Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1923, Décembre
Bibliothèque et Archives nationales EJ EJ EJ EJ Québec Bulletin Mensuel de la Chambre de Commerce Française de Montréal Pages 1 à 2 manquantes 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Dkcemhru 1923 BULLETIN MENSUEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL SOMMAIRE Séance du jeudi 15 Novembre 1923.— Séance Spéciale du lundi 26 Novembre 1923.— Les relations maritimes entre le Canada, la France et la Belgique.— Office Economique du Rhin.La Chambre n'est pas responsable collectivement des opinions émises dans les articles de ses collaborateurs.tail, et il importe que les pouvoirs publics et groupements officiels français ne se départissent pas de cette attitude de protestation contre une charge dont ils n’admettent pas la légitimité.Nous avons reçu de la Chambre de Commerce du Havre, et tenons à la disposition de nos Membres, des brochures sur le port du Havre, qui avaient été annoncées à la dernière séance.Les revues maritimes françaises annoncent la création d’un nouveau service établi sur le Canada, par la Compagnie Générale Transatlantique : les navires quittant Bordeaux pour New-York, toutes les trois semaines, viendront faire escale, à l’aller, au port d'Halifax à dater du départ du 27 Novembre.Les passagers et les marchandises pourront donc se diriger directement sur le Canada par cette voie, sans transit ni transbordement.Le Secrétaire fait savoir qu’il a également remarqué l’annonce d’un service du Havre sur St.John, par trois navires de T “Intercontinental Transports Limited”, dont les départs sont annoncés pour les 15 Novembre, 9 Décembre et 2 Janvier.Il c^t donné lecture d’une lettre de la maison Lazare et Israël, de Paris, courtiers en grains, se mettant à la disposition des Membres de notre Compagnie susceptibles de faire l’exportation des céréales sur la France.L’ “Office Economique du Rhin” nous annonce sa création en vue de faciliter les relations commerciales de la France et des Français avec la Rhénanie.Une note à ce propos sera publiée au Bulletin.CORRESPONDANCE.— Depuis la dernière séance le Secrétariat a reçu 61 lettres et en a expédié 66.Parmi cet échange de correspondance, on remarque 5 renseignements de notoriété, deux litiges, 3 démissions et une demande d’emploi.Des maisons françaises nous ont demandé des représentants pour : constructions métalliques en tous genres, cric automatique pour automobiles, pompes et moto-pom- Séance du Jeudi 15 Novembre Etaient présents : MM.Henri Jonas, Président ; P.Seurot, Vice-Président ; L.Baisez ; M.Aubin ; Emile Mériot ; Paul Mé-riot; H.B.de Passillé, Secrétaire.S’étaient excusés, MM.M.J.Quedrue, absent de Montréal, et A.Tarut.Le procès-verbal de la séance du 18 Octobre dernier est lu et adopté ; ainsi que la Chambre en avait manifesté le désir, le Secrétariat s’est occupé de la question des changements apportés en France aux taxes de luxe et dont la Douane canadienne ne tient pas encore compte.Nous possédons maintenant le texte du décret du 7 Septembre et tenons à la disposition des intéressés la liste remaniée de tous les articles actuellement soumis, en France, à la taxe de luxe.D’autre part, une enquête faite à la douane de Montréal nous a fait connaître que l’administration locale a, jusqu’à présent, tenu compte des modifications antérieurement apportées à l’application des dites taxes en France et en vue de l’établissement des valeurs pour fins douanières des marchandises importées.Il en sera vraisemblablement de même cette fois-ci à bref délai.Après entente avec le Consulat, et avec M.Matagrin, intéressé par le dégrèvement des gants de peau, il a été jugé que chaque maison en cause, pouvant s’appuyer sur un document officiel français déterminé et de date connue, devrait saisir directement l’administration canadienne de >a réclamation particulière.Officiellement, le gouvernement français a toujours protesté contre l’interprétation