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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1917, Collections de BAnQ.

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VINGT-CINQUIÈME ANNÉE MARS 1917 No 274 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de CommerceFrançaise IDE \ MOUTEEAL SOMMAIRE : Séance du 25 janvier 1917.— Revue commerciale et financière.— Le Canada après la guerre.— Production minière.— Droits sur l’amiante.— L’emprunt national.— Récoltes de 1916.— Flore et Faune du Canada.— Les forêts du Canada.— Avis aux exportateurs.— Ça et là.La Chambre n’est pas responsable collectivement des opinions émises dans les articles de ses collaborateurs.projet de loi sur la désertion et l’insoumission.Cette note est intéressante pour nous du fait qu’elle mentionne que la population française du Canada a envoyé environ 20% de ses représentants à l’année, en France.Nous avons reçu également une lettre du Ministre des Finances d’Ottawa, nous priant de recommander à nos employés et à notre entourage de pratiquer la plus stricte économie et d’aider le Gouvernement à répandre ces idées dans le public et à l’encourager à souscrire aux Bons d’Epargne de la Guerre, émis par le Gouvernement fédéral, en nous joignant aux autres Chambres de Commerce et autres corps constitués, soit par une campagne individuelle, soit par la distribution de brochures, soit en participant à des réunions publiques, ou par tous autres moyens.Litiges.—Nous avons reçu des demandes du Syndicat de lia Soierie Lyonnaise, pour régler certaines créances laissées en souffrance par 3 maisons de Toronto.Pour l’une de ces demandes, nous avons fait exécuter en notre une procuration et nous faisons régler les liquidateurs par notre intermédiaire.Nous attendons les réponses quant aux deux autres litiges.Une lettre du Commissaire des douanes d’Ottawa appelait l’attention des importateurs sur la nécessité d’exiger des exportateurs d’indiquer le pays d’origine sur les factures.En plus de la majoration de 25% sur la valeur des expéditions quand elles en sont pas accompagnées de facture en règle, il y aura encore une surtaxe de 10% lorsque l’indication du pays d’origine aura été oubliée.Nous avons fait mettre un avis spécial dans le bulletin de janvier, appelant l’attention de nos correspondants sur ces détails.Séance du 25 janvier 1917 La séance est ouverte à 3 heures % sous la Présidence de M.J.R.Genin, assisté de MM.de Montgaillard et Parut, Vice-Présidents, L.Fréchon, trésorier ; Seurot, secrétaire et Louis-E.Bernard, secrétaire-adjoint.Etaient aussi présents : MM.Paul Brisset des Nos, Laloy, de Passillé, Vautdet et Vennat.M.Prévôt, malade, s’est fait excuser.M.le Consul Général assistait à la séance.Le président remercie la Chambre d’avoir bien voulu lui témoigner sa confiance en le nommant encore une fois à la présidence pour l’année qui commence.Il prie s* collègues de croire qu’il continuera, comme par le passé, à servir Ha cause française avec le même dévouement, le même zèle et le même patriotisme.M.le Consul Général félicite le Président et le Bureau à propos de leur réélection ; il se fera un plaisir d’assister, comme il l’a toujours fait, d’ailleurs, à toutes les réunions de la Chambre et il sera heureux de continuer a apporter à (la Chambre l’aide et l’appui de son influence, et et de collaborer à ses travaux.Le procès verbal est lu et approuvé.Correspondance : Depuis la dernière séance, nous avons reçu 38 lettres et nous en avons envoyé 37.Parmi les lettres adressées à la Chambre, on remarque les suivantes : Une lettre de la Ligue Maritime Française, proposant à notre Président d’être son délégué à Montréal.Cette proposition a été acceptée, d’autant plus que nous sommes persuadés de la nécessite d’établir une ligne directe de navigation entre Ha France et le Canada.Une lettre très intéressante de la Ligue Coloniale française nous donnant un aperçu du but qu’elle poursuit, de ses moyens d’action, etc., avec cette lettre la ligue Colo-nale Française nous transmet le texte de la discussion du nom Nous avons reçu par l’intermédiaire de M.le Consul Général diverses demandes de notoriété et, pour l'office du Commerce extérieur des questionnaires sur l’importation du Canada, en France de tous les articles et produits ceptibles d’être exportés.Parmi les lettres pouvant intéresser nos importateurs, on peut signaler une demande de MM.Marthoud Frères, sus- 22 de Chefoo (Chine), et, pour ceux désirant exporter des produits canadiens, une lettre de M.David Divas du 'Caire.Le programme pour l’année 1917 est lu et approuvé ; il doit être publié dans le Bulletin de Février.M.le Consul Général présente un rapport de l’Office National du Commerce Extérieur dans lequel se trouve une liste des articles demandés en vue de l’importation en France et aussi des produits et objets demandés par le Canada, entre autres pays, et pouvant être fournis par la France.Cette liste sera publiée dans un prochain bulletin.M.le Consul Général remet aussi une lettre de l’Offi-National du Commerce Extérieur, demandant l’insertion d’une annonce dans notre Monthly Trade Report.Il attire l’attention de la Chambre sur l’augmentation extraordinaire des exportations canadiennes vers la France, qui se sont élevées pour le dernier exercice à $51,500.000.Il communique aussi à >la Chambre une lettre de M.le lieutenant Le Merdy, d’Amiens, attaché à la Mission militaire française près l’armée britannique, et qui demande certains renseignements au sujet de l’établissement d’une ligne de navigation de gros cargos entre Halifax et le Havre, desservie par un service fluvial de chalands-automobiles entre le Havre, Rouen et Paris.Comme la Chambre, d’après son programme doit s’occuper tout spécialement cette année de questions intéressant l’organisation de services transatlantiques directs entre la France et le Canada, il est décidé qu’elle répondra an Lt Le Merdy en lui donnant les indications qui pourront lui être utiles.M.le Consul Général présente aussi une lettre qui lui a été adressée par la Chambre Syndicale desMarchands de Bois, G3 rue St-IIonoré.Une copie de cette lettre a été envoyée à la Chambre de Commerce pour que des dispositions soient prises pour donner satisfaction à la demande de la Chambre Syndicale des Marchands de Bois.Enfin, il fait part d’une (lettre de M.Victor Marguerite, directeur de l’Information Universelle, parlant tie l’envoi de 225 exemplaires franco-anglais à distribuer dans un but de propagande.M.le -Consul Général répondra pour faire connaître à M.Margueritte que la Chambre de Commerce pourrait se charger de cette distribution dans les milieux où cette propagande serait la plus utile.M.Raoul Vennat appelle l’attention de la Chambre sur le fait que l’annonce du Champagne Mumm paraît encore dans un journal de la province de Québec.La séance est levée à 5 heures.le début des hostilités.Voici donc quel a été le commerce du Canada, (marchandises seulement) durant ces quatre dernières années : Commerce A l’importa- A l’exportation.total.tion.1913 .