Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1935, Septembre - Octobre
SEPTEMBRE-OCTOBRE 1935 No 478 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA I CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.EDIFICENEW BIRKS, MONTREAL Téléphone : HArbour 4049.Adresse Télégraphique : “‘Gallia Montréal ” , Compagnie d’Assurances Générales Accidents Vol, Maritimes, Risques Divers, Réassurances , Jif s TRANSI ATLANTIQUES STABLES THE GENERAL CASUALTY INSURANCE COMPANY OF PARIS HI L'atmo-sphère du chez-soi social, 111 et l’excellente cuisine que vous W; trouverez à bord des beaux et |F: stables paquebots de la Cunard White Star, ajoutent aux plaisirs 6 ^ d’une traversée transatlantique.UC ¦\v Nous avons à votre service un personnel français dont les membres portent un ruban tricolore à la boutonnière.La Sainte Messe est célébrée à bord de tous nos paquebots.Nous avons cherché par tous 'les moyens possibles de pourvoir à votre confort et de répondre à vos préférences.Edifice “Insurance Exchange” MONTREAL Bureau No.523, Tel.: MArquette 3261 Succursale: 45 rue Richmond ouest, TORONTO Bureau No.510, Tel.: Waverley 1315.AUTOMOBILES, ACCIDENTS PERSONNELS, MALADIES, CAMBRIOLAGES, GARANTIES, RESPONSABILITES, BRIS DES GLACES, GRELE Services réguliers au Havre et aux Ports Britanniques avec départ de Montréal et de Québec durant les mois d'été et d'Halifax durant l’hiver.Demandez à votre agent local la littérature à ce sujet, ou adressez-vous à CUMARD WHITE star Polices Valables dans l’Amérique du Nord et l’Europe F.S.Johnson, Gérant Général René Fleury, Délégué Général 230, rue «le l'Hôpital ou 1312, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.BANQUE CANADIENNE NATIONALE S y-' La certitude Siège social Place d’Armes, Montréal de ¦ Z.:/" -4 g l'aube Capital versé et réserve, $12,000,000 Actif, plus de $127,000,000 [g In i C’est dans l’attachement à de sains principes d’affaires et la confiance dans l’avenir réside le secret de succès.La Banque Royale offre aux entreprises sérieuses la sécurité et le prestige résultant de soixante-six ans d’expérience.Toutes opérations de banque Gestion de portefeuille Placement que 550 BUREAUX AU CANADA Filiale parisienne : Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue Caumartin, Paris L A BANQUE ROYALE DU CANADA 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 lËSiÉi r AMITIES FRANCO-CANADIENNES Il y a un an le Canada célébrait le quatrième centenaire du débarquement sur ses rives d’un explorateur intrépide et vaillant pionnier du commerce, Jacques Cartier.A cette célébration participait une imposante délégation de la vieille France qui resserrait les liens sociaux entre deux peuples, dont l’un bilingue mais français de langue, de culture et de descendance et vivant en harmonie avec ses concitoyens de langue anglaise dans la plus vieille province canadienne — Québec.Cette année, d’autres visiteurs de la vieille France auront une occasion de répéter ce pèlerinage à l’occasion du quatrième centenaire du débarquement de Cartier à Hochelaga, jourd’hui Montréal, la deuxième ville de langue française de l’univers.au- CONTACT PERSONNEL Le Canada et la France sont étroitement unis géographiquement et historiquement.Le Dominion s’est toujours efforcé de fortifier ces liens commercialement.De là les nombreux traités entre les deux pays pour l’expansion de leur commerce mutuel.Les délégations imposantes qui distinguent ces fonctions sociales témoignent de l’esprit de bonne entente qui règne entre les deux pays.Mais en matière commerciale, le contact personnel des émissaires du commerce d’un pays avec ceux de l’autre a une valeur inestimable.AVANTAGES MUTUELS Dans ses relations commerciales avec la France, le bilinguisme du Canada, sa nombreuse population de descendance française, qui comprend et admire la culture et le goût français, lui donnent un avantage marqué sur les autres pays.D’un autre côté, ces mêmes qualités ouvrent à la France un marché tout prêt, un champ fertile pour la création de filiales industrielles et des possibilités illimitées de placement.Ces avantages naturels sont en plus supplémentés par des ententes commerciales, l’échange de représentants diplomatiques, la création à Montréal d’une Chambre de Commerce Française et, à Paris, d’une Chambre de Commerce Canadienne.PASSEZ DES VACANCES D’HOMMES D’AFFAIRES AU CANADA Au visiteur français le Canada offre des récréations et des affaires, du repos et du commerce.Le Canada est très riche en possibilités de placement et d’industries.Ses ressources en forces hydrauliques sont presque illimitées; ses richesses naturelles sont abondantes et variées.Le pittoresque de ses paysages et ses sports ne sont nulle part surpassés.Ministère du Commerce OTTAWA JAMES G.PARMELEE, O.B.E„ Sous-Ministre.L’HON.R.B.HANSON, K.C., M.P., Ministre. 2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 LES PROBLEMES QUI DEPUIS SI LONGTEMPS EMBARRASSAIENT LES FABRICANTS DE CLAVI GRAPHES ONT ETE RESOUS DANS LA CREATION DE CET ETONNANT NOUVEAU MODELE -hJÈL .UNDERWOOD spécial / Après île» mois et île» mois d'inventions, de construction, d’essais et de reconstruction de centaines de clavigraphes.les ingénieurs de la Compagnie Underwood ont finalement résous le problème déconcertant du SILENCE, sans rien enlever à la VITESSE, en plaçant un grand nombre de pièces friction sur coussinets métalliques.Aujourd’hui vous pouvez vous procurer une machine Underwood beaucoup plus SILENCIEUSE et beaucoup PLUS RAPIDE que n’importe quel Underwood produit jusqu’ici.FONCTIONNE SUR COUSSINETS! 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papier sous toutes ses formes, la cellulose de toutes qualités.—Produit l’épinette, c'est-à-dire le meilleur bois requis par l’aviation.—Récolte les magnifiques et succulentes pommes du CANADA et le fameux sucre d’érable.—C’est dans la Province de QUEBEC que l’on pêche l’excellent saumon de GASPE.—Riche en amiante, elle recèle tous les minerais.Sa fortune foncière est immense et elle est le grand champ ouvert aux placements de tout repos.—ACHETEURS pourquoi grever vos prix d’achat de commissions intermédiaires, alors qu’il suffit de vous adresser au Ministère des TERRES & FORETS, à QUEBEC, pour obtenir gratis tous les renseignements nécessaires.—Pour les bois et autres produits de la forêt, s’adresser à la Commission des Produits Forestiers, 55*4 Grande Allée, QUEBEC, fondée par l’Honorable Honoré MERCIER, Ministre des TERRES & FORETS, pour assurer l’emploi économique et rationnel des bois de la Province.—FRANÇAIS — écrivez en FRANÇAIS aux Canadiens — le FRANÇAIS est langue officielle. 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 A Ottawa retireZ'Vous au CHATEAU LAURIER Vous y trouverez, en plus du confort désiré et d’une cuisine excellente, une piscine chauffée et d’autres avantages dont le moindre n’est pas la proximité du Parlement et des bureaux de l’Administration.L’hôtel occupe l’un des plus beaux sites d’Ottawa et son aménagement est tout à fait remarquable.m :&llü:Ê! ill r F F Fr ' : ITr F T F • :: r ff I : F F FF r rr Prix des chambres : $3 et plus par jour.Plan européen.F7e e; Le Château Laurier est un hôtel du RESEAU CANADIEN NATIONAL vcyAeEz-vcuj-?Fondée en 1828 Si vous voyagez, achetez vos chèques de voyageurs et vos lettres de crédit circulaires à notre succursale la plus rapprochée, soit du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l’Ile du Prince-Edouard.Il est impossible d’apporter en voyage des sommes considérables sans s’exposer aux aléas de la perte, du vol ou de toute autre éventualité.Le chèque de voyageur et la lettre 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Directeur pour le Canada 465 RUE ST-JEAN MONTREAL 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1 935 BULLETIN Canada de la Chambre de Commerce Française au SOMMAIRE PAGES PAGES Exposition Artistique de produits français .Distinctions honorifiques .Nécrologie .XXVe Anniversaire des H.E.C.de Montréal .En quelques lignes .Déjeûners-causeries .Canada 1935 .Commerce Bulletin commercial du Canada Le Port de Montréal .Tendances économiques au Canada Agriculture et Prospérité.Situation des cokes de charbon au Canada 14 22 5 13 7 13 20 10 Douane 11 13 Commission du Tarif FRANCE 12 13 9 Immatriculation .Monthly economic indices 23 13 «fr •fr- ies navires canadiens qui ont enregistré la plus grande avance sur Le Port de Montréal en 1934 1933 (ce sont en général des caboteurs).Le mouvement des passagers vers l’Europe a continué à diminuer.A première vue, si on se contente de comparer les tonde marchandises manutentionnées en 1933 et en nages 1934, on constate que cette dernière année a été excellente pour le port de Montréal, les navires sont venus plus nombreux et les importations de charbon et de pétrole ont augmenté très sensiblement.Mais en considérant les chiffres des exportations, on remarque que les exportations de grains ont continué à di-Les recettes dérivant des élévateurs sont tombées de plus de 300,000 dollars, réduisant d’autant le montant total des recettes du port.Trafic marchandises.Le tableau ci-dessous donne le tonnage comparé des trois natures de trafic de marchandises du port pour 1925 et pour les quatre dernières années.Importations Exportations Commerce Intérieur 5,265,151 3,036,835 3,926,315 2,802,873 2,329,511 Comme on le voit, le port de Montréal, d’exportateur, est devenu, depuis 1930, importateur; les exportations n'ont pas cessé de décroître au profit des importations.Les pourcentages ci-dessous des différents trafics pour les années 1925, 1928, 1933 et 1934 sont on ne peut plus édifiants.Total 9,137,281 9,914,374 10,745,338 10,565,408 11,325,805 1,477,819 s, j 7 2,782,978 3,223,091 3,908,085 1925 1931 1932 1933 1934 2,394,311 3,568,542 4,036,045 4,539,444 5,088,209 minuer.Nombre des navires.Le nombre total des navires ayant visité le port a été en augmentation.On a compté deux fois plus de caboteurs peu moins de transocéaniques.TRANSOCEANIQUES mais un TOTAL NAVIRES SE LIVRANT AU CABOTAGE Nombre Tonnage net Nombre Tonnage net Nombre Tonnage net 5 74,254 724,092 1,260,460 Exportations 58% 54% 27% 20% Commerce intérieur 16% 26% 30% 34% Importations 26% 20 % 43% 46% 1925 1928 1933 1934 La diminution du volume des exportations est entièrement attribuable à la baisse continuelle des exportations de grains.Dès 1928, Montréal a perdu la suprématie mondiale pour le mouvement des grains; durant cette année, les sorties par son port ne dépassaient guère 95 millions 4,250,426 4,546,678 5,007,523 1,274 1,476 1,855 Ces navires se répartissent comme suit, par pavillon : britanniques 741, canadiens 680, norvégiens 251, américains 52, suédois 33, danois 27, allemands 22, italiens 18, hollandais 15, français 7.Le pavillon britannique fut mieux représenté encore que l’année précédente mais ce sont 3,676,172 3,822,586 3,741,063 963 311 19 32 1933 1934 1,061 1,036 415 819 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Septembre-Octobre 1935 de boisseaux, alors que celles de Vancouver atteignaient 96 millions et demi de boisseaux, et, depuis, ce dernier est resté le premier port à grains du Dominion.Il faut remonter à 1911 pour trouver un mouvement de grains aussi réduit que celui de 1934 dessous donne les tonnages comparés des exportations des principales céréales durant les années 1928 et 1934 (en tonnes de 1016 kqs) IMPORTATIONS Pétrole bi ut .Anthracite .Sucre brut .Charbon bitumineux Pâte de bois .Seigle .Pétrole raffiné .Minerai de fer .Etain en feuilles .Maïs .Fruits frais .Lin .Fer et acier .Orge .1,821,888 1,416,787 230,136 226,823 208,229 158,633 80,377 72,753 52,573 50,915 50,34 6 47,486 41,268 29,579 Le tableau ci- 192R 1934 1,002,295 73,291 3,240 03,060 Le port de Montréal a été également concurrencé par des ports moins importants que celui de Vancouver, ainsi : Churchill, le nouveau port sur la baie d’Hudson, a vu ses expéditions de grains passer de 500,000 boisseaux en 1931 à 4 millions en 1934; Sorel, en aval de Montréal (doté récemment d’un élévateur), dont les premières exportations se sont élevées en 1930 à 775,000 boisseaux pour passer à Un mouvement se dessine également à Québec; ce vieux port se lancerait à son tour dans l’exportation des grains.La baisse continuelle du niveau des eaux du port est loin d’aider à la reprise des expéditions de blé par Montréal.Durant 1934, de nombreux navires n’ont pu prendre à Montréal qu’une partie de leur cargaison, qu’ils complétèrent à Sorel ou à Québec.Il est à remarquer que les expéditions par Montréal des pièces d’automobiles et des métaux, notamment du vre, ont été en augmentation.Les importations ont continué à progresser; deux produits représentent la plus grande partie du tonnage des entrées, ce sont ; le pétrole et le charbon.Pétrole.Jilt* 4,31 6,768 697,201 373,011 255,575 Orge Seigle Avoine EXPORTATIONS Blé en vrac .Farine .Automobiles et pièces détachées Orge en vrac .Saindoux .Cuivre en barres .Papier .Fruits frais .Viandes préparées .Bois d'oeuvre .Avoine en vrac .Jluile combustible .Pâte de bois .Fromage .998,743 202,222 116,945 73,291 61,620 57,623 52,911 50,927 50,251 48,540 45,915 30,574 28,166 27,176 7,800,000 en 1932 et à 13.700,000 en 1933 La baisse du niveau des eaux du port.Cette baisse continue du niveau des eaux est une lourde menace pour le port de Montréal.En 1934, 966 navires, représentant un tonnage de jauge nette de 2,454,216, contre 246 navires (792,000 tonnes) en 1930, ont dû quitter le port sur lest.A l'origine, le St-Laurent présentait, de Québec à Montréal, une profondeur minima de 10 pieds, qui a été amenée par des creusages successifs à 15 pieds en 1852, à 18 en 1857, à 20 en 1868, à 22 en 1878, à 25 en 1882, à 27 % en 1888 et à 30 en 1911 CU1- On a cherché depuis 1911 à porter la profondeur minima à 35 pieds, mais la crise a ralenti, sinon arrêté, les travaux de creusage dont les qua-tre-cinquièmes avaient déjà été effectués.Le niveau du chenal est donc actuellement théoriquement de 30 pieds, celui du port a toujours une différence d’environ un pied, permettant ainsi l’entrée des d’un tirant d’eau maximum de 25 pieds et demi, depuis plusieurs années, cette différence de niveau s’est accentuée considérablement ; ainsi, en 1933, la moyenne de septembre a été de 28 pieds 7 pouces, celle d’octobre de 27 pieds 10 et celle de novembre de 27 pieds 6.En 1934, le niveau a été très inférieur à 29 pieds, d’août à la fermeture de la navigation.On ne connaît pas toutes les causes de cette baisse continuelle du