Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1917, Novembre - Décembre
VINGT-CINQUIÈME ANNÉE NOVEMBRE - DECEMBRE 1917 No 282 - 283 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française ZD23 ^Æ02STTZEB^^-2L SOMMAIRE Procès-verbal de la séance du 27 septembre 1917 — Le Canada et la reconstruction des pays envahis — Cinquante ans d’exportation canadienne -— L industrie canadienne du jouet — L’industrie du bois au Canada —• Prohibition et tempérance — Revue financière — La richesse du Canada — Ca et là — Commerce extérieur —- Statistiques agricoles dans Québec.La Chambre ri est pas responsable collectivement des opinions émises dans les articles de ses collaborateurs.cial, exprimant, avec ses remerciements le plaisir qu’il a de collaborer à nos travaux.Une lettre du Maire de Montréal remerciant également la Chambre de l'envoi du Bulletin Spécial.Une lettre de M.E.J.Leveson, de Vancouver, au sujet des démarches faites à Ottawa dans le but d obtenir l'établissement d’un poste de douane canadienne à New-York pour faciliter 1 importation des marchandises françaises et les faire bénéficier, pendant la guerre, du tarif intermédiaire, prévu par le traité franco-canadien, étant donné l’impossibilité d'expédier actuellement de France en droiture sur le Canada.Cette question avait déjà été soulevée par la Chambre canadienne de Commerce du District de Montréal et appuyée par notre Chambre.M.Le-semble avoir étudié cette question très attentivement Avis A cause d’une grève survenue parmi certains ouvriers d’imprimerie, un retard a été apporté dans la distribution du dernier numéro du Bulletin Mensuel et nous a obligés à réunir en un seul numéro celui de novembre et celui de décembre.t> Procès-verbal de la séance du 27 septembre 1917 La.séance est ouverte à 3 heures et demie sous la vesou et a présenté à ce sujet plusieurs mémoires très-documentés à Ottawa, comme membre d’un Comité spécial organisé par des importateurs et exportateurs de la Colombie Britannique.Le Gouvernement d’Ottawa se retranche derrière des techniealités donnant comme raison de son refus d’obvier aux demandes rétirées qui lui ont été faites à ce sujet, le texte même du traité existant, et particulièrement qu’on lui demande de suspendre, prétextant que peut être fait parce que cette question doit être étudiée et la clause visée amendée simultanément par le Parlement canadien et le Parlement français; comme autre argument le gouvernemet d’Ottawa dit que les questions a traiter à la session actuelle sont tellement nombreuses que toute autre question que celles prévues pour cette cession devront être remises à la prochaine Etant donné que les exportateurs français sont surtout lésés par l'application' de cette clause, du fait de la guerre, il est décide, apres discussion d écrire au Ministre des Affaires étrangères par l’intermédiaire du Consulat Général, pour que le Gouvernement français soit saisi de cette question et puisse, s’il le juge à propos, étudier, de • concert avec le Gouvernement canadien, les moyens à employer pour donner satisfaction, provisoirement, aux exportateurs français et aux importateurs canadiens, présidence de M.J.R.Genin'; étaient présents : MM.L.E.Bernard, Paul Brisset.des Nos, Dr A.Bris-set des Nos, H.B.de Passillé, E.Saint-Loup, Paul Seurot, A.Parut, E.Vautelet, R.Vennat.Monsieur C.E.Bonin Consul Général de France assistait à la séance.Le procès-verbal de la séance précédente est lu et ap- prouvé.:a cause i ion ne CORRESPONDANCE.—Depuis cette séance 48 lettres ont été reçues et 72 lettres ont été expédiées.Parmi les lettres reçues, il y a lieu de signaler: Un’e carte de remerciements de M.et Mme Louis Bourgeois en réponse à la lettre 'de condoléances qui leur avait été adressée au sujet de la mort de leur fils.Une lettre de Mme La Violette, remerciant la Chambre de l’envoi d'une couronne aux funérailles de son fils, le Major Lambert Dumont-Ua Violette.Une lettre de Son Exe.M.Jusserand, Ambassadeur de France à Washington', remerciant la Chambre de •l’Ienvoi qu’elle lui a fait d’un exemplaire relié du Bulletin Spécial et exprimant à notre Compagnie son appréciation des travaux que nous poursuivons.Une lettre de M.C.E.Bonin, Consul Général de France, accusant réception' de l’exemplaire du Bulletin Spé- session. 112 Une lettre de M.Lamoureux, représentant d’une maison établie à Shanghai qui nous donne divers renseignements sur le fonctionnement d’entrepôts officiels à Shanghai.Le Canada et la reconstruction des pays envahis Une lettre de M.Lamouroux, représentant d’une mai-Chamibly, demandant à la 'Chambre de s'intéresser à l’entretien du cimetière où sont enterrés d’anciens soldats français.Il sera répondu à cette demande que nos charges actuelles sont telles, du fait même de la guerre, et les oeuvres de guerre si nombreuses,que nous serons obligés de remettre à une date ultérieure, à la fin des hostilités, toute demande du genre de celle qui nous est adressée, et qui n’a pas un caractère de nécessité immédiate.Une lettre de la Ligue Maritime Française nous demandant de faire publier un modèle d’article dans la presse canadienne dans le but de propagande ayant l'expansion de la marine française.Une lettre de la Compagnie Industrielle du Tonkin demandant des renseignements sur la fabrication et la vente des boutons de nacre.M.Maurice Hodent, vient de publier dans France-Amérique l’article suivant, qui sera lu sans doute avec intérêt et avec profit : 'Si complets et si précis que soient les renseignements donnés par les soldats canadiens sur la dévastation de nos pays du Nord on ne peut se faire de l’autre côté de l’Océan, qu’une idée insuffisante des ravages commis par les hordes allemandes, des destructions accomplies par le canon et du lamentable état des terres.Tout est à refaire sur ce sol bouleversé et l’administration civile chargée de réorganiser les pays reconquis ne sait où donner la tête.Tout manque à la fois et notre industrie ne pourra suffire à procurer aux habitants le nécessaire en temps utile.Il faudra qu’on le veuille ou non, faire appel à l’étranger.Sera-ce à la Suisse?