # > .fl Conseiller du Commerce Extérieur de la France.Ancien Président.Résidant à Paris.P EL'" ( 7 i g: ^ m m JE.I ER111 ti .1 X A : M.Paul SEUROT, Secrétaire, Délégué par la Chambre pour accompagner en France la Mission Economique Canadienne.1 4 t/9 a ¦ F M.Louis E.BERNARD, Secrétaire-adjoint.M.L.FRECHON, Trésorier. y .*¦ ¦ ¦ v A \ ¦ Le 14 Juillet 1916 à Montréal I a BHPia & «"¦ ¦V K J r !! I -iri m : i 4 ; '¦'il P ->r- gf.w 1= 1 1 ffifejjf-' r—I ” I a L am.; ¦ I % ¦ mi Vj |F k\1 Ft I l '•n * V * y V a 2 .1 •V U I B -L Devant le Consulat général de France.M.le Consul Général, L’Union Nationale Française, la Chambre de Commerce française de Montréal, la Section française du Fonds Patriotique, la Mutuelle française, la Société des Vétérans de Terre et de Mer de 1870, ainsi que la Société des "Sacs au dos” 1914, et le Comité républicain du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, m’ont fait l’honneur de les représenter au matin de ce jour de fête Nationale pour exprimer les sentiments que tous ressentent pour la France Immortelle, notre héroïque et tant aimée Patrie.Amour et reconnaissance, fierté, confiance et espérance, tels sont les sentiments profondément gravés dans nos âmes françaises.Qui de nous ne garde pas dans son coeur un amour et une reconnaissance infinie pour cette France qui nous a donné le jour et qui maintenant nous assure à jamais l’avenir par le sang le plus pur et le plus généreux de ses enfants ! La Fête du 14 juillet à Montréal a été célébrée avec calme et dignité.Le moment des réjouissances publiques n’est pas encore venu.Il serait mal séant de se livrer à des manifestations bruyantes alors que les nôtres luttent héroïquement et font le sacrifice de leur vie pour défendre cette France qui nous est si chère à tous.Les membres de la colonie, réunis à onze heures du matin dans les salles de l’Union Nationale, furent reçus par le Représentant du Gouvernement de la République, M.C.Bonin, Consul Général de France au Canada.Toutes les Sociétés françaises étaient représentées par leurs présidents et les membres de leurs Conseils d’administration.M.le Dr Brisset des Nos, parlant au nom de l’Union Nationale, du Fonds Patriotique Canadien, de la Société des Vétérans, de la Chambre de Commerce, de la Mutuelle, du Comité républicain du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture et de la société des Sacs au dos, prononça le discours suivant: * vous I Js fi 1 % faufflHffanr.»— Rails en acier RA/LS LOURDS : — 60 à 100 livres par verge linéaire.Section étalon anglais à base plate.Section étalon américain et canadien.Sections diverses spéciales.Cornière ajustée pour K accouplement des rails.RAILS LEGERS : « Pour la traction ou autres fins industrielles : 16 à 45 livres par verge linéaire.Section étalan A.S.C.E.Plaques ajustées pour accouplements.LINGOTS - BARRES - PLAQUES Acier Architectural : — Poutres à section double T.U.Y.Acier en barres : — Rondes, carrées, méplates et toutes autres formes.Barres d’acier renforcées : — Pour béton armé, barres à section ordinaire tordues à froid.TOUS NOS ACIERS SONT DE LA QUALITE SUPERIEURE BASIQUE OBTENUE A FOUR OUVERT.! The Algoma Steel Corporation, Limited USINES ET BUREAU GENERAL : SAULT STE-MARIE, ONTARIO, CANADA.BUREAUX DES VENTES : 66 OLD BROAD STREET, LONDRES E.C.ANGLETERRE.Chambre 606, Edifice McGILL, MONTREAL, QUE.CANADA.Chambre 504, Edifice TRADERS BANK, TORONTO, ONT.CAN.Chambre 401, Edifice McARTHUR, WINNIPEG, MAN., CANADA.; à w% Y P - s,: i - m J r/ ¦pr^' i J?Mu ïir-^ s Br W' i \ / I m Bm.i j U is?i r» K y L y # SON ALTESSE ROYALE LE DUC DE CONNAUGHT, Gouverneur Général de la Puissance du Canada.Monsieur C.E.BONIN, Conseiller d’Ambassade, Consul Général de France dans la Puissance du Canada.1 i -N -v> ¦> fil * J f ¦ L ; ! l Sir Wilfrid LAURIER, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Ancien Premier Ministre de la Puissance du Canada.Sir R.L.BORDEN, Grand Croix de la Légion d’Honneur, Premier Ministre de la Puissance du Canada.¦ — — , ' -x .1 1 ' V i - — — ¦ P 9 .r 4 a ; I * g i 1 Sir Lomer QOUIN, Officier de la Légion d’Honneur, Premier Ministre de la Province de Québec.L.RAYNAUD, Docteur en Droit, Consul chargé de la Chancellerie du Consulat Général de France.Gloire, honneur et reconnaissance leur vie pour nous ! infinie à nos frères qui sont tombés face à l’ennemi, payant de leur sang le salut de la France ! Ils ne sont plus, mais leur souvenir restera gravé dans l’histoire de la France pour donner aux générations futures le plus noble exemple de l’amour de la Patrie ! Qui de nous ne sent pas monter de son âme un sentiment de fierté et d’orgueil à la pensée de la gloire impensable de nos chefs et de notre armée qui préparent pour demain une France Nouvelle; non pas nouvelle pour nous qui la connaissons si bien, mais nouvelle pour le monde entier en ce qu’il reconnaîtra en elle les qualités merveilleuses d’une race qui ne s’est jamais démentie ! Qui de nous, enfin, perdrait espoir et confiance sur le résultat final de cette grande épopée où nos chefs et nos soldats, protégés par le droit et armés par la justice, repoussent chaque jour un ennemi qui est venu creuser sa propre tombe dans nos campagnes de l’Est ?Les plus belles pages de notre histoire s’écrivent aujourd’hui ; César, Alexandre, Napoléon, ont fait l’admiration de l’humanité ! Comment dans l’avenir nos enfants apprécieront-ils leurs grands exploits quand ils leur compareront une journée de la Marne ou un siège de Verdun ! Ils s’étonneront, nos descendants, et admireront tout à la lois et l’endurance de nos soldats et leur courage et la valeur de nos chefs et leur génie, mais ils admireront peut-être davantage encore l’unité merveilleuse de tous les coeurs et de toutes les volontés, tendant au même but, la solidarité complète et absolue qui les réunit.Tous pour la France afin de rendre la France à tous : Consécration réelle et définitive de l’Unité et de l’Indivisibilité de notre première République, décrétée il y aura bientôt un siècle et quart ! .Pour nous, M.le Consul Général, pour nous qui, en raison de nos âges ou de nos infirmités, sommes restés éloignés du théâtre de la lutte, nous avons pourtant conscience que dans une sphère plus modeste nous aidons un peu au grand travail de la mère Patrie ! La Chambre de Commerce Française, soucieuse des intérêts commerciaux de la France au Canada, prépare dans un ordre économique le lendemain de la victoire ; un de ses membres délégué s’occupe déjà sur place d’en assurer la réalisation.La Section Française du Fonds Patriotique continue zèle admirable à soutenir les familles privées de leur soutien.Parlerai-je du dévouement inlassable de ces sociétés de charité fondées par le plus pur amour patriotique, qui, depuis le commencement des hostilités, s’ingénient par tous les moyens possibles à venir en aide à ceux qui souffrent des tristesses de la guerre ; France-Amérique, l’Alliance Française, l’Aide à la France, sans compter tous les ouvroirs des dames charitables qui travaillent pour la France, à tous et à toutes qu’il me soit permis de dire merci ! Je n’aurai garde non plus d’oublier toutes nos autres sociétés soeurs, la Mutuelle, les Vétérans, les Sacs au dos, qui, dans leur ordre d’action, se dévouent chaque jour à la cause française.Parlerai-je, M.le Consul Général, de avec un ' Les héros que nous louons et que nous honorons ne doivent cependant nous faire oublier ceux qui ont donné *'*0 y J GRANDS MOULINS “OGILVIE” LES PLUS GRANDS DE L’EMPIRE BRITANNIQUE Meuniers de Sa Majesté le "Roi Georger V" PAR DECRET SPECIAL Capacité : 35,000 sacs par jour 145 élévateurs distribués dans tout l’Ouest Canadien Blé acheté directement des cultivateurs GLENORA ROYAL HOUSEHOLD X / \ \ Marques : 1 /.i OGILVIE’S % REGISTERED Royal Household Glenora Spéciale Patente Manitoba % ï ; ï» r * i i&â\ l lîl fgf ROYALHOUSEHOLD 1 î 1, f i, vu I i I i f BY SPECIAL APPOINTMENT To His Majesty The King I \ 0 I f PATENT 'I CANADA.i ! Etc., Etc., Etc.I f I OGILVIE'S M ROYAL HOUSEHOLD J .'?4 ¦T- I JS?•- >v.V ST'A- V Sv I ?#Lm LÙ Colonel H.BARRE — Capitaine QUINTAL, Chevaliers de la Légion d’Honneur.L église Notre-Dame s’est ouverte en sanctuaire pour glorifier la Sainte.Le sermon de M.le Curé Labelle emplit d’émotion tous les La fête se transporta au sortir de l’église à l’Union Nationale Française, devant le Consulat Général de France, où devait se dérouler la cérémonie civile, devant une assistance des plus nombreuses comprenant les personnalités les plus marquantes du pays ou leurs représentants.toute flamme, tout coeur, tout instinct.” L’orateur montre comment Jeanne appartient réellement à toute la France, car elle a incarné dans sa forme la plus pure, l’amour sacré de la Patrie.Les statues de Jeanne d’Arc et de la République disparaissent bientôt sous les nombreuses couronnes offertes par de généreux donateurs.Puis M.C.E.Bonin, Consul Général de France, re- coeurs.i '.M T ».» DUFRESNE & LOCKE } LIMITEE 7 MAISONNEUVE MONTREAL, Canada j^pvppp F- ' 00% «Iü| .I 5*1 •• E 3::: I B g&M4£*ï.m tri B?î .g mm %: mu H Vi,! * " %r m x, ** : M m h * It V L - g| IfiillSliSSI I# v Shqe Manufacturers, ! Maisonneuve.Montreal.' ' , A f Fabrique de Chaussures en tous genres Spécialité : Brodequins militaires EXPORTATION Capacité : 5000 paires par jour k - 1 m.21 4 .; 1 H \ i '#V y h 1/4 *r K .m mSmià : [tl 2'^ : ./ Les nouveaux légionnaires reçoivent l’accolade.