Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1930, Mai
MAI 1930 BULLETIN MENSUEL No 431 de Commerce Française de Montréal Chambre $9 < r; Si saA C W C .r.'j 761, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Téléphone: HArbour 4049 I ?à F : : 44ème : : g ANNEE X Adresse Télégraphique : “Gallia” Montréal - Toutes les lettres et communications doivent être adressées à la Chambre de Commerce Française de Montréal.SOMMAIRE Séance de la Chambre du mercredi 16 avril 1930.Douane canadienne: Acquittement des droits par des timbres de douane sur toutes les matières de publicité.Le Budget canadien pour 1930.Inauguration de la Section Ontarienne de la Chambre de Commerce Française du Canada.Vile Dîner Gastronomique.Câblogrammes entre la France et le Canada.Le Port de Montréal.Les “Chain-stores” au Canada.L’Amiante au Canada.Situation vinicole en Algérie.Prepositions d’affaires.CONSEIL D’ADMINISTRATION — Année 1930 Président.: M.MAURICE-J.QUEDRUE, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Directeur de la Cie Aérienne Franco-Canadienne.Secrétaire: M.CH.MONTE STRUC, Directeur, Service Français, Pitman Tours, Limitée.Conseil d’arbitrage: MM.Louis, Nougier, Charton, de Passillé, Quedrue, Bonnard, Besnard, St-Loup, E.Mériot, Montestruc, Bureau, Tarut.Secrétaire-Adjoint : M.B.de ROUSSY de SALES Importateur.Avocat-Conseil : Me PAUL LACOSTE, C.R., de l’étude légale LACOSTE et LACOSTE 221, O., rue St-Jacques, Montréal.Vice-Présidents : M.MARCEL NOUGIER, Directeur de l’Union Commerciale France-Canada J.I.Eddé.Trésorier: M.DANIEL BONNARD, Représentant de la maison Dognin-Racine Notaire.M.J.A.CLAVEL, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.Conseillers: MM.Jonas, de Passillé, Ch art on, Bonnard, St-Loup, Tarut, E.Mériot, Bureau.Membres Correspondants: REGINA, Sask.M.S.-N.JEAN, Agent Consulaire de France.Chambre de Commerce Française de Montréal, en France: M.C.-A.CHOUILLOU, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 24, rue de Milan, Paris.M.MARCEL LOUIS, Directeur de la maison Bianehini Férier.NORTH SYDNEY, N.S.M.E.LACROIX, Agent Consulaire de France.HALIFAX, N.S.M.A.-S.LANFRANCHI, Agent Consulaire de France.Membre délégué le la ') X Zi CIE AÉRIENNE FRANCO-CANADIENNE M.J.QUEDRUE PHOTOGRAPHIE, TOPOGRAPHIE, CARTOGRAPHIE Représentant de l’Office Général de l’Air au Canada Représentant du Comité Central Armateurs de France Commissaire d’Avaries de La Foncière Transport et TOUS TRAVAUX AERIENS 266, RUE SAINT - JACQUES MONTREAL 266, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL Téléphone : HArbour 8160 et 8169 ï Têl.: HArbour 8160 - 8169 - Adresse Câble: “KERDRUC" Maurice Quedrue, G.Ravit .Directeurs-Gérants .Thos.TRAPP & Sons Ltd A Vf G# AGENTS FOR THE Canadian Pacific Railway Company THRO’ BILLS OF LADING TO BANQUE PROVINCIALE CANADA AND UNITED STATES.For Rates and Information of any Nature Apply to 4i?Quai des Chartrons Telegrams: "Trapp" Codes: A.B.C.4th, 5th, 6th & Scott BORDEAUX, France.DU CANADA Incorporée par Acte du Parlement en juillet 1900 SIEGE SOCIAL _ MONTREAL, Can.Capital autorisé.Capital payé et Surplus.Actif total (au 30 nov.1928) $ 5,000,000.00 $ 5,865,000.00 $55,865,000.00 Président du Conseil d’Administration L’HON.SIR HORMISDAS LAPORTE J.M.CURRIE & CO.1er Vice-président M.TANCREDE BIENVENU HAVRE PARIS MARSEILLE 10, rue Auber.50, rue Fauchier 36, rue d’Hauteville.2e Vice-président 2, rue Pleuvry.M.S.-J.-B.ROLLAND Président du Bureau des Commissaires-Censeurs L’HON.N.PERODEAU Agents du CANADIAN PACIFIC .1 Vice-Président du Bureau des Commissaires-Censeurs L’HON.E.-L.PATENAUDE CHARLES-A.ROY Service direct Franco-Canadien Havre-Canada.Passages, Fret, Assurance, Aviation.Gérant général Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés: LACOSTE & LACOSTE (Hon.Sir Alexandre Lacoste) AVOCATS LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L’AMEUBLEMENT Paul Lacoste, C.R.Alexandre Lacoste, C.R.Eph.Leboeuf, Alexandre Marier, Edouard Bernard.Edifice Banque Provinciale 221 O., rue St-Jacques, Montréal (Canada) Adresse Télégraphique “ETSOC \L” Téléphone: LAncaster 727' 2, rue Grillon, Paris, IVème.' Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement: 25 francs par an pour le Canada 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL MAI 1930 0m Pour réussir au Canada Si WSpTrf] rm ÉF Il faut de la publicité.C’est là ce qui fait le succès des nombreux produits américains qui se sont créé des affaires très profitables dans ce pays.Pour plans et devis estimatifs, s’adresser à l’Agence de 7/ Aujourd'hui .1 f N u # il ÇOHTHt&S' / X 'ïwjFffBrommx A\ .tiSzlIâS m h A ! 1 PUBLICITE DESBARATS i % Limitée EDIFICE DESBAR ATS, MONTREAL, Canada Expansion J SS T?N 60 ans d’expansion d’un seul bureau à Halifax à la position importante que nous occupons actuellement dans le commerce international, nous avons toujours cherché à aider nos clients.C’était l’esprit qui a animé nos fondateurs, et c’est celui qui nous guide aujourd’hui.Vous aimerez faire affaire avec la Banque.Traitez directement avec la France — % BANQUE CANADIENNE NATIONALE fï Siège social: Montréal Capital versé et réserve, -14,000,000 Actif: plus de $155,000,000 FILIALE A PARIS Banque Canadienne Nationale ( France) 14, RUE AUBER Notre personnel est à vos ordres.rtffsmsti 6 EEIWJ “K- 1869 S La Banque Royale du Canada ! , ' * - I r—f-r- 1 A L / MM : :¦ : i* i im?-IE?ITI!iH!4j?|l:?H;ir ' i r7l=, Messageries Maritimes i '' "i ¦ys ' ^ p < SERVICES CONTRACTUELS DEPARTS A DATES FIXES DE MARSEILLE POUR LE PORTUGAL — L’ITALIE — LA GRECE LA TURQUIE _ L’EGYPTE _ LA SYRIE — L’ARABIE _ LES INDES .< T, , LTNDO-CHINE _ LA CHINE — LE JAPON _ LA COTE ORIENTALE D’AFRIQUE — MADAGASCAR — L’AFRIQUE 5SD Sano'.Wüôcb^® - L'AUSTRAL,E - LES ETABL,saE- NOUVELLE-CALEDONIE.LA NOUVELLE-ZELANDE LA m w l|i®3 LIGNES COMMERCIALES .