à la Hollande ?On nous enverrait des produits boches et nous forgerions ainsi de nouvelles armes contre -nous.Sans doute l’Angleterre et les Etats-Unis nous seront se-courables, mais ils n'e peuvent point subvenir à tous les besoins.En tous cas il serait avantageux pour nous qu’une autre nation amie vint les concurrencer pour ramener les prix d’achat à des conditions normales.Le Canada peut le faire pourvu qu’il s’y prépare dès maintenant.Il peut fournir des matériaux de construction : ciment, madriers, bois de charpente, portes et fenêtres, planchers, bois pour granges, maisons démontables ; des outils de ferme, bêches et pioches, charrues et herses, moissonneuses et semeuses, et même quelques tracteurs ; du bétail abattu ou sur pied pour la consommation, des chevaux; des céréales et du foin, et même du blé de semence.L’administration d’Etat a fait l’essai, dans la Nièvre, du blé dur du Manitoba qui a donné comme blé de printemps, un excellent rendement.Il est certain qu’actuellement le Canada est dans l’impossibilité de fournir quoi que ce soit, qu’il le veuille non, parce que tous les moyens de transport manquent.Mais on construit, nous a-t-on dit, dans les chantiers diens des bateaux en bois de moyen tonnage.Us seraient fort bien appropriés pour transporter après la guerre le tériel dont nous parlons.Les frais de transport seraient grands, mais le seraient-ils beaucoup moins si nous faisions venir, comme à présent, des bois de Norvège ou de la Russie ?en vue Une lettre du journal “Le Soir” demandant des sengnements sur les débouchés du commerce français Canada ; il est décidé d’envoyer le “Bulletin” à ce journal.Une lettre du président de l’Union des Chambres de -Commerce Françaises établies à l’étranger, nous communiquant une lettre du Directeur des Services Techniques au Ministère du Commerce, remerciant l’Union des Chambres pour les renseignements venant de l’étranger et communiqués au Service Technique du Ministère du Commerce, renseignements qui seront publiés et commentés quand cela sera jugé utile.Il est décidé de faire à ce bureau le service régulier de notre Bulletin.Une lettre de M.Chouillou au sujet des sursis d’appel et de la subvention aux Chambres de Commerce à l’étranger.ren- au Une lettre de la Société de Chimie industrielle ; il est décidé de faire le service de notre Bulletin à cette Société.M.le Consul Général communique à la Chambre lettre de M.Lamouroux au sujet des produits pouvant être importés de Chine au Canada; une lettre du Président du Comité de la Foire de Paris annonçant la grande réussite de cette foire en 1917 et faisant espérer un plus grand succès en 1918.(Cette lettre était pagné d’un questionnaire détaillé et demandant un représentant au Canada).Une lettre du Ministre des Affaires étrangères communiquant une note du Président du Congrès de l’Industrie du Livre français.Un rapport sera préparé avec les statistiques que possède la Chambre relatives à l’importation du livre et avec les renseignements que pourront nous donner M.de Crèvecoeur, de l’Institut Fraser.M.Tarut propose, et M.Seurot seconde une motion demandant que la Chambre adresse à Mme R.€.Smith ses condoléances à l’occasion de la mort de M.R.C.Smith, qui s était toujours tant interesse à tout ce qui était français.un'e ou cana- encore accom- ma- Ce que nous suggérons, c’est qu’au Canada on veuille bien étudier cette question, qu’on n’attende pas les commandes, qu on ne se borne pas à envoyer des catalogues et qu on n’expédie pas non plus des marchandises à l’aventure.C est toute organisation qui semble nécessaire.On sait que la loi sur les réparations de dommages de guerre prévoit des ouvertures de crédit et tout un système de paiement pour la reconstruction des pays dévastés, que des syndicats agricoles et des associations locales surveillées par des commissions de contrôle seront chargées de La séance est levée à 4 heures 35.ces 113 vendeurs canadiens.Les associations agricoles de l’Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais, de l’Aisne ont déjà préparé et publié les rapports sur les besoins urgents des campagnes dévastées.Elles précisent les instruments qui leur sont nécessaires, leurs dimensions, leur puissance.Des magasins généraux sont prévus pour chaque région et le mode de répartition est déterminé.Malgré les répugnances des paysans français toujours individualistes, les associations s’efforcent à constituer dans les villages des coopératives pour exécuter des gros travaux en commun.Sans doute il n'y a là chez nous qu’une organisation embryonnaire, mais nous sommes persuadés que sous la pression du besoin on arrivera assez vitd à terminer un système rationnel.Les chambres de commerce canadiennes devraient donc constituer une commission qui étudierait les conditions d’une participation canadienne à la reconstruction de nos campagnes, établirait les prix de revient calculés en francs, marchandises vendues aux magasins généraux dont nous parlons, transporterait en mesures françaises les dimensions des bois et des instruments agricoles, exprimerait les modes les plus pratiques de paiement et s’aboucherait, si besoin était, avec les associations agricoles de chez nous.Si cette coopération' est réalisable — et nous croyons fermement qu’elle l’est, à cause de la hausse des matièreé premières — nous estimons que tout le ravitaillement d’un magasin devrait être acheminé par un seul bateau, qui amènerait ce matériel au port le plus proche et l’expédierait si possible par la voie des canaux.Pour cela, les commandes devraient être centralisées à Montréal et l’expédition préparée par la commission responsable et non par chaque commerçant intéressé.Ainsi peu à peu, au fur et à mesure que la vie