Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1936, Juillet - Août
JUILLET-AOÛT 1936 No.483 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA .CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886.EDIFICE NEW BIRKS, MONTREAL Téléphone: H Arbour 4049.Télégraphique: Adresse Montréal” "Gallia Ill e BANQUE CANADIENNE NATIONALE Fondée en 1828 L'UNION COMPAGNIE D ASSURANCES Siège social Place d’Armes, Montréal contre l*Incendie, les Accidents et Risques divers de PARIS (FRANCE) Capital versé et réserve, $ 12,000,000 Actif, plus de $127,000,000 Actif dépassant $40,000,000 Incendie Automobile et Vols Résidentiels à prix réduits Toutes opérations de banque Gestion de portefeuille Placement Opérant dans le monde entier 550 BUREAUX AU CANADA Agents sérieux demandés Filiale parisienne: BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) J.P.A.GAGNON Directeur pour le Canada MONTREAL 465 RUE ST-JEAN 37, rue Caumartin, Paris L'Anglo American Telegraph Co.m Pour toutes vos communications cablographiques entre le Canada et la France.imL Y i» h V, Bureau à Montréal Bureaux associés en France La Western Union 2 Rue des Italiens, Paris 153 Rue Victor-Hugo, Le Havre.140 Notre-Dame O.ü® 01 Téléphone MArquette 4241 Affilié à tous les bureaux télégraphiques Canadien National.- m.m FORCE TRADITIONNELLE ROYAL-KEBIR Depuis soixante-six ans la Banque Royale n'a cessé d’accroître sa force et sa solidité, se forgeant une politique saine et raffermissant continuellement sa position dans ,e domaine économique du Canada.1 VIN D'ALGÉRIE DE PREMIÈRE MARQUE FRÉDÉRIC LUNG ALGER %ü m L A BANQUE ROYALE D U CANADA Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1 Ministère des Terres et Forêts du Gouvernement de la Province de Québec LA PROVINCE UE QUEBEC: ¦Produit en abondance les meilleurs bois à papier, les essences nécessaires à Pébénisterie et à la construction en tous genres.-Manufacture la pâte à papier, le papier sous toutes ses formes, la cellulose de toutes qualités.—Produit l’épinette, c’est-à-dire le meilleur bois requis par l’aviation.—Récolte les magnifiques et succulentes pommes du CANADA et le fameux sucre d’érable.—C’est dans la Province de QUEBEC que l’on pêche l’excellent saumon de GASPE.—Riche en amiante, elle recèle tous les minerais.Sa fortune foncière est immense et elle est le grand champ ouvert aux placements de tout repos.—ACHETEURS pourquoi grever vos prix d’achat de commissions intermédiaires, alors qu’il suffit de vous adresser au Ministère des TERRES & FORETS, à QUEBEC, pour obtenir gratis tous les renseignements nécessaires.—Pour les bois et autres produits de la forêt, s’adresser à la Commission des Produits Forestiers, 55^ Grande Allée, QUEBEC, fondée par l’Honorable Honoré MERCIER, Ministre des TERRES & FORETS, pour assurer l’emploi économique et rationnel des bois de la Province.—FRANÇAIS — écrivez en FRANÇAIS aux Canadiens — le FRANÇAIS est langue officielle. Juillet-Août 193 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 BULLETIN de la Chambre de Commerce Française au Canada SOMMAIRE Pages Pages Lettre de la Chambre de Commerce Française au Canada à PUnion des Chambres de Commerce Françaises à VEtranger Le marché financier canadien Statistiques des chemins de fer du Canada (1934) En quelques lignes Déjeuner-causerie Pose de la pierre angulaire de P hôtel de la Légation de France .Distinction honorifique La Publicité par la poste au Canada COMMERCE Commission des Liqueurs de Québec La production minière du Canada (1935) Bulletin commercial du Canada .Fermes à fourrure du Canada (1934) Industrie aurifère du Canada (1935) .Etat comparatif des principaux échanges franco-canadiens Mouvement du blé canadien 3 2 6 5 10 8 11 15 12 18 13 18 : 13 23 14 Lettre de la Chambre de Commerce Française au Canada à l’Union des Chambres de Commerce Françaises à l’Étranger 7.—Valeur des importations françaises au Canada .700.833.000 francs .674.853.000 .586.667.000 .458.653.000 3 1 8.53 5.000 .159.000.000 109.852.000 .89.751.000 83.600.000 Monsieur le Président.Nous nous permettons d’attirer votre attention sur la situation très précaire de l’exportation française vers le Canada.1927 1928 1929 1930 193 1 1932 1933 1934 L’augmentation du coût de production, jointe aux fluctuations du change, impose aux produits français des prix très élevés, surtout lorsqu’on les exprime en monnaie canadienne.Ces prix trop souvent ne permettent pas à nos produits de soutenir la concurrence des produits en provenance d’autres pays, et nombre de nos membres se trouvent actuellement dans la quasi impossibilité de continuer à faire des affaires au Canada.Ce qui inquiète le plus nos membres pour l’instant, c’est qu’en dépit d’une détente très nette de la tension économique au Canada les difficultés de vente des produits français ne font qu’augmenter, et le chiffre total des impor-.tâtions françaises au Canada continue de baisser.A titre d’indication, nous vous communiquons, dans premier tableau, les chiffres d’importations françaises au Canada, et, dans un second tableau, une comparaison entre l’augmentation des importations en provenance de divers pays depuis 1933 avec la diminution subie par les importations françaises pendant la même période.1935 Augmentation Diminution 30% 17% .15% 10% II.—Période 1933-193 5 Tchécoslovaquie .Hollande Japon Allemagne .France .16/2% Il n’est pas besoin de vous faire remarquer que cette situation intéresse, non seulement les commercants qui s’occupent directement de la vente des marchandises françaises au Canada, mais, par répercussion, toute l’économie française.Les compagnies de transport, les industriels, les un 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 nombreuses diminutions de prix qui figurent dans la dernière édition de notre prix-courant.Année ouvriers qui travaillent à la production des marchandises que nous vendions autrefois, sont affectés par la situation présente tout autant que le sont nos membres eux-mêmes.Dans ces conditions nous vous serions reconnaissants de vouloir bien appeler l'attention, d’une part, de l’industrie française, d’autre part, des pouvoirs publics intéressés et notamment du Ministère du Commerce, sur la situation d’exposer.Nous espérons que lorsque des autres seront prises par les pouvoirs commer- Revenu total Versé au gouvernement fédéral, taxes de douane, accise et ventes $5,166,436 6,566,000 7,411,907 6,648,545 7,276,085 8,234,009 8,757,476 9,334,619 9,299,967 7,452,158 6,163,863 4,094,030 3,525,985 3,690,431 $93,621,511 1934-1935 Achats dépenses commerciales et frais généraux Ventes $4,035,919 4,314,756 4,604,371 4,712,182 5,546,490 6,778,001 7,609,689 9,688,268 10,080,612 8,262,188 6,056,331 5,444,770 5,339,536 6,209,100 $88,682,213 $7,186,355 10,054,515 9,133,776 7.854.377 7,570,879 8,897,213 9,314,299 9,629,058 9,770,708 8,498,051 7,132,241 4.381.378 3,741,220 3,466,309 $106,630,379 $15,212,801 19,698,773 19.812.781 17,887,588 19,018,299 22,425,136 24,229,624 27,007,430 27,539,966 22,711,639 17.979.782 12,702,927 11,370,603 11,688,510 $269,285,859 1921- 22 1922- 23 1923- 24 1924- 25 1925- 26 1926- 27 1927- 28 1928- 29 1929- 30 1930- 31 1931- 32 1932- 33 1933- 34 1934- 35 Totaux que nous venons mesures législatives ou publics, ou que les grandes lignes de leur politique ciale seront arrêtées par nos industries, la situation que venons d’exposer sera prise en considération.Nous n’hésitons pas à vous demander d’apporter à notre requête votre appui le plus énergique parce qu’encore une fois il ne s’agit pas de cas individuels isolés mais que la situation est devenue assez grave pour mettre en jeu l’intérêt général nous de notre pays.Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de sentiments les plus distingués.Service des Magasins nos Henry Lefèvre Président La valeur totale des ventes de nos magasins a été moins élevée au cours de l’an dernier que durant l’exercice précédent, malgré l’augmentation du nombre des ventes.Ceci est dû au fait que nous avons vendu au cours de l’année dernière des produits moins coûteux que l’année précédente.L’ouverture d’un certain nombre de nos succursales le été très appréciée de la part du public, comme le nous fai- COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC 14ième Rapport annuel 1934-1935 soir a démontre l’importance du chiffre d’affaires que sons dans ces magasins, de six à onze heures du soir.A la fin du présent exercice, c’est-à-dire au 30 avril 193 5, le nombre total des magasins est tombé à 105, dont 78 dans le district de Montréal, et 27 dans le district de Au cours du dernier exercice, trois événements impor-produits, dont les deux premiers affec-directement le fonctionnement de notre Commission, tants se sont tent alors que le dernier ne saurait, croyons-nous, manquer d exinfluence assez considérable sur le commerce Québec.ercer une des liqueurs, dans notre province.Au 1er août 1934, le Service de Police de la Commission des Liqueurs a été fusionné avec la Police provinciale et relève maintenant du Procureur Général de la province.A la suite de cette mesure, nous croyons devoir cesser de l’avons fait par le passé, les statist!- Pourcentages des achats par pays d’origine, depuis l’année 1930-31 VALEUR 1934-35 60.87 17.89 1933-34 64.34 15.08 1930-31 1931-32 1932-33 49.92 62.97 59.85 10.85 14.47 15.72 France Espagne Portugal Hollande Italie Algérie Divers Allemagne publier, comme nous ques et renseignements concernant l’aspect moral du fonctionnement de notre institution.Au 1er janvier 193 5, nous avons aboli l’Office de Ren- établi à Paris en 1921.Au 7.83 6.02 9.72 8.27 6.78 0.23 0.17 0.14 5.42 4.36 7.61 6.78 9.88 5.20 4.34 3.53 6.56 1.74 1.58 1.19 .43 1.05 2.95 2.09 0.71 1.61 21.85 seignements que nous avions cours de son existence, cet ancien rouage de notre orga-rendu de très grands services.Un concours de circonstances, dont il suffira de mentionner la plus importante, explique cette décision.Les variations du change avec, comme conséquence, une diminution marquée dans le commerce des vins et cognacs d origine française, rendaient économiquement peu profitable le tien de ce bureau.Alors qu’au cours de l’exercice 1929-30, nos achats en Europe continentale s’élevaient à plus de soixante-six millions de francs, ils sont tombés au cours de l’exercice 1933-34 à un peu plus de neuf millions de francs.On conçoit qu’une pareille diminution dans le chiffre d’affaires exigeait des mesures d’économie radicales.Le Gouvernement Fédéral a fait voter par le parlement, au printemps de 1935, un dégrèvement d’impôts sur les spiritueux.Nous sommes heureux de signaler cette initiative que nous recommandions depuis longtemps et dont attendons les meilleurs résultats.Nous nous sommes QUANTITE 1934-35 38.80 34.50 15.03 1933-34 43.53 28.85 12.25 1930-31 1931-32 1932-33 43.67 42.94 37.07 22.66 26.56 32.53 11.02 14.01 19.52 nisation nous a France Espagne Portugal Hollande Italie Algérie Divers Allemagne Commandes passées du 1er mai 1934 au 30 avril 1935 REPARTITION PAR PAYS Caisses 18,282 1,596 1,160 6.680 1,094 0.08 0.06 0.10 5.29 5.10 5.83 5.20 6.79 6 6.44 4.91 9.69 2.38 3.36 3.44 0.13 0.42 1.61 1.84 0.99 main- 0.72 6.68 s Gallons 116,041 103,129 44,925 17,419 2.162 14,690 Fûts 1,469 Pays 322,003.69 94,637.10 41,434.41 40,292.38 8,544.28 18,665.00 1,076.39 638.96 1,419.66 232.76 France Espagne Portugal Italie Allemagne Algérie Hollande Grèce Suisse Belgique 848 362 39 300 246 90 148 75 212 73 nous empressés de faire bénéficier le public de cette réduction d’impôts, ainsi qu’on pourra le constater en vérifiant les 41 15 299,013 528,944.63 29,104 2,979 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 Commission des Liqueurs de Québec Ventes comparées — en gallons — des spiritueux Diminution de 192 5 à 193 5 Classification 1924-25 1933-34 1934-35 en gallons —46,619.4 —73,554.2 —29,202.3 — 4,156.2 — 3,807.6 — 18,732.9 —14,009.6 — 7,523.0 — 2,674.4 —200,279.6 P.C.Alcool et Whisky blanc Brandies et Cognacs Gins .Irish Whiskies .Liqueurs .Rhums .Rye Whiskies .Scotch Whiskies .Spiritueux divers .Grand Total .96,788.9 112.869.4 197.537.7 4,704.4 7,786.3 32,003.68.171.4 193.349.7 4,843.718.053.8 42,035.5 43,078.8 149,148.5 649.6 4.681.7 13,378.1 54,308.0 178,215.9 1.828.7 487,324.8 50,169.5 39,315.2 168,335.4(1 ) 548.2 3,978.7 13,270.1 54,161.8 185,826.7(2) 2,168.6 517,774.2 —48.2 —65.1 — 14.3 —88.3 —48.9 — 58.5 —20.5 — 3.8 —55.2 —27.8 (1) Subdivisés comme suit: Gins canadiens: Gins importés: (2) Subdvisés comme suit: Scotch canadiens: Scotch importés: 153.950.1 gallons, une augmentation de 20,378.6 gallons sur l’an dernier 14,385.3 gallons, une diminution de 65,184.5 gallons, une augmentation de 120.642.2 gallons, une diminution de 1.191.7 gallons sur l’an dernier 4,931.1 gallons sur l’an dernier 2.679.7 gallons sur l’an dernier Ventes comparées en gallons — des vins Augmentation ou diminution de 1925 à 1935 Classification 1924-25 1933-34 1934-35 en gallons P.C.Champagnes Clarets .Sauternes Portos .Sherries .Bourgognes Vermouths Divers .Grand Total 21.476.1 45.015.6 45.416.7 351,314.9 186,422.3 18.352.2 18.636.8 29,380.5 716,015.1 17,223.1 25.553.5 51,148.3 330,880.8 298,13 1.6 17.494.7 26.794.8 76.906.6 844,133.4 16,965.9 19,192.5 36.535.4 358.715.2 (1) 441,220.9(2) 13,701.7 18,503.2 74.911.4 979.746.2 — 4,510.2 — 25,823.1 — 8,881.3 + 7,400.3 +254,798.6 — 4,650.5 — 133.6 + 45,530.9 +263,731.1 — 20.5 57.3 19.5 + 2.1 + 131.3 — 25.3 0.7 + 154.9 + 36.9 (1) Subdivisés comme suit: Portos canadiens: o Portos importés : (2) Subdivisés comme suit: Sherries canadiens: Sherries importés : 281,392.9 gallons, une augmentation de 77,322.3 gallons, une diminution de 51,040.6 gallons sur l’an dernier 23,206.2 gallons sur l’an dernier 394,699.6 gallons, une augmentation de 151,907.9 gallons sur l’an dernier 46,521.3 gallons, une diminution de 8,818.6 gallons sur l’an dernier Ventes annuelles de vins et de spiritueux Augmentation 1934-3 5 sur 1933-34 Variation de 1925 à 1935 1924-25 Ventes en gallons 716,015.1 718,053.8 1933-34 Ventes en gallons 844,133.4 487,324.8 1934-35 Ventes en gallons 979.746.2 517.774.2 Gallons P.C.Gallons P.C.Vins Spiritueux 135,612.8 30,449.4 16.0 + 263,731.1 —200,279.6 + 36.9 —27.8 6.2 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet.Août 1936 Le marché financier canadien des affaires est en bonne voie d’amélioration.On en trouve le témoignage dans l’augmentation du rendement de l’impôt sur le revenu, qui constitue un assez bon baromètre.On en voit une preuve plus tangible encore dans l’accrois-des dividendes répartis par les sociétés industrielles.La principale caractéristique du marché financier, à l’heure actuelle, est sans contredit la grande abondance des disponibilités.Au 30 avril, les dépôts d’épargne dans les banques à charte au Canada, en augmentation de quatre millions depuis un mois et de plus de 84 millions depuis un an, formaient un total de 1,5 36 millions de dollars, soit la somme la plus élevée qu’ils eussent atteinte dans l’histoire financière du pays.Les dépôts confiés aux ban-canadiennes à l’extérieur, qui comprennent les dépôts Canada en monnaies d’autres pays, se sont en outre accrus depuis un an lars et se chiffrent par près de 392 millions.Au cours des trois premiers mois de cette année, nos ventes de