„ r SERVICES REGULIERS AU DEPART nvers, de Londres, de Dunkerque, du Hâvre, de la Paliee, do Bordeaux, de Marseille.POUR MEDITERRANEE, T/INDE.I.’INDO-CHINE et L'EXTREME-ORIENT VOYAGES CIRCULAIRES EN MEDITERRANEE par les paquebots de luxe “( HAMPOLLION".MARIETTE-PACHA", “LOTI S", “LAMARTINE.“PIERRE-LOTI" VOYAGES AUTOUR DU MONDE ITINERAIRE S yd ney—N ou m éa—S u va—Pa peet Marseille.Marseille—Port Saïd—Suez—Djibouti—Colombo—Fremantle—Mel bourn Panama—Colon—Fort de France Pointe à Pitre — CONSIGNATION POUR TOUS RENSEIGNEMENTS, S'ADRESSER A : PARIS, Siège Social, 12, Boulevard de la Madeleine — MARSEILLE.Agence Générale 3, Place Sadi-Carnot.Les Messageries Maritimes sont en outre représentées dans tous les ports desservis par leurs navires ainsi que dans les principales villes de France et de l'Etranger par des Agents et Correspondants.TRANSIT REPRESENTATION % ¦ I MAI 1930 BULLETIN MENSUEL 2 BULLETIN MENSUEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL SOMMAIRE f i, Séance de la Chambre du mercredi IG avril 1930.— Douane canadienne: Acquittement des droits par des timbres de douane sur toutes les matières de publicité.— Le Budget canadien pour 1930.— Inauguration de la Section Ontarienne de la Chambre de Commerce Française du Canada.— Vile Dîner Gastronomique.— Câblogrammes entre la France et le Canada.— Le Port de Montréal.— Les “Chain-stores” au Canada.— L’Amiante au Canada.— Situation vinicole en Algérie.— Propositions d’affaires.STATISTIQUES :— Lettres reçues depuis le 19 mars, 120; lettres expédiées, 269 ; renseignements de notoriété, 2.On nous a demandé des adresses d’agents ou d’importateurs pour: produits pharmaceutiques ; parfumerie; savons de Marseille ; liqueurs de toutes sortes; conserves alimentaires et salaisons ; olives vertes en fûts; graines de semences ; articles de ménage en fer émaillé et en aluminium ; allumettes en bois types suédoises; appareils électriques et appareils de chauffage électrique; chaussures, chapeaux et casquettes; couvertures en laine et en coton; articles de religion, chapelets, médailles, etc., couronnes mortuaires.Séance de la Chambre du mer- credi, 1 6 avril 1930 Etaient présents : MM.Maurice Quedrue, président ; Marcel Nou-gier et Marcel Louis, vice-présidents ; Daniel Bonnard, trésorier ; H.B.de Passillé, E.-M.Chamelet, Lucien Besnard, Emile Mériot, F.-A.Bureau, A.Boitard et Ch.Montestruc, secrétaire.MM.H.de Clerval, Attaché Commercial de France, et E.Carteron, Consul général, accompagné de Monsieur Dufort, Inspecteur des Postes Diplomatiques et consulaires, assistaient à la réunion.Le secrétaire communique un article sur le MM.Pierre Charton et Georges Pétolas en nouveau tarif postal à appliquer sur les lettres de voyage, Maurice Coupey, Henri Lecocq et A.Ta- France destinées au Canada et fait remarquer que rut retenus à leur bureau s'étalent excusés de ne^gles trois-quarts des lettres reçues par le secrétariat ¦"sont encore affranchies à un franc cinquante centi-1 mes.Cet article approuvé par les membres sera publié dans notre Bulletin d’Avril et Monsieur de Clerval suggère de saisir de cette question le Ministère du Commerce et le Moniteur Officiel.pouvoir assister à la réunion.Le procès-verbal de la séance du 19 mars est lu et adopté.Les candidatures suivantes de membres adhérents ont été acceptées : Yves Le Rouzès (inspecteur d’écoles), 3839, rue St-André à Montréal.Pierre Lelong (Soieries Pehel), 28, Avenue de l’Opéra, Paris, France.Nicolas Heyman, (Administrateur-Directeur des Industries Textiles Réunies S.A.), 366, rue Ontario Ouest à Montréal.La démission de Monsieur C.Jacquet (savons de Marseille), 20, Quai Rive-Neuve, Marseille, est Le trésorier donne lecture de la situation finan- Le secrétaire communique le sommaire de notre Bulletin d’Avril.Une lettre de Monsieur Mazzucchi des Champagnes Heidsieck & Cie, Monopole de Reims, est communiquée: Rentré à Reims depuis quelques jours, Monsieur Mazzucchi tient à nous remercier et en celui de Monsieur Jean Mignot de l’aimable accueil qui leur a été fait lors de leur passage à Montréal et ils forment les meilleurs l’avenir de notre Chambre dont ils conserveront très agréable souvenir.Un article paru dans la Dépêche Coloniale et en son nom voeux pour acceptée.cière à date et le secrétaire communique les statistiques : un MAI 1930 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 3 traitant des débouchés possibles des vins d’Algérie au Canada est communiqué aux membres.Monsieur de Clerval fait remarquer que les vins d’Algérie sont très en demande dans l’Ontario.Monsieur Bonnard propose que les séances de la Chambre aient lieu à 2 heures de l’après-midi au lieu de 4 heures.Cette proposition est acceptée.Monsieur Nougier, secondé par l’assemblée générale, propose que la Chambre offre ses condoléances les plus vives à la famille de Crèvecoeur pour la perte cruelle qu’elle vient d’éprouver par la mort de Monsieur de Crèvecoeur.Monsieur le Consul Général présente aux membres Monsieur Dufort, Inspecteur des Postes diplomatiques et consulaires.Monsieur le Consul Général rappelle que la visite de Monsieur Dufort est un grand avantage pour un poste.C’est ce qu’il a eu le plaisir de constater lorsqu’il était Consul en Suisse.Monsieur Dufort dont l’inspection comprenait les Antilles, le Mexique, les Etats-Unis et le Canada cherche à connaître les besoins des Consulats mais il aime aussi à se documenter auprès de ses compatriotes.Monsieur le Consul Général le prie de continuer ses bons offices à Paris et se dit heureux de le remercier devant ses compatriotes de Montréal de ce qu’il a déjà fait.Monsieur Dufort remercie le Consul de ses âî-mables paroles et de l’accueil que lui fait notre Chambre.Il s’enquiert de nos besoins et se met aimablement à notre disposition dès son retour à Paris.Commissaire du Canada, Canadian Bldg, Trafalgar Square, London, S.W.1, Angleterre, ou du Ministre du Canada en France, 1, rue François Premier à Paris.Les timbres ainsi achetés ne sont pas remboursables.2o.