renaîtrait dans les villages, tous leo matériaux nécessaires se trouveraient réunis et les paysans n’auraient qu’à effectuer leurs achats à l’aide des mandats prévus par la loi sur les réparations et qui seront distribués par les préfectures.Dans le cas présent comme dans beaucoup d’autres, il s’agit donc de prévoir et de préparer l’organisation utile.Nous sommes convaincus que les 'Chambres de commerce canadiennes trouveraient actuellement un concours empressé dans quelques-uns des chefs canadiens du front, qui pourraient s’entendre avec les présidents des Associations agricoles françaises et fournir un rapport sommaire et des chiffres approximatifs qui permettraient de voir si nos suggestions sont réalisables.Le travail définitif serait entrepris ensuite.Un tel concours ne serait pas seulement très efficace ; il serait encore la meilleure des introductions pour les commerçants canadiens sur le marché français, et nous sommes convaincus que les relations commerciales ainsi établies se poursuivraient aisément par la suite.Les débuts seuls seraient hérissés de difficultés que nous ne nous dissimulons pas.Il y faut donc de la méthode et de la volonté.Nos amis des Etats-Unis se flattent de nous donner en ce sens quelques leçons utiles et, loin d’en être froissée, nous demandons seulement que les Canadiens soient avec eux pour cette oeuvre de paix, puisqu’ils étaient chez nous avant eux pour l’oeuvre de la guerre.¦o Cinquante ans d’exportation canadienne 1868 1917 Grand total.Pour la Grande-Bretgne .Etats-Unis.Autres pays.Rapport des articles manufacturés au total des exportations .$2,100,000 1,107,000 682,851 310,152 $477,399,000 339,013,000 91.990.000 46.395.000 3.93 41.45 Sommaire des principaux articles de production canadienne exportés en 1868, 1914 et 1917.1868 Instruments d'agriculture $ 21,952 $ 7,219,520 $ Voitures, automobiles, Cycles .Vêtements.Cotonnades .Produits chimiques, teintures, etc.Caoutchouc et produits de Fer, acier et manufactures 1914 1917 3,576,124 21,952 21,952 3,000 4,014,573 446,524 107,227 14,397,347 6,356,750 481,116 205,600 9,270 1,719,132 686,231 9,219,415 2,666,506 de 466,420 112,094 11,374,981 3,213,941 48,765.289 7,408,791 Cuir et manufactures de .Métaux et minéraux : Aluminium en lingots .Asbestos.Cuivre.Nickel.Instruments de musique .Gazoline.Peintures et vernis.Papiers de toutes sortes .Meubles.Pulpe de bois.Lainages.Homards en conserve .(Saumon en conserve .Fromage.Lard et jambon.Viandes en conserve .Légumes en conserve .Fruits en conserve.Farine de blé.Gruau d'avoine.1,883,074 3,156,710 9,489,729 5,374,738 282,707 9,545 133,356 12,685,896 411,074 6,364,824 81,555 2,983,987 6.631,437 18,868,785 4,033,106 94,961 17,665 374,719 20,581,079 448,589 535,318 2,166,330 1,545,460 241,665 281.120.270 105,816 1.357.824 2,539,789 3,371,584 Exportations de marchandises manufacturées de 1868 à 1908 et de cette dernière année à 1917.394.220 394.220 394,220 394,220 5,529 5.529 5.529 5.529 5,529 5,529 28.875 5,830,056 4,455.610 22,744,825 8,925.554 232.936 15,149,928 987,430 26,123,015 344,418 6,448,189 725,148 3,639.332 6,288,257 36,721,136 43,778,034 1,717,758 5,597,053 430,970 17,473,474 28.875 45,765 549,572 783,481 783,481 783,481 783,481 1,948,696 1,948,696 Céréales (nourriture) .1,948.696 Cartouches, explosifs .1.918,696 Appareils électriques .1,948.696 1,948,696 Engrais chimiques Grande-Bretagne Etats-Unis Autres pays Totaux 1868 $ 1,107,408 $ 682,851 $ 310,152 $ 2,100,411 1873 1,428,748 1,541,689 639,457 3,109,903 1878 2,224,373 983,027 920,335 4,127,755 1883 1,211,189 1,603,274 688,757 3,503,220 114 1888 1,162,891 2,454,009 4,900,806 6.728,298 7,472,357 8,024,308 6,610,756 6,973,820 6,852,710 7,158,746 8,583,540 24,848,359 148,477,303 339,013,448 1.632,025 3,563,827 2,829,510 8,236,129 12,427,258 11,828,241 15,350,280 16,524,005 16,312,751 21,321,458 30,391,764 42,104,753 58,202,141 91.990,586 766,363 1,676,123 2,948,000 5,660540 8,607.509 9,104,501 9,533,880 11,785,293 12,670,823 15,212,504 18,468,148 18,526,389 .35,355,554 46,395,642 4,161,282 7,693,959 10,678,316 20,624,967 28,507,124 28,957,050 31,494,916 35.283.284 35.836.284 45,692,708 57,443,42585,539,501 242,034,998 477.399,678 à s'y intéresser tout particulièrement.Déjà un grand nombre de ceux-ci fabriquent des jouets sur une vaste échelle tant la demande devient importante.Quelques-unes des premières manufactures de meubles fabriquent aussi l’ameublement pour enfants : pupitres et chaises, chaises Morris, .assortiments de Kindergarden, ches, dressoirs, fauteuils, chaises, berçaux, chiffonnier, fournitures de cuisines et d’autres sortes d’objets.Les articles sont finis en émail blanc, en surface de chêne suivant le désir des clients.Ce ne sont pas des jouets et des meubles fragiles comme ceux qui étaient importés avant la guerre ; ils sont construits solidement, ayant pour but Futilité et la durée, sont munis de tiroirs à poignée, de miroirs etc.Les buffets de cuisine ont des portes vitrées.Tous ces objets sont ornementés soigneusement et sont simplement la réduction des meubles ordinaires.Ils peuvent être utilisés pas des enfants de douze ou quatorze ans.La chaise-Morris est faite d’un petit siège tapissé et d un dossier capables de "supporter le poids d’une grande personne.Les lits sont de cuivre, fde fer et de bois d’après le modèle des grands lits.Avant la guerre, ces articles étaient fabriqués en Allemagne et c est pour cette raison que les manufacturiers canadiens méritent toute l’aide qu’on peut leur accorder.Cette fabrication canadienne est supérieure à la fabrication étrangère autrefois importée au point de vue de la qualité et de la façon.Les marchands y trouvent de bons bénéfices.1893 1898 1903 1908 1909 1910 ccra- 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 Los commodes, les chiffonniers O L'industrie canadienne du jouet De nouvelles compagnies ont organisé des manufactures de