çais s’est empressé d’accéder à sa demande en réservant un certain nombre de décorations pour les troupes canadiennes qui combattent en Europe.Quatre croix d'Offi-c-iers de la Légion d'Honneur, cinq de Chevaliers, ont été attribuées, plus de dix Croix de Guerre et dix Médailles militaires sont allées décorer la poitrine de soldats et d’officiers Canadiens.Cet hommage rendu au mérite est comme le proclame quelques instants après dans son discours M.le Sénateur Dandurand, un remerciement au mercie l’assistance venue pour “célébrer cette fête patriotique française et canadienne à la fois.” A la suite des discours devait se célébrer une cérémonie plus émouvante encore.Celle de la remise des Croix de Chevaliers de la Légion d’Honneur décernées par le Gouvernement de la République à deux officiers Canadiens-français, le Colonel H.Barré, et le Capitaine Quintal, pour leur héroïque conduite à la guerre.Monsieur Bonin rappelle que le Gouvernement Fran- r* T iïi&ki m t-1 ¦ Ær*- % >' s1 MH® ûîS < ¦itf ï Ë* 7 K E c l" .IW .Avant la remise des décorations. ' 23 A : - %'-fi IA J * i# ' \- .% 7 \ 5s, it r Bh ¦ ' % / If y' m % ê W* : % v • k La fin de la cérémonie.La Marseillaise, O Canada.4 peuple Canadien tout entier pour son dévouement envers la France.La cérémonie de la remise des décorations rappelle tout un passé historique et les deux nouveaux Chevaliers, ayant reçu l’accolade du représentant de la République Française regagnent leur place sous un tonnerre d’applaudissements qui trahit l’émotion et l’enthousiasme général.Au nom de la Colonie française de Montréal, Monsieur le Président de l’Oeuvre du "Fonds patriotique canadien”, sir Herbert Ames, M.P.P., reçoit une médaille d’or.Amérique montre combien est identique le sentiment national immortalisé par la Pucelle et celui qui unit les Français de la guerre actuelle debout pour la défense de leur sol et de la liberté.La Marseillaise rallie toujours l’enthousiasme de l’auditoire et l’hymne ‘"O Canada” est entendu au milieu du plus imposant silence.Le défilé des soldats du lG3ème entraîne la foule qui se disperse au milieu d’une joie générale.Les photographies que nous publions montrent les instants les plus marquants de la cérémonie de la remise des décorations.M.le Sénateur Dandurand au nom du Comité France- Di 10 %- "y 1 ¦ H L’Union Nationale Française nous communique quelques citations de membres de notre colonie qui ont reçu des distinctions honorifiques pour leur bravoure et leur belle conduite sur le champ de bataille, nous les accompagnons de quelques photographies qui nous ont été remises.Dans une publications ultérieure, exclusivement consacrée aux braves de la colonie française, nous compléterons cette nomenclature, et nous prions instamment les parents et amis des intéressés de faire parvenir tous les documents à l’Union Nationale Française, Avenue Yiger, Montréal.! A M 1 V5: 3 ; .V BARON, Pierre Décoré de la Croix de Guerre le 15 septembre 1914 pour avoir sauvé son capitaine blessé et avec qui il était prisonnier.- - J ï BOURGEOIS, René Médaille Militaire comportant l’attribution de la Croix de Guerre avec palme.“Fils de Français né au Canada, engagé volontaire pour la durée de la guerre.Le 8 octobre 1915, après une reconnaissance des tranchées allemandes au cours de laquelle il avait fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand courage, est reparti seul en plein jour en avant de nos tranchées pour aller chercher un blessé et l'a ramené dans lignes.” nos U DE CARDA1LLAC, G.Croix de Guerre.Cité à l’ordre du jour.» DE NECKER, Marius Croix de Guerre.Cité à l’ordre du jour.s m «B DEVEAUX, Roger Cité à l’ordre de la Brigade.Sous-officier d’Artillerie volontairement dans l’Infanterie, tête de sa section en la conduisant à l'attaque des tranchées allemandes.venu A été blessé à la ••A BOISSEAU, Prosper Décoré de la Médaille Militaire.voirs et d'une belle tenue au feu.Grièvement blessé à son poste dans les tranchées a été amputé des deux jambes.La présente nomination comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec palme.GRISEZ, Emile-Charles Soldat dévoué à ses de- Capitaine.Cité à l’ordre de l'Armée.“A montré dans la conduite de sa batterie une énergie et un zèle inlassables.A été blessé sérieusement le 16 mai en se portant, pour observer, sur un point de la première ligne violemment battu.” - / ?24 GUYOT, Fernand Croix de Guerre.Cité à l’ordre du jour.< t i LE BAILLY, Fernand Cité à l’ordre du jour de l'Armée.r «ir Si 1 \ m ' cma VALADE, François “Sous-oficier plein d'allant, Cité à l’ordre du Régiment.dès les premiers jours de la mobilisation du Etant avec ses mi- venu Canada pour servir son pays, trailleuses sur une position répérée par l’artillerie ennemie, a montré beaucoup de sang-froid sous un bombardement violent.Blessé très grièvement a donné à tous ses mitrailleurs 1 exemple du calme et de la résignation dans la souffrance.” V LECOINTE, Pierre Cité à l’ordre du Régiment.“Caporal f Croix de Guerre.brancardier très dévoué, s’est fait remarquer à différentes reprises par son sang-froid et son courage, s’offrant toujours pour les mission périlleuses.A été grièvement blessé en se portant seul sur la ligne de feu sous un violent bombardement pour y reconnaître l’emplacement occupé par un blessé avant d’y conduire son équipe de brancardiers.” 7 .?! / - i TOUR FONDUE, Jean de la Cité à l’ordre de l’Armée.“Officier Sous-Lieu tenant.d’une bravoure et d’un sang-froid admirables.Malgré le feu violent de l’artillerie et des mitrailleuses ennemies à l’attaque du ix octobre 191g, est sorti le premier des tranchées de sa compagnie entraînant ses hommes au cri de: “Mes enfants, en avant! Vive la France!” frappé.” VENNAT, Raoul Décoré de la Croix de Guerre, Classe 1886, parti Capitaine.volontairement au début de la guerre, malgré ses quarante-six ans et ses huit enfants, rejoindre comme Lieutenant son Régiment: le 138 territorial.Son fils Jean, 20 ans, parti en avril 1915, est actuellement caporal au 4i9ème Régiment d’infanterie.1 Est tombé presqu’aussitôt mortellement ¦ Fonds Patriotique Canadien générosité du public.Dans toutes les villes, des équipes organisées frappèrent à la porte de ceux qui pouvaient donner.Cette campagne dura six jours et les résultats obtenus dans chaque province furent les suivants: Province de Québec Les lecteurs du bulletin spécial de la Chambre de Commerce Française de Montréal, de juillet 1915, y ont trouvé un article sur le Fonds Patriotique Canadien, qui leur a montré l’effort fait au Canada, pour assister les familles des volontaires canadiens et des mobilisés des tiens alliées, tous traités sur le même pied.La tâche, que les promoteurs de cette oeuvre se sont imposée au début, s’est considérablement amplifiée, car à la fin de 1914 ne supposait que les effectifs de 2,600,000 5,450,000 na- Province d’Ontario Province de la Nouvelle-Ecosse .500,000 Province du Nouveau-Brunswick .350,000 Province de Plie du Prince-Edouard .40.000 500,000 500.000 600.000 20.000 Indépendant personne l’armé canadienne dépasseraient 100,000 hommes.Or, d’après les chiffres fournis par le département de la guerre, le nombre des enrôlements s’élève aujourd’hui à 340,000.Il a donc fallu que le Fonds Patriotique Canadien se mette en mesure de faire face aux besoins les soutiens de familles laissaient derrière second appel fut fait à la Province de la Saskatchewan Province d’Alberta.Province de la Colombie-Ang.Province Yukon.Province Manitoba.de tous ceux que En janvier dernier, un $10,560,000 TOTAL eux.TT & Sir H.B.AMES, Président du Fonds Patriotique Canadien.Cliché Notman.fre, d’après Monsieur le Consul Général Bonin, a doublé.Le recensement de 1911 permet d’estimer la population française au Canada à 25000.C’est donc un pourcentage de 20% qui a répondu à l’appel aux armes.Les pertes feu, qui ne sont encore qu’approximativement connues, sont lourdes.Dans la seule ville de Montréal on compte déjà 53 tués et à ce chiffre s’ajouteront sans doute les noms de plusieurs disparus.On a parlé en France de la dénaturalisation des Français d’Amérique.Cette critique ne s’appliquera certes pas à la Colonie Française du Canada qui a donné les preuves du plus beau patriotisme et qui sera sans doute citée tout en tète de celles des pays étrangers qui ont répondu à l’appel aux armes.Ceux de l’arrière ont fait leur devoir, car c’est plus de 52,000,000 de francs qui furent récoltés ainsi, en quelques jours, pour assurer l’existence des familles de ceux qui se battent en France.Les 40,830 familles assistées par le Fonds Patriotique depuis le début de la guerre, ont reçu jusqu’au 1er mal 7,929,226 dollars, et en raison de l’accroissement constant des effectifs de l’armée Canadienne le montant mensuel des allocations dépasse actuellement 800,000 dollars par mois.