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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1933, Collections de BAnQ.

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No.466 SEPTEMBRE—OCTOBRE 1933 BULLETIN MENSUEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA SOMMAIRE Pages Canada Séance de la Chambre du 13 septembre .Convention commerciale franco-canadienne Nos visiteurs .Congrès mondial du grain de Regina .Une Exposition St Montréal .Informations économiques .Le Port de Vancouver .1 2 2" 3 6 7 S France La Foire de Paris .Situation vinicole en Algérie .Broadcasting in France .The Harnessing of the Rhine .5 5 9 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE A U CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886 Chambre 308, Edifice New Birks, Montréal, Téléphone: HArbour 4049, Adresse Télégraphique “Gallia Montréal" Compagnie d’Assurances Générales Accidents Vol, Maritimes, Risques Divers, Réassurances La Chambre de Commerce Française au Canada a pour but de développer les liens économiques entre la France et le Canada.THE GENERAL CASUALTY INSURANCE COMPANY OF PARIS Etre membre adhérent c’est profiter de tous les avantages qu’elle offre.Nil Faire de la publicité dans le Bulletin mensuel c’est faire connaître ses produits précisément à ceux qui les recherchent.tls Edifice “Insurance Exchange” MONTREAL Bureau No.523, Tel.: MArquette 3261 Succursale: 45 rue Richmond ouest, TORONTO Bureau No.510, Tel.: Waverley 1315.AUTOMOBILES, ACCIDENTS PERSONNELS, MALADIES, CAMBRIOLAGES, GARANTIES, RESPONSABILITES, BRIS DES GLACES, GRELE Chambre de Commerce Française au Canada 308, Edifice New Birks MONTREAL Polices Valables dans l’Amérique du Nord et l’Europe Section de l’Ontario: 55 York Street, Toronto.René Fleury, Délégué Général F.S.Johnson, Gérant Général IL FAUT LE CONNAITRE BANQUE CANADIENNE NATIONALE Le tempérament du canadien n’est • pas du tout celui du français.Ce fait peut faire manquer urne campagne de publicité qui aurait peut-ç| être bien réussi en Europe.*' Nous connaissons à fond la mentalité canadienne, et pouvons y syn-toniser votre publicité.S’adresser Siège social: Montréal.Capital versé et réserve, $14,000,000 Actif, plus de $132,000,000 Toutes opérations de banque et de placement 563 bureaux au Canada Filiale française: Banque Canadienne Nationale (France) 317, rue Caumartin, Paris.Notre personnel est à vos ordres iS O •sÏOAJTREJ^ à PUBLICITE DESBARATS Limitée EDIFICE DESBARATS, MONTREAL, Canada LACOSTE & LACOSTE ROYAL-KEBIR AVOCATS VIN D'ALGÉRIE DE PREMIÈRE MARQUE FRÉDÉRIC LUNG ALGER Alexandre Lacoste, C.R.Paul Lacoste, C.R.Eph.Leboeuf, Alexandre Marier, Thomas Légaré Edifice Banque Provinciale 221 O., rue St-Jacques, Montréal (Canada) Adresse Télégraphique “ETSOCAL” Téléphone: LAncaster 7277 Septembre—Octobre 1983 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1 BULLETIN MENSUEL I ! de la Chambre de Commerce Française au Canada i i # L’assemblée vote à l’unanimité des sympathies à M.Pierre Charton, pour la mort de son beau-père, M.le Sénateur Béique, Président de la Banque Canadienne Nationale.Le procès-verbal du 10 mai est lu et accepté.Statistiques : — Lettres reçues depuis le 14 juin, 114; lettres expédiées, 244; litiges, 3; renseignements de notoriété, 3.On nous a demandé des adresses d’agents ou d’importateurs pour: herboristerie et droguerie ; moûts concentrés, pur jus de raison frais; anti-mites ; graines de semences ; ocres ; articles de religion; produits destinés au nettoyage de tous métaux et des carrosseries automobiles.Les deux candidatures suivantes de membres adhérents ont été ratifiées : Veuve Amiot (vins de Saumur et Vouvray) St-Hilaire-St-Florent, France.De Neuville & Cie (Vins de Saumur et Vouvray) St-Hilaire-St-Florent, France.Ces deux candidatures ont été présentées par M.Boussion, agent de ces maisons.Le secrétaire communique la correspondance reçue depuis la dernière séance.Au sujet de la Convention Commerciale entre la France et le Canada en force depuis le 15 juin, M.de Passillé fait remarquer que ce traité n’est pas encore appliqué par le gouvernement canadien en ce qui concerne les appareils de Rayons X.Les articles français auxquels le Canada accordait le tarif préférentiel britannique, d’après la nouvelle convention, ne devaient en bénéficier qu’a-près la proclamation d’un ordre en conseil à cet effet.Cet ordre en conseil a été publié et le tarif préférentiel pour ces articles est en vigueur depuis le 15 août.Mais l’article 476 n’en bénéficie que pour les “instruments de chirurgie de tout matériel.” Le reste de l’article : “appareils de rayons X, microscopes destinés aux hôpitaux ou aux usages médicaux” est exclu de cete application.Il est à noter que l’Angleterre ne fabrique pas d’appareils de rayons X et est tributaire de la France, de l’Alle- Séance de la Chambre du Mercredi 1 3 septembre 1933 Etaient présents : MM.Marcel Nougier président ; F.-A.Bureau et Marcel Louis vice-présidents ; G.Pétolas secrétaire-adjoint; H.-B.de Passillé, M.Schwob, M.Jonas, E.Mériot, H.Lefèvre et Ch.Montestruc secrétaire.MM.R.Turck, consul général et M.Charlois secrétaire-général de l’Attaché Commercial assistaient à la réunion.S’étaient excusés : MM.L.Besnard, F.-M.Dan, D.Bonnard, H.Lecocq et G.-P.Vinant.Le président au nom de la Chambre souhaite la bienvenue à M.Turck, notre consul général, qui assiste pour la première fois à nos réunions mensuelles.M.Nougier esquisse les activités et l’importance de la Chambre de Commerce Française et il assure M.le Consul Général qu’il trouvera toujours dans ses membres des collaborateurs dévoués.M.Turck remercie le Président des aimables paroles de bienvenue qu’il a bien voulu lui adresser ainsi que de ses souhaits.“Et, ajoute-t-il, je puis vous promettre que, tant de ma part que de la part du Consulat la collaboration la plus franche et la plus cordiale vous est acquise.“J’ai le privilège de venir apporter à votre Président des félicitations pour sa nomination de Conseiller du Commerce Extérieur.Cette distinction ajoutera son nom à la liste des Conseillers du Commerce Extérieur membres de votre Chambre, liste qui, je l’ai remarqué, est déjà longue ce qui prouve que l’importance de vos travaux est reconnue en France.