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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Numéro spécial
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Fichiers (12)

Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1917, Collections de BAnQ.

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Mê > f(e) Forets et Mines :—La superficie des forêts du Canada a été évaluée par différentes autorités de 200 à 400 millions d’hectares, sur lesquels il y a environ 125 millions d'hectares couverts de bois utilisable dans l’industrie et le commerce.La production des forêts pour l’année 1915, la dernière sur laquelle on possède des renseignements, s’est qlevée à $172,880,000 ; il y avait à cette époque 92,539 personnes employées dans l’industrie du bois, dans 4378 usines représentant une valeur globale de $145,401,850.La production des Mines représente, pour 1916, une valeur de $170,000,000.La production du fer, en gueuses, s’est élevée à $1,046,185 tonnes ; celle de l’acier à 1,298,325 tonnes ; du cuivre à 62,500 tonnes ; de la bouille à 14,365,000 tonnes ; la production de zinc représentait une valeur de $1,000,000 ; celle de l’or, une valeur de $20,500,000 ; la production du nickel s’est élevée à 41,500 tonnes; celle de l’argent à 780 tonnes.(f) Faillites, — Grèves, — Questions ouvrières : Le nombre des faillites en 1916 a été de 1652 représentant un passif de $20,681,44L Ceci représente une amélioration sensible sur les deux années précédentes ; il y a.en effet en 1916, sur le nombre des faillites une diminution de 38% sur 1915 et de 42.8% sur 1914, et le passif des faillites de 1916 est 50% au-dessous du passif de 1915 et 64.8% au-dessous de celui de 1914.Il y a eu en 1916, 76 grèves dont une, commencée en 1915, a continué pendant l’année suivante ; il y a donc eu, en réalité, 75 grèves ayant pris naissance en 1916 ; ces grèves ont affecté directement 271 patrons et 21,157 employés.En 1915 le nombre des grèves n’était que de 43 et ne s’étendait qu’à 96 patrons et 9140 employés.L’augmentation du nombre des grèves et des personnes qui y participent directement est due, probablement, en grande partie, coin- $ h ouvrie- eni- vriers un Les «salaires qui avaient montré une tendance à baisser au début de la «guerre, en 1914, ont recommencé à monter en 1916.causées par l’augmentation «constante du prix des articles de première nécessité et ont été, en grande partie, dues demandes des employés de chemins de fer, des mineurs, etc.On estime qu’au moins cent mille ouvriers ployée ont bénéficié de cette augmentation de salaires, qui a permis, selon «les paroles du Ministre des Finances, à nombre de petites bourses de souscrire au dernier emprunt de guerre du gouvernement «canadien.Dette reprise et «cette amelioration ont été aux ou em- BAUL SEUBvOT. Les banques canadiennes I quels 41,150,000 dollars étaient gagés par de For.La valeur des billets de banque émis était donc, de 41,150,000 dollars, inférieure à la limite fixée par la loi.Les billets émis ipar les banques sont de 5, 10, 20, 50, 100, 500 et J .000 dollars.Toutes les coupures doivent représenter un multiple de 5, le gouvernement ayant le monopole des autres.L’espace dont nous disposons dans cette revue ne nous permet pas d’entreprendre une étude complète sur les banques canadiennes, mais nous ferons ressortir les points caractéristiques de la loi qui les régit et qui feront comprendre le mécanisme du système bancaire canadien.Le mot banque au Canada ne s’applique pas à une foule d’institutions de crédit, qui se livrent -à des opérations multiples, comme cela existe en Europe.Ici, pas de banques d’affaires, pas de banques hypothécaires, pas de j banques de dépôts et de virement, pas de banques d'escompte, une seule catégorie de banques : les "chartered banks”, c’est-à-dire celles dont la création a été autorisée par une loi spéciale du parlement fédéral pour chacune d’elles, qui en leur octroyant une charte, leur confère des privilèges et leur impose des obligations.Tout individu institution qui se servirait du mot banque pour désigner la nature de ses -affaires, sans avoir préalablement Obtenu une -charte, s’exposerait à une amende -de 1,000 dollars ou à 5 ans de prison ou aux deux pénalités.D’après la loi de 1880, les billets émis par une banque sont une créance privilégiée.Ils ont donc comme garanties : lo l’actif de la banque qui les a émis ; 2o le fonds de garantie pour le remboursement des billets, dont il a é’.é question plus haut.Toutes les banques y contribuent dans la proportion de 5 pour cent de la circulation du papier monnaie, quelles ont au 30 juin, chaque année.Elles sont solidaires les unes des autres pour le remboursement des billets d’une banque mise en liquidation, jusqu’à concurrence du montant de ce fonds de garantie qui s’élève actuellement à 6,871,000 dollars ; 3o "la double responsabilité” de factionnaire dont nous parlerons plus loin.Ce sont là certes d’amples garanties et les recherches que nous avons faites, qui sont corroborées par le témoignage de M.Clouston, directeur de la banque de Montréal, en 1906, nous permettent de dire qu’aucun porteur de billets de banque canadienne n’a jamais éprouvé de pertes.Le gouvernement canadien émet lui aussi du papier monnaie, sons forme de billets de banque.Ce sont des coupures de 1, 2, 5, 50, 100, 500, 1,000 et 5,000 dollars.Les trois dernières sont réservées exclusivement aux transactions entre banques.D’après M.Edouard Montpetit, le montant de la monnaie fiduciaire, émise par le gouvernement, en circulation au 31 mai 1916, s’élevait à 175,679,782 dollars garanti par une réserve d’or de 114,173,696 dollars.Avant la guerre, des caisses de conversions établies dans les principales villes remboursaient en or les billets du Dominion aux porteurs qui le demandaient, mais le gouvernement s’étant rendu compte à la fin de 1914 de la nécessité qu’il y avait pour lui de conserver intacte la réserve d’or, elles furent fermées et depuis lors le papier monnaie a cours forcé.Oil CHARTE BANCAIRE Le projet de loi ayant trait à Iobtention d’une charte ¦bancaire doit faire mention: lo du montant du -capital; 2o du nom qu’elle portera; 3o des noms des administra-teusr provisoires, au nombre minimum de cinq ; 4o du lieu où sera établi le siège social.Toute banque doit avoir un capital minimum de 500,000 dollars, et 250,000 dollars doivent être versés au ministre des finances au moment de l’obtention de la charte.Oe dépôt est remboursé sous déduction d’une retenue de 5 pour -cent du capital versé qui reste entre les mains du y ministre -des finances et constitue le "Bank circulation redemption fund”, ou fonds -de garantie, pour le remboursement des billets par les banques.EMISSION DE BILLETS DE BANQUES Un des privilèges qu’accorde la charte bancaire aux banques, est celui d’émettre du -papier monnaie.Elles peuvent émettre des billets de banque pour un montant égal -à celui de leur capital versé.Ce chiffre est-il jugé insuffisant à certaines époques, elles peuvent en payant une redevance au gouvernement faire une émission additionnelle équivalent à 15 pour cent de -leur capital et réserve réunis.Le capital souscrit, réuni de toutes les banques s'élevait à $111,627,095 et leurs réserves -étant de $113,485,903, la circulation fiduciaire est limitée à $145,394,044.