canadienne qui fait majorer la valeur des marchandises facturées à l’exportation de France par une maison de gros, de la taxe de luxe française de 10% applicable seulement à la vente au dé- , BULLETIN MENSUEL 4 DECEMBRE 1923 pes, moteurs, tuyaux, articles de ménage (fer battu, émail et galvanisé), cloches, carillons et articles religieux, vues stéréoscopiques, gants de chevreau glacé, suède et antilope, peaux de chèvres et de moutons, savonnettes, dentifrices, attrape-mouches, droguerie, teintures ménagères, ciment-colle, plantes médicinales, amandes douces et amères, cire d’abeilles, gomme sandaraque, sous-vêtements en laine hygiénique.une maison de New-York.Ces maisons françaises ne se rendent pas compte de l’immensité du territoire américain et canadien, des distances considérables à parcourir, et par conséquent des frais qui en résultent, des barrières douanières tout à fait distinctes et des tarifs qui sont tout différents.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5 heures 30.Des maisons françaises demandent la représentation de firmes canadiennes en céréales et en matières premières pour fabriques de chaussures.Le Secrétaire a également reçu une lettre de “La Vie Technique et Industrielle” qui fait savoir qu’elle va publier un numéro spécial sur le Canada, et nous demande de lui envoyer quelques renseignements pour sa documentation.Séance Spéciale du Lundi 26 Novembre 1923 Etaient présents : MM.Henri Jonas, Président; A.de Montgaillard et Paul Seurot, Vice-Présidents; J.Matagrin, Trésorier; M.J.Que drue ; A.Tarut; Paul Villard; E.Mériot; M.Nougier et H.B.de Passillé, Secrétaire.Monsieur P.-E.Naggiar, Consul Général de France, était l’invité d’honneur.S’étalent excusés MM.Louis Baisez et P.Charton.Le Président rappelle que cette réunion a été convoquée à l’occasion du prochain départ pour la France de notre Consul Général, et il s’adresse à lui dans les termes suivants : M.Aubin donne quelques indications intéressantes sur les changements récemment apportés à la loi canadienne sur les faillites.D'après ces modifications, les liquidateurs peuvent être choisis parmi les créanciers, pourvu qu’ils aient obtenu la majorité des voix à la réunion des dits créanciers et quels que soient d’ailleurs leurs titres.D’autre part, pour ce choix, comme pour toute proposition mise aux voix, au cours des réunions régulières, les créanciers ont droit à un nombre de voix proportionnel au montant de leur dette : par exemple, si une créance de 50 dollars donne droit à une voix, une de 100 dollars aura droit à deux voix et ainsi de suite.Dès la mise en faillite, il est nommé d’abord un gardien provisoire choisi parmi des syndics de profession; le liquidateur définitif doit être choisi plus tard et accepté par la majorité des créanciers.Malheureusement, les créanciers européens, en raison de la distance, ne peuvent bien souvent donner leur avis en temps utile, la loi ne donnant qu’un délai de 15 jours.Dans ces conditions, il serait préférable que nos maisons françaises aient sur place un représentant muni d’une procuration lui permettant d’intervenir utilement de faillite.La difficulté est de trouver au “Monsieur le Consul Général, “Nous n’avons pas appris sans émotion que votre tout prochain départ pour la France était définitif, et nous ne voulons pas vous laisser quitter Montréal revoir au milieu de nous, pour vous dire les regrets bien vifs que nous cause votre éloignement, vous assurer des souvenirs précieux que nous conserverons de votre trop court passage en notre pays, et vous souhaiter cordialement que le nouveau poste auquel vous appelle le gouvernement français vous donne toute satisfaction et soit entièrement favorable à l’avenir de votre carrière déjà si bien remplie.sans vous “Nos regrets, nous sommes appelés trop souvent à les formuler en pareille circonstance, mais nous ne saurions nous en cas Canada de bons agents représentants, et surtout des agents à la commission.Le