—Les timbres de douanes doivent être apposés sur chaque colis pour le montant des droits à acquitter et ces timbres doivent être fixés à l’endroit désigné par les règlements postaux du pays expéditeur par exemple aux Etats-Unis ils doivent être apposés sur l’envers du colis.3o.—Tous les paquets portant des timbres de douane doivent être transférés au département de la douane, à leur arrivée au Canada, afin de vérifier si les droits acquittés, le sont à leur pleine valeur et d’en oblitérer les timbres.4o.—L’Item 178a du tarif douanier se lit ainsi : "A dater du 1er Juillet 1914, les droits de douane exigés par les règlements du Ministère du Revenu National, sur les marchandises désignées dans l’item 178 et expédiées par la poste peuvent être acquittés par l’apposition des timbres de douane suivant le taux spécifié dans le dit item à l’exception des colis qui ne pèsent pas plus d’une once et sur lesquels les droits payés doivent être un cent”.5o.—Les articles dénommés dans l’item 178 du tarif douanier sont les suivants : “Brochures de publicité, pancartes, périodiques de publicité illustrés, catalogues et listes de prix, calendriers et almanachs d’annonces illustrés, circulaires d’annonces de médicaments brevetés ou autres, feuilles volantes ou brochées, chromos, oléogra-phes ou toute publication similaire autre que dessiné ou peint à la main et comprenant des annonces imprimées, lithographiées ou estampées, incluant les affiches, pancartes et encartages, ou oeuvres artistiques similaires, lithographiées, imprimées ou estampées sur papier ou carton pour des fins de commerce ou de publicité, n.a.d.” Les règlements de l’item 178a du tarif douanier ordonnent que les colis postaux contenant des matières pour publicité paient des droits d’entrée par des timbres de douane apposés sur chaque colis suivant le tarif ci-dessous désigné : I L’ordre du jour étant épuisé la séance est levée à 5 heures 30.Douane Canadienne Nous avons reçu du Département du Revenu National le memorandum No 306, en date du 16 avril 1930 et nous le reproduisons ci-dessous : ACQUITTEMENT DES DROITS PAR DES TIMBRES DE DOUANE SUR TOUTES MATIERES DE PUBLICITE Les règlements et instructions sur le sujet ci-dessus se trouvent réunis et révisés par cette note qui remplace la circulaire No 276C.lo.—Des timbres de un, deux, cinq et dix cents peuvent être obtenus du Commissaire des Douanes à Ottawa, Canada, pour le paiement des droits toutes matières de publicité, listes de prix et catalogues.Toutes demandes d’envoi de timbres devront être accompagnées d’un mandat-poste pour la valeur totale ou d’un chèque accepté par la Banque et à l’ordre du Commissaire des Douanes.Ces timbres peuvent aussi être obtenus du Secrétaire du Haut En provenance des pays jouissant du bénéfice de la Convention Franco-Canadienne de 1922 Jusque et compris 1*4 once .Au-dessus de 1*4 oz.et pas plus de 2 */2 oz.Au-dessus de 2 oz.et pas plus de 3% oz Au-dessus de 3% oz et pas plus de 5 oz.Au-dessus de 5 oz.et pas plus de 6V2 oz.Au-dessus de 6Va oz.et pas plus de7%oz.Au-dessus de 7% oz.et pas plus de 9 oz.Au-dessus de 9 oz.et pas plus de 1014 oz.1 cent 2 cents pour 3 4 5 6 7 8 % I MAI 1930 BULLETIN MENSUEL 4 le cas des marchandises auxquelles le tarif préférentiel britannique, ou le tarif intermédiaire ou tout autre régime plus favorable que le tarif général est applicable, le montant des droits ou taxes d’accise qui frappent ces marchandises dans leur pays d’origine, n’entrera pas dans le calcul de leur valeur imposable, en vue de la perception de la taxe spéciale ou dumping duty.” On comprendra que le cadre de notre Bulletin ne nous permette pas d’indiquer en détail tous les changements apportés au tarif douanier canadien par la nouvelle loi des Finances.Les intéressés qui désireront des précisions à cet égard pourront obtenir toutes les informations utiles à.l’Office National du Commerce Extérieur, 22 Avenue Victor Emmanuel III, à Paris, auquel les services de l’Attaché Commercial de France au Canada, ont fait parvenir tous les renseignements à ce sujet.Au-dessus de 10% oz.et pas plus de 11 % Au-dessus de 11 % oz.et pas plus de 12% Au-dessus de 12% oz.et pas plus de 14 oz Au-dessus de 14 oz.et pas plus de 15% oz Au-dessus de 15% oz.et pas plus de 16 oz Chaque livre additionnelle.9 “ 10 “ 11 “ 12 “ 13 “ 13 " Le Budget canadien pour 1930 I N Nombreuses modifications au tarif des Douanes Le discours annuel du budget a été prononcé à Ottawa le 1er Mai par le Ministre des Finances, l’Honorable C.-A.Dunning.Les recettes totales pour l’année fiscale terminée le 31 mars se sont élevées à $447,322,000 et les dépenses à $402,815,000 laissant donc un surplus de $44,507,000.Quelques réductions ont été apportées à l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux taxes qui frappaient les transferts des titres en Bourse.La taxe de vente qui était de 2% est fixée à 1%.Ce qui caractérise cette loi des finances ce sont les très nombreuses modifications apportées au tarif douanier et qui entrent en vigueur immédiatement, sous réserve de ratification ultérieure par la Chambre des Communes.Au tarif général 46 items ont été réduits et 54 majorés; au tarif intermédiaire 98 items ont été réduits et 35 augmentés; enfin au tarif préférentiel britannique 270 items ont été réduits et 11 seulement augmentés.Quand la révision aura été complétée le tarif des douanes comprendra 1188 items parmi lesquels 589 comporteront l’entrée en franchise suivant le tarif préférentiel