valeurs canadiennes à l’extérieur s’établissaient en nombres ronds à 128 millions de dollars, à rapprocher de 6 5 millions pendant le premier trimestre de l’an dernier, et nos achats de valeurs étrangères formaient un total de 89 millions, en regard de 60 millions en 193 5.Ces statistiques ne font pas état des nouvelles émissions canadiennes souscrites sur les autres marchés, telle la somme de 48 millions d’obligations du Dominion placée en janvier dernier à New-York.Les opérations du premier trimestre de cette année se soldent importation nette de capitaux de 39 millions sement L’abondance des disponibilités, conjuguée avec la difficulté de constituer ou de renouveler un porte feuille où la sécurité ne soit pas sacrifiée au rendement, aiguille vers les valeurs spéculatives des capitaux qui s’en tenaient jusque-là aux placements dits de tout repos.Les nouveaux acheteurs d’actions ordinaires apportent au marché un étai d’autant plus solide qu’ils demandent d’abord aux valeurs de Bourse un revenu stable et ne comptent pas uniquement sur une plus-value éventuelle.ques au d’environ 63 millions et demi de dol- L’emprunt de quelque 207 millions de dollars que le Gouvernement fédéral a négocié au début de juin sur le marché intérieur, soit 20 millions d’argent frais et environ 187 millions de titres de conversion, est intéressant à plusieurs égards.C’est la première fois, depuis octobre 1930, que le Gouvernement fait une émission d’une échéance aussi longue que celle-ci, qui est à trente ans.Pour trouver un taux de rendement aussi faible, à savoir 3.30%, il faut remonter à la fin du siècle dernier lorsque le Gouvernement canadien empruntait à long terme à Londres.Le marché a démontré sa puissance d’absorption en sursouscrivant plusieurs fois la tranche de l’emprunt négociable au comptant.Le placement des titres de conversion s’effectue rapidement.Le marché des valeurs à revenu fixe a d’ailleurs manifesté, au cours des cinq premiers mois de l’année, une activité notable.Les émissions d’obligations fédérales, provinciales et municipales se sont chiffrées par plus de 420 millions, en comparaison de 206 millions et demi pendant les mêmes mois de l’an dernier.Les émissions d’obligations industrielles et de services publics représentaient une valeur de 149 millions, en regard de 13 millions seulement pendant la période correspondante de 193 5.Les émissions de toutes catégories sont les plus importantes qu’on ait vues, pendant les mêmes mois, depuis quatre ans.Le Gouvernement de l’Alberta a créé, vers la fin de mai, un certain émoi sur le marché lorsqu’il a, de sa propre initiative et sans consulter les porteurs, décidé de couper de moitié, ou à peu près, le taux d’intérêt sur la dette obligataire de cette Province.Cette nouvelle a surtout atteint les valeurs des Provinces de l’Ouest, et elle a eu pour résultat la suppression de la cote, au London Stock Exchange, de trois émissions albertaines libellées en sterling.M.Aberhart en a exprimé de la surprise et des regrets.Il est plus facile de partager ses regrets que sa surprise.Des initiatives de ce genre sont regrettables, parce que le Canada a encore besoin de capitaux étrangers et que le respect des contrats est la base de la confiance.donc par une de dollars, en comparaison de 5 millions seulement au cours du trimestre correspondant de 193 5.L’apport de fonds étrangers, sous forme de dépôts ou d’achats de valeurs mobilières, peut avoir un caractère temporaire.Aussi convient-il de tenir compte de l’élément d’incertitude qu’il introduit à la Bourse ou sur le marché des valeurs à revenu fixe.A la Bourse de Montréal, bien qu’il ne s’y soit produit aucun mouvement de liquidation de quelque ampleur depuis le début de l’année, les cours ont subi un glissement presque ininterrompu, après avoir touché en février le sommet de 1936.Fin mai, l’indice général de la cote se trouvait ramené au niveau où il se tenait en janvier.Il n’en accusait pas moins un relèvement de 19 points par rapport au 30 mai 193 5.La Bourse des Mines a, par ailleurs, fait montre d’une grande activité et la cote y est nettement en hausse.Au cours des prochains mois, le marché regagnera-t-il le terrain perdu pendant le dernier trimestre écoulé, ou bien continuera-t-il au contraire de s’affaisser graduellement?La multiplicité des facteurs en jeu à l’heure actuelle rend les pronostics plus hasardeux que jamais.De nombreux éléments défavorables pèsent sur Wall Street, dont l’influence se fait toujours sentir sur notre propre place.L’incertitude politique, économique et monétaire qui sévit dans la plus grande partie de l’Europe et de l’Extrême-Orient crée à la Bourse de New-York un état d’insécurité que n’atténue pas la campagne électorale des Etats-Unis.Au Canada le déséquilibre du budget national, entretenu, malgré l’alourdissement des impôts, par le déficit des chemins de fer de l’Etat et les frais de secours aux chômeurs, ne laisse pas d’avoir sur le marché un effet déprimant.Toutefois, la situation n’est pas dépourvue d’éléments favorables.L’état (Bulletin Banque Canadienne Nationale) Augmentation ( + ) ou diminution (—) Quantité Valeur $ + 55.3 + 33.5 94.6 95.6 + 361.2 + 847.2 + 14.3 + 15.1 13.5 + 21.1 4- 10.5 + 16.0 + 25.9 + 10.5 2.1 f 7.6 4 lo.o I 4 15.5 1.0 9.1 23.3 4 220.0 4 286.8 4 38.3 4 156.1 4 13.1 4 0.3 + 1.3 + 180.2 + 13.1 + 7.4 + 14.8 1934 1935 Métaux Quantité Valeur Quantité Valeur $ ?Arsenic (As^'O3) .Bismuth .Cadmium .Chromite .Cobalt .Cuivre .Or, valeur au prix étalon .Valeur ajoutée par la prime .Plomb .Nickel .Palladium, irridium, rhodium, etc.Platine .Selenium .Argent .Tallure .Titanium .Zinc .1b 56.412 301,215 95,665 1,578 592,497 26,671,488 61,438,220 41,098,333 8,436,658 32,139,425 1,699,282 4,490,763 171,311 7,790,840 25,599 14,161 9,087,571 1,647,513 253,644 2,558,789 13,797 75,326 13,245 441,203 14,947 512,224 32,380,343 67,868,132 47,664,895 10,624,278 35,345,103 1,962,943 3,445,109 662,705 10,770,950 65.550 16,016 9,934,081 lb tonnes II) 594,671 lb 364,761,062 on.fine 2,972,074 679,943 419,874,920 3,283,121 Il» — 346,275,576 lb 128,687,340 83,932 116,230 104,924 16,415,282 5,130 2,023 lb 298,579,683 339,089,296 138,516,240 84,772 105,855 345,159 16,624,420 14,375 2,288 320,558,659 .on.fine .on.fine M> on.fine on.fine .tonnes Total 194,110,968 221,797,050 Métalloïdes Combustibles Charbon .Gaz naturel Tourbe .Pétrole brut .tonnes .M.pds-cu.tonnes .barils 13,810,193 23,162,324 1,878 1,410,895 42,045,942 8,759,652 7,343 3,449,162 13,864,577 24,191,612 1,340 1,429,386 41,888,528 9,096,619 5,761 3,476,730 Total 54,202,099 54,467,638 Autres métalloïdes Actinolite .Amiante .Sable bitumineux .Diatomite .Feldspath .Fluorine .Graphite .Pierre meulière .Gypse .Oxydes de fer .Dolomite magnésiteuse Sulfate de magnésie .Mica .Eau minérale .Phosphates .Quartz .tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes 30 305 155,980 4,936,326 3,449 54,910 147,281 2,100 71,424 46,478 863,776 66,166 382,927 1,100 97,071 17,738 210,467 7,054,614 862 40 160 1,372 18,302 823 33,140 149,588 2,700 78,500 34,010 932,203 76,745 628,558 7,965 82,038 16,540 1,103 423,968 1,880,978 90,194 32,053 2,430 343,764 634,235 139,556 18,477 150 225 087 708 401,237 4,959 541,864 5,396 .tonnes .tonnes gal.imp.tonnes .tonnes .tonnes 42 840 998 628 97,4 40 145,116 81 683 186 272,563 321,753 2,528 482,265 1,954,953 85,945 44,297 1,920 587,986 515,502 136,480 229,848 360,343 2,461 Sel Brique siliceuse .Stéatite .Carbonate de soude Sulfate de soude .Souf re .Talc .Cendres volcaniques M tonnes 244 242 66,821 51,537 13,059 44,817 67.446 13,803 tonnes tonnes tonnes 31 620 Total 10,501,762 12,651,042 Dérivés de l’argile et autres matériaux de construction (Dérivés de l'argile) ?$ Face lisse .Commune Face lisse .Commune .Face lisse .Commune .Briq.d’ornem.ou de fantaisie .Brique à égouts .Brique à pavé .Brique réfractaire .Argile réfractaire et autre .Bentonite .Kaolin .Blocs et moulages de brique réfractaire .Tuile de construction—Blocs creux .Tuile à toiture Tuile à parquet .Tuile céramique Brique—Argile plastique { Argile maigre (coupée au fil) Pressée à sec .M 4,901 14,256 23,800 30,317 6.005 6,440 76,247 183,585 494,341 424,131 130,392 66,616 2,625 5,992 6,594 17,353 25.786 35,134 7,778 5,000 115,727 206,772 511,572 486,173 160,355 47,177 M 1 M M ! M M 43 13 728 M 807 175 5,236 M 10 382 15 027 M 2,109 1,043 101,219 12,598 1,578 1,816 2,272 90,075 15,574 tonnes tonnes tonnes 68 11 781 48 504 170 1,520 71,344 327,058 3,669 7,629 62,388 244,122 1.852 17,491 31,136 14,115 80,356 14,251 82,015 51,765 615 Tuile à drainage .Tuyaux d'égout, faîtières, revêtements Poterie, vitrifiée ou non .Autres produits argileux .M 7,325 180,553 436,433 223,733 13,628 6,260 177,852 481,239 221,711 13,173 Total 2,680,410 2,946,907 Autres matériaux de construction Ciment .Chaux .Sable et gravier Ardoise .Pierre .barils tonnes tonnes tonnes tonnes 3,783,226 368,113 14,854,159 5,667,946 2,745,797 4,035,477 4,802 4,152,329 3,648,086 406,225 17,734,078 1,129 4,010,081 5,580,043 2,932,182 4,972,028 4,329 4,811,236 738 4,077,016 Total 16,606,351 18,299,818 Grand total 278,161,590 310,162,455 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Juillet-Août 1936 Quantité et valeur de la production minérale au Canada, 1934 et 1935 ++1+1+1i+ii++++i+++ii+ 2 -=5S55!5S:Mag»Sï '5555 : +++++I| +I+I++++I |+1| + s : ::::: 1 + 1 + + + 1++1 + + '32:12:335551333=1 +11++ 1++ +1++1+1 11+1 +++++!I1+1+1+ ++I I 2:3= 1 ++! + ::::: 1+++1 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 Production minière du Canada ANNEE CIVILE 1935 nique est la principale province du Canada au point de de la production d’argent, et le gisement d’argent-plomb-zinc Sullivan constitue la plus grande source con-La production de la mine de Cobalt, autrefois si fameuse, a été plus faible que celle de l’année précédente.Les minerais de nickel-cuivre du district de Sudbury ont contribué 43 % de la production totale de l’Ontario.La production de plomb en 193 5 a été un peu inférieure à celle de 1934, mais par suite du relèvement des prix la valeur totale a augmenté de 26%.La production de zinc a augmenté en volume et en valeur.Les mines de la Colombie Britannique ont contribué 99% de la production totale canadienne de plomb et 80% de zinc.Les minerais de Flin Flon ont fourni 19% du total.La mine Tétrault dans Québec a repris ses exportations de concentrés de plomb et de zinc durant l’année.La production de cuivre, qui a atteint 419,874,920 livres, est un record dépassant celui de 1934 de 15%.Le prix moyen du cuivre durant l’année, sur le marché de Londres, a été de 7.79542 cents la livre contre une moyenne de 7.4193 cents la livre en 1934.La Britannia est la seule mine de cuivre qui produit actuellement dans la Colombie Britannique, la Granby ayant cessé ses opérations en août.La production du Manitoba et de la Saskatchewan provient des minerais Flin Flon; la production de l’Ontario provient des mines de nickel-cuivre et celle de Québec, des mines Noranda et Eustis.La production du nickel à 138,516,240 livres est aussi un record.L’annonce récente du plus fort producteur canadien qu’une somme de $6,000,000 sera dépensée pour la construction de six transformateurs et de deux fours à réverbères est conforme à la politique de cette compagnie de maintenir son rendement maximum possible au-dessus des besoins actuels.Les mines de nickel Falconbridge expédient leur matte en Norvège pour y être affinées et on a annoncé à la fin de 193 5 qu’une compagnie comptant sur l’appui de Ventures et Falconbridge fabriquera du nickel-acier à Orillia, Ontario.La production de métaux du groupe du platine a diminué de 5 % comparativement à 1934.Ces métaux précieux sont extraits comme sous-produits dans le traitement métallurgique des minerais de nickel-cuivre.Une faible quantité de platine est extraite dans les opérations minières de placers dans la Colombie Britannique.Les exportations de cobalt, comprenant le métal, l’oxyde et le minerai de cobalt ont été plus élevées.La production de sélénium aux affineries de Montréal-Est et de Copper Cliff accuse une augmentation.Le cadmium est extrait des minerais de zinc à Trail, et l’on a annoncé récemment que du cadmium sera aussi récupéré à Flin Flon.Le bismuth est aussi produit à Trail.La production de sels de radium et d’uranium s’est poursuivie à l’affinerie de Port Hope en traitant des minerais de péchblende du Grand lac de l’Ours, mais les chiffres de la production ne peuvent être livrés à la publication.La valeur de la production minérale du Canada en 193 5 est fixée à $310,162,45 5, ce qui représente une 1934.Ce chiffre n’a été dé- vue augmentation de 11.5% passé qu’une fois auparavant, en 1929, alors que la production minérale du pays a atteint une valeur de $310,- sur nue.850,246.Les gains sur 1934 ont été obtenus pour tous les groupes: métaux, combustibles, métalloïdes autres que les combustibles, et matériaux de construction.Le gain le plus sidérable est dans la valeur de la production métallique, fixée à $221,797,050 et représente une augmentation de 14.3% sur 1934, année de production maximum précédente, et 71.5 % delà valeur totale de la production minérale du pays.De nouveaux rendements maxima ont été atteints pour l’or, le cuivre, le nickel, le zinc, le sélénium et le tellure.con- Les combustibles, comprenant le charbon, le gaz naturel, le pétrole brut et la tourbe sont évalués à $54,467,638 contre $54,262,099 en 1934.Le rendement des houillères de la Nouvelle-Ecosse et de la Colombie Britannique accuse diminution, tandis que le Nouveau-Brunswick, la Sas- une katchewan et l’Alberta ont produit plus de charbon que l’année précédente.La production de gaz naturel et de pétrole brut accuse une faible augmentation; celle de tourbe a diminué.La production de métalloïdes, autres que les combustibles, est évaluée à $12,65 1,042, soit une augmentation de 20.5%.La production d’amiante et de gypse, lesquels sont exportés du Canada en énormes quantités, indique une avance considérable; de nouveaux records de production été établis pour le sel et le soufre; des gains ont été enregistrés pour plusieurs autres produits de ce groupe.Les matériaux de construction sont évalués à $21,246,725, soit une augmentation de 10% sur 1934, des gains étant enregistrés pour les produits de l’argile, pour la chaux, le sable et le gravier.La valeur de la pierre produite a augmenté de 16%, mais le volume a été un peu inférieur à celui de 1934.La production de ciment a également été un peu plus faible quant à la quantité et à la valeur.La production d’or au Canada a été de 3,283,121 onces fines d’une valeur de $1 15,533,027 en fonds canadiens; c’est là le chiffre le plus élevé, dépassant la quantité produite en 1932, année de production maximum précédente.Du point de vue plus important du Canada, et le relèvement des prix nous a placés dans une perspective entièrement nouvelle comme pays producteur d’or.Des gisements que l’on ne pouvait autrefois exploiter économiquement sont devenus maintenant des mines payantes, et plusieurs nouveaux gisements ont été découverts et préparés pour la production.D’un bout à l’autre du pays, les régions favorables connues font l’objet de travaux de recherches rapides.Avec le relèvement du prix moyen de l’argent, la