niveau des eaux, mais il n’est pas douteux que le déboisement continuel a modifié quelque peu le régime des eaux du St-Laurent, dépendant autant des précipitations du bassin du fleuve que du réseau des Grands Lacs.D autre part, il est indéniable que certaines grandes villes des Etats-Unis, Chicago en particulier, détournent à leur profit des volumes d’eau considérables.Les grandes organisations commerciales de Montréal commencent à s inquiéter de cette baisse continuelle de niveau.Dernièrement, une délégation d’hommes d’affaires s'est rendue à Ottawa pour rencontrer le Ministre de la Marine et le prier d’agir rapidement.Dès 1932, Sir Alexander Gibbs, montrait dans son rapport sur les ports du Dominion, 1 urgence des travaux à entreprendre pour remédier à cette situation.D’après Sir A.Gibbs, deux solutions se présentent : ou approfondir encore le port d’amont où se trouvent les principaux quais et la plus grande partie de l’outillage (élévateurs, hangars, frigorifiques.) ou aménager le port d’aval.Depuis 1930, Montréal est devenu un grand centre de raffinage du pétrole.De grandes usines, dotées d’un outillage des plus modernes, traitent les trois quarts du pétrole brut importé, 1 autre quart étant destiné aux raffineries de 1 Ontario vers lesquelles il est acheminé par voie d’eau pétrole vient des Etats-Unis, de Colombie et du Mexique Charbon.navires Mais Ce- ll en est de même pour le charbon Les principaux importateurs ont aménagé tout spécialement de nombreux quais à 1 entrée du port, les achats en Grande Bretagne sont devenus très importants depuis les Accords d’Ottawa, et Montréal en a largement profité.La valeur des importations canadiennes de charbon est tombée de 56 millions de dollars en 1929 à 35 millions de dollars en 1 934, mais la part de l’Angleterre est passée pour les deux années considérées, de 4,8 millions à 8,4 millions.tandis que la part des Etats-Unis a diminué d 50 %, de 50 millions à 26 millions.environ Le Canada achète en Angleterre surtout de l’anthracite, en 1929, 18 % de ses importations de ce produit venaient d’Angleterre et 79 % des Etats-Unis, tandis qu'en 1934, les pourcentages respectifs de ces deux étaient de 47 % et 50 %.Le charbon américain vient en général par voie de terre dans la province de Québec et par les Grands Lacs dans 1 Ontario, alors que le charbon anglais entre en général par le port de Montréal.origines Le tableau ci-dessous donne les tonnages des principales marchandises ayant passé en 1 934 par le port de Montréal.Enfin, en attendant la publication du rapport de la commission d’enquête, un crédit de $3,500,000 vient d’etre voté pour le port de Montréal. 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 papier a fait preuve d’une grande expansion contrastant avec la contraction des scieries et des autres industries du bois.Tendances économiques au Canada, Bien que la période d’après-guerre se caractérise par des fluctuations violentes, les activités productives au Canada y montrent des progrès substantiels, malgré que 1929 eût été une année de grande activité et 1932 une année de profonde dépression.La moyenne dans le gain annuel, de 1919 à 1933.dans l’indice du volume des affaires basé sur 45 facteurs est de 2.14 p.c.L’avance de 1921 à 1929 n’a donc pas été entièrement absorbée par la réaction subséquente, la tendance générale des quinze années étant visiblement à la hausse.Les violentes réactions de 1921 et de 1932-33, toutefois, ont grandement affecté l’avance du reste de la période.Mais, pour le Canada, la période des quinze ans suivant la guerre sera connue comme une époque de progrès modéré en dépit de l'alternance de réactions cycliques prononcées à différents stages.Croissance comparative de la population des périodes d’avant guerre et d'après guerre.Dans les circonstances actuelles, la croissance de la population est un excellent critérium des progrès économiques du Canada, fournissant un étalon pour mesurer les changements dans d'autres éléments économiques.Des changements dans le taux de croissance de la population affectent le procédé économique de nombreuses manières, déterminant dans leurs multiples ramifications le ton de toute une époque.Au cours des quinze années précédant la guerre, le Canada est passé par la période la plus prospère de son histoire.Le gain moyen en population de cette période est de 2.89 p.c.par année, comparativement à 1.75 p.c.les derniers 1 5 ans.La rapide expansion d-e la production des premières années du siècle a attiré les immigrants en grand nombre et le taux de natalité y a été plus élevé que pendant la période d’après-guerre.Croissance comparative de l’activité économique.Pour fins de comparaison à long terme, un indice de l’activité économique basé sur huit facteurs a été tracé pour chacune des deux périodes en question, les facteurs originaux étant ajustés là où nécessaire pour les changements de prix.L'avance moyenne de cet indice de 1899 à 1913 n'est pas de moins de 6.41 p.c.par année comparativement à 1.40 p.c.dans la période d’après-guerre.Vu des conditions extrêmement favorables, les progrès économiques du Dominion ont été spectaculaires les premières années du vingtième siècle.A cause de deux dépressions majeures, l'avance à long terme de la période d'après-guerre a été d'un caractère relativement modeste.Tendance générale de la production.Bien que l'indice du volume des affaires, la meilleure mesure des opérations productives globales, montre un gain annuel de 2.14 p.c.par année au cours de la période sous observation, les taux de changement dans les facteurs sous cet en-tête montrent de grandes variations.L’expansion de la production minérale a été relativement rapide, résultat de la découverte de plusieurs mines dans la zone précambrienne et d'un plus grand développement des mines déjà en exploitation.Le gain dans la production d'énergie électrique a aussi été un développement considérable de cette période.Les gains moyens de la production minérale et de l’hydroélectricité ont été respectivement de 5.16 p.c.et 9.87 p.c.par année.Bien que le gain moyen des manufactures en général se limite à 1.88 p.c.par année, il y a une croissance marquée dans la production de papier à journal et l’industrie de l'automobile.La capacité de l’industrie du La rapide expansion de la production et de la vente d’objets peu employés ou même complètement inconnus il y a une génération a été un des traits de la période d’après-guerre.Dans les marchandises du consommateur les automobiles, les radios et la soie artificielle en sont des exemples.De telles transpositions d’une industrie à une autre sont des traits nécessaires d'une économie vivante, taux d’avance affectent le déplacement du travail et du capital et sont causes de plusieurs modifications mineures dans la charpente du système économique.L’activité intense de la construction de 1926 à 1 930 Les différents a été compensée en grande mesure par une suspension partielle en ces dernières années.Comme résultat, la moyenne d'augmentation des opérations de l'industrie du bâtiment au cours de ces quinze ans se limite à 0.94 p.c.par année.En ajustant la valeur des contrats de construction par les changements dans le coût des matériaux et des salaires, il y a un gain moyen de 1.45 p.c.par année de 1919 à 1933.Le déclin des permis de construction après un semblable ajustement est de 0.19 p.c.par année.Les larges fluctuations de la construction au cours des derniers cinq ans sont un des éléments les plus importants de la dépression et l'absence de nouveaux travaux sur une grande échelle a contribué au prolongement des mauvaises années.Il est admis que l’une des causes principales de la fluctuation économique se trouve dans le changement de volume des achats de marchandises durables par les entreprises commerciales qui sont guidées par les changements dans la perspective des profits.Le volume de marchandises intermédiaires et finies achetées par les entreprises commerciales est élevé et contraste avec les achats des consommateurs.Les achats des consommateurs sont nécessaires pour la plupart car ils ne peuvent être remis.L’achat de marchandises durables est facultatif parce qu’il peut être retardé en prolongeant la durée de marchandises usagées.Ainsi l’indice de la production de marchandises pour producteurs sur la base de 1926 a avancé de 60.8 en 1921 à 131.5 en 1929 et bien qu’il ait décliné à 60.7 en 1932, la tendance générale n’en montre pas moins une moyenne d’avance annuelle de 1.56 p.c.au cours des quinze années et en 1934 un relèvement à 79.7 p.c.La production de marchandises de consommation n’est pas sujette à d’aussi grandes fluctuations et montre une plus forte moyenne d'avance annuelle au cours de la période en question.L’indice a avancé de 69.4 en 1921 à 114.3 en 1929 et a décliné à 93.5 en 1932.La moyenne de gain annuel de 1919 à 1933 est de 2.80 p.c.En considérant les fluctuations de la production de la période d’après-guerre il ne faut pas ignorer une plus grande variation de produits.L’entreprise a grandement délaissé la production des nécessités immédiates de la vie, y compris les aliments, le vêtement et le logement.La demande pour denrées de ce groupe est relativement peu élastique.Mais il n’en est pas de même avec les instruments de production et certaines marchandises durables ou marchandises de consommation non essentielles en viennent à occuper une plus grande place dans la production globale, la demande est susceptible d’une rapide expansion ou contraction avec des fluctuations correspondantes dans l'activité productive.Au cours de la phase progressive du cycle il y a une avance appréciable dans la proportion de marchandises durables comparativement à la production globale.Un meilleur train de vie a provoqué une hausse continue de Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 8 portations tandis que les exportations ont gagné 0.28 p.c.par année au cours de la même période.Le volume des exportations était bas en 1920 et 1921, montant à un maximum en 1928.Le bas niveau de la récente dépression a été atteint en 1932, des gains paraissant en 1933 et 1934.Le volume maximum des importations a été atteint en 1929 et le minimum de la dépression n’a été touché qu'en 1933.D'après l’expérience de la période d’après-guerre le volume des exportations montre une tendance à précéder celui des importations; le maximum est atteint plus tôt au cours du cycle et la priorité se répète dans la dépression subséquente.Vu le déclin marqué des prix de gros au cours des quinze années, la valeur des deux divisions du commerce extérieur a décliné.L'application de la formule indique un déclin moyen annuel de 3.34 p.c.des exportations et de 2.63 p.c.des importations.Bien que les importations de matières premières et des produits complètement ouvrés aient nontré des déclins, la diminution des matières premières a été relativement plus grande.Le plus grand déclin en valeur des importations de matières premières provient en grande partie d’une plus forte baisse des prix.Le déclin en valeur des importations de matières premières a été de 3.62 p.c.par année comparativement à un déclin de 2.25 p.c.dans les produits ouvrés.La tendance des exportations indique une expansion relativement plus grande des opérations manufacturières.Le déclin en valeur des exportations de matières premières a été de 3.41 p.c.comparativement à un déclin de 3.01 p.c.dans les marchandises ouvrées.Une chute relativement plus forte des prix des exportations comparativement aux importations est due au déclin marqué des prix des matières premières de 1929 à 1933.Dans les époques de baisses des prix il est bien connu que les matières premières tombent plus rapidement que les produits ouvrés.Les matières premières dans les conditions actuelles forment une plus grande proportion des exportations que des importations.Le déclin moyen annuel des prix des marchandises exportées au cours de la période de quinze ans a été de 5.6 p.c.tandis que le déclin des prix des importations a été de 4.5 p.c.par année.Prix généraux des marchandises.Un système de prix joue un rôle important dans la vie économique.Il sert comme mécanisme social facilitant la production et la distribution des denrées et des utilités en général.Les prix, en facilitant l’échange des marchandises, rendent possible la spécialisation, un facteur essentiel de progrès économique.Les prix rendent possible la direction rationnelle de l’activité économique par la comptabilité qui est basée sur le principe de réprésentation en terme d’argent de toutes les commodités hétérogènes, services et droits affectant une entreprise commerciale.Les marges entre différents prix entrant dans le système créent les oossiblités du profit qui est la force animatrice des opérations commerciales.1 importance relative du confort et du luxe comparativement aux choses de simple nécessité dans la totalité des marchandises produites.C’est le contraire qui s’est produit au cours des années plus récentes.Agriculture.Le volume et la valeur de la production agricole sont un des facteurs les plus importants dans les alternances de prospérité et de dépression.Dans un pays comme le Canada où l’agriculture occupe une large place dans les activités économiques de la nation, les récoltes affectent inévitablement le cours général des affaires.La superficie en culture a augmenté de 52,800.000 acres en 1920 à 62,200,000 acres en 1930, se contractant à 56,000.000 d’acres en 1934.La moyenne de gain annuel de la période de quinze ans de 1919 à 1 933 est de 0.7 p.c.A la suite des conditions de sécheresse des derniers cinq ans l'avance de production des grandes cultures se limite à 0.1 p.c.par année au cours de la même période.Elargissant le cadre de cette étude pour couvrir la production agricole en général, il est constaté que même après ajustement pour changements de prix l’augmentation moyenne de la période d’après-guerre est de seulement 0.7 p.c.La situation ferroviaire.Il y a un fort degré de dépendance mutuelle entre les chemins de fer d’un côté et l’ensemble de l’industrie de l'autre.Il est clair, toutefois, que le volume des transports commerciaux des chemins de fer n'a pas avancé dans la période d après-guerre parallèlement avec les opérations productives.Au cours de cette période le tonnage transporté a décliné en moyenne de 1.96 p.c.par année.La baisse dans le nombre de voyageurs transportés a été de 4.86 p.c.par année.Bien que la dépression des dernières cinq années ait grandement participé à ces