$1,104,241,177 $674,313,226 $429.927,951 1914 .1915 .1916 .973,850,055 514,585,914 459,264,141 972,132,671 4.21,584,597 550.548,074 1,773,069,133 716,929,813 1,056,139,320 La première année de la guerre le commerce canadien fléchit et la baisse de ses échanges s’accentue en 1915; mais, en 1916.le commerce canadien atteint un chiffre relativement énorme, sans précédent, en augmentation de 38 pour cent sur la période d’avant-guerre.De plus, la balance déficiaire du commerce est, depuis deux ans, devenue favorable : $128,963,477 en 1915, et en 1916 $339,209,507.Cette balance accuse donc que la situation commerciale du Canada est, à l’heure actuelle, excellente ; mais analyse attentive indiquera que l’avenir est incertain.Voici, pour les six principales branches de la production canadienne, quelle a été l’augmentation pour cent des exportations en 1916 relativement à 1913 : Produits des pêcheries Produits des forêts .Produits des mines .une 17.20.25.Produits agricoles .Produits animaux.Produits de l’industrie .L’augmentation du chiffre des exportations canadiennes est attribuable, dans une bonne mesure sans doute- à la hausse extraordinaire des prix ; mais, comme le renchérissement a été général depuis trois ou quatre ans, on peut tenir pour à peu près exacte l’augmentation de chacune des branches de la production relativement aux autres.Et l’on constate que l’accroissement de l’exportation des produits industriels (86 pour 100) est de beaucoup la plus considerable.Les produits de l’industrie, qui se rangent immédiatement après les produits agricoles 1(^383,929,118 et $377,138,502) comptent pour 35 pour 100 dans le total des exportations canadiennes au cours des douze mois se terminant fin octobre 1916.Or, la plus grande partie de ces produits de l’industrie consistent en munitions et autres fournitures de guerre.Donc, la paix rétablie, si maintient le 51.58 86.on commerce extérieur, il faudra s’adapter conditions d’après-guerre, transformer une bonne partie de 1 outillage industriel, trouver à une production nouvelle de nouveaux marchés.aux Revue commerciale et financière L état publié par le ministère des Finances» à la date du 28 février, montre la situation stable des finances fédérales à la fin du onzième mois du présent exercice.Les revenus de onze mois se sont élevés à 205 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 51 millions sur les onze mois correspondants de 1916-1916.Les dépenses ordinaires ont d’autre part augmenté de vingt millions seulement et s’établissent à 113 millions.Un peu moins de 22 millions représentent les dépenses de ea- Le commerce canadien atteint à l’heure actuelle volume inconnu jusqu’ici.Les dernières statistiques que nous en possédons s’étendent jusqu’à la fin d’octobre dernier.Si nous considérons les périodes de douze mois se terminant fin octobre 1913, 1914, 1915 et 1916, voyons le chiffre des opérations commerciales du Canada a' ant la guerre et la fluctuation des opérations depuis un nous 23 bre de paysans français et belges, craignant une répétition de l’hécatombe de 1915-16, quitteront leur pays pour venir s’établir au Canada.Telle est du moins l’opinion de Lord iShaughnessy et de M.Murray Gibbon du Pacifique Canadien et ils doivent savoir à quoi s’en tenir sur ce point.La prospérité nationale du Canada dépend d'abord et surtout de l’agriculture; si une bonne immigration vient cultiver son sol fertile, la richesse nationale du Canada ne pourra que croître.On a prétendu que les industriels qui se sont consacrés à la production d’obus seraient forcés de jeter leur matériel de fabrication au vieux fer et qu’il leur faudrait un certain temps avant de trouver des industries nouvelles auxquelles ils pourraient se consacrer.Ceci n’est pas du tout le cas.La plupart des machineries servant à la fabrication des obus sont des types courants, qui lorsqu’elles seront modifiées, pourront être facilement adaptées à la fabrication d’autres articles.Donc, une très grande partie des machineries servant actuellement à la fabrication d’obus pourront servir à d’autres fins.Mais, ce qui importe le plus pour le Canada, c’est que les industriels qui se sont lancés dans la fabrication d’obus ont appris une précieuse leçon de production intense, dont ils se serviront avec avantage.Un fait qui vaut la peine d’être noté: Déjà, à l’heure actuelle, un bon nombre de maisons qui fabriquaient des obus ne tiennent plus du tout à continuer leur fabrication (peut-être à cause des profits réduits qu’ils en retirent depuis quelques mois) et profitant de l’expérience acquise dans les travaux métallurgiques, ont cessé de faire des obus pour se spécialiser dans la production d’autres articles et cela presque sans effort.pital, en dehors du budget de la guerre, ce qui est une diminution de 13 millions comparativement à 1915-1916.De sorte que la part des revenus applicables aux dépenses de guerre s’élève à 70 millions de dollars, tandis qu’elle n’était que le 29 millions, pour la même période du précédent exercice.Ces chiffres prouvent que le Canada développe son effort militaire sans nullement compromettre l’équilibre de ses finances.Bien mieux, il paie à même le revenu courant le tiers des dépenses de guerre.A ceux que l’accroissement de la dette publique épouvante, nous pourrions faire observer que, si la paix était rétablie cette année, le Canada pourrait, en maintenant simplement le revenu actuel, se libérer en six ans de l’excédent de dette constracté depuis le commencement des hostilités.O- Le Canada après la guerre La prospérité dont jouit le -Canada, à l’heure actuelle, est certainement due en majeure partie à l'état de guerre, mais il est probable que cette prospérité ne diminuera pas quand la paix sera signée et qu’elle augmentera même.L’une des conclusions des conférences entre les Alliés a été que l’on donnerait la préférence aux pays alliés pour tous les produits dont les nations amies auraient besoin, au lieu de les acheter aux ennemis ou même aux pays neutres.Parmi les articles de toute première nécessité pour les Alliés — la France et la Belgique et dans une proportion moindre, l’Italie, la Russie et la Serbie —- il faut compter les matériaux de construction.Et d'où ces matériaux viendraient-ils, si ce n’est du Canada qui possède les plus grandes richesses forestières au monde?Ensuite il ne faut pas oublier que tandis que les pertes canadiennes (morts et mutilés) sont de 65,000, les pays alliés comptent les leurs par millions.Aussitôt la guerre finie, les alliés d’Europe devront de toute nécessité suppléer à la main d’oeuvre par la machine — surtout pour