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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1917, Collections de BAnQ.

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VINGT-CINQUIÈME ANNÉE SEPTEMBRE 1917 No 298 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de CommerceFrançaise jjEj SOMMAIRE La musique française au Canada.— La pulpe au Canada.— Le blé canadien et les alliés.— Industrie minière.— Ports nationaux.— Revue financière.— Arrêtés en conseil ( Hôtel du gouvernement à Ottawa.— Nécrologie.— La fabrication des munitions.— Les hauts prix du bétail et de l'élevage.— Cà et là.La Chambre n’est pas responsable collectivement des opinions émises dans les articles de ses collaborateurs.Ce morceau d’Amérique du Nord forme, je crois, en dehors de 'la France, la plus forte agglomération de langue Française du monde entier.Traiter à Londres, et confier aux représentants des maisons anglaises le soin des intérêts de 1 Edition Française du Canada est une grave erreur.Ces repréesntants, Anglais et Canadiens-Anglais, habitent tous Toronto, capitale de l’Ontario, où la lutte est constante contre toute formation française.De plus, aucun de ces représentants ne connaît notre langue.Comment peuvent-ils, dans ces conditions, étendre les affaires ?étant donné que la musique Française vendue au Canada comprend pour plus de 4/5 du chiffre de la musique vocale.D’ailleurs si l’on feuillette les programmes des conservatoires Canadiens-Anglais d’avant la guerre l’on verra, de suite, que la formation musicale du Canadien-Anglais, tout comme celle de l’Anglais d’Europe, est pro-allemande.Si l’on ouvre un journal Canadien-Anglais, même de Montréal, au moment des grands concerts ou des saisons d'Opéra, les louanges du chroniqueur vont à la musique allemande.Pour lui, et scs lecteurs, pas de comparaison possible.Ou il faut que la chanteuse soit bien jolie, et l’artiste de bien grand talent pour que les Oeuvres Françaises ne reçoivent pas dans les journaux anglais la douche coutumière- Pour ces journaux et leurs lecteurs Canadiens-Anglais, la musique allemande est la seule que le monde entier doit aimer et admirer; la musique Française est une oeuvre spéciale, une exception, géniale peut-être, mais ne pouvant contenir qu’au seul tempérament latin.C’est écrit 20 fois dans leurs colonnes.Avec les représentants anglais de Toronto l'on obtient des résultats comme suit: L’agent de Toronto qui a le monopole de l’Opéra de Bip, affirme que cet Opéra n’est pas français, par conséquent n’a pas de version française ; mais que si l’on veut la version anglaise, éditée à Londres bien entendu, il sera heureux de la vendre.Comme la version française seule était demandée, on écrit à l’é- La musique française au Canada Jusqu’à ces dernières années, la vente de la musique française ne dépassait pas le cadre de la musique religieuse et de la musique spéciale aux maisons d’éducation ; quelques partitions et extraits d’Opéras, au moment des troupes de passage à répertoire français; quelques morceaux du répertoire des Music Halls, des valses à succès, et c’était tout.Des efforts continus, ces dernières années, ont mis devant le public canadien l’ensemble de l’Edition Française, avec des succès encourageants, quoique modestes.Car, même en ce temps de guerre, l’on voit des vitrines remplies d edition Boches, Américaines et Anglaises, avec un peu ou pas d'oeuvres Françaises.Signaler quelques raisons de cet état de choses avec quelques moyens d'y remédier est le but de cet article.1er.—Le grand défaut, l’erreur capitale des Editeurs Français est d'imiter nos industriels et commerçants.Comme ces derniers, les Editeurs ne peuvent pas admettre, que le Canada est un pays autonome, financièrement indépendant, faisant ses propres traités de commerce, par lesquels les produits anglais sont taxés aussi bien que les produits français.Ils continuent leurs errements, prennent à Londres et à New-York des mots d’ordres, concluent des arrangements qui ne devraient se prendre et se conclure qu’à Paris et à Montréal.De plus les éditeurs français oublient, ou ignorent, que la seule Province Canadienne où la langue Française soit officiellement reconnue et parlée, est la province de Québec, avec Montréal, grande ville de 750,000 habitants, comme métropole.De cette province de Québec, une quantité de professeurs, religieux et laïques, rayonnent dans les états de l'Est des Etats-Unis.Ce qui fait que sans solution de continuité, on trouve une population de près de 6 millions d’habitants parlant couramment la langue française, et désireuse de connaître notre musique aussi bien que notre littérature. 92 ditour parisien, vrai propriétaire de Bip, qui envoie au Canada l’Opéra avec les paroles françaises désirées.L’éditeur anglais apprend la vente, se fâche et demande à l’importateur Français une royauté sur un Opéra Français, acheté à Paris, chez l’éditeur propriétaire, et que lui Anglais ne tient pas avec les mots français, et dont son agent du Canada nie même l’existence.Un autre éditeur français est représenté à Toronto toujours, par quelqu’un ignorant aussi le premier mot do notre langue.Résultat: il ne vend, à peu de chose près, que les seuls ouvrages d’un seul auteur, et cette vente a été créée bien avant que le monopole lui soit donné.Dans tout le reste de cette édition, pourtant très riche, le chiffre fait est insignifiant, et une concurrence redoutable lui est faite par les Etats-Unis.iLe public achète, en édition américaine, parfaitement soignée, les Mélodies de Chaminade à 5 francs le volume, alors que l’édition française se vend au public 15 francs.Et cela dure depuis des années.Voici l’explication de cet état de chose, plutôt extraordinaire, donnée par certains éditeurs français.Ils prétendent, qu’ils ont avantage à vendre, aux maisons de Londres, théorie que la Chambre de Commerce a toujours combattue, tous leurs droits sur les oeuvres dont ils sont propriétaires; et ce, pour l’Angleterre et toutes ses colonies, oubliant qu’il y a des Dominions autonomes, tel le Canada, où l’on parle français, et les éditeurs français ne peuvent plus vendre leurs oeuvres au Canada.Or il y a ici, comme il est dit plus haut une agglomération de 6 millions de personnes voulant chanter dans leur langue maternelle, en français.De cette situation extraordinaire, l’Américain pratique tire parti et édite à gros profit tout ce que les Français refusent de vendre et même un peu plus.Ils ont l’excuse facile de ne rien comprendre à cette manière de converser, comme nous d’ailleurs- Ainsi un grand éditeur de Paris qui a le monopole disons par exemple, de “O Sole Mio” avec paroles françaises refuse de livrer à Montréal, au prix de 2 francs la copie, moins 40% de remise.Voyant le parti à tirer d’un pareil refus, un petit éditeur des Etats-Unis, a édité “O Sole Mio”, et nous le livre à 35 centimes.Est-ce que -l’édition Française profite en quoi que ce soit de cette façon d’opérer?2e.