britannique.L’objet général de cette révision du tarif douanier est évidemment de favoriser les échanges commerciaux entre les différents pays qui composent l’Empire Britannique, au détriment des importations des Etats-Unis.Le Ministre a tenu à préciser qu’il n’était pas dans son intention d’engager le Canada dans une guerre de tarif avec un autre pays, mais quand des nations élèvent des barrières tarifaires exagérées contre les produits canadiens, elles doivent s’attendre à ce que le Canada accorde ses préférences à celles qui le traitent raisonnablement.Inauguration de la Section Onta-de la Chambre de Commerce Française du Canada rienne Le Samedi, 26 avril, nous avons inauguré, à TORONTO, Notre Section Ontarienne.Le Ministre de FRANCE, au CANADA, avait accepté d’être l’hôte d’honneur de cette charmante réunion.A notre grand regret, Monsieur le Consul de FRANCE à MONTREAL, n’a pu assister à la cérémonie, il était représenté par notre Agent Consulaire, Monsieur ROCHEREAU de la SABLIERE.Cependant, l’absence de Monsieur CARTERON a été d’autant plus regrettée, qu’en fait, il a été l'instigateur de la Section Ontarienne et que c’est grâce à son activité que nos compatriotes, de l’ONTARIO, se sont groupés et rattachés à notre Chambre de Commerce.Un déjeuner digne de gourmets et qui fait grand honneur à son ordonnateur, notre collègue Monsieur BAUJARD a été servi dans un salon privé du KING EDWARD HOTEL.Les convives, au nombre d'une trentaine, représentaient toutes les branches des activités françaises.Nous avons eu une vraie fête familiale et c’était une joie de voir réunis là, autour de cette table, un groupe de “Français de l’Etranger”, groupe de gens sympathiques et digne de notre Pays.La gaieté la plus franche nous a fait, un ment, oublier que nous étions très loin de chez nous.De grandes modifications ont été apportées au tarif sur les fers et les aciers et cette branche du commerce français sera de ce fait très affectée.Les porcelaines et la faience de table vont se trouver également frappées par suite de la révision du tarif comme suit: Tarif préférentiel, en franchise; tarif intermédiaire, 27%%; tarif général 30%.Il est intéressant de noter qu’un amendement a été apporté au texte de l’article 2 de la loi du tarif canadien qui se lira maintenant comme suit: “Dans mo- Notre Ami, Monsieur PHENE, Président du Groupement de l’ONTARIO, a sû rallier autour de lui toutes les bonnes volontés et personne mieux que lui n’eut eu un tel succès.Sa joviale bonne humeur a tout de suite créé un atmosphère heureux. 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL MAI 1930 Vile Diner Gastronomique En toute sincérité, nous avons passé, à TORONTO, une journée inoubliable.“Inoubliable” est un grand mot, me dira-t-on.En effet, mais n’est-ce pas un jour vraiment heureux que celui qui réunit dans une seule pensée, deux groupements de Français de l’Etranger, éloignés d’environ 500 kilomètres.Notre Ministre, dans un discours dicté par une longue expérience, nous disait que nous étions des ambassadeurs — c’est vrai, et les Canadiens jugent la FRANCE d’après nous qui vivons chez eux.Nos gestes et nos paroles doivent donc être mesurés et réfléchis, en songeant à leur répercussion possible.Mais j’insiste sur le mot inoubliable.En effet, combien de fois, durant mes grands voyages de par le monde, ai-je entendu dire et répéter, par les étrangers et par nous-mêmes surtout, que les Français ne savent pas s’entendre entr’eux et que les Colonies Françaises, à l’Etranger, sont continuellement divisées — ce n’est pas exact.Le Français a une personnalité et il a le défaut de cette qualité, c’est inévitable, mais est-ce à dire que cette personnalité très accusée le rend insociable?Non, et le succès de la CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE du CANADA en est la meilleure preuve.Il y a des discussions, il y en aura beaucoup encore, et c’est à désirer, car de ces heurts d’opinions, entre gens intelligents, naissent des conceptions nouvelles qui, servant nos intérêts personnels, servent aussi ceux de notre Patrie.Le 7e Dîner Gastronomique sous les auspices de notre Chambre eut lieu le 8 Mai au Club St-Denis.Ce diner avait été désigné par l’organisateur Monsieur Coupey comme “très simple” mais cette simplicité était tellement soignée que les convives ont déclaré qu’fis s’en contenteraient volontiers pour le restant de leurs jours.Le coefficient moyen obtenu a été de 4 2/5.Le vin de Bourgogne a remporté le coefficient maximum et le cognac Bisquit-Dubouché 1858, offert par Monsieur Paul Brion, de Paris, a été fort apprécié.Des félicitations unanimes ont été votées à Monsieur Marcel Lamothe de la maison McKenna, Limitée, pour la décoration florale qu’il avait exécutée.Monsieur Armand Dupuis, Président du Club St-Denis, retenu par un engagement antérieur avait bien voulu déléguer son Vice-Président, Monsieur F.-E.Fontaine.Des remerciements ont été offerts aux officiers du Club qui se sont mis très aimablement à la disposition de l’organisateur.Monsieur Bois, gérant, a assuré un service parfait et le chef Monsieur Maquignas a exécuté magistralement le menu.Avant de se séparer un ban enthousiaste fut exécuté en l’honneur de Monsieur Latreille, secrétaire du Club.a Câblogramme entre la France et le Canada Oui ! j’ai écrit “Patrie” et cela vient si naturellement sous la plume lorsqu’on est loin.Si cela fait hausser les épaules à certains Français de FRANCE, peu m’importe, mais pour leur faire concevoir le vrai sens du mot Patrie, il serait désirable qu’on les "exporte” durant quelques mois, cela suffirait.Notre journée de TORONTO s’est achevée, trop vite, à mon gré, mais elle marque une date, une vie nouvelle et il faut que l’action prenne de l’ampleur, que les sympathies se développent, il