ï au L’article mentionné plus haut signalait l’empressement des Français mobilisables à répondre à l’appel de la Patrie.Dès les permières semaines de la guerre, en effet, 2500 mobilisés ont été embarqués par les soins du Consulat Général de France à Montréal et depuis ce chif- A.TARUT. Tl PARTOUT POURQUOI.QUALITE SUPERIEURE .' ! T # I# m & a QUALITE DISTINCTION ST # » 0 to pour r I Vivent ' L'ALSACE LT LA LORRAINE FRANÇAISES SA VERNE La propagation de ia langue et des idées Françaises au Canada.Le 22 octobre, notre groupe inaugurait sa série annuelle de conférences.M.A.Loucher, le grand indianiste, professeur à la Sorbonne et ancien directeur de l’Ecole Française d’Orient, parla d’Angkor la Grande, de ses temples et de ses palais.S’excusant de ne point parler de la France, dont l’histoire présente est encore trop mélangée de douleurs et d’espoirs, M.Foucher avec sa simplicité de grand savant, séduisit son auditoire et le tint sous le charme de sa parole, en faisant dérouler sous ses yeux les merveilleuses ruines du Cambodge que l'humanité du vingtième siècle n’a pu encore achever d’inventorier, ruines si belles encore, travaillées avec passion par des artistes inconnus qui s’ignoraient eux-mêmes mais dont la maîtrise était singulièrement remarquable.Le 27 novembre, M.Henri Coville, professeur au Lycée de Rouen, traitait comme sujet: “La France et l’indépendance de la Grèce”.Après avoir montré comment la nation hellénique, grâce à l’aide de la France, parvint à secouer le joug du Turc et à retrouver sa nationalité distincte, M.Coville qui est soldat et qui arrivait de la ligne de feu où il a été blessé, parla du soldat français dans la guerre actuelle, et, au moyen d’anecdotes intéressantes, empreintes de l’héroïsme le plus pur, il fit ressortir les traits principaux du caractère du soldat français : la gaieté, l’initiative et l’esprit de corps.Le 18 décembre, M.le professeur Cohn de l’Université Columbia intéressa vivement son auditoire dans sa conférence sur “La France et l’Allemagne dans l'Histoire’".Le conférencier s’efforça de montrer par l’histoire la divergence des idées dirigeantes dans les deux pays.En Allemagne: la cupidité, la science utilitaire, le désir de posséder et de gouverner par la force brutale.En France : l'amour de la justice, de la liberté, de la civilisation, de la gloire la plus pure révélée par le génie de ses écrivains et de ses penseurs.Le 11 janvier, M.Joachim Merlant, professeur de littérature à l’Université de Montpellier, était le conférencier de la soirée.Parlant du “Goût public en France depuis quelques années”, M.Merlant montra que l’un des caractères les plus frappants de l’intelligence française en matière littéraire, c’est qu'elle a le goût de la réalité et de la clarté, et que, tout en ayant un goût extraordinaire pour toutes les nouveautés, elle n'en admire pas moins tout ce qui est conforme avec les traditions de la race française, c’est-à-dire l’amour de la culture classique.Le 2 février, M.A.de Lapradelle, professeur de droit international à la Faculté de droit de l’Université de Paris, traitait comme sujet: “Les lettres françaises et la guerre”.Les lettres françaises ont été cruellement éprouvées par la guerre.Un grand nombre des écrivains de la jeune école ont payé de leur sang et de leur vie leur dette envers la patrie.Leur perte est irréparable.La guerre, Extrait du Rapport du Secrétaire de l’Alliance française de Montréal pour l'année 1915-1916.M.le Consul Général rie France, M.le Président, Mesdames et Messieurs, Douze mois déjà se sont écoulés depuis le jour où M.le Consul Général de France, Président d’Honneur du Groupe de Montréal, nous adressait la parole et dans une courte allocution, toute vibrante d’émotion et de patriotisme, avec ce bonheur d’expression qui lui est propre, nous parlait de la France, de cette bonne France qui nous est chère à tous et qui depuis bientôt deux ans donne au Dr PAUL V1LLARD, Secrétaire de l’Alliance Française.monde l’héroïque et touchant exemple de tous les sacrifices et de toutes les vertus.Félicitant le Groupe de Montréal pour le rôle important qu’il a joué dans la diffusion des idées françaises au Canada, M.le Consul Général déclarait qu’il ne doutait nullement que notre Conseil d’administration saurait garder en ce pays la place que la belle langue de France a conquise dans le monde par sa beauté.La série des conférences de l’année écoulée a pleinement justifié les affirmations de notre Président d’Honneur, et nous achevons aujourd’hui un des exercices les plus brillants et les plus féconds dans l’histoire de l’Alliance Française à Montréal. T 28 il est vrai, a suscité les oeuvres nouvelles, mais il est trop tôt encore pour pouvoir porter un jugement sûr i sur le développement de la littérature qui a pris naissance depuis le début des hostilités.11 faut attendre.Toutefois, nous savons que la littérature, comme la France, est immortelle.Comme la nation, elle se sera, par la guerre, retrempée dans l’épreuve.Le 22 février, M.Paul Leyssac, du Théâtre du Vaudeville de Paris fit une conférence sur ‘‘La vie des mots”.Le conférencier expliqua comment une langue s’enrichit, non seulement par la création spontanée de mots nouveaux, mais aussi et surtout par l’harmonie qui existe entre le mot et la chose, harmonie qui communique au mot un son, une couleur, la vie enfin.Le 23 mars, les habitués de l’Alliance avaient un régal littéraire des plus exquis.Notre conseil d’administration avait eu, en effet, l’heureuse inspiration d’inviter Mlle Yvonne Garrick, l’éminente artiste de la Comédie française, à nous donner une causerie suivie de récitations.Avec sa grâce innée et le grand talent qui lui valent l’insigne honneur de faire partie de la première scène du monde, la charmante artiste fit passer son auditoire par toute une gamme de frissons délicieux.Le 7 avril M.Maurice Caullerv, professeur de science à la Sorbonne, donna une remarquable conférence sur Pasteur.Il passa en revue la vie et les oeuvres de ce grand savant qui au lieu de révolutionner le monde par les armes, à la façon allemande, l’a révolutionné au contraire par la méthode scientifique, la méthode pacifique par excellence.Malgré la difficulté du sujet qui ne se prêtait pas aux grandes envolées, ni aux tirades vibrantes, M.'Caullery fut un des orateurs les plus intéressants que nous ayons entendus.La série de nos conférences se termina d’une façon brillante le 29 avril.M.Joachim Merlant était de nouveau avec nous.Avec sa parole si chaude, si simplement éloquente, si vibrante de foi et de patriotisme, en racontant ses “Impressions de guerre”, il enthousiasma l’audi- toire qui remplissait la grande salle du ltitz Carlton.Il semblait à l’entendre qu’on était dans les tranchées, tout près de ceux qui veillent, qui luttent et qui meurent.Cette boue des tranchées, on la sentait molle, visqueuse, fatiguante, écrasante.Et puis ce bombardement qui dure, qui dure ! et l’attaque qui ne déclanche pas.Tout cela on le sentait, on le vivait.L’auditoire était littéralement suspendu aux lèvres du conférencier.Chacun comprenait pourquoi, dans les nuits d’attente et d’angoisse, l’âme de nos soldats se remplit de tendresse à la pensée qu’ils défendent la “doulce” France contre le barbare envahisseur et qu’après tout il vaut bien la peine de mourir pour la France.En terminant ce court exposé de nos conférences, vous me permettrez de vous dire, Messieurs, que vous avez lieu d être fiers de l’oeuvre accomplie par le groupe de l’Alliance Française de Montréal.Le choix de nos conférenciers n’a rien laissé à désirer.Ils ont su nous parler de la France, de ses poètes, de ses romanciers, de ses auteurs dramatiques, de ses savants, de sa langue, de sa civilisation.Ils ont su aussi nous parler, sans haine, sans appels bruyants à notre sympathie, mais avec dignité, avec patriotisme, de la France qui lutte et qui souffre pour assurer, de concert avec ses alliés, le triomphe du droit, de la justice et de la civilisation.Qu’il me soit permis de remercier en votre nom, notre président d’honneur, M.le consul général de France, qui s’intéresse si vivement à notre oeuvre.Sa présence dans nos conférences est pour tous un précieux encouragement.1 f En remerciant le public qui nous a honorés de sa présence, nous lui donnons l’assurance que nous nous efforcerons toujours de maintenir les traditions de l’Alliance française en faisant de notre mieux pour faciliter ou perfectionner au Canada, l’étude de la langue, de la littérature, des arts et de l’histoire de la France.Paul VILLABD Montréal, 6 juin 1916.0; .A>\ S f-7 \v I QUELQUES LETTRES * .A la suite de la publication de notre Bulletin Spécial nous-mêmes et pour les oeuvres françaises de Montréal qui du 14 Juillet 1915 et dans le cours de l’année, nous avons se sont occupées de propagande et d’assistance.Nous reçu un certain nombre de lettres fort encourageantes pour sommes heureux d’en publier quelques-unes ci-après : T ¦ ;.;S Ù mï V.f I! MR ^ mW# A; si A rm F K i -¦ ?.1 K fi 7z % R À ;z Z / " Z I 1 Z > ¦J- : % zr / M.de LOYNES, Ancien Consul général de France à Montréal.Son Exc.M.JUSSERAND, Ambassadeur de France aux Etats-Unis.accomplie par le Canada dans la grande et cruelle guerre déchaînée sur le monde par l’Allemagne.De même que nos Alliés, en présence de tant de courage et de si nobles efforts nous pouvons être fiers les uns et les autres de la race à laquelle nous appartenons.Avec mes voeux pour le succès de vos efforts dans l’ordre économique comme dans tous autres, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.Ambassade de France, à Londres.Ce 23 septembre 1915.Monsieur, M.l’Ambassadeur me charge de vous accuser réception de votre lettre du 9 courant.M.Paul Cambon a pris connaissance avec un vif intérêt du numéro spécial publié par la Chambre de Commerce Française de Montréal et me prie de vous adresser tous ses remerciements pour cet envoi.Agréez, Monsieur, F assurance de ma considération très distinguée.k (Signé) JUSSERAND.Monsieur J.R.Genin, Président de la Chambre de Commerce Française, Montréal.(Signé) T.MORAND.