—L’Edition américaine fait une concurrence redoutable, et souvent déloyale à l’Edition Française.Pourquoi?Nous avons donné plus haut la raison dominante.Mais n’ont-ils pas de royauté à payer à nos compositeurs, tout comme les Français.Leur système de vente est fort simple.Ils envoient d’office plusieurs fois par an, à chaque marchand et Professeur de musique au Panada, des catalogues, mentionnant le prix de vente imposé par eux au public, et qu’ils impriment sur la couverture de chaque morceau.Sur ce prix le marchand reçoit une remise suffisante pour payer transport et douane, et faire aux professeurs la même remise qui est scrupuleusement donnée à ces mêmes.Professeurs quand ils s’adressent directement aux éditeurs.Pourquoi ne pas vendre également la musique fran- çaisc aux prix marqués par l’éditeur, le -principal juge de la valeur de ses oeuvres?Les droits de douane, les frais de transport, par poste ou fret étant les mêmes, en temps normal, entre Paris-Montréal et New-York-Montréal.-Ce n’est donc qu’une question de remise.Malheureusement avant la guerre, à plus forte raison aujourd’hui, les remises faites par les Français et les Américains étaient loin de se ressembler, et les prix de vente s’en ressentaient.Par exemple les partitions complètes de Faust et Bornéo et Juliette se vendaient, avant la guerre, ne parlons pas d’à présent, c’est pire, 22 francs 50 au public en Edition Française et 7,50 en Edition Américaine et Anglaise, contenant texte français et texte anglais.Carmen, Mignon, Samson et Dalila étaient vendues toujours 22,50 Edition Française, et 10 francs Edition Américaine avec les 2 textes, sauf pour Samson, où le texte anglais était seul.Il n’y avait pas que les partitions d’Opéras avec pareille différence.La Légende des Flots Bleus d’un Editeur-Compositeur parisien, d’une très grande vogue au Canada, est vendue 1 franc 20 à l’importateur canadien.Le même morceau, édité en Amérique, 35 centimes.La Chambre de Commerce Française de Montréal, sur ma demande, a envoyé à l’éditeur parisien, une copie américaine, pour montrer que non seulement le texte, mais la couleur et la composition originale de la couverture avaient été servilement copiés.Il y a de cela six mois, et la Chambre attend encore une réponse.Cette différence très sensible existe pour un grand nombre d’oeuvres modernes.Les différences varient de 20 à 50%.La liste en a été fournie souvent, sans que les éditeurs intéressés, aient voulu améliorer la situation.Aussi actuellement la chose est entendue.Tous les musiciens canadiens savent que la musique française doit s’acheter en édition américaine, l’édition française étant d’un prix beaucoup trop élevé.Et on ne vend en édition française que les oeuvres non encore éditées aux Etats-Unis.Y a-t-il moyen d’empêcher l’entrée au Canada de la musique éditée illégalement aux Etats-Unis; ou qui éditée légalement, pour la vente dans les limites de la République, ne peut être vendue légalement au Canada ?De façon absolue : Non, avec les lois canadiennes actuelles.Mais dans une grande proportion: Oui, si la Société des Editeurs et -Compositeurs Français fait le genre de remontrances qui seule est comprise aux Etats-Unis.Qu’elle mette en demeure les Américains de tenir leurs contrats ou qu’elle les dénonce.Depuis la guerre, les Américains sont habitués aux restrictions, la musique Boche, dont ils ont des quantités, n entrant plus au -Canada, sous peine de saisie.Et si cette légitime demande est refusée, il y a peut-être des mesures à prendre pour obtenir satisfaction-.Est-ce que la France n'avait pas refusé d’aller à l’Exposition de -San Francisco, tant que le Gouvernement Américain n’aurait pas garanti la propriété industrielle des exposants français qui ne voulaient pas se faire voler leurs créations?Editeurs Français cherchez dans la quantité de Français établis aux Etats-Unis un compatriote chargé de la vente exclusive de vos oeuvres.Vous ne serez pas des an- 03 nées avant de regretter d’avoir attendu si longtemps pour vous passer d’étrangers dans votre maison.Est-ce que la maison Rieordi a besoin des Américains pour exploiter son fonds à New-York?Les Allemands, les Anglais, les Américains, les Japonais confient à leurs compatriotes seuls la vente de leurs produits.Prenons les statistiques, les résultats sont éloquents.Elles montrent, une fois de plus, que les Boches avaient raison et que les Français avaient tort,.Si les Français veulent faire des affaires sérieuses après la guerre, en musique comme en n’importe quel article, qu’ils confient à leurs compatriotes seuls, la charge de leurs intérêts.5e.—Lu musique d'orchestre française ne se vend presque pas ici.On demande une orchestration spéciale que les éditeurs Français spécialistes pourraient facilement réaliser.Comme aux Etats-Unis, il y au Canada, un grand nombre de petits orchestres dans les théâtres, cinémas, hôtels, restaurants.Les Américains leur offrent un choix considérable d’arrangements dans lesquels tout le chant est réparti, suivant le cas, au 1er violon, à la clarinette ou au piano.De cette manière toute musique est jouée intégralement, même par un quartette qui interprète indifféremment, pour le plus grand plaisir de ses auditeurs : Opéras, musique classique et moderne, aussi bien que le dernier Tango ou la dernière “Hesitation Waltz”.Dans les arrangements pour fanfares et harmonies, les parties de cuivre, cornets et altos exceptés, doivent être écrites dans les 2 clefs, de sol et de fa, beaucoup d’instrumentistes ignorant -l’une ou l'autre.Que les Français fassent comme les Américains et ils auront des acheteurs, non seulement au Canada, mais aux Etats-Unis.3e.