reculs, la concurrence de l’automobile est aussi considérée comme un facteur important.Les revenus bruts de l’opération des chemins de fer ont décliné de 1.19 p.c.par année en moyenne, tandis que le plus grand déclin des frais d’exploitation donne pour résultat à long terme un gain dans le revenu d’exploitation.Emploi.L’expansion du volume de chômage pendant une ère de progrès économique est un des paradoxes de cette période.Le pourcentage de chômeurs dans les unions ouvrières a augmenté à un taux moyen de 11.2 p.c.par année, en contraste avec une avance de 2.14 p.c.dans l’indice du volume des affaires.Les indices de l'emploi sont établis depuis janvier 1921 jusqu’à la date actuelle et les calculs de changement moyen sont basés sur les données de treize années complètes de 1921 à 1933.Vu le bas niveau de 1921, les résultats sont plus favorables qu'ils ne le seraient si les années 1919 et 1920 y avaient été incluses.L’indice général de l’emploi montre un gain moyen de 0.61 p.c.par année, au cours des treize ans, tandis que l’emploi dans les usines a augmenté de 0.26 p.c.par année.Le gain à long terme est visible dans les mines, la construction, les services et le commerce, tandis qu’il y a perte dans les opérations forestières et les transports.Commerce extérieur et prix des importations et exportations.Le commerce extérieur est important non seulement à cause de son ampleur comme facteur de notre vie économique mais aussi parce que des changements en volume des importations et des exportations reflètent des changements correspondants du commerce domestique.Un examen des indices du volume du commerce extérieur révèle qu’un gain annuel moyen de 0.98 p.c.existe dans les im- Une avance des prix telle que celle qui s’est produite de 1896 à 1920 est un encouragement à l’expansion industrielle.Les quinze années précédant la guerre, les prix des marchandises ont avancé de 2.13 p.c.et cette augmentation a été grandement accélérée pendant la guerre et pendant près de deux années d’après-guerre.Alors que les prix étaient relativement stables, de 1923 à l 929.les tendances à long termes des quinze années subséquentes à la guerre ont été à la baisse.Le déclin, limité en grande partie à 1921 et aux quatre années de 1929 à 1933, a été en moyenne de 4.42 p.c.par année au cours de cette période.Les groupes de la classification officielle ont presque 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 Immatriculation des Français à l'étranger tous participé à ce mouvement de baisse depuis la guerre.Cette unanimité presque générale de déclin suggère une tendance vers une assimilation mutuelle.Toutefois, les divers groupes ont réagi différemment sous les forces extérieures, y compris la pression de la concurrence, les facteurs entrant dont les Aux termes de la loi du 22 mars 1934, tous les Français ou protégés français résidant à l'étranger doivent se faire OBLIGATOIREMENT immatriculer par les soins du Consulat dont ils relèvent.dans le cycle des affaires et autres agences effets ne peuvent être retracés en détail ici.Le déclin des produits de la ferme canadienne a été de 5.65 p.c.par année tandis que celui des articles ouvrés a été de 4.43 p.c.Les minéraux non métalliques et chimiques montrent des déclins de 1.80 p.c.et 2.92 p.c.respectivement.L’immatriculation — formalité civile — a pour but d’assurer un contact plus étroit entre les autorités consulaires et les ressortissants renforçant ainsi la protection consulaire.Tout Français ou protégé français qui n’est pas immatriculé ou ne se fait pas immatriculer acquittera les droits consulaires du tarif mis en vigueur le 1er janvier 1935 une majoration de 100 %.Exemple : Un français ou protégé immatriculé acquittera un droit de 50 francs soit $3.45 pour l’obtention d’un En constraste avec la production apparemment favorable des prix du côté opération des industries manufacturières en général, il y a eu persistence de 1922 à 1929 à se lancer dans de fortes dépenses de capital-outillage relativement élevées.Le pouvoir d’achat des producteurs agricoles et de certaines autres matières premières est resté relativement bas.avec passeport.immatriculé acquittera Un Français ou protégé non un droit de 100 francs (50 frs de droit; 50 frs de surtaxe) soit 6.90 dollars.Quoique la tendance des prix des denrées ait été à la baisse de 1920 à 1923, il y a eu un relèvement cette dernière année et une possibilité de renversement de cette tendance, vu les changements fondementaux dans le mouvement économique.Valeurs mobilières.Bien que la tendance de la cote des actions ne représente pas exactement les prix des entreprises commerciales comme unités, elle a une grande valeur dans l’étude des fluctuations économiques.Malgré la diversité des intérêts parmi les acheteurs et vendeurs de titres les revenus d’opération des corporations sont de beaucoup les plus importants facteurs, déterminant le cours des actions.Ainsi, les cotes de la bourse reflètent ce que l'ensemble de la communauté prévoit des profits futurs aussi bien que des tendances actuelles.Le Français ou protégé français qui se fait immatriculer doit prouver : a) son identité, b) sa nationalité.En outre les citoyens français doivent apporter la preuve qu’ils ont satisfait à leurs obligations militaires (les insoumis et les déserteurs ne peuvent bénéficier de l’immatriculation) .L’intéressé devra présenter une des pièces suivantes ; passeport, carte d’identité, certificat d’immatriculation, livret militaire, carte du combattant, livret de famille, titres de pensions.La personne qui se trouverait en possession de son seul extrait de naissance devra prouver son identité soit par l’attestation de deux personnes honorablement connues du Consulat, soit par une attestation d’un agent consulaire de France, soit par une déclaration d’identité dressée par le maire ou le chef de la police de la localité.La personne qui se trouverait démunie de tout document et serait dans Fimpossibilité de s’en procurer soumettra son cas au Consulat Général de France à Montréal, soit directement, soit indirectement par l’intermédiaire d’un agent consulaire.Figurent sur l'immatriculation du chef de famille : son épouse, si elle est française, ses enfants mineurs, (les enfants majeurs sont immatriculés séparément) Le chef de famille devra donc produire soit : son livret de famille dûment à jour, soit son acte de mariage et les extraits de naissance de ses enfants mineurs.Le coût du certificat d’immatriculation est de 5 francs (0.35 cts).Ce certificat doit être renouvelé tous les trois ans.Si une modification des renseignements inscrits sur le certificat d’immatriculation est nécessaire (mariage, naissance ou décès) , celle-ci doit être faite par les soins d’un Consulat.Le Français ou protégé français qui acquiert une nationalité étrangère est rayé des registres d'immatriculation.(Communiqué par le Consulat Général de France à Montréal) Malgré l’avance marquée des actions ordinaires de 1926 à 1929 le gain de la période de quinze ans est de proportion modeste.L’avance de l’indice des titres aux bourde Montréal et de Toronto a été de 3.83 p.c.par année.Cette avance a été inégale entre différents groupes, les titres industriels montrant un gain de 7.20 p.c.par année tandis que les services publics ont avancé de 1.30 p.c.de pulpe et papier et des tranports sont les seuls groupes de la classification officielle, qui au cours de toute la période en question, ont montré un déclin.Il y a eu des avances dans les produits alimentaires, l'energie, la traction et les groupes divers.Facteurs financiers.Le système bancaire occupe une position stratégique dans la vie économique du Dominion.Par le côté financier les banques sont apparentées à toutes les autres entreprises, tout comme les chemins de fer du côté industriel; toutes les entreprises achètent du crédit bancaire comme elles achètent aussi du transport.Comme un encombrement sérieux de trafic met un frein aux opérations industrielles, ainsi l’inhabilité des banques à prêter ou la répugnance des clients à emprunter peuvent être un obstacle aux transactions commerciales.Dans les premières années d’après-guerre les opérations des banques à charte reflètent l’inflation de cette période.Les prêts et billets aux mains du publics ont atteint des chiffres extrêmement élevés.Malgré une augmentation prononcée de 1925 à 1929 ces deux facteurs ont montré une tendance à la contraction au cours de la période entière.N CS Les titres Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 Montréal.Ses produits sont répartis sont les suivants: par la "LASALLE COKE CO" qui fournit tous les marchands de charbon.Situation des cokes de Coke pour chauffage domestique $8.25 la tonne; Coke menu pour chauffage central, etc.$5.75 la tonne.charbons au Canada, exercice 1934 PRODUCTION.—Au cours de l’année 1934 toutes les provinces du Canada, sauf celle de l’Ile du Prince Edouard, fabriquaient du coke de charbon.Le coke de pétrole n'est fabriqué que dans les provinces de la Nouvelle-Ecosse, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, et d’Alberta.La production a enregistré une augmentation de 30% au cours de l’année 1934, par rapport à l’exercice précédent.La "DOMINION STEEL & COAL CO”, de Sydney (Nouvelle-Ecosse) a mis en exploitation une nouvelle usine, qui lui a permis de subvenir à tous les besoins des provinces de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick.Dans la province de Québec, la "MONTREAL COKE AND MANUFACTURING CO" s’est, comme à l’ordinaire, approvisionnée dans la proportion d’environ 35% aux mines de charbon de la Nouvelle-Ecosse, pour le fonctionnement de ses fours à coke: la différence est constituée par du charbon anglais.Dans l’Ontario les fours à coke de Hamilton et de Sault Ste-Marie, augmentent constamment leur production.Au Manitoba, la "WINNIPEG ELECTRO CO" qui, jusque là s’approvisionnait de charbon aux Etats-Unis, emploie maintenant du charbon canadien dans la proportion de 100% et se trouve en mesure de faire face aux besoins habituels.La production canadienne de coke se développe régulièrement et pourra bientôt pourvoir entièrement aux besoins de la consommation indigène.Le commerce du charbon et du coke dans les provinces maritimes et dans la province de Québec est presque entièrement contrôlé par un puissant trust qui s’approvisionne en Angleterre; il est composé des sociétés suivantes: BRITISH COAL CORPORATION, Montréal, qui effectue les importations.“ST.LAWRENCE STEVEDORING CO LTD”, Montréal, qui opère le déchargement et la répartition.Les prix de gros au 31 août 1935 Statistiques d’Importation et d’Exportation des Cokes au Canada 1934 1933 Quantités en tonnes Valeurs en dollars Valeurs en dollars Quantités en tonnes Provenances Coke d'une catégorie non produite au Canada, ou qui, vu les frais de transport n'est pas commercialement disponible dans tout le Canada s’il est importé par des fabricants pour être exclusivement employé dans des fourneaux pour la fabrication du carbure de calcium ou pour opérations métallurgiques dans leurs propres usines.Royaume-Uni Etats-Unis Total importé Coke, n.a.e.Royaume-Uni Etats-Unis Autres pays Total importé EXPORTATIONS Coke, n.a.e.Etats-Unis Italie Total exporté 1.399 110.289 111.688 4.862 695.8415 700.707 408.883 408.883 77.122 77.122 61.717 2.259.785 19.668 492.239 31.871 665.679 134.365 3.552.726 1.345 3.688.436 478 114 314 2.321.981 512.021 697.864 21.143 274390 4.677 280193 Statistiques relatives au Coke 1934.467.860 16.792 488.074 33.249 1.181 34.924 309 21.574 Charbon bitumeux ser- Ç Canadien, en tonnes vant à la fabrication du j Importé, en tonnes coke.( 854.324 2.281.681 Total 3.136.005 2.266.757 Coke fabriqué (en tonnes) Dans les usines à gaz (en tonnes) Dans les fonderies Employés 232.563 475.416 Disposition de la production r Pour chauffage domestique 1.184.977 ' Pour autres usages 291.842 Vendus l Total Etat comparatif de ta Production, de l’Importation et de l’Exportation du Coke 2.184.798 1933 1934 2.266.757 930.221 7.376 3.189.602 Production (en tonnes) Importation (en tonnes) Moins exportations Apparente consommation 1.77ZT64 644.075 5.199 2.411.040 PRODUCTION.— Etat comparatif 1927 à 1934.2.026 2.314 2.678 2.386 1927 (milliers de tonnes) 1928 (milliers de tonnes) 1929 (milliers de tonnes) 1930 (milliers de tonnes) 1931 (milliers de tonnes) 1932 (milliers de tonnes) 1933 (milliers de tonnes) 1934 (milliers de tonnes) L arrêt des industries employant le coke explique la baisse de la production.1.833 E638 1.772 2.267 Le coke est en majeure partie produit par la "MONTREAL COKE & MANUFACTURING CO", à 11 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA martiales honoris causa que l’Université sur la recommandation de la Commission des études de l’Ecole leur avait octroyés.Citons le discours de l'Honorable Athanase David à cette occasion : “Nos pessimistes avaient donc tort de décrier notre peuple.Les Canadiens-français, héritiers du sang et de l’esprit français, ne sont victimes d’aucune tare intellectuelle ou morale.Tout autant que leurs compatriotes d’origine anglo-saxonne, ils sont doués pour la conquête du succès dans la vie économique canadienne.Ce qui leur faisait défaut, c’était uniquement l’avantage de la préparation spécialisée.Nous pouvons maintenant entrevoir le jour où la jeune génération sera suffisamment équipée pour gravir la pente abrupte de notre autonomie économique.’’ La deuxième et dernière journée des fêtes comportait au programme : la visite officielle de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales et de son musée, du journal “La Presse”, de l’Exposition artistique des Produits français, du port de Montréal, le déjeuner de la Chambre de Commerce Française au Canada et se clôturait le soir par un grand banquet qui comptait plusieurs centaines de convives.Des discours y furent prononcés par M.Armand Viau, président des anciens des H.E.C.de Montréal, par M.Henri Laureys, directeur de l’Ecole, par M.Emile Boespflug, président de la délégation française qui exprima le souvenir reconnaissant des délégués, fit l’historique des H.E.C.de France, pour souligner enfin les leçons qui se dégagent de notre histoire, si intimement mêlée à celle de la colonisation française en Amérique.M.Athanase David termina la série des discours, et rappela la fidélité des Canadiens-français aux traditions et aux idéals de France, comme la nécessité où ils sont aujourd’hui d’accorder à la préparation de leur avenir économique toute l’attention et la ténacité dont ils ont fait preuve jusqu ici dans la conservation de leur langue, de leur foi, de leurs lois et de leurs coutumes françaises.Il nous faut absolument, conclut M.David, organiser notre vie en vue d’assurer notre survivance, et ce devoir implique d’abord la progression de notre indépendance économique.Que la France industrielle et financière, qui n’a jamais gêné la France intellectuelle et littéraire, d'exemple, dans l'accomplissement de cette tâche urgente.Etudes est parvenue à doter le pays d’un cadre de licenciés en sciences commerciales dont le moins que l’on puisse dire est que, par le bilinguisme et la connaissance approfondie qu’ils ont acquise des méthodes économiques françaises, ils seront nécessairement appelés à jouer, dès la reprise des affaires, un rôle de tout premier rang.” La journée du 25 fut bien remplie.Elle débuta par une messe d’actions de grâces, le matin à Notre-Dame, à laquelle on remarquait la présence de S.G.Mgr Gauthier, archevêque de Montréal et chancelier de l'Université.Le sermon fut prononcé par M.Olivier Maurault, recteur de l'Université de Montréal, qui rappela les innombrables souvenirs français qui s’attachent à l’église et à la paroisse de Notre-Dame, et souligna enfin l’ambition des Français d’Amérique de créer “sur notre coin de terre un vrai climat spirituel, un intense et brillant foyer de culture française et catholique, avec tous les appuis, toutes les indépendances matérielles qu’un tel avenir suppose.” Au consulat de France, M.René Turck salua les délégués à titre de chargé d'Affaires de la légation de France à Ottawa et en son nom personnel.Il était entouré de MM.Henri de Clerval, attaché commercial de France, Henri Bougearel, consul de France, Arthur Terroux, président du conseil d’administration de l'Ecole des Hautes Etudes, ainsi que du directeur de cette Ecole, M.Henry Laureys.XXVe anniversaire de fondation de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.L’Association des Anciens de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal avait invité les anciens de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de France à venir célébrer le 25e Anniversaire de la Fondation de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.La délégation de France, ayant à sa tête M.Emile Boespflug est arrivée à Montréal le 24 septembre et elle a participé pendant quelques jours aux manifestations qui ont marqué la célébration de cet anniversaire.Pour en indiquer l’esprit, citons un des journaux de Montréal: “Saluons les anciens élèves de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris.Leur présence à Montréal confère aux fêtes du vingt-cinquième anniversaire de la fondation de notre Ecole des Hautes Etudes Commerciales le caractère que nous leur souhaitions : ce sont des fêtes françaises.Que les H.E.C.de Paris soient ici comme chez eux.Notre ville est heureuse de les recevoir.Nous ne pourrions trouver interprète plus éloquent des sentiments de notre petit peuple à l’égard des H.E.C.de Paris que le directeur de l'Ecole des H.E.C.de Montréal, M.Henry Laureys.La France, a-t-il écrit, à laquelle nous devons tant, surtout au point de vue intellectuel, nous apporte donc, une fois de plus, le précieux réconfort de son affection et l'encouragement qu’elle accorde toujours à ceux qui, au dehors de ses frontières, ont pour mission de propager sa culture.L’enseignement donné à notre école, français par ses méthodes et français par la langue dans laquelle il s’exprime, n'en sera que plus cher au coeur de tous les Canadiens.Ceux qu'il a formés, tout particulièrement, s’en réjouiront, j’en ai la conviction.L’Ecole des Hautes Etudes Commerciales est digne de notre admiration.M.Raymond Brugère, ministre de France au Canada, a défini son oeuvre en ces termes : Dans le court espace de vingt-cinq ans, l’Ecole des Hautes Il y eut ensuite visite à l'Hôtel de Ville, à la Banque Canadienne Nationale et déjeuner au Cercle Universitaire, offert par M.A.David, secrétaire de la province de Québec.De très brefs discours furent prononcés, à l’issue du repas par l'hon.Athanase David, qui rappela tout ce que nous avons encore à apprendre de la France, M.Henry Laureys, qui souligna l’importance des fêtes et leur signification, et M.Emile Boespflug, qui remercia le ministre et l'Ecole de leur cordial accueil.! Il y eut ensuite dans la salle des fêtes de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, avenue Viger, une séance académique au cours de laquelle le recteur de l'Université remit à MM.Athanase David, Edouard Montpe-tit (in absencia) , Raymond Couturat (in absencia), et Emile Boespflug les diplômes de docteurs ès sciences com- nous serve CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 12 Chargements de ivagons.Les changements de wagons pour la semaine terminée le 21 septembre s’établissent à 56,018 unités, accusant ainsi des accroissements respectifs de 1,665 et 4,408 sur la semaine précédente et la semaine correspondante de 1934.Le total pour le secteur Ouest est passé de 20,571 à 24,599.Les chargements de céréales ont augmenté de 4,654 wagons et ceux de bétail de 181; bois 109 et divers 316.Les chargements du secteur Est ont atteint 31,419 au lieu de 31,039 la semaine correspondante de 1934.Les chargements de céréales ont augmenté de 259 wagons et ceux de coke de 250; bois, 253; divers, 764; alors que ceux de charbon et de marchandises ont diminué de 944 et 200.I EN QUELQUES LIGNES j ?Nos visiteurs.Exportations et importations d'instruments aratoires.De $ 187,870 qu’elles étaient en août 1934, nos exportations d’instruments aratoires et de machines agricoles sont passées à $507,452 en août 1935.Les Etats-Unis, notre principal débouché, y sont pour $236,812.Les principaux postes ont été les suivants : moissonneuses et batteuses, $58.283; $28,211; herses, $ 1 8,828: charrues et pièces détachées, $88,376.Les importations au cours du même mois ont atteint $740,208 contre $379,241 le mois correspondant de 1934.Les Etats-Unis ont été notre principal fournisseur avec $703,898.Principaux postes : tracteurs d’une valeur maximum de $1,400, 257 unités et $209,208, le tout en provenance des Etats-Unis; pièces détachées pour tracteurs, $191,631; pièces détachées pour tous autres instruments aratoires, $133,013.Lors de la venue à Montréal des Vétérans Français, en août, nous avons eu le plaisir de recevoir la visite à notre Chambre de Commerce des Délégués suivants : M.Jean Bérard, président de la délégation; M.Charles Toussaint, administrateur de la délégation; M.Albert Picard, rédacteur en chef du Petit Havre et du Journal du Havre; M.Maurice Midol, directeur du Gâtinais, de Montargis, membre de la Commission Exécutive de la Fédération Nationale des Journaux Français; moissonneuses et lieuses.Perceptions douanières.Les perceptions douanières en août ont été de $6,934,174 comparativement à $6,693,004 pour le mois correspondant de 1934.Exportations mondiales de blé.M.Lebon, rédacteur en chef du Courrier de la Lorraine; M.D.Lacoudre, rédacteur en chef du Havre Eclair; M.Kreps, directeur de la Société d’Expansion Thérapeutique; M.Charles Buttel ; M.C.H.Prudent, administrateur délégué de la Société Linvosges; M.Pierre Marchai, directeur général Le Chauffage Intégral.Les exportations mondiales de blé se sont élevées à 9,781,000 boisseaux la semaine terminée le 23 septembre, vis-à-vis de 9,398,000 boisseaux la semaine précédente et 9,440,000 boisseaux la semaine correspondante de 1934.Les exportations nord-américaines et australiennes ont augmenté de 936.000 et 827.000, alors l'on constate une diminution Importations de bois d’oeuvre.De $ 1 86,743 qu’elles étaient en août 1934, nos importations du bois d’oeuvre sont passées à $227,263 le mois correspondant de l’année en cours.Le chêne y est pour 1,373,000 pieds, ayant une valeur de $65,547.Exportations et importations d’amiante que pour l’Argentine de 878,000 par rapport à la semaine précédente.Le grand total des premières huit semaines de la campagne en cours se monte à 64 millions de boisseaux lieu de 84 millions la période pondante de la campagne précédente.Dans cette comparaison on constate une légère diminution pour l’Australie.Les expéditions nord-américaines sont passées de 33 millions de boisseaux à 20 millions.Au déjeuner de notre Chambre de Commerce du 26 septembre, nous avions comme invités : M.Emile Boespflug, président de la Délégation des H.E.C.de France, de Paris: M.Paul Baumann, de Bruxelles et M.Jean Foraut, de St Maur, délégués des H.E.C.de France.au Les exportations d’amiante s’établissent en août à $594,000 au lieu de $375,000 le mois correspondant de 1934.Les achats exécutés par les Etats-Unis sont passés de $248,000 à $442,000.Ils comprennent 5,886 tonnes d’amiante valant $282,626 et 9,979 tonnes de poussier et de déchets valant $159,319.Le reste se répartit entre le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon, la France, l’Espagne, l'Australie et la Belgique.Les importations de garnitures de freins, en provenance notamment des Etats-Unis, ont atteint $19,517: garnitures d'amiante, $3,343, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de France et d’Allemagne; autres ouvrages en amiante, $36,120 provenant des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, d’Allemagne et d'Australie.corres- Importations et exportations de chaussures en cuir.La moyenne hebdomadaire premières huit semaines de la pagne 1935-36 ressort à 8.0 millions de boisseaux contre 10.5 et 10.2 millions les périodes correspondantes de 1934-35 et 1933-34.des Le Canada a exporté 9,888 paires de chaussures en cuir au cours du mois d'août, pour une valeur de $24,328 au lieu de 5,400 paires et $20,631 le mois correspondant de 1934.Nos principaux clients ont été la Nouvelle-Zélande, la Jamaïque, le Royaume-Uni et Terre-Neuve.Les importations sont passées de $78,493 à $81,985, dont $44,440 et $32,081 respectivement en provenance des Etats-Unis et du Royaume-Uni.cam- Permis de bâtir.La valeur des permis de bâtir émis au cours du mois d’août porte sur $4,293,058 vis-à-vis de $4,266,224 le mois précédent et $3,764,425 le mois correspondant de 1934. 13 CHAMBRE UE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 : Distinctions honorifiques Canada et MM.Paul Baumann, H.E.C.de France, Emile Boespflug, Président de la Délégation des H.E.C.de France, Jacques Bordeaux, Enseigne de Vais-Claude A.Bourgeois, G.Boussion, Déjeuners-causeries Bien que notre intention fut de suspendre nos déjeuners-causeries pendant les mois d'été, nous ne pouvions manquer de nous réunir pour entendre M.Edgar Aubert de La Rue, lors de son passage à Montréal, le 15 août dernier.Ingénieur géologue, docteur cs-sciences, chargé de mission par le Muséum d'histoire naturelle, Le Ministère des Colonies et le Musée du Tro-cadéro, M.Edgar Aubert de La Rue fit une causerie pleine d’intérêt sur les Iles des Nouvelles Hébrides.Après avoir traité son sujet du point de vue commercial, production indigène, importations et exportations, intérêts financiers français dans Iles, le conférencier nous donna quelques détails sur la vie, les moeurs et coutumes des cannibales des Nouvelles Hébrides et présenta aux convi-série de photos prises par lui Nous avons appris récemment la promotion de notre Attaché Commercial, Monsieur Henri de Clerval, au grade de Commandeur de l'Etoile Noire.Au moment de mettre sous presse, la nouvelle nous parvient de Paris que le prix Clémente! 1935 vient de lui être attribué.Nous rappelons à nos membres que le prix Clémentel est décerné chaque année à la personne qui a déployé la plus grande activité pour l’expansion économique de la France.Notre Chambre de Commerce est heureuse de ces nouvelles distinctions conférées à notre Attaché Commercial dont les qualités, le dévouement et la très amicale collaboration sont connues et appréciées de tous nos membres.seau, G.Brassait, Maurice Castète, Enseigne de Vaisseau, E.Chamberland, M.Char-lois secrétaire général de l’Attaché Commercial de France, Pierre Charton, J.Chauvin, Pierre Claviet, Enseigne de Vaisseau, P.M.D’Allemagne, A.Décary, F.Ducros, G.Durand, R.Faivre, J.Forant, R.Forant, H.E.C.de France, V.Garcia, A.A.Gardiner, Pierre Goybet, Commandant de Frégate, A.Hadamar, Zeph.Hébert, G.H.Hoyle, R.Hurel, J.P.Kempf, Me Paul Lacoste, J.M.Lafon, Henri Laureys, H.Lefèvre, Me H.Mac-kay, L.Masson, B.de Massy, A.Monette, J.Nolin, G.Parizeau, M.Parizeau, G.Pétolas, A.Pony, P.Rioux, G.Vallet, F.Vézina, G.Vinarit.ces Le prochain déjeuner de notre Chambre aura lieu le jeudi 10 octobre et le conférencier sera M.Henri Lau-reys, Directeur de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.Nous rappelons à tous nos membres, actifs et adhérents, qu’ils sont cordialement invités à assister à ces déjeuners qui ont lieu à 12 heures 30, au Club Mount Stephen, 1440, rue Drummond à Montréal.ves une au cours de ses voyages.Le 12 septembre 1935, notre Chambre de Commerce recevait avec le plus grand plaisir le Capitaine de frégate Pierre GOYBET, Commandant de la “Ville d’Ys” et plusieurs officiers de cet aviso.Canada 1935 Nous avons reçu de Monsieur R.H.Coats, statisticien du Dominion, pour nos membres, des livrets intitulés: "CANADA 1935, Manuel Officiel des conditions présentes et des progrès récents.” Nous remercions M.Coats de son amabilité et nos membres trouveront à notre secrétariat l’exemplaire qui leur est destiné.Le Commandant GOYBET fit une causerie très intéressante sur la pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve.Il révéla à son auditoire des faits du plus haut intérêt tant pour les Canadiens que pour les St.Pierrais sur l'avenir de cette industrie qui risque de disparaître si des mesures énergiques ne sont pas prises pour laisser aux “Terre-Neuvas" cette source intéressante de revenus.Enfin, le 26 septembre, nous l'honneur de recevoir le Pré- Commission du tarif La Commission du Tarif tiendra audience publique, dans ses bureaux de l’immeuble National Research, à Ottawa, jeudi, le 26 septembre 1935, à dix heures trente de l’avant-midi, alors qu’elle entendra les appels ci-après énumérés, sous l’autorité de la partie II de la Loi de la Commission du Tarif : APPEL No 49.— Interjeté par “The Utica Company", de Montréal, qui se plaint d'une décision du département du Revenu National classant l’acier laminé à froid, trempé et estampé avant l’importation, sous l’article 446a du tarif: la même compagnie se plaint également de la décision du département du Revenu National qui refuse à ce produit les avantages du drawback à 1 article 1005 du tarif.APPEL No 50.