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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1950, Collections de BAnQ.

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JANVIER 1950 No 516 BULLETIN DE LA CHAMBRE v m DE OMME FRAN AU CAN rüfi E rua Liu < il « H gv r il * ft E ES I 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.429.AVENUE VIGER.MONTRÉAL (CANADA) Téléphone : Plateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA.MONTRÉAL" BUREAU DE PARIS (France) Téléphone : OPÉRA 08-08 4, Place de l'Opéra \ \ travail cU ctunee \ I \ /// \ X uTT \ X « s* A ; Éï j-»j - y:|r 0# p» Si K r> tU \ I \ ilEl iFi’î* \ Va Ô \ ^ \ \ \ \ \ \ i # r.- • ^ OXYACETYLENIQUE / la PREPARATION avec Sk SIMPLE.EFFICACE, * W , I i * v » » : ÉCONOMIQUE Pour les travaux d'entretien dans les mines, les usines, les chantiers maritimes, les centrales électriques, les barrages, les ponts — de lait, partout où une structure d'acier est exposée à l'humidité, à la vapeur, à la fumée, etc.— la PREPARATION OXYACETYLENIQUE est la méthode la plus moderne de nettoyage ou de préparation des surfaces d'acier pour le peinturage.Une flamme oxyacétylénique intense enlève la vieille peinture, la saleté, la rouille, décolle les écailles, les dartres, les boursouflures, chasse l'humidité.Il en résulte une surface parfaitement propre et sèche, formant un fond idéal pour la peinture et assurant une protection plus durable.L'outillage est standard, portatif et flexible.B MT - I : rf M Brûlage de la Peinture et Traitement de la Surface Les surfaces planes sont traitées avec des buses ordinaires qui forment rangée de petites flammes rapprochées comme les poils d'un pinceau.Il est possible de nettoyer de huit à quinze pieds linéaires à la minute avec de telles buses.Pour les coins, les têtes de rivets, les raccords et autres projections, une buse ronde ordinaire est employée.L'opération est simple et n'exige que l'emploi d'un chalumeau oxyacétylénique et d'une brosse en fil de fer pour enlever les déchets.Ce procédé s'appliqu nouvelles comme aux vieilles structures.Son efficacité et son économie ont déjà été prouvées sur de nombreux genres de structures dans l'industrie en général.Pour plus amples détails ou pour démonstrations, veuillez communicjuer avec une de nos succursales.Canadian LIQUID AIR Company LIMITED Halifax St.John's, Nfld.Windsor Sydney Winnipeg Moncton Saskatoon Quebec Montreal Toronto Hamilton Vancouver London Regina Calgary Edmonton Victoria i BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTRÉAL No 516 JANVIER 1950 Assemblée Générale Annuelle Sommaire Procès-verbal d’une Assemblée générale annuelle des membres actifs et adhérents tenue le 31 janvier 1950, à 4 heures 30, au Siège Social de la Compagnie, 429, avenue Viger.1 Assemblée Générale Annuelle 2 Rapport du Président Allocution de M.le Conseiller Commercial 5 Etaient présents : MM.G.P.Vinant, Président ; H.Lefèvre et H.Dolisie, Vice-Présidents ; A.Sutto, Secrétaire ; F.Ducros, Trésorier ; MM.A.Manchec, V.Panneels, A.Quédec, M.Quédrue, M.de Roussy de Sales, Conseillers ; MM.L.Baudouin, P.Brassac, E.Coullenot, G.Crozier, M.Dhavernas, L.Dufour, V.Durand, C.Farjon, E.Gagnan, B.Leclerc, H.Lecocq, A.Lot, M.Louis, PL de la Myre Mory, M.Nougier, J.Perdriau, B.de Massy, J.Saint-Loup, J.Vinant.S’étaient excusés : MM.M.Aubry, A.Bertheau, G.Bou-lizon, G.Boussion, R.Charbin, P.Charton, J.Contât, E.Desnoux, G.Durand, R.Gens, A.Hadamar, E.Issalys, G.Lucas, M.Pasquin, A.Pony, R.de Roumefort, P.Sal-baing, G.Schaeffer, A.Tarut, P.Tisseyre, L.Vuillemot, H.de Lanauze, A.Welcker.Monsieur Pierre Queuille, Conseiller Commercial de France au Canada, Monsieur Ernest Triât, Consul Général de France à Montréal, Monsieur Gérard Dubois, Attaché Commercial de France au Canada, Monsieur Humbert, Attaché Commercial de France à Ottawa, assistaient à cette réunion.7 Douanes canadiennes 7 Articles prohibés à l'importation Articles rayés du contrôle de l'exportation 9 11 Rétablissement de droits 11 Douanes françaises 11 Concessions tarifaires 11 Comptes "Capital" 13 Prix et production Mouvement de la population et influence sur le marché intérieur 13 15 Les causes de la prospérité américaine La Chambre de Commerce Française reçoit S.E.l’Ambassadeur de France 19 Le procès-verbal de L Assemblé Annuelle précédente est lu par Monsieur Sutto, et adopté à l’unanimité sur proposition de Monsieur Lot, secondé par Monsieur Panneels.Monsieur Ducros donne ensuite lecture de l’exercice financier 1949 qui est adopté