valeur du rendement a été plus élevée qu’en 1934 bien que le volume ait été à peu près le même.La Colombie Britan- ont de la valeur, l’or est le produit minéral le CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 8 La production totale de charbon a été de 13,864,577 tonnes, ce qui est à peu près la même chose que l’an dernier.Durant l’année, on a transporté, avec l’aide du gouvernement fédéral, 2,124,748 tonnes de charbon canadien contre 2,368,803 tonnes en 1934.Les importations canadiennes de charbon ont atteint 13,009,098 tonnes.Les importations d’anthracite des Etats-Unis ont été de 1,664,094 tonnes; celles de Grande-Bretagne, de 1,456,832 tonnes; celles d’Allemagne, de Belgique et de l’Indo-Chine française, de 326,712 tonnes.Les expéditeurs américains ont exporté 9,175,185 tonnes de charbon bitumineux au Canada, tandis que la Grande-Bretagne nous en expédiait 3 80,645 tonnes.La production de gaz naturel a atteint 24,191,612 mille pieds cubes dont 65% provient des puits de l’Alberta, 32% des puits de l’Ontario et 3% de ceux du Nouveau-Brunswick.La production de pétrole brut a atteint 1,429,386 barils, faible augmentation sur 1934.Le rendement des puis de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick a été plus élevé, tandis que celui de l’Alberta a été à peu près le même que l’année précédente.La valeur des métalloïdes autres que les combustibles, en 193 5, a atteint $12,651,042, soit une augmentation de 20.5 %; sur 1934.Le Canada exporte de grandes quantités de ces métalloïdes, les plus importantes étant l’amiante, le gypse, le mica, le feldspath, le talc, le graphite, les pyrites et la dolomite magnésitique.Les autres métalloïdes produits au Canada et consommés en grande partie sur le marché domestique sont le sel, le sulfate de soude, le quartz, le soufre, sous forme d’acide sulfurique, et la dia-tomite.La valeur de la production de matériaux de construction, comme les produits de l’argile, la chaux, le sable, le gravier et la pierre, accuse une avance sur 1934.La production de ciment a été inférieure.La valeur de l’industrie minière du Canada, par rapport aux autres industries canadiennes, s’est reflétée dans l’enquête conduite en 193 5 sur les achats d’approvisionnements utilisés dans nos mines.Cette enquête n’est pas absolument complète car il a été impossible d’obtenir des rapports de certains syndicats et prospecteurs, mais on a obtenu un total de $76,000,000 avec des item comme le bois de charpente, l’acier, les produits chimiques, les appareils électriques, le combustible et l’électricité, etc.Les sommes énormes ainsi dépensées et les sommes annuelles de quelque $90,000,000 absorbées en salaires et gages indiquent jusqu’à un certain degré le rôle que joue l’industrie minière dans la vie industrielle du Canada.Statistiques des chemins de fer du Canada pour l’année terminée le 31 décembre 1934 Les revenus bruts des chemins de fer canadiens en 1934 ont été chaque mois supérieurs à ceux de 193 3 et se sont élevés pour l’année à $300,837,816 contre $270,278,276 l’année précédente alors que les revenus ont été au plus bas niveau depuis 1916.Les frais d’exploitation ont également pris un mouvement d’ascension, passant de $23 3, 133,108 en 1933 à $251,999,667; les recettes nettes d’exploitation se sont accrues de $37,145,168 en 1933 à $48 83 8,149.Le solde du compte des profits et pertes constituait un débit de $100,714,746, comparativement à $117,339,379 pour l’année précédente.Cela comprend tous les intérêts, dividendes et frais d’amortissement.Les réseaux du Canadien National et du Canadien Pacifique absorbent conjointement les profits ou pertes des réseaux Northern Alberta et Toronto Terminal, et le Canadien National met à son compte de revenus les résultats de l’exploitation des réseaux Central Vermont et Thousand Islands; ces derniers font paraître leurs item de compensation dans leurs comptes de revenus, soit les crédits accordés par les compagnies mères pour les pertes, soit les débits des revenus nets remis à ces compagnies.Le total de tous les réseaux est donc un total net ne contenant aucun double emploi.Ces item n’ont pas été considérés sous cet aspect dans tous les cas dans les rapports antérieurs, ainsi qu’on peut le constater en examinant les comptes de recettes.Presque tous les articles de recettes accusent des améliorations sur 1933 ; les recettes de marchandises sont passées de $201,501,382 à $227,277 477 et celles des passagers de $3 1,880,577 à $34,278,621.De même, tous les frais généraux d’exploitation, à l’exception des comptes de trafic et de navigation se sont accrus, les frais d’entretien du matériel étant supérieurs de $6,042,486 ou 12.6%,ceux d’entretien de la voie et des bâtiments de $5,276,366 ou 10.9% et ceux des trans-ou 5.7%.Les impôts ont été réduits de $8,848,542, à $8,768,945; aucun dividende n’a été payé sur les actions ordinaires ou privilégiées et un réseau a amorti $52,650 de dividendes d’actions privilégiées qui s’étaient accumulés mais n’avaient pas été versés.Parmi les 36 réseaux ayant fait rapport, 11 n’ont pas réussi à couvrir leurs frais d’exploitation et un autre put couvrir ces frais sans pouvoir acquitter ses impôts.C’est donc une amélioration sur la situation de 1933 alors j" ports de $6,367,700 Production minérale du Canada, par provinces, 1934-1935 1934 que 15 réseaux ne purent couvrir les frais d’exploitation et que les recettes de 3 autres furent insuffisantes 1033 Province Valeur de production % du Valeur de total production % du total pour payer les impôts.Les comptes d’intérêts se sont élevés à $118,913,986, soit $69,065 de plus qu’en 1933.Les pertes annuelles du Canadien National sont maintenant imputées sur le compte du revenu fédéral, de sorte que la dette du chemin de fer et les frais annuels d’intérêts $ $ Nouvelle-Ecosse .Nouveau Brunswick .Québec .Ontario .Manitoba .Saskatchewan .Alberta .Colombie-Britannique Yukon et Territoires du Nord Oue*t 1,669,083 .23,310,729 .2,150,151 .31,269,945 .145,565,871 .9,776,934 .2,977,061 .20.228,851 .4.1,206,905 8.38 22,851,512 2,271,002 38,897,127 158,136,520 12,091,926 3,679,907 22,292,038 48,512,059 1,430,304 7.37 0.78 0.73 11.24 12.54 52.33 50.98 ne sont pas accrus par 3.51 3.90 ces pertes.En 1934, la diminution de longueur de voie simple exploitée était de 65.7 milles, dont 37.7 en Ontario.Ce chiffre n’entre pas dans les 201 milles de voies inexploités.La longueur de voies nouvelles mises en exploitation est de 20.5 milles et celle de voies terminées mais non livrées au 1.07 1.19 7.27 7.19 14.82 15.64 0.60 0.46 Total 278,161,590 100.00 310,162,455 100.00 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 homme travaillant un an et le total de leurs trafic à la fin de l’année est de 290.76 milles entière-dans la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie Bri- comme un salaires serait divisé par un et non par deux.Les capacités des wagons de marchandises continuent d’augmenter.La capacité moyenne des wagons charbon-supérieure à 50 tonnes et celle des wagons fermés et à plateforme près de 40 tonnes.La force de traction des locomotives s’est aussi accrue, passant de 37.242 livres en 193 3 à 37.543 livres.ment tannique.Les milles de voie ferrée de la compagnie Detroit River Tunnel et de la Compagnie Van Buren Bridge, aux Etats-Unis, ne sont pas inclus dans le millage complet des chemins de fer canadiens et les seules lignes des Etats-Unis sont celles du Canadien Pacifique, dans l’Etat du Maine, et de Wells River, Vermont, celles du Canadien National au sud du Lac des Bois, et plusieurs petits tronçons au sud de la frontière de.Québec.Les capitaux immobilisés dans les chemins de fer se chiffrent à $3,379,233,796.Les obligations de chemins de fer garanties par les gouvernements fédéral et provinciaux ont été réduites de $11 086,457 le Canadien Pacifique retirant $12,000,000 des $60,000,000 d’effets garantis par le gouvernement du Dominion.La nouvelle méthode de traiter les pertes du Canadien National affectera ces obligations garanties et elles sont même les revenus ou les emprunts du Dominion et non pas par de nouvelles émissions d’obligations ferroviaires.Le poids total des marchandises transportées s’est accru de 10,672,480 tonnes ou 18.6% sur celui de 1933.Les produits agricoles accusent une la quantité totale de neuf produits était supérieure de 5,278,149 tonnes ou 28.7%, toutes les denrées inscrites accusant des augmentations.La quantité de charbon bitumineux transporté était plus forte de 1,65 8,694 tonnes ou 21% et celle des minerais autres que le fer et le cuivre de 1,074,930 tonnes ou 116%; ces derniers sont en général transportés à de courtes distances.Les produits forestiers sont passés de 6,264,957 tonnes en 1933 à 7,891,120 tonnes tous les articles accusant des augmentations importantes.Les produits manufacturés et divers ont augmenté de 3,170,448 tonnes ou 22%, toutes les denrées à l’exception des meubles, le papier catalogué comme "autre papier” et le poisson accusant des chiffres plus élevés; les trois diminutions étaient peu importantes.Le trafic voyageur s’est également amélioré, le nombre de personnes transportées augmentant de 7 % et les distances parcourues de 10%.Le nombre d’employés est passé de 121,923 en 1933, chiffre le plus bas depuis 1908, à 127,326, et le bordereau de paie est monté de $158,326,445 à $163,336,635.La moyenne horaire des gages était de 5 3.1 cents, le salaire variant entre 26.3 cents pour les hommes de la voie et les manoeuvres de la construction et $1.3 87 pour les mécaniciens du trafic voyageur.Les salaires des employés à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année étaient en moyenne de $5.216 par jour, variant de $18.127 pour les administrateurs, les employés supérieurs et les adjoints à $2.2 54 pour les portiers et les nettoyeurs et $2.234 pour les garçons de bureau, les messagers, les serviteurs et ouvriers de divers métiers.Le nombre d’employés est la moyenne mensuelle, mais les heures de travail et les salaires et gages sont les totaux pris sur les bordereaux de paie.En conséquence, les moyennes calculées d’après ces données sont les salaires moyens des emplois à temps entier et non les salaires moyens gagnés par les employés de chaque catégorie.Ainsi, deux hommes travaillant six mois seraient indiqués mers est maintenant Le coût moyen du combustible brûlé par les locomotives est monté de $4.01 par tonne en 1933, chiffre le plus bas depuis la Grande Guerre, à $4.18, prix le plus bas des quinze dernières années sauf 193 3.Le nombre de traverses posées était plus grand qu’en 1932 ou 1933 et le prix moyen des deux catégories, traités (à la créosote, etc.) et non traitées était le plus bas depuis un certain nombre d’années.Durant l’année, 18 5,136 tonnes de rails ont été posées contre 107,633 tonnes en 1933.La pose comprenait 81,614 tonnes de rails neufs et 103,522 tonnes de rails de rechange ou vieux rails.L’augmentation de rails neufs était de 47,075 tonnes ou 136%.Seize voyageurs ont été tués au cours de l’année, dont 13 dans des collisions de trains.Ce chiffre n’a été dépassé qu’une seule fois durant les 25 dernières années.En 1919 les collisions ont causé 21 morts et, en 1918 et 1920 treize voyageurs ont ainsi été tués.Le nombre de personnes blessées était de 76 dans des collisions, 19 par des déraillements et 322 par d’autres causes, soit un total de 417 comparativement à 306 en 1933.Le nombre d’employés tués par des accidents de trains est passé de 41 en 1933 à 43 en 1934; 23 d’entre eux étaient des employés du train, 9 des hommes de la voie, 3 des employés de stations et 7 des ouvriers d’ateliers.Le nombre d’employés blessés s’est accru de 985 en 1933, à 1,119, les employés des convois en constituant la majeure partie, soit 93 8 ou 84%.Lorsqu’il s’agit de voyageurs toutes les blessures sont comprises, si légères soient-elles, mais on ne tient compte pour les employés que de celles qui les empêchent de travailler durant trois jours au cours des dix jours qui suivent l’accident.Le nombre d’accidents aux passages à niveau a diminué, tant au point de vue des morts que des blessures.Le nombre de personnes tuées était de 74, le moins fort depuis 1923; celui des blessés, 227, était le plus bas depuis 1921.Ce sont les automobilistes qui forment la majorité des accidentés.Durant l’année 63 automobilistes ont été tués, 52 à des passages à niveau non munis de protection et 11 à des passages protégés; parmi ces derniers, deux passages à niveau étaient surveillés par des gardiens et 9 étaient munis de sonneries électriques.Deux piétons ont été tués à des passages protégés par des barrières et 3 piétons et 6 automobilistes ont été blessés.Dans bien des cas des automobilistes viennent se lancer dans des barrières baissées qu’ils brisent en se blessant parfois.Bien que des accidents soient relevés comme accidents de trains, les automobilistes et les piétons ne sont pas toujours irréprochables.maintenant payées par le gouvernement fédéral à légère augmentation, mais Dans les accidents de chemin de fer qui ne résultent pas du mouvement des trains, wagons ou locomotives, et qui se produisent dans les ateliers ou sont dus à la manutention d’outillage, etc., il faut compter 20 personnes tuées, dont 14 employés, et 4,094 blessés.La majorité de ces derniers étaient des employés de la voie portant des rails, des traverses, etc. 