—Les éditions classiques Françaises d’avant guerre allaient à l’encontre des habitudes par leur format trop grand, leur prix toujours trop élevé, et l’absence, ou à peu près, de doigté et notes explicatives qui fourmillent dans l’édition américaine, en plus d’un papier meilleur et d’un brochage plus fort, choses à considérer pour des pièces qui vont entre les mains des élèves.D’après les échantillons reçus, les nouvelles éditions classiques sont en progrès sensible.Elles ont été créées très patriotiquement en pleine guerre, avec des difficultés de matériaux et de main d’oeuvre indéniables.Leur but est de libérer la France de l’emprise des Paters et des Litolff qui avaient le monopole de ce genre de musique.L’on peut regretter seulement qu’une édition nationale unique s’ait pas réuni le concours de tous, avec le grand avantage d’un prix de revient bien inférieur et d’une valeur artistique incontestable.Mais ce qui est acquis, c’est que, la remise offerte aux marchands canadiens sur ces nouvelles éditions est 20% moins libérale que la remise américaine.Peut-on raisonnablement leur demander d’acheter en France dans ces conditions, et d’oublier la facilité qu’ils ont de pouvoir se réassortir à New-York, en 48 heures, et de faire ainsi capital très restreint, un commerce intéressant ?Acheter en France, au contraire, demande de plus forts achats pour attendre, en temps normal, 5 semaines et plus.Logiquement l’éditeur français devrait être plus libéral que l’américain pour s’attirer les commandes canadiennes.Qu’on ne dise pas que c’est impossible, puisque le représentant français d’un éditeur parisien faisait vendre ses ouvrages au public, avant la guerre, au prix marqué sur la couverture, tout comme en France.Cette vente au prix fixé par l’éditeur, le principal intéressé était obtenu en accordant aux marchands, les remises correspondantes aux remises américaines.Le coût du papier et de l’impression étant le même pour tous pourquoi cette manière de faire était-elle l’exception?L’augmentation du chiffre d’affaires et les forts tirages indemnisent très vite tous ceux qui, au début, crieront qu’ils courent à la ruine.Car la musique moderne française, avec un peu de réclame, a un vaste champ devant elle, et le succès financier est certain.4e.—La musique religieuse en feuilles, doit être brochée, les morceaux n’auraient-ils que 2 feuillets.C’est la condition exigée par la douane canadienne pour profiter d’un tarif de faveur.6e.—Pour encourager les musiciens canadiens-français à propager les oeuvres françaises, la Société Française des Auteurs et Compositeurs devrait organiser des concours annuels et, comme prix, faire éditer gratuitement en France les meilleures oeuvres, en donnant en plus une royauté modeste aux lauréats des concours.De plus, les éditeurs français devraient faire, l’année durant, des conditions très douces aux artistes canadiens voulant faire graver leurs oeuvres et ainsi se les attacher davantage.7e.—La Société des Auteurs et Editeurs Français devrait être beaucoup plus libérale pour les chorales d’amateurs et les Cours gratuits de solfège qui se font un point d'honneur d’exécuter, chaque année, une oeuvre Française à leur fête de clôture.Il est de son intérêt que les directeurs de ces Sociétés d’Amateurs, sans autres ressources que les billets qu’ils espèrent placer, n’aient pas à ,cer à chercher dans le répertoire moderne pour prendre leur programme dans le domaine public.Tous se plaignent des doits d’auteurs très élevés, des prix du matériel, et du prix de vente des parties et partitions toujours très supérieurs aux prix demandés par New-York pour des oeuvres de même importance, comme pour la Damnation de Faust de Berlioz, donnée l’an dernier.L'intérêt bien compris des compositeurs et éditeurs français est d’encourager ces auditions dont la suite logique est la vente constante et considérable de partitions et extraits des oeuvres exécutées.Quelle meilleure réclame pour la ,musique française ?Quelle meilleure manière d’augmenter la vente et les profits.8e.—Pourquoi la même puissante Société n’imiterait-elle pas les Anglais qui ont affilié les conservatoires Canadiens-Anglais au Royal College de Musique de Londres ?Tous les ans un lauréat canadien y est envoyé pour 3 ans, muni d’une bourse substantielle du Gouvernement.Pourquoi nos conservatoires canadiens-français ne pourraient-ils pas envoyer au Conservatoire National de Pa- avec un renon- fil toujours, vu leur peu de valeur, ils sont livrés directement ,par le facteur du quartier, sans arrêt à la douane et perception d’aucun droit.Si les éditeurs français pensent avoir besoin d'une loi de protection au Canada, ils doivent accepter tout bonnement la seule loi en force dans ce pays : la loi canadienne.Et s’ils ont des remontrances à faire aux législateurs, c’est à Ottawa qu’ils doivent aller et non à Londres- ris, ou dans une société analogue, leur lauréat qui part aussi pour l'Europe avec une bourse du Gouvernement pour 3 ans de perfectionnement.ISFest-ce pas à Paris que revient le devoir d’attirer et de garder nos cousins d’Amérique parlant notre langue ?Est-ce que Paris pour le Français d’Amérique n’est pas l’Europe, quand il s’agit de l’art et de ses manifestations ?D’ailleurs, si Paris ne se décide pas, Liège n’est pas loin.Les lauréats du conservatoire de Liège commencent à Cur très nombreux ici, et personne ne croit que c’est à l’avantage de l’Edition Française.Pensons à la force de propagation qu’aurait cette pépinière de professeurs et d’artistes à leur retour au Canada- E.VENN AT.La pulps au Canada De.—Pourquoi enfin la même Société des Auteurs et Editeurs, si puissante auprès des pouvoirs publics ne pense jamais, lors des distributions de rubans multicolores du jour de l’an et de la fête nationale, aux Canadiens-Français, professeurs de musique, chefs d’orchestre, artistes toujours pr]ts à mettre en avant notre patrimoine musical ?Bésumons.Après le magnifique élan des 'Canadiens-Français durant cette guerre, il y a toutes chances pour la musique française de trouver ici un débouché très intéressant, et très rémunérateur.Que faut-il faire pour en profiter ?Les rapports relatifs à l’industrie de la pulpe sont des plus satisfaisants comme l’indiquent les chiffres suivants que nous communique le Département des forêts d’Ottawa pour la consommation totale du bois de pulpe en cordes : Total Valeur $ 2,931,653 3,461,080 3,585,154 4,338,024 5,215,582 7,243,368 8,089,868 9,426,217 13,104,458 Des cinq provinces engagées dans cette industrie, trois montrent une réduction sensible sur l’année dernière.Celles qui ont augmenté en production sont : Québec, Ontario et la Colombie Britannique ; celles qui ont décrû sont le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.Ce changement fait rétrograder la Colombie Britannique à la troisième place qu’elle occupait en 1914.Comme par le passé la pruche est en tête de la liste des bois employés avec 68.2 pour cent du total, suivi par le sapin rouge avec 24 5 pour cent.Les moulins de pulpe canadiens, en 1916, consommaient pour la fabrique de pulpe au Canada 1,764,912 cordes évaluées à 13,104,458, tandis que 1,058,207 cordees évaluées à $5,866,669 étaient exportées, faisant une production totale de 2,833,119 cordes.Ceci