faut que ceux d’entre nous qui luttent durement, il faut qu’ils sachent que la CHAMBE DE COMMERCE FRANÇAISE existe pour les aider, pour les défendre et, qu’entre TORONTO et MONTREAL, il n’y a plus qu’une seule pensée : se voir souvent et s’entr’aider, travailler développement de notre commerce pour le mieux de l’intérêt général.Nos collègues de l’ONTARIO sont toujours attendus, à MONTREAL, et au nom de la CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE, du CANADA, je leur adresse nos cordiales amitiés.MAURICE QUEDRUE, Président.Fin mai 1929, notre Chambre de Commerce était saisie par deux de ses membres, Messieurs Marcel Nougier et Lucien Besnard de l’infériorité dans laquelle se trouvait la France au sujet des câblogrammes tarif de nuit (NLT) et tarif de fin de semaine (WLT) par suite des ententes récentes intervenues entre différents pays et le Canada.Jusque-là les taux pour câblogrammes entre Montréal et quelques pays d’Europe étaient les suivants : Tarif ordinaire Tarif NLT pour WLT pour différé 20mots 20mots en commun au Angleterre France Belgique Allemagne Luxembourg .18 .08 $1.10 $1.00 .11 n’existe pas 1.50 .11.5 1.60 1.20 .12.5 1.80 1.60 .22 .23 .25 .26 .13 1.80 1.60 Les réductions qui venaient en vigueur à ce moment ramenaient les tarifs comme suit: % 6 BULLETIN MENSUEL MAI 1930 Ministère des Terres et Forêts Province de Québec Puissance utilisable des chutes d’eau.utilisée Forêts de la Couronne (aire 15,000,000 c.v.1,000,000 c.v.122,674,265 acres 50,860,160 “ 71,462,400 “ affermées.non affermées.Valeur sur pied des bois de commerce, plus de $1,000,000,000 “ Volume “ Nombre des scieries (approximatif) Nombre d'usines à pulpe et à papier.plus de 35,000,000,000 pieds cubes .2,000 60 Capitaux engagés dans l’industrie de la pulpe et du papier $254,360,201 Valeur de la pulpe produite.Valeur du papier produit (approximative).59,218,578 80,000,000 r Pour détail» supplémentaire», «’adresser à: i s { L’HONORABLE HONORE MERCIER, MINISTRE ,> Département des Terres et Forêts I.i QUEBEC 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL MAI 1930 Pareille mesure taxe par mot soit moins élevée, avait, du reste, été prise par l’Angleterre.Nous ne pouvions pas ne pas y répondre.Aussi un projet de décret prévoit une taxe de 0 fr 25 or seulement.Dans les relations franco-coloniales, les taxes N LT WLT 25 mots 25 mots $1.00 .75 1.25 1.00 1.38 1.13 1.50 1.25 5 mars 1929 Angleterre .20 mars 1929 Belgique .29 avril 1929 Luxembourg 1 jifîh 1929 Allemagne .appliquées sur les voies radioélectriques sont fixées 80/100e des taxes des communications sous-mari-dans les mêmes relations.Le décret du 6 janvier 1928 ne permettait pas à l’Administration de percevoir un pourcentage moins élevé.Mais de nouvelles communications étrangères ayant été établies pour offrir aux usagers des taxes moins onéreuses, le Ministre des P.T.T.a décidé de combattre cette concurrence en égalisant les taxes des voies françaises avec celles les moins chères des voies étrangères.Enfin, un projet de décret préparé par le Ministre des P.T.T.prévoit que les taxes appliquées aux télégrammes de presse échangés avec le CANADA seront égales à celles des télégrammes de presse échangés avec les Etats-Unis d’Amérique.Cette évitera le détournement du trafic actuelle- au A une époque où une grande partie des transactions commerciales se traitent par câble, il était incontestable que ce manque d’entente avec la France serait très préjudiciable à l’exportation française.Aussi la Chambre de Commerce française a-t-elle endossé à l’unanimité les doléances de ses membres et transmis leur requête au Représentant du Gouvernement français au Canada pour que les pouvoirs concernés soient priés d’agir en conséquence.Au mois d’août 1929 nous étions informés par le Sous-Secrétariat des P.T.T.que des pourparlers étaient engagés avec les compagnies de Câbles et de T.S.F.qui exploitent les communications transatlantiques pour instituer le service de nuit (NLT) et pour réduire le tarif des télégrammes de fin de semaine (WLT) à destination du Canada et des Etats-Unis.Nous sommes avisés par notre dévoué Consul Général, Monsieur Carteron, qui avait bien voulu transmettre notre requête, que l’Administration des P.T.T.s’est mise d’accord avec les Compagnies de câbles et de T.S.F.intéressées et que les projets de décrets sanctionnant les mesures envisagées vont être incessamment soumis à l’approbation présidentielle.Nous ne manquerons pas d’indiquer, lorsqu’elles seront publiées, les taxes applicables aux deux catégories de télégrammes en question entre la France et le Canada.Tandis que nous allons sous presse, on nous communique un article paru dans la presse parisienne, que nous nous empressons de reproduire ci-dessous, les taxes qu’il indique présentant un grand intérêt: “A bref délai sera réalisée la création d’un service de lettres-télégrammes de nuit (NLT) entre la France et l’Amérique du Nord.Une taxe réduite, 0 fr 50 or par mot sera appliquée à ces télégrammes qui conviennent particulièrement pour l’envoi de longs rapports ou de messages d’un caractère relativement urgent.Le service des lettres-télégrammes de nuit était, d’ailleurs, déjà admis par divers Pays d’Europe.Il était utile pour le nôtre de l’appliquer aussi.La création de lettres-télégrammes de nuit nécessite un nouvel aménagement des taxes actuellement appliquées aux télégrammes de fin.de semaine (0 fr 25 or par mot) échangés entre la France et l’Amérique.Ces derniers sont en effet soumis à des restrictions plus sévères au point de vue du dépôt et de la remise au destinataire.Il est donc logique que leur nés mesure ment acheminé par les voies anglaises.” Le Port de Montréal Le 8 mai marquait le centième anniversaire de l’Administration du port de