— Interjeté par Frost 8 Macdonald, de Dundas, qui demandent à la Commission du Tarif une reclassification tarifaire des formes à finir les gants.avions sident de la délégation des Hautes Etudes Commerciales de Paris M.Emile Boespflug ainsi que plusieurs autres membres de cette délégation.Au cours de sa causerie, M.Boespflug parla de la crise, d'une manière originale et pleine d'intérêt.Il montra en particulier l’équilibre qui doit nécessairement exister dans un pays agricole comme la France entre l’agriculture et l’industrie et traita des différents aspects de la crise économique actuelle en France.Nécrologie Nous avons le regret d’apprendre le décès de Monsieur Valé-rien Perrin, survenu le 27 septembre à Grenoble, dans sa 84e année, après quelques mois de maladie.Monsieur Perrin était président de la Société Anonyme du Gant Perrin, ainsi que de toutes ses filiales dont le Perrin Glove Co.(Canada) de Montréal.Nous présentons à sa famille et à ses collaborateurs nos plus sincères condoléances.M Parmi les personnes qui assistèrent à ces déjeuners, nous pouvons citer : MM.René Turck, Consul Général de France; Henri de Clerval, Attaché Commercial de France, H.Bougearel, Consul de France, L.Besnard, Président de la Chambre de Commerce Française au CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 14 V c A OLhXL^AJjOUUie t A 111, knee M.Raymond Brugère, Ministre de France et par M.Lucien Besnard , Président de la Chambre de Commerce Française au Canada.Hill iam m# % i M m LORD BESSBOROUGH # il i m Æ M 1 i Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Je vous exprime tous mes remerciements pour vos aimables paroles de bienvenue.Lady Bcssborough et moi y sommes fort sensibles.Il m’est particulièrement agréable d'inaugurer aujourd'hui l’exposition artistique de produits français de Montréal.Chaque année, pendant mon séjour au Canada comme Gouverneur Général, Lady Bessborough et moi-même avons eu le plaisir de passer une partie de Citadelle de Québec.Chaque année, nous avons fait une connaissance plus intime de cette grande province, de son passé et de ses problèmes actuels.Chaque année — et celle-ci, je le dis avec infiniment de regret, est la dernière — nous a laissé un plus grand nombre d'heureux souvenirs et de profondes impressions.De toutes ces impressions, l’une de celles qui m’ont le plus frappé découle du fait que l’influence de la culture française sur celle de cette province n’a pas diminué, par rapport à ce qu elle était dans le passé.La France, mère des arts, dota sa fille d'outre-mer de certains caractères bien à elle: ils n’ont jamais été perdus malgré les siècles qui séparent de l’époque où le Roi Soleil témoignait tant d’intérêt à la renommée de ses possessions de la Nouvelle-France.Sans doute, le fait de vivre dans le nouveau continent, les contingences politiques, et l'influence d’autres modes de civilisation peuvent avoir modifié superficiellement ces caractères, mais ceux-ci, dans ce qu’ils ont d’essentiel, sont restés les mêmes et tous ceux qui connaissent le Québec peuvent en témoigner.Amour de la beauté, fierté de l’artisan pour l'oeuvre qu’il crée de ses mains, sens du pratique dans l’application à la vie courante de la technique artistique et industrielle — tels sont certains des traits de l’héritage reçu de France et que la province de Québec a toujours conservés.Dès lors, tout message que les artistes et artisans de la France moderne nous adressent ne peut manquer d’être entendu avec sympathie et compréhension.L’exposition, que j'ai le très grand plaisir de déclarer ouverte cet après-midi, apporte un message de cette sorte; il sera, je n’en doute pas, entendu et hautement apprécié.Peut-être est-il permis d’espérer que ceux à qui nous le devons rapporteront en retour, de ce pays-ci, d’utiles enseignements et d agréables observations; celles-ci attesteront que la semence de la cul- : Êmk.: % iül i i i i « : I WM l’été à la / i ii \ \ \ iV I V nous INAUGURATION EST le 4 septembre 1935 qu'eut lieu l’inauguration officielle de notre exposition par Son Excellence le Comte de Bessborough, Gouverneur général du Canada, qu accompagnait Son Excellence la Comtesse de Bessborough.Son Excellence M.Raymond Brugère, Ministre de France à Ottawa, l’Hon.G.H.Caban, secrétaire d’Etat du Gouvernement fédéral et M.A.Raynault, représentant le Maire de Montréal assistaient à cette cérémonie.Notre Exposition était placée sous le haut patronage de Son Excellence M.Raymond Brugère, Ministre de France, l'Hon.G.H.Caban, Secrétaire d’Etat, l’Hon.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, Son Honneur Camillien Houde, maire de Montréal.Le tout Montréal assistait à cette inauguration, les journaux locaux consacrèrent des pages entières à cette manifestation et nous reproduisons ci-dessous les discours prononcés à cette occasion par Son Excellence Lord Bessborough, Gouverneur général du Canada, par Son Excel- 15 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA par rapport à l’avant-guerre, dans des proportions justifiant les plus belles espérances.Comme celles-ci ont été dissipées! La situation actuelle de notre commerce d exportation avec le Canada ressort des deux chiffres suivants: 1930—vingt et un millions de dollars-or, 1934—six millions de dollars dévalués.Perte: 80 pour 100.Une telle constatation aurait quelque chose de catastrophique si la principale cause n en était due au déséquilibre passager des prix et si également des efforts, déjà nés partiellement à réalisation, n étaient faits de part et d’autre pour améliorer la situation.Je ne vous apprendrai disant que le lourd handicap dont se trouve grevé, en direction du Canada, notre commerce d exportation provient du souci que nous avons de ne pas causer, par nouvelle dévaluation monétaire, un accroissement de désordre dans le chaos économique dont le monde semble vouloir sortir.Nous avons fait nous-mêmes, il y a une dizaine d'années, sans la vouloir, sans la rechercher, l’expérience de ces prospérités passagères que rapporte à 1 économie nationale, au détriment des autres, une amputation monétaire.Notre goût cartésien de l’ordre nous incite, en plus de considérations de moralité intérieures, à ne rien faire, sans y être contraints et forcés, qui puisse engager à nouveau les gouvernements et les pays dans une course ininterrompue de dévaluations successives.Un tel point de vue ne peut que rencontrer la sympathie de tous et accroître à nouveau le prestige de la France si riche déjà en services rendus à la cause de la stabilité et du bien-être international.Il n’en reste pas moins le fait brutal que les prix français sont trop élevés par rapport aux prix mondiaux.Par la politique intérieure que vous connaissez et avec le courage qui le désigne à notre reconnaissance, M.Laval, président du Conseil, s’attaque en ce moment à réduire cet écart.Qui n’est intéressé à ce que réussisse cette politique de stabilité internationale dont, dans un éditorial récent, le New York Herald disait qu’elle constitue peut-être, dans ces temps d’épreuves, la plus solide assise offerte au monde pour sortir de la crise actuelle”.Le succès sera d’autant mieux assuré que des pays comme le vôtre se préoccuperont d’un accroissement d'importations françaises.En face des chiffres cités il y a un instant, il est de ce point de vue intéressant de noter que vos exportations canadiennes vers la France, inférieures en 1930 de près de moitié au total de vos importations de France, maintenant les avoir dépassées de près du double.Est-il d’autre part indiscret de rappeler, comme M.Bennett le faisait dans son discours du 12 juin dernier, que la France achète au Canada 90 pour cent de ses importations de blé?Qui ne voit donc que tout fléchissement de notre pouvoir d’achat, corollaire fatal d'un déséqulibre prolongé de la balance commerciale, est appelé à exercer des conséquences fâcheuses sur les ventes du Dominion en France.Ce point de vue n’a pas échappé à vos pouvoirs publics et je me plais à reconnaître, en présence de l’honorable M.Caban, qui a personnellement contribué à ce résultat, que le gouvernement canadien s’est préoccupé de donner depuis un an.spécialement pour ce qui concerne les vins, les livres brochés, les cognacs et les liqueurs, une preuve non négligeable de sa bienveillante compréhension.Mais je manquerais de sincérité à votre égard, si je ne déclarais que dans cette voie il reste encore à faire.Sur le terrain commercial et en cette période d'économie dite dirigée, les Gouvernements ont certainement un > LLajriçoiyâe me- rien en turc française n’est certainement pas tombée au Canada sur une terre infertile.une î S.E.M.RAYMOND BRUGERE Monsieur le Gouverneur général, L'intérêt que mon gouvernement porte à cette exposition artistique de produits français se trouve singulièrement secondé par le fait que Votre Excellence ait bien voulu accepter de l'inaugurer.Certes, ce n’est pas d'aujourd'hui — nombreux sont les Français en mesure de l'attester — que Votre Excellence donne à mon pays des témoignages publics de sa constante sympathie.L’attention particulière, qu'à la veille de son départ, Votre Excellence, par sa présence ici, marque au commerce et à l’art français, n’en restera pas moins dans le reconnaissant souvenir de mes compatriotes de Montréal un des faits d'amitié les plus flatteurs à leur amour-propre.Ils s’en réjouiraient librement s’il ne planait sur cette réunion une atmosphère de séparation et d’adieu pénible au respectueux attachement que les uns et les autres nous avons voué à votre personne et à celle de la comtesse Bessborough.Mesdames, Messieurs, il est des discours qui.prononcés en certaines circonstances, sur un certain ton et par certaines personnalités engendrent des actes.Il y a un an le 31 août 1934, recevant les délégués de la mission Jacques Cartier, Son Honneur M.Houde, s’exprimait en ces termes: Vous êtes à Montréal, métropole du Canada, où les questions matérielles jouent un grand rôle, et je vous dis: commerçants et industriels français, nous avons besoin de votre commerce et de vos industries qui peuvent s’allier aux nôtres”.Cet appel a été entendu.L’exposition qui s’ouvre aujourd’hui en est une première réponse.Sa réalisation rendue possible par la généreuse collaboration et la somptueuse hospitalité de MM.Morgan, auxquels je tiens à exprimer à mon tour notre plus vive gratitude, est l'oeuvre de la Chambre de Commerce Française au Canada et plus particulièrement celle de son président-, M.Besnard: je lui en adresse mes félicitations et mes remerciements.On ne peut, dans la foi constructive du succès, apporter plus de dévouement, de goût et de ténacité.Hélas! si une exposition comme celle-ci témoigne d'un désir confiant de conjugaison d'efforts, on ne saurait dire qu’elle est la consécration d’un satisfaisant et prospère mouvement d’affaires entre nos deux pays.Pourtant de 1918 à 1930 les ventes françaises au Canada avaient augmenté, se trouvent CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 16 scnce de Son Excellence la comtesse de Bcssborough et nous prions Son Excellence de vouloir bien agréer nos plus respectueux hommages.Qu'il me soit permis d’exprimer ici ma profonde reconnaissance à S.E.M.Raymond Brugère qui nous a si utilement guidés de ses précieux conseils et a largement contribué ainsi au succès de cette Exposition.Comment pourrais-je passer sous silence la joie que nous éprouvons, nous Français, a constater la grande sympathie qui nous est témoignée constamment par les plus hautes personnalités et les pouvoirs publics du Canada.En 1933, l'Honorable M.Caban, secrétaire d'Etat, que je suis heureux de saluer ici, négociait et signait l’accord commercial franco-canadien.L’an dernier, Son Honneur Camil-lien Houde, maire de Montréal, lançait un vibrant appel aux industriels, commerçants et financiers français, au cours d'une allocution mémorable dans laquelle il proclamait: "Nous avons besoin de vous".Enfin, tout récemment encore, l'Honorable M.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec, créait un ministère du Commerce et de l'Industrie et plaçait à sa tête un grand ami de la France, l'Honorable M.Bouchard.Fière de \ tels appuis, notre Chambre de Commerce se doit de jouer le rôle pour lequel elle a été créée et vous êtes témoins aujourd’hui de l’une de ses manifestations.La Chambre de Commerce Française, convaincue que le monde ne pourra sortir de la crise actuelle que par une entente plus intime et une plus grande coopération entre les peuples, a jugé que l’heure était venue de rappeler aux Canadiens ce qu'ils peuvent trouver chez nous, c’est-à-dire tous les produits finis, d’art et de qualité et leur rappeler qu’en augmentant ainsi les achats de produits français, ils augmentent le pouvoir d’achat de la France en produits canadiens, si estimés chez nous, qui consistent principalement en produits du sol et du sous-sol; et l’entente est d’autant plus facile que nos produits, pour la plupart, ne se font pas concurrence.L’exposition que nous vous présentons aujourd’hui n'a d’autre but que de vous rappeler la qualité de nos produits français.Les Gobelins, Sèvres, La Monnaie, La Bibliothèque Nationale, nous ont envoyé des objets dignes de leur réputation.Je crois pouvoir déclarer que c’est la première fois, dans toute l’Amérique du Nord, que toutes les manufactures Nationales françaises sont représentées dans la même exposition et je prie Son Excellence, Monsieur le Ministre de France, de vouloir bien transmettre à M.le Président de la République Française et à M.le Président du Conseil, rôle important à remplir.Ils ne peuvent pourtant tout faire.Le rétablissement, ne serait-ce que relatif, de la balance commerciale franco-canadienne dépend surtout du désir que les importateurs canadiens peuvent avoir d'orienter davantage leurs achats vers la France.Si les prix les poussent passagèrement vers d’autres marchés, il reste quand même, à l’égard des produits français, des caractéristiques de goût et de qualité qui devraient, la sympathie aidant, leur assurer une certaine prédominance par rapport à d'autres.Le but de cette exposition est de faire ressortir cette double caractéristique et je souhaiterais que du point de vue qui vient d'être rapidement exposé, la manifestation d’aujourd'hui remportât un plein succès.Madame, après ces quelques paroles d'une austérité très officielle, il me reste une mission fort agréable et presque privée à remplir auprès de Votre Excellence.La Chambre de Commerce Française, dont je suis le président d’honneur, m'a demandé de vous remettre en souvenir de son exposition ce surtout de table en cristal de baccarat.Elle serait heureuse que vous l'acceptiez comme un hommage de reconnaissance de tous vos compatriotes français du Canada.Pendant près de cinq ans vous avez été en ce pays, aux côtés du gouverneur général, la RS! grâce rayonnante de notre commune patrie.Nous en avons tous éprouvé, au plus profond de nous-mêmes, la plus grande et la plus légitime fierté.Si par discrétion ce sentiment n’a cessé de se taire, vous nous pardonnerez de chercher au moment de votre départ à lui donner, par ce geste, une muette mais combien admirative expression.: : \ t Di 111$ 1 a w 0^ / 91 A 3 h\& a ?