“Le Consulat continuera d’être à votre disposition, comme par le passé et vous pouvez compter sur lui.” Septembre-Octobre 1933 BULLETIN MENSUEL 2 magne et des Etats-Unis pour ces appareils.Malgré les démarches faites à Ottawa on n’a pu obtenir aucun renseignement sur les raisons de cette exclusion.Nos visiteurs Le mercredi 16 août, notre Chambre avait le plaisir d’avoir comme invités d’honneur à son déjeûner hebdomadaire, Monsieur Max Hymans, Député de l’Indre et Président de la Commission des Douanes à la Chambre des Députés et Monsieur Bi-quard, préparateur du Professeur Langevin de l’Université de Paris.Les membres suivants de notre Chambre avaient tenu à assister à cette réunion : MM.L.Besnard, D.Bonnard, F.Bureau, M.Charlois, O.de Roussy de Sales, F.Ducros, Hooper, J.Lafon, H.Lefèvre, C.Peretti, M.Quedrue, Rollet, G.Vinant.A la fin du repas, servi au Club St-Denis, M.F.Bureau vice-président de notre Chambre exprima à nos visiteurs le regret de notre sympathique Président Marcel Nougier, retenu par un engagement antérieur, de ne pouvoir être parmi nous pour leur exprimer la joie que nous avions de les recevoir.M.Bureau fit remarquer la diversité des activités des Membres de la Chambre de Commerce française tant à Montréal qu’à Toronto ; il assura nos visiteurs du plaisir que nous aurons à leur fournir toute la documentation qui pourrait leur être utile.Monsieur Max Hymans nous dit tout l’intérêt que présente pour lui la question des relations commerciales entre la France et le Canada.Bien qu’il n’ait été à Montréal que quelques heures, M.Hymans fit preuve d’une connaissance approfondie du nouveau traité franco-canadien que la Chambre des Députés sera appelée à ratifier dès sa rentrée.Le Député de l'Indre prêta une oreille attentive à certaines doléances qui lui furent exposées et nous prodigua certains conseils, notamment celui de ne pas oublier qu’il existe à la Chambre et au Sénat, des Commissions des Douanes qui seront toujours heureuses de recevoir de nos nouvelles.M.Hymans remercie M.Vinant d’avoir insisté près de lui à bord du Champlain pour qu’il visite le Canada.Il remercie M.Charlois, secrétaire général de l’Attaché Commercial des renseignements très intéressants qui lui furent communiqués et dit qu’il se réjouissait de rencontrer à Paris notre si dévoué Attaché Commercial, M.de Clerval, dont il a entendu de grands éloges.En attendant que les Français de l’Etranger aient leurs propres députés, M.Hymans nous demande de faire appel à ceux de la Métropole qui peuvent être un excellent trait d’union entre les Affaires Etrangères et le Commerce dans toutes les questions commerciales pour le plus grand bien de la France et des Français du Canada.Après discussion sur ce sujet, M.Nougier demande à M.de Passillé d’adresser un rapport pour M.le Ministre du Commerce, rapport que notre Chambre fera parvenir à Paris.La séance est levée à 5 heures 45.Convention Commerciale Franco-Canadienne 1933 I Le memorandum No 658, daté d’Ottawa, le 23 août 1933, se référant à l’article 9 de la convention qui rend obligatoire la présentation d’un certificat d’origine pour l’importation au Canada de spécialités pharmaceutiques ou d’articles de parfumerie et de toilette, désigne comme les autorités habilitées à viser ces certificats d’origine établis par les fabricants, le Commissaire du Commerce du Gouvernement canadien et l’Assistant Commissaire établis à Paris.La présentation de ce certificat d’origine, dûment visé, sera obligatoire pour les entrées de spécialités pharmaceutiques, d’articles de toilette et de parfumerie, provenant du territoire français à partir du 20 septembre 1933.Nota.— Depuis la publication de ce memorandum, de nouvelles instructions ont reporté au 1er novembre, la date où ce certificat sera obligatoire.II D’après les termes de cette convention en force depuis le 11 juin 1933, certains articles du tarif douanier qui devaient bénéficier du tarif préférentiel britannique ne seraient appliqués qu’après un ordre en conseil émis par le Gouverneur Général du Canada.Cet ordre en Conseil a été publié le 1er août pour entrer en force le 15 août.Depuis cette date, par conséquent, les marchandises françaises entrant au Canada et désignées sous les articles suivants du tarif douanier canadien, bénéficient du tarif préférentiel britannique, à savoir : Ex 169, ex 170, ex 171, et ex 549 de la liste C de la Convention franco-canadienne 1933 et “partie” de l’article Ex 476 (de la liste C de la même convention) comme suit : “Instruments de chirurgie de tout matériel”.nous 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre—Octobre 1933 Un des travaux essentiels du Congrès était le classement des nombreux échantillons de grains fournis à son appréciation.Au lieu de juger les échantillons seulement, d’après les méthodes généralement en cours : apparence, uniformité, analyse chimique, etc., le comité, grâce au retard d’un an apporté à l’ouverture de l’Exposition, avait décidé de juger les échantillons d’après leur valeur propre et aussi d’après leur valeur en tant que semence.Une partie de chacun des échantillons, lesquels furent reçus un an avant l’ouverture, fut utilisée à cet effet pat le service des semences du Ministère de l’Agriculture dans chacune de ses trois fermes expérimentales réparties dans l’Ouest Canadien, l’autre partie étant exposée.Les récoltes obtenues sur les diverses parcelles comptèrent pour beaucoup dans le classement.Les résultats furent parfois surprenants.Cette méthode mérite d’être signalée en dépit du temps et du travail considérables qu’elle exige, car il est possible d’obtenir par ce moyen un contrôle remarquable des échantillons exposés.Congrès mondial du grain de Régina, Sask • > 24 juillet — 5 août 1933 Grâce à l’obligeance de notre collègue M.Henry Lefèvre, ingénieur agronome, Directeur de la Cie des Potasses, délégué de Monsieur le Ministre de l’Agriculture au Congrès de Régina, il nous est permis de publier quelques informations sur cet évènement, auquel les discussions actuelles sur la question du blé donnent une importance toute particulière.Envisagé au point de vue exposition, le congrès de Régina fut un grand .succès, grâce à la coopération du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial de la Saskatchewan, de la ville de Régina et de nombreuses entreprises privées.Au point de vue pratique, il a démontré que l’Ouest canadien loin d’être prêt à transiger pour la réduction des emblavures s’efforce au contraire de s’organiser mieux que jamais en vue d’une plus grande production de blé.La portée du Congrès s’est toutefois pratiquement limitée au Canada et à la Grande-Bretagne.On aurait pu s’attendre à voir le Congrès déblayer le terrain en vue de conférences et d’ententes internationales futures sur la question du blé.Mais la tendance générale a été plutôt vers l’organisation en vue de la concurrence.Des projets comme la réduction des surfaces cultivées ou la création de quotas de production ont été soutenus principalement par les représentants des minotiers britanniques.Ils ne semblent pas populaires auprès des producteurs.L’avenir étant à qui fournira le blé le meilleur marché, l’attitude de l’Ouest canadien est de développer le côté scientifique et économique pour