jouets au Canada tandis que d’autres compagnies s occupant déjà de diverses fabrications ont aussi adopté cet article.Bien qu’il n’y ait pas longtemps que cette industrie ait été créée, elle a déjà pris dans de cours de ees deux ou trois dernières années, s’accentuant tous les jours.Le commerce du meuble de bois se rend compte maintenant de l’avenir de cette industrie et dans plusieurs régions du Canada, des fabricants de mobilier, commencent développement qui va un L'industrie du bo*s au Canada L industrie forestière a, dans la vie économique canadienne, une importance considérable et susceptible d’un développement presque illimité.Elle a subi, du fait de la guerre, des fluctuations notables.Les fabrications de munitions ont nécessité, il est vrai, une grande production de boîtes de bois; mais ce stimulant momentané est loin de compenser les causes qui tendent à restreindre cette industrie: chômage de la construction, rareté de la main-ci oeuvre, pénurie du tonnage, réglementations britanniques en vertu desquelles on ne peut exporter de bois que ce qu en peuvent tenir les ponts de cargoes déjà surchargés d’une cargaison générale.Mais dès la signature de la paix, l’industrie forestière recevra une forte impulsion du fait de l’abondance relative de la main-d’oenvre, de la reprise de l’indnstrie du bâtiment au pays, des immenses besoins de la raconstmc-tion européenne, — pourvu que les exportateurs canadiens puissent obtenir du tonnage à des prix accessibles et currencer victorieusement les pays Scandinaves sur les marchés de l’Europe continentale.i , \°IC1’ fapr?S la Canadmn Banl' of Commerce, Je volume (en milliers de pieds mesure de planche) la valeur totale et pâleur*moyenne du millier de pieds de la production forestière dans les neuf provinces canadiennes en J • * i o or on I •' l b .con- 1915 Valeur 1916 Valeur Volume Valeur moyenne $18.99 12.56 16.49 15.63 14.83 14.00 12.97 13.60 15.19 Volume Valeur moyenne $17,845,238 $19.96 12,928,830 14.76 13,726,630 16.72 8,382,849 16.32 3,054,737 13.84 1,191,648 14.14 850,660 14.74 262,405 14.30 118,175 16.12 Ontario.Colombie britannique .Québec .Nouveau-Brunswick .Nouvelle-Ecosse.Saskatchewan.Manitoba .Alberta.Ile du Prince Edouard .1,035,341 669,816 .1,078,787 633.518 294,475 62,864 24,357 17,975 7,643 $19,663,950 8,414,227 17,784,415 9,902,202 4,366,165 880,353 549,436 244,487 114,577 894,050 875,937 818,523 513,655 220,718 84,275 57,711 18,350 7,331 3,842,676.$61,919,812 $16.11 3,490,550 $58,361,172 $16.74 , 115 et, depuis 1914, elle est portée comme suit dans la statistique : Prohibition et tempérance 0.124 gallon 1914 .095 1915 La prohibition a fait -de vastes progrès au Canada depuis quinze ans, de même que la tempérance introduite dans J a pratique par la persuasion et par un rigoureux contrôle du commerce des alcools.On1 n’éprouve donc aucune surprise à constater que les statistiques officielles indiquent une diminution persistante de la consommation de boissons fermentées.062 1916 .061 1917 il y a cinquante ans, la consommation de tabac, au pays, était évaluée à 1,755 livres per capita.Elle a graduellement augmenté jusqu’à trois livres en 1908, et en 1914, elle était de 3,711 livres.L’année dernière, en se privant parce que la vie est chère, on a encore fumé, au Canada, en moyenne, per capita, 3.33 livres de tabac.Le dernier rapport officiel du ministre du Revenu de l’Intérieur contient à ce sujet une comparaison intéressante de la consommation moyenne, per capita, d’alcool, de bière et de vins, chaque année, depuis presque un demi-siècle.Ce tableau devrait indiquer approximativement les résultats des efforts tentés pour combattre le fléau de l’intempérance.•O Revue financière En 1870, la consommation de boissons fermentées, répartie per capita, s'établissait à 1,434 gallons, et elle atteignait en 1874 presque 2 gallons — exactement 1,994.Il semble que cette ann'ée 1874 ait été celle des libations sans contrainte.La consommation d’alcool y a atteint son Jusqu’en 1886, elle a fluctué ensuite autour La Banque de Montréal vient de rendre public son rapport annuel.L’actif total dépasse 400 millions de dollars et les dépôts d’épargnes s’élèvent à plus de 246 millions.C’est là le tableau donné pour l’année finissant le 31 octobre.Le dernier rapport n’est qu’une nouvelle preuve de la solidité de ses services actifs et précieux rendus depuis une centaine d’années par cette institution financière.Ce nouveau record des revenus entiers en est un pour le monde financier canadien comme pour l’institution montréalaise elle-même.Il n’y a que deux ans que l’accroissement de l’actif de la banque à une somme dépassant 300 millions était considéré alors comme un événement d’un intérêt quelconque.Les profits pour les actionnaires ont aussi augmenté vu le volume croissant des affaires.Ils représentent 15.5 pour cent du capital payé.Déduction faite des dividendes ordinaires et des boni formant un total de $1,920,000, on a aussi fait une déduction de $160,000 pour la taxe de guerre sur les billets en circulation, $47,500 pour les souscriptions versées au fonds patriotique, le tout formant un total de $73,500.On a aussi réservé $100,000 pour défrayer le coût des travaux à faire aux édifices de la banque.Cela a fait ajouter $250,469 au compte des profits et pertes, augmentant de $1,664,898 le montant de crédit de ce compte.Avant la guerre, les dépôts d’épargne s’élevaient à 144 millions et aujourd’hui, ils sont de 246, une augmentation de 70 pour cent.Cette augmentation a eu lieu à une époque où nombre de déposants ont retiré de fortes sommes pour souscrire à l’emprunt de guerre.De ce gain, on enregistre 36 millions pour l’année qui vient de finir.La banque a contribué par ses prêts à aider généreusement des entreprises impériales et nationales.La circulation des billets s’élève à plus de 29 millions, soit 71/2 millions de plus que l’an dernier.Cela démontre