* * a* ^5 S! Ambassade de la République Française aux Etats-Unis.Monsieur le Président, Je m’empresse de vous accuser réception de votre lettre du 31 août et de la belle publication qui l’accompagnait.J’y ai trouvé un tableau saisissant de l’oeuvre Ambassade de la République Française Près S.M.le roi d’Italie.Washington, le 4 septembre 1915.Rome, le 37 septembre 1915.Monsieur le Président, J’ai l’honneur de vous accuser réception de' votre lettre du 9 de ce mois ainsi que la brochure qui l’accom- I 30 pagnait, et dont j'ai pris connaissance avec intérêt.Vous pouvez être assuré de toute ma sympathie à l’occasion de vos patriotiques efforts et je vous engage à faire parvenir votre intéressant bulletin à nos postes consulaires et à nos Chambres de Commerce en Italie.Ambassade de la République Française au Japon.Tokyo, le 3 décembre 1915.Becevez, Monsieur le Président, les assurances de ma considération très distinguée.Monsieur le Président, J’ai l’honneur de vous accuser réception et de vous remercier du numéro spécial publié par la Chambre de Commerce Française de Montréal à l’occasion de notre dernière Fête Nationale qu’elle a bien voulu m’adresser.J’ai pris connaissance avec le plus grand intérêt de cette publication qui atteste, en même temps que l’effort patriotique fait par la Colonie Française de Montréal pour venir en aide à la France dans la guerre actuelle, les disponibilités commerciales et industrielles qu’offre le Canada.Je ne manquerai pas de saisir toutes les occasions qui se présenteront pour divulguer dans la plus large mesure les renseignements qu'elle contient.Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.(Signé) BABBEBE Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, Montréal.Ambassade de la République Française en Espagne.'St-Sébastien, le 22 septembre 1915.Monsieur le Président, J’ai bien reçu le Numéro Spécial édité par la Chambre de Commerce Française de Montréal à l’occasion de notre Fête Nationale.(Signé) REGNAULT.J’en ai pris connaissance avec un vif intérêt et je ne puis que vous féliciter pour votre si louable et si patriotique effort.Recevez, Monsieur le Président, les assurances de ma considération distinguée.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce de Montréal, Canada.(Signé) GEOFïFRAY.* % Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, Montréal.Légation de France République Française.¦ en < Belgique.* # % Le Havre, le 28 septembre 1915.Ambassade de la République Française en Suisse.Monsieur le Président, Je vous remercie de l’envoi que vous avez bien voulu me faire du Bulletin Spécial, publié par la Chambre de Commerce Française de Montréal, à l’occasion de notre Fête Nationale.J’ai pris connaissance avec le plus vif intérêt de cette intéressante publication et des efforts réalisés par votre groupement.Dès que les circonstances le permettront je ne manquerai pas d’informer les Chambres de Commerce Françaises de Belgique de votre programme et de mettre à la disposition de nos compatriotes de Bruxelles les informations susceptibles de les intéresser en vue d’une collaboration éventuelle avec votre compagnie.Agréez, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.Berne, le 25 septembre 1915.Monsieur le Président, A la date du 9 septembre, vous avez bien voulu m’adresser une publication spéciale élaborée par votre Compagnie à l’occasion de notre Fête Nationale afin d’exposer l’effort accompli par la Colonie Française et vos amis canadiens pour collaborer à l’oeuvre française depuis le début de la guerre et pour développer au Canada notre influence économique.Je vous remercie de l’envoi de cette publication dont j’ai apprécié tout l’intérêt et que je m’emploierai autant que possible à faire connaître.Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération très distinguée.(Signé) BEAU.Le Ministre de France, (Signé) KLOBUKOOSKI.Monsieur le Président ée la Chambre de Commerce Française, 726 Power Building, Montréal.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, de Montréal.Canada, 31 l’effort fait par la Colonie Française et nos amis Canadiens pour venir en aide à la France depuis le début de la Légation de la République Française guerre.Je vous remercie de l’envoi de cette publication qui figurera dans la bibliothèque de la Légation à la disposition de tous ceux qu’elle pourrait intéresser.Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances de ma considération très distinguée.en Serbie.Nish, le 5 octobre 1915.Monsieur le Président, La Légation de France en Serbie a pris connaissance avec un grand intérêt du numéro spécial du Bulletin que la Chambre de Commerce Française de Montréal a si heureusement publié pour exposer l’effort fait par la Colonie Française et par nos amis du Canada en vue de venir en aide à la France depuis le début de la guerre.En félicitant la Chambre de Commerce Française dé Montréal de son initiative si patriotique je tiens à l’assurer du soin avec lequel je mettrai le commerce serbe en mesure de se renseigner sur les disponibilités qui s’offrent à lui au Canada.I Le Ministre de France, (Signé) Pierre GIEAED.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, 726 Power Building, Montréal.* * * Légation de la République Française au Vénézuéla.Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération très distinguée.(Signé) A.BOPPE.Caracas, le 25 septembre 1915.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, de Montréal (Canada).Monsieur le Président, Vous avez bien voulu sous la date du 9 de ce mois, m’informer que la Chambre de Commerce Française de Montréal venait de publier à l’occasion de notre fête Nationale un numéro spécial exposant l’effort fait par la Colonie Française et nos amis Canadiens pour venir en aide à la France depuis le début de la guerre et destiné en même temps à renseigner nos négociants et industriels sur les disponibilités qui s’offrent à eux au Canada, notamment pour y remplacer les produits austro-allemands.En vous accusant réception de cette obligeante communication.j’ai l’honneur de vous aviser que je sera; heureux d’accepter cette publication et de m’employer du mon mieux à la faire connaître au Vénézuéla.# (K * Légation de la République Française Petropolis, le 16 octobre 1915.au Brésil.Monsieur le Président, A la date du 8 septembre dernier, vous avez bien voulu m’adresser un exemplaire du numéro spécial de votr^ Bulletin destiné à faire connaître l'effort fait par la Colonie Française et nos amis Canadiens pour venir en aide à la France, et en même temps à renseigner nos négociants et nos industriels sur la place qui s’offre à eux au Canada.Je vous remercie de cet envoi et je ne manquerai pas de faire connaître votre très intéressant Bulletin à Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances de nia considération la plus distinguée.(Signé) Jean FABRE.% % * Résidence générale de la République Française.Au Maroc.Cabinet Civil ceux de nos compatriotes habitant Rio et qui de leur côté travaillent avec le même dévouement pour la même cause.Agréez, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération très distinguée.Rabat, le 18 octobre 1915.(Signé) E.LANEL.du Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française Montréal (Canada) Résident Général.No 1200 cc Monsieur le Président, C’est avec le plus haut intérêt que j’ai pris connaissance du Bulletin de la Chambre de Commerce Française de Montréal, que vous avez bien voulu m’adresser et qui me montre tout l’effort fait par nos frères et nos amis au Canada pour venir en aide aux Alliés depuis le début de cette grande guerre.J’y trouve aussi de précieuses indications pour la lutte que, sur tous les marchés du monde, nous livrons pour supplanter les produits austro-allemands, Vous * % * Légation de France en Haïti, R épu b liq ne Fra n ça he, Port-au-Prince, le 5 novembre 1915.Monsieur le Président, J’ai reçu avec votre lettre du 9 septembre dernier le numéro spécial que la Chambre de Commerce Française de Montréal a fait publier et qui avait pour but d’exposer Je lis toujours avec intérêt le compte rendu de vos travaux et j’ai pu apprécier l’effort des Membres de la Chambre de Commerce en vue de développer le Commerce Extérieur de la France.Je suis persuadé que cet effort ne restera pas stérile et je ne puis que vous encourager à persévérer dans cette voie.11 faut à la France des hommes d’action.Votre devise et la mienne se confondent: de l’action, toujours de l’action et encore de l’action.Mous sommes donc faits pour nous entendre.Agréez, Monsieur le Président, avec l’expression de mes remerciements, l’assurance de ma plus parfaite considération.n’ignorez pas que, dans ce but même, j’ai ouvert à Casablanca une Exposition Franco-Marocaine des produits d'importation et d’exportation.Je m’empresse de communiquer votre bulletin à M.Berti, Commissaire Général de notre Exposition, en le priant de vous adresser, de son côté, les rapports publiés à l’occasion de cette manifestation de travail.Avec encore tous mes remerciements et mes félicitations pour les si brillantes initiatives de votre compagnie, je vous prie, Monsieur le Président, d’agréer l’assurance de ma haute considération.Le Commissaire Résident Général, (Signé) LIAUTEY.(Signé) Charles HUMBERT, Sénateur.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, Montréal, Canada.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal, 726 Power Building, à Montréal, Canada.