augmenter la production.La devise laissée par le Congrès aux producteurs de grains de l’Ouest tient en un seul mot : “efficiency”.Les seuls pays ayant envoyé des délégations importantes à ce congrès ont été la Grande-Bretagne et le Canada.L’Espagne avait envoyé une délégation spéciale tandis que la plupart des autres pays étaient représentés par des nationaux résidant ou de passage au Canada ou aux Etats-Unis.Il est curieux de signaler que les Etats-Unis n’étaient représentés ni au congrès, ni à l’exposition.Le gouvernement fédéral du Canada, représenté particulièrement par la Division des Semences et par le service des Fèrmes Expérimentales, avait, comme il fallait s’y attendre, un des stands les plus importants et les plus complets d’exposition.Situation dans l'Ouest du Canada :— C’est la quatrième année de suite que cette partie du pays subit une sécheresse ruineuse pour les producteurs de blé.Dans certaines régions du sud de la Saskatchewan les cultivateurs ne récolteront certainement pas le grain nécessaire aux semences de l’an prochain.Cependant, même dans les régions les plus affectées, ils sont bien décidés à continuer à produire du blé.La diversification des cultures fait l’objet de beaucoup de discussions.Les autorités qui semblent les plus compétentes en la matière, comme par exemple le professeur Shaw, doyen de la Faculté d’agriculture de l’Université de la Saskatchewan, considèrent que la plus grande partie des terres de l’Ouest ne seront jamais propres à d’autres cultures que celle des céréales.Une innovation dont il est difficile pour l’instant d’évaluer les conséquences, est l’emploi des engrais chimiques.La Consolidated Mining and Smelting Company de Trail, Colombie Britannique, a organisé plusieurs centaines de parcelles d’expérience, longues chacune d’un kilomètre et demi, réparties dans les trois provinces des Prairies.Bien que la plupart des expériences n’aient été faites qu’avec des superphosphates, elles semblent avoir donné d’excellents résultats.Il est à signaler que les chevaux percherons sont très populaires dans l’Ouest.Il y en avait de fort beaux spécimens à l’exposition de Régina. Septembre-Octobre 1933 BULLETIN MENSUEL 4 Ministère des Terres et Forêts du Gouvernement de la Province de Québec LA PROVINCE DE QUEBEC : —Produit en abondance les meilleurs bois à papier, les essences nécessaires à l’ébénisterie et à la construction en tous genres.—Manufacture la pâte à pf pier, le papier sous toutes ses formes, la cellulose de toutes qualités.—Produit l’épinette, c’est-à-dire le meilleur bois requis par l’aviation.—Récolte les magnifiques et succulentes pommes du CANADA et le fameux sucre d’érable.—C’est dans la Province de QUEBEC que l’on pêche l’excellent saumon de GASPE.—Riche en amiante, elle recèle tous les minerais.Sa fortune foncière est immense et elle est le grand champ ouvert aux placements de tout repos.—ACHETEURS pourquoi grever vos prix d’achat de commissions intermédiaires, alors qu’il suffit de vous adresser au Ministère des TERRES & FORETS, à QUEBEC, pour obtenir gratis tous les renseignements nécessaires.—Pour les bois et autres produits de la forêt, s’adresser à la Commission des Produits Forestiers, 55^ Grande Allée, QUEBEC, fondée par l’Honorable Honoré MERCIER, Ministre des TERRES & FORETS, pour assurer l’emploi économique et rationnel des bois de la Province.—FRANÇAIS — écrivez en FRANÇAIS aux Canadiens — le FRANÇAIS est langue officielle. CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 Septembre—Octobre 1933 précédemment, et les étrangers, malgré les difficultés qui gênent le commerce international, ont été également plus nombreux.Si l’on examine individuellement chacun des groupes de la Foire, on constate que, dans la plupart d’entre eux, les affaires ont été nettement satisfaisantes.La participation étrangère 825 exposants a été caractérisée en 1933 par l’augmentation du nombre des sections organisées par les Gouvernements des pays intéressés.14 des 33 nations représentées avaient en effet organisé des stands collectifs.S’il est vrai que chaque Foire ou Exposition a son caractère propre, on peut dire que la Foire de Paris a montré cette année quel rôle prépondérant elle peut jouer désormais pour les démonstrations d’ensemble et la présentation des nouveautés dans tous les domaines.On a noté en effet une augmentation sensible des efforts collectifs dans les branches de la production particulièrement touchées par la crise.Le nombre des acheteurs et le chiffre des affaires conclues, en sensible augmentation sur l’année dernière, l’activité qui n’a cessé de régner dans tous les groupes de la Foire, ont produit une impression profonde et laissé à tous ceux qui se sont rendus au Parc de la Porte de Versailles, un sentiment très net d’optimisme.La Foire de Paris Mai 1933 La Foire de Paris a fermé ses portes sur le plus beau succès qu’elle ait jamais remporté.Surface augmentée, nombre des exposants accru, acheteurs également en plus grand nombre, satisfaction générale des uns et des autres, tel est le bilan de la Foire de Paris de mai 1933.Les visiteurs ont particulièrement apprécié les améliorations apportées à l’installation générale de la Foire.La nouvelle Porte Monumentale précédant des jardins agréablement fleuris, a recueilli tous les suffrages, ainsi que les nouveaux escaliers plus commodes, plus spacieux, reliant entre elles les différentes terrasses.Les acheteurs ont été favorablement impressionnés par l’augmentation du nombre des stands et par l'effort de présentation réalisé par les exposants ; ayant constaté qu’aucun emplacement n’était resté inoccupé, que le nombre des nouveautés réellement intéressantes dépassait grandement celui de l’année dernière, ils ont été frappés par l’impression de force qui se dégageait de l’ensemble de la Foire, et beaucoup d’entre eux, gagnés par l’activité ambiante, ont développé leurs achats.Quant aux exposants, ils ont prouvé une fois de plus que le Comité de la Foire de Paris pouvait compter sur eux comme ils comptent désormais sur lui pour développer leurs affaires.Connaissant, pour la plupart, de longue date le Parc de la Foire de Paris, sachant où se trouve leur place habituelle, ils s’installent sans mot dire ; prêts dès l’ouverture de la Foire, ils traitent leurs affaires dans leur stand comme à l’usine ou dans leur magasin et s’en retournent, la Foire finie, demandant seulement, avant de partir, que le même stand leur soit réservé à la Foire de l’année suivante.Sachant que les différentes sections sont placées dans un ordre rationnel maintenant bien connu de tous les acheteurs et que la répartition des emplacements entre les exposants se fait par les soins du Comité avec la plus parfaite équité, ils acceptent une