cours actuel du change est une difficulté nouvelle : en effet, les commissions — très légères pour la plupart — étant payées en francs, et à longue échéance, ne permettent pas à un agent de subsister.accoutumer de bonne grâce à semblable obligation, et certes, moins que jamais aujourd’hui.Nos souvenirs, vous pouvez être assuré, Monsieur le Consul Général, qu’ils resteront vivaces et très agréables en nos esprits : en toute occasion, nous étions assurés de trouver près de vous le conseil éclairé, la vision nette, précise et pratique des intérêts qui nous sont confiés en commun, la prudence du diplomate, l’activité de l’horn-d’action, l’accueil toujours gracieux de l’ami avez bien voulu être pour “Permettez-moi, en mon nom personnel et au nom de tous mes collègues, de vous adresser ici, pour tout cela, remerciements les plus chaleureux.‘ Quant à nos souhaits, ils sont que vous vous plaisiez à Paris, que vos hautes qualités y trouvent leur fructueux emploi, et que les circonstances nous permettent fréquemment, aux uns et aux autres, de vous y retrouver.Vous ne serez pas entièrement perdu pour nous, au Minis- M.le Président fait aussi remarquer à cette occasion l’erreur commise par les maisons françaises qui donnent leur représentation pour toute l’Amérique du Nord à me que vous nous.EXPORTATEURS nos Achat et recouvrement de créances françaises au Canada.Renseignements sur demande CRÉDIT CANADIEN Incorporé 99 ST-JACQUES, MONTREAL 5 CHAMBRE BE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL DECEMBRE 1923 Les Relations Maritimes entre le Canada, la France et la Belgique.tore, et peut-être aurez-vous là encore, l’occasion de rendre à notre Chambre de très appréciables services.” M.Naggiar prend aussitôt la parole pour remercier M.Jonas: “Messieurs, “Nous avons eu déjà tout à l’heure le plaisir de nous trouver réunis d’une manière intime, de façon familiale, et je suis très touché de la pensée que vous avez eue de nous assembler à nouveau, en quelque sorte officiellement, en cette Chambre de Commerce dont le Consul Général de France est le Président d’honneur.“Depuis deux ans, grâce à vous, grâce aux excellents concours qui nous sont venus de partout, une amélioration importante a été apportée aux relations commerciales franco-canadiennes.Je fais allusion au traité de commerce; j’ai l’impression que ce traité fera du bien, que nos exportateurs sauront en profiter, et s’il m’était permis d’exprimer un souhait, ce serait que noue considérions sa conclusion comme une première étape; la deuxième étape devrait être l’établissement de relations maritimes directes sous pavillon français entre la France et le Canada.Je crois que le moment est venu de développer ces relations si nous voulons prendre notre part légitime du commerce entre la France et ce grand Dominion où la moitié de la population parle notre langue et où nous avons aussi tant d’amis de langue anglaise : Je souhaite donc qu’un avenir prochain voie se combler cette lacune.“Je désirerai, en outre, formuler un voeu d’ordre personnel, je souhaite que vous n’hésitiez pas à faire appel à mes services, s’ils peuvent vous être de quelque utilité.Une fois rendu en France, soyez sûrs, en effet, que je ne vous perdrai pas de vue.“Mais, avant de partir, je songe à la Chambre de Commerce Française, et à son avenir, et à ce point de vue, je crois répondre au désir de tous en souhaitant que M.Jonas en reste le Président.