représente une augmentation de 25.5 pour cent dans la production du bois de pulpe et de 28.1 pour cent dans la valeur totale comparée avec 1915.Cette grande augmentation' est due à la demande très considérable de pulpe et de papier causée par les conditions de la guerre des deux années passées.La valeur moyenne du bois de pulpe au moulin a augmenté de 71 pour cent par corde sur celle de 1915.Toutes les provinces montrent une augmentation dans la valeur du bois de pulpe excepté Ontario et la Colombie Britannique.Approximativement 1,296,084 tonnes de pulpe ont été produites au Canada en 1910.Ce chiffre est basé sur cordes .482,777 .622,120 .598,487 .672,288 .866,042 .1,109,034 .1,224,376 .1,405,836 .1,764,912 Année 1908 .1909 1910 1911 Confier à des Français exclusivement le soin des intérêts Français.Ces Français devraient naturellement connaître la musique, visiter les marchands, les professeurs, savoir ce qui se vend et la fraude qui se fait.Enfin que nos éditeurs se décident à imiter les éditeurs américains et accordent les mêmes remises qu’aux marchands canadiens.Ce n’est pas impossible puisque l’on peut voir à New-York et à Boston, en plein centre commercial, des immeubles merveilleux, immenses, propriétés d’éditeurs de musique, aux débuts très modestes, dont le confort laisse bien loin les installations de nos grands éditeurs Français.Il faut donc croire que les remises accordées par eux ne les conduisent pas à la ruine; mais plutôt l'application de méthodes modernes, diminuant le coût de la main d’oeuvre, de la réclame et de la vente, récompense grandement leur esprit d’entreprise.Pour finir, je me permets de renvoyer les éditeurs français au paragraphe d’un article de l’Exportateur Français du 16 août dernier.Le sens n’est pas changé en le traduisant ainsi ?1912 1913 1914 1915 1916 “Donnez aux Canadiens les prix et le traitement de vos confrères Américains autrement AUCUN sentiment patriotique ne les empêchera de faire ce qu’ils faisaient avant la guerre : Acheter la musique Française ailleurs qu’en France.” Tous les consortiums d’éditeurs français avec les Anglais de Londres, n’auront jamais qu’une valeur très relative au Canada, surtout pour empêcher les Américains d’y livrer des oeuvres qui y sont copyrightés.Le gouvernement canadien, sous la pression du ment pourrait, peut-être arrêter en douane les paquets des marchands de musique et en retenir certaines parties, mais il ne mettra jamais l'embargo sur les nombreux paquets destinés aux professeurs et aux particuliers.Car presque mo- 95 ce qu’une corde de bois donne une tonne de bois de pulpe ou une Avant la guerre, l’Europe occidentale importait 381,000,000 de boisseaux de blé et 345,000,000 de boisseaux d’autres céréales.Pour atteindre le niveau normal de leurs importations, sans parler des surplus de guerre, il .faudrait pour ces mêmes pays 577,000,000 de boisseaux de blé et 647,000,000 de boisseaux de céréales diverses.Où les trouveront-ils ?La Russie, les Balkans et les pouvoirs centraux n’en exportent plus.L’Argentine, l’Inde et l’Australie sont tellement éloignées qu’il faut trois fois plus de vaisseaux pour transporter une cargaison de ces pays qu’il en faut pour la même marchandise importée d’Amérique.Les quelques chiffres anglais que voici nous donnent une idée de la part que jouent les pays fournisseurs et bien leur influence a évolué.IMPORTATIONS DE BLE ET DE FARINE DANS LE ROYAUME-UNI.demi-tonne de fibre chimique.Il y a une augmentation totale de 20.6 pour cent sur 1915.Les exportations de bois de pulpe du Canada montrent des augmentations et des diminutions chaque année de 1909 à 1916.L’exportation totale en 1915 a diminué de 14.3 pour cent, tandis qu’en 1916 elle augmentait de 53.4 pour cent- L’exportation aux Etats-Unis indique un gain de 148,263 tonnes.L’exportation' sur la Grande Bretagne est montée de 18,488 tonnes à 51,072 tonnes et sur la France de 18,335 tonnes à 31,821 tonnes.Relativement aux autres pays, il n’y a pas beaucoup de changement excepté pour l’Espagne, pays qui n’était pas importateur de pulpe du Canada et qui en' prit 1,737 tonnes en 1916.corn- et Le blé canadien et les alliés (Farine désignée en' blé au taux de 4% boisseaux de blé pour un boisseau de farine.) 1915 Paya 1914 1916 Boisseau Boisseaux 11 y a une demande impérieuse et inaccoutumée du surplus de blé canadien à l’étranger.On rapporte officiellement que les sources de blé et des autres céréales où la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, la Belgique, étaient habitués de s’approvisionner, accusent une baisse sérieuse de leurs rendements habituels.Les importations très considérables qu’on faisait trefois de la Russie, de la Roumanie et des Balkans, de 1 Allemagne et de l’Autriche n’existent plus.Non seulement les pays du Sud et l’Inde n’atteignent pas la production' normale, mais leur éloignement les rend presque inaccessibles vu le manque de transports.Et même en face de cette production inférieure, la demande en est augmentée par les exigences anormales et les pertes dues à l’état de guerre actuel.La seule conclusion possible à déduire c’est que le Canada et les Etats-Unis deviennent les seules ces d’approvisionnement un peu rapprochées; l’économie bien observée dans l’usage du blé, sa substitution par d'autres céréales seront donc les seuls moyens de combler le déficit.Y manquer serait causer la famine chez les alliés et la misère chez les combattants.Les chiffres de la production normale des céréales dans le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Belgique pendant les trois années qui ont précédé la guerre, comparée aux estimations des récoltes de cette année, ainsi que le déficit qui en résulte, figurent au tableau suivant : Canada L’Inde Australie Nouv.