¦ Mais des banques peuvent faire des émissions supplémentaires gagées par un dépôt d’or de valeur correspondante, au ministère des finances.Au 30 avril dernier, la circulation fiduciaire s’élevait à 145,550,619 dollars, isur les- OPERATIONS DES BANQUES Le but du législateur, en imposant des restrictions aux opérations des banques canadiennes, a été de rendre leur actif facilement et rapidement réalisable.Les prêts hypothécaires, les participations à des entreprises industrielles et commerciales, les participations à des émissions de titres leur sont interdits, comme étant de nature à immobiliser leurs disponibilités.Leurs principales opérations se bornent donc à recevoir des dépôts à vue ou à terme, à l’escompte, aux avances, au commerce et à Industrie, aux opérations de change, aux prêts sur nantissement de titres.m | 14 ‘fces 25 dernières années les perdes qu'ont faites les dépensants par suite de faillites de banques organisées sous le “régime actuel, n’ont pas dépassé la somme de 750,000 “dollars, quant aux porteurs de billets ils n’ont jamais “rien perdu”.1/Association des banquiers canadiens est un trait d’union fort utile entre les établissements de crédit du Canada.Les réunions fréquentes des membres qui la composent permettent aux banques de prendre rapidement telle mesure utile à la situation économique du pays.'C’est elle aussi qui fixe les taux d’escompte et le taux des dépôts, évitant ainsi toute concurrence d’où pourraient résulter des abus.Le gouvernement exerce une surveillance constante sur la situation financière de chaque banque, qui est tenue de lui fournir chaque mois un état où doivent figurer le chiffre de sa circulation fiduciaire, le montant des prêts au commerce, des prêts sur titres, faits au Canada et à l'étranger.Ces rapports publiés chaque mois dans la “Gazette Officielle” donnent des indications précieuses sur la situation financière générale.RESPONSABILITE DE L’ACTIONNAIRE En cas de faillite d’une banque et si l’actif réalisé par le liquidateur est insuffisant pour rembourser les dépôts, les actionnaires sont appelés à combler le déficit, mais jusqu’à concurrence seulement de la valeur an pair des actions qu’ils détiennent.Cette clause est connue sous le nom de “double responsabilité”.Afin qu’elle ne soit pas illusoire tous les titres de banque sont nominatifs et l’actionnaire qui vend des actions, reste assujetti à la double responsabilité pendant six mois après leur transfert., Une banque n’a pas le droit d'acheter ses actions.Malgré cette clause de “double responsabilité”, les placements en actions de banques jouissent certainement de la confiance du public.Leur rendement est inférieur à celui des valeurs industrielles et de traction.PROGRESSION DES AFFAIRES DE BANQUES Les obligations imposées aux banques par la législation ne favorise certainement pas l’accroissement de leur nombre, mais elles ont eu pour résultat de faire disparaître la majorité des institutions à capital restreint dont la solvabilité pouvait inspirer des craintes.En 1907, on comptait 34 banques, 3 ont été fondées depuis et il n’y en a aujourd’hui que 22.Sur les quinze qui ont disparues, 4 ont été mises en liquidation et 11 ont été fusionnées avec d’autres.Les 34 banques de 1907 avaient 1,820 succursales, les 22 qui existent aujourd’hui en ont 3,027, réparties sur tous les points du Dominion et toutes participent ainsi aux profits qui résultent de la mise en valeur de territoires nouveaux.Le tableau suivant montre les progressions des affaires des banques au cours de ces 20 dernières années.il I I ASSOCIATION DES BANQUIERS CANADIENS En 1900 fut fondé le “‘Canadian Bankers’ Association” ou l’Association des banquiers Canadiens, à qui le parlement conféra des pouvoirs assez étendus.En font partie des représentants de toutes les banques et une de ses principales attributions est de nommer un de ses membres comîrne syndic quand une banque est déclarée en faillie.La liquidation en est entièrement laissée à ses soins.En 1905, le président de la Canadian Bankers’ Association, faisait la.déclaration suivante au sujet de la faillite de la banque de Yarmouth, à l’assemblée des actionnaires de Ma banque de Montréal : “Pour la première fois depuis sa fondation, la Cana-“dian Bankers’ Association” a eu à exercer les pouvoirs, “que lui a conféré le Parlement en 1900, et elle a pris en “mains les affaires de la banque de Yarmouth.La liquidation a été conduite rapidement et économiquement.“Les intérêts des créanciers ont 'été si efficacement protégés, que le liquidateur est parvenu à payer, dans l’espace “de neuf mois, toutes les obligations de la banque, intérêts “compris.” Dans son rapport de 1906, M.Olouston, vice-président de la banque de Montréal s’exprimait ainsi au sujet de la faillite de la banque d’Ontario : “La liquidation se poursuit paisiblement, sans que “les affaires du pays s’en ressentent le moins du monde.“Elle se fait très économiquement et sans la moindre perte, “ni pour les porteurs de billets, ni pour les déposants.Au “surplus l’histoire des banques canadiennes est saine.Dans a Anjnées cap.payé fonds de rés.Dépôts 1897 .6,S,.289,iOOO 27,516,000 229,369,000 360,000,000 1907 .95,827,000 69,862,000 641,512,586 954,482,000 1917 .111,627,095 113,485,903 1,356,259,909 2,108,496,000 actif M.Edouard Montpetit, le distingué professeur de B Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, en ! -terminant ses cours sur le système bancaire canadien, Hii- i ver dernier, disait: “Citons cette opinion d’un Américain que M.Brecken-“briclge, dans “The Canadian Banking System” et M.G.“Levy dans “Banques d’Emissions et Trésors publics”, relèvent tous deux: “Nous ne connaissons aucun système qui se rapproche “plus de l'idéal économique de la banque, qui soit plus u “propre à utiliser sans risques l'excédant des disponibilités du public, qui fournisse aux besoins sans cesse modifiés du commerce un instrument de circulation plus sûr h “et mieux adapté”.ALFRED TARUT.OUVRAGES CONSULTES :—Etude sur les ban- ri ques canadiennes de Bouthillier de Chavigny.'Conféren-: j ces de M, Montpetit sur la loi banciare.Banking Act. ¦ Le Canada, terre promise à l'expansion commerciale française Temps nouveaux, nouvelles méthodes à suivre Depuis -sa fondation, la Chambre de Commerce Française de Montréal, par les renseignements qu’elle fournit à ses correspondants, la publication régulière de son Bulletin Mensuel, les efforts de ses Membres, ne cesse d’appeler l’attention de nos compatriotes sur le Canada, ses ressour-immenses encore inexploitées, la sympathie naturelle qu’y rencontre tout ce qui vient de France.Depuis la guerre, surtout, qui a créé tant de nouveaux liens entre les deux pays, jamais le terrain n’a été plus favorable pour y développer davantage la vente de nos produits.Le marché est déjà excellent pour différentes branches de l’exportation Française, pourquoi certaines de nos productions ne figurent-elles aux statistiques que pour des chiffres insignifiants ?La raison est due en partie à l’inertie de nos exportateurs, puis aux mauvaises méthodes employées jusqu’ici pour la progagande et la représentation.¦Si les produits d’alimentation, par exemple, nos vins, nos conserves, font le gros chiffre de nos exportations au Canada, (et ce chiffre pourrait être considérablement augmenté par des moyens de diffusion dont nous aurons plus tard l’occasion de parler), c’est que de grosses affaires peuvent se traiter sur une variété assez limitée d’articles s’adressant à la même clientèle, et que d’importantes maisons existant au pays se spécialisent dans cette partie et assument, grâce à leurs capitaux et à leur organisation, la propagande nécessaire à la vente.Il n’en est pas de même pour d’autres marchandises qui ne peuvent d’un seuil coup constituer de fortes transactions et qui ont besoin de se faire connaître par la publicité, l’étalage, la 'sollicitation, la représentation suivie.Cette question de représentation à l’étranger a toujours 'été l’écueil pour l’exportation Française et cela pour plusieurs raisons dont les primpales sont la difficulté de trouver de bons agents, et la réticence des maisons françai-çaivses devant les premiers sacrifices nécessaires au début de toute entreprise, lorsqu’il s’agit d’établir un représentant au loin.•lui 'débitera ferme, et pour lesquels il devra payer les droits d’entrée avant de pouvoir travailler avec, lorsque ces échantillons n’arriveront pas 3 mois trop tard, démodés, ou défraîchis, et ne seront pas 15 ou 20 % plus chers que ceux du concurrent étranger.On s’explique dans ces conditions les nombreux déboires subis, et par les maisons d’exportation, et par les représentants, les premiers y ont souvent perdu leur marchandise, les seconds leur temps et leur argent.Il faut donc être riche pour représenter les maisons françaises à l’étranger, en Amérique surtout où tout se paient très cher, où le franc est dollar c’est-à-dire cinq francs.ces m Or si l’on est riche, on n’est pas représentant, ou si on l’a été, ou cesse bientôt de l’être, on achète pour son propre compte, on devient maison de gros, client exclusif d’une maison de production, laquelle s’étant liée avec ce repré-sentamtuiégociant, perd la clientèle des 'autres maisons de gros, non moins solvables, qui n’achèteront ,pas d’un confrère.