discipline tacite, et ce complet accord entre les industriels exposants et les représentants de l’Administration de la Foire facilite grandement les opérations d’organisation et d’installation.Le nombre des exposants a dépassé 7,800, contre 7,730 en 1932.Cette augmentation a été rendue possible par un accroissement de la surface du Parc de la Foire qui couvre actuellement 398,000 mètres carrés, dont 112,000 sont occupés par des halls et bâtiments permanents.Le chiffre des entrées, en progression notable, a dépassé deux millions ; l’afflux des visiteurs de province en particulier a été plus important que Situation vinicole en Algérie Alger, le 2 septembre.L’ensemble du vignoble algérien n’a pas eu à souffrir du siroco pendant tout le mois id’août; cependant, la température, élevée pendant cette période, a favorisé dans de bonnes conditions la maturation des raisins.Dans les coins particulièrement bien exposés et plantés de cépages précoces, la cueillette a déjà commencé et elle se poursuit progressivement pour devenir générale dans la première quinzaine de Septembre.Pour L moment aucun pronostic ne peut être formulé quant à la quantité car dans les régions des Hauts-Plateaux et de Montagnes les vendages ne commenceront que vers la fin de septembre.La température se maintient élevée, ce qui laisse espérer une production ayant plutôt une forte teneur alcoolique et des vins de belle constitution et de qualité.Les cours se confirment très fermes en vins vieux qui restent très recherchés; pour les nouveaux, le négoce attend d'être mieux fixé sur les résultats des vendages en cours. Septembre-Octobre 1933 BULLETIN MENSUEL 6 Une Exposition à Montréal 1 i 8 > : m 1 5.1 s * Lr "T** 9# l 4 h lit* ¦1 .^1 ' " v: I f""* » «.ÜÜS « Une exposition internationale a eu lieu dans la salle Tudor des grands magasins Jas.Ogilvy’s Ltd., du 16 au 30 septembre.teur M.Cardinaux; les lampes Berger, représentées par M.Jonas; les produits Innoxa représentés par la Maison Eddé Limitée dont le Directeur à Montest M.Nougier ; le Cinéma était représenté par la Compagnie France-Film, président M.Hurel ; La Compagnie Gnérale Transatlantique et les chemins de fer français représentaient le tourisme.Les autres produits exposés comprenaient: des dentelles, des vitraux et des céramiques d’art, de la coutellerie, des vins, champagnes et liqueurs, des livres d’art, des estampes.; Dans le stand réservé à la participation française on remarquait parmi les exposants les tissus haute nouveauté de Bianchini Férier de Lyon, dont le Directeur à Montréal est M.Louis; les tissus Chanel et les dentelles de Dognin Racine de Paris, représentés par M.Bonnard ; la maison E.Meyer & Cie dont M.Lecocq est le Directeur à Montréal ; l’Ancienne Maison Paul Brion, de Paris, représentée par M.Dan ; les parfums Coty, représentés par M.Charton, et ceux de Roger Gallet ; les pendules Atmos, représentées par la Précision Française, Direc- Cette exposition a attiré de très nombreux visiteurs qui ont pu admirer ainsi les produits de France. 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre—Octobre 1933 été légèrement inférieure à celle du mois de juillet, mais elle atteint une augmentation de 60% comparée à celle du mois d’août de l’année dernière.Enfin il y a augmentation dans les chargements d’or et d’argent ainsi que dans les exportations de cuivre, de zinc et d’amiante.La production de pouvoir électrique s’est maintenue à un niveau sensiblement égal ; ce facteur donne un aperçu général exact de l’activité industrielle.Informations économiques Commerce.— Le commerce en général a développé un plus grand volume d’affaires durant le mois d’août, sans atteindre cependant une avance considérable.On note, en tout cas, que la confiance dans la permanence des récentes améliorations, continue à régner.Il est évident que certaines causes empêchent les progrès d’être rapides, notamment l’attente des résultats que peut avoir l’application du “National Recovery Act” aux Etats-Unis.Le voisinage de ce pays et la similitude du système monétaire, ne peuvent, en effet, qu’influencer les conditions économiques au Canada.Pour la première fois depuis trois ans, on a constaté, en juillet, que le total des marchandises importées au Canada était supérieur au mois correspondant de l’an dernier et cette augmentation a continué en août.La balance commerciale demeure cependant favorable, les exportations dépassant les importations de $114,744,000, pour les douze derniers mois, au lieu de $36,000,000, en 1932.Si l’on compare le total des échanges pour cette période avec celui de la même période de l’an dernier, on constate une diminution de 172 millions.Mais tandis que les importations ont fléchi de 125 millions, ou 24.8%, les exportations n’ont été réduites que de 47 millions, ou 8.7%.Sans aucun doute la diminution de valeur du dollar a contribué à cette différence, cependant plusieurs des produits exportés montrent une augmentation en volume aussi bien qu’en valeur.Il est intéressant de noter les changements de courants des exportations canadiennes.Celles-ci se dirigent de plus en plus vers l’Angleterre et l’Empire Britannique et s’écartent des Etats-Unis.Ainsi pour la période de douze mois finissant en juillet, les exportations du Canada vers l’Angleterre sont passées de 31.4% l’an dernier à 41.3% cette année, les exportations vers l’Empire Britannique ont augmenté de 39.3% à 49.4%.En compensation, les exportations vers les autres pays ont diminué de 60.7% à 50.6%.C’est en somme un déplacement de courants, sans qu’il y ait jusqu’ici une augmentation considérable dans la valeur et le volume des échanges.Industrie.— La production industrielle a augmenté en août.Le papier journal produit par les usines qui était de 180,000 tonnes en juillet, a atteint 194,000 tonnes en août.L’index des produits alimentaires (comprenant les farines, le sucre, les viandes, le fromage et les conserves de saumon) s’est élevé à 100.1, comparé à 88.5 en juillet et 97.6 en août 1932.Les fabriques de chaussures, en tenant compte des conditions saisonnières, montrent une augmentation.La production des automobiles a Cependant il y a lieu de constater que l’industrie du bâtiment a beaucoup restreint ses opérations.Chômage.— Il y a eu une grande amélioration dans le chômage durant le mois d’août.Le Bureau Fédéral des Statistiques se sert des rapports de 8,261 établissements industriels pour établir ses statistiques ; elles comptaient en août 804,219 employés, soit une augmentation de 24,000 sur juillet.Depuis le 1er avril environ 104,000 employés ont été ajoutés à ces listes et l’index officiel du travail s’est élevé de 76 à 87.1.Il est évident que ces chiffres ne sont pas complets puisqu’il ne peuvent tenir compte des établissements de moindre importance et de l’agriculture.Globalement, on peut estimer que, depuis le 1er avril, le nombre des chômeurs a diminué de 200,000 environ.Indice des giix.