“Monsieur Jonas, il n’est pas possible que vous ne continuiez pas à occuper ce fauteuil : vous êtes admirablement à votre place à la tête de cette institution et tout le monde est heureux de vous y voir.En exprimant ce désir en public, je tiens compte non seulement de l’intérêt de notre commerce en ce pays, mais aussi de l’amitié que vous avez su inspirer à tous nos compatriotes, et je suis certain que vous ne vous déroberez pas à cette tâche”.M.Jouas remercie alors Monsieur le Consul Général de son élogieuse appréciation à son égard et promet de rester à la tête de la Chambre si l’opinion de notre Compagnie lui est favorable aux prochaines élections.Après une conversation générale et amicale où est particulièrement envisagée la nécessité de relations maritimes directes sous pavillon français entre la France et le Canada, et les dernières assurances de son concours dévoué, de la part de M.Naggiar, la séance est levée à 5 heures.I Malgré la situation très défavorable des temps actuel-, au point de vue commercial, le commerce extérieur canadien n’a jamais été aussi prospère.La France était, avant la mise en vigueur du nou-traité commercial franco-canadien, au troisième rang veau des pays en relations commerciales avec le Canada, c’est-à-dire, venant immédiatement après les Etats-Unis, et l’Empire Britannique : Partant de ce point, il est juste de penser que la mise en vigueur du nouvel accord entre les deux pays va stimuler les transactions franco-canadiennes.Enfin, un fait très intéressant à noter relativement à ce nouveau traité commercial, c’est que : “Ne bénéficieront du nouveau tarif que les produits transportés directement de porte français,—ou d’un port d’un pays jouissant Canada de la clause de la nation la plus favorisée,—à port canadien.Déjà plusieurs grands fabricants de pâte à papier se sont entendus pour intensifier leurs exportations chez encore au nous.Précédemment, la France achetait environ 200,000 à 250,000 tonnes de pâte à papier annuellement à l’étran-Dans ces chiffres, le Canada a fourni, l’an dernier, ger.30.021 tonnes de pâte de bois valant environ un million et demi de dollars.Par suite de la création à Paris d’un bureau de représentation des grandes pulperies canadiennes, et aussi par suite des difficultés Scandinaves, et de la hausse de prix de la pâte de bois, en provenance de ces mêmes pays, il est certain que la France puisera plus largement chez les Canadiens, et le pavillon français devrait normalement trouver là des éléments de transport profitables.En dehors de cette question pâte à papier qui.actuellement n’est pas un aliment principal, mais qui le deviendra incessamment, (à notre connaissance six navires français d’environ 6,000 tonnes chacun sont partis depuis mai vers Rouen, avec de complets chargements de pâte à papier), il y a un courant d’exportations qui se répartit sur divers autres articles.Naturellement, les grains tiennent une très grosse place dans notre commerce maritime avec le Canada.Si les transports sur la France en grains canadiens ont été insignifiants cette année, il n’en fut pas de même l’an dernier, et lorsque le taux de l’échange se sera amélioré Geo.S AVER & Co.COGNAC i 6 BULLETIN MENSUEL DECEMBRE 19?-3 en notre faveur, cette question graine deviendra de nouveau, elle aussi, un élément très appréciable dans nos transports.Mais, faut-il encore que nous ne favorisions pas l’affrètement étranger aux dépens de notre pavillon français.D’après ce qui précède, si l’on envisage la question d’un service régulier entre la France et le Canada, il est nécessaire d’étudier le commerce canadien aussi bien avec la Belgique qu'avec la France, ceci pour le plus grand intérêt des promoteurs, car il ne faut pas oublier que dans les exportations et importations du port d’Anvers sur le Canada, figure un gros tonnage de marchandises expédiées de ou vers la France, et cela est dû à la situation il’Anvers port franc.D’autre part, il faut noter que le nouveau traité commercial Belgo-Canadien va, lui aussi, donner une nouvelle vigueur aux relations entre les deux pays.Ainsi donc, examinons parallèlement avec .celles de France, les exportations canadiennes vers la Belgique.Les expéditions de conserves de poissons et crustacés à destination de France et Belgique, via Anvers, sont de plus en plus importantes et les expéditions de fruits n’attendent, pour se développer davantage, que la création d’un service régulier.En effet, la Colombie Anglaise, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick expédient beaucoup de pommes en caisses de 45 livres (poids brut) à raison de .90 contins par caisse, mais les expéditeurs ne trouvent pas de navires pour toucher Anvers, s’ils n’ont pas un minimum de 15 tonnes.Très humainement, il est difficile d’amener les concurrents d’un même commerce à se grouper ensemble pour leurs expéditions, et de ce fait la généralité des demandes n’a pas de suite étant données les difficultés du transport, et surtout les délais qui sont fonction de l’arrivée en bon état d’une marchandise périssable.Parmi les exportations canadiennes intéressant et la France et la Belgique, il faut mentionner, en dehors des grains et de la pâte à papier, les farines pour la France et pour la Belgique, et le bétail, spécialement pour la Belgique.Il est à noter que, pour les expéditions de grains, une assez grande quantité passe par les ports des Etats-Unis.En effet, faute d’une ligne régulière sur le Canada, les expéditeurs de lots sont obligés d'avoir recours aux lignes régulières des Etats-Unis, qui peuvent accepter un, deux ou trois lots comme compléments de cargaison.D’ailleurs, ce système est utilisé pour la Belgique par les bateaux du Canadian Pacific Ocean Services; mais, faute de navires allant sur France et opérant, dans les mêmes conditions, de gros expéditeurs de lots de grains sur la.France sont obligés d’avoir recours à différents ports du Sud.Nous avons eu cette année, au Canada, de nombreuses demandes de bois (spruce, érable, etc.etc.) ; 90% des demandes françaises sont demeurées sans suite parce que les acheteurs voulaient des quantités insuffisantes pour affréter un navire et que l’expédition devenait trop coûteuse par le fait qu’il eut été nécessaire d’expédier ces lots de bois aux quatre coins du continent américain pour leur assurer un départ.En dehors de la pâte à papier, des grains et du bois qui composent la plus grosse partie des exportations canadiennes vers France, il faut aussi penser à l’amiante, dont le commerce d’exportation prend ici un essor de plus eu plus grand.Il en est de même pour les concentrés de plomb, pour les conserves alimentaires, homards et fruits, les machines agricoles, le cuir brut, les fourrures et enfin les divers inattendus, graines de semence, etc.Lorsque l’on traite du commerce franco-canadien et des possibilités de création d’une ligne régulière sur le Canada, on est obligé d’y faire entrer le commerce belge, dont les intérêts maritimes sont si souvent intimement liés à ceux de la France.En effet, le traité économique franco-belge a rattaché la France et la Belgique d’une façon très étroite et.en accord avec le journal “L’EXPORTATEUR-L’l IMPORTATEUR BELGE”, du 18 février 1933 (No.300, page 33), il serait désirable que nous arrivions à une entente avec les Belges pour que la France obtienne les transports de et vers le Canada qui ne sont pas assurés par les armements belges.Les Belges pensent avec nous que cette entente serait du plus haut intérêt pour la garantie dee expéditions belges et leur livraison rapide.I Pour ce dernier pays encore, il est fait du Canada de nombreuses expéditions de machines agricoles.Pour revenir à l’amiante, il est bon de noter que pour l’année finissant février 1933, le Canada a exporté 164,537 tonnes d’amiante représentant une valeur totale de $6,767,278.Sur cette totalité 50% environ est passé par Anvers, et la Belgique seule en a absorbé pour un million de dollars.Parmi les exportations, encore, le Canada a expédié environ 4,966,803 livres de cuir brut d’une valeur totale de $1,603,386 ; sur cette quantité, environ les deux-tiers sont passés par la Belgique à destination de Belgiqu?, France et Europe centrale.En 1931, la Belgique a importé du Canada pour $870,000 de lin, pour $400,000 de pâte à papier, et depuis 1931, ces chiffres n’ont fait que s’accroître.Il en est de même pour les exportations de fourrures.Durajit les mois qui viennent de s’écouler, noté ici, 10 cargaisons du Canada vers la Belgique ; en grains, amiante, pneus d’automobile, etc., etc.Monsieur S.A.Blankney, attaché commercial du Ca- FABRICANTS! • ••• Achat et recouvrement de créances françaises au Canada.Renseignements sur demande nous avons CRÉDIT CANADIEN Incorporé 99 ST-JACQUES, MONTREAL . 