#L ¦ sit i M.LUCIEN BESNARD Excellences, Monsieur le Ministre de France, Monsieur le Secrétaire d'Etat, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, La Chambre de Commerce française au Canada est fière de vous accueillir au siège de l’Exposition artistique de produits français et, en son nom, je vous prie d’agréer l'expression de ses sentiments de très vive gratitude.Je ne saurais vous dire, Excellence, combien nous sommes touchés de l’intérêt que vous voulez bien nous témoigner en inaugurant notre Exposition, ce sera, sans doute, l’un de vos derniers gestes avant votre départ du Canada; je suis sûr que Français et Canadiens ne l’oublieront jamais.Nous sommes particulièrement sensibles à la pré- 17 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA paraître prouvant ainsi I intérêt qu'ils attachent à notre manifestation.Puisse cette Exposition donner des résultats pratiques pour le plus grand bien du Canada et de la France.C est le voeu le plus cher de la Chambre de Commerce Française au Canada.yn Il ?in p-p igeij Tl n » \m « a mS A l’issue de cette cérémonie, sur la délicate initiative de notre Ministre de France, Son Excellence M.Raymond Brugère, une oeuvre très artistique, un coq gaulois exécuté par Baccarat, fut offerte à Son Excellence la Comtesse de Bessborough par les membres de la Chambre de Commerce Française au Canada.Puis les personnes présentes procédèrent à la visite de l’Exposition et contemplèrent d’abord les quatre tapisseries des Gobelins: Les Nymphes de la Seine, d’après Serrières, Syrinx Pan et le fleuve Nadon, d’après Boucher, Arion sauvé par un dauphin, d’après Boucher, L’Amérique du Sud, d’après Pinchon.et six panneaux des Gobelins: D’après une tapisserie XVème siècle, Simon Vouet XVIIIème siècle, Lesueur XVIIIème siècle, St.Ange XIXème siècle, Cezanne fin du XIXème siècle, “ Mignonney XXème siècle.Puis cent trente et une pièces choisies parmi les plus décoratives des manufactures de Sèvres.it* Les grands magasins Henry Morgan & Co.Ltd Siège de l’Exposition l’expression de notre sincère reconnaissance pour leur splendide coopération.Après avoir admiré les produits de nos manufactures nationales, vous descendrez quelques marches, et vous vous trouverez dans une petite France: Paris, Lyon, Bordeaux, Roubaix, Reims, Marseille, la Normandie, la Bourgogne, l’Est, toute la France est là; que ce soit sur le boulevard du papier, interprète du cerveau de la France, que ce soit dans l’avenue des parfums, dans les rues du métal, de la céramique, de la verrerie ou du vin de France, ou encore sur le boulevard du textile, vous y trouverez les meilleurs produits des premières maisons de France.Le monde entier tourne les yeux vers elles sachant bien que c’est de leurs ateliers que sortiront les créations qui vous dicteront, Mesdames, comment vous vêtir, vous parfumer ou décorer votre foyer.Ces produits représentent le travail et les efforts de générations, car en France la machine n’a pas tué l’artisanat et l’industriel français ne sacrifiera jamais la qualité à la quantité.Mais tous ces articles ne peuvent et ne doivent être qu’une monnaie d’échange puisque nous avons besoin de vos produits à tel point que le montant de nos achats au Canada est très supérieur à celui des achats du Canada à la France.Qu'il me soit donc permis de répéter les paroles prononcées par le duc d’York à l'inauguration de la Foire internationale de Birmingham: "Buy from us to enable us to buy from you”.J’ose espérer que le Canada, qui sera représenté officiellement pour la première fois en 1936 à la Foire de Lyon, décidera de participer deux mois plus tard, à notre Foire de Paris qui groupait cette année 8,000 exposants représentant trente-cinq nations.Je manquerais à tous mes devoirs si je ne mentionnais pas ici ceux qui, dès le début du projet, au moment ou les difficultés s'accumulaient et paraissaient insurmontables, nous ont apporté leur aide et leur encouragement: Son Honneur le Maire Houde, notre Consul Général M.René Turck, M.Henri de Clerval, Attaché Commercial de France, M.Henri Bougearel, Consul de France, M.Aldéric Raymond et M.Albert Gardiner.Je ne serais pas Orléanais si j’ignorais cette devise: ’’Ils furent à la peine, il n’est que juste qu’ils soient à l’honneur”.Que les Directeurs des Grands Magasins Henry Morgan & Co.trouvent ici l’expression de notre plus vive reconnaissance car c'est uniquement grâce à leur aide généreuse et au dévouement absolu de leur splendide organisation, tant au Canada qu’en France, que notre projet a pu se réaliser.Au nom de la Chambre de Commerce française au Canada, je tiens à les en remercier.Enfin, nous remercions la direction du poste CRAC ainsi que les journaux, ainsi que le “Montreal Tourist and Convention Bureau” des nombreux articles qu’ils ont fait ' 255 médailles de l’Administration des Monnaies et Médailles, notamment les médailles commémorant la découverte du Canada par Jacques Cartier, l’occupation du Canada par les Français, la bravoure des Canadiens à Vimy, etc .Les cigarettes et cigares de la Manufacture Nationale des Tabacs qui nous envoya les éléments d'une belle présentation.Quelques jolies gravures et estampes de l'Office National du Tourisme.Les plans de l’Exposition Internationale de 1937 envoyés par le Ministère du Commerce et de l’Industrie.L’envoi de la Bibliothèque Nationale consistant en quelques es- gp tampes et cinq Kg ouvrages de M.Ch.de La Roncière.Les trente et R une peintures et deux sculp- «gj tures du Salon ¦ des Tuileries.H Le salon de ¦ l’enseigne avec ses quarante m I x r < 5« ?Dessin illustrant le catalogue de l’Exposition 18 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 la seconde sur le livre français et la dernière sur tous les produits exportés de France vers le Canada et plus particulièrement les produits pharmaceutiques.Ces causeries furent préparées par M.C.-A.Bourgeois.A notre époque, toute publicité est incomplète sans le cinéma.Grâce à l'amabilité de la Compagnie France-Film, un appel aux Montréalais de visiter l’exposition fut projeté sur l'écran du Cinéma St-Denis, le plus vaste cinéma de Montréal.PBE> y; « VISITES OFFICIELLES » ¦'Æ&â Nous ne pouvons entreprendre l’énumération des noms de tous les personnages officiels qui ont visité notre exposition, mais qu’il nous soit permis de remercier officiellement les délégations suivantes: Le Commandant Goybet, les officiers et les marins de l’aviso "Ville d’Ys’’ le jeudi 12 septembre.Son Honneur Camillien Houde, Maire de Montréal, les Conseillers Municipaux et le Directeur des services municipaux de la Ville de Montréal, le vendredi 20 septembre, accompagnés par notre Consul général, M.René Turck.Au cours de cette visite, le Maire de Montréal, après quelques paroles élogieuses à l’égard de notre Chambre et des remerciements pour la maison Morgan suggéra que devant l’énorme succès de cette exposition, une exposition permanente de produits français soit organisée sous peu à Montréal.A' ¦ Coq en cristal offert à la Comtesse de Bessborough par les membres de notre Chambre de Commerce.enseignes qui retinrent l’attention par leur originalité.Puis ce fut la visite des stands contenant les produits de 194 maisons françaises, tous ces produits étaient groupés par catégories et furent présentés dans les boulevards du papier et du textile, les avenues des parfums et du textile, les rues du métal, de la céramique et de la verrerie, du vin de France et de la santé.La liste des exposants figurait à notre dernier bulletin.A l’issue de cette visite, un vin d’honneur fut servi aux personnalités présentes.La Manécanterie des petits chanteurs à la Croix de Bois ayant à sa tête M.l’Abbé F.Maillet de passage à Montréal le lundi 23 septembre.M.Henri Bougearel, Consul de France les y accompagnait.Les petits chanteurs eurent la délicate attention de se faire entendre dans quelques morceaux de leur répertoire.M.Boespflug, Président de la Délégation des Hautes Etudes Commerciales de France accompagné de Madame Boespflug et de tous les autres délégués des H.E.C.de France, le jeudi 26 septembre, accompagnés de notre Attaché Commercial, M.Henri de Clerval, ainsi que du Directeur et des anciens élèves des H.E.C.de Montréal.La Chambre de Commerce française au Canada tient à exprimer ses remerciements à la clientèle canadienne pour le magnifique accueil qu’elle a réservé à cette exposition puisque pendant les 22 jours de sa présentation au public, plus de 150,000 personnes la visitèrent.PUBLICITE Il est possible d’affirmer que jamais les produits français n’ont joui d’une telle publicité au Canada, qu’il nous suffise de signaler que dans la presse montréalaise seulement, 62,707 lignes parurent, soit l'équivalent de 25 pages entières grand format ou encore de 200 colonnes sous forme de compte-rendus, récits, annonces, etc., relatifs à notre Exposition.Il y a lieu d’ajouter tous les articles parus dans les journaux de Québec, de Toronto et de nombreuses autres villes du Canada et même de France.Nous devons encore signaler que le "Montreal Tourist and Convention Bureau ” voyant l’intérêt que pouvait présenter cette exposition pour attirer les touristes américains à Montréal a fait paraître des articles dans plus de trente des principaux journaux des Etats-Unis.A cette campagne formidable de publicité par la presse s’ajoute notre publicité par T.S.F.Nous avons obtenu gratuitement de l’Hon.P.R.du Tremblay, l’usage du poste CRAC pour quatre causeries de quinze minutes pendant les soirées qui ont précédé l’inauguration de l’exposition, l'usage également de ce même poste pour la radiodiffusion de la cérémonie d’inauguration et des discours qui y furent prononcés et enfin, encore au poste CKAC trois causeries pendant la durée de l’Exposition, les mercredis 11, 18 et 25 septembre, la première sur les vins de France, SOUVENIRS DE L’EXPOSITION En souvenir de cette exposition, la maison Henry Morgan & Co.a fait frapper par la Monnaie de Paris 100 médailles Jacques Cartier portant la mention "Exposition d’art français Eté 1935” qui seront remises aux personnalités et aux artisans du succès de notre manifestation.De plus, le Maire de Montréal a, sur notre proposition, demandé à son Conseil Municipal d’adresser un diplôme d’honneur à toutes les maisons ayant pris part à l'Exposition.Cette proposition a été adoptée à l'unanimité.Le projet de diplôme sera mis au concours à l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal et deux prix l’un de cent et l’autre de cinquante dollars seront attribués aux meilleurs travaux.J 19 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA lieu de croire que les négociations actuelles aboutiront à sa présentation à New York, à Boston, à Chicago et à Los Angèles.OBSERVATIONS Nous croyons pouvoir affirmer que c’est la première fois qu’en Amérique du Nord, toutes les Manufactures nationales françaises furent représentées dans la même Exposition, qui comprenait également des oeuvres du Salon des Tuileries, du Salon de l’Enseigne et les produits de 194 maisons françaises.Nous avons la certitude que des affaires ont été traitées à cette exposition, de nombreuses demandes de renseignements sont parvenues à la maison Henry Morgan et plusieurs Agents de Montréal ont sollicité la représentation de maisons françaises pas encore représentées ici.La maison Henry Morgan a profité d'une publicité énorme et nous ne citerons que la déclaration publique du Maire de Montréal, reproduite dans les journaux que le nom ’ Morgan” était synonyme de qualité, excellent service et relations cordiales.Ceci ne peut qu’avoir les plus heureuses conséquences sur notre commerce, la maison Morgan vendant surtout des articles de qualité.Nous sommes heureux de remercier tout particulièrement les Gobelins, Sèvres, la Monnaie, les Tabacs pour leur splendide présentation, ainsi que la plupart des maisons françaises qui nous ont envoyé des articles signés de leur renommée.Nous tenons à remercier la maison Déom, libraire de Montréal, qui a complété par de magnifiques reliures la présentation du livre français .La suggestion de Son Honneur le Maire de Montréal est actuellement à l’étude pour l’établissement d une Exposition artistique de produits français, permanente, à Montréal.En attendant, notre Chambre de Commerce prépare une Exposition du Tourisme qui serait présentée à Montréal en janvier 1936.Un effort doit être fait pour le tourisme en France.C’est en 1936 que pour la première fois le Canada participera officiellement à la Foire de Lyon, nous espérons qu’il participera aussi à la Foire de Paris.En juillet 1936 aura lieu l'inauguration du monument de Vimy, le moment est donc propice pour concentrer nos efforts sur le “tourisme” et les détails de notre projet ont été soumis à M.Roland Marcel, Haut Commissaire au Tourisme.Cette exposition du tourisme en quittant Montréal, serait présentée aux Etats-Unis et en Amérique Centrale.CONCLUSION Considérant les obstacles surmontés, notre Chambre de Commerce ne peut s’empêcher d’être fière de l’oeuvre accomplie entièrement par elle, avec l'aide matérielle de la maison Henry Morgan.Elle prie Monsieur le Ministre du Commerce et de l’Industrie de voir dans cette manifestation une preuve de son dévouement à la cause de l’expansion économique de la France au Canada.AVENIR Quittant Montréal, il eût été regrettable que notre Exposition rentrât directement en France, nous avons tout I !'