-Zélande Etats-Unis Argentine Russie Chili Allemagne France Roumanie Autriche-Hongrie Turquie Bulgarie Autres pays On constate assez facilement que les produits des très pays européens ne vont plus aux nations alliées.Les effets de la guerre sur le transprot maritime des pays du Sud, comme on le voit ici, ne sont pas aussi grands qu’ils promettent, de l’être pour l’année courante.Il est impossible de libérer des vaisseaux pour les longs voyages en Argentine si on peut par tous les moyens obtenir des produits canadiens des endroits deux fois plus rapprochés.On rapporte du reste une baisse dans les récoltes de l'Amérique du Sud- La tâche de combler le besoin des alliés dans la mesure du possible, incombe donc au Canada et aux Etats-Uinis.Nous avons signalé plus haut que les besoins actuels se chiffrent à 674,000,000 de boisseaux de blé et 577,000,000 de boisseaux d'autres céréales.Les Américains calculent sur un surplus de 80,000,000 de boisseaux de blé cette année.La campagne d’économie et la substitution fera probablement augmenter le surplus, et même à ce compte, il y a dans les 577,000,000 de boisseaux requis, place pour la production canadienne.Les dernières années concernant la récolte actuelle du blé canadien indiquent à peine 250,000,000, dont 152,000,- 67.018.000 45,464,000 51,194,000 19.993.000 26,063,000 10,476,000 23.252.000 483,000 8,195,000 57,000 78.170.000 95,075,000 133,805,000 12.278.000 22,920,000 8,436,000 13.759.000 1,617,000 95.000 2,380,000 935.000 169,000 761.000 145.000 73.000 359.000 633,000- 757,000 16,000 au- 23,000 218,000 98,000 sour- au- Céréales Prod.moy.Estimations pour des trois années précédentes.590.675.000 121.109.000 570.890.000 125.201.000 78,573,000 Déficit d’importation.1917 Blé: Maïs : Avoine : Orge : Riz : 393,770,000 94.464.000 337,235,009 93.585.000 41.732.000 196.905.000 26.645.000 233.655.000 31.616.000 36.841.000 La vraie situation se fait jour quand on a ajouté ce déficit à l’importation normale de ces pays. 90 conséquence accrue de $812,000 à $1,259,000, l’estimation en 1916 étant apparemment faite aux prix d’avant la guerre, qui sont considérablement inférieurs aux prix actuels.000 pour la consommation normale du pays, y compris une marge de 50,000,000 pour la semence et les pertes sur le champ.Aux Etats-Unis on travaille pour augmenter le surplus.On doit faire de même au Canada.Heureusement que les autres céréales accusent un surplus de 829,000,000 do boisseaux, et la demande des alliés en est de 674,000,000 seulement.Le Canada a aussi un surplus dans cette récolte.Le principal moyen pour le Canada et les Etats-Unis d'augmenter l'exportation du blé, c’est donc d’y substituer les autres céréales pour l’usage canadien.Les Alliés sont moins aptes à faire cette substitution parce qu’ils ne sont guère outillés pour moudre Je maïs, et la farine de maïs ne peut s’expédier que très difficilement.Us ne font pas le pain à la maison ; et depuis des générations, même les paysans achètent leur pain aux boulangers.Le pain de maïs deviendrait très peu appétissant après avoir été transporté par les boulangers.C’est pourquoi la substitution du blé par le maïs ou par d’autres céréales, peut se faire beaucoup mieux qu’ici que dans les pays d’outre-mer.Les gisements de magnésie et de molybdénite continuent de développer leur production, qui était à peu près nulle en 1913, et qui s’élève en 1916 à 650,000.Cotte nouvelle industrie est peut-être la plus intéressante de tout le rapport des mines.Le gisement de molybdénite exploité par la Canadian-Wood Molydenite Company, dans le canton d’Onslow, est le principal producteur du monde.Sa production totale, en 1916, a été vendue au Bureau Impérial des Munitions.Le rapport officiel est, comme toujours, décevant en ce qui concerne la production de métaux précieux.La province de Québec, selon toutes les probabilités, recèle des dépôts argentifères comparables à ceux de l’Ontario.Les richesses en minerai d’argent de la région de Cobalt, à proximité de la frontière interprovinciale, ont probablement un prolongement dans la province de Québec.Les prospecteurs du gouvernement et les particuliers n’ont toutefois pas encore localisé les précieux filons- Aucune mine d’or, aucune mine d’argent n’est actuellement en exploitation dans la province de Québec.Le Québec a produit en 1916 environ 58,000 onces d’argent et 632 onces d’or, mais cet argent et cet or ont été trouvés comme produits secondaires dans l’extraction d’autres minéraux.-O- Industrie minière Le gouvernement de Québec vient de publier un' état de la production minière de cette province en 1916.Elle s’est élevée à $13,287,024, comparativement à $11 465,873 en 1915, à $11,732,783 en 1914, et $13,119,811 en 1913.Le ministre des mines exprime sa satisfaction au sujet de la production minière qui a dépassé de $167,213 le rendement de 1913, l’année dont le record était resté jusqu’ici insurpassé.La comparaison apparaît encore plus avantageuse si l’on considère que l’extraction des matériaux de construction a considérablement diminué depuis le commencement de la guerre, et que cette diminution a été plus que compensée par l’augmentation de la production d’autres minéraux et de produits métalliques.La production de matériaux de construction reprendra inévitablement son essor lorsque reparaîtront dans le pays les conditions économiques normales.L’analyse des autres minéraux, dont le rendement a monté de $4,931,894 en 1913 à un peu plus de 8 millions en 1916, est plus intéressante.'Cette augmentation correspond d’ailleurs à une expansion de l’industrie minière canadienne.Elle porte en effet sur la valeur des produits, et aussi généralement sur les quantités de minéraux extraites du sol.La seule exception notable est la production des gisements d’amiante, les plus importants du monde, qui en 1913 avaient donné 136,609 tonnes de roche fibreuse, valant $3,830,504; la production de 1916 est réduite à 133,339 tonnes, mais elle est évaluée à $5,182,905.Les gisements de cuivre et soufre (pyrites cuprifères) ont produit en 1916, 131,000 tonnes de minerai comparativement à 87,000 tonnes en 1913, et la valeur est en' O Ports nationaux Dans le plaidoyer qu’a fait entendre au Sénat M.Les-pérance, en faveur du développement du port de Québec, se révèle l’esprit nouveau qui doit animer les citoyens des deux principales villes sises sur le Saint-Laurent, Québec et Montréal.Le sénateur Lespérance qui est en même temps le président du port de Québec, ne s’est pas limité à réclamer pour le port qu’il administre la sollicitude de l’Etat, mais, envisageant la question au large point de vue national, il a démontré la nécessité d’outiller convenablement tous les ports Canadiens principaux du littoral de l’Atlantique, ceux de Québec et Montréal, sur la route fluviale, et ceux de Halifax et Saint-Jean, sur le littoral proprement dit, et qui sont utilisables en hiver.M.Lespérance a justement déclaré que le développement de ces ports est le complément indispensable et en quelque sorte la justification de l’expansion du réseau de chemins de fer canadiens, expansion que certains experts ont jugée exagérée.Et la nécessité en est péremptoirement prouvée par le fait que plus de la moitié des céréales produites par les provinces de l’ouest sont dirigées vers l’Europe par les voies et les ports des Etats-Unis.Despuis cinq ans, des millions de dollars ont été dépensés par le gouvernement fédéral pour l’amélioration du % .32 Intérêt sur fonds l’amortissement