— Durant le mois d’août, l’indice général des prix a baissé ; il était de 69.4 au lieu de 70.5 en juillet.Les blés sont surtout responsables de ce changement, car il y a eu une baisse de 10 cents par boisseau d’un mois à l’autre.Certains métaux ont aussi fait preuve de faiblesse.A ce sujet, il convient de noter que depuis l’hiver dernier les prix se sont élevés aux Etats-Unis de 15%; le Canada a suivi cette impulsion mais l’augmentation n’a atteint que 11%, tandis que dans la plupart des pays d’Europe l’augmentation ne dépasse pas 5%.Agriculture.— La saison qui se termine est déficitaire et la principale cause en est une température défavorable.Les récoltes fruitières comme les moissons sont inférieures à la moyenne.La récolte totale du blé pour tout le Canada est estimée à 282,771,000 boisseaux; l’an dernier elle s’élevait à 428,514,0000 boisseaux et en 1928, elle avait atteint 566,726,000 boisseaux.Les wagons chargés pendant les quatre semaines finissant le 9 septembre ,se sont élevés à 171,641 à comparer avec 166,277 pour la même période de 1932.t Le commerce extérieur total a atteint $83,882,000 au lieu de $78,383,000 en 1932, ce qui donne un surplus de 7%.Banque Centrale d’Etat.— La Commission royale d’Enquête sur le projet d’établissement d’une BULLETIN MENSUEL 8 Septembre-Octobre 1933 Banque Centrale et sur le système monétaire canadien, qui était présidée par Lord MacMillan, a terminé ses séances publiques.Celles-ci ont eu lieu dans toutes les provinces du Dominion.Lors de la dernière séance qui a eu lieu le 14 septembre, les Banques, représentées par cinq gérants généraux et par M.J.A.McLeod, président de l’Association des Banquiers Canadiens, ont eu l’opportunité de présenter leurs points de vue.La commission va maintenant rédiger son rapport au gouvernement et elle pourra donner telles recommandations qu’elle jugera utiles pour guider le Parlement lors de la révision décennale de l’Acte des Banques.Emprunt de conversion.— Les émissions d’obligations canadiennes au mois d’août représentaient une valeur de plus de 94 millions et demi de dollars dont 15 millions de livres sterling négociés à Londres par le gouvernement fédéral et 5 millions d’obligations provinciales, 14 millions d’obligations municipales et un demi-million d’obligations industrielles.Dans l’ensemble, on constate que le taux d’intérêt manifeste depuis plusieurs années une tendance persistante à la baisse.Aussi le gouvernement du Dominion a-t-il estimé que le moment était propice pour le lancement de son emprunt de conversion.Le montant de cet emprunt est de 225 millions de dollars.profondeur minimum de 35 pieds permet à tous les gros paquebots d’y accéder.Des quais tout à fait modernes peuvent recevoir en même temps 44 navires, ils sont pourvus de glands entrepôts avec docks spéciaux suivant la nature des marchandises.Le port de Vancouver est relié à toutes les parties du continent par chemin de fer ou par bateaux, ses môles sont exploités par la 'Commission du port, comme “Ballantyne Pier” et “Lapointe Pier” ou par des sociétés privées : “Canadian Pacific Railway Co.”, 'la “Great Northern Railway Co.”, et la “Pacific Great Eastern Railway Co.”.Les Compagnies de chemins de fer possèdent leurs propres lignes dans le port et le réseau de la Commission assure l’aiguillage.(Le “C.P.R.” a 43 kilomètres de lignes de chemin de fer sur un total de 63 kilomètres).Le port de Vancouver est doté d’un outillage très perfectionné ; ses élévateurs ont une capacité de plus de 4,350,000 quintaux, ils sont exploités par des compagnies privées, les plus importants sont ceux du pool de l’Alberta.Le déchargement du grain des wagons s’opère à l’aide de puissantes pelles mécaniques et le chargement des bateaux s’effectue à l’aide de courroies sans fin reliant les élévateurs aux différentes stations de mouillage.Des services de “ferry boats” sont assurés entre la rive sud et la rive nord du port par la Commission et par les compagnies de chemins de fer.Le port est doté d’une cale sèche formée de deux bassins pouvant recevoir des bateaux de 10,000 tonnes (propriété de la Burrard Drydock & Shipbuilding Co., Ltd.), les chantiers maritimes de Vancouver sont les plus importants du Canada, de nombreux navires y furent construits durant la grande guerre.Le Port de Vancouver La ville de Vancouver ne comptait, en 1887, à l’achèvqment de la ligne transcontinentale du “Canadian Pacific Railway”, qu’une dizaine de mille habitants, c’était un petit port local sans importance se livrant au commerce du bois.Le chemin de fer est venu lui ouvrir un vaste hinterland comprenant la Colombie Britannique, l’Alberta et une bonne partie de la Saskatchewan ; mais son importance ne date vraiment que de l’ouverture du canal de Panama.La Commission chargée d’administrer le port de Vancouver a été créée en mai 1913, elle est composée comme celle de Montréal, de trois membres dent un president nbmmé par le Gouverneur Générai en Conseil, sur la proposition du Ministre de la Marine.En 1931, 1036 navires de haute mer représentant un tonnage net de 4,031,192 tonnes, ont fréquenté le port de Vancouver; 7,292, 705 tonnes de marchandises ont été manutentionnées.Le trafic du port a augmenté très rapidement de 1922 à 1929 (année record).Principales marchandises exportées par Vancouver en 1931: grain.bois .lattes .farine .papier journal 19,280,000 quint.271,274,403 pieds 219,994 fard.1,058,325 barils 23,275 tonnes (1,016 k.) 5,692 tonnes 18,198 937,620 caisses 58,078 tonnes 61,734 tonnes 81,858 caisses t L’aménagement du port n’a commencé qu’en 1913, il a coûté plus de 50 millions de dollars, le gouvernement a financé directement les travaux suivant le même système que pour le port de Montréal (obligations émises par le Dominion).Le port de Vancouver, bien abfité par Nie de Vancouver s’étend sur une superficie de plus de 30 kilomètres carrés, il comporte une superbe rade de 10 kilomètres de long sur 5 kilomètres de large, sa pâte mécanique .pâte chimique .poissons en boîtes .poissons sous d’autres formes plomb et zinc.pommes .:. CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 9 Septembre—Octobre 1933 En 1931, 412,817 passagers se sont embarqués au port de Vancouver tandis que 425,724 passagers y ont débarqué.La Compagnie Générale Transatlantique assure un service sur Vancouver ; le nombre des passagers se dirigeapt vers l’Europe est peu important, la durée du voyage par le Canal de Panama est beaucoup trop longue ; Vancouver, terminus des transcontinentaux du Dominion est avant tout le port reliant le Canada à l’Extrême-Orient.Les