> ¦ C 1 * rf r?4ff L" W 5 Photo, prise lors de l'inauguration, faite par le gouverneur général du Canada, de iExposition Artistique Française, chez Morgan, (de gauche à droite): M.René Turck, consul général de France, Vaide-de-camp de son Excellence le gouverneur général; le Comte de Bessborough, gouverneur général du Canada, M.Harold Morgan, président de Henry Morgan & Go.; la Comtesse de Bessborough, Son Excellence Raymond Brugère.ministre plénipotentiaire de France au Canada; Henri Bougearel, consul de France, Mme C.H.Cahan.MM.Henry Morgan et A.Pollock de la maison Morgan, l'hon.C.H.Cahan.représentant le gouvernement du Canada.M.Lucien Besnard.président de la Chambre de Commerce Française au Canada (parlant au microphone), M.Cleveland Morgan, de la maison Morgan, Madame René Turck, et le secrétaire du gouverneur général, M.Fascelles.' (Photo Canada) « CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 20 Septembre-Octobre 1935 en faveur de la nécessité d’établir certaines mesures pour améliorer nos méthodes de distribution des richesses, mais je doute de l’efficacité de celles qui visent à augmenter l’ingérence gouvernementale dans les affaires.On ne doit pas oublier que la production des richesses est la méthode par excellence pour améliorer la position de notre peuple.Il est d'importance vitale pour ce pays de considérer l’opportunité actuelle d’accroitre la production de ses richesses par le meilleur moyen qui soit — l’agriculture.Pendant des années, les fermiers canadiens durent faire face à des conditions décourageantes.Les prix des produits agricoles ont baissé beaucoup plus rapidement et plus profondément que ceux des marchandises que les fermiers doivent acheter et ils n’ont pu rembourser leurs dettes aussi rapidement que les prix de leurs produits baissaient.Malgré ces conditions défavorables, rien ne fait croire que l’agriculture soit à la veille d'un désastre au Canada.Le capital et le travail employés dans les industries de base doivent compter sur une rémunération au moins aussi grande que celle des autres industries si notre ordre social actuel doit persister.Déjà les fermiers sont dans une situation beaucoup moins déprimante et je crois que l’amélioration de leur condition se poursuivra rapidement.Le principe essentiel qui doit servir de base au retour de la prospérité au Canada doit reposer sur notre confiance dans l'agriculture et nous devons établir des plans pour une plus grande expansion de cette industrie fondamentale.Ce dont le pays a le plus besoin actuellement, c'est un plan défini de colonisation.Cette contrée possède de grandes régions non occupées et reconnues pour leur sol fertile.L’enquête effectuée par la Société des Nations démontre que la population de l’univers a encore augmenté en 1934, tandis qu'il n’y eut pas de changement enregistré depuis 1929 dans la production des produits alimenaires.Il n’y a donc pas de doute que la nation qui accroîtra sa production agricole sera, à mon avis, celle qui aura l’avenir le plus brillant et j’espère que ce sera le Canada.Je suggère que nous attirions au pays des immigrants pour aider au développement de nos terres incultes.Il ne faut pas oublier que le plus grand nombre des chômeurs au Canada sont des citadins, inaptes à assurer le succès d’un mouvement de "retour à la terre".Il va sans dire que l’on doit encourager d’abord tous les sans-travail du Canada qui pourraient devenir convenablement des agriculteurs prospères, et on doit tout faire pour les établir sur le sol.Lorsque nous aurons fait de ce côté tout ce que nous pouvons, il serait bon de rechercher à l’étranger ceux qui, par la race, l’expérience et enfin la possession d'un modeste capital, paraîtront aptes à devenir d’heureux colons au Canada.Souvenez-vous que l’établissement d’une nouvelle ferme signifie de l’emploi pour au moins une famille de travailleurs de plus dans une cité.Que l’on place cent mille fermiers de plus sur les terres canadiennes et il en résultera du travail pour tous les "chômeurs" actuels de nos centres urbains.Agriculture et Prospérité (Extraits d'un discours de M.E.W.Beatty, président des chemins de fer Pacifique Canadien) Il est encore trop tôt pour indiquer, parmi les développements survenus au Canada de 1925 à 1929, ceux qui forment un acquit pour l’avenir et ceux qui ne sont qu’une spéculation insensée.Durant les années qui ont suivi 1929, l’effort national a été trop concentré sur les moyens d'amoindrir les effets de la dépression et ne s’est pas assez préoccupé de l’avenir.J’essaierai de décrire dans ses grandes lignes, les raisons de ma confiance dans ce pays.On considère les grands changements survenus dans la vie économique du monde à partir du début du dix-neuvième siècle comme marquant la révolution industrielle.Les découvertes et la colonisation furent telles cependant, durant cette période, et il en résulta une telle expansion dans les terres arables dans le monde, que l’on paraît justifié de dire que ce fut une révolution agricole.Il n’est pas besoin de rappeler que les progrès de notre nation durant la période s’étendant de la Confédération à la Grande Guerre sont attribuables avant tout au vaste programme de colonisation et de développements de nos fertiles plaines, rendues accessibles grâce à la Confédération et à la construction du Pacifique Canadien.Ces années-là furent de véritables années de progrès.La dernière période d’expansion qui suivit la guerre, bien que basée en partie sur des développements agricoles, renfermait toutefois trop d’éléments ne reposant pas sur des fondations solides.Ce n'est pas mon intention de parler de l’agriculture, comme si elle était la seule occupation légitime du peuple de ce pays.Notre situation géographique et la distribution de nos ressources naturelles rendent nécessaire le maintien d’un système économique complexe.La rudesse de notre climat, qui n’a pas été sans bénéficier à notre peuple, nous a imposé la nécessité de maintenir certains genres de vie.Le fait que nous sommes voisins de la plus riche nation du monde nous a forcés à adopter un système économique quelque peu semblable au sien, afin de pouvoir lui faire en quelque sorte concurrence.C’est pourquoi notre pays ne peut pas être seulement une nation de paysans.Néanmoins, tout progrès économique, non seulement au Canada mais dans tous les pays du monde, dépend essentiellement du développement de l'industrie agricole, qui est véritablement la base primordiale de la civilisation humaine.Les progrès économiques du monde durant le siècle dernier sont attribuables avant tout à la grande expansion agricole et l'un des plus importants facteurs qui ait entravé la marche ascendante des affaires durant ces derniers temps fut assurément la cessation de l’expansion agricole.Le retour de la prospérité économique ne saurait se produire à moins que le même esprit qui a animé les colons qui sont venus occuper les terres incultes dans le monde ne souffle de nouveau de par l’univers.La confiance dans l’avenir du Canada repose donc cette croyance.Ce pays possède encore de vastes régions de terrains en friche, très fertiles, et jouissant d’un climat convenant bien à la race blanche, et à moins que le peuple canadien ne profite de ces opportunités, il ne peut s’attendre à de nouveaux progrès économiques.De nos jours on s’occupe trop de la répartition des richesses et pas assez des moyens de les accroître.Je suis Comme je viens de le dire, il n’y a pas de surproduction en produits alimentaires en général de par le monde.Au Canada, nous produisons certaines denrées alimentaires en quantités beaucoup plus considérables que ne l’exigent les besoins de la consommation domestique.Par contre, nous sommes une nation débitrice et nous devons, pour cette raison, produire pour l'exportation, et nos fermes continueront d’être la grande source de production pour fins d’exportation.Il est vrai que plusieurs de nos industries manufacturières se sont assuré d’excellents débouchés sur les principaux marchés du monde, mais il importe de sur ¦ 21 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA sont sortis définitivement du domaine de l’exportation du blé, de sorte que le Canada devrait pouvoir maintenir l’augmentation qu’il a réalisée dans ses emblavures depuis la quitte à abandonner certaines régions impropres à la culture du blé.Le développement du commerce et l’accroissement des richesses mondiales ont eu leur origine, à mon avis, dans l’augmentation constante de la production des denrées alimentaires essentielles, dont le blé est la plus importante.Les difficultés éprouvées durant quelques années ne sauraient changer mon opinion sur ce point.Jamais, dans l’histoire du monde ,on n'a enregistré une surproduction continue et ininterrompue du blé.J’incline à croire qu il de même cette fois, et que l’expansion qui s’est produite dans la culture de cette denrée sera suivie, comme ce fut toujours le cas dans le passé, d'un accroissement correspondant des besoins des populations.Mais nous ne devons pas oublier que l’agriculteur doit être rémunéré de façon qu’il ait confiance dans sa profession.Les revenus de ceux qui travaillent la terre doivent être proportionnés à ceux des autres classes.Il faut que les capitaux placés dans l’agriculture produisent un rendement raisonnable comme les profits obtenus par d autres formes de placement.Nous pourrions aider la classe agricole en allégeant certains fardeaux qui pèsent sur elle.Les frais de gouvernement, par exemple, devraient être réduits au minimum.Bien que peu de nos impôts directs soient payés par les cultivateurs, ce sont nos industries de base qui paient toutes les taxes.Le désir d’établir une bureaucratie, ou la perspective plus ou moins attrayante de stimuler les affaires, par la mise en oeuvre de travaux publics coûteux, ne devraient pas nous faire perdre de vue que ce sont là des entraves au développement du pays.Il n’est pas de raison plus vitale peur justifier l’élimination du gaspillage dans les services de transport, que l’urgence d’apporter à nos industries fondamentales le soulagement dont elles ont le plus grand besoin.La fonction primordiale de nos services de transport au Canada est de porter vers les marchés les produits de la ferme et de rapporter aux cultivateurs les choses qu'ils achètent.Si importants que soient les autres intérêts en cause, le gaspillage et les frais inutiles sous ce rapport ne peuvent qu’être préjudiciables à l’ensemble du pays.Ma théorie de la vie économique du Canada est très simple.Nos industries premières produisent certaines denrées.tandis que les autres classes de la population, vivent de l’échange des marchandises avec les produits de ces industries, qui sont à la base de notre vie économique.Les profits réalisés par celles-ci régissent l’existence économique de la nation.ne pas oublier que la concurrence dans ce domaine est de plus en plus difficile.Il y a certains produits bruts ou matériaux partiellement ouvrés que nous pouvons produire et vendre en quantités à l'étranger.L’or, par exemple, jouit d’un marché illimité.On peut même s’attendre à des exportations plus élevées pour maints autres métaux ou minéraux à la suite de la stabilisation des conditions industrielles chez nombre d’autres nations.Je m’attends même à un accroissement dans les exportations de bois canadien.Je ne crois pas, cependant, que nos ventes de produits canadiens à l’étranger puissent nous permettre de rencontrer notre balance de paiements annuels, sans le maintien, ou mieux, sans augmentation dans notre production agricole.guerre, en sera encore Je ne puis, dans une brève causerie analyser les opportunités actuelles, même pour les principaux produits de notre industrie agricole.A cause de son importance particulière, je discuterai brièvement la situation du blé.Le blé a joué un rôle plus prépondérant que n'importe quelle autre denrée dans la création des vastes réseaux commerciaux qui alimentent aujourd’hui le monde civilisé moderne.Que le commerce international du blé cesse, ou même qu’il décline considérablement, et tous les systèmes de commerce et de transports du monde s’en ressentiront grandement.Au Canada, il ne semble pas nécessaire d’en faire ressortir toute l'importance.L’énumération des chiffres suivants, relatifs à la valeur de notre production de froment, démontrera son importance.La valeur de notre production de blé, de 1920 à 1924 inclusivement, soit durant les cinq années de reconstruction d’après-guerre, se chiffra à $1,647,000,000.Durant les cinq années suivantes, ou autrement dit durant les années d’expansion de 1925 à 1929 inclusivement, notre production de blé représenta un total de $2,178,000.000.Durant les cinq dernières années, soit en pleine dépression, de 1930 à 1934 inclusivement, le rendement en valeur de notre production de froment ne s’éleva qu’à $760,000,000.Je ne suis pas de ceux qui prétendent que ce pays ne doit rien tenter pour protéger ses producteurs contre la baisse excessive des prix.Le blé est une denrée trop importante au Canada pour voir, sans s’émouvoir son prix descendre à des niveaux qui réduiraient les producteurs à la mendicité.Mais nous ne pouvons empêcher les prix du blé, tels qu’enregistrés par un marché mondial comme celui de Liverpool, de refléter un état de surproduction ne fut-il que temporaire, et nous ne persuaderons pas les acheteurs étrangers de payer le blé canadien de qualité supérieure beaucoup plus cher que celui des autres pays.Je crois qe ce problème doit être confié à des personnes expérimentées et que nous devons examiner soigneusement les vues de nos clients pour ne pas risquer un état d’hostilité entre acheteur et vendeur.Le cultivateur dit parfois qu’il vit du sol et que nous vivons de lui.Il y a là une vérité que nous aurions tort d’oublier.Faisons en sorte de ne pas faire porter à ceux qui sont responsables de notre existence économique un fardeau trop lourd pour leurs forces.Il n’est personne qui, plus que moi, s'enorgueillisse de la croissance des villes du Canada, de l’expansion de nos grandes industries, de l’amélioration constante observée dans les modes de vie de nos gens, des progrès réalisés dans les domaines de l'éducation et de l’hygiène et des continuelles innovations appelées à rendre l'existence plus agréable et plus variée Mais n’oublions pas que toute la structure de notre pays repose sur ceux qui cultivent le sol et qui sont à la base de la production des richesses naturelles pour le bien de l’humanité.Des chiffres authentiques indiquent que sauf en l'année exceptionnelle de 1928, la consommation mondiale du blé a toujours absorbé la production, et qu’en 1934, cette même consommation l’a excédée considérablement.Les mêmes chiffres démontrent encore que les principaux pays importateurs de cette céréale, en dépit de l’augmentation constante de leurs emblavures