Montréal par une Commission du Hâvre: C’est en effet le 8 mai 1830 qu’une Loi du Gouvernement Fédéral confiait l’administration du port à trois commissaires.Le développement accompli pendant un siècle a fait de Montréal le port national du Canada et l’a placé point de vue de l’importance du trafic au deuxième rang des ports du continent du nord américain venant immédiatement après New-York, ainsi qu’en témoigne un extrait d’un rapport de l’“American Society of Port Authorities” : “Par la voie du St-Laurent, via le port de Montréal, passe aujourd’hui un tiers du commerce canadien, ce qui représente un chiffre d’affaires de $700, 000,000 au cours d’une saison de sept mois et demi.Le port de Montréal ne le cède donc en commerce extérieur sur ce continent qu’au port de New-York.Il a conquis cette place malgré le handicap d’une saison de navigation de sept mois et demi, alors que les ports rivaux sont ouverts pendant les douze mois de l’année.Montréal manutentionne aujourd’hui un plus gros volume d’affaires que n’importe quel autre port de l’Amérique, à l’exception du port de New-York.Voilà une constatation infiniment flatteuse pour le port canadien.Le Canada n’a que 9,000,000 de population alors que les Etats-Unis ont une population de 110,000,000.Malgré cela, les Etats-Unis n’ont qu’un port de au > 8 BULLETIN MENSUEL MAI 1930 mer qui l’emporte en chiffre d’affaires sur le Port de Montréal.” Dès l’époque même de la fondation de Montréal, le roi de France Louis XV, en faisant cession de Ville Marie à la compagnie de la Nouvelle France, réserva pour toujours au public les rives du fleuve St-Laurent, vis à vis de la ville.L’étroit chemin de halage, qui longeait alors le fleuve est devenu le Havre de Montréal, sans jamais cesser d'être la propriété du public.Il occupe un territoire d’environ seize milles de longueur, comprenant toute la largeur du fleuve.Il comprend un port en eau profonde, absolument sûr et sans marée.Ce port est muni de quais et de jetées en ciment et de tous les aménagements nécessaires aux multiples opérations qu’il est appelé à accomplir: hangars de transit à deux étages, gigantesques élévateurs à grains, immense entrepôt frigorifique, système ferroviaire électrique, routes et cours pavés et bien éclairés, postes d’entreposage facilement accessibles, remorqueurs, dragues, chalands, service d’eau potable pour les vaisseaux, service de signaux, en un mot tout ce qui est jugé nécessaire pour faciliter et accélérer le mouvement maritime .Ce grand port de mer fonctionne à une distance de mille milles de l’océan.Il a attiré, au coeur même d’un continent, les vaisseaux de haute mer de toutes les nations du monde.Montréal est situé à mi-chemin entre les Grands Lacs et l’embouchure du fleuve St-Laurent.C’est le point terminus logique pour 2000 milles de trafic fluvial et pour le commerce d’importation et d’exportation canadien.L’importance de Montréal comme port de mer est due, en bonne partie, au magnifique ensemble des canadiens qui finissent là où commence la navigation océanique, c’est-à-dire au Havre de Montréal.Ces canaux permettent l’accès jusqu’à Chicago, Fort William et Duluth; les écluses du Canal Lachine, débouchant directement dans le port de Montréal peuvent recevoir des bateaux de 275 pieds de longueur, 45 pieds de largeur et 14 pieds de tirant d’eau.Le port de Montréal manutentionne 12,000, 000 de tonnes de fret durant la saison de navigation.Pour la manutention du frêt lourd tel locomotives, bouilloires, machines etc., possède une grue flottante d’une capacité de levage de 75 tonnes à un rayon de 54 pieds.Pour la manutention du fret ordinaire qu’il faut transporter du vaisseau à la rive ou vice-versa, le palan du vaisseau suffit généralement.Cependant, les cas où c est nécessaire, les Commissaires des grues flottantes ayant des capacités de 5 à 15 tonnes et huit grues locomobiles commodes d’une capacité de 10 à 30 tonnes.Les deux grands chemins de fer transcontinentaux du Canada sont raccordés aux voies ferroviaires terminales du Havre de Montréal.Ce réseau qui appartient à la Commission du Port est électrique, il a 68 milles de longueur et permet l’accès du Havre à tous les wagons de chemin de fer.Les hangars, les stations de mouillage, aussi bien que les industries qui y ont affaires, sont desservis par cette voie ferroviaire qui manutentionne environ 250,000 wagons par saison de navigation.1 Montréal est le plus grand port de mer exportateur de grains du monde entier, ayant des élévateurs à grains d’une capacité d’entreposage de 15,162,000 minots.porté 195,247,914 minots, New-York 109,551,001, Galveston 27,695,029, Baltimore 23,866,896 et Philadelphie 21,680,801.Il est intéressant de rapprocher ces chiffres de ceux de 1921 comme suit: Montréal 138,453,986 minots, New-York 84,698, 581, Galveston 94,173,049, Baltimore 55,314,808, Philadelphie 46,769,286.Afin de réduire les frais de déchargement des wagons de grains, des déchargeurs électriques ont été installés dans chaque élévateur à grain.Ces machines sont munies d’un dispositif aussi simple qu’ingénieux et les wagons sont levés, basculés et vidés à raison de sept wagons par heure.Pour indiquer l’importance et le perfectionnement apportés dans la manutention des grains, nous donnons quelques caractéristiques de l’Elévateur à grain No 1 de la Commission du Port: Dimensions: 530 pieds de longueur, 128 pieds de largeur, 202 pieds de hauteur.Capacité d’entreposage: 4,000,000 de minots.Le grain peut être reçu dans cet élévateur, des vaisseaux des lacs et des barges à raison de 40,000 minots à l’heure.Les wagons peuvent être déchargés à raison de 48 wagons à l’heure.En même temps le grain peut être livré aux vaisseaux océnaniques à la vitesse de 75,000 minots par heure.Durant la saison de