* % * * # * Mairie de Lyon Versailles, le 7 janvier 1916.Cabinet Cher monsieur Genin, Je veux tout d’abord vous dire combien j’ai été sensible à l’aimable attention qu’a eue la Chambre de Commerce de m’envoyer son bulletin extraordinaire avec une dédicace spéciale.J’y ai trouvé la certitude que tout lien n’est pas rompu entre cette Compagnie et moi, et je vous serai reconnaissant de dire à nos collègues que j’en ai été profondément touché.J’ai pu voir par ce bulletin et par ceux qui l’ont précédé et suivi l’admirable activité de la colonie française sur le terrain économique comme sur celui de la charité.Le patriotisme dont elle a donné tant de preuves trouve de nouvelles occasions de s’affirmer pendant cette terrible crise.Lyon, le 5 juin 1916.du Maire.Monsieur le Président, Vous avez bien voulu me faire connaître, par votre lettre du 11 mai, que j’avais été nommé Membre d’honneur de la Chambre de Commerce Française de Montréal, sur la demande de Messieurs Chouillou et Seurot.Je vous remercie sincèrement de ce témoignage de sympathie et je m’empresse de vous faire connaître que je, suis à la disposition de la Chambre.Je vous serais très reconnaissant de me renseigner sur ce que je peux faire pour elle.Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.Le bulletin m’a appris également les vides cruels qui se sont produits dans vos rangs et parmi les canadiens: Revol, Calixte Galibert, A.V.Roy, etc.Comment ne pas croire que de tels sacrifices seront couronnés par la victoire de la grande cause pour laquelle ces nobles victimes ont versé leur sang ?J’ai déploré aussi la mort du Juge Honoré Gervais.Vous savez mieux que moi quel ami dévoué la France perdu avec lui.J’entends dire qu’au Canada on rend un hommage mérité au rôle magnifique joué par notre pays dans le grand drame actuel ; je n’en suis pas surpris, car nous pouvons dire que plus que jamais on est fier d’être Français ! Le Maire de.Lyon, Sénateur du Rhône, (Signé) HERRIOT.Monsieur le Président de la Chambre de Commerce Française, de Montréal, Canada.a * * % Le Journal Direction Paris, le 16 juin 1916.Monsieur le Président, Je suis en possession de votre aimable lettre du 11 mai m’informant que sur la proposition de M.Chouillou, Membre du Conseil de votre Chambre, secondé par votre Secrétaire, M.Seurot, vous avez bien voulu me nommer Membre d’Honneur de la Chambre de Commerce de L’effort Canadien est également au-dessus de tout éloge ; j’admire les sacrifices de tout genre que fait ce pays surpris par la guerre en plein développement, alors qu’il aurait besoin de toutes ses ressources pour préparer son merveilleux avenir.Il en sera récompensé.Nous sommes toujours à Versailles où nous resterons tant que durera la guerre.Aurons-nous le plaisir de vous voir bientôt en France ?Montréal.Je suis très touché de l’honneur que vous me faites et j’y suis très sensible. 33 Au revoir, cher Monsieur Genin ; veuillez, je vous prie, présenter à Madame Genin, mes respectueux hommages en la priant d’agréer ainsi que vous et tous les vôtres nos meilleurs souhaits; veuillez aussi transmettre mes amitiés à tous ceux qui veulent bien me garder bon souvenir et croire à mes sentiments bien cordialement dévoués.trant combien vos efforts en faveur des intérêts français sont appréciés à Paris même.Agréez, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments très distingués.Le Consul Général, C.E.BONIN.un # * # (Signé) J.de LOYNES.Consulat Général de France au Canada.* # & Montréal, le 25 septembre 1915.Consulat Général de France au Canada Monsieur le Président, J’ai l’honneur de vous accuser réception et rie vous remercier de l’exemplaire du numéro spécial du 14 juillet 1915 du Bulletin de la Chambre de Commerce Française de Montréal que vous m’avez adressé.Cet ouvrage témoigne, sous une forme à la fois attrayante et utile, du patriotique désir qui anime votre Compagnie de promouvoir, surtout dans les circonstances actuelles, au Canada comme chez nous, les intérêts commerciaux — qui se confondent avec les intérêts moraux — de notre France, de notre “plus grande France”.efforts, soutenus et appréciés de tous cerfx qui ont à coeur l’essor économique futur de notre pays, soient couronnés d’un succès rapide et durable qui contribuera à écarter le “péril allemand” dont la force la plus menaçante est moins — même aujourd’hui — l’obusier de 420 ou la bombe asphyxiante que la technique commerciale d’un ennemi astucieux, méthodique et tenace dans ses procédés de conquête économique.Agréez, Monsieur le Président, l’assurance de distingués sentiments.Montréal, le 8 septembre 1915.Monsieur le Président, Je tiens à vous exprimer tous mes remerciements pour l’exemplaire artistiquement relié à mon nom du numéro spécial du Bulletin de la Chambre de commerce que vous avez bien voulu me faire parvenir aujourd’hui et que je conserverai comme un précieux souvenir de votre collaboration et de celle de la Chambre de commerce française de Montréal pour servir au mieux les intérêts de la Patrie.Les résultats déjà obtenus doivent être pour nous un motif d encouragement et de persévérance pour aider à l’oeuvre nationale.Il est à souhaiter que vos Je vous accuse réception de la lettre de S.Exc.M.l’ambassadeur Jusserand qui accompagnait la vôtre et je serais heureux de recevoir également communication de celles qui vous parviendront en réponse à vos envois.Agréez, Monsieur le Président, l’assurance de sentiments très-distingués.mes mes Le Consul Général.(Signé) RAYNAUD, Docteur en droit, Consul chargé de la Chancellerie du Consulat Général.C.E.BONIN.Monsieur Genin, Président de la Chambre de Commerce Française, En Ville.Monsieur J.E.Genin, Président de la Chambre de Commerce Française, Montréal.% * * Consulat Général de France au Canada.* * Montréal, le 14 septembre 1915.Monsieur le Président, P.Prioux et Cie.3 et 5 Impasse Reil\e Paris.Ayant fait connaître à M.le Ministre du Commerce et de l’Industrie la perte éprouvée par la Chambre de t ommerce Française de Montréal en la personne de son président, M.O’balski, et votre élection à sa succession, je viens de recevoir de lui la lettre dont j’ai l’honneur de vous Le 17 septembre 1915.Messieurs Genin, Trudeau et Cie, Montréal.envoyer la copie ci-jointe.J’en donnerai lecture à la Chambre à sa première séance et je communique directement à Mme Obalski la partie qui concerne son regretté mari.Vous remarquerez dans cette lettre la mention exceptionnelle faite par M.le Ministre du Commerce de la satisfaction avec laquelle a été accueillie votre élection à la Présidence, et cette haute approbation sera certaine-roent pour vous un précieux encouragement en vous mon- Messieurs, Nous venons vous remercier de l'envoi du bulletin spécial de la Chambre de Commerce Française No du 14 juillet.Il nous a été particulièrement très agréable de prendre connaissance du dit bulletin ; nous nous permettons de féliciter le Conseil d’Administration de votre Chambre de Commerce, laquelle a su comprend son rôle comme bien peu de Chambres Françaises l’ont compris à ce jour; nous 34 cette publication est parfaite, et fait grand honneur à ceux nui la dirigent.C’est avec le plus grand plaisir que je vous félicite d’avoir été élu pressaient de la Chambre de Commerce qui s’est honorée en vous mettant à sa tête, et dois dire que personne mieux que vous n’était si bien désigné pour remplir cette fonction.Votre expérience parfaite des affaires, vos relations très étendues avec les membres du Gouvernement Français et nombre de maisons européennes, et surtout votre dévouement sans borne à la cause française au Canada et désignaient d’office pour la présidence de cette Société qui j’espère vous servera longtemps à sa tête.Quand cette horrible guerre aura pris fin, nous espé-vous revoir à St-Claude et commencer une ère d’affaires qui ira eu augmentant pendant de longues années.Nous craignons toutefois que dans l’avenir, par suite du renchérissement de la vie causé par les taxes énormes à payer et par la diminution de la main pouvons vous en parler savamment car nous connaissons bien des Chambres Françaises au loin, et malheureusement combien de critiques à l’adresse de plusieurs d’entre elles ; or, en lisant votre bulletin l’on se rend compte de la valeur des personnes qui le rédigent et du rôle influent des Membres de la dite Chambre.Il est certain que si toutes nos Chambres de Commerce agissaient aussi sérieusement que celle de Montréal, si toutes se rendaient compte de la nécessité qu il y a à prendre des mesuras rapides pour enrayer définitivement la concurrence austro-allemande, nous pourrions dès maintenant envisager une très jolie perspective de reprise d affaires une fois la guerre terminée et si nous avons à déplorer la mort de combien de nos braves soldats, nous pourrions dire enfin qu'ils ne se sont pas dévoués en pure perte et qu’ils auront non mais fait reprendre à la France la place qu’elle n aurait jamais dû perdre dans le monde commercial.Comme industriels français et patriotes, nous vous félicitons sincèrement du bon travail que vous faites et nous voulons espérer avec vous qu’il n’aura pas été fait en vos grandes qualités personnelles vous con- seulement sauvé le territoire, rons que nous aurons d’oeuvre due à l’absence de tant d’hommes tues pendant la guerre, la marchandise ordinaire devra être vendue beaucoup plus cher, et pour cela nous pensons que la marchandise fine sera plus intéressante à vendre.Il y a toutefois le temps de reparler de ces choses quand les affaires auront repris leur marche normale, et quand nous aurons des données plus certaines que celles que nous avons actuellement.Je vous prie de présenter à toute votre famille et à Monsieur Trudeau mes respectueuses salutations, et à vous, cher Monsieur G en in l’assurance de mes meilleurs pure perte.A l’heure actuelle ici, en France, l’on commence à comprendre la nécessité qu’il y a de réqgir contre 1 élément allemand qui s’était infiltré chez nous, comme dans tous les pays, et nous envisageons poùr l’avenir un grand développement de notre industrie pour outre-mer, le jour où nous n’aurons plus contre nous cette concurrence souvent déloyale de l’Allemagne.En tous cas, vous avez raison, Messieurs, il faut agir et si tout le monde opère comme vous, nous devons réussir.Veuillez, nous vous prions, agréer, Messieurs, avec sincèress remerciements, l’assurance de notre profonde considération.sentiments.