¦La représentation, pour être efficace, doit être faite directement par le producteur soit à la maison de gros, soi ni :à la maison de détail, (certains articles ne supportent pas l’intervention dn gros) surtout lorsqu’il s’agit d’articles chers ou nouveaux èt inconnus sur le marché, où il faudrait même quelquefois toucher le consommateur par la sollicitation à domicile et la publicité.La demande au détaillant tainsi créée, des commandes de placement s’obtiendront rapidement pour des articles insoupçonnés jusqu'alors au Canada.Ce programme représente la somme de travail préparatoire qui est actuellement demandée gratuitement par les maisons Françaises aux agents qu’elles désirent s'attacher à l’étranger.Nous croyons inutile d’insister sur le caractère absolument déraisonnable de telle prétention.D’autre part, nous admettons parfaitement qu’une maison, même impo rtante, ne puisse slimposer les frais cl'établisse ment d’un.représentant dans chaque pays où elle a l’intention d’étendre ses affaires; ces frais devant comprendre la location de -salles d’échantillons et des bureaux bien installés, inspirant confiance aux acheteurs, téléphone, personnel, et aussi des honoraires convenables dispensant à un représentant-gérant toutes préoccupations matérielles.Alors, quelle solution s’impose?La collaboration dans l’effort, la coopération des industriels français pour la création de Comptoirs à l’étranger, de salles d’exposition pour leurs -produits, tenues constamment à jour des nouveautés parues, et pour des marchandises classiques et non périssables, des entrepôts où de légers stocks prêts à livrer pourraient être emmagasinés en vue de demandes urgentes, d’essais ou d’expositions-ventes, Telle maison qui, dans la métropole, engage un placier ou bien un voyageur après s’être informée de ses aptitudes commerciales, de son activité, de sa moralité, met à sa disposition ses échantillons les plus soignés, les plus nouveaux, lui garantit un salaire fixe, des frais de voyage et de représentation, une commission -sur ses affaires, lorsque ce représentant -est au-delà des frontières, comme salaire fixe, elle ne lui donne -rien, pour ses tramways, ses voyages, te transport de ses bagages, rien, pour ses timbres, son téléphone, ses frais de bureau, rien, elle lui marchande même souvent une commission dérisoire sur le chiffre d’affaires éventuel qu’il pourra obtenir avec les échantillons qu’elle . 16 “rien n’a rien, d’une part, et j’estime d’antre part qu’il “y a un intérêt patriotique en jeu tellement grave “qu’on ne doit réellement pas hésiter, l’adhésion à un “groupement coopératif devant même profiter davantage à d’autres qu’à soi-même.” "Dès ta conclusion de la paix, amis et ennemis d’aujourd’hui auront besoin de se refaire.Plus que toutes les autres nations ta France, plus éprouvée, devra porter toute son activité à la production intensive, non seulement pour sa propre consommation, mais encore pour son commerce d’exportation qui ira chercher à l’extérieur l’or et les valeurs échangées pendant la guerre contre les munitions et des approvisionnements de toute sorte.Qu’on1 n’ou'blie pas eu France que nous nous étions laissés .considérablement distancer par les.Huns.et les autres, dépêchons, le temps presse, et m’attendons pas avec des “ nous verrons plus tard” que, comme hélas ! le plus souvent auparavant, nous ne voyions trop tard ! LOUIS E.BERNARD.Il nous est difficile, à nous Français de l’arirère-garde établis à l’étranger, de travailler utilement à cette préparation de l’avenir que nous sentons si nécessaire, mais ce qui serait un puissant encouragement à la propagande que nous soutenons malgré tout en faveur des produits français, c’est que les quelques maisons que nous avons rencontrées qui manifestent par des actes leur esprit d’initiative et d’entreprise, cherchent dans 'leur entourage d’autres adhérents, leurs efforts isolés ne produiront réellement des résultats que lorsque de nouvelles unités se seront jointes à eux pour l’établissement de leur représentation et préparer la lutte économique du lendemain de guerre.Il nous est agréable de constater qu’un mouvement se dessine en faveur de ces mes parmi quelques industriels français, membres adhérents de notre Chambre de Commerce.“Je ne sais si mes articles ont une vente suffisante au Canada pour me permettre de récupérer les “frais engagés, écrivait l’un d’eux, mais qui ne risque m ES E L i Service direct de navigation entre la France et le Canada Dans les deux cas, la France souffrait de cet état de «choses,, directement et indirectement ; d’abord en se privant d’une source importante de revenus si les flottes marchandes étrangères se chargeaient de ses transports, ensuite en laissant imposer de ce fait une majoration de 5 à 10% sur les droits d’entrée des marchandises françaises qui, n’arrivant pas directement de France au Canada, mais passant le plus souvent par New York ou Boston, sont soumises au tarif maximum au lieu de bénéficier du tarif moyen.Ceci présente de plus un danger sérieux «car les articles français arrivent ainsi au Canada à des prix supérieurs à ceux «des articles des «autres pays, avec «des retards assez longs, qui I uvent nécessairement les mettre dans un état «d'infériorité, à qualité égale.Ce que l’1 Autriche et l’Allemagne ont fait avant 1914, ce que la France aurait pu faire aussi, elle doit le faire après la guerre, surtout si on considère que le fret de retour sera de beaucoup supérieur à ce qu’il était en 1913-1914.Ainsi que nous le mentionnons dans notre «article sur la situa ton Economique au Canada en 1917, les exportations canadiennes en France se sont élevées à $66,849,793.00 soit près «de «dix-neuf f ois «plus que ce qu’elles étaient immédiatement avant la guerre, et elles continueront pendant plusieurs années encore à être bien supérieures à ce qu’elles étaient.çaises de navigaton qu’il "n’y avait p«as de fret de retour” même si elle avait été vraie à cette «époque ne l’est certainement plus.Nous avons d’ailleurs montré combien «cette excuse était fallacieuse par la comparaison que nous avons faite avec !’Allemagne et l’Autriche.Nous pourrions aussi mentionner la compagnie canadienne "Allan Line” qui «avait organisé un service «direct entre le Havre et le Canada.Cette compagnie recevait du Goirvernemient fédéral une subvention annuelle de $200,000 et devait, d’après son contrat, faire au moins deux voyages aller et retour par mois, d’avril à décembre, le reste entre «décembre et avril, de façon à faire un total de trente voyages par an.Elle devait maintenir dans ce service au moins 3 paquebots choisis parmi sa flotte, jaugeant au minimum 3000 tonneaux, ayant unie capacité minima, de chargement de 4500 tonnes, avec installation frigorifique, vitesse minima de douze noeuds et demi à l’heure, avec pénalité de $555,55 par noeud ou fraction de vitesse moindre, à «déduire, pour chaque voyage, du montant de -la subvention «annuelle.Lies distances calculées entre les ports d’attache et la France «étaient «de 2941 milles marins de Montréal au Havre, pour le service d’été, et «de 2705 milles marins d’Halifax «au Havre,< pour le service d’hiver.II semble qu’un service hebdomadaire s’impose entre Depuis plusieurs années la Chambre de Commerce Française de Montréal demande l’organisation d’un service direct de navigation entre la France et le Canada.A toutes demandes la même réponse, préparée d’avance, est toujours faite : “C’est inutile, il n’y a pas assez de fret pour supporter une ligne de navigation ’.Est- ce incurie ?est-ce apathie ?Mous ne mentionnerons ici que pour mémoire ce bateau arrivant Cannée dernière a Montréal, sur lest, absolument vicie, venant du Havre pour y remporter une cargaison de 8000 à 9000 tonnes ; et cependant il y avait sur les quais du Havre des monceaux de caisses pleines qui attendaient depuis deux ou trois mois qu’on veuille bien les expédier.ces Pendant l’année fiscale se terminant le 31 mars 1914 la France a importé au Canada des marchandises représentant une valeur de $14,404,276.00 et en «a exportées pour une valeur de $3,810,562.00.Pendant cette même année, FAllemgane avait importé au Canada pour nue valeur de $14,686,069.00 et en avait exporté pour une valeur de $4,433,736.00.L’Autriche-Hongrie, de son coté, avait importé au Canada pour une valeur de $1,787,473.00 et avait exporté des marchandises représentant une valeur de $378,824.00.Cependant l’Autriche organisait au début de 1914 un service direct Montréal-Trieste et P Allemagne avait déjà deux «services réguliers entre Brême, Hambourg et le Canada.La Compagnie Générale Transatlantique, après plusieurs demandes avait fait faire quelques voyages, mais sans L’excuse faite toujours par les compagnies fran- grand enthousiasme.Le tonnage des bateaux français arrivant au Canada # et en partant «cette année-là, s’élevait à 184,049 tonneaux ; le tonnage allemand, entrant «et sortant, était de 567,543 tonneaux, le tonnage autrichien de 120,566 tonneaux.Ainsi donc, avec un chiffre d’affaires avec le Canada à peu près égal à celui des échanges franco-'cauad'iens, l’Allemagne avait uni tonnage plus de trois fois supérieur au tonnage français «entrant dans les ports canadiens et en sortant, «et 'FAutriche, dont le chiffre d’affaires avec «le Canada était huit fois plus petit que celui de la France, avait cependant un.tonnage supérieur entrant «dans les ports canadiens et en sortant.L’hypothèse «suivante se présente donc : ou bien l’Autriche et l’Allemagne, en plus des marchandises qu’elles vendaient au Canada et qu’elles y achetaient, transportaient en même temps les marchandises de plusieurs autres tiens, ou bien, si elles ne transportaient que les leurs, la France, par comparaison avec F Allemagne, devait faire transporter les deux-tiers de ses marchandises par des navires de nationalité étrangère, ou même les sept-huitièmes, par comparaison avec l’Autriche.•u -I 1 ’ pif! I! IL'.:: B na- 18 la France, avec Brest ou le Havre comme ports de départ; et Montréal, de mai à novembre, et Halifax, St John, ou tout autre port canadien de l’Atlantique ouvert en hiver, de décembre à avril II semble également qu’un service de navires mi-cargo, mi-passagers, à classe unique, d’un tonnage assez fort réponde aux besoins franco-canadiens.Ce service a été adopté depuis longtemps par les compagnies Hjamhurg-Amerika, Nordeuetcher Lloyd, Holland-Ame rica, et depuis quatre ou cinq ans par la Compagnie ¦Générale Transatlantique avec des bateaux du type Niagara, Chicago, R'ocbambeau, sur la ligne Bordeaux-New York et semble être le plus pratique et le plus avantageux.Il est évident que pour des vitesses moyennes, le fort tonnage réduit les frais généraux d'exploitation.A ce propos, nous devons faire remarquer que le faible tonnage français arrivant au Canada et en partant, était réparti entre 449 navi-domnant ainsi une moyenne de 410 tonneaux par navire, tandis que le tonnage autrichien était réparti entre 23 navires, donnant une moyenne de 5242 tonneaux par navire; le tonnage allemand était réparti entre 157 navires d’une moyenne de 3615 tonneaux chacun.Le problème sera de trouver à la fin de la guerre les navires nécessaires, non seulement pour rétablir des services interrompus, mais pour en créer de nouveaux.A part les bateaux disparus, beaucoup de paquebots ont été réquisitionnés commue transports de troupes et ne pourront être remis en état qu’au bout de quelques mois.Ce sera le moment de se rappeler, à la signature de la paix, la formule de compensation et de restitution : “Tonne pour tonne”, et de faire usage des- prises de guerre.La Ligue Maritime Française, l'Association Nationale ({’Expansion Economique et toutes les sociétés ayant en vue l’amélioration du commerce de la France devront travailler ensemble pour obtenir, soit au moyen de subventions, soit au moyen de primes, soit surtout par l’intermédiaire des inititiatives privées, l’essor de notre imiarine marchande et l’établissement de services directs de navigation entre la France et les principaux marchés du monde.Paul S EURO T. Recommandations aux exportateurs français pour eux, des chemins de fer français et les frets des compagnies de navigation à l'aller qui rie correspondent ipas généralement aux frets de retour.Lie fait est d'autant plus étrange que nombre d’importateurs français, non contents d'obtenir les prix canadiens F.O.B.port dJembarquement les demandent C.A.F.port d’arrivée.Autre recommandation : soignez vos emballages.Car si on n; oublie jamais de les, f acturer, ils sont, bien souvent, loin d'etre soignés.A la demande de plusieurs importateurs de Montréal, la Chambre de Commerce a dû faire constater la façon dont avaient été exécutés certains emballages de marchandises expédiées de France, et cela dans le but d’établir, devant les compagnies d'assurances les responsabilités des expéditeurs et des intermédiaires.Des caisses • d’huile d’olive, entre autres, pesant de 40 à 60 Fa Ids, pas assez hautes pour contenir deux ou trois rangées de bidons avaient été rehaussées, sur les quatre bords supérieurs, par des languettes de bois d'environ deux centimètres de hauteur, simplement assujetties par quelques clous ; les caisses ir étaient pas entourées de feu illard, le jeu entre les bidons il’avait pas été rempli de sciure en sorte que grâce aux secousses du voyage une partie des bidons étaient défoncés, sans parler de ceux qui avaient été troués et viciés par les clous du couvercle.Le défaut d’emballage se retrouve, à d'autres degrés, dans l’apparence des boîtes, des cartons, etc.dans lesquels certains articles sont expédiés ou présentés, à la clientèle.Ces mêmes articles venant du Japon, peut-être moins bons, sont cependant emballés ou empaquetés avec un soin extrême et le souci de F apparence aussi bien que de la résistance et de la légèreté.'Cela plait aux clients et laisse une bonne impression et entraîne bien souvent une nouvelle commande.N os exportateurs doivent se souvenir aussi que pour bénéficier du tarif minimum, il faut que leurs expéditions soient faites directement, sans transbordement d’un port français ou anglais à un port canadien ; ils ont donc tout intérêt à appuyer toutes les demandes qui seront faites clans le but d’établir un service de navigation direct entre la France et le Canada.Nos compatriotes voudront bien voir clans ces quelques lignes, non pas des critiques niais des recommandations qui sont faites seulement dans leur intérêt et pour celui du commence français en général.C'est à nous ici, mieux placés pour apprécier le tort et le préjudice que peuvent causer de petits détails à la cause nationale, de les signaler ¦ à l'attention de nos compatriotes.Nous rappelons aux exportateurs français la nécessité pour eux de se conformer aux formalités prescrites par la douane canadienne, dans le but d'éviter des délais, des majorations de tarif, l'application des droits du tarif général maximum, au lieu de ceux du tarif spécial, aussi bien que l'imposition d'une pénalité de 10 %.Tous les envois doivent être accompagnés d’une facture établie et signée en TRIPLIGATA, suivie immédiatement, sur la même feuille, de la déclaration exigée par la : douane canadienne.Pour chaque article énuméré dans le détail de la facture, le pays d’origine doit être désigné, et 1 le prix indiqué doit être celui ayant cours en France au moment, non pas de la commande, qui elle peut remonter à ; deux, trois ou six mois, mais au moment de l'expédition.