l’activité du commerce.Les clients de la banque ont fait honneur à leur signature et ils sont de se soutenir par leurs propres ressources.maximum.d’un gallon per capita, et à partir de cette date elle est tombée sensiblement au-dessous d’un gallon.En 1898, elle était réduite à un demi-gallon — le plus bas chiffre touché en cinquante ans.Après 1898, la consommation per capita augmente graduellement et.dépasse de nouveau un gallon en 1912, Elle décline de nouveau depuis 1913, comme suit: 1,112 1,061 1913 1914 .872 1915 .745 1916 .698 1917 La tempérance est.de nouveau en progrès.Dans quelle mesure ce résultat doit-il être attribué aux succès remportés par les prohibitionnistes et dans quelle mesure, à la propagande faite en faveur de la tempérance librement pratiquée, nous ne saurions dire.Quant à la bière, la consommation en a constamment ans, jusqu'à ces dernières an- augmenté depuis cinquante nées.Elle était de 2.29 gallon's per capita en 1869 ; elle a, par une progression régulière" et continue, monté à 7.2 gallons en 1914.Depuis cette date, elle est en diminution, les chiffres officiels la représentant comme suit: 7,200 gallons 6,071 “ 4,950 " 4,188 " La consommation du vin a toujours été presque nulle au Canada; elle est tout de même en' décroissance, était d’un-dixième de gallon en 1869, et atteignait presque trois-dixièmes de gallon en 1874.Entre ces deux extrêmes elle a varié jusqu’au commencement de la guerre.1914 1915 1916 1917 Elle en' mesure 116 oici Ic tableau des opérations de l’année avec celui de 1916: Dès maintenant, en tout cas, les ressources nécessaires -pour assurer la continuité de l’effort militaire sont assurées.Le surplus servira à .procurer un crédit à l’Angleterre et an* autres pays de l’Entente afin qu’ils continuent d'acheter au Canada des munitions et idu matériel de guerre.Une large part de l'emprunt de la Victoire va ainsi profiter au Dominion en ce qu'elle sera employée à entretenir l’activité des industries, à procurer un travail bien' rémunéré aux ouvriers, à des sacrifices imposés pour la défense de la justice et du.droit.En s’appliquant à parfaire le montant de 300 millions que le ministre des finances désire obtenir de cet emprunt, le peuple travaillera donc clairement pour lui-même autant.que pour la défense -du pays et de l’empire.Comme un journal de Toronto annonce que le gouvernement anglais a fait des arrangements avec les Etats-Unis .pour financer l’achat de l’excédent de blé, tout le crédit qui pourra être offert au gouvernement britannique, à même le produit du présent emprunt, sera appliqué à des commandes de guerre.1917 191G Actif total.Actif liquide.Total des dépôts.Monnaie or et argent Circulation.Billets du Dominion .Dépôts à la Béserve Centrale Or .Prêts à demande.Valeurs des gouvernements fédéral et provincial .Valeurs des municipalités canadiennes, britanniques et étrangères.Prêts courants.Prêts aux villes et aux municipalités .Prêts courants et acomptes Profits nets.Balance à reporter.#03,980,236 276,298,397 317,156,427 20,592,891 29,308,086 30,760,233 $365,215,541 246,982,680 299,206,649 21,040,803 21,779,134 20,273,216 14,500,000 100,610,214 7,500,000 113,002,097 228,573,322 419,736 33,455,254 97,607,404 21,796,159 93,729,065 11,415,383 10,045,811 2,477,961 1,664,893 11,255,571 6,478,263 2,200,471 1,414,423 o La richesse du Canada L’épargne que l'on prêche plus que jamais au pays semble faire du chemin puisque les dépôts portant intérêt ont augmenté de trente-six millions au cours de l’an qui vient de l’écouler, soit une mois.moyenne de trois millions par A 1 occasion de la campagne de l’Emprunt de la Victoire, la McLean Daily Déports Limited a eu l’heureuse idée, pour démontrer la sécurité de ce placement, d’établir sur de petites fiches un résumé de la richesse de chaque province et nous y relevons les renseignements sommaires suivants : -Le rapport annuel de cette année sera plus intéressant que les autres parce que la banque vient de célébrer Tous les principaux comptes sont plus forts que jamais.Pour la première fois depuis sa création, l’actif de la banque dépasse les quatre cents millions, une augmentation de $38,500,000 sur l’an dernier.Il suffit de regarder quelques années en arrière pour constater l’immense progrès accompli ; en 1910, l’actif était de $234,438,000 et en 1901 il n’atteignait pas encore le cent millions.La banque maintient son équilibre en portant un actif liquide de $276,298,397, soit 75,53 pour cent de son débit au public, alors que le numéraire en mains dépasse cinquante millions, soit 14.04 pour cent du passif.son centenaire.Province du Québec— Superficie .Acres de terre.Acres d’eau.Bétail, approximativement .2,433,182 têtes Pouvoirs d’eau (Forcé hydrauli-11 que estimée) .Industrie laitière, plus de 200,000 fabriques de beurre et de fromage.Province de l'Ontario:— 703,653 milles carrés .455,078,602 .7,295,158 6,000,000 H.P.% % % Les souscriptions, le 26 novembre, ont atteint le total de 200 millions.Le résultat est extrêmement géant, et il n’est pas douteux que les 300 millions, ou le double du minimum désiré par le gouvernement, seront obtenus d’ici à la fin de la semaine.Si ce résultat est atteint, le peuple canadien donné de sa détermination à poursuivre la guerre jusqu’à sa conclusion victorieuse, une preuve aussi éclatante que, récemment, les Etats-Unis, par l’empressement qu’ils ont mis à souscrire à l’emprunt de la Liberté.Cet emprunt devait procurer au moins 3 milliards pour l’organisation de la guerre ; les souscriptions se sont élevées presque à 5 milliards.Toutes proportions gardées, le Canada fera aussi bien, et peut-être mieux, s’il verse 300 millions à l’emprunt de la Victoire.encoura- Superficie (approximativement en acres) .$126,000,000 Produits laitiers (1915) Produits minéraux .Chemins de fer.Agriculture (production approximative nuelle).Bétail.18,863,000 .59,400,000 11,000 milles en opération aura an- .200,000,000 .100,000,000 Nouvelle-Ecosse Pêcheries .; .Fermes.Fer et acier.Charbon .