importations par Vancouver se sont élevées en 1931, à 1,364,727 tonnes (non compris les importations du petit cabotage) elles ont porté principalement sur les produits suivants : fer et acier, soie, laine, viande, beurre, sel, thé, verres et produits de l’Extrême-Orient.D'après les statistiques officielles de l’année fiscale 1931-32, les exportations de grain du port de Vancouver auraient dépassé de plus de 6 millions de quintaux celles du port de Montréal.Le port de Vancouver a deux grands avantages sur celui de Montréal ; il est ouvert à la navigation durant toute l’année tandis que son concurrent est pris par les glaces pendant plus de quatre mois, et le transport y est plus économique.En 1929, le prix moyen de transport d’un boisseau de blé au lieu de provenance (Alberta ou Saskatchewan jusqu’à Saskatoon et Swift Current) à Liverpool était : par Vancouver: cents 23,12 ; par Montréal : cents 24,86 ; par Buffalo et New-York : cents 24.80, et la différence se serait encore accentuée.Le grand avantage en faveur de la voie Est est représenté par une diminution de 7,000 milles de la distance à parcourir, la différence du coût de transport provient des manutentions supplémentaires (au moins deux transbordements au lieu d’un) que le grain doit subir en passant par Montréal ou par Buffalo, Albany, New-York.Vancouver est la porte du Dominion vers l’Asie, il trafique beaucoup avec le Japon et la Chine (en particulier Hong Kong), ses exportations de farine vers ces pays sont en augmentation, la consommation du pain au Japon semble être en progression; le Japon, commence à installer ses propres minoteries mais il restera un gros acheteur de blé.L'arrière pays de Vancouver est immense et riche, ses ressources minières et forestières sont considérables, l’industrie de la pêche est très développée dans la Colombie Britannique ; mais malheureusement tout cet hinterland est peu peuplé, il compte à peine un million et demi d’habitants pour une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés.Si l’immi-giatior reprenait dans l'Ouest canadien, Vancouver serait très bien placé pour devenir le premier port sur le Pacifique, de l’Amérique du Nord; ses trois concurrents actuels sont Seattle, San Francisco et Los Angeles.COMMERCE DU PORT DE VANCOUVER Droits de Années Navires au long cours nombre tonnage Export Import, douane milliers de $ 50 280 553 1888 1,159 3,798 6,106 11,723 17,265 43,475 25,055 46,736 48,235 53,350 74,002 77,582 79,447 63,300 236 839 1895 841 2,484 5,331 5,848 7,769 11,077 15,172 37,373 42,777 105,303 153,021 181,222 127,214 95,325 1900 1,505 2,580 3,657 9,286 5,146 8,740 9,992 10,176 13,050 13,545 14,122 10,184 1905 1909 1910 1913 1915 1919 1922 1925 1928 195 71 236 84 366 132 683 237 328 1,016 2,474 3,175 4,764 4,532 4,313 4,031 717 916 1,344 1,295 1,157 1,036 1929 1930 1931 Broadcasting in France When dealing with the subject of broadcasting, we may perhaps be allowed to remind our readers of a French characteristic which is both a quality and a defect — a natural tendency to abstract an interest in scientific work, without any concern for practical achievements and above all for lucrative applications.So it is that the prodigious invention of wireless telegraphy on which the scientists of highly diversified countries have expended their best endeavours remains associated with the memory of several French physicists, for whom it was a very labour of love, with no special reference to its practical utilisation.This is no 64 lignes de navigation aboutissent au port de Vancouver, 19 d’entre elles le relient à l’Europe ; les 1.036 bateaux qui l’ont fréquenté en 1931 se répartissaient ainsi par pavillon : Angleterre 349, Etats-Unis 292, Japon 119.La France est arrivée au dixième rang avec 20 bateaux.Sur un total de 1,360,000 'tonnes de marchandises exportées par Vancouver, 277,206 tonnes ont été dirigées vers la Fi ance. Septembre-Octobre 1933 BULLETIN MENSUEL 10 geographical and geological, particularities, in short of all the natural features that may interfere with the work of broadcasting and the efficiency of the field.place to recall the bitter rivalries encountered on the part of less disinterested foreign enterprises ; suffice it to say that broadcasting, which all governments now take an interest in, ranks among the agencies making for progress, concerning which great hopes may be entertained in the realm of international understanding and universal co-operation.It is our purpose, in this paper, to consider the present situation in France and the programme for the constitution of the French national system.That situation is governed by the clauses of the decree of 1926, as regards the Government stations and by the law of March, 1928, as regards private stations.This law, intended to safeguard the State rights and the liberty of decision belonging to parliament, lays down that such stations shall neither alter technical characteristics (power, wave length, position, etc.) nor conditions under which they are worked, save by virtue of a specific authorisation delivered in Cabinet Council and countersigned by the Postal Department, the Home Office and the Minister of Public Works.We need not enter into any details as regards this legislative action and the interesting discussions to which it gave rise.Nor should the fact be lost sight of that in these matters the legislations of the different countries must be in line with the international obligations undertaken by each in the various conferences dealing with broadcasting.The broadcasting service of the Postal Department has aimed at securing the means of carrying technical arrangements the primary object of which is to ensure, all over the country, the possibility of first listening in on every great local, national, or international manifestation, so as to permit of its being broadcasted and then proceeding to carry out the local, national, or international broadcasting manifestations.Consequently, the programme laid down provides for the equipment of the special telephone system intended for broadcasting taking into account the latest progress achieved in the technique of long-distance underground telephony, besides which the programme deals with the reorganization of the sending system by substituting for the older stations high-power stations fitted up with all the improvements of modern technique.The following areas — Paris, Northern, Eastern, Western and Southern France, Bordeaux, Toulouse, Marseilles, Nice-Monaco, the Alps and Lyons — will be provided with powerful sending stations of 60 to 12 kilowatts, the power of the station being determined, for each of the above areas, with due regard to the extent of the zone to be served, the Four