• Fesmarch an dises expédiées sans ces factures ne peuvent être dédouanées que sur évaluation des officiers douaniers, ; sur paiement du tarif maximum! ad-valorem et d'une pé-| • n alité de 10 % en plus.Nous donnons ci-après un modèle de la facture-type accompagnée de la formule de déclaration douanière.On - peut se procurer ces factures et ces formules à Paris, soit au Commissariat du Canada, 19 Boulevard des Capucines, 1 soit à Timprimerle Ferdinand Lévy & Oie, 58 rue Laffitte.'Quelques-uns de nos exportateurs français continuent - à facturer leurs marchandises en Livres Sterling, Shillings et Pence; ils paraissent oublier que Limité monétaire - au Canada, comme aux Etats-Unis, est le dollar subdivisé en 100 cents, système beaucoup plus simple et plus pratique ; si cependant ils ne désirent pas facturer leurs prix en iinJonnaie du pays, qu’ils se .servent tout simplement du franc et des centimes dont la conversion en monnaie oa.na- ! h dieu ne ou américaine est un calcul simple au lieu d'un cal-;• cul de nombres complexes; ce n’est pas au moment où l'Angle terre elle-même parle de changer non-seulement son système monétaire mais aussi son système des poids et mesures 1 pour adopter, en tout ou en partie, le système métrique, que les commerçants français doivent décourager de si louables intentions.A part de rares exceptions, les exportations eanadien-; nés sont cotées F.O.B.port d'embarquement, •c'est-à-dire y prix à bord du navire.Les Canadiens se demandent toujours pourquoi tant d'exportateurs français s’entêtent à fac-1 tarer leurs marchandises du point de départ, quel qu'il { soit, Lyon, Toulouse ou Paris, par exemple, ou même Bar-| celonnette, Luxeuil, Magny, laissant à l'importateur cana’ dieu le soin de faire des calculs de probabilités assez ardus ! basés- d'une part sur la situation géographique de certaines \ de ces localités et, d’autre part, sur les tarifs compliqués, X 20 FACTURE MODELE SUIVIE AU VERSO DE LA FORMULE DE DÉCLARATION EXIGÉE FAR LA DOUANE CANADIENNE ( Lieu et date).Facture de acheté par de de devant être expédie de par Juste valeur courante telle que vendue pour consommation intérieure au temps de l’expédition.PRIX DE VENTE A Marques numéros sur les colis L’ACHETEUR CANADIEN PAYS D'ORIGINE QUANTITE ET DESCRIPTION DES EFFETS à MONTANT (Signature du vernie ur ou de d’agent) 21 serait pas, lorsqu’elles sont exportées, ou du fait de leur exportation même ou pour quelque considération que ce soit : '(5) 'Qu’aucune facture différente des marchandises mentionnées dans la dite facture n’a été ni ne sera fournie à qui que ce soit; et (6) Qu’aucun arrangement ou entente affectant le prix d’achat des dites marchandises n’a été ni ne sera conclu entre le dit exportateur, ou par qui que ce soit pour compte de l’un ou de l’autre d’entre eux, soit par le moyen de remise, rabais, appointeraient, rémunération ou d’aucune manière que ce soit autre que ce qui est indiqué dans la dite facture.Voici la formule complète, contenant le certificat - ;:5 y»; St V ¦ * # ¦ «g.$ l'y" T i .A ov # X 4 *'-Æ2 À# ! -y -ns>\ - .vfA ; C t'-,| F ,7 ¦ï.% :: & à a m m % Skjtejj ; II ¦ a; a .f'ü p§ ¦ f: • 1 .V.w A la gare Windsor.Le Maréchal Joffre passant devant les soldats français Canada, qui avait si généreusement aidé la cause des Alliés, fût privé de 1*honneur et du plaisir de recevoir ces visiteurs illustres.Malheureusement le temps manquait et la Mission, très occupée aux Etats-Unis, était à la veille de son départ.De nouvelles tentatives furent faites, transmises et fortement appuyées par le Consul Général de France au Canada, auprès de F Ambassadeur de France à Washington.On apprit enfin le 12 mai que la Mission passerait une journée au Canada, mais que, vu le peu de temps à sa disposition, elle serait obligée de se diviser, Monsieur Viviani et sa suite allant à Ottawa, siège du Gouvernement Fédéral, tandis que le Maréchal Joffre et son état- n'in.Le Maréchal Joffre arriva par train spécial à Montréal le 13 mai le matin à 11 hrs ; il avait été accueilli à la frontière, à St-Je an, à une heure de Montréal, par une délégation partie à sa rencontre et par la municipalité de St-Jean.Le maire de St-Jean, en lui souhaitant la bienvenue lui avait remis une couronne de lauriers avec cette inscription: "Au Maréchal Joffre, vainqueur de la Marne, et, par lui, à la France et à son immortelle année qui, une fois de plus, sauvèrent, eiï Europe, la liberté et la civilisation." Une jeune canadienne, ou nom; bien français de Lisette St-Uyr, remet au Maréchal, pour la Maréchale J offre, au nom des dames de St-Jean, un bouquet 40 pi ta le Notre seconde photographie montre le Maréchal, clans son automobile, à la sortie de la gare ; assis avec lui sont : Son Honneur Medéric Martin, Maire de Montréal, à droite, et à gauche, Monsieur G.E.Bonin, Conseiller ; d'Ambassade, Consul Général de France.L’automobile est conduit par le lieutenant Dan durand de Farinée canadienne.avec ces mots : ‘‘A celle qui, gardienne de votre foyer, ira pu venir, ses cousines de la Nouvelle-France.’ Le train se remet en marche et, après avoir traversé les plaines, de la vallée du Richelieu et les petites stations dont les noms rappellent aux visiteurs les villages de la Beauce et du Perche, arrive à Montréal où la Mission est reçue à la Gare Windsor par les ministres fédéraux, Messieurs Doherty et Paten au de, par le maire de Montréal, par le Consul Général de France, par les échevins de la -Cité, les représentants des grandes sociétés canadiennes et françaises.Une garde d’honneur, composée de soldats .français, rentrés dans leurs foyers, et de quelques poilus en permission, d’un détachement du régiment des Victo- Le cortège se rend au parc Fletcher où les troupes de la garnison ont pris position pour y être passées en revue par le Maréchal Joffre accompagné par le Général Wilson, Gouverneur militaire du District de Montréal.Plus de cent mille personnes sont assemblées sur ce vaste terrain au pied du Mont-Royal et joignent leurs acclamation's aux I ; ?v ' I #% 4 ¦ f 3 WmW.v If V fj 13 m i’ : : ^ ' & vJ ' - s 'J X, CT# jh$g£ \ Départ de la gare pour le défilé ri a Rifles, d*un détachement de fusiliers marins anglais et d'un piquet de marins italiens est passée en revue par le Maréchal à sa descente du train.Notre première photographie montre le Maréchal passant devant le front du détachement de soldats français, précédé du lieutenant de Police Bajot, 'lui-meme retour du front, H était accompagné de F Amiral Choeheprat, du Major Dreyfus, du lieutenant de vaisseau Simon, du Commissaire de la marine Lindeboom et du lieutenant de Tessa n.hourras réglementaires poussés par les troupes.Sur une estrade, en vue de cette multitude, le maire de Montréal lit et présente au Maréchal l'adresse, de la Municipalité.Le Maréchal répond quelques mots et., s'adressant à Madame Martin, femme du maire la prie "au nom de la France, de remercier les Dames de Montréal et du 'Canada, de tout ce qu'elles ont fait pour nos soldats." De là de cortège se rend au Parc McGill où, par une délicate attention, on a groupé les soldats blessés, retour du front, y compris les nôtres qui, eux aussi, sont passés en revue par le Maréchal.Lu déjeuner d’Etat, présidé par F Honorable M.Blondi n, Ministre Fédéral, offert au Maréchal et à sa suite, réunissait les représentants des pays alliés, du Sénat et 1 Une foule immense acclame le Maréchal à sa sortie de la gare et ces acclamations vont le suivre sur tout le parcours du défilé qui va être une véritable tournée triom- 41 passer quelques heures clans votre grande ville et rencontrer une population qui nous montre que la France occupe une aussi large place dans son coeur.Tout ce que je puis ajouter je le fais du plus profond de mon coeur, et je crie à mon tour: "Vive le Canada.” Présenté par Filon'.M.Blondin, le Vice-Amiral Üho-cheprat répond avec éloquence au toast eu F honneur de la piarine française.La Mission se rend alors au Consulat Général de France où s est assemblée la colonie française.Au milieu des acclamations de ses compatriotes, le Maréchal entre dans les salons où doit se tenir la réception, passant entre deux rangs de poilus en uniforme et les drapeaux des Sociétés françaises.Monsieur Bonin, 'Consul Général de France lui adressa alors les paroles suivantes : de la 'Chambre, des -Communes, de la Province de Québec, du clergé, de la magistrature, des universités, de l’armée, des sociétés canadiennes et françaises et de la presse.L’Hon.M.Blondin porte un toast éloquent au Maréchal.L’assemblée entière, aux cris de "Vive J offre,” "Vive J a France,” debout entonne la Marseillaise.Le Maréchal répond par les paroles suivantes : "Je vous remercie, monsieur le président de cette assemblée, du toast que vous avez bien voulu m’adresser, et.je vous remercie messieurs de tout mon coeur de cette vibrante réception' que vous me faites, dette acclamation, je ]'apporterai à la France qui sait tout ce que les -Canadiens ont fait pour- elle.Pour avoir vu à l'oeuvre vos soldats dans les tranchées, je sais les services qu'ils ont rendus à mon pays.Ils ont combattu aux côtés de nos HM.