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 Bulletin Commercial du Canada De tous les faits du mois dernier, il faut surtout tionner les graves dommages qu’ont subis les récoltes dans une grande partie de l’ouest et du centre du Canada, par suite d’une longue période de sécheresse, accompagnée de très hautes températures.La sécheresse qui sévissait dans l’ouest des Etats-Unis a gagné la partie sud des provinces canadiennes de la Prairie et l’ouest de l’Ontario et rapidement endommagé les récoltes.Par suite, la récolte de blé des prairies sera beaucoup moindre qu’on ne l’anticipait; selon le temps qu’il fera d’ici la moisson, elle petite.Dans l’Ontario, plusieurs récoltes une avance sensible sur les 129,800,000 pi.exportés en juin 193 5; par contre, les bardeaux sont en recul sur juin 1935, 164,104 carrés contre 251,267.Juin lèvement marqué des exportations de fromage qui gnent 5 3,151 cwt, soit le triple de la quantité exportée en juin 1935, et une avance de près de 50 p.100 sur le mois de mai; d’autre part, les exportations de conserves de saumon, 19,112 cwt, ont plus que doublé par rapport à juin 193 5.La production de sucre en juin se chiffre par 92,45 5,48 1 lbs au lieu de 87,364,302 lbs en juin 193 5.a eu en juin un fort acroissement des exportations de blé; celles-ci s’élèvent à 25,763,565 boisseaux, d’une valeur de $19,682,585, au lieu de 6,494,622 boisseaux, d’une valeur de $5,148,692 en juin 193 5.L’Office du Blé estimait récemment que le report de blé à la fin de la campagne, le 31 juillet, sera grosso modo de 12 5 millions de boisseaux, soit 90 millions de moins qu’à la fin de la campagne précédente.Les relevés du tonnage ferroviaire accusent ces dernières semaines un plus fort mouvement de marchandises.Pour au 4 juillet, le nombre des wagons chargés a augmenté de 15,178, ce qui tient surtout à ment de 18,718 wagons pour les céréales et leurs dérivés.Les recettes ferroviaires brutes ont été contamment plus fortes depuis plusieurs mois.Les recettes publiques fédérales en juin se chiffrent par $33,601,444, contre $27,034,896 en juin 193 5; pour le premier trimestre du présent exercice financier, le total est de $ 134,865,019, au lieu de $ 117,569,114 le même trimestre l’an dernier.La plus forte augmentation est dans le cas de l’impôt sur le revenu, $66,000,000 contre $54,295,000.Notons que le taux ordinaire de l’impôt pour les corporations a été relevé de 13 Là % à 15% le 1er mai, avec effet rétro-actif, et de 15 à 17% pour les rapports synthétiq Le Gouvernement, par arrêtés-en-conseil, a mis fin sanctions économiques et financières édictées contre l’Italie en novembre dernier, et les relations commerciales les deux pays ont repris normalement.On compte sûrement qu’un traité sera bientôt conclu avec les Etats-Unis duquel les personnes résidant au Canada qui tirent une partie de leur revenu des Etats-Unis paieront l’impôt la partie imposable au même taux, 5%, que prélève le Gouvernement canadien sur les personnes résidant aux Etats-Unis qui reçoivent une partie de leur revenu du Canada.De nouveau les banques à charte ont accru leur portefeuille de titres, d’après leur rapport de mai, et celui-ci a touché un nouveau sommet de $1,345,191,994.On tate encore la même tendance à la baisse des prêts rants au Canada au cours du mois; ceux-ci ont fléchi à $699,774,131, contre $725,484,153 en avril et $824,125 882 en mai 193 5.Les débits bancaires en juin se chiffrent par $3,135,000,000 au lieu de $2,710,000,000 1935.men- accuse un re-attei- sera moyenne se trouveront diminuées.En revanche, les principales récoltes du Québec, de la Colombie britannique et des Provinces Maritimes s’annoncent satisfaisantes.ou Il y Ces facteurs ont agi défavorablement dustries et rendu les perspectives encore plus incertaines; néanmoins, la plupart des branches des affaires reprise marquée par rapport au niveau existant à la mi-été 1935, et rien ne permet de croire à un ralentissement de la reprise qui se poursuit, avec quelques légères interruptions, depuis le début de l’année.De plus, le beau temps mulé le mouvement des touristes américains, qui représente maintenant chaque année mie nationale.Si l’on prend comme indice du touristique le nombre des automobiles entrées au Canada, les statistiques d avrl et de mai—celles de juin ne sont pas encore publiées—montrent qu’il est entré au Canada des Etats-Unis 522,049 voitures contre 472,781 pendant la période correspondante de 193 5.Si l’on prend les bilistes munis d’un permis de 60 jours—ce sont ceux qui comptent le plus—on constate que leur nombre en avril et mai s’est accru de près d’un tiers par rapport à 1935, et les statistiques de juin accusent un gain encore plus fort.Le commerce extérieur poursuit son essor, le blé tenant place importante dans la liste de nos exportations; l’industrie en général soutient sa reprise et le tonnage ferroviaire est plus considérable.L’industrie du papier-journal, qui a traversé des années très difficiles et qui reste handicapée quant aux prix, a touché un nouveau sommet de production en juin, avec un total de 270,051 tonnes sur certaines in- accusent une a sti- l’année 1936, un accroisse- facteur important de l’écono- un mouvement automo- une ues.aux entre , contre le record précédent de 267,067 en mai et 232,020 tonnes en juin l’an dernier, soit un accroissement de 38,031 tonnes ou 16.4 p.100 par rapport à l’an dernier.Le total du premier semestre de cette année constitue également record avec 1,487,884 tonnes, à rapprocher de 1,284,894 tonnes le premier semestre 193 5.La production minérale continue de se développer et dans certaines des nouvelles régions aurifères, des découvertes prometteuses viennent d’être faites.En juin, l’exportation de nickel et de zinc, qui a été de 142,281 et 286,456 cwt respectivement, est en progression sur juin 1935 qui accusait 99,511 et 152,011 cwt respectivement; mais les exportations de cuivre, 245,444 cwt, le cèdent de beaucoup aux 385,807 cwt de juin 1935 et aux 419,190 cwt de mai 1936.Les exportations d’amiante en juin s’élèvent à 12,225 tonnes, contre 10,850 en juin 193 5.Celles de planches et madriers ont été de 169,5 50,000 pi.m.p., soit en vertu sur le revenu sur un cons- cou- )- en juin (Banque de Montréal) Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 11 rant entre le Canada et les Etats-Unis, sur toute la frontière de l’Ontario, font rapport que 5,681,113 véhicules à moteur, 167 véhicules tirés par des chevaux et 18,338,663 piétons et voyageurs autres que les conducteurs, soit un total de 24,027,943 personnes qui ont traversé la frontière en 193 5 contre 21,878,322 en 1934.Les recettes ont été de $2,918,864, soit un gain de $448,03 5 sur 1934.Les recettes nettes d’exploitation sont passées de $330,876 à $526,704.La ré-d’un EN QUELQUES LIGNES La production au Canada et aux Etats-Unis L’amélioration économique au Canada s’est maintenue à un niveau relativement plus élevé au Canada qu’aux Etats-Unis.La production industrielle des Etats-Unis montre une avance marquée de septembre à décembre après s’être bien maintenue au cours des huit premiers mois de 193 5.Après un recul au cours du premier trimestre il y a eu un relèvement en avril qui donne une légère amélioration sur mai.La production industrielle au Canada montre de l’accélération depuis les 9 premiers mois de 1933, l’indice de la production industrielle canadienne de mai étant à 111 comparativement à 93.Chaînes de denrées alimentaires au Canada Il existait 86 compagnies différentes de chaînes de denrées alimentaires au Canada en 1935; elles exploitaient 2,309 magasins dont les ventes se sont élévées à $105,624,000.En 1934, le même nombre de chaînes exploitaient 2,39 5 magasins et leurs ventes ont été de $104,912,800.Les augmentations de près de 10 p.c.ont été enregistrées dans la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie Britannique.Gaz comprimés Les 28 fabriques de gaz comprimés ont eu en 193 5 un rendement de $3 077,765 contre $2,803,840 en 1934 et $2,490,21 5 en 1933.Le nombre moyen d’employés dans ces établissements a été de 510 et les salaires et gages, de $741,631.Les principaux produits comprennent l’oxygène, l’acétylène, le sous-oxyde de carbone et l’hydrogène et chacun de ces produits a été fabriqué en plus grande quantité qu’en 1934.Le rendement d’acétylène a été de 39,922,683 pieds cubes; celui d’oxygène de 136,059,706; celui de sous-oxyde de carbone en cylindres, de 4,949,687 et celui d’hydrogène, de 40,134,386 pieds cubes.Compagnies de ponts, transbordeurs et tunnels internationaux Les compagnies de ponts, transbordeurs et tunnels internationaux opé- S avon Les importations de savon en mai sont évaluées à $48,212 contre $40 646 l’an dernier.Les Etats-Unis nous en ont fourni pour $32,969.Les exportations domestiques comprenaient 1,33 3,577 livres de savon de toilette valant $1 1 1,362 dont 1,262,498 livres sont allées au Rovaume-Uni, 25,970 livres en Australie et 19,920 livres à Ceylan.Importâtions d’automobiles Les importations d’automobiles en mai sont évaluées à $951,997 contre $383,067 il y a un an.La valeur des automobiles importées des Etats-Unis était de $861,640, celle du Royaume-Uni, de $56,326.On en a importé 1 269 des Etats-Unis et 93 du Royaume-Uni.Les importations de pièces d’automobiles des Etats-Uunis avaient une valeur de $2,666,075 et celles du Royaume-Uni, de 10,347.On a importé 1,575 bicyclettes du Royaume-Uni et 99 des Etats-Unis; 61 bicyclettes à moteur des Etats-Unis, 61 du Royaume-Uni et 5 d’Allemagne.On a importé 52 tracteurs des Etats-Unis d’une valeur de $98 878 et 3 de Grande-Bretagne d’une valeur de $603.Production des principaux minéraux canadiens >~ ouverture d’amusements a été immense parc un des principaux facteurs dans ces augmentations.Le "Commerce de Tourisme,” rapport publié récemment par le Bureau Fédéral de la Statistique, indique le nombre de personnes venues des Etats-Unis au Canada par chemin de fer et bateau, le nombre d’automobiles de touristes entrées et le nombre moyen de personnes par automobile.D’après ces données, le nombre total approximatif de traversées, à l’exclusion du trafic local ne faisant pas usage de transbordeurs et ponts commerciaux, est fixé à 34,848,943 personnes en 1935 à 31,057,322 en 1934 et à 28,829,986 en 1933.>¦ Production en 1934 Après avoir enregistré des déclins durant cinq ans, la valeur nette de la production a fait un gain important en 1934.La valeur nette des denrées produites, d’après une estimation du Bureau Fédéral de la Statistique, a été de $2,3 81,000,000 contre $1 996,000,000 en 1933.Ce gain de 19 p.c.représente l’importante amélioration dans les industries et dans le prix des denrées.Les prix très réduits et la réduction des opérations en 1933 sont la cause de ce que les chiffres de cette année ont été les plus bas depuis la guerre.L’amélioration qui s’est produite en 1934 a porté le total au-dessus de celui de 1933 ou de 1932.Le gain dans le rendement de l’énergie électrique a été moins fort que dans d’autres lignes; toutefois, le gain est tout près de 6 p.c.Les gains les plus prononcés sont ceux de l’industrie manufacturière et de l’agriculture; toutefois, les plus forts pourcentages sont ceux de la construction et de la production minérale.Au point de vue du pourcentage de gain, les pêcheries viennent en troisième place.>- La production canadienne des seize principaux minéraux au cours des quatre mois terminés en avril se répartit comme suit (chiffres de l’année dernière entre paranthèses) ; amiante, 69,884 (48,868) tonnes; ciment, 651,781 (499,176) barils; dérivés de l’argile, $609,875 ($496,787); charbon, 4,850,857 (4,465 769) tonnes; cuivre, 139,171,909 (143,624,209) livres; feldspath, 3 541 (2,566) tonnes; or, 1,142,327 (963,167) onces fines; gypse, 53,100 (37,760) tonnes; plomb, 120,220,331 ( 106,43 3,1 53 ) livres; chaux, 127,564 (125,656) tonnes; gaz turel, 12,646,781,000 (11,094,746,000) pieds cubes; nickel, 56,889,480 (40,645,986) livres ; pétrole, 454,731 (470,421) barils; sel commercial, 52,150 (57,190) tonnes; argent, 5 370,550 (4,55 5,023) 97,830,132 na- onces fines; (96,007,069) zinc, livres. Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 Dans notre seule province de Québec, nous avons une trentaine d’essences forestières dont une vingtaine sont tout à fait aptes à la fabrication non seulement de notre meuble mais de notre meuble de luxe.Or, nous constatons que la plupart de nos meubles sont fabriqués en noyer noir, bois américain, en acajou africain, en érable piqué et même en chêne américain.Déjeuner-Causerie cié.Le menuisier était à la fois sculpteur, ébéniste, tapissier-garnisseur.Son bois était séché de longue date et par le procédé naturel.C’est ce qui explique que ces mobiliers sont encore utilisables pour de longues années.Nous avons donc été les victimes de l’industrialisation à outrance et plus particulièrement, de l’Américanisation.Non contents d’adopter des méthodes techniques en conformité avec notre époque, nous avons voulu pousser le scrupule jusqu’à copier les meubles américains et vous savez aussi bien que moi, messieurs, ce que ces monstres ont enfanté.Depuis quelque vingt ans, il n’est pas une de nos maisons qui n’ait adopté comme familier ce mastodonte que l’on nomme ne ferai point ici son procès, il n’en vaut pas la peine.Vous admettrez que ces mobiliers sont laids et encombrants si nous leur cédons quelque droit au confort.Ce qu’il y a de navrant, c’est que du mobilier de $69.00 à celui de $375.00, la forme ne varie guère si la qualité varie dans certains cas.Le dernier déjeuner-causerie de la Chambre de Commerce Française au Canada avant les mois de vacances, a eu lieu le 2 5 juin au Club Mount Stephen.Notre collègue M.J.M.Gauvreau, Directeur de l’Ecole du Meuble de Montréal, a bien voulu faire la causerie sur l’Ecole du Meuble et son premier Salon.Nous citons le conférencier: Parisien durant quatre années, les quatre plus belles de ma vie, ancien élève de l’Ecole Boulle et de maîtres vénérés, j’ai senti dans l’invitation qui m’était faite, presqu’une consécration des modestes efforts entrepris par la section du meuble de l’Ecole Technique de Montréal devenue, il y a quelques mois, l’Ecole du Meuble.Je tiens à affirmer dès le début de cette causerie que l’oeuvre du meuble et de la décoration intérieure dans le Québec doit être d’abord et avant tout une oeuvre française.Nous devons nous attacher à démontrer et à convaincre les canadiens que nos relations spirituelles à tous les degrés artistiques avec la France ne feront que contribuer à faire de nous de meilleurs canadiens-français, heureux de vivre côte à côte avec leurs compatriotes de langue anglaise.On m’a demandé de vous parler de l’Ecole du Meuble et de son premier salon.Je ne vous cacherai pas que c’est un sujet très vaste et que c’est toute l’histoire, la triste histoire du meuble qu’il faudrait faire ici.Aussi brièvement que possible, permettez-moi de vous en donner une vue d’ensemble.Il est stupide de penser que dans la province de Québec nous ne soyons pas capables de fabriquer nos meubles avec nos propres bois et pour toutes En certaines circon- nos exigences, stances on pourrait employer un bois de tonalité plus riche pour rehausser notre matière première, mais dans ce cas il faut que l’emploi de l’essence étrangère devienne un accessoire.Il est triste de constater que tous nos beaux meubles nous viennent de l’Ontario ou de Grand Rapids, Michigan.Nous avons dans la province de Québec des essences qui se prêtent admirablement à la fabrication du meuble ordinaire et du meuble de luxe.meuble en série à l’américaine pour que l’on soit capable de trouver des artisans qui, pour le même prix ou une modique différence, pourraient réaliser des meubles exclusifs de goût moins douteux qui s’adaptent davantage aux exigences légitimes de la clientèle.C’est à cette tâche intéressante et ingrate à la fois que nous nous sommes employé depuis bientôt cinq ans Montréal et depuis un an Meuble."cherterfield.” Je Nous payons assez cher le Voulez-vous que je vous dise comment sont créés le modèles indignes qu’on présente en vente?M.X.ou M.Y., industriel d’une petite ville de la Province s’en va chaque année à l’exposition de meubles de Chicago.Là, notre homme est fortement impressionné, je ne sais trop par quel réflexe, par deux ou trois ensembles mobilier qu’il achètera pour les copier intégralement ou encore achètera les dessins avec droits de reproduction.Or les meubles conçus à Chicago sont pour une classe très spéciale de gens, et ils sont conçus en plus avec des bois du pays que souvent nous ne trouvons pas sur place dans la province de Québec.Et alors nous n’importons pas uniquement les modèles, qui sont souvent non seulement de mauvais goût mais affreux, mais nous importons par la suite la matière première au détriment des bois de notre pays.On répète sur tous les tons que le Canada est le pays du bois et en temps de prospérité on ne pense qu’à le transformer en bois de construction, en bois de chauffage et en pâte à papier.