à l’unanimité, sur proposition de Monsieur Louis, secondé par Monsieur Coullenot.On passe ensuite à l’examen des questions diverses inscrites à l’ordre du jour.S’adressant à Monsieur Queuille, le Président demande s’il ne serait pas possible d’obtenir auprès de l’Office du 21 Impression d'un voyage en Europe Conseil supérieur des Français de l'étranger ' 22 25 Canada 1950 27 Informations diverses 28 Liste des Membres Imprimé au Canada par TYPO-PRESS, 600 est, rue Legendre, Montréal 12, Qué.Prix : 25 cents CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 L’industrie du bâtiment, par contre, n’a cessé de montrer un progrès important.La valeur des contrats de construction dépasse un milliard de dollars, soit plus de 20 pour cent par rapport à 1948.Il est intéressant de noter que les contrats relatifs à la construction de maisons d’habitation se sont vés à $464 millions, permettant ainsi d’améliorer sensiblerm^T la crise du logement.Les matériaux de construction et la main-d’oeuvre sont beaucoup plus faciles à trouver cette année et l’encouragement fourni par des prêts à des taux peu élevés devrait permettre de maintenir ce genre de construction à un niveau satisfaisant pour l’année en cours.L’industrie de l’aluminum accuse un progrès considérable, en produisant 2 millions de livres par jour, soit le quart de la production mondiale.Pour les automobiles, une production accrue permit de livrer 280,000 voitures et camions.L’industrie chimique demeure toujours aussi active.Une mention spéciale doit être faite à l’égard de l’industrie textile qui occupe le premier rang des industries essentielles de ce pays.Sa production étant à elle seule supérieure en valeur à celle de la récolte de blé Contrôle des Changes, des délais de paiements plus longs, surtout en ce qui concerne les marchandises en consignation.Il fait valoir que la situation du Canada est assez spéciale, puisque le port de Montréal est fermé au trafic pendant l’hiver, obligeant ainsi beaucoup d’importateurs à stocker leurs marchandises pendant une période plus longue que de coutume.Le Conseiller Commercial suggère qu’une lettre, à laquelle il donnerait son appui, lui soit adressée à cet effet, et souligne que la tendance de l’Office des Changes est favorable à tout ce qui peut augmenter les exportations vers la zone dollar.Abordant la question du Conseil Supérieur des Français de l’Etranger, le Président donne lecture des statuts de cet organisme, et demande à ce que l’on procède à l’élection de 3 délégués pour le collège électoral, le 4e devant être élu par la section de l’Ontario.A l’issue du vote secret, MM.Lefèvre, Louis et Sutto ont été élus délégués.Poursuivant l’ordre du jour, le Président, Monsieur G.P.Vinant se lève, et présente son rapport annuel.Monsieur le Consul Général, Monsieur le Conseiller Commercial, Messieurs les Attachés Commerciaux, Messieurs et chers Collègues, J’ai l’honneur de vous présenter le 64ème Rapport Annuel de notre Chambre de Commerce Française au Canada.Il constitue une revue sommaire des principaux événements économiques qui se sont déroulés pendant l’année 1949, tant au Canada qu’en France, et à la lumière de ces faits saillants, j’essaierai d’en dégager quelques pronostics pour l’avenir.Je m’excuse à l’avance de ne pouvoir vous donner aujourd’hui des chiffres et statistiques précis concernant les douze mois de l’année écoulée, mais ces renseignements apparaîtront dans notre prochain Bulletin, dès que nous les recevrons.Au Canada, l’année 1949 refléta une grande activité.La production industrielle a atteint son plus haut niveau d’après-guerre, et si, vers la fin de l’année, on constate un certain ralentissement des affaires, cela est dû principalement aux contractions des exportations, à la suite du changement de la parité des monnaies.Le rendement des mines par rapport à 1948 fait apparaître une augmentation d’environ 12 pour cent, atteignant une production de plus de $900 millions.Pour l’agriculture, dans l’ensemble, l’année fut assez bonne, malgré une sérieuse réduction de certains marchés d’exportation.On estime la moisson à 16 pour cent au-dessous de 1948, atteignant toutefois en valeur près d’un millard et demi de dollars.L’industrie de la pâte à papier s’est maintenue au même niveau que l’an passé, c’est-à-dire, sa production atteignant $810 millions.Cependant le fléchissement des exportations de bois de charpente et de construction a eu une influence défavorable sur l’exploitation forestière.Les pêcheries accusent une