< M’ » >;v .Sr.¦ , %- i Ni I .,#a ¦ ¦:f w -?«Wr.^ :  M a .4P % 1 I \’ri f .F V JV fS £ .' \ % : Arrivé au Parc Fletcher, le Maréchal accompagné du Maire de Montréal et du Consul Général de France Monsieur le Maréchal, "Vous 'êtes ici au milieu de la famille française et rai le grand plaisir de vous présenter, dans cette maison laquelle flotte notre drapeau, îïos compatriotes de Montréal et les sociétés qu’ils ont formées et entre lesquelles se répartit leur activité patriotique.Sachant combien votre temps est limité, permettez-moi seulement de vous citer un fait, plus éloquent que tous les discours, qui vous montrera le patriotisme de notre colonie, non seulement de Montréal, mais encore de toutes les provinces du Canada.Nous comptions avant la guerre environ 25 mille Français de tout, âge et des deux sexes établis en ce pays.¦Sur ce nombre, le 'Consulat Général, a déjà, depuis la déclaration des hostilités, fait partir pour la France, afin de répondre aux ordres de mobilisation, plus de cinq mille réservistes; c’est une proportion de vingt pour cent sur soldats, et plusieurs d'entre eux ont rougi le sol de France de leur sang.Je sais qu’ils sont braves et qu'ils ne craignent pas la mort;je sais qu’ils sont généreux et patriotes, fis ont fait preuve d’un courage indomptable et grâce à eux le Canada a fait tout son devoir."Je viens de recevoir une dépêche du gouvernement français m’informant que le major-général Fi set et le brigadier-général A.-F.Labelle viennent d'être faits commandeurs de la Légion* d’Honneur- Leur décoration viendra par la voie régulière, c’est-à-dire un peu plus tard, et je regrette de ne pouvoir aujourd’hui épingler moi-même, sur la poitrine de ces braves, les décorations qu’ils ont .méritées par leur services signalés à la cause des alliés."Je vous remercie de nouveau de cette grandiose manifestation en mon honneur, et je suis bien heureux d’avoir pu, au cours de ma visite sur ce continent, venir sur , 42 le total de notre colonie, qui n’a été dépassée ni même atteinte sur aucun autre point du globe jtie patriotisme des Français du ‘Canada, vous Pavez pu voir encore par les soldats réformés ou permissionnaires qui vous attendaient à F arrivée ce matin et surtout, hélas, par le grand nombre de nos membres en deuil, car pour la seule colonie de Montréal nous comptons déjà plus de soixante familles glorieusement frappées.Aussi, M.le Maréchal, nous sommes profondément reconnaissants de l'honneur que vous nous faites aujourd’hui et que nous fait la Mission militaire qui vous ac- ÏChochcprat a rendus notamment en commandant une de ,nos escadres de la Méditerranée et de F Adriatique.Nous sommes heureux de saluer aussi à ses côtés et aux vôtres ces officiers de nos armées qui ont fait si courageusement leur devoir.M.le Maréchal, vous avez pu voir ce matin par Fac-cneil triomphal de la population de la métropole combien le coeur des Canadiens battait avec le nôtre et vous savez tout ce qipils ont fait dans la guerre actuelle pous nous ¦aider.Hier, j'étais à Ottawa pour présenter nos souhaits respectueux de bienvenue à M.Yiviani, vice-président du g 1 : % ?m w 'à s* WêW* m % Y 1 • ê ¦ l ;':- .if I J e ¦ .% m Y p! .'"M il : I à 1 ¦ V V B#, ! m Sortie du Consulat Général compagne en répondant à l'invitation de venir à Montréal que j'ai été heureux de transmettre et plus heureux re de voir aboutir.Nous voulons saluer aussi à vos côtés M- l'Amiral fChocheprat, vice-président du Conseil supérieur de la marine, de cette marine qui a tenu si haut et si ferme notre pavillon national non seulement sur mer, niais aussi sur terre dans l'impérissable épopée de Dixmu-•de.Nous connaissons les hauts services que M.l'Amiral 'Conseil des Ministres qui avait la redoutable charge des destinées de la France à l’heure du plus grave péril, destinées qu’il a su si sagement et si courageusement diriger.«F en emporte l’in oubliable spectacle du Parlement Fédéral électrifié par l’admirable éloquence de M.-Yiviani, se dressant tout entier pour l’acclamer et chanter notre Marseillaise.en co- Aujoiird’hui, c’est Montréal qui vous acclame et, puis- v 43 par Mlles Vennat et Eobin de la part des “Sac-au-Dos de 1914.” Au son de la Marseillaise et au milieu des accla- que vous avez bien voulu passer ces trop courts instants laissez-moi vous dire combien nous sommes parmi nous, fiers de saluer en vous le chef glorieux de ceux qui ont redonné à notre Patrie bien^aimée la confiance, l’espoir et le salut en lui donnant la victoire.” mations le cortège quitte le 'Consulat Général pour se rendre à la Bibliothèque Municipale qui est ouverte officiellement par le Maréchal, et celui-ci part immédiatement après pour reprendre le train spécial qui doit le ramener Etats-Unis où il est attendu le lendemain matin.Avant Le Maréchal répond par un cordial salut à tous; des gerbes de fleurs lui sont présentées par Mlle Brisset des Nos, fille du président de l’Union Nationale Française, par Mlle Genin, fille du président de la Chambre de Commerce Française, par la colonie syrienne, avec cette inscription: “La Syrie attend sa délivrance de la part de la glorieuse France,” puis au départ, au moment où le Maréchal, entouré des drapeaux des sociétés françaises, va quitter la maison de France, une autre gerbe lui est offerte aux de partir, cependant, par une pieuse pensée il demande à s’arrêter devant le monument du Sieur de Chomédy, Chevalier de Maisonneuve, fondateur de Montréal, pour y déposer une couronne.Les canadiens ont très apprécié ce geste délicat du héros de la Marne rendant ainsi hommage au défenseur de Montréal, héros des luttes épiques des pionniers français contre les Iroquois T &*+ * du . La célébration de la fête du 14 juillet à Montréal La fête nationale française a été célébrée le 14 juillet touchant et patriotique enthousiasme- La colo- J’aurai le plaisir de vous retrouver cet après-midi au Parc Dominion, à la fête de famille préparée par l’TJnion nationale pour les femmes et les enfants de nos mobilisés.En attendant, je suis certain d/être votre interprète à tous en envoyant notre pensée la plus émue à nos morts glorieux et à nos combattants héroïques dont nous espérons plus que jamais pouvoir fêter le retour, ainsi qu'au président et gouvernement de la République qui ont en ces heures si graves la haute direction des destinées de la patrie.C'est dans ces sentiments d’union française que je vous demande de vous joindre à moi pour acclamer ces deux noms qui réunissent notre amour à notre respect : Vive la France î Vive la République ! Après que les invités eurent pris place sur les chaises, resté sur l’estrade avec les généraux Fiset et Labelle, le Consul Général leur adresse la parole en ces termes : Monsieur le ministre, Messieurs les généraux, officiers el soldats de l’armée canadienne, Mesdames et Messieurs, Lie 13 mai dernier lorsque le Maréchal J offre recevait de Montréal, cette inoubliable et triomphale réception, au banquet offert en son honneur, il a donné lecture du câblogramme qu’il venait de recevoir annonçant de la part du gouvernement de la République la nomination au grade de Commandeur de la Légion d’honneur du