navigation 1927 on estime que cet élévateur tentionna entre 50 et 60 millions de minots de grains.En 1927 Montréal a ex- canaux rnanu- L’entrepôt frigorifique que possède la mission du Havre mérite une mention spéciale.Construit en ciment armé coni- que le port avec murs de revêtement en briques, cet entrepôt mesure 440 pieds de long, 110 pieds de large et 10 étages de haut.Sa capacité d’entreposage est de 4,628,000 pieds cubes.Un appareil est installé dans chacune des chambres froides, pour y créer la température requise.Un puits artésien de 1,100 pieds de profondeur fournit une eau d’excellente qualité à pour ont une MAI 1930 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 9 température de 42 degrés Fahrenheit en été.Les machines et la station d’énergie électrique sont situées à 50 pieds de l’entrepôt dans une bâtisse en ciment armé.Toutes les machines importantes telles que compresseur, etc., s’y trouvent en double, de sorte que la force motrice ne saurait manquer complètement.Le Havre de Montréal possède une cale sèche flottante qui fut construite en Angleterre et remorquée à travers l’Atlantique.Elle est en deux sections pouvant être employées séparément ou réunies quand les gros vaisseaux nécessitent des réparations.Elle a alors les dimensions suivantes: longueur 600 pieds; largeur 135 pieds; hauteur des murs de côté 59 pieds; tirant d’eau du vaisseau 30 pieds; capacité de levage 25,000 tonnes.Une entreprise aussi considérable que celle du port de Montréal avec tous les aménagements modernes dont elle est dotée et son développement ininterrompu nécessitent un budget considérable.Aussi est-ce avec une satisfaction légitime que les Commissaires déclarent que “le port n’a jamais manqué de payer l’intérêt sur ses obligations et n’a jamais été à charge au trésor national”.reau des Statistiques admet que ce rapport ne peut qu’être incomplet puisque son étude porte seulement sur 132 chaînes de magasins et que de nouvelles sociétés s’ajoutent très rapidement à cette liste.Le rapport indique que les chaînes de magasins d’épicerie sont les plus nombreuses comprenant 24 firmes exploitant ensemble 1319 magasins.Les chaînes de magasins de boucherie sont au nombre de 10 avec 272 magasins ; celles des articles de bazar comprennent 8 systèmes avec 274 magasins ; celles des pharmacies 19 systèmes avec 200 magasins ; celles des tabacs, cigarettes et articles pour fumeurs 3 systèmes avec 172 magasins.Toutes les autres chaînes de magasins examinées possèdent chacune moins de 100 magasins.En 1928, les ventes totales effectuées par ces 132 chaînes de magasins s’élevaient à $189,723,797, ce qui équivaut en moyenne par magasin à $63,880.Estimant la population du Canada en 1928 à 9,658, 000 habitants, ces ventes représenteraient environ $20.00 par tête.C’est dans la province d’Ontario que les ventes sont le plus élevées, ayant atteint $107, 213,358.} Comme il n’existe pas de recensement des Etablissements commerciaux fait par le Bureau des Statistiques depuis 1923, le rapport sur les “chain-stores” se livre à une série de calculs pour estimer les ventes totales de détail en 1928 à environ deux milliards de dollars et pour démontrer ainsi que les chaînes de magasins ne participent que pour fraction à ce total.Il est évident que les magasins indépendants sont encore le facteur dominant dans l’ensemble du pays.Les chaînes de magasins se sont surtout développées dans les grandes villes des provinces d’Ontario et de Québec et le rapport que étudions se montre ici beaucoup moins affirmatif quant à la prédominance des magasins indépendants.Il est de fait que les chaînes de magasins ne peuvent convenir et prospérer que dans les centres urbains où la population se trouve groupée.Leur établissement n’a pas sa raison d’être dans les où les habitants sont disséminés sur des fermes à des distances considérables du village.Etudiant le capital investi dans les 132 chaînes de magasins considérées, le rapporteur n’a pu obtenir d’informations que sur 106 compagnies qui sont incorporées et dont les détails de capitalisation sont connus.La capitalisation totale pour ces 106 ternes se décompose comme suit: $11,563,000 d’obligations, $22,726,334 d’actions ordinaires et $22,750, 319 d’actions de priorité.De ce capital investi, 82% ou $46,894,453 est d’origine canadienne ; 15% $8,469,304 provient des Etats-Unis ; 2,5% ou $1,628, 255 vient d’Angleterre et 0,5% ou $48,041 vient de divers autres pays.Les “Chain-stores » y Canada au Les “chain-stores” prennent une importance de plus en plus grande au Canada où ils possèdent déjà une bonne partie du commerce de détail.Les “chain-stores” se sont déjà attaqués à presque tous les genres de commerce : épicerie, pharmacie, tabac et cigarettes, articles de bazar, etc.L’organisation des “chain-stores” est la même que celle de nos magasins à succursales multiples, dont l’idée a été reprise par les américains G.