l’agriculture.Or, le Canada peut leur fournir en grande partie les instruments aratoires et autres dont on aurait besoin.Quant aux produits alimentaires, le Canada continuera a être le grenier du monde.Il y a encore de vastes territoires dans les prairies de l'Ouest qui sont à peine peuplés et immédiatement après la guerre on prévoit qu'il y aura des demandes considérables pour des “homesteads”.Ensuite, comme ce fut le cas à la suite de la guerre Anglo-Boer, il est probable que les soldats recevront en prime, des terres pour qu’ils puissent s’y établir avec leurs familles.On doit s’attendre également à une certaine immigration des Iles Britanniques, car il est probable que les jeunes soldats, autrefois employés dans les bureaux et magasins, après deux ans passés au grand air, ne se feront pas à l’idée de retourner à l’atmosphère renfermée des maisons de commerce — ils préféreront la vie au grand air des provinces de l’Ouest.Peut-être qu'un certain Ainsi nous voyons s’établir au Canada des industries inconnues jusqu’à présent, industries qui donneront du travail à un grand nombre d’hommes et qui diminueront de beaucoup la somme que l’on envoyait antérieurement aux Etats-Unis pour de l’outillage et d'autres produits métallurgiques.Terminons en citant les paroles de Lord Shaughnessy : “Si nous concluons que notre succès dépend entièrement de nous même, de nos propres efforts et que toute aide que nous recevions du dehors soit considérée comme un surcroît, que nous décidions que notre pays peut égaler n'importe quel autre pays au monde, et que nous sommes capables de faire ce que d’autres font, nous n’avons aucune raison de douter de la position proéminente qu’occupera le Canada dans l’avenir”.o Production minière Le gouvernement fédéral vient de publier le rapport préliminaire de la production minière canadienne en 1916.Partagée en trois classes, cette production s’établit comme suit: métaux $107,040,035; minéraux non métalliques,-$53,015,693 ; matériaux de construction, $17,301,726.Ce-celà donne une production totale de $177,357,454, ce qui nom- / ^ i • ¦ I ?24 C'est une augmentation de 14 pour cent par rapport à l’année précédente.L’amiante, dont les mines produisent 90 pour cent de l’approvisionnement mondial, accuse une augmentation considérable et figure au tableau pour une valeur de $5 211,157.On remarque une augmentation sensible en fer chromé, magnésite, graphite, mica malbdénite.La province de Québec possède la mine de molybdénite la plus importante d’Amérique.¦Somme toute, les conditions domestiques anormales qui régnent actuellement dans le monde minier ont un fe-fet avantageux pour le développement et l’exportation des richesse minérales canadiennes.Il est vrai que la valeur des produits des carrières et de l’industrie de l’argile a diminué de 18 pour cent, si les produits métalliques sent une augmentation de 53 pour cent.équivaut à une augmentation de 40 millions de dollars, ou de 29,3 pour cent sur l’année 1915.Les gisements de produits métalliques ont à eux seuls augmenté leur rendement de 31 millions.La guerre a donné un élan extraordnaire à l’industrie des mines, mais l’augmentation de la production nationale ne correspond pas à l’accroissement en quantité ; elle est en partie causée par la plus-value des produits.Ainsi, le prix du cuivre a monté de 13 cents la livre en 1914 à 27 cents en 1916 ; le plomb, qui valait 4.48 cents en 1914, est coté à 8.5 cents en 1916 ; le prix de l’argent a pareillement monté, depuis deux ans, de 54,8 cents à 65.6 cents l’once à 65.6 cents l’once.Parmi les métaux les plus indispensables aux industries de la guerre, celui dont le prix a le moins évolué à la hausse est le nickel, qui est évalué à 35 cents la livre, comparativement à 30 cents, en 1914.Delà est d’autant plus surprenant que l’industrie du nickel représente presque un monopole canadien, les seuls gisements importants hors du 'Canada étant ceux de la Nouvelle-Calédonie.La guerre a tout particulièrement stimulé la production du cuivre qui a monté de 75 à 119 millions de livres depuis deux ans ; celle du fer qui a monté de 155,000 à 260,000 tonnes, et celle du nickel, qui s’établit en 1916 à 83 millions de livres, ayant presque doublé en deux ans.Le rendement des gisements argentifères, quoique représentant une valeur accrue, est en diminution ; il est de 25 millions d’onces, comparé à 27 millions en 1914.Les chercheurs d’or ne se sont point détournés de leur occupation à cause de la guerre, et leurs efforts en 1916 ont été récompensés par la production de 928,963 onces du précieux métal, comparativement à 770,000 onces en 1914.L’or n’est cependant pas le plus précieux minéral que les mineurs canadiens tirent des entrailles de la terre.Il en est un autre, moins apprécié par le vulgaire, mais qui a une plus grande valeur ; c’est le platine.Une once d’or ne vaut que $20 ; il faut payer le double pour une once de platine.De sorte que ce n’est point exprimer le comble de toutes les perfections, que de dire de quelqu’un qu’il vaut son pesant d’or.Un homme évalué au poids de l’or, s’il n’est obèse, ne vaudrait qu’environ $50,000, ce qui est relativement peu.Le platine est toutefois, dans la production minière, canadienne d’une rareté qui ne se peut comparer qu’à celle des pommes de terre ou de l’anthracite.Le Canada n’en a produit en tout, en 1916, que 15 onces, valant $600.* % % Le service des mines provincial, qui fait partie du département administré par l’honorable Honoré Mercier, vient de faire paraître une brochure donnant la statistique de l’industrie nationale de la province pendant l’année finissant au 31 décembre 1916.Ce rapport n’est que préliminaire et est surtout statistique, mais il présente grand intérêt d’actualité.La statistique gagne à être publiée promptement, et ce compte-rendu de l’industrie minière, qui paraît dans les deuz mois après la clôture de l’année dont il traite, est des plus utiles.La production totale des produits des mines et des carrières de la province en 1916 atteignit $13,070,566.>- accu- o- Droits régaliens sur l'amiante Le gouvernement de la province de Québec va imposer, à partir du premier avril prochain, un droit régalien sur l’amiante.Telle est la décision qui vient d’être prise par le cabinet et publiée officiellement.Ce droit régalien est imposé en vertu de l’article 2105 de la loi des mines de Québec, tel qu’amendé à la dernière session de la Législature.Cet article, tel que décrété en 1892, donnant au lieutenant-gouverneur en conseil le pouvoir de réclamer le droit régalien dû à la Couronne sur toute terre déjà vendue concédée par la Couronne ou qui peut l’être à l’avenir, mais seulement cinq ans après la date de la vente.Ce droit régalien, qui devait être déterminé, d’après le rapport de l’inspecteur des mines, et en prenant pour base la valeur, .