(Signé) A.DELACOUR nos # # & Vos bien dévoués.Le DIRECTEUR.Mon.D.SAUDINOS-RITOURET.SAUDINOS & GAUDRTOT, Succrs.Manufacture d’objets de religion.Spécialités pour Pèlerinages.Nous vous serions très obligés de bien vouloir faire inscrire comme membre de votre Société et nous vous faisons adresser par notre service “comptabilité” le bulletin d’inscription que nous avons rempli.nous & # & Paris, le 18 sept.1915.2, 4 et 6, Place St-Sulpice Ateliers : 23 et 25, rue des Canettes, Paris.Monsieur J.R.Genin, de la Maison Genin Trudeau & Cie, Montréal, Canada.107, Salisbury Road, West Kilburn.Delacour Brothers, Limited.Briar Pipe Manufacturers.Monsieur J.R.Genin, Montréal.Cher monsieur Genin, Je suis très touché de la marque d’attention que vous avez eue à mon égard en m’envoyant une copie du beau spécimen du bulletin de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Je l’ai parcouru très attentivement et dois dire qu’au point de vue des renseignements qu’il renferme et des sentiments très élevés qui ont inspiré les articles ayant rapport à la situation actuelle au point de vue patriotique, London, N.W.17 sept.1915.Mon cher Genin, J’ai reçu avec plaisir et lu avec infiniment d intérêt le numéro spécial du Bulletin de la Chambre de Commerce Française de Montréal que vous avez bien voulu m’envoyer.J’ai communiqué ce numéro à quelques amis qui, moi, l’ont trouvé extrêmement intéressant.Depuis quelques années, la France a des relations de plus en plus étendues avec le Canada, tant commerciales comme 35 qu’amicales, mais pourtant l’intimité de la France avec le Canada est devenue depuis la guerre beaucoup plus impressionnante.Pour ceux qui comme moi ont longtemps voyagé dans votre beau pays et qui ont su apprécier les sentiments que conservait le Canada pour la France, le concours du Canada à la guerre que nous subissons ne les a pas étonnés, il était dans la logique.Par un chemin très long, les Canadiens viennent défendre sur la terre de France les principes de liberté et de libéralisme dont la France a toujours été le Champion.Il ne pouvait en être autrement.dont nous avons été l’objet.Dites-le à votre aimable famille et à mes collègues du Cercle Saint-Denis.Je vous serre affectueusement la main.(Signé) HÈIEUX.M.Genin, 22 Notre-Dame Ouest, Montréal, Canada.IK % * National Blank Book Company.Holyoke, Mass., 30 juin 1910.Pour moi particulièrement, j’en ai éprouvé une joie intense et des publications comme celle du Bulletin do votre Chambre de Commerce ne peuvent que développer chez nous cette intimité.M.Genin, Montréal, Que.Cher Monsieur Genin, Pour faire suite à la conversation que j'ai eue récemment au sujet d’une contribution pour les orphelins de guerre en France, je vous remets ci-joint un chèque de 50 dollars, non parce que nous ne continuons pas à contribuer d’ici aux oeuvres françaises, mais parce que je désire que vous sentiez bien que nous sommes intéressés aussi dans le travail qui se fait pour cette cause à Montréal.Notre maison vient de donner 1000 dollars au fonds de S’il vous est possible de m’envoyer quelques numéros, vous m’obligerez ; je m’en ferai avec plaisir le propagandiste.Que deviendrait le monde et quel intérêt des nations comme la France, l’Angleterre, le Canada pourraient avoir à subsister si l’hégémonie allemande se réalisait ?Nous sommes tous d’accord en France que la mort vaudrait mieux que cette situation.Nous sommes convaincus qu’avec nos alliés et particulièrement avec le concours de l’Angleterre nous arriverons à vaincre et à soumettre l’Allemagne ou pour parler d’une façon plus précise: détruire le militarisme prussien.Que la guerre soit longue, cela n’a qu’un intérêt restreint, le résultat est tout.Veuillez croire, mon cher Genin, à l’assurance de mes sentiments les plus affectueux.secours des enfants en Europe, ceci en plus des dons que nous faisons régulièrement tous les mois.Quand vous inscrirez notre nom sur votre liste, veuillez bien mentionner que cette contribution est faite parce que nous aimons la France.Votre bien dévoué, (Signé) George SAVOY.* * # l (Signé) S ADDING S.Les Sous-Officiers en traitement aux Hôpitaux Nos 10 et 11 (Salle 25) aux Canadiens, leurs donateurs.Chartres, le 10 décembre 1915.14 déc.1915.Cher Monsieur, Le tabac Canadien et les pipes sont enfin arrivés dans mes deux hôpitaux de Chartres.Il faut que vous excusiez ce long retard.Les ports de Bordeaux et du Havre étaient, comme vous le comprenez, envahis par les arrivages de munitions et de matériel de guerre, il est assez naturel qu'on leur ait donné un tour de faveur.Déplus, nous avons un système fiscal qui tire une grande partie de ses ressources des droits sur le tabac, comme vous le savez, et les bureaux du Ministère des Finances ne se sont pas résolus facilement à l’entrée libre en France d’un produit frappé d’impôts.Je vous envoie un certain nombre de lettre qui vous sont adressées par les blessés à qui l’on a remis vos dons.Vous jugerez par là avec quel plaisir ces dons ont été accueillis et vous verrez que nos blessés m'ignorent pas l’attachement du Canada à la France.A tous ces remerciements j’ajoute les miens et les plus cordiaux.Voici un an j’étais avec vous et je vous prie de croire que je n’ai pas perdu le souvenir de toutes les amabilités 2 G rue Victor Massé.Messieurs, Des pipes et du tabac.Quel meilleur présent pouvait-on faire à des soldats connue nous qui, aux tranchées, avions fait d’une "bonne pipe” la confidente de nos rêves, d’amie inséparable toujours prête à nous distraire, à nous réchauffer, à nous faire oublier fatigue et douleur, à stimuler notre ardeur.Mais hélas ! parmi ceux qui n’avaient pas cassé leur “pipe" et qui, après tant de péripéties étaient arrivés, plus ou moins meurtris, à cet hôpital, combien ne la retrouvèrent pas, cette amie fidèle tombée.au champ d’honneur.Aussi quelles joyeuses exclamations accueillirent notre gestionnaire, venu dans nos chambres nous distribuer des pipes resplendissantes, habillées et équipées de neuf, comme nos braves petits “bleus” et.abondamment pourvues de munitions.Et quelle plus grande joie nous vint à la nouvelle que ce don nous arrivait, par Monsieur Brieux, du Canada si cher à nos coeurs, de Canadiens à l’âme française, émus de nos douleurs, dévoués à notre cause, heureux de notre gloire. 3G “Je faisais partie, malheureusement, de la 1ère vague d’assaut.Je dis malheureusement car en 19 ou 20 secondes, mes 52 braves “poilus” et moi nous avons été tués ou blessés sauf 3, de sorte que nous n’avons pu sauter dans la première ligne ennemie.“Mais, qu’importe, notre 2ième vague a pu sauter dedans, “nettoyer” ceux qui s'y trouvaient.Notre Sème vague a fait le reste.“Ah ! les chics types" et braves hommes que ces Nor- Comme une décoration, c’est avec fierté que nous nous empressons de montrer aux parents, aux amis venus nous visiter la “pipe du Canada”.Et (le croiriez-vous) nos pipes ont converti de farouches ennemis du tabac: c’est que tout le monde en a voulu, de ces fameuses pipes, et de la pipe.aux lèvres il n’y avait pas loin.Que le fardeau d’une telle responsabilité vous soit léger.L’auteur de ces lignes (un de ceux qui succombèrent à la tentation) pour sa part, vous absout.Soyez donc, Messieurs, sincèrement et cordialement remerciés de votre geste dont il restera, en nos coeurs de soldats et d’amis, le plus cher souvenir.f mands.“J’ai reçu un éclat d’obus dans la jambe gauche.Il est maintenant presque “digéré”.Je ne boite presque plus.(Par délégation des sous-officiers en traitement aux Hôpitaux 10 et 11) (salle 25).(Signé) GiOUBEAU, adjudant.“Ce qui m’embête, c’est mon bras gauche.J’ai là un très sérieux “beefsteak” d'enlevé, mettant à nu tous les tendons et.je souffre passablement.“Très heureux de m’en tirer à si bon compte.Car ces s.-là m’ont flanqué cette grenade à bout portant; je suis tombé à 2 mètres de leur tranchée dans un trou d’obus où j’ai fait “le mort” de midi et demi à 6 h.du soir.C’est ce qui m’a sauvé.“Je ne puis vous donner de détails sur la marche de nos opérations, cela nous est interdit.Tout ce que je puis vous dire c’est que tant en Artois qu’en Champagne et surtout notre front, chaque fois que notre Joffre nous dira: en avant! nous sommes sûrs de reconduire l’ennemi plus près de ses frontières.“Nous l’avons battu sur la Marne, nous l’avons obligé à battre en retraite.Depuis cette époque dans cette lutte infâme appelée guerre de tranchées (coupe-gorges s’il en fut) nous l’avons sans cesse fait reculer.“A chaque effort de notre artillerie (des ohus et toujours des obus) l’effort de notre infanterie a triomphé.“Or, n’oublions pas que nous tenons en Artois la côte 140; que nous sommes maintenant aux portes de Leus ! Ça y a bon, décidément, ça y a bon, comme disent les “poilus”.“Patience donc et surtout, dites-le bien haut, là-bas : confiance.* * 9 oct.1915 Ttoyal Hotel, Dieppe.