-J.Whelan, Woolworth, Kresge, J.Penny et quantité d’autres qui, grâce à une étude vraiment scientifique, sont arrivés à créer, dans toute l'Amérique du Nord, d’importantes chaînes de magasins vendant des articles types, à un prix qui se rapproche de plus en plus du prix de revient.Le “chain-store” n’est donc qu’un groupe de magasins qui, comme nos magasins à succursales multiples vendent les mêmes marchandises, sont sous une direction unique et suivent les mêmes règles.une nous campagnes sys- La section du commerce Intérieur du Bureau des Statistiques du Canada a fait récemment une étude sérieuse des activités des chaînes de magasins et a publié dans un rapport très détaillé le résultat de ses recherches.L’importance actuelle et l’accroissement rapide de ce genre de magasins y sont exposés d’une manière frappante.D’ailleurs le Bu- ou % MAI 1930 BULLETIN MENSUEL 10 Durant les quinze premières années d’exploitation le,s longues fibres seulement étaient retenues et l’extraction se faisait à la main.Plus tard, un système de concentration mécanique permit d’extraire des fibres plus courtes et de recouvrer une partie de celles qui avaient été extraites à la main.Grâce à des améliorations dans les procédés d’utilisation la proportion des fibres préparées a été considérablement augmentée.Le Bureau des Mines de la province de Québec donne les résultats pour l’année 1928 comme suit : L’Amiante au Canada L’amiante est un produit d’importance nationale pour le Canada.Depuis un demi-siècle, sans interruption, les mines d’amiante de la province de Québec ont été exploitées et pendant vingt-cinq ans cette province a été la source d’approvisionnement la plus considérable du monde en-Actuellement la production atteint presque tier.quatre millions de tonnes d’une valeur de plus de 150 millions de dollars.Les mines sont bien aménagées, le pouvoir électrique est abondant à des prix modérés et la main-d’oeuvre ne manque pas.Les réserves de minerai, malgré les difficultés de juste appréciation, sont évidemment encore sidérables et dépassent probablement de beau-le total du minerai déjà extrait.L’amiante était connu dans Québec dès 1847, cependant ce ne fut que trente ans plus tard que son extraction commença.En 1877 la construction du chemin de fer du Québec Central amena '’exploitation de plusieurs dépôts d amiante qui sont aujourd’hui encore en pleine activité à proximité de la ville de Thetford Mines.Presque au même moment une autre mine fut ouverte à Asbestos, près de Danville sur le réseau du chemin de fer Canadien National, à mi-chemin entre Québec et Montréal.Ces deux localités qui sont demeurées depuis les centres les plus importants de cette industrie, sont placées favorablement pour les transports ferroviaires et océaniques.Thetford Mines est à 76 milles de Québec et à 168 milles de Montréal, tandis que Danville est à 87 Minerai extrait: 5,159,247 tonnes.Minerai travaillé : 4,109,823 tonnes.Amiante produit: 273,033 tonnes.Valeur: $11,238,361.Valeur moyenne par tonne : $41.16.Salaires payés: $3,617,574.Nombre de mineurs: 3,066.con- coup De ces chiffres on peut déduire que l’amiante obtenue de tout le minerai extrait représente un peu moins de 5,3% et la valeur de la tonne de minerai est à peine de $2.18.Le succès obtenu dans l’exploitation de ces matériaux et le profit retiré, sont une preuve évidente des méthodes efficaces employées.La fabrique des produits d’amiante au Canada est de date relativement récente.La demande du marché canadien de ces produits est aujourd’hui complètement pourvue et il y a un surplus pour l’exploitation.Toutefois la plus grande partie de l’amiante produit, soit plus de 95% est exporté brut.Le principal client est les Etats-Unis puis viennent l’Angleterre, l’Europe occidentale et l’Orient.Les Etats-Unis achètent 70% de toutes les exportations.L’Angleterre importe le tiers de ses besoins en tonnes ou le sixième en valeur.Il résulte de ces chiffres que le Canada ne contrôle plus le marché des fibres longues d’amiante; il a à compter avec l’Afrique du Sud qui est devenue une concurrente.Un producteur important d’amiante faisait récemment remarquer que le marché pour ce produit se développe rapidement non pas tant par la découverte de nouvelles utilisations de l’amiante que par la généralisation de celles déjà connues.L’attitude générale des producteurs canadiens est de réduire le prix de revient en vue d’augmenter l’emploi de l’amiante par sa substitution à d’autres matériaux.Il y a plus de vingt-cinq ans, alors que la concurrence n’existait pas encore, Andrew Johnson, qui fut pendant de longues années président d’une milles de ces deux ports.Des villages de plusieurs milliers d’habitants ont grandi avec les mines et fournissent la main d’oeuvre nécessaire.Dans quelques familles, deux même trois générations ont successivement été employées dans la même mine.Beaucoup sont propriétaires des maisons qu’ils habitent.De plus les mines sont situées dans un district agricole prospère qui fournit à la population les denrées nécessaires.L’extraction de l’amiante se fait principalement par des puits à ciel ouvert ou carrières, par les mêmes méthodes employées communément dans les grandes carrières de pierres.Les côtés ae ces puits mesurent de 500 à 1000 pieds en surface et leur profondeur atteint 200 à 300 pieds.Des galeries de mines ont été employées avec succès dans certains cas spéciaux et il est probable que ce mode d’extraction se généralisera puisqu’on a reconnu que l’amiante existe à des profondeurs beaucoup plus considérables que les puits les plus profonds.ou £ MAI 1930 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 11 compagnie d’Amiante qui porte son ¦ nom à Thetford Mines et à Black Lake, déclarait qu’il ne verrait pas cette industrie établie solidement tant què le coût de production ne serait pas réduit au point de rendre ce produit d’un usage journalier par le public.M.Johnson a vécu assez longtemps pour voir l’accomplissement partiel de son voeu et le progrès sur ce point continue.Voyagez et Expédiez par la White Star Line Départs réguliers Dour LE HAVRE — LONDRES _ SOUTHAMPTON LIVERPOOL — GLASGOW _ BELFAST Ses vapeurs puissants et fri odernes plaisent autant par leurs accommodements que par le service attentif d'un personnel d’élite, à tous ceux qui ai ment le confort du home.Tous sont de vrais modèles de propreté.LA U REXTIC ALBERTIC DORIC ARABIC CALGAR1C Renseignements fournis verbalement ou par correspondance avec le plus grand plaisir LAURENT TURCOTTE, Directeur du Service de langue française.No.Tél.i MArquette 77
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