à la mine, du minéral extrait, déduction faite des frais d’extraction, ne devrait pas excéder trois pour cent de cette valeur.ou A la dernière session de la 'Législature, on a amendé cet article en enlevant cette limite de trois pour cent.Comme question de fait, ce droit régalien n’a jamais été mis en vigueur.Le gouvernement provincial vient de décider de l’appliquer aux mines d’amiante.Ce droit régalien sera prélevé au taux de 5 pour cent de la valeur de 1 amiante, déduction faite des frais d’extraction, de manutention et d’exploitation.Néanmoins, sur toute quantité d’amiante extrait des mines situées dans la province qui sera fabriqué ou transformé en objet manufacturé ra que de 3 pour cent.Le département de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries est charge de la perception de ce droit régalien, qui devra être payé le premier décembre pour les six premiers mois de l’année, et avant le premier juin pour les derniers six mois de l’année précédente.Le ou avant le premier janvier, toute compagnie tout individu sujets au droit régalien devront envoyer ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries un Canada, la royauté ne se- au un OU au ¦ 25 Récoltes de 1916 ptat fournissant les détails de leurs opérations séparément les deux semestres écoulés au 31 décembre et au 31 pour juin respectivement.La valeur brute de l’amiante sur laquelle sera prélevé ce droit régalien, déduction faite des frais d’extraction, et d’exploitation de la mine, sera le prix courant du marché, point d’expédition.Le Bureau des Statistiques publie dans la Statists récolte des tique Mensuelle des données intéressantes pommes de terre ainsi que sur la récolte de plantes fourragères, dont le rendement, en 1916, a été estimé, pour l’ensemble du pays, à 250 millions de dollars, comparativement à 229 millions en 1915.La production de pommes de terre a été de 61 millions de boisseaux, soit un million de boisseaux de moins qu en 1915, le rendement ayant été médiocre pour les deux années.-En 1914, le Canada avait récolté 85 millions de boisseaux de pommes de terre.Dans la province de Québec, en 1916, la récolte n'a donné que 14 millions de boisseaux, comparativement à 17 millions en 1915, mais, à cause du prix beaucoup plus élevé obtenu en ces derniers temps, la récolte de 1916 est évaluée à 14 millions de dollars, tandis que celle de 1915 n avait été estimée qu à 9 millions.Dans Ontario, la production des pommes de terre est tombée de 14 millions de boisseaux en 1915 à sur au ¦O- L'emprunt national Le gouvernement fédéral a rendu public le prospectus du troisième emprunt de guerre national.'Comme on l’avait prévu, l’emprunt sera millions de dollars, sous forme d’obligations 5 pour cent émises au cours de 96, et rachetables dans vingt ans.A moins de contre-ordre, les listes de souscriptions seront closes le 23 mars courant.Un versement de 10 pour cent de la valeur nominale est payable au moment de la souscription; après l’adjudication, le solde dû devra être acquitté en trois versements : le premier, de 30 pour cent, payable le 16 avril ; le deuxième, de 30 pour cent, payable le 15 mai, et le troisième, de 26 pour cent, payable le 15 juin.L’intérêt sera payable à New-York, ainsi que dans toutes les principales villes du Dominion, ce qui aura probablement pour effet d’attirer beaucoup de souscripteurs américains.Le Canada est toutefois capable de parfaire à lui seul le montant total de l’emprunt, et si les souscripteurs canadiens, comme on s’y attend, en absorbent la totalité, il semble qu’il serait désirable de leur accorder une préférence.Car on fait aux Canadiens une invitation pressante de souscrire, en faisant appel à leur patriotisme, mais il est évident que, à part son caractère patriotique, cet emprunt constitue une occasion de placement exceptionnelle, meilleure que les deux premiers emprunts de guerre, de cinquante et de cent millions respectivement, effets sur le marché domestique.Le premier emprunt national, avait, un rendement de $5.50 pour cent, mais n’était que pour une période de dix ans.Le second, qui était pour un terme de quinze ans, n’avait qu’un rendement de 5.30.Le nouvel emprunt est pour une période de vingt ans, et son rendement est de 5.40 pour cent.Il ne fait aucun doute que, bien avant 1 échéance des obligations actuellement offertes au public canadien au cours de 96, les porteurs auront l’occasion de les revendre à plusieurs points de prime.En temps normal, en effet, le gouvernement fédéral emprunte à quatre pour cent, ou, tout au plus, à quatre et demi ; et il est raisonnable de croire que le marché financier du monde rentrera dans les conditions normales en l’espace de quelques années après la Conclusion de la guerre.pour une somme totale de 150 8 millions de boisseaux en 1916.Ces chiffres officiels expliquent dans une certaine Le prix du blé, par mesure le niveau actuel des prix, exemple, a virtuellement doublé, depuis le commencement de la guerre, malgré le prodigieux rendement de la récolte de 1915, à cause de l’extraordinaire demande des pays belligérants, où la production est nécessairement déficitaire.Le prix des pommes de terre semble avoir fluctué de la même manière en obéissant aux mêmes in- fluences.Et ce rapport inévitable entre 1 offre et la demande est aussi apparent, quoique en raison inverse, en ce qui concerne le foin.Le rendement du foin et du trèfle, en 1916, a atteint le record de 14,799,000 tonnes, ce qui équivaut à 1.86 tonne par acre, le plus fort rendement moyen qui ait jamais été obtenu.La récolte avait donné en 1915 moins de 11 millions de tonnes.Par suite le prix un peu moyen que les cultivateurs ont obtenu de leur foin est tombé de $14,22 en 1915 à $11.52 en 1916, malgré la qualité sensiblement meilleure de la dernière récolte.Dans la province de Québec, les prairies avaient donné en 1915 environ une tonne et un tiers par acre; le rendement s'est élevé à une tonne et trois quarts par acre en 1916, et le rendement a été encore meilleur dans Ontario où il a atteint deux tonnes.La province de Québec, en 1915, avait récolté 3,682,000 tonnes de foin valant $58,507,000 ; la récolte de 1916, de 5,224,000 tonnes, et d'une qualité supérieure, n’est cependant évalués qu’à $54,464,000 le prix de la tonne étant tombé de $15.89 en 1915 à $11.00 en 1916.Il ne paraît exister en ce moment aucun endroit habité du Dominion où des efforts ne seront pas tentés pour augmenter la production du sol durant la prochaine saison.La possibilité de se procurer de la main d’oeuvre du nord-ouest des Etats-Unis est aussi à l'étude par les représentants de l’agriculture sous le même parallèle canadien, c’est-à-dire des provinces des prairies.C'est dans ces pro- ~~1 26 vinces que se produit la plus grande partie des céréales d’exportation, et, une plus grande attention est apportée à l’augmentation de la production, dans le but de renouveler les réserves de l’empire qui ont été quelque peu entamées.Des constations et inspections qui viennent d’être faites, il est avéré que ceci n’est pas dû à une diminution dans la production en Canada.La North West Grain Dealers Association, de Winnipeg, estime que la récolte de la dernière saison a été de 210,000,000 de mi-nots de blé la plus grosse récolte enregistrée jusqu’ici à part celle de 1915.