$ 8,650,000 33,886,960 18,000,000 21,595,000 . 117 n'est guère que 100,000,000 de boisseaux de plus qu’il en faut pour la consommation américaine jusqu'à la prochaine moison.M.Hoover, contrôleur des vivres aux Etats-Unis, a entrepris d’épargner 100,000,000 de boisseaux sur la consommation normale.Cela signifie une économie de 1-5 de la quantité habituellement consommée par chaque homme, chaque femme et chaque enfant.“Au Canada, nous avons aujourd’hui de 100,000,000 à 110,000,000 de boisseaux de blé à exporter.Si les Etats-Unis peuvent sauver 20 pour cent et si nous-mêmes nous pouvons en économiser 20 autres pour cent, l'on pourra exporter environ 220,000,000 de boisseaux pour nos armées et les alliés.“Il importe que l’on envoie 220,000,000 de boisseaux de blé de l’autre côté de l’Atlantique d'ici à quatre ou cinq mois.Il n’est pas probable que l’Argentine puisse en exporter avant que ne soient prêts les nouveaux navires que font construire en ce moment les Etats-Unis.C’est pourquoi le peuple canadien et le peuple américain sont priés de céder aux alliés un cinquième de leur approvisionnement normal de blé et de farine.” % « * Nouveau-Britnswidc :— Charbon (estimation 1936) 151,000,000 tonnes métriques.Pêcheries, employant.Bétail.'.Bois de charpente, production approximative, .Manitoba :— 20,000 personnes 432,293 têtes .$10,000,000 annuellement 899,129 têtes $94,000,000 9,812,000 Bétail.'.Production manufacturière.Produits laitiers (valeur estimée 1916) .-o Cà et là Prix moyens payés par les principales denrées alimentaires, suivant un bulletin publié par Lord Rhonda, contrôleur des vivres de la Grande-Bretagne.Voici cette statistique : Différence PjC.35 1-2 66 2-3 En lançant l'emprunt auquel le peuple canadien vient de souscrire, le gouvernement avait en vue de se procurer au moins 150 million's de dollars pour continuer notre participation à la guerre, et il ambitionait d’obtenir 300 millions, afin d’avoir des ressources disponibles pour financer les commandes de matériel de guerre des Alliés.On ne connaîtra exactement que dans quelques jours le chiffre total des souscriptions.Mais dès maintenant le ministre des Finances annonce qu’elles dépasseront 400 millions, et que le nombre de souscripteurs atteindra 500,000.Canada Angleterre 10 l-3c 14c Lait.Oeufs .Bacon.Bifteck.Farine d’avoine .85c 57c 51c 36 .42c 52 l-2c 85 28 l-3c 6 l-2c 54 10c Différence Etats-U.P.G.$2.71 Canada $1.74 56 Pommes de terre .Pain.Bacon .Boeuf .Beurre.Avoine roulée .47 .11 .07 * % % 12 .48 .43 5 .30 .29 Toutes proportions gardées, le succès qu’a obtenu l'emprunt de la Victoire peut se comparer avantageusement à celui de l’emprunt de la Liberté, récemment négocié par le gouvernement de Washington.Aux Etats-Unis, on se proposait de prélever 3,000 millions, et le total des souscriptions s'est élevé à 4,800 millions.En proportion de la population, les souscriptions américaines équivalaient donc à une souscription moyenne de $48 per capita, tandis que les souscriptions canadiennes atteignent à $50 per capita.L’emprunt américain s’est toutefois plus généralement distribué dans le peuple, le nombre de souscripteurs ayant été de près de dix millions, soit 10 pour cent de la population.Ce résultat a toutefois été dépassé dans le dernier emprunt de guerre du Boyaume-Uni, qui n’a pas réuni moins de sept millions de souscripteurs, soit environ 15 pour cent de la population des Iles Britanniques.2 .51 .50 28 .09 .07 21 .11 .09 Biz 27 .23 .18 Poisson .Fromage .Lait .Dans quatre cas seulement les prix américains sont moins élevés qu’au Canada, savoir : 16 .35 .30 .9 .12 .11 Etats-Unis Canada 31c 32c Saindoux Sucre .Oeufs .Café .10c 11c 49c 54c 31c 40c * * * M.Hanna, contrôleur des vivres, a déclaré : “D’ici à la prochaine récolte il sera nécessaire de livrer de l’autre côté de l’Atlantique 450.000,000 à 500,000,000 de boisseaux de blé.La quantité actuelle de blé aux Etats-Unis n'est que de 500.000,000 de boisseaux et ce * * * Ces 400 millions, que les Canadiens prêtent au gouvernement, représentent en majeure partie des profits de guerre.Industrie, commerce, agriculture, les trois vas- i J Id tes domaines où s’exerce l’activité de la nation, ont depuis trois ans retirés d'énormes bénéfices de la guerre.Les Canadiens en avaient placé une part dans les précédents emprunts de guerre.La somme considérablement accrue de leurs présentes disponibilités indique simplement que les profits vont toujours grossissants, ainsi que l’indiquait le volume augmenté du commerce d’exportation, le développement accéléré de l’industrie et le rendement exceptionnel de notre production agricole.* * % puisque le produit qu'il achète n’a presque pas de valeur comme épice.Sur 345 échantillons analysés, 87 étaient adultérés.# * * L’annonce de l’arrêt des commandes de source anglaise pour les usines canadiennes, avait eu, sans nul doute, un' effet démoralisant sur la situation commerciale du pays ; mais voilà que ce malaise se dissipe puisque les Etats-Unis semblent vouloir donner de l’ouvrage aux usines que l'abstention de l’Angleterre a laissé inactives.Le Financial Post a annoncé en effet que des arrangements avaient été faits avec les principaux manufacturiers canadiens et 1 Imperial Munitions Board pour la manufacture de -50,000,000 d obus.On peut donc dire que pendant un certain temps le Canada profitera de conditions d'affaires favora- ' blés.En commandant des obus au Canada, le gouvernement des Etats-Unis se propose tout simplement de gagner du temps.L’Oncle Sam ne peut produire assez rapidement autant de munitions qu'il en pourra user ; il cherche donc à utiliser la capacité de production du Canada pour activer ses livraisons.Ce fut ce même motif qui lui fit placer précipitamment au Canada des commandes de sous-vêtements et d’autres articles en tricot.La signification à dégager de ces commandes des Etats-Unis, c’est que l’on peut s’attendre à tivité manufacturière au cours de l’hiver.Les commandes américaines font remonter le Canada à la position avantageuse qu’il occupait il y a un an, comme gros fournisseurs des Alliés.