“Mon cher Président, “Mon cher Ami, “Notre excellent ami Bevol n’est plus ! Il est tombé, comme vous le savez, à la tête de sa section, le 27 dernier, lors de notre récente offensive en Champagne.“Si, dans ce deuil qui frappe notre Chambre et ses nombreux amis de Montréal une manifestation de sympathie à sa mémoire se manifestait sous une forme quelconque, je vous prie, mon cher Monsieur Genin, d’inscrire mon nom parmi vous et eux.“Vous savez toute la bonne amitié que je n’ai cessé d’avoir en lui.C’était de plus un bon Français, aimant notre belle France et notre Chambre.“II l’a prouvé en maintes occasions.“C’est vous dire combien je m’associe à cette perte qui touchera tous les coeurs français et autres qui le connaissaient là-bas.“Où habite sa soeur aînée.?Je vousdrais tant lui “En vous priant de me rappeler au bon souvenir de tous mes amis ou connaissances à Montréal, je pousse avec les membres actifs de notre Chambre un vigoureux “Vive la France” et je vous serre affectueusement la main.(Signé) Fernand LeBATLLY.“Heureux de vous informer que je viens d’être cité à l’ordre du jour du corps d’armée auquel j’ai l’honneur d’appartenir.” écrire ! “Je suis embêté, en ce moment, car je suis immobilisé ou presque.“Avec les “poilus” de ma section, nous sommes partis à la baïonnette.à midi 25, le 25 septembre sur les “Boches” que nous tenions “en haleine” à coups de grenades, d’obus, de torpilles et de balles à 25 m.t I * ) La publicité au Canada réussit grâce aux informations que l’on puise dans la DESBARATS “ALL CANADA" NEWSPAPER DIRECTORY.3 Contre Envoi 35c Canada francs étranger Ce volume d’au-delà de 300 pages, 6 vo.Joliment relié fait autorité au Canada.Le prix de la population des villes où elles sont publiées, etc., etc.Ce volume d’au-dela de 300 pages, 0 vo.joliment relié fait autorité au Canada.Le prix de détail en est de $5.00, mais aux annonceurs exclusivement — non pas les libraires ni bibliothèques, nous l’enverrons sur réception de 35c, pour le Canada.3 frs à l'étranger annonce accompagne la demande.pourvu que cette |l r AGENCE DE PUBLICITE I) ES B A R ATS LIMITEE = BATISSE STAIRS, TORONTO, ONT.BATISSE UNITY, MONTREAL.Papier d’Egypte t ANTISEPTIQUE PARFUMÉ Pour purifier l'air des habitations Dépositaires pour l’Amérique du Nord / ROUQIER FRERES, MONTREAL 63, rue Notre Dame Est Tel.Main 4165 .Hamon &- Hess t Travaux en Tuiles et Mosaïques 920 POWER BUILDING f MONTREAL.83 rue Craig Ouest O CANADA! 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Sous loeLl de Dieu, O eux, ant.» èe & t- » û.pré - cur-seur du ^\Tai Dieu, du trône et de lau - tel.Il porte au Rem-plis nos De son pa - tron, A - mour sa - cré à 11 i î i i 1"H W p 3"' É ±=d = =z « a -i ¦4 -i M.é m # y ?y y j J j j -j A-N' i' I —W sait por - ter le • du - ne è h=à* i -0- f—r~T^r F Car ton bras Il est ne 4» • # * • de fieu - rons glo - ri gran - dit en es - pè eux \ rant.ceint dien ra ce WW# Q.• 7 lait - ré - u - le de de ton souffle im-nior - tel ! de la En - ne - mi Par - mi feu.»,y les races e • tran front coeurs Fte-, ran a : JTîl 4^ É J «^1 i a Z a 5 y o mf i » 0- a a a a a a a # y y y y y y y 9 rfTl1 / W pe - - e.Il «ait por ter la croix! re, B': - ni fut son ber - cran.Ê P m : P £ ï f=p T Ton his -toire Le ciel a est une e • po marqué sa car fie ffrWff-ff [1 veut gar - der dans 1 riarmo Sachons être un peu pie de M=W=MW a.iii e Mais plein dé Joy - au - té, - res.No - 4 re guide est la gé - loi *• J fj W3 i j 3 -4- -* 0 y y y y' y y y y r y y y y y y y 1 Chant National Canadien P f ff va leur, Tou - jours gui- de Et e Des plus briï - lants ex - ploits.re Dana -ce men - de non - veau- ta rie : f r r f - r r r i r i ffEt par l’ef • fort ré - pé tons, ber - té ; la foi.e.Sa fié - re li „ fi è res, Sous le joug de ni Et Ba m h m a f t 5F # 3" to ïfc # * a a z -4 a a r a E « a> » # r ; —j» >.-J r r p r m î f-r F I F tè - ge - ra nos foy - ers gar - de - ra l’honneur de foi trem - pe lu - mie de Pro et mon son dra - e, U par sa re.f r F r r f Q.% I gè - ni r no - tre sol âs-seoir la cri vain-qnenr •4Pourle Christ et de ve • ri Sur son e.Le le com me nos pe res, il w m j £ M É m -6 9 B -6 ¦6 ?Ith 2: a o ¥ » ! \ gs a a 4 ¦a a ** i i T* # ¦» J.J).j to "J 1^ *¦ «f r !>r ¦»r w f Mr f tè ; ge - ra nos foy - ers gar - de - ra l^ionneur de droits.peau.Pro et droits.peau.nos son dra n ±.f £ ï 1 Sh "7 i no - tre sol as - seoir .ve cri vainqueur :‘Pour le Christ et ri - te.Sur te.ro i — i roi.” Le le sN i t; m 9-^ ¦6 i± * BFi 1=3 » - rS ¥ o a- ff 0 * 4 -6 ¦6 a K > -fi Z T9 d— BANQUE D’HOCHELAGA Capital versé et Fonds de réserve Total de l’actif, au-delà de - - $ 7,700,000 38,000,000 Directeurs : J.-A.Vaillancourt, président ; l’hon.F.-L.Béique, vice-président ; A.Turcotte, E.-H.Lemay, l’hon.J.-M.Wilson, A.-A.Larocque, A.-W.Bonner.Beaudry Leman, gérant général ; Yvon Lamarre, inspecteur; J.-C.Thivierge, Contrôleur.F.-G.Leduc, Gérant, bureau de Montréal ; P.-A.Lavallée, assistant-gérant.Siège social : MONTREAL 165 Succursales et Agences en Canada.Principaux correspondants Crédit.Lyonnais, Paris.Lyon; Londres, Bruxelles -— Comptoir National d’Escompte de Paris, Paris, Londres, Bruxelles — Crédit Industriel et Commercial, Paris, Londres — Société Générale, Paris et Succursales — Banque de Paris et des Pays-Bas.Paris — Anglo-Foreign Banking Co., Londres — Banca Commerciale Italiana, Rome, Gênes — Banco di Napoli, Naples — Banque Commerciale.Bâle — Banque de Rotterdam, Rotterdam — Incasso Bank, Amsterdam — Deutsche Ban,k Berlin — Çommerzund-Disconto Bank, Hambourg — Banque Impériale et Royale des Pays-Bas Autrichiens, Vienne — Boehmische Union Bank, Prague — National City Bank, National Park Bank, Merchants National Bank.Irving National Bank, New York — First National Bank, Boston — Philadelphia National Bank Philadelphie.Edouard R.Dufresne Tel.Bell Main 2431-2452 Joseph Alfred Nadeau Dufresne 6- Nadeau NOTAIRES PRETS, DEBENTURES INCORPORATION de COMPAGNIES Bâtisse Versailles 90 rue St-Jacques, Montréal. I Le Canada économique , millions de dollars.Les dépôts à demande se sont augmentés de dix millions environ sur le mois précédent.Les prêts à demande au Canada dépassent de treize millions ceux de mai 1915 et les prêts courants ont dépassé 763 millions.Cet état financier doit réjouir profondément tous ceux qui commercent avec le Canada.Le pays possède tout l’argent qu'il lui faut pour faire des achats et si le terrain est sagement préparé, il n’y a aucune raison pour que des affaires fructueuses ne se fassent pas entre le Canada et les nations qui s’appliqueront à devenir ses clientes.Le premier juillet, fête de la Confédération canadienne, présente une occasion exceptionnellement précieuse pour établir le bilan économique de ce pays.L’année civile se trouve coupée par la moitié; les spéculations sur la récolte canadienne sont closes et les opérations qui vont se pratiquer sur la récolte nouvelle ne sont pas encore commencées, et à peine amorcées.D’un autre côté, la proximité de cette date avec l'anniversaire de la déclaration de la guerre qui a bouleversé le monde du commerce et de l’industrie donne aussi une valeur toute spéciale aux enseignements à tirer de cet anniversaire dont vont dater bien des changements dans l’existence économique du Canada.A ce double titre, ces deux anniversaires, coïncidant avec la préparation de ce numéro, nous permettent d’appeler l’attention sur la situation du Canada pris comme terrain spécialement intéressant en vue du développement du commerce avec la France, comme centre de vente et d’achat, et comme lieu d’élection pour l’épanouissement des oeuvres d’après-guerre auxquelles les nations alliées consacrent actuellement tous leurs, soins.La situation économique actuelle du Canada est spécialement encourageante pour une reprise des affaires avec le marché français qui, sous l’heureuse influence du traité franco-canadien passé par les soins des h on.Fielding et Brodeur, avaient pris un élan fructueux propice aux échanges des deux pays.Ainsi, l’année qui avait suivi la Confédération du Canada donnait un total d’exportations de $57,567,888 et les importations atteignaient le chiffre de $73,459,64-1.Les importations pour le mois de mai dernier se sont élevées en un mois seulement à $70,230,181 et les exportations prises en chiffres ronds se sont montées à $75,000,000., Le chiffre total du commerce général du Canada pour les derniers mois d’avril et mai a été de $284,000.000 comparé à $115,000,000 pour les dix premiers mois de 1915.Voilà cent cinquante millions de dollars qu’en une année le Canada prête à la mère-patrie pour lui faciliter ses achats et aider à la lutte.Ce sont là de petits services qui ont une grande importance dans les circonstances actuelles où la guerre économique va nécessiter des échanges de concessions, où il va falloir traiter et trafiquer, donner des faveurs et en recevoir.La Grande-Bretagne est obligée de compter sur ses colonies pendant la lutte, il faudra leur donner des compensations sur le terrain commercial, avoir pour elles des égards et leur accorder des avantages, des faveurs.Oe sera donc un grand point pour le Canada, dans ces négociations, d’avoir une position privilégiée, par suite des avances et de l’assistance qu’il a données à la mère-patrie, de se trouver enfin du bon côté du manche.En même temps, on annonce que le Canada émettra à l’automne un nouvel emprunt de cent millions de dollars pour ses besoins particuliers et s’il est, comme tout le fait supposer, enlevé aussi prestement one celui de l’automne dernier du même montant qui a été couvert deux fois, rien ne viendra