(Le 15 novembre 1915 cette association évaluait à 160,015,000 de minots.La différence entre ce chiffre et la réalité est rapportable aux nouveaux districts placés sous culture, en réponse à une demande d’une plus grande production pour les besoins de la guerre.Dans la province du Manitoba, le terrain préparé pour la culture cette année est de 3,177,826 acres, à comparer à 2,796,600 pour 1916.La quantité de grain, en ce moment en entrepôt dans tout le (Canada est plus considérable qu’elle ne l’a été en aucune époque précédente.Bien que ralenti pour le que de tonnage l’exportation du grain canadien est cependant bien au-dessus de la moyenne.En outre du manque de main d’oeuvre, les producteurs ont de la difficulté à se procurer du bon grain de semence.Dans le sud du Manitoba où la récolte des céréales a été sérieusement affectée par la rouille, il existe en conséquence une rareté du grain de semence et le gouvernement va y obvier en procurant le.grain nécessaire fermiers.principaux arbres sont l’épinette, le bouleau, le pin gris ; la flore est si peu variée, qu’au moins 90 pour cent des fleurs trouvées dans une localité peuvent aussi se trouver dans une autre.C’est de cette zone qu’on tire maintenant et qu’on tirera dans l’avenir lia plus grande partie du bois à pulpe.Les forêts situées en deçà du cercle artique sont l’habitation naturelle de tout le gros giber et des animaux à fourrure du Canada, exception faite des animaux polaires, et de ceux qu’on trouve dans les montagnes Rocheuses, et en Colombie Britannique, l’antilope seule étant particulière à la zone des prairies.L’élan, l’orignal, le caribou des bois et diverses espèces de daim s’y trouvent maintenant et vivaient récemment encore dans presque toute la région et c’est dans cette zone qu’on trouve aussi en grande abondance l’ours noir, le castor, la loutre, la martre, le vison, l’hermine et le renard.On rencontre partout le coq de bruyère, les lacs et cours d’eaux regorgent d’excellents poissons.Zone de transition.—Ce qu’on appelle ici la zone de transition a un caractère si varié que nous devons le trai-man- ter avec plus de détails.La flore du littoral de l’Atlantique est presque identique à celle de la côte du Pacifique; mais les essences forestières en sont bien différentes, quoiqu’on puisse remarquer que beaucoup de celles qu’on trouve sur les montagnes de la Gaspésie, se présentent aussi en Colombie Britannique.De l’île du Prince-Edouard au lac Huron, la zone de transition comprend tout ce qu’on appelle “bois dur”, le hêtre, l’érable, le frêne, le chêne, le noyer dur, l’orme et le bouleau jaune, qui sont les bois industriels les plus répandus de ce pays.Dans le sud d’Ontario, le sycomore, le tulipier et le magnolia, ainsi qu’un grand nombre de plantes, et en particulier l’opuntia de la Pointe Pelée, sont de la zone Carolinienne, et indiquent un pays plus chaud, on trouve aussi dans ces régions beaucoup d’espèces d’oiseaux et de petits mammifères qu’on ne trouve pas ailleurs au Canada.Du lac Huron à la région des prairies, la flore et la faune appartiennent à la zone canadienne, mais à mesure qu on avance vers l’ouest, la flore change graduellement jusque dans les régions du Sud de la Saskatchewan et de 1 Alberta, et ce n’est que le long des cours d’eau et dans les marais qu’on voit beaucoup d’espèces qui se trouvent dans les districts boisés.Dans l’est du Manitoba, la flore des prairies, comprend un grand nombre de variétés qu’on ne trouve plus à 1 ouest, mais bien peu de celles-ci sont de vraies plantes de prairies.Presque toutes se trouvent au sud de il a zone canadienne, dans 1 est d Ontario, montrant clairement qu’elles ont survécu à la période où tout le Manitoba était boisé.Le fait qu elles sont entièrement remplacées, plus à l’ouest, par des especes qui appartiennent spécialement aux prairies, prouve la plus grande ancienneté des prairies de 1 Ouest.La flore des prairies de la région voisine de la rivière de la Paix, ressemble beaucoup à celle du Manitoba, et un troupeau de plusieurs centaines de buffles y habite encore.On peut facilement rapprocher de la zone Sono-raine certaines parties du sud-ouest de la 'Saskatchewan et du sud de l’Alberta.La pluie y est peu abondante, les Les 1 lacs alcalins et les marais y sont fréquents et la flore et la aux Flore et Faune du Canada Zone Artique.—On peut partager généralement le Canada en 3 zones : la zone artique, la zone canadienne, et la zone de transition, la zone hudsonienne étant comprise entre les deux premières, et la limite nord de la région des arbres servant à définir la limite sud de la zone artique.La grande majorité des plantes de cette zone sont circumpolaires dans leur distribution, les espèces du nord étant en majorité identiques à celles des mêmes latitudes d’Europe et d’Asie.Les principales régions où naissent presque tous les échassiers et le grand gibier ailé, à l’exception de la famille des coqs de bruyère, sont situés dans Sa zone artique, quoique beaucoup d’oiseaux migrateurs fassent leurs nids plus au sud.Le lagopède est le seul gibier ailé habitant cette zone durant les mois d’hiver.Les mammifères particuliers à la contrée sont le renard, le lièvre artique, l’ours polaire, le caribou des terres arides, le boeuf musqué et le lemming.Zone Canadienne.—On entend ici par zone canadienne, les forêts en-deça du cercle polaire, et s’étendant du nord de la province de Québec dans une direction nord-ouest à travers le continent, jusqu’à la rivière Makenzie, ' on peut comprendre aussi dans cette zone certaines parties du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse. r"1 27 faune y ressemblent à celles de l’Arizona ou du Nouveau-Mexique.(Des grands mammifères de la région des prairies, l’antilope, le blaireau, la mouffette, le coyotte, le petit renard et les loups, ne sont nulle part maintenant très abondants et leur fourrure n’a pas une grande valeur.Les oies, les canards et les poules de prairie abondent.Il n’y a que peu de poisson dans les lacs et les cours d’eau ; la carpe et le brochet (Jackfish) en-sont les principales espèces.Colombie Britannique.