- En' conséquence, Içs salaires continueront à être élevés et le pouvoir d’achat sera plus grand que jamais.Cela veut dire beaucoup pour le commerce de détail.On a eu raison de représenter au peuple que cet emprunt lui fournisait 1 occasion du meilleur placement qu’il était possible de concevoir.En effet, «outre que les quatre cents millions rapporteront aux porteurs d'obligations de gros intérêts, la presque totalité en sera dépensée dans le pays et servira à stimuler encore le commerce, l’industrie et l’agriculture, et ce sont de nouvelles ces de profits assurées pour plusieurs mois à venir, peut-être pour une année entière.Tout cela prouve que, au point de vue matériel, au point de vue financier, le Canada n’a pas à regretter sa participation à la guerre.sour- a * * La crise du sucre qui devient de plus en plus aiguë aux Etats-Unis, aura sa répercussion au Canada et amènera probablement une .forte réduction de la quantité de sucre brut alloué aux raffineries canadiennes ; telle est l'opinion émise par des experts au marché local du sucre.Nombre de maisons de commerce ont dû avertir leur clientèle qu’on ne pourrait plus d’ici quelque temps leur vendre du sucre.une grosse ac- * % * D après James-H.Post, président de la commission des raffineries américaines, là situation est très grave, et il est probable que cette extrême rareté va se maintenir jusque vers le 1er décembre.On ne peut s’attendre à un' changement avant que la moisson cubaine soit disponible.D’ici là il faudra que le public se prive de sucre le plus possible.La distribution du sucre brut est contrôlée Sir Edward Morris, premies ministre de Terre-Neuve est à présent, en Angleterre, pour essayer d’obtenir le tonnage suffisant pour approvisionner l’Europe de poisson fumé et gelé.Ces approvisionnements de Terre-Neuve pourraient être placés sur les marchés d'Europe au tiers des prix actuels des marchés européens, pour le poisson gelé.par une commission, qui alloue telle ou telle quantité aux diverses raffineries, tant aux Etats-Unis qu’au Canada.Ce dernier pays n’est pas encore représenté dans la commission en question, mais il le sera dès que les raffineries canadiennes se seront entendues sur le choix de représentants.# # % LSL JM?*-#?™* L expertise du ministère du Revenu de l’Intérieur a révélé le fait que le poivre noir, universellement en usage dans le pays, est de mauvaise qualité.C’est une des épices que l’on peut frelater le plus aisément, ajoute des noix d’olives et de coco moulues ou toute autre matière poussiéreuse de même espèce.• On attribue cette manie de falsifier le poivre igences de certains marchands qui demandent un produit à bon marché.Le consommateur paie moins cher, il est vrai, mais il ne retire aucun bénéfice de sa transaction.Commerce, -Sténographie, Télégraphie, Brevets, Etc.Informations tous les jours de iSIIIÜIll Au poivre l’on aux ex- L 119 Commerce extérieur Statistiques agricoles dans Québec Les statistiques du commerce extérieur pour le mois d’octobre font voir l’accélération continue du mouvement Lar- des importations et des exportations canadiennes, croissement de volume des échanges avec,les pays étrangers, presque exclusivement le spays belligérants de 1 Entente, prend à la vérité de telles proportions que l’on 'dirait que cette puissance de production peut être développée à 1 infini, en dépit de la pénurie de main-d’oeuvre, manifeste dans toutes les sphères de l’activité nationale et notamment dans l’industrie et l’agriculture.La même robuste force d’expansion est apparente, que Le, Bureau provincial des Statistiques a communique les statistiques suivantes, établies d’après une évaluation faite le 31 octobre dernier.Connu on le voit, le bulletin ne fournit des renseignements que sur les racines et les plantes franragères.Les chiffres donnés dans ce communiqué permettent de comparer les années 1916 et 1917, quant aux items suivants: les superficies ensemencées ou culture, le rendement par acre, le rendement total, la qualité pour cent, les prix moyens et la valeur totale.Pommes de terre:—En 1917 : Superficie ensemencée, en acres, 226,917; rendement moyen à l’acre, 80.02 boisseaux, rendement total : 18,158,000 boisseaux; qualité pour cent, 65; prix moyen de vente, par boisseau, $1.38 ; valeur totale, $25,058,000.En 1916 : Superficie ensemencée, en cares, 112,000 ; rendement moyen, à l'acre, 131.000 boisseaux; rendement total, 14,672,000 boisseaux ; qualité pour cent, 76; ¦prix moyen de vente, par boisseau, 0.97, valeur totale, $14,232,000.Navets, etc.: Ce titre comprend les navets, les choux do Siam, les betteraves et les autres plantes racines, bien que les navets et les chaux de Siam dominent par leur quantité.' l’on examine le tableau statistique du mois d’octobre, celui des sept premiers mois de l’exercice courant ou celui des douze derniers mois.Comparativement aux périodes correspondantes de 191 6et de 1915, l’augmentation est constante et d eproportioss imprévues.Pendant les douze mois finissant le 31 octobre, le volume global des achats et des ventes à l’étranger s’établit à $2,503,547,993, à l’exclusion des exportations ou importations d'or et de numéraire.Pour se faire une idée de re que ce chiffre représente, il suffit de se rendre compte que le commerce des douze derniers mois dépasse la moitié du commerce global des Etats-Unis avant la guerre.L’accroissement du volume des exportations au cours des trois dernières années, c'est-à-dire depuis le commencement des hostilités en Europe, apparaît comme suit : Exportations $ 550,548,074 1,056,139,320 1,492,276,886 Les exportations canadienne de produits du règne animal ont