entraver la marche du Canada vers le progrès, que n’ont pas pu interrompre les péripéties les plus angoissantes de la lutte actuelle.Le blé qui est le baromètre de la situation économique du Canada, présente de belles perspectives."Naturellement la récolte prochaine ne sera nas aussi forte que la dernière, attendu que la superficie emblavée dans l’Ouest est de 11.49] ,500 arpents, soit 1.494.000 de moins qu’en 1915; mais cette superficie est de 11.6 pour cent plus vaste que celle consacrée au blé en 1914.I/argent de la récolte précédente rentre arrêt dans l’Ouest.En mai, on v a inspecté à neu près vingt-sept millions de minots.tandis qu’en 1914 le même mois, on n’en avait inspecté que six millions.4 Winnipeg.on reçoit quotidiennement 800 wagons de blé : tandis ou’en mai 1915, il n’en arrivait, que 200 à 300 uar ionr.T] est à remarquer même nue le nriv des céréales roc+p forme aven une certaine teudannp à la hausse.Ci ou a l’effnt dp ce mouvement les renoff^a des rTominc dp fer ont subi une augmentation sensible oui est du meilleur augure.De ce qui précède il résulte que la situation écono- Une avance aussi caractérisée ne peut manquer d'être vue d’un oeil favorable de la part de tous ceux qui désirent faire des affaires avec le Canada.Et la situation financière n’est pas moins avantageuse.Le rapport de la Trésorerie sur les opérations bancaires du mois de mai dernier est .particulièrement réconfortantes.1 encore sans Comme le faisait prévoir l’activité croissante du commerce et de l’industrie au Canada, le dernier bordereau du Trésor accuse une augmentation considérable des dépôts.'Ceux-ci ont atteint la somme de $1,177.365,522.ce qui représente cent trente huit millions d'augmentation sur les dépôts d’avril 1915.Les dépôts d’épargne en particulier ont subi un progrès considérable, dépassant seize i Industriels et Manufacturiers Français: Si vous avez l’intention d’étendre vos affaires au Canada, de placer vos produits manufacturés sur le marché Canadien, nous sommes en mesure de vous renseigner sur les possibilités de vente, sur les méthodes et sur les usages commerciaux du pays.L’Agence de Publicité Limitée se chargera de placer votre publicité dans tout le Canada.Ses relations suivies avec la presse Canadienne lui permettent de vous garantir les taux les plus bas, et de vous assurer un service de premier ordre.CANADIAN ADVERTISING AGENCY.LIMITED 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villes suburbaines situées le long de la montagne.SERVICE REGULIER.—Toutes les 20 minutes, depuis 10 heures Char Observatoire Spéolal Passant rues Peel et Sainte-Catherine, à 10 h.a.m., et à toutes les heures ensuite, excepté à midi.a.m.LA CHINE Un charmant voyage de 9 milles à la ville historique de Lachine.Ceux qui désirent sauter les rapides devront prendre le tramway de 4 p.m.SERVICE.—Les tramways partent de la Place d’Armes toutes les vingt minutes. r 43 mique du Canada est aussi satisfaisante que possible et de nature à inspirer les plus fructueux espoirs et les plus brillantes expectatives.Mais cet exposé ne vise que l’avers d’une médaille qui a deux côtés.Il ne suffit pas de songer à ce que le Canada offre de ressources disponibles et prêtes à être mises en oeuvre, il faut songer aux moyens dont le commerce peut utiliser ces ressources, à l’avantage qui peut en résulter pour le Canada et pour ceux qui trafiquent avec lui.Le commerce est un balancier sans cesse en mouvement, qui se déplace avec une régularité incessante, qui peut avoir des arrêts et des précipitations suivant les cas, mais reprend finalement sa marche normale.Les articles produits ou fabriqués sortent du pays, une fois que les besoins domestiques ont été satisfaits, et sont remplacés par d’autres articles importés que le pays ne peut pas produire mais qui sont nécessaires pour répondre à ses besoins de confort, de vie, ou de fabrication.C’est un mouvement inévitable, une loi draconienne à laquelle on ne peut se soustraire, c’est une règle inéluctable.Le Canada ne peut pas plus y échapper qu’aucun autre pays, et c’est pourquoi il s’agite actuellement, sous l’impulsion énergique de son ministre du Commerce, Sir Geo.Foster, en vue de se mettre au courant des besoins des nations disposées ou aptes à commercer avec le Canada, à acheter ses produits naturels ou manufacturé?et en vue de connaître aussi les articles que ces nations pourraient lui offrir en échange et qu’il serait à même de se procurer avantageusement.La Commission Canadienne qui voyage actuellement en Europe répond à cet objet et les commerçants établis au Canada ont une importante tâche à remplir dans le moment actuel.Il leur faut préparer les voies pour assurer le succès du voyage de la Commission dont le résultat pourrait rester infructueux si des dispositions exécutoires n’étaient pas prises dès maintenant.Une partie du travail est déjà fait.La mission française qui est venue au Canada en 1915, dirigée par M.Damour, et à laquelle on doit l’éveil du mouvement pour faire naître l’exportation française au Canada de certains articles qui ont été négligés dans le passé ou abandonnés aux accapareurs allemands, a été le premier pas.Il a été suivi par les Expositions en France de Lyon et de Bordeaux, où les commerçants français ont montré que la production française n’était pas aussi connue qu’elle croyait et qu’elle devait l’être en Canada.C’est un grand pas de fait; une tentative que les fabricants français doivent pousser plus à fond.La conséquence de ce mouvement initial a été l’envoi de la Commission Canadienne en France, enfantée par l’idée bien légitime d’étudier ce que la France prendrait de produits canadiens en échange de ce qu’elle voulait vendre ici, de rechercher les produits canadiens qui auraient le plus de chance de se vendre avantageusement en France et les produits français les plus avantageux à introduire en Canada ou les plus utiles.Ce sont des notions que nos hommes d’affaires établis dans ce pays possèdent parfaitement, mais l’oubli de la réciproque nous expose trop souvent à de coupables mécomptes.Penser seulement à ce qu’on peut placer dans un pays, sans songer à ce que le pays peut vendre pour se procurer les sources nécessaires à ses achats, c’est se tenir dans un cercle vicieux et ne regarder la question que d’un côté égoïste.res- Naturellement il serait absurde de nier que le commerce subisse l'influence du sentiment ; mais ce n'est pas tout.L’intérêt personnel est avant tout le réel grand facteur.Le sentiment joue un rôle important mais il faut qu’il soit constamment soutenu, vivifié, accentué pour produire un effet.La magnifique union des coeurs dom.les Alliés donnent actuellement le glorieux spectacle a certainement une répercussion sur les transactions commerciales, mais c’est une action tellement délicate qu’elle échappe souvent aux calculs, et qu’il vaut mieux ne pas la taire entrer en ligne de compte comme action directrice : c’est un adjuvant, mais pas beaucoup plus.Il faut y adjoindre quelque chose de plus précis, un travail plus effectif, qui doit se faire ici au Canada, sur les lieux.C’est le travail de pénétration rendu d'autant plus agréable maintenant et plus facile par les liens d’intimité qui existent entre les deux pays, entre les peuples entré les gouvernants.Ce n’est plus seulement à la province de Québec, comme autrefois, que l’on peut s’adresser en toute confiance, mais au Canada tout entier, anglais comme français.Toute la partie du pays qui ignorait la France ou feignait de l’ignorer la connaît maintenant, en connaît la langue, les moeurs, les goûts.Les soldats ontariens qui auront passé deux années au front seront un appui puissant dans la lutte commerciale contre l’Allemagne.C’est l’ouverture d’un champ énorme dont doivent profiter sans retard les commerçants français établis pays qui connaissent la clientèle, ses goûts, ses besoins.Il ne s’agit plus d’innover, comme en pays étranger, où les habitudes peuvent être mal connues, mais, simplement d’amplifier le courant existant et momentanément suspendu.comme au Il ne faut pas oublier que les travaux entrepris ne sauront rendre leur effet intégral que si le commerce français se trouve protégé non seulement par la défense nationale, mais aussi par ses propres nationaux en personne.La restauration sociale, industrielle et maritime des pays alliés sera une oeuvre de lourd labeur.“Plusieurs d’entre eux, comme le faisait remarquer M.Briand au Congrès Economique, auront subi pour un temps une occupation ennemie qui n’aura respecté ni les ressources naturelles, ni les stocks accumulés, ni l’outillage des usines.Cette situation réclamera des mesures exceptionnelles, mesures de récupération sur l’ennemi vaincu, mesures de défense et de protection pendant toute la période où s’effectuera la réparation des dommages causés, mesures aussi de collaboration entre les Alliés pour l’utilisation réciproque des ressources naturelles.” Ces mesures pour lesquelles le commerce des Alliés compte sur la sagesse et l’énergie de ses représentants n’aura cependant sa pleine somme d’efficacité que si chacun apporte sa part de coopération pour éviter les fuites Compagnie Générale Transatlantique (LIGNE FRANÇAISE) SERVICE POSTAL HEBDOMADAIRE PARIS BORDEAUX NEW YORK Départ de New York le Samedi à 3 P.M.par les paquebots luxueux et rapides ESPAGNE LA TOURAINE LAFAYETTE et par les paquebots à classe unique.CHICAGO NIAGARA ROCHAMBEAU La route la plus directe et la plus 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