—La flore des plus hautes montagnes de la Colombie Britannique est d’un caractère essentiellement arctique, mais en général, la flore Alpine varie beaucoup avec la longitude.iSur les pentes orientales des montagnes Rocheuses, elle ressemble à celle du Montana et du Wyoming, tandis que dans la chaîne humide de la côte, ce sont les essences de la région de l’Alaska qui prédominent.Les pilateaux secs de l’intérieur contiennent beaucoup d’espèces de la zone Sonoraine, et dans la région d’O-kanaga où la pluie est peu considérable, la flore est comparable à celle des régions arides du sud de l’Alberta.Bien que quelquefois d’espèces distinctes, les mêmes familles de mammifères habitent toute la Colombie Britannique; les montons, des chèvres, les daims et l’ours gris en sont les plus importants.,Si ce n’est près de la côte, on n’y trouve que peu de gibier ailé, à l’exception du coq de bruyère.On pêche plusieurs espèces de truite dans les lacs et les cours d’eau.Ces chifres forment un grand total, pour le Canada, de 225,000,000 d’acres.RESERVES FORESTIERES Dans les provinces maritimes, Québec, Ontario et la la plus grande partie de la Colombie Britannique, l’administration des forêts est sous le contrôle provincial ; mais les forêts des terres publiques des provinces du Nord-Ouest et de la zone des chemins de fer de la Colombie Britannique, sont sous le contrôle du gouvernement fédéral.De-• puis de longues années, les gouvernements fédéraux et provinciaux ont adopté la politique de mettre de côté des réserves forestières, dans le but d’assurer un approvisionnement permanent de bois de construction, de maintenir des conditions favorables à un approvisionnement d'eau permanent, et de protéger les animaux, poissons et oiseaux vivant dans les limites de ces réserves.Grâce aux lois qui se sont succédées, la superficie des réserves forestières du Canada s’est augmentée de 7,413,760 acres en 1901, à 152,833,955 acres en 1914.Sur ce total, 107,997,513 acres sont dans Québec, 14,430,720 acres sont dans Ontario et 2,474,240 acres dans la Colombie Britannique, sous le contrôle provincial, et 27,931,842 acres sont soumis à la juridiction fédérale dans Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie Britannique.La superficie de 2,274,240 acres en Colombie Britannique comprend seulement les superficies affectées aux parcs provinciaux et réserves pour les pouvoirs d’eau.En plus de cette étendue toutes les terres à bois non concédées de la Colombie Britannique sont réservées ; leur superficie n’est pas connue exactement, mais dépasse 20,000,000 acres.En plus des 30.000.000 acres concédés et non concédés pour l’exploitation commerciale et prêtes pour la hache, on estime à 35.000.000 acres la deuxième pousse du bois qui aura une valeur marchande dans 50 ou 70 ans.Les réserves forestières du Dominion sont distribuées comme suit: Manitoba, 2,606.400 acres; Saskatchewan, 6,195,706 acres; Alberta, 16,711,776 acres; Colombie Britannique,, 2,417,600 acres.Ce total comprend aussi les parcs du Dominion situés dans les limites des réserves forestière.La plus étendue de ces réserves est celle des Montagnes Rocheuses, dans l’Alberta, laquelle courre 13,373,860 acres.Dans la plupart des cas, l’administration actuelle des réserves forestières est un peu plus importante qu’un service de prévention et de contrôle des feux de forêts, surtout à cause de la nomination de gardes-forestiers, de la mise en force des réglementations préventives contre l’incendie, et l’adjonction d’accessoires contre l’incendie; mais on prend actuellement des mesures, spécialement par l’instruction et l’entraînement d’experts forestiers, pour soumettre graduellement les terres forestières du Canada à une administration plus scientifique et plus rémunératrice.Ile de Vancouver.—La flore et la faune de Bile de Vancouver diffèrent quelque peu de celles du continent, excepté aux environs de Victoria et sur les îles du Golfe de Géorgie, où Bon trouve beaucoup d’espèces qui ne peuvent nulle part ailleurs au Canada.Quelques-unes ont les caractéristiques de la flore de Californie, et on ne les trouve ni dans l’état de Washington, ni dans l’Orégon.On peut, sous certains rapports, considérer le district du Yukon comme une continuation de la zone canadienne, presqu’en tout ce qui regarde la faune générale.Quelques espèces et familles de plantes sont cependant particulières à ce district.Cela est dû, croit-on, au fait qu’une grande partie de la superficie a échappé à la congélation.Les forêts du Canada Suivant les évaluations de la Division Forestière du Ministère de l’Intérieur, la surface totale du territoire couvert par le bois de construction au Canada, est de 500 à 600 millions d’acres dont 2 à 3 cent millions sont couverts de bois de construction propre, par sa grandeur, à être livré au commerce.Voici quelles sont, en acres et par provinces, les surfaces couvertes en bois de valeur commerciale: Nouvelle-Ecosse, 5,000,000; Nouveau-Brunswick, 9,000,000; Québec, 100,000,000; Ontario, 70,000,000; Provinces du Nord Ouest, (Manitoba, Saskatchewan et Alberta) 11,000,000; Colombie Britannique, 30,000,000.Essences forestières du Canada.Voici une liste des principales essences forestières du Canada, suivant leur ordre d’importance : 28 (Nombre) Tapisserie et Velours, en carres.Tissés, deux ou trois épaisseurs de laine ou fibre de papier, en rouleaux.Tissés, deux ou trois épaisseurs, de laine ou fibre de papier, en carrés Tapis orientaux et tissés à la main, en carrés .(Nombre) Carpettes, nattes et descentes jusqu’à 3 pieds de large sur 6 pieds de long, et Chemins (Valeurs en Dollars) Les Exportateurs sont prévenus que les factures devront être rédigées conformément à la classification ci-dessus.ONTARIO ET QUEBEC Nom botanique.Picea canadensis Piocus strobits Abies balsamea Tsugu canadensis Bctula lutea Piocus resin osa Thuja occidentalis Lamx larJt'ina Acer 'saccharum Pimis Banksiana jUlmus amencana Fraximus amerioana Guercus alla Populus balsamifera Fagas grandifolia.Nom populaire EPINETTE BLANCHE PIN BLANC SAPIN-BAUME PENCHE BOULEAU PIN ROUGE CEDRE EPINETTE ROUGE ERABLE PIN GRIS ORME FRENE .CHENE PEUPLIER HETRE PROVINCES DU NORD-OUEST ET MONTAGNES ROCHEUSES (yards) I :( Nombre) o- Cà et là fLe Canada n’exporte pas seulement des canons et des munitions ; il exporte aussi de quoi nourrir les combattants européens et la cavalerie des alliés.En 1916, 186,000 tonnes de foin, 450,000 tonnes d’avoine, 187,000 tonnes de farine ont pris le chemin d’Angleterre et de France, Montréal, à lui seul, a fourni l’an passé cinq millions de francs de coton, cent millions de fromage et de viandes de conserve, quinze millions de métaux et d’autres marchandises.Mais ce qui rend le Canada le plus fier, c’est que les 165,000 hommes qu’il a envoyés en 1916 sur le continent, il les a envoyés tout équipés, tout armés, tout approvisionnés par le Canada.Picea canadensis Populus hemuloides Populus balsamifera Pinus Bankjiana Picea Mariana Larix Caricina Betula alba Pimos Murrayana Abies lasiocarpa Larix lyalli.COLOMBIE BRITANNIQUE Pseudo tsuga mucronata Tliiya plicata Tsuya hetcrophylla Pieca sitchensis Picea Egelmunni Abies lasiocarpa amabilis Pinus Murrayana.Pinus Murrayana Larix occidentalis EPINETTE BLANCHE TREMBLE PEUPLIER-BAUME PIN GRIS EPINETTE IN01 RE EPINETTE ROUGE BOULEAU BLANC PIN LODGEPOLE SAPIN DBS ALPES MELEZE DES ALPES % * 5% Le Canada a une population de huit millions d’âmes : il a armé le vingtième de sa population.g W SS SAPIN DOUGLAS CEDRE GEANT PRU'CHE DE L’OUEST EPINETTE SILKA EPINETTE ENGELMiAlN SAPIN DES ALPES PIN MASSIF MELEZE DE L'OUEST PIN LODGEPOLE Durant 1916, le Canada a fabriqué et envoyé en Angleterre “plus de quinze millions d’obus”.Ses débours en fabrication d’obus, fusées, boîtes de cartouches, acier forgé, cordite, etc., se sont élevés exactement à 320 “millions de dollars” (plus d’un millard et demi de francs).Pour 1917, ils vont augmenter encore et seront “d’un million de dollars par jour”.