chirurgien-général Fiset, sous-ministre de la Milice et de la Défeu si et du brigadier-général Labelle.Il était expressément indiqué que ce télégramme du président du conseil des ministres de France que ces deux hautes distinctions étaient accordées avec l’assentiment du gouvernement britannique pour services rendus à la défense nationale.Les insignes de Commandeur n’ayant pu arriver à temps pour être remis par le vainqueur de la Marne lui-même, j’ai été j chargé d’en faire la collation aux deux officiers généraux | que nous fêtons aujourd’hui.Mieux que personne, je connais le concours que le général Fiset a bien voulu apporter aux intérêts de notre défense et, sans en dévoiler aucun secret, je puis dire qu’en circonstance particulièrement importante que nous rappelons bien tous les deux, où il fallait agir vite, son aide nous a été aussi opportune qu'efficace.Tous ceux qui savent ici les services que le général, aujourd’hui, sir Eugène Fiset, a rendus à l’organisation de l’armée Uadienne seront les premiers à applaudir au témoignage de gratitude que le gouvernement français lui donne en ce jour, en même temps qu’à la haute distinction que le gouvernement britannique a récemment accordée à oet éminent Canadien-français qui fait honneur à son pays et à sa race.Je suis heureux à cette occasion de remercier en même temps le gouvernement fédéral pour l’appui bienveillant que nos intérêts ont reçu de sa part chaque fois que j'ai eu à faire appel à lui, et je ne saurais oublier l’hom- avec un nie française de Montréal et les nombreux amis de la France avaient répondu à F invitation du Consul Général de France, M.C.E.Bonin et à celle de l’Union Nationale Française par la voix de son président, M.le Dr Bris-set des Nos, Cette année la réception au Consulat Général de France, où M.C.E- Bonin reçoit la colonie française était rehaussée d’une imposante cérémonie.Il s’agissait de remettre à deux généraux canadiens-f ran ça is la (Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur au général sir Eugène Fiset, Sous-Ministre de la Milice et.de la Défense, et au général de Brigade Labelle.A onze heures précises, le Consul Général fait son entrée dans la grande salle de l’Union Nationale Française, accompagné des représentants des (Sociétés françaises qui ont tenu à prendre part à cette manifestation patriotique: la Mutuelle française, la Société des Vétérans de 1870, 1 Union Nationale française, la Chambre de Commerce Française, les Sac-au-dos de 1914.A ces sociétés s’étaient joints des représentants de h Alliance Française, du Comité France-Amérique, les membres de la colonie française, des permissionnaires en uniforme, de nombreuses personnalités canadiennes et les officiers de la garnison.Une compagnie du 258eme régiment canadien-français, musique en tête, rend les honneurs devant le Consulat Général et est passée eu revue par le général Fiset à son arrivée, accompagné du général Labelle, du général Wilson, commandant la garnison de Montréal, et de état-major.M.le Consul Général s’adresse en ces termes à Fas-sistance, où on voit plusieurs femmes portant le voile de deuil- son Mes chers compatriotes, La célébration de notre fête nationale revêt cette née un caractère exceptionnel du fait que je suis chargé par le gouvernement de la République de remettre les indignes de -Commandeur de la Légion d'IIonneur aux deux officiers généraux de l’armée canadienne qui viennent d’être promus à cette haute distinction.an- une nous Afin de ne pas vous retenir trop longtemps, je vous demande de m'accompagner sur l’estrade préparée à cet effet afin que nous puissions procéder à cette cérémonie en présence des soldats rangés en leur honneur.Aussitôt après, nos compatriotes, nos sociétés et nos amis qui désirent offrir leurs félicitations ca- aux nouveaux promus et leurs représentant du gouvernement français sont di a lament invités à venir nous serrer la main et à rentrer dans cette salle, où nous viderons ensemble une coupe de ¦notre vin national en l’honneur de la fête de ce jour et à la victoire de nos armées.voeux au cor- — 45 tristesse, la foule des femmes et des enfants, on sentait que la journée serait pour elle une journée de bonheur, une bonne journée de réjouissances permises.On savait que VUnion Nationale Française, largement aidée du Consul Général de France, de Mme C.E.Bonin, si dévouée pour les oeuvres de guerre, et de généreux donateurs «mis de notre be1 le France, avait organisé- une fête de famille au Parc Dominion, où des dons, un excellent goûter, des friandises et des jouets allaient leur être distribués.Aussi, tout ce monde était-il dans la joie, et en ce 14 juillet encore, les chers enfants, les épouses, les mères allaient être l’objet de touchantes attentions.La fête fut réussie ; il faut en féliciter les organisateurs et aussi la direction' du Parc Dominion, spécialement M.Dorsey, qui a tout réglé et a su si bien tout arranger.mage sans précédent qu’il a fait à mon pays en donnant représentant de la France au 'Canada un grade hono 1 paire dans l’armée canadienne.au C’est également pour services rendus à la défense nationale que le Général Label le reçoit la croix de Commandeur ; connaissant ce qu’il a fait à cet égard, et le gouvernement français montre aujourd’hui tout le gré De plus, le Général Libelle a été l’un qu’il lui en sait, des organisateurs les plus influents de cette admirable admirable institution du Fonds patriotique canadien, qui vient si généreusement en aide aux femmes et aux enfants Me nos mobilisés.Déjà l’an dernier j’étais chargé d’en exprimer la reconnaissance de nos compatriotes en remettant une médaille d’or à celui qui fut ici comme l’âme de ce mouvement, à sir Herbert Ames.Aujourd’hui c’est le Général Gabelle qui est à l’honneur, et vous y applau- A quatre heures précises, le Consul Général de France, Mme Bonin, M.le Dr B risse t des Nos, font leur entrée dans le Parc Dominion.Dès qu’ils furent arrivés en face du pavillon central, la musique Sousa, fit entendre la “Marseillaise” qui fut acclamée par des milliers et des milliers de personnes.L’excellente musique Sousa, interpréta la “Marseillaise” de.façon admirable, elle arracha les bravos à tous, et ce n’était que mérite.A la fin du goûter servi aux femmes et aux enfants des réservistes, le Président de l'Union Nationale Françaies prononce les paroles suivantes : “Aujourd’hui on fête la maman, c’est-à-dire la patrie ; quand c’est la fête de la maman', c’est la fête des enfants, qui sont tous ici présents aujourd’hui, nous avons voulu vous rendre heureux, nous -avons voulu voir votre sourire, nous sommes fiers d’y avoir réussi.Vos papas seront aussi heureux de votre joie, eux qui donnent leur vie pour la France, pour la rendre plus belle, plus forte que jamais., Je vous remercie, mesdames, d’être venues en si grand nombre à notre invitation ; vous avez compris que nous sommes là pour vous aider et vous encourager.Je dois vous mettre en garde et vous prier de ne pas ajouter foi à toute parole qui serait de nature à jeter dans vos âmes quelque peine ou quelque inquiétude ; le passé de notre société est là, j’ose le croire, comme garant de l’avenir ; vos intérêts nous sont chers ; nous l’avons promis à ceux qui sont là-bas, nous tiendrons à notre promesse.” Ces dernières paroles du président de l’U.N.F.attirent les applaudissements de tous.Il prie ensuite M.le Consul Général de dire quelques mots à l’assistance.Celui-ci exprime au Président de l’Union Farnçaise les remerciements et les félicitations de l’assistance pour le beau succès de la réunion et met celle-ci en garde contre les manoeuvres dont parlait le Président et qui ont été en France même flétries par le Président du Conseil des Ministres et aussi, dans une admirable lettre à l’armée, par le généralissime et contre tout propos démoralisateur tendant à empêcher nos poilus de faire leur devoir.Après cela commence le tirage des lots, généreuse- direz de même* Comment ne pas rappeler qu’à cette même place, j’avais également l’honneur de remettre au nom du Gouvernement de la