à l’Ecole Technique de à l’Ecole du Nous recevrons à l’Ecole du Meuble dès septembre prochain des jeunes gens désireux de s’initier à l’art du meuble.Nous les formerons du mieux que nous pourrons et suivant les moyens à notre disposition, à un entrainement manuel qui durera quatre années.A côté de cela, nous leur inculquerons une formation générale à la fois technique et artistique qui en fera des artisans intelligents.Nous voudrions que ces jeunes gens se fassent une carrière par leurs propres moyens au lieu d’être engloutis parmi les trop malheureuses victimes de la fabrication en série.Nous aurons donc d’ici quelques années les réalisateurs qu’ils nous faudra pour transformer notre matière première.Nous voudrions former des Le meuble doit être un bon et fidèle serviteur en même temps qu’un ami; non pas un ami de passage.Nous avons chez nous des gens attachés aux anciennes choses; à ces beaux meubles sculptés comme on savait encore en faire, il y a une cinquantaine d’années, dans la Province de Québec.Pas un de ces meubles ne se ressemblent, bien qu’ils aient tous une caractéristique commune.A cette époque, nous ne subissions la fabrication en série.On pas encore commandait son mobilier chez le petit artisan qui prenait son temps pour fabriquer des meubles en bois sain, de construction solide, de décoration discutable mais tout de même appré- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 13 Juillet-Août 1936 ble paysan.Je crains d’abuser de votre patience.Il me reste à vous convaincre un certain nombre de gens.Nous n’avons pas craint de faire appel aux plus riches accessoires du mobilier: peinture, bibelot d’art, tapis d’orient et tissus.Il m’est agréable de remercier ici M.Louis, directeur de la Maison Bianchini Férier pour sa collaboration très précieuse.Je remercie aussi M.Lecoq de la Maison Coudurier-Fructus qui a également eu l’occasion de nous prêter sa collaboration durant l’année scolaire qui vient de finir.Le salon du meuble présentait cette année six ensembles conçus tous dans des lignes différentes.Un cabinet de travail ministériel; Un cabinet de travail directorial; Un cabinet de travail pour un religieux; Une salle à manger; Une chambre à coucher; Un boudoir.Tous ces ensembles étaient exécutés en bois québecquois et d’après nos créations.Vous savez, Messieurs, combien il est difficile de travailler ici quand il s’agit d’artisanat.Nous ne trouvons pas sous la main tout ce qu’il faut comme en Europe.C’est pourquoi il faut excuser certaines erreurs que vous avez peut-être soulignées.Mais nous essaierons de faire de mieux en mieux.artisans selon la définition qu’en a donnée M.Abel Bonnard, de l’Académie Française."Dans le monde décomposé d’aujourd’hui, nous sentons plus vivement que jamais la nécessité des valeurs morales.Mais il est vain de les chercher ça et là, il faut les saisir à l’endroit même ou nul mensonge n’est possible: la véritable vertu d’un homme s’exprime avant tout dans sa valeur professionnelle.C’est pourquoi un bon artisan est le plus ferme soutien d’un ordre noble.Il est fait à la fois de patience, de science et de conscience.Il travaille au point où les qualités morales se joignent aux qualités esthétiques par le plus solide des noeuds: il s’applique tout à bien faire sa tâche, mais, en la faisant ainsi il touche humblement au Beau.” Au risque d’être encore critiqué, nous affirmons que de plus en plus nous devons tendre vers un nationalisme artistique, mais un nationalisme artistique à la française, qui ne nous fera pas écarter des grandes lois générales de la beautés, mais qui se manifestera par la transformation d’une matière première que nous avons trop longtemps méconnue et ignorée.Malgré l’infériorité de nos bois de placage, nous avons essayé à l’Ecole Technique de Montréal et à l’Ecole du Meuble de prouver tout ce que l’on pourrait tirer d’une rationelle exploitation de nos bois et qu’en bien des cas nos affirmations ont été concluantes.remercier sincèrement, à vous demander de suivre nos efforts, à nous signaler nos faiblesses et à nous continuer vos encouragements du passé et à vous donner rendez-vous l’an prochain vers la même date à notre second salon qui notera, je l’espère, notre enthousiasme et un progrès sensible vers la simplicité, l’ordre, la sincérité et la clarté, qui sont toutes des qualités bien françaises.Au déjeûner étaient présents : MM.Henri Dolisie, vice-président de la Chambre de Commerce Française au Canada ; J.M.Gauvreau, Directeur de l’Ecole du Meuble ; Charles Brosseau, Surintendant des Travaux Publics de la Ville de Verdun ; P.Charton, R.Faivre, R.J.Fouré, P.Gobet.M.Louis, L.Masson, A.Monette.J.Nolin.M.Nougier, M.Parizeau, R.Robic, Gabriel Rousseau, Directeur adjoint de l’Enseignement Technique de la Province de Québec; B.de Roussy de Sales, A.Tarut, G.Vinant.avant Pose de la Pierre Angulaire de L’Hôtel de la Légation de France à Ottawa En présence des plus hautes personnalités des cercles diplomatiques, politiques et sociaux de la capitale, fut posée la pierre angulaire de la Légation de France à Ottawa par le premier ministre du Canada M.King.Il se servit d’une truelle en or, oeuvre du maître ferronnier français Jean Prouve et de M.Décarys, maitre graveur.L'inscription sur la truelle portait : "A Ottawa a été posée, avec cette truelle, la nous première pierre de l’hôtel de la légation de France par le très Hon.W.-L.Mackenzie King, premier ministre, Albert Lebrun étant président de la République, M.Raymond Brugère, ministre de France au Canada.Le 14 juillet 1936.” M.Brugère fit l’historique de ce projet dont la réalisation apportera un embellissement considérable à la capitale du Canada.Le gouvernement français a délégué M.E.-E.Beaudoin, architecte très en vue de Paris, pour la préparation des plans et deux architectes de Montréal MM.Antoine Mouette et Marcel Parizeau ont été choisis surveiller la construction.Le très hon.Mackenzie King rapprocha de cette inauguration d’un coin de France en terre canadienne, celle du monument de Vimy, coin du Canada en France.Il y voit une camaraderie de coeur et d’esprit entre la France et le Canada qui permet de pétuer les meilleures relations entre deux peuples et qui devrait servir d'exemple aux autres nations.Nous admirablement stimulés dans notre tâche par M.Laureys, directeur général de l’Enseignement technique.sommes nous pensons Nos érables, nos ormes, nos frênes, nos merisiers, nos bouleaux, nos cerisiers, nos chênes ne sont pas plus mal conformés que les arbres des autres pays; le seraient-ils, quelle veine ce serait alors pour l’ébéniste.Dès septembre prochain, notre personnel sera augmenté très sensiblement.Il me fait plaisir de vous annoncer ici que M.Marcel Parizeau, architecte-adjoint de la Légation française à Ottawa, sera un de nos collaborateurs spécialement chargé du cours de composition du meuble et d’architeture intérieure.J’ai signalé déjà l’initiative de M.A.Fréchet, directeur de l’Ecole Boulle de Paris qui à deux reprises exposait au Salon des Artistes décorade Paris des mobiliers fabriqués soit en orme soit en bouleau canadien.Ce qui est chic à Paris serait, il semble, de très bon ton à Montréal.La salon de l’Ecole du Meuble qui a fermé ses portes mardi soir tend précisément à faire la pour teurs Vous voyez que l’Ecole du Meuble à mesure quelle grandira fera appel à toutes les compétences.Un de vos compatriotes, M.Paul Smet, enseigne la sculpture sur bois; M.J.P.Lemieux, professeur diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal et peintre de talent est déjà professeur de dessin à vue depuis un an.Messieurs, je n’ai fait qu’effleurer le sujet, le traiter au point de vue général.J’aurais voulu vous dire ce que nous avons tenté pour améliorer et développer la fabrication du meu- per- nos nous Distinction Honorifique Nous offrons nos plus vives félicitations pour sa nomination au grade d’officier de la Légion d'honneur, à titre militaire, au Docteur A.Laquerrière, médecin major de première classe ( service de santé de la région parisienne) pendant la guerre.Le Docteur Laquerrière est chef radiologiste à l’hôpital Notre-Dame de Montréal.preuve que nos bois sont propres à la fabrication du beau et bon meuble.En s’éloignant des sentiers battus, en donnant une ligne agréable et séduisante et en plaçant les meubles dans atmosphère appropriée, une avons réussi, croyons-nous, à nous CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 14 La publicité par la poste au Canada (Il nous est agréable de reproduire ces quelques extraits d'une étude très intéressante publiée par notre compatriote M.René Caillaud dans "LA TRIBUNE POSTALE DE MONTREAL” dont il est le rédacteur en chef).La Poste canadienne coopère, le plus intelligemment, le plus complaisamment, le plus pratiquement possible avec les publicitaires et avec les annonceurs, pour mettre à leur portée un service toujours plus efficace.Voici, brièvement esquissées, les principales armes que la Poste canadienne offre dans le domaine de la publicité.Pour commencer il y a les enveloppes-réponse et les cartes-réponse d’affaires, à 4 sous.Elles ont été créées afin de permettre aux maisons d’affaires d’insérer, dans chaque envoi adressé au public canadien, une enveloppe-réponse ou une carte-réponse portant le nom et l’adresse de l’expéditeur, ainsi qu’une empreinte mécanique, indiquant le port à payer par cet expéditeur au moment où lui revient cette correspondance retournée par le client sollicité ou prospecté, comme on dit en langage publicitaire.Enveloppes et cartes-réponse peuvent être insérées dans tout objet de correspondance de n’importe quelle classe (lettre, catalogue, dépliant, colis, circulaire, etc.).Appartenant elles-mêmes à la première classe, le client a le droit de les utiliser, en répondant à l’expéditeur, pour écrire toute correspondance qu’il lui plaît.D’une part, le client sollicité répond plus volontiers, parce qu’il n’a pas à affranchir sa réponse.D’autre part, [’expéditeur ne paie d’affranchissement que pour les réponses qui lui parviennent.Le système préserve donc du gaspillage d’argent pour [’affranchissement préalable de réponses que les clients ne retournent pas.Parlons maintenant des listes établies par le Ministère des Postes et qu’aucune autre organisation n’est en mesure d’établir.Il en est de quatre sortes: listes numériques urbaines, listes numériques rurales, listes nominatives rurales et listes nominatives des résidents de maisons d’été.Ces listes sont toutes tenues à jour et revisées annuellement.Les listes numériques urbaines sont données gratuitement, sur demande, à toute personne intéressée.Il en existe une pour chaque localité du Canada où la livraison du courrier est faite par des facteurs.Prenons comme liste type, pour nos explications, celle de Montréal, ville essentiellement bilingue.Cette liste montre les limites de chacune des succursales assurant la livraison, avec Vindication générale du genre de la population desservie.Elle présente la ville divisée en trois grands groupements sociaux: classe riche, classe moyenne, classe ouvrière, et elle donne la répartition numérique détaillée de ces trois grands groupements, pour chaque route ou tournée de facteur de chaque succursale.Elle fait connaître le nombre des chefs de maison français et des chefs de maison anglais, des places d’affaires anglaises et des places d’affaires française.Nous constatons ainsi qu’il y a à Montréal vingt et une succursales postales assurant la livraison par facteurs, et qu’il y a au total, en chiffres ronds, 124,000 résidences françaises, 98,000 résidences anglaises, 1 5,000 places d’affaires anglaises et 12,000 places d’affaires françaises.Grâce aux listes numériques urbaines, pas de tâtonnement et pas de gaspillage.Elles permettent, d’atteindre toute la clientèle et rien que la clientèle que l’on veut at- teindre.Un annonceur a le choix de ses rues, de ses maisons et de son public, peut-on dire, et répartir sa distribution, de par la ville, comme il l’entend.Dans une ville bilingue comme Montréal, plus besoin d’imprimer un même texte de réclame dans les deux langues, puisque l’on peut déterminer d’avance la quantité exacte nécessaire dans chaque langue et atteindre ainsi, dans sa propre langue, tout client sollicité.Les listes numériques rurales sont également remises gratuitement sur demande.Il en existe un recueil pour chaque province du Canada.Ces recueils donnent le nombre des chefs de maison desservis par les bureaux de poste ruraux ou par livraison sur les routes de distribution rurale.Ils sont divisés par districts électoraux fédéraux.Chefs de famille de langue française et chefs de famille de langue anglaise y sont indiqués séparément, dans chaque district, par bureaux et par routes, le tout classé par ordre alphabétique.Le Ministère des Postes a en vente, au prix de $1.25 l’unité, des recueils de listes nominatives rurales, qui comprennent chacun une moyenne de 4,000 à 5,000 noms (certains plus de 7,000).Il en existe un recueil pour chacun des districts électoraux fédéraux du Canada.Les recueils de la province de Québec sont d’autant plus intéressants que la population de cette province est française, dans l’ensemble, dans la proportion de 80%.En première page des recueils, on voit un index des bureaux de poste ruraux et des routes de distribution rurale, avec indication du nombre des chefs de maison français et anglais desservis par chaque bureau et chaque route.Puis, si l’on feuillette les recueils, on constate qu’ils contiennent la liste nominative détaillée, donnée par ordre alphabétique, par bureau rural et par route rurale, de tous les chefs de famille, avec mention du métier ou de la profession.Des signes distinctifs indiquent si la personne inscrite est de langue française ou de langue anglaise, si elle est propriétaire d’un établissement d’affaires, si elle est simplement locataire de chambre.Ces listes nominatives rurales permettent d’atteindre directement par la Poste une clientèle disséminée sur de grandes distances, clientèle qu’il serait souvent impossible de faire visiter avec profit par un voyageur de commerce, clientèle souvent aussi isolée et n’ayant pas à proximité des magasins auxquels elle puisse s’approvisionner de toutes les sortes de choses dont elle a besoin.Grâce à elles, il est facile à l’annonceur de relever, par profession ou métier, dans une région donnée, les noms des clients possibles et de se mettre directement en rapport avec eux.Le Ministère des Postes publie enfin deux recueils de listes des résidents de maison d’été.L’un de ces recueils comprend la province d’Ontario (avec 18,000 noms), l’autre, toutes les autres provinces (avec 13,000 noms).Le prix de chacun d’eux est de $2.50.On y trouve, classés pour chaque province, par ordre alphabétique, les bureaux de poste qui desservent les places d’été ou de villégiature.Puis, pour chacun de ces bureaux, est donnée la liste, également par ordre alphabétique, des résidents les plus récents de ces maisons d’été.Et, pour chacun des résidents, il est indiqué s’il est propriétaire ou simplement locataire et il est mentionné quelle est l’adresse de sa résidence d’hiver en ville. 