Divers.port de Québec.La construction d’élévateurs à grain, de nouveaux quais en eau profonde, de chantiers maritimes et d’un nouveau bassin de radoub ont doublé les commodités que le part de Québec offre au commerce océanique.Le développement des ports de Québec et de Montréal n'est pas fini; c’est en quelque sorte une entreprise qui n’est jamais achevée, parce que l’accroissement du trafic muni de l’outillage le plus perfectionné aideront puissamment, au retour de la paix, à réparer les sacrifices pécuniaires imposés par la guerre.3.38 Bien malin le citoyen de la cdasse populaire, le des te artisan, qui découvrira dans cette nomenclature, l'impôt qui l’atteint.Les taxes provinciales n’atteignent en zffet le “common people” qu’indirectement, mais elles ne l’atteignent pas moins sûrement.Le subside fédéral, par exemple, provint de la taxe douanière à laquelle chacun La taxe des ver- mo- contribue dans ses dépenses quotidiennes, buvettes est recouvrée du public sur le prix des petits .La taxe sur les corporations commerciales est aussi indirectement rejetée sur le public, sans qu il s’en aperçoive.Les droits de succession' sont toutefois un apanage exclusif à ceux qui détiennent des richesses, et ceux-là sont moins à plaindre qu’à envier.D'autre part chaque $100 de dépenses de l’administration provinciale est distribué comme suit: Intérêt sur la dette.n- O Revue financière Le gouvernement de Québec vient de publier un état détaillé des recettes et déboursés de l’administtration provinciale pour le dernier exercice expirant le 30 juin.Comme l’honorable M.Mitcrel l’avait annoncé antérieurement, cet état se solde par un excédent de recettes de $158000.Par le temps qui court, à cause du coût écrasant de la vie et lorsque les contribuables ont tant de peine à équilibrer leur propre budget, ce surplus de $158,000 est amplement suffisant.Dans 'la pratique, il n’est jamais désirable que les impôts produisent plus que la somme strictement nécessaire aux besoins de l’administration.LTn gouvernement qui annonce un gros surplus est à la vérité • un gouvernement qui avoue avoir abusé de son pouvoir d’imposer des taxes.Il est à propos que l’administration rencontre ses dépenses ; surtout dans les temps difficiles comme ceux que nous traversons, il faut que les dépenses elles-mêmes soient réduites au minimum, afin d’alléger le plus possible le fardeau qui pèse sur les contribuables.Pendant le dernier exercice, les recettes ordinaires du trésor provincial se sont élevées à $10,441,113, et les dépenses ordinaires, à 10,382,673.En chiffres ronds, recettes et dépenses s’établissent à $5 per capita, pour toute la population- D’où viennent et où vont ces revenus ?Chaque $100 de recettes de ^administration provinciale est tiré des sources suivantes : Subside fédéral.Terres et forêts.Droits de succession.Licences d’hôtel et autres .Corporations commerciales .Administration de la justice .Véhicules automobiles.Timbres d’enrégistrement.Mines et pêcheries.Intérêt sur avances pour voirie .Asiles d’aliénés.Intérêts sur prêts et dépôts .Transferts d’actions.Gazette Officielle.Taxe sur subsides de chemins de fer Ecoles d’industrie.$19.03 15.04 10.99 10.76 Instruction publique.Administration et législation .Administration' de la Justice .Travaux publics.Asiles d’aliénés.Agriculture.Chemins.Terres et Forets.Perception du revenu .Colonisation.Ecoles d’industrie.Mines, pêcheries, etc .Charité.Juges des sessions.Santé publique.Travail.7.94 6.52 4.89 380 3.51 3.37 2.52 1.80 1.05 .68 .42 .36 .36 .20 Immigration .Inspection des édifices Statistiques.Fonds patriotique .Diivers.14 .13 3.64 2.86 L’agriculture, la colonisation et l'immigration sont les trois champs d’action par où l’administration de Québec peut tendre à la mise en valeur de la Province.La Province de Québec devra s’assurer une part de Immigration européenne qui se répandra dans les autres parties du monde au lendemain de la guerre- $19.42 16.80 16.67 12.70 10.55 o Arrêtés en conseil 6.12 4.74 1.80 HOTEL DU GOUVERNEMENT A OTTAWA Samedi, le 25e jour d’août 1917, Présent : SON EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GENERAL EN CONSEIL IL plaît à Son Excellence le Gouverneur général en conseil, en vertu des dispositions des articles 242 et 291 de 1.77 1.54 1.42 .81 .74 .42 .42 .38 93 la Loi des douanes, de décréter par ces présentes ce qui Suit : Combustible de toutes sortes, vivres, substances alimentaires, substances servant à 'la nourriture du bétail, fourrage, vêtements, et tous articles et matières servant à leur fabrication- Produits chimiques, drogues, teintures et matières employées dans le tannage.Coton, laine, soie, lin, chanvre, jute, agave et autres fibres et les produits qui en sont fabriqués.Terres de toutes sortes, argile, verre, sable et leurs produits.Cuirs, peaux et les produits qui en sont fabriqués.Produits animaux et végétaux non' comestibles.Machines, outils et appareils.Matières et instruments servant à la pratique de la médecine et de la chirurgie, dans les laboratoires et les services d’hygiène.Tous les métaux, minéraux et huiles minérales, minerais et leurs dérivés et produits manufacturés.Pâte de bois, livres et imprimés.Caoutchouc, gommes, résines, goudrons et cires, leurs produits, dérivés et substituts, et tous articles qui contien- " nent de ces matières.Bois et produits du bois.Café, cacao, thé et épices.Vins, spiritueux, eaux minérales et breuvages.Le présent arrêté en conseil sera promulgué par publication dans la Gazette du Canada.Est par ces présentes prohibée l’exportation de la fonte de riblons à toutes destinations à l’étranger autres que le Royaume-Uni, les possessions et protectorats britanniques- Le présent arrêté en conseil sera publié dans la Gazette du Canada, % * » Samedi, le 18e jour d’août 1917.Présen t : SON EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GENERAL EN CONSEIL IL plaît à Son' Excellence le Gouverneur général en conseil, à la recommandation du Ministre des Douanes, de décréter par ces présentes que l’arrêté en conseil du 20 septembre 1915, prohibant l’exportation de la farine de froment et de certains autres articles soit par ces présentes modifié et en retranchant les mots “ farine de froment,” et qu’en' vertu des dispositions des articles 242 et 291 de la Loi des douanes soit prohibée l’exportation de la farine de froment à toutes destinations à l’étranger autres que le Royaume-Uni, les possessions et les protectorats britanniques, pourvu toutefois que des permis d’exportation de la farine de froment à des pays alliés au Royaume-Uni dans la présente guerre puissent être émis sous