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Dhchmbkk 1923 Au début de l’année, nous nous adressâmes, en vain, à plusieurs compagnies de navigation, leur signalant l’importance des transports de bestiaux, cela n’intéressa personne ! ii ad a en Belgique, déclarait tout dernièrement à Québec, que l’an dernier, 12,000,000 de dollars de marchandises canadiennes étaient entrées en Belgique sous sa surveillance.Cependant, à l’heure actuelle, personne ne songe à nier l’importance que prend le Canada dans le common c mondial.Avant de passer au chapitre des importations vers le Canada, il faut noter l’important trafic des passagers.Sans parler des Canadiens, en 1922, 16,841 passagers destinés aux Etats-Unis, furent examinés à Québec, pendant l’été.Nous ne connaissons pas les chiffres de ceux qui passèrent par St.John durant la saison d’hiver.Durant le mois de septembre seul, plus de 4,000 Américains des Etats-Unis, débarquèrent à Québec, et certainement.les statistiques de 1923 seront augmentées considérablement, étant donnée l’activité que nous avons consta tée durant les derniers mois d’été à Montréal et cela à la suite de la prohibition sur les paquebots fréquentant 1er Etats-Unis.Or, il faut remarquer que le mouvement des passagers a naturellement son effet dans les deux sens, autrement dit, il y a importation et exportation.En dehors des exportations du Canada vers la France et la Belgique, il faut encore songer au commerce très intéressant qui s’est établi entre le Canada et St.Pierre et Miquelon.Enfin, il y a lieu de faire figurer dans ce chapitre “exportations” la quantité considérable de poissons salés expédiés de St.Pierre et Miquelon sur la France, et qui constituerait pour un navire à service régulier un aliment très intéressant comme fret de retour.A ce sujet, il est nécessaire de noter que le Canada est le second pays du monde au point de vue du montant des exportations par tête d’habitant (Nouvelle-Zélande $154.54 par tête; Canada $100.63 par tête.) Passons maintenant au chapitre des importations: La plus grosse augmentation dans les importations canadiennes durant ces dernières années, et en particulier durant la dernière année fiscale, se manifeste surtout dans les minéraux non métalliques, et leurs sous-produits.L*.fer et ses dérivés suivent de très près.Le marché français, à cet égard, est l’un des mieux fournis, et nos exportations au Canada sont déjà assez importantes; cependant, elles s’accroîtraient davantage en-n’étions pas obligés d’expédier nos fers et fontes par des navires anglais via Anvers.Il est certain que si nous possédions une ligne régulière, cette branche de notre commerce se développerait davantage.En effet, nous constatons ici, toujours, que nos cotations peuvent rivaliser avec celles des autres producteurs ; malheureusement, elles arrivent toujours en retard par le fait que les fournisseurs français sont obligés d’échanger core, si nous Province de Québec La La plus grande province du Canada est française dans une proportion de 85%.La plus grande partie du commerce dans les districts ruraux se fait par les magasins généraux et 90 z c de ces magasins sont la propriété de Canadiens-Français.80% des magasins spécialisés dans les villes sont la propriété de Canadiens-Français.Le Prix Courant A-B-C Le plus important des journaux de commerce publiés en français au Canada est le seul guide commercial du détaillant canadien-français.Pour les tarifs adressez-vous à votre agence ou au No 198, EST, RUE NOTRE-DAME MONTREAL Abonnement pour la France et i a Belgique Circulation Verifier par L’A-B-C -
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