15 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 colis de 1 livre, 10 sous pour un colis de 5 livres et 2 5 sous pour un colis de 10 à 15 livres.Nous en avons dit assez, nous semble-t-il, pour convaincre un certain nombre de lecteurs que la Poste canadienne est dès à présent, dans le domaine de la publicité, une auxiliaire et une collaboratrice pleine de zèle et de ressources, et qu’elle est une institutions non pas routinière et rétrograde, mais au contraire très progressive et toujours prête à accroître ses possibilités, afin de devenir un élément de plus en plus puissant pour le développement économique du pays.Il est évident que ces recueils peuvent être infiniment précieux pour les commerçants qui veulent de la peinture, des articles de sport, de chasse, de pêche, de campement, de voyage, de jardinage, etc.On peut les considérer, en outre, comme présentant des listes des citadins du Canada dont le pouvoir d’achat est, en général, le plus grand et que leurs goûts ou leur situation sociale disposent à être des clients pour une variété plus nombreuse d’articles, tant pour leur maison de campagne l’été que pour leur résidence d’hiver en ville.Il nous reste à parler du système dit "à l’Occupant,” qui se rattache à l’emploi des listes numériques urbaines et rurales.La caractéristique principale de ce système, c’est qu’il permet la distribution par la Poste de circulaires, bro-churettes, cartes, dépliants, échantillons, etc., ne portant absolument aucune adresse, ou ne portant comme adresse ni un nom de personne, ni un nom, ni un numéro de rue, mais une appellation impersonnelle telle que: à l’Occupant, à la Dame de la Maison, à l’Amateur de Bon Café, etc.Selon les cas, le service en est fait au tarif de 1 sou ou de 'A sou par unité.En outre de son bon marché, le système "à l’Occupant” offre bien d’autres avantages d’une valeur incontestable.Par exemple, il supprime la confection fastidieuse et interminable des listes d’adresses, il supprime donc ipso facto leur mise à jour continuelle et jamais définitive; il supprime tout adressage, c’est-à-dire qu’il élimine tout rede correspondance pour cause de non livraison par suite de déménagement, de mortalité, de départ, etc., d’où économie, souvent considérable de temps et d’argent.Il peut même supprimer, en fait il supprime toujours pour les articles affranchis à /2 sou, le collage des timbres.Enfin, comment ne pas mentionner ici que, pour faciliter à l’annonceur l’affranchissement et l’expédition des articles de troisième classe ou imprimés, tels que circulaires, échantillons, catalogues, etc., expédiés en grandes quantités, le Ministère accepte le paiement en numéraire au préalable, sans emploi de timbres-poste.Après avoir exposé à grands traits comment la Poste canadienne s’efforce d’aider de multiples façons ceux qui la font servir à des fins publicitaires, disons que, pour couronner tout cela, elle met, dans les grandes villes, à la disposition du public, des Bureaux de Publicité.Ceux-ci sont, en somme, des sortes de cabinets de consultations gratuites, où l’on renseigne sur les lois et règlements postaux et sur les meilleurs moyens d’utiliser les divers services postaux dans le domaine de la publicité, où l’on va même jusqu’à étudier et préparer, en collaboration avec l’annonceur, un plan de campagne pour la distribution de sa publicité.On y fournit maintes autres informations d’ordre général.On y fait connaître les tarifs, pour tous les cas qui peuvent se présenter; on y expose les avantages particuliers offerts par certaines commodités de la Poste qui ne sont pas encore connues et employées par les hommes d’affaires comme elles devraient l’être, par exemple la malle par avion, grâce à laquelle une lettre gagne des heures, parfois des jours et même des semaines sur la malle par chemin de fer et par bateau; par exemple, aussi, le système des colis-postaux, grâce auquel il n’en coûte, pour faire transporter et livrer par la Poste, dans un rayon de 20 milles de tout bureau de poste, que 5 sous d’affranchissement pour un René CAILLAUD.Fermes à fourrure du Canada (1934) Au debut du commerce des fourrures, les trappeurs canadiens avaient l’habitude de garder vivants les renards pris en été jusqu’à ce que leur pelage eût atteint son maximum de beauté, et c’est de cette pratique qu’est née l’industrie moderne de l’élevage des animaux à fourrure.Lorsqp’il arrivait à un poste septentrional de traite avec sa prise annuelle de pelleteries, le trappeur présentait parfois une très belle peau de renard noir parsemée de poils argentés, à la queue terminée par une touffe semblable, ce qui donnait à la fourrure un lustre particulier, d’où le nom de renard argenté.Le renard noir ou renard argenté n’est qu’une variante du renard roux ordinaire, et la beauté du pelage, de même que le prix élevé qui en était la conséquence, ont conduit à des expériences de croisement effectuées en vue de fixer en permanence cette variété.En 1894, le succès couronnait les efforts, alors qu’une portée de renards argentés put être élevée jusqu’à l’âge d’adulte dans une ferme située près d’Alberton, Ile du Prince-Edouard; cette province peut donc se réclamer d’être le berceau de l’industrie.Des succès ultérieurs lui donnèrent un nouvel essor et en 1913 le commissaire de l’Agriculture de la même province relevait 277 fermes contenant 3,130 renards, dont 650 argentés.Pendant ce temps, des tentatives d’élevage du renard en captivité étaient également faites dans d’autres provinces, les statistiques montrant qu’on avait obtenu des succès dans le Québec en 1898, dans l’Ontario en 1905 et dans la Nouvelle-Ecosse en 1906.En 1912 et 1913 la Commission fédérale de Conservation entreprenait une enquête approfondie sur l’historique et les possibilités de l’élevage des animaux à fourrure au Canada et les données obtenues, publiées en 1913, donnèrent un nouvel essor à l’industrie.Les pionniers de l’élevage du renard avaient surtout en vue la production de pelleteries, alors qu’une seule peau de qualité exceptionnelle rapportait jusqu’à $2,600, mais ce ne fut qu’en 1912 que commencèrent les ventes importantes de renards vivants.Avec l’intérêt croissant dont l’élevage d’animaux à fourrure était l’objet, vint une forte demande de renards pour servir à l’établissement de nouvelles renardières.Dès lors, des prix fabuleux étaient obtenus pour des animaux vivants, les ventes de reproducteurs enregistrés atteignant en 1912 jusqu’à $18,000 et même $35,000 la paire.Le nombre de fermes d’élevage augmenta rapidement et des compagnies aussi bien que des particuliers se lancèrent dans ce genre d’affaires, de sorte que, comme le tour CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 16 nombre de renards se multipliait, les prix déclinèrent en proportion.En 1919, le Bureau Fédéral de la Statistique commença le relevé annuel des fermes d’élevage des porte-fourrure et les rapports de cette année indiquent un total de 424 renardières et 5 différentes fermes à fourrure au Canada.Le nombre de renards argentés atteignait cette année-là 7,181, dont 5,401 dans Elle du Prince-Edouard.Le prix moyen d’une paire de ces animaux était alors tombé à $650, bien que certains d’entre eux atteignissent jusqu’à $1,100 par tête.L’élevage du renard se pratique maintenant dans toutes les provinces du Dominion et le nombre de renardières s’est constamment accru.Les statistiques les plus récentes, celles de 1934, portent à 6,083 le nombre de renardières canadiennes et à 130,776 celui des renards, dont 12 5,577 argentés.La Prince Edward Island Silver Fox Breeders’ Association fut fondée en 1915 et la Canadian Silver Fox Breeders’ Association en 1920.Des filiales de la Canadian Association sont maintenant établies dans la plupart des provinces et l’on peut faire inscrire les renards argentés au Registre national du cheptel canadien.Les renardières canadiennes élèvent en outre le renard croisé, le renard roux, le renard bleu et, dans un certaine mesure, le renard blanc.Bien que le renard occupe le premier rang, on élève aussi avec succès d’autres animaux à fourrure.Le vison est particulièrement facile à domestiquer et son élevage en captivité réussit très bien si l’on a soin de lui donner l’habitat et le régime alimentaire qui lui conviennent.Les fermes de visons sont maintenant de 624 réparties dans les diverses provinces et l’élevage de cet animal peut être considéré comme solidement établi au Canada.La domestication du raton laveur est également facile, bien que cet animal n’ait pas encore pris l’importance du vison dans l’industrie de l’élevage.En 1934, le nombre de fermes de ratons laveurs était de 182, dont 109 étaient établies dans le Québec et 57 dans l’Ontario.L’industrie porte aussi son attention sur l’élevage du rat musqué et de nombreuses étendues de terrains marécageux sont utilisées à cette fin.L’élevage de ce porte-fourrure consiste surtout à lui procurer une nourriture suffisante et à le protéger contre ses ennemis naturels tels que l’épervier, le hibou, etc.Un grand nombre de fermes de rats musqués sont encloses d’un fort treillis métallique.En 1934, le nombre total des fermes d’élevage des diverses catégories était, à l’exclusion des renardières, de 936, comparativement à 966 en 1933.Plusieurs renardières s’occupent également d’élevage "mixte,” c’est-à-dire de divers autres animaux à fourrure.Le ministère fédéral de l’Agriculture maintient à Sum-merside, Ile du Prince-Edouard, une ferme d’expérimentation pour l’étude de toutes les questions relatives à la santé des animaux à fourrure, du renard argenté en particulier, élevés en captivité.Le ministère ontarien de la Chasse et de la Pêche et le ministère québecquois des Travaux Publics, de la Chasse et de la Pêche maintiennent aussi des fermes d’expérimentation dans leur province respective.Ils publient de temps à autre des rapports et des brochures et les éleveurs peuvent recourir aux conseils des fonctionnaires chargés de ces stations.Nombre de fermes à fourure.—Le terme "ferme à fourrure” sert à désigner tous les établissements où se fait l’élevage des animaux à fourrure, que cet élevage y soit exclusif ou simplement accessoire à des opérations agricoles d’un caractère général.Toutes les fermes sur lesquelles se fait l’élevage du renard sont classifiées comme "renardières” bien que d’autres animaux à fourrure y soient élevés souvent en plus grand nombre que les renards.Une ferme à fourrure sur laquelle il n’y a pas de renards est classifiée d’après la principale espèce en captivité sur la ferme.Le nombre de fermes à fourrure de toutes catégories était en 1934 de 7,019, ce total comprenant 6,083 renardières et 936 fermes diverses.Comparativement à l’année précédente, les renardières ont augmenté d 576 ou de 10 p.c., toutes les provinces à l’exception de la Colombie Britannique prenant part à cet accroissement.Le vison est l’espèce la plus importante du groupe des animaux divers et le nombre de fermes qui en font l’élevage est de 624 soit une augmentation de 47 ou de 8 p.c.sur 1933.Le nombre de la plupart des autres fermes du groupe divers est en régression, sauf celles du blaireau qui ont augmenté d’une unité et celles du coyote qui n’ont pas varié.La classification de 1934 comporte une nouvelle espèce, le myopo-tame dont il existe deux fermes.Le myopotame, qui ressemble au castor canadien, est originaire de l’Amérique du Sud.Plusieurs fermes à fourrure élèvent plusieurs espèces d’animaux; on élève, par exemple, dans les renardières, le vison, le raton laveur, le lapin, etc.tandis qu’une ferme de vison peut élever en outre le raton laveur, qu’une ferme de martres peut garder des pékans et qu’on trouve fréquemment le rat musqué et le castor dans la même ferme.Valeur de la propriété.—La valeur des terrains et bâtiments utilisés par les fermes à fourrure était en 1934 de $6,209,788; celle des animaux élevés de $8,427,567, ce qui établit la valeur de la propriété au total de $14,637,3 5 5 soit une augmentation sur l’année précédente de $862,587 ou de 6 p.c.et sur 1932 de $1,912,960 ou de 15 p.c.L’Ontario vient en tête des provinces pour la valeur, puis viennent le Québec et Elle du Prince-Edouard.La situation respective de chaque province quant à la valeur totale de la propriété est établie dans les proportions suivantes: Ontario Valeur de la propriété, par provinces, 1933 et 1934 Province 1933 Valeur des animaux à fourrure 1934 Valeur des animaux à fourrure Valeur des terrains et bâtiments Va leu r totale de la propriété Valeur des terrains et bâtiments Valeur totale de la propriété % $ Ile du Prince Edouard Nouvelle-Ecosse .Nouveau-Brunswick .Québec .Ontario .Manitoba .Saskatchewan .Alberta .Colombie-Britannique Yukon .901,201 239,671 110,484 1,059,734 1,224,942 522,505 059,467 788,309 444,338 14.550 1,052,172 408,045 608,192 1,517,668 1,464,181 049,331 441,896 903,480 336,237 8,365 1,953,373 647,716 1,078,676 2,577,402 2,089,123 1,171,836 1,101,303 1,751,789 780.575 22,915 879,083 254,739 563,009 1,035,942 1,215,022 592,400 404,707 852,449 397,887 14,550 1,168,683 431,098 941,746 1,627,874 1,606,592 760,540 490,828 1.077,1 10 314,725 8.305 2,047,766 685,837 1,504,755 2,663,816 2,821,014 1,352,940 895,535 1,929,559 712,612 22,915 Total 6,265,201 7,509,567 13,774,768 6,209,788 8.427.567 1 1.637,355 17 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Juillet-Août 1936 1934.Le prix le plus élevé reçu par un éleveur pour une seule peau de renard argenté en 1934 était de $176, comparativement au maximum de $230 en 1933.Les peaux de vison vendues étaient de 17,622, d’une valeur de $145,680, contre 17,661, valant $127,241 en 1933.Recettes totales.—Les recettes totales des fermes à four-1934 sont de $4,5 39,061, les ventes de pelleteries 19.3 p.c., Quebec 1 8.2 p.c., Ile du Prince-Edouard 14.0 p.c.Alberta 13.2 p.c.Nouveau-Brunswick 10.3 p.c., Manitoba 9.2 p.c., Saskatchewan 6.1 pc, Colombie Britannique 4.9 p.c., Nouvelle-Ecosse 4.7 p.c., et Yukon 0.1 p.c.L’intérêt de l’industrie porte surtout sur l’élevage des renards, la valeur des renardières se chiffrant en 1934 à $13,726,809, soit 94 p.c.de la valeur totale de toutes les fermes à fourrure.rure en représentent 87% de ce total et celles des animaux vivants les 13% restants.Nombre d’animaux à fourrure nés et d’animaux morts sur les fermes.—Le nombre d’animaux à fourrure de toutes espèces (exclusion faite du rat musqué et du castor) nés sur les fermes en 1934 était de 203,491 répartis en 15 5,043 renards argentés, 7,5 84 autres renards et 40,864 animaux divers.Le nombre de renards argentés est le plus fort que l’on ait enregistré dans l’histoire de l’élevage et constitue une augmentation de 30,812 ou de 25 p.c.sur 1933.Dans le groupe des animaux divers le vison vient au premier rang, 35,375 de ces animaux étant nés durant l’année, soit augmentation de 10,179 ou de 40 p.c.sur 1933.Cha-des autres espèces, à l’exception du raton laveur et du blaireau (1,439 et 3,63 5 respectivement) n’a qu’un faible nombre de naissances en captivité chaque année.Il n’existe information au sujet du rat musqué et du castor, une es- Animaux à fourrure des fermes d’élevage.