l’empire de règlements établis par le Ministre des Douanes.» % » Samedi le 8e jour de septembre 1917.SON EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GENERAL EN CONSEIL * % % Par décret du 11 septembre l’exportation des rails d’acier est prohibée pour toutes les destinations à l’étranger autres que le Royaume-Uni, les possessions et protectorats britanniques.RODOLPHE BOUDREAU, Greffier du Conseil privé- Il plaît à Son Excellence le Gouverneur général sell, a la recommandation du ministre des Douanes et en vertu des dispositions de -'l’article 291 de la Loi des Douanes et de l’article 6 de la Loi des mesures de guerre de 1914, -de décréter par ces présentes ce qui suit: Est par ces présentes prohibée l’exportation des articles suivants à toutes destinations en Norvège, en Suède, au Danemark et en Hollande, savoir: Armes de toutes sortes, fusils, munitions et explosifs, chines servant à leur fabrication ou réparation et leurs accessoires, matières ou ingrédients employés dans leur fabrication, et tous articles necessaires ou utiles pour leur usage.Tous appareils ou en con- o- Necrologie Monsieur René Bourgeois A une réunion du Bureau de la Chambre de Commerce Française de Montréal, la résolution suivante a été adoptée à l’unanimité: ^Le Bureau de la Chambre de Commerce de Montréal a appris la perte douloureuse que viennent d’éprouver Monsieur et Madame Bourgeois dans (La personne de leur fils Be né, tombé au champ d’honneur, après une courte et glorieuse carrière qui -s’annonçait pleine d’avenir.Le bureau de la -Chambre au nom de cette compagnie, -prie M.et Mime Bourgeois d’accepter ses sincères condoléances et l’expression de ses -sympathies émues.Il décide que dans le prochain Bulletin de la Chambre, celui de septembre, mention soit faite de -la mort glorieuse du Lieutenant René Bourgeois.” M.René Bourgeois, fils de Français, né au -Canada s’était engagé comme volontaire pour la durée de la guerre.ma- moyen's de transports terrestres, aquatiques ou aériens, les machines servant à leur fabrication et leurs accessoires, les matières ou ingrédients employés dans leur fabrication, et tous instruments, articles et animaux nécessaires utiles pour leur usage.Tous moyens de communication, outils, instruments, accessoires, cartes, images, papiers et autres articles, machines et documents nécessaires ou utiles dans les opérations hostiles.ou Numéraire, or et argent en lingots, monnaie, papier-valeurs et métal, matériaux, poinçons, plaques, machines et autres articles nécessaires ou utiles pour leur fabrication. 90 Le cultivateur canadien n’a jamais obtenu de tels prix, et bien que le coût des fourrages soit élevé, la vente des ani-à de tels prix est certainement rémunératrice.Mais ce qui rend la situation plus alarmante, c’est que les prix élevés de ces denrées continueront probablement après la En 1915, il fut décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec palme et obtint la citation suivante.“(Le 8 octobre 1915, après une reconnaissance des tranchées allemandes au cours de laquelle il avait fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand courage, est reparti seul en plein jour en avant de nos tranchées pour aller chercher un blessé et l’a ramené dans nos lignes.” Grâce à sa connaissance parfaite de l’anglais, M.Bourgeois fut versé ensuite dans les rangs de l’armée britannique avec le grade de lieutenant.maux guerre.Le Dr J.-C.Rutherford, une autorité bien connue dans les questions concernant le bétail, a dit récemment que le nombre des porcs a diminué de 3,000,000 aux Etats-Unis depuis cinq ans ; qu'au Canada ces animaux sont maintenant si rares qu’il est impossible de répondre aux besoins du pays.Le Canada se voit obligé d'importer chaque née une grande quantité de lard, de jambon et de bacon des Etats-Unis.Je suis certain que le prix du porc sur le marché sera très eleve pendant plusieurs années., Quant au boeuf, il est excessivement rare dans toutes .les parties du monde, et on en demande à grands cris.Aux Etats-Unis, le nombre des bêtes à cornes a diminué de plus de 7,000,000 au cours des neufs dernières années, tandis que la population a augmenté durant cette période.Ces animaux diminuent aussi au Canada dans les mêmes proportions, bien que le nombre de la population carnivore du pays n’ait pas augmenté beaucoup.On a tué un très grand nombre de veaux.Après la guerre, non seulement l’Allemagne, 1 Autriche, l’Italie et la Belgique, mais tous les pays de l’Europe manqueront de bêtes à cornes et autres- En conséquence, la demande sera considérable et les prix seront tellement élevés que personne n’en a même pas une idée.* * # an- La fabrication des munitions L’avis donné par les autorités impériales de ralentir l’activité des usines canadiennes occupées dans la fabrication des obus montre les immenses progrès accomplis par les Alliés dans l’organisation de la guerre.11 fut un temps où le salut des pays de l’Entente dépendait de leur aptitude à développer pour ainsi dire à l’infini leur production de projectiles.Au point de vue strictement militaire, il est donc tout à fait réconfortant d’apprendre qu’au-jourd’hui, les arsenaux de France et l’Angleterre sont position de suffire à la tâche.On soupçonne toutefois que d’autres raisons que 1 expansion des fabriques d’outremer ont motivé cet ordre inattendu de restreindre la production canadienne.Un débat récent aux Communes nous en fait entrevoir une.c’est que le matériel de guerre acheté au Canada était soldé par un crédit que procurait le gouvernement d’Ottawa aux autorités impériales, et qu’Ottawa est maintenant gêné pour continuer ces avances, qui se chifrraient depuis quelque temps à 35 millions de dollars par mois.Ensuite, la coïncidence portera certainement bien des gens à penser que le gouvernement d Ottawa songe à libérer des hommes avant de mettre en vigueur sa loi de conscription.en Au lieu de nous inspirer du regret, l’avis du contrôleur des vivres du Royaume-Uni que le gouvernement britannique n'achètera plus de porc ni de 'lard fumé devrait être accueilli avec reconnaissance par les producteurs cal’espoir, profiteront de cette reconstituer nadiens, qui, nous en interruption' du courant d exportation pour avons leurs troupeaux.Sur cette dépopulation en animaux domestiques des fermes canadiennes, le commissaire de l’Agriculture du Dominion attirait récemment et fort à propos 'l’attention des cultivateurs.D’après une statistique parue dans le numéro de juillet du Bulletin mensuel agricole, publié le ministère du ,Commerce, 'le nombre de bestiaux au Quoi qu’il en soit, ce ralentissement de l’industrie des munitions, s’il