depuis les bas niveaux des années qui suivirent immédiatement la guerre, n’ont cependant pas encore réussi, dans l'ensemble, à faire beaucoup plus qu'égaler leurs superficies ensemencées d’avant-guerre.Plusieurs pays importateurs ont déjà abandonné toute tentative d'accroître leurs emblavures.D’autre part, nous avons tout lieu de croire que les Etats-Unis et la Russie 22 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 Bulletin Commercial du Canada Une hausse marquée des prix du blé et un accroissement des exportations sont des facteurs susceptibles d’exercer, s’ils persistent, une influence considérable et féconde sur le mouvement général de reprise du que l'on constate depuis quelques mois.Les exportations de blé en août se sont accrues en volume de 14,709,675 à 21.698.284 boisseaux, et en valeur, de $12,868,422 à $17,603,968, par rapport au mois d’août de l’an dernier.Cet accroissement a continué au cours du présent mois, en même temps que les prix touchaient les plus hauts sommets depuis août 1934.Outre l'amélioration des exportations de blé vers les marchés d’outre-mer.il y a eu une reprise notable du commerce général d’exportation.En août, la valeur du commerce extérieur du Canada est de $120,297,899.au lieu de $104, 653, 584 le mois précédent et de $98,756.706 en août l’an dernier.Ce total est le plus élevé depuis mai 1931, et la balance commerciale favorable, qui se chiffre à $21,1 77,773, est la plus forte qu'on ait août depuis 1925, bien que les importations aient atteint aussi une plus grande valeur.Comme il arrive toujours après la dissolution du Parlement, les projets des hommes d’affaires à certains points de vue sont laissés en suspens jusqu’à l'issue des élections.Les élections fédérales ont été fixées au 14 octobre; néanmoins, bien que I intérêt se concentre en grande partie sur la campagne électorale, on constate très nettement des avances saisonnières dans les entreprises en général, le commerce de détail est plus actif et les permis pour nouvelles constructions sont en progression.L'augmentation de l’embauchage constatée en août 1 emporte sur 1 avance moyenne enregistrée au cours des quatorze dernières années.Dans les provinces de l’Ouest, la moisson s'achève, et malgré des dégâts dus à la sécheresse, à la rouille, à la gelée, etc., la récolte de céréales, aux prix actuels, s’annonce comme la plus rémunératrice des cinq dernières années.Les estimations de la nouvelle récolte de blé ne sont pas identiques: d après la Free Press de Winnipeg, le total pour l’Ouest serait de 274,764.000 boisseaux; à la même date, vers la mi-septembre, 1 Office fédéral de la Statistique le fixait à 272,000.000 pour les trois provinces de la Prairie, y compris 1 6 millions de boisseaux de blé Durum et quelque 60 millions de boisseaux classifiés comme blé commun, de qualité trop pauvre pour la mouture.Ces trois provinces, l’an dernier, ont produit 263,800,000 boisseaux, sur une récolte totale pour le Canada de 275,849,000 boisseaux.L Office du Blé, le 6 septembre, avec l’approbation du Gouvernement, a fixé le prix minimum du blé Northern No 1 à Fort-William à 87 cents le boisseau.Le prix minimum des autres qualités, le “blé d’engrais’’ excepté, a été annoncé le 1 7 septembre: le chiffre le plus élevé est de 89 cents pour le blé dur No 1.Dans son estimation finale, la Free Press de Winnipeg arrête la valeur de la récolte de céréales dans l’Ouest, d’après les orix cotés le 12 septembre, à $241,381,000, contre $223.055.000 l'an dernier.L’industrie manufacturière reste un peu inégale d’un lieu à 1 autre, mais la plupart des usines ont passablement de commandes en carnet; de plus, les aciéries et les ateliers de matériel de chemin de fer bénéficient des commandes de nouveau matériel qu’ils ont reçues des chemins de fer.Le mois d'août a vu augmenter la production dans l'industrie du papier-journal : celle-ci a atteint 235,5 73 tonnes au lieu de 234,266 tonnes en juillet, et de 216,164 tonnes en août 1934.Les mines accusent toujours une grande activité et la hausse récente du prix des métaux usuels, tels que le cuivre et le plomb, a stimulé celles qui en font l'extraction.La valeur totale de la production de toutes les branches de l'industrie minière canadienne, le premier semestre de 1935, s’élève à $ 1 38.836.420.contre $131,942,1 80 la période correspondante de 1 934, soit 5.2% de plus.Les chargements ferroviaires, si on les compare à il y a un an, sont en recul pour les semaines finissant les 31 août, 7 et 14 septembre, mais on constate actuellement un trafic plus considérable.Un abaissement de 20% du tarif des messageries a pris effet le 2 septembre pour les grosses expéditions à longue distance, cette réduction suit une réduction analogue du tarif applicable au colis de 1 5 livres et moins.commerce eue en Les recettes publiques fédérales provenant des principaux impôts se chiffrent, en août, à $23,073.661, contre $23,307,777 en août 1934.Pour la période de cinq mois à fin août, le total des recettes est de $1 53,450.277 au lieu de $141.21 5,849 : [’accroissement du rendement de l’impôt sur le revenu dépasse tout juste 16 millions de dollars, mais il se trouve compensé par les pertes subies aux autres postes.Le rapport des banques à charte en juillet révèle, par comparaison avec le mois de juin, un recul marqué des prêts à vue au Canada et à l'étranger, ainsi qu’une diminution des prêts courants au Canada et un léger abaissement des prêts courants à l’étranger.En revanche, le rapport indique une augmentation des dépôts à préavis et du portefeuille des fonds d'Etat et des autres valeurs.Les débits bancaires du mois d’août ont été de $2,497,000,000, au lieu de $2,533,000,000 en août l’an dernier.Sur le marché des changes, la livre a baissé de 4.99 à 4.94 1/2, pour remonter plus tard à 4.99 1/2.Le dollar américain, après avoir été stable entre 3/8 % et 3/4 % de prime, s est hissé soudain à 1 3/4 %.Le franc français a fléchi de 6.65 à 6.61, puis il est remonté à 6.70; les autres devises ont enregistré de petites avances, ençes extérieures perturbatrices et de l’incertitude locale résultant de la présente situation politique, les cours des fonds d Etat et des bonnes obligations municipales ont fléchi, de sorte qu on peut actuellement acheter ces valeurs à de meilleurs taux de rendement qu'il n’était possible depuis plusieurs mois.Les obligations industrielles de la meilleure catégorie restent fermes.Par suite d'influ- (Banque de Montréal). 23 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 Monthly Economie Indices in France The most striking fact in the August indices is that the domestic wholesale prices are up while the retail prices are down.The difference between French and foreign prices is now 21% the same as in June.Unemployed were less Exports continue their down ward trend.numerous.Business Indices — (1913-14 = 100 except as indicated) Monthly Aaoerage June July August 344 334 343 366 353 366 Yearly Average May 1932 1933 1934 407 388 366 Trend 353 'Wholesale prices .Domestic (29) Imported (16) Excess domestic over foreign Retail Prices Paris (34) Industrial Production Mechanical .Metallurgical .Textiles .Mining .Construction .Leather .Paper down 377 468 434 407 298 306 294 57% 43% 39% .down 302 303 17% 21% down 310 303 .down 22% 21% 546 519 491 .down 322 330 330 340 99 420 96 107 430 438 439 .same 96 108 99 .down 92 92 92 80 95 72 84 95 95 .down 60 63 80 74 80 81 up 64 64 98 101 103 63 down 98 101 101 100 82 down 91 65 62 62 95 95 109 up 90 91 93 102 127 143 .up 132 132 133 660 900 892 Rubber .up .down 758 767 760 453 428 467 Automobiles .Carloadings .Unemployed (1000) Employed .Bankruptcies Imports, volume (1) raw materials .Exports.Volume (1) .Manufactures .Taxes, sales, index do.in million francs Gold Reserve, milliards .Gold Cover .Discount rate .Stocks, French only Bonds .423 423 412 108 103 97 .up 274 276 92 342 92 93 .down 380.6 81 79 77 423 403 381 up 75 150 148 160 72.4 74 74.1 down 163*2» 123 109 168 164 158 118 .down 103 102 102 103 120 107 up 86 88 90 101 102 104 down 95 87 85 97 97 83 down 109 109 99 2nd Quart.1935 487 500 468 2nd Quart.1935 1222 79.5 81 0 79 77.8 70 8 71.3 75.6 73.2% 78.4% 79.3% 78.3% 74.1% 74.7% 75.2% 2% 2% 2% 6 5 3% 245 232 194 205 192 181 184 89 81 82.1 82.4 818 814 819 88 down .down .down .down down 3 .down .up (Communiqué par “Savoir”, 6 rue de l’Isly, Paris.) CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1935 24 Membres de la Chambre de Commerce Française au Canada PRESIDENT D'HONNEUR S.E.RAYMOND BRUGERE Ministre Plénipotentiaire de France à Ottawa VICE-PRESIDENTS D’HONNEUR M.RENE TÜRCK Consul Général de France à Montréal M.HENRI DE CLERVAL Attaché Commercial près la Légation de France MEMBRES D’HONNEUR M.Max Hymans, Président de la Commission des Douanes et des Conventions Commerciales de la Chambre des Députés, Paris.M.Gabriel Honotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.M.Edouard Herrlot, Chambre des Députés, Paris.M.André O.Honnorat, Sénateur.Ancien Ministre de l'Instruction Publique, Paris.MEMBRES DELEGUES EN FRANCE:—M.C.-A.CHOUILLOU, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 24, rue de Milan, Paris.M.M.QUEDRUE, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 72 Ave des Champs Elysées, Paris.CONSEIL D’ADMINISTRATION Président: Lucien Besnard.Conseil d*Arbitrage: MM.P.M.d’Allemagne, G.Boussion, F.M.Dan, H.Dolisie, F.Ducros, A.Gallin, A.Hadamar, J.P.Kempf, H.de Lanauze, M.Pasquin, R.de Roumefort, M de Roussy de Sales.Avocat-Conseil : Me Paul Lacoste, CR, de l’étude légale Lacoste et Lacoste, 221, O., rue St-Jac-ques, Montréal.Membres Correspondants : M.E.Lacroix, Agent Consulaire de France, North Sydney, N.S.Vice-Prés.: René Fleury, Henry Lefèvre.Secrétaire : Ch.Montestruc.M, S.-N.Jean, Agent Consulaire de France, Régina, Sask.Secrétaire-adjoint: P.M.d'Allemagne.M.A.-S.Lanfranchi, Agent Consulaire de France, Halifax, N.S.Trésorier: Daniel Bonnard.Conseillers : MM.H.Dolisie, H.Lecocq, M.Louis, M.Nougier, G.Pétolas, A.Tarut, G.Vlnant.F.Bourbousson, Conseil juridique pour la France, 131, rue du Faubourg St-Honoré, Paris (VIII).Notaire : M.J A.Clavel, notaire, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.MEMBRES ACTIFS Louis Baisez, agent, représentant et importateur, 1015, rue St-Alexandre, Montréal.René Bertrand, Ingénieur Civil, G890, Notre Dame Est, Montréal.Lucien Besnard, Conseiller du Commerce Extérieur, CIO, rue St-Jacques, Montréal.H.B.de Passillé, Importateur, 606, Cherrier, Montréal.René Fleury, Délégué Général au Canada de la Cie d’Assurances Générales Accidents etc., de Paris, 376, Avenue Redfern, West-mount.A.Gallin, Président, Gallin Glove Co.Ltd., Mappin Bldg., 1420 Victoria St., Montréal.André Hadamar, de la Librairie Beauchemin Ltée, 430, St.Gabriel, Montréal.R.Hurel, Conseiller du Commerce Extérieur, Président de la Compagnie France Film, 1135 Beaver Hall Hill, Montréal.J.P.Kempf, Banquier, Crédit Anglo-Français Ltd., 507, Place d'Armes, Montréal.Jean M.Lu fou de la Maison Millet, Roux & Lafon, Ltée.1215, St-Denis, Montréal.H.de Lanauze, Importateur, 1001, rue Bleury, Montréal.Henri Lecocq, Directeur de Coudurier, Fructus, Devigne et E.Meyer, Ltd., 1000 New Birks Bld g., Montréal.Marcel Payen, Directeur Franco-Canadian Dyers, Ltd., St-Jean, Québec.Daniel Bonnard, représentant de la maison — Racine, 900, New Birks Bldg., Georges Pétolas, Directeur-Propriétaire de "L’Hôtellerie”, 132, St-Jacques, Montréal.Dognin Montréal.G.Boussion, importateur, 211, rue St-Sacre-ment, Montréal.E.M.Chamelet, Chartered Life Underwriters, 823, Dominion Square Bldg, Montréal.Victor Rougier, 350, rue LeMoyne, Montréal.R.de Roumefort, Directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien, G.rue St-Jacques Est, Montréal.Pierre Charton, Conseiller du Commerce Ex-la maison Herdt et Charton, M.de Roussy de Sales, Directeur Général de la Cie Cinématographique Canadienne, Ltée et de la Cie France-Film, 1135, Beaver Hall Hill, Montréal.térieur, de Inc., 2027 McGill College Avenue, Montréal.A.Ciriez, industriel, Teinture et apprêts-tissage, Saint-Jean, Qué.P.M.d’Allemagne, Ingénieur Conseil, 1430 Bleury, Montréal.E M.Dan, Président de France-Couture, (Canada), Ltée.1470, rue Peel, Montréal.H.Dolisie.Directeur Air Liquide, 1111, Beaver Hall Hill, Montréal.François Du crus, Directeur Corporation Pharmaceutique Française, 533, rue Bonse-cours, Montréal.Gaston Durand, Directeur de Perrin Glove Co., (Canada), Ltd., 437, rue Mayor, Montréal.Henry Lefèvre, Gérant Général, Potash Company of Canada Limited, 300, St-Jacques, Montréal.Julien Schwob, Importateur, 485 McGill St., Montréal.Marcel Louis, Directeur de la maison Bian-chini, Férier, 600, New Birks Bldg., Montréal.A Tarot, Conseiller du Commerce Extérieur, de la Maison O’Brien & Williams, Agents de Change, 132, rue St-Jacques, Montréal.Emile Mériot, agent coin., 751, Victoria Square, Montréal.G.Veimat, Conseiller du Commerce Extérieur, 36, rue Poquelin-Molière, Bordeaux.C'h.Montestrue, 308,N ew Birks Bldg.Montréal.Marcel Nougier, ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur de J.Eddé Limitée, New Birks Bldg., Montréal.Dr Paul Villard, 2055 Avenue Vendôme, Montréal.J.I.Eddé, Président, J.Eddé Limitée, 68, Laffitte, Paris.Marcel Paequin, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 6, rue St-Jacques Est, Montréal.G.P.Vinant, de la Maison Vlnant Ltd.633, rue Bonsecours, Montréal.M.Ferrand, Union-Incendie, 9, Place Vendôme, Paris, 25 Septembre-Octobre 1935 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA SECTION DE L’ONTARIO R.d’Eaubonne, “G.Johnston”, 15, Flatt Avenue, Hamilton, Ont.O.Goetz, c/o French Line, 53 Richmond Street W., Toronto.TRESORIER PRESIDENT E.Deenoux, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur Les Successeurs d'Albert Godde, Bedin & Cie, G4 Wellington Street West, Toronto.A.L.Pliené, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur Olivier Canada Ltd., 56, York Street, Toronto 2.L.Jacquier, de Coudurier, Fructus, Devigne (Canada), Bloor BIdg., 57 Bloor West, Toronto.L.M.Lamouroux, 421, Manor Road East, Toronto.G.B.Maurer, 6 Castleview Ave., Toronto.E.Pouliot, a/s Blanchinl Férier, 67 Bloor Street West, Toronto.Raoul Pîmont, Royal Connnaught, Hamilton.St.Elme de Champ, Professeur à l'Université de Toronto, Toronto.O.Wamault, 659 Broadview St., Toronto.MEMBRES ACTIFS VICE-PRESIDENT C.Baujard, King Edward Hotel, Toronto.R.Cera, 142.Carlton Street, Toronto.C.Rocliereau
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