% & # 'Le Canada a aujourd’hui six cents fabriques de munitions et de canons, tant au Canada qu’à Terre-Neuve.Ces fabriques travaillent jour et nuit sans interruption.Il y à quatre périodes de six heures, où les équipes de femmes succèdent aux équipes d’hommes.Un chiffre donnera une idée de ce qu’est cette année du travail : on a dû recourir aux services de trois mille cinq cents inspecteurs, rien que pour le contrôle.o Avis aux exportateurs Règlement douanier concernant l’importation des Tapis de Laine.A partir du 1er Avril 1917, les importations de Tapis de Laine seront entrées comme suit dans les Statistiques de la Douane canadienne : Axminster, en rouleaux.Axminsters, en carrés.Bruxelles et Wiltons, en rouleaux.Bruxelles et Wiltons, en carrés.Tapisserie et Velours, en rouleaux., * & % Il y a eu au Canada 400,000 engagements volontaires depuis le début de la guerre.Rien que dans l’année 191G, on a transporté de l’autre côté de l’Océan 165,000 hommes.Les pertes ont été dures : elles s’élèvent à un tiers de l’effectif engagé.Il y a eu dans l’année qui vient de finir 53,837 tués, blessés, prisonniers.(yards) .(Nombre) .(yards) .(Nombre)' .(yards) « « 5* 29 nature à influencer le prix des pommes de terre sur le marché canadien.Les statistiques de la dernière campagne du Fonds Patriotique et de la Croix-Rouge, à Montréal, ont été rendues publiques à une assemblée du comité exécutif.Les derniers rapports portent la contribution à la belle somme de $4,316,000.en comprenant le million souscrit par la ville.Les dépenses pour 1917 jusqu’à date sont de $4,184.Il a été décidé de remettre à la Croix-Rouge la somme de $100,000 étant donné les besoins urgents de cette organisation et en anticipation de Ha balance finale.% % Hf Dorénavant les marchands canadiens ne pourront plus importer le thé de la Grande-Bretagne, cette marchandise étant inclue dans la liste des exportations du Royaume Uni seulement sous licence.L’importation du thé de la Grande-Bretagne en 1916 a été de 15 millions de livres, c’est-à-dire de $3,270,000.Dans la même année, le Canada importait pour $752,000 de thé du Japon, $300,000 de la Chine, $40,000 de Hong Kong, $20.000 de Ceylan et $42,000 des Etats-Unis.* * I* Les producteurs de fruits du district de Niagara se proposent d’envoyer une députation à Ottawa pour demander au gouvernement l’embargo sur tous les fruits et légumes américains pendant les quatre mois de la saison fruitière canadienne.Il serait regrettable qu’une telle demande fut accueillie favorablement par le gouvernement qui trouve dans l’importation des fruits américains une source substantielle de revenus.En refusant d’accéder à toute requête de ce genre, le gouvernement suivra la bonne voie.Les embargos sont toujours des armes très dangereuses à manier et sûrement le Canada a actuellement dans ses livres assez de statuts favorisant certaines classes particulières, sans en ajouter encore à la liste.Les producteurs de fruits du Niagara sont merveilleusement situés au point de vue des expéditions.Il y a peu de marchés américains capables de placer leurs produits sur le marché d'une façon aussi expéditive et avec autant de facilité.Les produits américains ont d’ailleurs contre eux un tarif moyen d’environ 37% pour cent.Incontestablement, il y a là une protection suffisante pour le fermierdu district en question.Les cultivateurs canadiens semblent perdre de vue le fait que ce n’est pas la concurrence des marchés extérieurs qu’ils ont à craindre, mais bien celle de leurs propres conditions.Dans une bonne année, la récolte du district du Niagara est tellement abondante et la saison comparativement si courte pour chaque variété que les marchés présents ne sont pas capables de disposer de toute la production.L’embargo n’apporterait pas de soulagement à cette situation et les producteurs de cette région auraient plus d’avantage à découvrir un meilleur système de distribution par lequel, des petites villes et des villages qui voient rarement un fruit, en seraient largement approvisionnés.«f % VS Beaucoup d’agitation en ce moment autour de la question dés pommes de terre ; il est probable, d’après les dernières informations que le gouvernement canadien va restreindre l’exportation des pommes de terre, ce qui devrait avoir pour effet de ramener ce produit de première nécessité à un prix plus rationnel.* % * M.W.-O.Miller, le secrétaire de l’Association des March an ds-Détai liants qui fit une récente visite dans la région bordant le Lac Saint-Clair assure qu’il ne rencontra pas un seul marchand ne plaidant pas pour la levée de 1 interdiction de la marchandise.De plus, son enquête le long de la frontière lui permit d’établir qu’il s’effectuait un commerce considérable en fait de margarine, en dépit des restrictions qui s’y rattachent et des pénalités rues.* * * Le fait que plusieurs bataillons de bûcherons diens sont maintenant occupés à abattre des arbres en Grande-Bretagne, est un signe que le bois d’oeuvre est rare encou- cana- Plus de 7,000 livres de margarine passent la frontière à Détroit seulement chaque mois.On ne saurait encourager ces actes illicites, mais ils démontrent néanmoins le fait qu’il y a une très forte demande pour cette “commodité ’.La pratique de fraude signalée le long de la frontière cause des dommages aux autres marchands.% % * Le commerce canadien semble être en condition singulièrement satisfaisante, à en juger par les statistiques du gouvernement.Le commerce du pays, pour les douze mois finissant en décembre 1916, montre un total qui double presque les affaires des deux années précédentes.Le commerce total de 1916 s’élevait à $2,112,994,931 ; en 1915 le montant était de $1,253,649,784, et en 1914, de $1,062,118,179.Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.