doit nécessairement causer quelque perturbation, à Rapproche de l’automne, ne devrait pas causer d’alarmes.Dans tous les autres domaines de l’emploi, il les ouvriers y a pénurie de main-d’oeuvre, de sorte que libérés des usines de munitions trouveront aisément du par .Canada a, depuis le commencement de la guerre, diminue de 80,000; les troupeaux de moutons ont diminué de 50,000, et le nombre de porcs, de plus de 900,000.En 1914-, il y avait sur les fermes 3,434,261 porcs; il reste aujourd’hui seulement 2,513,526.En 1913, le nombre de bestiaux, en ne comptant pas les vaches laitières — dont le nombre a d’ailleurs baissé de 100,000 — s'élevait à 3,915,687; il est réduit à 3,325,013, soit une diminution de 600,000 têtes, en chiffres ronds.Le boeuf et le porc sont les viandes qui entrent le plus abondamment dans la consommation générale.La hausse des prix, doublant à peu près le profit mal des cultivateurs, les a poussés à se déposséder de leurs animaux de ferme sans penser qu’en réduisant à ce point leurs troupeaux, ils n’encaissaient pas seulement la pro- travail ailleurs.A tout considérer, peut-être le pays se trouvera-t-il bien de l’interruption graduelle des industries de la guerre, parce que la population pourra s’adapter aux conditions nouvelles plus facilement que si toutes les usines avaient été soudainement fermées à la conclusion de la paix.en Les hauts prix du bétail et de l'élevage nor- Les porcs vivants se vendent $20 les cents livres à Chicago ; c’est presque le même prix sur les marchés du Canada.La viande de boeuf est d’environ $11 les cents livres 100 duction actuelle de leur industrie, mais convertissaient en espèces une part de leur capital.Au point de vue national, le Canada a écoulé dans le commerce une large part de ses réserves alimentaires, et c'est pourquoi on nous prévient dès maintenant que le prix des viandes restera élevé après la guerre.La campagne de propagande faite dans le pays en faveur de la production intense peut donc s’appliquer à l’industrie de 1 élevage autant qu’à la production agricole proprement dite.Musée Commercial et Industriel DE MONTRÉAL Annexé à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal Commerçants et Industriels de France, si vous désirez faire connaître vos produits au Canada, exposez-les au Musée Commercial et Industriel de Montréal.-O Cà et là Locaux spacieux — Exposition des échantillons et service de renseignements commerciaux absolument gratuits.Sir Thomas White, le ministre des Finances, mimique à la presse, un rapport de l’état financier du Canada pour les quatre premiers mois de l’année fiscale, à partir du 1er avril jusqu’au 31 juillet.Ce rapport indique une augmentation de $15,500,000 dans le revenu pour la période précitée.Si cette augmentation' est maintenue d’ici à la fin de l’année fiscale, Je revenu total de l’année comprenant les sommes versées au trésor par les firmes qui sont atteintes par la loi de la taxe de guerre sur les profits d'affaire, se chiffrera probablement à $275,000,000.Le ministre des Finances calcule que l’impôt sur le peut rapporter environ cinquante millions de dol- a com- s’adresser à la direction 399 Avenue Viger, Montréal CANADA revenu lars.MONTREAL TRAMWAYS CO.Durant la présente année fiscale le gouvernement pourra payer toutes les dépenses courantes et les dépenses d pital, les taux d intérêt sur la dette causée par la guerre, les pensions pour les soldats, et en plus contribuer d’environ deux cents millions pendant les deux années.d * W Horaire du service suburbain 1916-17 LACHINK u ca- Du Bureau de Poste.10 min.Service de 5.40 a.m.à 20 min.Service de 10 min.Service de 4.00 p.m.à S.00 a.m, 8.00 C.m.à 4.00 p.m, 7.10 p.m, 20 min.Service de 7.10 p.m.à 12.00 minuit 20 min.Service de 6.30 a.m.à 10 min.Service de 20 min.Service de 10 min.Service de 4.00 20 min.Service de Dernier char extra à 12.50 SAUL T AU RECOLLET ET ST-VINCENT De la rue St-Denis à St-Vincent de Paul, De Lachine.6.60 a.m, 5.50 a.m.à 9.00 a.m, 9.00 a.m.à 4.00 p.m.p.m.à 8.00 p.m, 8.00 p.m.12.10 &.m.Nous gasp il Ion's peut-être autant de houille que les Etats-Unis où, selon V.H.Manning, directeur du bureau des mines des Etats-Unis, au moins $500,000,000 de valeur de houille ont été gaspillés l’an dernier par suite de l’ignorance dans l’usage.En dépit d’une efficacité supérieure de combustion, rendue possible par l’amélioration constante de l’outillage moderne, le gaspillage s’accroît, et le prix plus élevé de cette utilité impose une plus lourde punition au pays.Chaque livre gaspillée est autant de moins pour aider à remporter la victoire.Dans les usines génératrices modernes, 20 pour cent de la chaleur de la houille sont convertis en force motrice, tandis que la proportion dans les usines de faibles dimensions n’est DE PALI,.16 min.Service de 6.16 a.m.à 8.00 a.m, 20 min.Service de 8.00 a.m.à 4.00 p.m, 15 min.Service de 20 min.Service de 4.00 p.m.a 7.00 p.m, 7.00 p.m.a 8.00 p.m, Char pour HenderZ "" "iToXL" Char pour St-Vlncent de Paul.12 40 a m 15 min.Service de 4.30 p.m.à 7.30 p.m, 20 min.Service de 7.30 p.m.à 8.30 p.m, r,hap , __ .30 mln- Service de 8.30 p.m.à 12.00 minuit.Char de Henderson à la rue St-Denis.12.20 a.m.CARTIER VILLE.20 min.Service de 40 min.Service de 20 min.Service de 40 min.Service de DE LA MONTAGNE De Snowdon Jet.5.20 a.m.à 8.40 p,m, 8.40 p.m.à 12.00 minuit 5.40 a.m.à 9.00 p.m, 9.00 p.m.à 12.20 a.m.De Cart 1er ville en moyenne que de 5 ou 6 pour cent.S’il était possible d accroître l’efficacité moyenne jusqu’au maxi-que 1 on peut maintenant atteindre, on disposerait de trois fois plus d’énergie pour les industries productrices du pays.L’augmentation continue du prix de la houille fera disparaître plusieurs anciennes usines génératrices qui seront remplacées par d’autres plus modernes, capables de produire un plus haut pourcentage de force de la houille dépensée.De l’Ave du Porc et Mont-Royal 20 mln.Service de De 1 Ave Victoria 20 mln.Service de De 1 Ave Victoria à Snowdon 10 min.Service BOUT DE L'ILE 60 min.Service de mum 6.40 a.m.à 12.20 a.m, 6.60 a.m.à 12.80 a-m, de 6.50 a.m.à 8.30 p.m.De Lasaile et N.-Dame 5.00 a.m.a 12.00 minuit TETRAULTVILLE 15 min.Service de 5.00 a.m.a 8.00 a.m.30 mln.Service de 9.00 a.m.à 3.30 p.m, 15 mln.Service de 3.30 p.m.a 7.00 p.m.30 mln.Service de 7.00 p.m.a 12.00 minuit POINTE AUX TREMBLES 15 mln.Service de 6.15 a.m.à 20 min.Service de 8.50 p.m.a 12.80 Dernier char extra pour le Boulevard St-Bernard a 1 30 De Lasaile et N.-Dame en proportion ('Conservation) De Notre-Dame et 1ère Avenue, Maisonneuve 8.50 p.m, a.m.a.m.
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