—Le nombre total d’animaux à fourrure des fermes d’élevage était, à la fin de 1934, y compris les estimations de rats musqués et de castors, de 196,970, comparativement à 199,782 en 1933.La diminution est due à la forte réduction du nombre de rats musqués dont le nombre n’était plus que de 3 5,5 56 en 1934 contre 65,324 en 1933.Le renard argenté a continué de se multiplier presque sans interruption depuis 1919 (année de la première publication de statistiques annuelles des fermes à fourrure) et le total de 125,577 de ces animaux est le plus fort que l’on ait jamais enregistré au cours d’une année.Le nombre le plus élevé jusque là avait été atteint en 1930, alors que les fermes en élevaient 105,894.La valeur totale des renards argentés était en 1934 de $7,742,294, soit une augmentation de $892,569 sur l’année précédente.Bien que, durant la période entière de 1924 à 1930 inclusivement, le nombre de renards argentés ait été inférieur à celui de la seule année 1934, leur valeur totale était de beaucoup supérieure à cause de l’élévation des prix.Le maximum de valeur fut atteint en 1929 avec un total de $18,047,124, bien que le nombre de ces animaux ne fût alors que de 97,190 ou 28,387 de moins qu’en 1934.La valeur moyenne d’un renard argenté en 1929 était de $186 contre une moyenne de $62 en 1934.Le vison, qui tient le premier rang dans la catégorie des autres porte-fourrure, atteignait à la fin de 1934 le chiffre de 25,43 5, soit une augmentation de 6,795 ou de 36% sur l’année précédente.Le nombre de la plupart des autres animaux accuse des diminutions depuis 1933, le renard bleu, la mouffette, la belette et le mouton caracul exceptés.La valeur de tous les animaux à fourrure des fermes était une cune aucune les exploitants étant dans l’impossibilité de fournir timation de l’accroissement naturel.Les rapports indiquent que 18,686 renards argentés sont morts au cours de l’année, dont 15,390 jeunes et 3,296 adultes.Il n’existe pas de données complètes au sujet des de décès des renards, du fait que beaucoup d’éle-ont négligé de répondre à cette enquête particulière et qu’en outre un grand nombre d’entre eux ont qualifié d’inconnue la cause du décès.Le nombre total d’ani-à fourrure de toutes espèces morts durant l’année 1934 était de 26,966, dont 21,338 jeunes et 5,628 adultes.Animaux à fourrure vendus.—On constate sur 1933 augmentation marquée du nombre d’animaux vivants vendus par les fermes en 1934.Celui des renards argentés passé de 5,479 à 8,762 et celui des visons de 2,252 à 3,625.La valeur moyenne d’un renard argenté était de $56 en 1934, comparativement à $5 5 en 1933 et celle du vison était de $19 contre $15.Les réponses à une enquête auprès des éleveurs touchant le plus haut prix obtenu pour renard argenté vivant indique que le prix le plus élevé payé en 1934 était de $ 5 2 5.Le maximum obtenu en 1933 était de $375.Le nombre total de toutes espèces de porte-fourrure vivants vendus par les éleveurs en 1934 était de 13,839 valant $573,05 1, contre 9,409 valant $3 54,462 en 1933.Pelleteries vendues par les fermes d’élevage.—La valeur totale des pelleteries de toutes sortes vendues par les fermes d’élevage durant l’année est de $3,966,010.Les peaux de renards argentés représentent 93 % de cette valeur, celles de visons 4% et celles des autres espèces réunies 3 %.On constate une augmentation de $253,567 ou de 7% de la valeur globale sur 1933.On a enregistré en 1934 le nombre le plus considérable de peaux de renards argentés vendues au cours d’une année quelconque, 6e total atteignant 104,05 1 valant $3,690,431.Cette valeur est également la plus élevée jamais atteinte.Le nombre de peaux de renards argentés s’est accru de 7,731 ou 8% sur l’année précédente et la valeur a augmenté de $249,411 ou 7%, quoique la valeur unitaire soit tombée de $36 en 1933 à $3 5 en causes veurs maux une est à la fin de 1934 de $8,427,567, les diverses espèces figurant à ce total dans les proportions suivantes: renards argentés 92%, autres renards 2%, visons 5 %, autres espèces 1%.un Classification des renardières d’après le nombre de renards.—Dans cette classification les renardières sont divi sées en six groupes, selon un nombre spécifié de renards qu’elles contenaient à la fin de l’année.Cette classification va du groupe de celles qui élevaient moins de 10 bêtes à celles qui possédaient 80 renards ou plus.Ce dernier groupe comprenait 240 renardières en 1934, ce qui est une augmentation de 49 unités ou de 26% sur l’année précédente.Les fermes possédant de 30 à 79 renards étaient de 818, soit une augmentation de 160 ou de 24% sur 1933, et celles qui avaient moins de 30 renards étaient de 5,02 5, soit 367 ou 8% de plus.Corn mer ce extérieur Exportations d’animaux à fourrure vivants.—Le nombre de renards argentés exportés du Canada durant l’année fiscale terminée le 31 mars 193 5 est de 202, évalués à $26 529.C’est là une réduction considérable sur quelques-unes des premières années, alors que les exportations se chif- >* CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 18 Juillet-Août 1936 fraient à plusieurs milliers d’unités.Le maximum fut atteint en 1925 avec 5,802 renards argentés évalués à $1,388 459.Les renards argentés canadiens étaient expédiés en ces dernières années sur divers pays—Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Finlande, Suisse, Belgique, Suède, Norvège, Hollande, Terre-Neuve, Lettonie et autres pour servir à l’établissement de l’industrie de l’élevage du renard qui a pris tant d’expansion.Le chiffre le plus bas des exportations se place à l’année fiscale terminée le 3 1 mars 1934, alors que 40 bêtes seulement furent expédiées.En 193 5 on enregistre une augmentation de 162 sur l’année précédente.Il y a eu, au cours des dernières années, un fort commerce d’exportation de visons vivants, le chiffre atteignant au cours de 193 5 un total de 529 unités évaluées à $22,481.Ce nombre double presque celui de l’année précédente.Les renards et les visons sont les seuls animaux à fourrure figurant aux rapports d’exportation; les autres espèces, s’il en a été exporté, figureraient dans les tableaux du commerce sous la rubrique "Tous autres animaux, n.a.é.” Exportations de pelleteries.—Les peaux brutes d’origine canadienne exportées au cours de l’année fiscale 193 5 avaient une valeur globale de $14,897,986.L’espèce la plus importante est le renard argenté qui figurait à cette somme pour $5,747,306 ou 3 8%, venaient en second lieu les autres sortes de renards avec $2,812,149 ou 19%; le vison se place au troisième rang avec $1,895,932 ou 13 % et le rat musqué au quatrième avec $1,368,245 ou 9%.Ces quatre espèces réunies représentent 79% de la valeur globale des fourrures exportées durant l’année.Importations d’animaux à fourrure vivants.—Les tableaux d’importations ne comportent que les renards et les lapins et placent les autres espèces, s’il y en a eu d’importées, sous la rubrique générale "Tous autres animaux, n.a.é,” Le nombre de renards importés durant l’année fiscale 193 5 est de 8 (2 renards argentés et 6 non spécifiés) et celui de lapins est de 36.On constate des diminutions tant pour les renards que pour les lapins sur 1934 et 1933.Importations de pelleteries.—La valeur des peaux brutes importées au Canada durant l’année fiscale 193 5 est de $2,694,578, soit une diminution sur l’année précédente de $1,075,517 ou de 29%.Les principales pelleteries importées sont celles de rat musqué, de lapin, de mouton de Perse, de renard et de vison.Etat comparatif des principaux échanges Franco-Canadiens Importations au Canada (suite) Exercice 1933-34 4,026 6,587 229,453 113,878 9,376 435,482 10,169 434,353 2,655 48,523 258,836 280,690 10,908 133,471 2,250 402,668 Exercice 1934-35 4,663 7,537 Bouchons de liège — de France .Livres $ Importation totale .Livres 205,244 104,260 $ Meubles — de France.Importation totale .Bois ouvré -— de Fran- $ 821 $ 487,969 $ 15,286 436,378 2,931 67,084 ce $ Importation totale .Papeterie — de France Importation totale .Papier à cigarettes en cahiers — de France Importation totale .Papier à cigarettes en bobines — de France Importation totale .Papier de toutes sortes, n.a.é.— de France .Importation totale .Boîtes ou récipients en papier imprimé ou non — de France .Importation totale .Tous autres articles en papier -— de France Importation totale .Musique imprimée, reliée ou en feuilles— de France .Importation totale .Photographies, chromos, etc.—de France .Importation totale .Brochures de publicité, pancartes, publications périodiques illustrées, cahiers de prix, catalogues et listes de prix, calendriers et almanachs d’annonces illustrés, circulaires d’annonces de médicaments brevetés ou autres, feuilles volantes ou brochées—de Fran- $ $ $ 378,365 392,862 $ S $ 12,407 117,702 $ s 3,299 502,795 $ $ 12,948 321,663 12,287 292,890 v $ 8,442 938,203 6,698 953,891 2,849 209,969 3,146 240,476 $ $ 3,496 243,636 3,344 267,952 $ 8,973 869,556 8,686 995,239 ce Importation totale .Billets de banque, obligations, lettres de change, chèques, billets promissoires, traites et tous imprimés similaires non signés, cartes ou papeterie commerciale imprimées ou lithographiées ou imprimées sur plaques d’acier, de cuivre ou autres, et autres imprimés, n.a.é.— de France.Importation totale .Etiquettes pour boîtes à cigares, fruits, légumes, poisson, confiserie et autres marchandises et denrées ; étiquettes d’expédition, billets ou récépissés de Industrie aurifère du Canada en 1935 D’après le rapport qui rient d’être publié par te Bureau fédéral de la Statistique.La production totale de nouveaux produits aurifères au Canada durant l’année civile 193 5 a atteint 3,284,890 onces fines évaluées à $1 1 5,595,279 contre un rendement de 2,972,074 onces fines d’une valeur de $102,536,553 en 1934.La production d’or canadien en 193 5 a établi nouveau record quant à la quantité et à la valeur.L’augmentation dans le rendement sur 1934 provient de la Nouvelle Ecosse, du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie Britannique.L’Ontario, le Québec et la Colombie Britannique ont été les principaux producteurs d’or; ces provinces ont contribué, respectivement, 67.5 p.c., 14.3 p.c.et 11.9 p.c.de la production totale du pays.un $ 2,944 511,871 1,711 452,968 $ viandes. Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 19 Exercice 1933-34 Exercice 1934-35 Exercice 1934-35 381,761 Exercice 1933-34 394,495 Importation totale .Vilebrequins, tarières et mèches France .Importation totale .Réservoirs, barils, cylindres et barillets, n.a.é.— de France Importation totale .Meubles de ménage, de bureaux, d’étalage ou de magasin, en métal, complets ou non montés, — de France .Importation totale .Lanternes à projection et leurs dispositifs —de France.Importation totale .Articles ou objets en fer ou en acier n.a.é.— de France Importation totale .Articles en aluminium, n.a.é.—- de France Importation totale .Articles de cuisine ou de ménage en aluminium, n.a.é.— de France., .Importation totale .Articles en cuivre de France.Importation totale .Articles et objets en cuivre, n.a.é.— de France .Importation totale .Articles en plomb n.d.— de France .Importation totale .Articles plaqués, nickel n.d.— de France Importation totale .Articles en électroplacage — de France .Importation totale .Horloges — de France Importation totale .Montres — de France Importation totale .Electroliers et leurs accessoires, n.a.é., et leurs pièces détachées complètes, de France.Importation totale .Moteurs électriques, n.a.é.et leurs pièces détachées complètes — de France .Importation totale .Appareils électriques, n.a.é., et leurs pièces détachées—de Fran- $ chemin de fer ou autres, imprimés ou lithographiés ou partiellement imprimées, n.a.é.France .Importation totale .Livres de piété — de France .Importation totale .Livres, reliés ou non, ayant été imprimés et achevés depuis plus de douze ans — de France.Importation totale .Livres pour écoles, associations, bibliothèques, etc., à l’exclusion de ceux destinés aux particuliers—de France.Importation totale .Romans — de France Importation totale .Autres livres et imprimés — de France .Importation totale .Cercles, bandes ou rubans de fer ou d’acier, laminés à chaud—de France .de 237 1,215 106,668 (le $ 71,182 $ 3,001 104,574 2,925 102,827 $ $ 2,767 235,796 2,201 382,907 $ 31,726 329,560 24,041 338,311 $ $ $ 1,799 10,145 519 669 964 21,763 $ 130,734 182,983 $ 1,143 57,840 1,112 67,848 $ 70,462 944,508 10,805 66,800 73,434 954,198 13,858 49,809 $ $ 18,533 3,703,202 19,530 4,779,222 $ $ $ 72,738 1,796,474 82,288 1,984,102 $ 1,239 408,706 759 s 424,880 Cwt 3,345 8,037 43,699 118,782 245 * 909 1,177 92,639 s 613 68,788 Importation totale .Cwt 57,935 174,779 $ 10,092 1,210,521 16,940 1,496,994 Canifs, couteaux à ressort et couteaux de poche de toutes sortes—de France .Importation totale .Couteaux et fourchettes en acier — France .Importation totale .Lames de rasoirs de sûreté — de France Importation totale .Ciseaux et cisailles, n.a.é.— de France Importation totale .Toute autre coutellerie —de France .Importation totale .Machines à travailler les métaux, n.a.é.— de France .Importation totale .Projecteurs de cinématographe, n.a.é.—de France .Importation totale .Machines à papeteries, n.a.é.—de France .Importation totale .Machinerie pour filés, cordages et tissus— de France .Importation totale .S 864 685 $ 7,225 286,755 630 -$ 118,678 164,235 294,671 de S 1,392 67,462 934 $ 3,626 175,966 4,066 215,562 $ 74,474 $ $ 6,990 621,076 13,049 792,811 $ 412 240 104,071 78,430 537 924 % 2,790 288,603 3,878 142,729 1,732 393,208 1,387 232,364 $ 96,651 123,978 s $ 2,846 137,383 $ 3,205 171,064 $ S S 427 202 S 91,027 124,651 $ 418 652 $ 503,067 929,382 $ 116 165 1,284 176,764 1,781 232,519 $ 18,087 16,615 $ 3,588 293,625 12,354 257,580 2,606 686,806 5,154 1,116.480 $ $ 8,686 3,095,628 18,165 3,063,283 Machines non dénommées fer ou France Importation totale .Vaisseaux de fer ou d’acier, couverts d’émail vitreux — de France.Importation totale .Articles en fer-blanc, peinturés, laqués, décorés ou non, et articles de fer-blanc, n.a.é.— de France 574 ce 1,184 1,432,328 composées de acier — Importation totale .Cloches pour l’usage des églises seulement — de France .Importation totale .Objets en verre (ni glace ni vitre) destinés à être taillés ou montés — de France Importation totale .Clochettes et gongs, n.a.é.— de France .Importation totale .$ 1,058,540 de $ 3,693 2,785,774 8,501 3,640,648 $ $ 4,085 30,672 6,526 8,835 $ $ 533 540 $ 152,006 147,803 2,347 85,607 3,368 147,135 541 1,115 28,478 $ 1,137 986 $ 18,149 Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 20 Exercice 1934-35 Exercice 1934-35 Exercice 1933-34 Exercice 1933-34 Autres acides, n.a.é.—de France .Oeuvres d'art en bronze, fondues sur les maquettes exécutées au Canada par des sculpteurs y domiciliés — de France .Importation totale .Lampes, phares d’autos et lanternes — de France .Importation totale .Faïence C.C.ou couleur crème, décorée, imprimée ou épongée, et toutes autres faïences n.a.é.— de France.Importation totale .Services de table en porcelaine, faïence, etc., de France .Importation totale .Articles en faïence et terre cuite, n.a.é.— de France .Importation totale .Bouteilles en verre —• de France .Importation totale .Verrerie de table, taillée, pressée, moulée ou en cristal — de France.Importation totale .Verres de lunettes, n a.é.