République notre ruban rouge à deux officiers du corps expéditionnaire, au Lieutenant-Colo-hel Barré et au Capitaine Quintal, tous deux blessés et En même temps j’étais heureux de vous faire connaître, que, -sur ma demande, les autorités françaises avaient bien voulu réserver une trentaine de décorations de la Légion d’honneur, de médailles rnilitai-et de croix de guerre aux troupes canadiennes combattant en France.Depuis lors beaucoup d’autres ont été accordées par mon Gouvernement aux officiers et soldats des mêmes troupes, et par cette liste d’honneur, qui n’est pas close, la France a voulu témoigner toute son admiration pour vos braves, dont les exploits ont rendu immortels les noms de Courcelette, de Langemark, de Festhu-bert et de Vimy.A travers les âges, la fraternité d’âmes des deux races, fondée sur le champ des batailles communes, se prolonge et s’accroît d’une gloire nouvelle et,/comme le disait éloquemment hier même à New-York le Haut Commissaire de la République Française aux Etats-Unis, nous ne formons tous qu’une seule armée, debout pour une seule - cause, celle de la justice, de la civilisation et de la Liberté.Les applaudissements éclatent de toute part, la musi- is % revenus du front.res I1 m r-i; m S que joue O ! 'Canada.M.le consul général procède à la remise des décorations aux deux récipiendaires aux applaudissements de l’assistance et pendant que la musique attaque la Marseillaise.•i.-: 1 AU PARC DOMINION Dès deux heures de F après-midi samedi, les familles des réservistes s’étaient rendues devant la Maison Française, pour de là se rendre au Parc Dominion dans les tramways gracieusement mis à la disposition de l’Union Nationale Française, par M.Arthur Gaboury, surintendant de la compagnie.La joie rayonnait sur toutes les figures, et malgré quelques voiles de deuil qui parsemaient de leur glorieuse II 46 ment donnés par des amis de la France : un terrain d’une valeur de $400, gagné par la veuve d’un soldat, deux terrains de $200 chacun, gagnés par deux femmes de réservistes, deux voyages circulaires Montréal-Québec pour deux familles, puis $300 en lots de $40, $20, $10 et $5, des habillements sur mesuure, montres-bracelets pour garçons et fillettes, bicyclette, tricycle, automobile d'enfant, compter 300 porte-monnaie bien garnis distribués enfants.Tous étaient heureux, et surtout les joyeux poilus permissionnaires qui eux aussi reçurent chacun, en souvenir, une montre-bracelet et tirèrent entre eux différents lots d’argent qui valurent aux donateurs une véritable ovation.Tout le monde était satisfait, ceux surtout qui par leur dévouement avaient pu procurer ces quelques heures de plaisir aux familles de nos braves soldats.sans aux • < H*: * k , : , Général A.-E.Labelle I' Directeur-garant t K i ! : h ii I • Mil f f T 1 [ N.f»r[ I » ¦ o « ¦ 11 I: 'il, •Ht :3 t ii' Ill mm «este ÏÏ'F-" -F QM'-h' -i Les grands Moulins de la St.Lawrence Flour Mills Co„ Limited Les Moulins à farine les plus modernes et les mieux outillés du Canada, sollicitent les commandes de MM.les négociants français pour leurs FARINES ST.LAWRENCE fabriquées avec le choix des blés de l’Ouest Canadien, les meilleurs au monde pour la farine à boulanger.Général A.-E.LABELLE, Directeur-gérant.St.Lawrence flour Mills Co., limited I t MONTREAL, Canada * * m BY SPECIAL APPOINTMENT T9 HIS MAJESTY TME KINO GRANDS MOULINS “ OGILVIE ” LES ELUS GRANDS DE L’EMPIRE BRITANNIQUE Meuniers de Sa Majesté le " Roi Georges V ” PAR DECRET SPECIAL Capacité : 35,000 sacs par jour 145 élévateurs distribués dans tout l’Ouest Canadien B/é acheté directement des cultivateurs ROYAL HOUSEHOLD GLENORA // Marques : '/ V K\ % \ t, i i ! i Royal Household Olenora Spéciale Patente Manitoba l REGIiüLERED Q LlJ ^X/ * >Z\W Z I OGILVIE’S / ?ï /.; 1, Z I \ I 1, / % CANADA I , *> I I ROYALHOUSEHOLB ! % ?BY SPECIAL APPOINTMENT To His Majesty The King i i : Etc.Etc.Etc.i, I ROYAL HOUSEHOLD i OGILVIE’S The Ogilvie Flour Mills Company Limited Bureau principal : Adresse télégraphique : “ OGILVIE.MONTREAL ” Moulins : Montréal, Winnipeg, Fort William, Medicine Hat.ONTREAL, Canada %?i1. The Standard Paint Company of Canada Limited “RU=BER=OID”—“KA LOR=OID” - “EUREKA”—“ZYLEX”—“P & B” “GIANT”—“SOVEREIGN”—“DURO”—“HERCULES”—“PEACOCK’» Marques de Fabrique enregistrées Produits manufacturés entièrement au Canada Matériaux pour toitures Papiers à construction Papiers isolants Feutres à lambris Peintures preservatives Enduits isolants Vernis isolants Composés imperméables à l’eau RUBEROID Toitures de wagons à marchandises — Produits bitumineux de toutes sortes Usines: Highlands, Canal Lachine, Que.Siège social : 52 Carré Victoria, MONTREAL, Que.C/es associées : Londres, ANGLETERRE Paris, FRANCE Petrograd RUSSIE New York, Chicago et San Francisco, E.U.A.a?% 'U, 55 % Adresse télégraphique : THORNE-MONTREAL .f'M .; ¦' ~ " » < SiV 1 iBVri |r wm (y Uitii uæmœér ^0 ¦ - ! M Che Canadian Bronze Powder Works LIMITED MONTREAL, Canada dFabrirmtîB ht Irmt^s ni poute, ©mur* rt Aluminium POUR TOUS USAGES .5f 4 Banque d'Hochelaqa $10,000,000 7,700,000 45,000,000 Capital Autorisé.Capital versé et Fonds de réserve Total de l’actif, au-delà de Directeurs : J.-A.Vaillancourt, président ; l’hon.F.-L.Béique, vice-président ; A.Turcotte, E.-H.Lemay, l’hon.J.-M.Wilson, A.- A.Larocque, A.-W.Bonner.Beaudry Leman, gérant général ; Yvon Lamarre, inspecteur; J.-C.Thivierge, Contrôleur.F.-G.Leduc, Gérant, bureau de Montréal.Siège social : MONTREAL 195 Succursales et Agences en Canada.Principaux correspondanls : Crédit Lyonnais, Paris, Lyon, Londres, Bruxelles — Comptoir National d’Escompte de Paris, Paris, Londres, Bruxelles — Crédit Industriel et Commercial, Paris, Londres — Société Générale, Paris et Succursales — Banque de Paris et des Pays-Bas, Paris — Anglo-For Sign Banking Co., Londres — Banca Commerciale Italiana, Borne, Gênes — Banco di Napoli, Naples — Banque Commerciale Bâle — Banque de Rotterdam, Rotterdam —- Incassa Bank, Amsterdam — Deutsche Bank, Berlin — Commerzund-Disconto Bank, Hambourg — Banque Impériale et Royale des Pays-Bas Autrichiens, Vienne — Boehmische Union Bank, Prague — National City Bank, National Park Bank, Merchants National Bank, Irving National Bank, New York — First National Bank, Boston >— Philadelphia National Bank, Philadelphie.v Librairie GRANGER FRERES (Limitée) Rayon No 1—ARTICLES DE BUREAU: Bibliothèques à tions.Bureaux.Chaises.Classeurs.Boites à documents et à argent.Livres perpétuels.Système dte cartes et fiches.Machines à écrire, accessoires et fournitures.Garniture de luxe pour bureau.Sceaux.Certificats.Timbres-caoutchouc.Imprimerie.Lithographie.Reliure.Rayon No 2—LIVRES BLANCS.PAPIERS: Livres de comptabilité, nouveaux réglages.Calepins à feuilles mobiles.Agendas.Plumes-fontaines.Crayons automatiques.Cartes.Encres.Papiers.Enveloppes.Papeterie et carnets de poche de luxe.Cartes à jouer.Jetons.Jeux.Souvenirs.Cartes Postales.Albums.Maroquineries.Rayons Nos 3 et 8—LIVRES RELIGIEUX: Ascétisme.Théologie.Philosophie.Liturgie.Ecriture Sainte.Hagiographie.Musique religieuse.Chant grégorien.Lignes très variées de Livres de prières.Reliures de luxe et de pratique.Catalogues envoyés sur demande.Rayon No 5—LITTERATURE FRANÇAISE: Romans, toutes les éditions populaires Grand choix pour bibliothèques.Histoire.Economie sociale.Théâtre Beaux Arts, Sciences, Métiers.Reliures de luxe pour cadeaux.Rayon No C—FOURNITURES DE CLASSES: Cartes Géographiques, Globes Matériel Scolaire.Tableaux Muraux.Musées inudstriels et Muraux.Musées industriels et scolaires.Articles de dessin.Cahier avec modèles.Classiques, Français, Anglais, Latins, Grecs.Manuels pour l’éu tude des langues étrangères.Pièces de théâtre.Monologues, Saynètes.FONDÉE EN 1885 •e/f V \ l SUL a F-f '?!- '•ji r> m#: W #i « i V' LIVRES CANADIENS: Nouveautés et raretés.Catalogues envoyés sur demande.Rayon No 7—TAPISSERIES : Papiers peints, pressés en relief.Lincrusta, Burlaps, Toiles teintes.Papier-Vitraux.Rideaux à ressorts.Moulures à murs et à dédos.r U- X ¦¦ *1*
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