such sending stations have been built this year in the Paris, Lyons, Toulouse and Nice areas.The rest will follow without interruption.Nor is this all : the equipment of the telephone system is being proceeded with in all haste.This system will comprise the circuits intended for the linking up of the several local studios with the local sending stations.These circuits will successively feed the circuits permitting of the interconnection between the sending stations, so as to enable them to be worked concurrently for broadcasting a programme of national interest, as well as the circuits intended to link up the French system with the main international lines, so as to allow it to participate in the various international relays, the number and interest of which are growing more and more.The exploitation of the State system is carried out by the bodies which as far back as 1924 attended to the working of the earliest stations.These bodies have fully realised the advantage nay the necessity of having a central management for the display of their activities were it only to draw up their radiophonie programmes.They have united to form a federation, the Fédération Nationale de radiodiffusion.This federation is in close contact with the Post Office broadcasting service.Thanks to the financial resources placed at the disposal of the Administration under the most recent Budgetary laws, it has been possible to proceed with the organisation of national artistic manifestations of high value, and it is not without interest to note that most foreign countries are constantly asking to join in the broadcasting of such manifestations.In conclusion we can but mention the imminent establishment of radiotéléphonie connections with the more important points of the French Colonial Empire.With reference to the 1930 Budget, the French Post Office Authorities has already suggested the establishment of connections with North Africa, the United States, South America and eventually Madagascar and certain European countries.It is easy to understand that while connections with all tho^e countries are of vital interest from an international standpoint, connections with the chief centres in the French colonies is of still higher interest for France ! CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 11 Septembre—Octobre 1933 Work on the lateral canal was started at the end of 1927.It will require but one dam across the river and will comprise six successive reaches ; 8 power stations set up at intervals along the canal will generate a considerable atiiount of power.The Kembs reach has just been completed.Each of the other sections of the canal will likewise include a feeding and navigation channel divided at its lower end into two branches, the one leading to two contiguous locks, the other to the power station.Afterwards, the two branches will form a waste water canal provisionally flowing into the Rhine ,and later on into the upper race of the next station.This process will be repeated again and again in proportion as the 8 stations are built.The report submitted in 1927 on behalf of the Public Works Comimission contains some highly interesting particulars on the history and utility of this great undertaking.It constitutes a technical work of reference on the subject of the vast amount of work achieved since that date and of its farreach-ing importance.The Canal d’Alsace will afford a mighly inland waterway, able to deal with the transport of goods to the amount of several millions of tons.However its completion will yet take up a fairly considerable period for the carrying out of each of the 7 reaches between Kambs and Strasbourg.The Harnessing of the Rhine The eloquent speeches delivered at the beginning of October 1932 on the occasion of the formal opening of the great dam across the Rhine have attracted through the world, the attenion of a great many readers, who have bethought themselves more particularly of the political importance of this development, most of them losing sight of a surpassing economic and industrial achievement which the very highest representatives of the country made a point of emphasizing.The work carried out for the equipment of the hydro-electric works of Kembs, on the Rhine below Bale was undertaken by virtue of a Swiss concession granted in 1925 by the Federal Council and of a French concession in 1927.On the German side, the work was proceeded with under the Treaty of Versailles and required no special authorization.The object of the undertaking is towfold : the improvement, on the one hand, of transport facilities on the Rhine, and the utilization, on the other hand, of the considerable amount of power supplied by that river.On several occasions, during the last few years, public opinion has taken interest in this huge effort.It will be remembered that the amount of earth displaced in digging the inflow canal amounted to 4,000,000 cubic metres ; that for the outflow, 200,000 ; for the locks 400,000 ; for the works proper, another 400,000 ; for the outflow canal 2,100,000 cubic metres ; or, in all, 7,100,000.As to the stonework, that for the locks amounted to 180,000 cubic metres ; for the works, 150,000; the lining of the upper reach, 160,000.We only mention these figures, of which so much was heard a few years ago to give an idea of the amount of work involved in this notable achievement.Along the 120 kilometres separating Bâle from Strasbourg the Rhine is practically unavailable for navigation purposes, on account of the irregularities of its flow.The natural declivity is very steep, the bed ro'-ky and navigation almost impossible when the water is low.For the reason it has often been contemplated either to regulate the course of the river by deepening its bed, or to dig a lateral canal, fed by a dam across the Rhine.This latter course is the one that has been adopted.The first scheme for a lateral canal, submitted thirty years ago, met with difficulties of several kinds.At the end of the War, the Treaty of Versailles conferred upon France the exclusive right to modify the course of Rhine as between the frontiers.The 1902 scheme taken up once more was approved in 1920 by the Higher Board of Public Works, and subsequently by the International Commission for the Navigation of the Rhine.Apart from the importance of the canal as a channel for navigation, due account should be taken of the considerable amount of power rendered available by the setting up of an adequate power station at Kembs.The building is 135 metres long and about 70 metres high.The plant includes 6 units of 31,000 kw., 5 of which are already in position.Each of these comprises a vertical screw turbine with its axle tree terminating in an alternator and excitors.The water level of the upper reach, or feeder, is very high (about 9 metres at high-water mark) as compared with the ground and the lower reach, or outlet, is sunk deep into the ground (about 6 metres below the level of the banks.The volume of water that is to feed the turbine will average 850 cubic metres per second.The above few data will suffice to give a fairly accurate idea of this stately plant, which will be the largest hydro-electric power station in Europe.The first two units of the plant are to be started shortly while the next three will follow at intervals till October 1, 1933, at which date the amount of power supplied by the station will reach 750,000,000 kw.