— de France .Importation totale .Verre à vitre commun et incolore France .Importation totale .Lorgnettes, binocles et lunettes et leurs verres, taillés ou finis — de France .Importation totale .Vitraux en verre de couleur ou décorés de France .Importation totale .Verre étamé, biseauté ou non, encadré ou non — de France .Importation totale .Boucles, agrafes, oeillets, agrafes et oeils, enveloppés, fermoirs attaches sans agrafes ou autres, de fer, d’acier, de cuivre ou d’autre métal recouvert ou non, n.a.é.—de France .Importation totale .Autres articles en ver re — de France .Importation totale .Articles en marbre n.a.é.de France .Importation totale .Silex moulu—de Fran- 40,331 15,911 2,038,125 272,156 Livres 35,034 13,540 2,550,851 328,457 $ Importation totale .Livres Diamants non sertis— de France .Importation totale .Articles fabriqués en celluloïd, ou dont le celluloïd constitue le principal élément en valeur, n.a.é.— de France.Importation totale .Codéine et ses sels — de France .$ 232 48 1,434 $ 1,134 1,063 649,474 297 $ 388,126 620 S 1,061 32,249 55,009 $ 2,874 365,299 6,041 406,398 $ 101 797 2,550 8,200 40,388 134,037 Onces 2,596 4,862 40,311 112,151 43,424 38,833 $ $ Importation totale .Onces ?18,202 2,694,903 27,096 2,538,943 S Préparations ou produits chimiques, non alcooliques pour désinfecter, immerger ou vaporiser, n.a.é.et substances, n.a.é.pour leur fabrication — de France .Importation totale .Préparations médicinales et pharmaceutiques—de France .Importation totale .Vins médécinaux ou médicamentés, contenant pas plus de 40% d’alcool de preuve—de France Gallons $ Importation totale .Gallons $ $ 2,985 217,080 1,420 242,686 $ ?15.453 569,255 14,748 563,600 $ 14,589 462,008 $ 13,138 502,788 $ 4,342 751,519 4,937 493,834 215,352 1,076,861 S 233,147 1,673,709 $ S 996 $ 3,671 142,998 175,059 ne de 10,580 873,637 2,346 6,471 2,486 6,975 2,308 7,937 2,447 8,409 7,510 623,700 $ $ $ Spiritueux de toutes sortes, mélangés à un ou plusieurs ingrédients et étant connus et désignés comme anodins, élix-lirs, teintures ou médicaments, n.a.é.—de France.Importation totale .Gallons 13,427 111,588 17,067 86,482 $ $ 653 697 2,684 1,270 $ Gallons 279 290 437 255 $ ?12,049 3,881 53,549 9,453 2,009 35,981 97,812 70,143 $ $ Muriate de potasse à l’état naturel, — de France.Cwt 195,398 154,034 560,480 564,973 111,281 200,609 289,900 514,723 Importation totale .Cwt Teintures d’aniline et de goudron, solubles dans l’eau, en vrac ou paquets d’au moins une livre, y compris 1’alizarine et l'alizarine artificielle — de France .Gallons 327 1,287 221,288 $ 285,302 47,627 484,321 40,715 424,851 S $ 50,903 36,230 4,202,269 3,195,785 75,863 49,374 3,871,431 2,804,557 355 252 8 if 8,031 $ 9,495 Importation totale .Gallons if 34,308 17,248 44,444 24,695 20,470 8,544 245,452 122,824 Cwt 28,670 16,597 45.087 29,101 ce Base ou sel de goudron pour la fabrication de teinture à base de coal-tar—de France Livres $ Cwt Importation totale .Blanc de Paris et autres — de France .$ 2,157 3,356 497,778 303,223 656 $ 661 29,536 10,169 209,431 98,412 Cwt Importation totale .I,ivres 1,112,392 555,856 $ $ Importation totale .Cwt if Combinaisons chimiques contenant au moins deux acides ou sels solubles dans l’eau, pour la tein- Substances minérales et bitumineuses, n.a.é.— de France .Importation totale .358 : 970 454,364 S 513,979 - Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 21 Exercice 1933-34 Exercice 1934-35 Exercice 1934-35 Exercice 1933-34 ture ou le tannage— de France .Composé de la soude, n.a.é.—de France .Livres Livres 29,486 1,872 4,041,804 461,377 31,279 2,101 4.377,301 418,223 3,330 8,012 1,013 6,401,954 326,998 6,035 14,901 18.857 55,303 $ $ 799 Importation totale .Livres Importation totale .Livres 7.001,142 322,090 3.707 7.350 20 4"2 60,518 S $ Sulfate de potasse à l’état naturel — de France .Vaniline—de France .Livres S Cwt 28,700 58.001 53,057 108,890 15,500 17,584 35,370 42,158 Importation totale .Livres Importation totale .Cwt Toutes autres drogues, teintures, produits chimiques, etc.n.a.é.de France .Importation totale .Billes, queues, procédés, râteliers de bagatelle et billards— de France .Importation totale .Films, cinématographiques, de l'/s pouce de largeur et plus —de France.Importation totale .Poupées de toutes sortes—de France .Importation totale .Jouets n.d.—de Fran- Ocre, argile ocreuse, terre de sienne ou d’ombre — de Fran- $ 27,146 1,659,456 31,310 2,005,172 Livres 666.464 8.533 2,327,102 37,856 536,522 8,619 2,096,149 40,715 ce Importation totale .Livres $ S 1.353 4,182 884 Oxydes, substances ignifuges, encollages et couleurs sèches, n.a.e.France.$ 3,744 de Livres 11,831 2,619 $ 59.353 504,622 82,632 453,489 468 797 $ Importation totale .Livres 5,477.309 641,425 6,538,997 636,198 A 273 229 Bleu d’outremer sec ou en pulpe—de Fran- ¦' 114,568 92,090 Livres 9.240 1,673 403,964 51,606 13.230 1,942 472,675 58,165 ce S 5,659 955,967 4,467 1,072,175 ce Importation totale .Brosses et pinceaux, de France .Importation totale .Emballages ordinaires de colis, contenant des marchandises autres que de la machinerie, assujettis à un droit ad valorem non compris dans la facture des marchandises qu’ils contiennent— de France .Importation totale.Emballages payant 20 pour cent, 30 pour cent et 32% p.c.— de France .Importation totale .Emballages payant 17%%, 22% p.c.et 25% — de France .Importation totale .Ceintures de toutes sortes n.a.é.France .Importation totale .Chaussures et pantoufles de toutes sortes excepté en toile, feutre, caoutchouc, et cuir — de France .Importation totale .Boutons de toutes sortes, recouverts ou non, n.a.é.France .Importation totale .Peignes — de France Importation totale .Bijouterie n.d.— de France.Importation totale .Carnets, porte-feuilles, bourses, sacs de dames, etc.—de France .Importation totale .Abat-jour de lampes, n.a.é.et porte abat-jour — de France .Importation totale .$ Importation totale .Livres $ 3,378 266,242 4,237 231,212 Blanc de zinc (oxyde de zinc)—de France Livres $ Importation totale .Livres 23,221 1,506 11,130,960 489.173 26,517 1,756 12,198,705 523,577 $ Parfums et eaux de toilette alcoolisés — de France .Importation totale .$ 54,002 70,235 51,746 81,947 Huile pour les che-pommades, veux, pâtes, poudres et autres préparations parfumés n.d., et non alcoolisées—de France .Importation totale .$ 45,800 951,061 45.415 .1,134,087 8 68,157 365,921 32,301 347,367 8 24,109 152,714 21.425 142.599 $ 8 Composés de la potasse n.a.é.— de Fran- Livres 65,140 6,314 504.801 98,337 ce 29.239 3.148 288,795 53,743 8 6,062 128,149 8,060 116,845 8 $ Importation totale .Livres $ de Savon de blanchissage (ordinaire) France .Importation totale .Livres $ 1,367 50,441 1.151 55,532 de 8 Livres 62.386 3,927 2,593,412 172.773 69,791 4,119 3,910,635 240,948 $ Savon n.a.é.y compris savon ponce, savon d’argent, savon minéral, sapolio et autres articles similaires — de France .Importation totale .Savon de Marseille — de France .Importation totale .Livres $ 1,302 54,134 2.360 102,514 $ de 1,538 37,518 884,559 56,457 936.694 61,632 986 $ 4.839 233,006 8.953 163,519 4,019 175,148 5,386 165.044 $ 31,431 $ $ Livres 879.361 54,208 1.006,847 63,929 S $ 11,729 585,516 10.413 636,290 $ 8 Savon de toilette — de France .Importation totale .Crème de tartre en ou granule — de France .Livres Importation toi ale .Livres ¦$ 12.041 78,740 8.285 70,951 8 $ 30.377 437,570 29,987 488,770 cristaux 8 170.828 23.849 746,693 109,344 10,448 1,602 804.512 123,837 $ 937 873 $ 27,575 26,915 ,L Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 22 Exercice 1934-35 240,129 Exercice 1933-34 295,243 Exercice 1934-35 Exercice 1933-34 $ Importation totale .Produits bactériologiques, sérums pour injections hypodermiques — de France Importation totale .Oeuvres d’art n.a.é.— de France .Importation totale .Ornements en albâtre, spath, ambre, terre cuite ou composition de France .Importation totale .Peintures à l’huile, aquarelles et pastels d’une valeur non inférieure à $20.00— de France.Importation totale .Statues et statuettes— de France .Importation totale .Missels, bénitiers, scapulaires, chapelets et rosaires, médailles et croix religieuses de toutes sortes (depuis le 23 mai 1933) — de France.Importation totale .Plumes, fruits, graines, feuilles et fleurs artificiels, pour chapeaux — de France .Importation totale .Vaccin et pointes de vaccin sur ivoire— de France .Importation totale .Boîtes fantaisie, coffrets, écritoires—de France.Importation totale .Vases sacrés en métal, verre ou bois— de France .Importation totale .Pierres précieuses et imitations, perles et imitations, non montées — de France .Importation totale .Effets de colons — de France.Importation totale .Pipes, porte-cigares, etc.— de France .Importation totale .Blagues à tabac, étuis à pipes, à cigares et à cigarettes — de France.Importation totale .Nécessaire de toilette et de manicure—de France.Importation totale .Instruments de musique — de France .Importation totale .Eaux minérales — de France.Importation totale .Appareils photographiques et leurs pièces détachées n.a.é.— de France .Importation totale .Appareils scientifiques pour écoles, institutions, etc., et non destinés à la vente — de France .Importation totale .Verrerie et autres appareils scientifiques pour travaux de laboratoires aux hôpitaux publics — de France.Importation totale .138,856 397,349 119,357 292,212 $ 10,743 92,858 5,262 113,249 $ 1,186 99,437 3,082 121,267 S $ 20,828 457,502 114,709 673,636 $ $ 4,626 146,441 2,772 105,331 $ 1,641 65,278 1,896 73,712 $ 3,730 144,950 1,606 226,494 $ 47,435 70,994 60,592 86,680 $ 11,781 351,394 104,859 570,334 $ 1,286 86,816 8,694 98,786 342 8,928 95,244 $ $ 73,992 $ 5,516 468,477 10,350 455,408 $ $ 39,905 61,107 64,662 104,684 S 2,420 241,829 1,442 272,500 $ $ 4,155 42,348 5,805 61,552 Instruments de chirurgie, en métal et d’opération tables pour hôpitaux, appareils de rayons X et microscopes d’une valeur ne dépassant pas 50 dollars — de France .Importation totale .$ 907 6,039 48,057 $ 37,617 17,891 913,269 17,142 1,173,795 $ 7,675 283,226 6,388 305,185 Instruments d’optique, de photographie de mathématiques n.d.—de France .Importation totale .$ 12,838 25,256 15,716 31,854 14,097 338,342 14,777 536,053 $ $ Articles pour l’usage personnel ou officiel des représentants des pays étrangers et des gouvernements de Sa Majesté et pour l’usage personnel de leurs familles, suites ou serviteurs ; effets personnels et de ménage des officiers de santé et des commissaires du Commerce sans autre profession.—de France .Importation totale .Marchandises qui sont le produit naturel ou industriel du Canada revenant au pays moins de cinq ans après leur exportation — de France .Importation totale .Articles destinés aux expositions France .Importation totale .A r t i c 1 es dédouanés pour l’approvisionnement des navires, n.a.é.— de France .2,163 143,175 34,351 2,714,401 214 $ 208,153 35,053 2,915,858 $ $ Principaux articles canadiens exportés vers la France 16,971 74,204 12,500 Pommes fraîches Barils 1,408 6,299 35,186 1,055 143,998 44,130 10,141,827 6,791,593 7,714 32,319 $ Pommes évaporées .Livres 900 $ 6,796 294,851 7,514 134,626 $ 65,882 26,000 6,754,310 5,449,167 Boisseaux Avoine $ Boisseaux Blé 29 Barils Farine de blé 95 $ Whisky (gallons impériaux) .1,427 1,931,296 17,785 3,405,982 $ 1,323 5,352 Gallons 1,700 7,675 $ Souliers de toile avec semelles en caoutchouc .de $ 250 503 22,074 14,143 330 Paires 2,045,253 2,301,687 $ 189 Chaussures en caoutchouc .4,763 9,261 24 Paires 62 $ ?3,800 3,533 4,849 52,246 9,593 444,968 59,886 602,676 110 6,413 Exercice 1934-35 13,281 82,173 Exercice 1933-34 Exercice 1934-35 Pigments minéraux, oxydes de fer, ocres, etc.Cwt 492 1,069 3,986 5,643 29,252 $ 1,850 1,492 8,513 Charbon Tonnes $ Goudron et poix de houille.Gallons 3,303,406 237,981 3,131,130 184,791 $ Remèdes brevetés et préparations médicinales .Pellicules à l’usage des photographies pour le cinéma .Chaloupes, canots et leurs parties, n.a.é.Effets de colons.930 56 et 13,757 6,093 3,485 33,120 3,770 45,318 $ Mouvement du blé canadien 12,982 492,278 Au cours de la semaine terminée le 31 juillet 1936 les exportations de blé outremer se sont élevées à 4,102,637 3,316 boisseaux, tandis que les exportations aux Etats-Unis pour 31,059 la consommation et la meunerie en régie ont atteint 1,184,2,052 16,535 000 boisseaux.Le total s’élève donc à 5,286,657 boisseaux comparativement à 1,253,867 la semaine correspondante 7,286 d’il y a un an.Par ports, elles se répartissent comme suit 6,285 (chiffres de 193 5 entre parenthèses) : Montréal, 1,765,465 (499,667); Sorel, 907,026 (0); Vancouver-New Westminster, 905,264 (45 8,200); ports américains, 425,000 (296,000) ; Québec, 99,902 (0).3,332 35,837 Le blé canadien en entrepôt le 31 juillet s’élevait à 1 18,771,623 boisseaux contre 196,974,365 la respondante de l’année dernière.Le blé canadien aux Etats-Unis se chiffrait à 19,277,230 boisseaux contre 10,508,598 la semaine correspondante de l’année dernière.Le blé en transit sur les Grands Lacs montait à 2,842,251 boisseaux contre 5,959,571 l’année dernière.3,261 24,769 semaine cor- 101 1,165 12,350 213,851 528,541 La sécheresse prolongée a nui considérablement à cette année dans la plus grande partie des provinces de l’Ouest canadien.Les derniers rapports estiment que la récolte probable n’atteindra que 47(% de la moyenne.Ceci facilitera d’autant l’écoulement des stocks accumulés depuis plusieurs années.148 3,754 ]a récolte de blé de 4,438 4,771 109 1,250 20,926 1,864 83,239 29,359 72,467 Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés: 838 40,227 4,023 247,734 LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L'AMEUBLEMENT 1,020 5,300 96,607 651,546 2, rue Grillon, Paris, IVème 26,935 45,262 Paraît le 15 de chaque mois Abonnement: 25 francs par an pour le Canada 530 9,855 Exercice 1933-34 Bandages pour pneumatiques étuis .Nombre 8,207 49,360 $ Tous autres articles en caoutchouc .Graine de trèfle hybride .$ 9,054 Boisseaux 5,149 38,747 11,150 4,036 $ Racine de sénéga .Livres $ Graine de gazon .Boisseaux 880 1,033 Saumon, frais et congelé .Cwt 9,564 88,313 10,475 353,360 140,626 1,100,306 $ Homard, en boîtes .Cwt $ Saumon, en boîtes .Cwt $ Peaux brutes de pékan Nombre 128 $ 7,255 Peaux brutes de renards noires et argentées, non préparées .Nombre 16,460 740,881 $ Peaux brutes de renards, autres que noires et argentées Nombre 2,922 37,102 2,664 20,372 $ Peaux brutes de vison Nombre $ Peaux brutes de rats musqués .Nombre 5,661 3,562 $ Pelleteries brutes n.a.é.2,569 14,678 Pelleteries préparées .Peaux de vache et vachette.$ Cwt 1,525 14,985 $ Fromage Cwt 868 $ 10,409 9,640 Chiffons.Pulpe de bois au sulphite blanchie.$ Cwt 332,979 778,094 $ Madriers et planches, en sapin Douglas .Mft 670 $ 14,343 Patins Paires 3,948 4,685 $ Tondeuses de gazon .Nombre 162 $ 1,600 Pièces détachées d’instruments agricoles .Nickel, affiné .$ 61,498 Cwt 457 $ 19,866 12,100 38,864 Zinc Cwt $ Cobalt (minerais) .Tonnes 52 $ 5,600 2,390 157,588 Amiante Tonnes $ Vieux cuivre et rognures de cuivre .Cwt 3,205 18,046 $ Cuivre, lingots, barres, gâteaux, brames et billettes .Cwt 117,654 806,190 $ Plomb en saumon, plomb affiné, etc.Cwt $ Sable et déchets d’amiante .Tonnes 500 $ 8,716 , Juillet-Août 1936 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 23 CC ION TfCO 050 tO t>lD CON ÎOCO Ci Ci Tf to 1-H 00 cT ion c
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.