augmenté de 89 millions en 1915 à 112 millions en 1916 et à 162 millions en 1917.Nos exportations de denrées agricoles ont augmenté de 158 millions en 1915 à 383 millions en 1916 et à 446 millions en 1917.Dans les exportations de produits des manufactures, l’augmentation tient du prodige : elles s'élèvent en effet de 130 millions en 1915 à 377 millions en 1916 et à 678 millions en 1917.Le commerce canadien reste simplement sur ses positions en ce qui concerne les exportations de produits des mines, des pêcheries et des forêts canadiennes, dont le total s’établit environ à 150 millions.D'autre part, le développement des importations au cours des trois dernières années, a suivi la progression suivante : En 1917 : Superficie ensemencée, en acres, 70,192 ; rendement moyen, à l'acre, 224.51 boisseaux; rendement total, 15,759,000 boisseaux ; qualité pour cent, 88; prix moyen par boisseau, 0.59 ; valeur totale* $9,298,000.En 1916: Superficie ensemencée, en acres, 10,000; rendement moyen, à l’acre, 265,000 boisseaux ; rendement total, 2,650,000 boisseaux, qualité pour cent 88 ; prix moyen, par boisseau, 0.48 ; valeur totale, $1,272,000.Foin et trèfle: En 1917: Superficie en prairie, en acres, 2,961,983; rendement moyen, à l'acre, 1.71 tonne ; rendement total, 5,065,000 tonnes ; qualité pour cent, 85; prix moyen, partonne, $9.58 ; valeur totale, $48,523.000.En 1916: Superficie en prairie, en acres, 2,985,000; rendement moyen à l’acre, 1.75 tonne ; rendement total, 5,224,000 tonnes, $11,000; valeur totale, 93; prix moyen par tonne, $11.00 ; valeur totale, $57,464,000.Année 1915 .1916 .1917 .Luzerne : En 1917 : Superficie en culture, en acres, 3,818 ; rendement moyen, à l'acre, 2.26 tonnes ; rendement total, 8,600 tonnes ; qualité pour cent, 85; prix moyen, la tonne, $8.37; valeur totale, $72,000.En 1916: Superficie en culture, en acres, 2,600; hendement moyen, A l’acre, 2.65 tonnes ; rendement total, 1,000 tonnes ; qualité pour cent, 87; prix moyen la tonne, $9.50, valeur totale, $67,000. 120 Importations $ 431,584,097 716,939,813 1,011,371,107 Une part considérable de cette augmentation doit sans cloute être attribué à l’expansion industrielle, qui exige nécessairement de plus fortes importations de matière première.D'autre part, la propagande faite au commencement de la guerre pour induire le peuple canadien à pratiquer l'économie a cessé d’exercer son influence, et les importations évitables, les achats à l’étranger de marchandises de luxe, temporairement réduits au minimum en 1915, ont repris en 1910 un nouvel essor qui n'a fait que s’accentuer en 1917.II est toutefois rassurant de constater que tandis que, depuis un an, les importations ont augmenté de 395 millions de dollars, les exportations ont monté de 417 millions.La résultante des deux mouvements d’expansion est donc encore favorable au Canada.Année 1915 Musée Commercial et Industriel 1916 .1917 DE MONTRÉAL Annexé à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal Commerçants et Industriels de France, si vous désirez faire connaître vos produits au Canada, exposez-les au Musée Commercial et Industriel de Montréal.Locaux spacieux — Exposition des échantillons et service de renseignements commerciaux absolument gratuits.s’adresser à la direction —O 399 Avenue Viger, Montréal CANADA La banque d’Epargne de la Cité et du dis-trict de Montréal Avis est par le présent donné qu’un dividende de deux dollars et vingt cents par action a été déclaré sur le capital appelé et versé de cette banque et sera payable à son bureau principal à Montréal, le et après mercredi, le deux janvier, aux actionnaires enregistrés le 15 décembre prochain à une heure p.m.Par ordre du Conseil de Direction, A.P.I,ESPERANCE, Gérant.MONTREAL TRAMWAYS CO.Horaire du service suburbain 1916-17 LACHINE Du Bureau do Poste.10 min.Service de 5.40 a.m.à 20 min.Service de 10 min.Service de 4.00 p.rn.à 20 min.Service de 20 min.Service de 10 min.Service de 20 min.Service de 9.00 a.m.à 8.00 a.m* 8.00 L.m.à 4.00 p.m, 7.10 p.m, 7.10 p.m.à 12.00 minuit 6.30 a.m.à 6.60 a.m, 6.50 a.m.à 9.00 a.m, 4.00 p.m, 10 min.Service de 4.00 p.m.à 8.00 p.m, 20 min.Service de 8.00 p.m.12.10 a.m, Dernier char extra à 12.60 a.m.SAULT AU RECOLLET ET ST-VINCENT DE PAUL.De la rue St-Deni» ù De Lacliine.Montréal, Ig 26 novembre 1917.15 min.Service de 6.15 a.m.à 8.00 a.m, 20 min.Service de 8.00 a.m.à 4.00 p.m, 15 min.Service de 4.00 p.m.à 7.00 p.m, 20 min.Service de 7.00 p.m.à 8.00 p.m, 30 min.Service de 8.00 p.m.à 11.30 p.m, 12.00 a.m.St-Vincent de Paul, Tél.St-Louis 836 Char pour Henderson seulement.Char pour St-Vlncent de Paul .De St-Vincent de Paul à la rue St-Denis.12.40 a.m.16 min.Service de 5.46 a.m.à 8.30 a.m» 20 min.Service de 8.30 a.m.à 4.30 p.m, 15 min.Service de 20 min.Service de.30 min.Service de 8.30 p.m.A 12.00 minuit.12.20 a.m.4.30 p.m.à 7.30 p.m, 7.30 p.m.à 8.30 p.m, Char de Henderson à la rue St-Denis .CARTIER VILLE.20 min.Service de 5.20 a.m.à 8.40 p.m, 40 min.Service de 8.40 p.m.à 12.00 minuit 20 min.Service de 6.40 a.m.A 9.00 p.m, 40 min.Service de 9.00 p.m.à 12.20 a.m, DE LA MONTAGNE De Snowdon Jet.De Cartlerviile & FRERE De l’Ave du Parc et Mont-Royal De l'Ave Victoria 20 min.Service de 6.40 a.m.A 12.20 a.m, 20 min.Service de 5.60 a.m.A 12.80 a_m.De l’Ave Victoria à Snowdon 10 min.Service de 6.50 a.m.A 8.80 p.m, BOUT DE L ILE 60 min.Service de 6.00 a.m.A 12.00 minuit PLOMBIERS-COUVREURS I)e Lasallo et N.-Dame TETRA ULT VILLE 15 min.Service de 5.00 a.m.A 9.00 a.m, 30 min.Service de 9.00 a.m.A 8.80 p.m, 15 min.Service de 3.30 p.m.A 7.00 p.m, 30 min.Service de 7.00 p.m.A 12.00 minuit POINTE AUX TREMBLES 15 min.Service de 6.15 a.m.A 8.50 p.m, 20 min.Service de 8.50 p.m.A -12.30 a.m.Dernier char extra pour le Boulevard St-Bernard à 1.30 a.m.De Lftsnlle et N.-Dome »ar ?l>e Notre-Dame et 1ère Avenue, Maisonneuve 2739, St-Hubert Montréal
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