-h.per annum. BULLETIN MENSUEL Septembre-Octobre 1933 12 : ! MEMBRES DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE V.MEMBRES D’HONNEUR Alexis Mu/et, Ancien Député de Paris, Président du Syndicat Général du Commerce de l’Industrie, 3, rue des Pyramides, Paris.M.Paul Delombre, Ancien Ministre, Prési-Associations des Eco- Aï.Gabriel Hanotnux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, 9 Avenue Victor Emmanuel III.dent de l'Union des les Supérieures du Commerce, Rédacteur au "Temps", Paris.Général Boucher, 105, Ave.de la Reine, Boulogne-sur-Seine.M.Edouard Harriot,, Chambre des Députés, Paris.M.André O.Hoimorat, Sénateur, Ancien Ministre de l’Instruction Publique, Paris.AI.Schwob, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal MEMBRE DELEGUE EN FRANCE .— AI.C A.CHOUILLOU, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 24, rue de Milan, Paris.PRESIDENT HONORAIRE AI.HENRI JONAS, Conseiller honoraire du Commerce Extérieur, de la Maison Henri Jonas & Cie, 137, rue St-Paul Ouest, Montréal.CONSEIL D’ADMINISTRATION Conseillers : Conseil d’arbitrage : Président : Daniel Bonnard, représentant de la maison Dognin — Racine, 900, New Birks Bldg., Montréal.MM.Besnard, Chamelet, Ducros, Flachaire, Hadamar, Lafon, Pasquin, Payen, Seu-rot, Tarut, Vinant.Marcel Nougier, Conseiller de Commerce Extérieur, Directeur de J.Eddé Limitée, New Birks Bldg., Montréal.Vice-Présidents : René Fleury, Délégué Général au Canada de la Cie d’Assurances Générales Accidents etc., de Paris, 376 avenue Redfern, Westmount.Henri Lecocq, Meyer & Ci< réal.Emile Mériot, agent corn., 751, Victoria Square, Montréal.II.B de Passillé, Importateur, 426, rue Cherrier, Montréal.Maurice J.Quedrue, Conseiller du Commerce Extérieur, Représentant du Comité Central des Armateurs de France, Marine & Aviation, 418, Ave des Fins O., Montréal.A.Tarut, Conseiller du Commerce Extérieur, de la Maison O'Brien & Williams, Agents de Change, 132, rue St-Jacques, Montréal.Avocat-Conseil : F.A Bureau.Directeur Air Liquide, 1111, Beaver Hall Hill, Montréal.Me Paul Lacoste, C.R., de l’étude légale, Lacoste et Lacoste, 221, O., rue St-Jac-ques, Montréal., représentant de la maison E.e, 664 New Birks Bldg., Mont- Marcel Louis.Directeur de la maison Bian-chini Férier.609, New Birks Bldg., Montréal.Notaire : Secrétaire : M.J A Clavel, notaire, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.Ch.Montestruc, 308, New Birks Bldg., Montréal.Membres Correspondants : Secrétaire-Adjoint : M E.Lacroix, Agent Consulaire de France, North Sydney, N.S.M.S.-N.Jean, Agent Consulaire de France, Régina, Sask.M.A.-S.Lanfranchi, Agent Consulaire de France, Halifax, N.S.Georges Pétolas, Directeur-Propriétaire de “L’Hôtellerie", 132, St-Jacques, Montréal.Trésorier : Lucien Besnard, Conseiller du Commerce Extérieur, 211, rue St-Sacrement, Montréal.MEMBRES ACTIFS Maurice P.Aubin, 455, Craig Street West, Montréal.Louis Baisez, agent, représentant et importateur, 1015, rue St-Alexandre, Montréal.C.E.Billard, agent de Manufactures françaises, 625 Burnside Place, Montréal.J.I.Eddé.Président, J.Eddé Limitée, 58, rue Laffitte, Paris.Gaston Durand, Directeur de la Perrin Glove Co.(.Canada), Ltd., 437, rue Mayor, Montréal.M.Ferrand, aux soins Union-Incendie, 9, Place Vendôme.Paris.Marcel Pasquin, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 5.rue St-Jacques Est, Montréal.Georges Flacliaire, vice-président et directeur de la Parfumerie L.-T.Piver, Ltée, 1030.St-Alexandve, Montréal.Marcel Payen, Directeur Franco-Canadian Dyers.Ltd., St-Jean, Québec.G.Ravit, Directeur Cie Aérienne Franco-Canadienne, 266, rue St-Jacques, Montréal.Victor Rougier, 350, rue LeMoyne, Montréal.R de Roiiinefort, Directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien, 5, vue St-Jacques Est, Montréal.Paul Galibert, Tanneur, 26, rue Wellington, Montréal.A.Gallin, Gérant, Perrin Glove Co., Inc.393 Fourth Avenue, New-York, François Ducros, Directeur des Etablissements M.A.Wollacker du Canada, Inc., 533.rue Bonsecours, Montréal.C.Dorlia, Importateur, 29, Avenue Simon-Bolivar, Paris.André Hadamar, de la Librairie Beauchemin Ltée.430, St-Gabriel, Montréal.M.de Roussy de Saies, Directeur Général de la Cie Cinématographique Canadienne, Ltée et de la Cie France-Film, 1135, Beaver Hall Hill, Montréal.R Hurel, Conseiller du Commerce Extérieur, Président de la Compagnie France Film, 1135, Beaver Hall Hill, Montréal.F M.Dan, Directeur de Coudurier, Fructus, Descher et Ancienne Maison Brion, Tissus Dognln, 1470, rue Peel, Montréal.Julien Schxvob, Importateur, 485 McGill Street.Montréal.Paul Seurot, Conseiller du Commerce Extérieur, Ingénieur.Montréal Tramways Co.Tramways Bldg., Montréal.(i.Venant, Conseiller du Commerce Extérieur.36, rue Poquelin-Molière, Bordeaux.Dr Paul Villard, 2055 Avenue Vendôme, Montréal.G.P.Vinant, de la Maison Vinant Limitée, New Birks Bldg., Montréal.G.Boussion, importateur, 211, rue St-Sa-crem^nt.Montréal.E.M.C'hamelet, Chartered Life Under writers 1403, rue Bleury, Montréal.J P Kempf, Banquier, Crédit Anglo-Français Ltd., 507, Place d'Armes, Montréal.Jean M.La fou de la Maison Millet, Roux & Lafon, Ltée, 1215, St-Denis, Montréal.Pierre Charton, Conseiller du Commerce Extérieur.de la maison Herdt et Charton, Inc., 2027 McGill College Avenue, Montréal.Henry Lefèvre, Gérant" Général, Potash Company of Canada Limited, 360, St-Jacques, Montréal.P.M.d’Allemagne, Ingénieur Conseil, 1430, rue Bleury, Montréal. 13 Septembre—Octobre 1933 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA SECTION DE L’ONTARIO Paul Clemot, 11 Emerald Street, South, Hamilton.O.(ioetz c/n French Line, 63 Richmond street W., Toronto.1$.Lestocart, 241 Victoria Street, Toronto.('.Rochereau de la Sablière, Street, Toronto.PRESIDENT A.L.Phené, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur Olivier Canada Ltd, 65, York Street, Toronto 2.R.d’Eaubonne, "G.Johnston”, 15, Flatt Avenue, Hamilton, Ont.301 Jarvis L.Jacquier.3 St.Clair East, Toronto.VICE-PRESIDENT St.Elme
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