% * * en ce pays.La Grande-Bretagne ne s est jamais souciée beaucoup de l’aménagement de ses forêts.Il faut attribuer cela en partie à l’existence de grands domaines forestiers particuliers.et en partie à la facilité de l’importation de bois des autres pays.On espère, néanmoins, que le déboisement actuel des forêts de ce pays aura pour résultat, après la guerre, l’adoption par le gouvernement d'un grand système reboisement, de façon à utiliser des millions d’acres de terre impropre à la culture agricole et qui ne produisent actuellement que peu de bois.On ne possède pas de données précises sur la quantité de bois debout au Royaume-Uni ; mais me on suppose qu’il y a sous bois 3,000,000 d’acres ; sur un total de 77,000,000.Avant la guerre, on évaluait ce bois à $155,000,000.En temps de paix, on a calculé que l’Angleterre importait nuellement du bois d’oeuvre d'une valeur de $315,000,000 Si l’importation était empêchée, la quantité de bois local ne suffirait même pas pendant une année.Les nécessités de la guerre demandent tant de bois que, Au cours des cinq mois qui se sont terminés le 30 janvier 1916, le Canada a exporté à Cuba 250,000 sacs et barils de an- pommes de terre qui ont été vendus $1,400,000.Il parait que pour cette année, l’exportation a été sensiblement la même.On conçoit que cette exportation soit de 30 gouvernement et qui fait grandement honneur au patriotisme du peuple canadien et à son habileté à saisir une bonne affaire.La souscription des banques, qui s’élève à GO millions, sera entièrement éliminée, et servira à procurer d’additionnelles facilités de crédit à l’Angleterre pour l’achat au Canada de matériel de guerre.L’emprunt de 150 millions se trouvera donc réparti sur 190 millions de souscriptions.Mais on croit que le gouvernement acceptera à leur pleine valeur les souscriptions populaires.Avec ce nouvel emprunt domestique, les inétrêts sur la dette publique seront en majeure partie payables au Canada.nonobstant l’arrêt des constructions d’édifices, la consommation est presque normale.Avant la guerre, l’Allemagne, la Russie, la Suède, la France, la Norvège, le Portugal et l’Espagne fournissaient de grandes quantités de bois à l’Angleterre.Vu 'la cessation d’importation d’Allemagne et la difficulté de se procurer la quantité voulue des pays susmentionnés, les pays de l’Amérique du Nord auront maintenant l’occasion favorable pour combler le déficit.Le 'Canada, par exemple, a exporté au Royaume-Uni, pendant l’exercice terminé en juillet 1916, une valeur de $16,000,000 de bois et de produits forestiers.Si le transport par eau n’avait pas été plus ou moins paralysé, l’exportation eût été beaucoup plus considérable.Bien que les ressources forestières du Canada soient très grandes par rapport à la population, la perspective d’une immense exportation à l’avenir est une raison impérieuse qui fait une obligation de les conserver autant que possible, afin que la matière première serve de base au développement de l’industrie canadienne.Il faut, de toute nécessité, que les énormes pertes annuelles par le feu soient réduites au minimum.* * * Le Canada occupe le troisième rang dans la production totale du gypse.Le prix de la tonne qui y était en 1910, de $0.99, a atteint $1.23 en 1913.Le gypse, sulfate de chaux hydraté, s’emploie pour la fabrication du ciment.Au total, on compte plus de 22 grandes exploitations de gypse dans le Canada.% % * % & * Le 31 mars courant qui marquera la fin de l’année fiscale va trouver le pays dans une situation financière très prospère.Tout indique que le ministère des Finances du Canada va annoncer, à la fin du mois, un revenu total de 230 millions de piastres.C’est un surplus de cinquante millions sur le revenu de l’année précédente qui avait pourtant établi un record dans l’histoire financière du Canada.Le revenu canadien pour l’année fiscale qui va se terminer le 31 mars courant sera de cent millions plus élevé que celui qui a été enrégistré au cours de la première année de la guerre.Il est probable que quand toutes les dépenses ordinaires, les intérêts sur les comptes de guerre et les pensions auront été payés, le gouvernement sera en état de disposer d’une somme de cinquante millions au remboursement des emprunts de guerre.IC’est l’espoir exprimé, du reste, par Sir Thomas White, dans son dernier discours sur le budget.Les perspectives du commerce canadien ne sont pas moins souriantes ; le Canada a fait des affaires d’or au cours de l’année fiscale qui va se terminer dans quelques jours.Comme on l’a déjà vu, le 28 février dernier, le commerce canadien avait atteint le chiffre énorme de $1,771,995,000 tandis que le commerce l’année précédente, avait marqué $1,098,945.000 pendant la même période de onze mois.Les exportations se chiffrent à $1,028,960,000 et les importations à $724,995,000.Le seul point où le flot de la prospérité des Etats-Unis n’obtient pas libre cours, c’est la production agricole.Dans un an, quand le monde aura à subir les plus hauts prix des temps présents, la grande diminution de la production du blé, les récoltes moyennes d’avoine et do blé-d’Inde, le rapport minime de produits inférieurs, et l’effet désastreux des prix élevés du fourage sur le commerce des bestiaux, tcfutes ces questions constitueront des matières d’un profond intérêt.Le producteur individuel peut trouver dans une hausse de prix compensation au moins partielle pour une production infime, mais le consommateur, las de payer cher, ne trouvera aucun réconfort dans un monde à court de produits alimentaires et de toutes les choses qui constituent les nécessités de sa vie de tous les jours.Une question de suprême importance pour le Canada et que l’on peut rappeler fréquemment est que l’on doit autant que possible pourvoir au coût de la guerre au pays.Depuis le commencement de la guerre, les Etats-Unis ont exporté et importé pour une valeur de près de $8,000, 000,000 de marchandises.Jamais le chiffre d’affaires d’une nation n’a atteint un chiffre aussi considérable.Plus des deux tiers de ce chiffre sont des exportations, ce qui laisse une balance favorable de commerce de plus de trois milliards.— Les exportations n’ont pu atteindre encore leur maximum, aujourd’hui.L’augmentation a été considérable depuis deux années et surtout depuis deux mois.Plus d’un demi-milliard de marchandises a été expédié durant les derniers trente jours.— $17,000,000 par jour.Les importations cependant ont décliné depuis le mois de juillet où elles avaient atteint $215,000,000.Les importations de novembre ont été de $176,288,005.% * % Quoique le total des souscriptions à l’emprunt national ne puisse être établi exactement avant plusieurs jours, le ministre des Finances est en position d’annoncer qu’il atteindra probablement 250 millions de dollars, en incluant la souscription des banques, mais en excluant les versements représentant une conversion d’emprunts antérieurs.C’est un résultat qui satisfait pleinement l’attente du
de

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