diminution de 10 pour cent, s’élevant en valeur à $53 millions.L’expansion industrielle du Canada avance à une allure prodigieuse depuis deux ans ; quelque 260 nouvelles usines ont été établies dans ce pays, dont 180 sont des succursales d’entreprises américaines bien connues.L’un des aspects les plus brillants de l’ensemble de l’évolution économique canadienne consiste dans l’expansion continue de la production du pétrole dans les Provinces de l’Ouest, principalement dans l’Alberta, à un degré tel que la production couvre déjà 21 pour cent de l’usage domestiqj^^ Les réserves estimées à ce jour dépassent 1 milliard de bar^^ Quant à la production de l’énergie hydro-électrique, elle aura probablement atteint un nouveau sommet au cours de 1949, s’élevant à environ 47 milliards de k.w.h.La situation bancaire reflète que les disponibilités du public ont atteint un nouveau record.D’autre part, le remboursement d’épargne obligatoire en temps de guerre par le Gouvernement Fédéral, ajouté à une légère réduction d’impôts sur le revenu, ont mis en circulation des centaines de millions de dollars, permettant un pouvoir d’achat plus élevé au moment même où les affaires commençait à devenir difficiles.Nous ne pouvons passer sous silence les progrès considérables réalisés depuis plusieurs années par la province de Québec, principalement dans le domaine économique, contribuant ainsi d’une façon sensible à la prospérité générale du Canada.Malgré son développement industrielle et l’exploitation de ses richesses forestières et minérales, la Province de Québec n’en est pas moins demeurée très agricole, permettant de maintenir une meilleure stabilité dans son économie.Québec produit plus de la moitié de l’énergie hydro-électrique disponible dans tout le Canada.L’exploitation des mines a été très active pour l’or, l’argent, le cuivre et le zinc.Seule la production de l’amiante a diminué, à la suite d’une grève prolongée des mineurs.Enfin de vastes gisements de fer au Labrador et de titinJ dans la région du Havre St-Pierre seront bientôt mis en exploitation et l’on espère trouver aussi d’importants dépôts de ¦ 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA et de rationalisation de la production, qui a été le grand facteur de ses succès d’hier.Un coup d’oeil sur les travaux effectués et les résultats obtenus dans les pays voisins montre que notre pays est loin d’être sur-équipé.Le Plan Monnet prévoyant une modernisation de notre équipement industriel est pleinement engagé et nous espérons que les progrès techniques en cours permettront à la France d’atteindre avant trois ans les objectifs qu’elle s’est fixés: l’élévation du niveau de vie de sa population, le plein emploi de sa main-d’oeuvre et son indépendance économique, bref, la possibilité de du produit de son travail au rythme du monde moderne.Citons maintenant les principaux progrès économiques de manganèse, minérai très recherché par l’industrie métallur- gique.L'industrie manufacturière de la Province de Québec a.tellement progressé que l’on estime à $3 milliards la valeur ^^ite de sa production, soit, environ le tiers de la valeur totale de la production canadienne.Comme vous le voyez, il était juste de rendre hommage au développement de cette province si amie de la France.L’événement monétaire important de 1949 a été la dévaluation du dollar canadien, le 17 septembre dernier, lorsque son cours s’établissait à 10 pour cent au-dessous du dollar américain.Afin de tirer une conclusion de ces quelques remarques générales sur le Canada, signalons que pour la première fois depuis la fin de la guerre, quelques légers indices d’inquiétude percent à l’horizon de cette nouvelle année.La principale cause de soucis est évidemment la diminution du commerce d’exportation vers la zone Sterling, due surtout à la réduction des achats anglais des produits de l’agriculture.Tant que les industries d’exportation s’efforceront de résoudre les problèmes du cours instable des monnaies, le chômage ne pourra qu’augmenter, ce qui aura des répercussions défavorables sur le commerce de détail et la production en général.Le Gouvernement d’Ottawa tente par tous les moyens de stimuler l’exportation, même au prix de subsides accordés pour certaines marchandises expédiées sur le marché Britannique, et du succès de cette tentative dépendra dans une large mesure la continuation de la prospérité.Il est rassurant de penser que le léger ralentissement des ^¦aires observé aux Etats-Unis l’année dernière n’a été que ^^tssager et que depuis quelques mois, l’aspect général des affaires dans ce pays est beaucoup plus encourageant.Il est logique de croire que ceci est un heureux présage pour l’économie canadienne en 1950, puisque les destinées économiques du Canada et des Etats-Unis ont toujours réagi de façon à peu près identique.vivre 1949: Dans les charbonnages, malgré l’effort de nos mineurs, la consommation du charbon a toujours dépassé la production, mais la part du charbon américain importé après la Libération, qui s’élevait à 75%, a pu être ramenée à 32%.L’insuffisance d’énergie électrique est le dernier obstacle matériel qui s’oppose au développement de notre puissance industrielle et freine la modernisation du pays.De nombreux barrages et centrales hydro-électriques sont en construction et notre objectif pour 1950 prévoit une production de 35 millards de k.w.h.Les chemins de fer français ont continué d’améliorer leur matériel et d’accroître le trafic des voyageurs et des marchandises.La flotte de commerce française a pratiquement retrouvé son tonnage d’avant-guerre, soit 2 millions 690,000 tonneaux.De même, la reconstruction des ports a été l’un des facteurs principaux de la rapidité de notre redressement.Ainsi, Marseille devient le premier port maritime de France et a dépassé en 1949 son trafic marchandise d’avant-guerre, soit, plus de 10 millions de tonnes.Nos industries textiles, métallurgiques, chimiques et agricoles, continuent leur développement.Quant à l’industrie du bâtiment, celle-ci s’attaque maintenant à la reconstruction des maisons d’habitation, ce qui nous laisse espérer une amélioration de la crise du logement, provoquée par les terribles destructions de la guerre.Et maintenant, si vous le voulez bien, étudions brièvement le redressement économique de la France.D’après le Revue de la Documentation Française, nous constatons que quatre ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, la production industrielle a atteint le niveau le plus élevé qu’elle ait jamais connu, celui de 1949.L’agriculture, disposant d’un parc de machines beaucoup plus nombreux que celui d’avant-guerre, a obtenu en 1948 et 1949 de très belles récoltes, atteignant, pour les céréales notamment, des rendements jusqu’ici inconnus qui témoignent d’une rénovation des techniques agricoles.Sur le plan financier, un effort cohérant de stabilisation s’est appliqué à mettre un frein aux désordres de l’inflation et à réaliser en partie l’équilibre des revenus et des dépenses de la nation, seul garant valable du maintien de la stabilité des prix et des revenus privés.Enfin, le profond déséquilibre de la balance française des paiements a été réduit dans ,e large mesure.La France couvre par ses exportations les bis-quarts environ de ses achats à l’étranger.Cependant, pour que l’économie française continue à progresser, il ne faut pas que cesse un effort d’équipement Enfin, il ne faut pas oublier les revenus provenant du tourisme, puisque ceux-ci constituant une exportation invisible, nous permettent d’améliorer sensiblement notre balance commerciale.Il y a eu près de 3 millions de visiteurs étrangers en 1949, dont 210,000 Américains et Canadiens, et les recettes estimées pour 1949-50 s’élèvent à 55 milliards de francs résultant de la conversion des devises étrangères.Durant l’année 1949, l’indice des prix industriels est demeuré pratiquement stable, aux alentours du coefficient 21 par rapport à 1 en 1939.La lutte contre le danger d’inflation a été la préoccupation constante des derniers gourvernements.Malgré cela, nous avons dû dévaluer deux fois notre monnaie en avril et en septembre.Au cours de la dévaluation du mois de septembre, le dollar américain a été fixé à un taux unique de 350 francs, et le dollar canadien à une valeur inférieure de 10%, soit 315 francs, permettant ainsi de supprimer les cours moyens adoptés l’an dernier entre le cours officiel et le cours libre, qui étaient bien souvent une entrave à nos exportations.# ¦ 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA sur les produits qui ne concurrencent nullement ceux manufacturés au Canada.Etant donné que la plupart de nos articles d’exportations ne sont pas des produits de première nécessité, le facteur prix joue un grand rôle dans l’augme ration de leurs ventes.En résumé, tant au Canada qu’en France, l’année 1949 fut une année de progrès et de paix.Pour l’année présente, il est à prévoir, du côté canadien, un ralentissement dans leurs exportations pouvant entraîner ainsi une certaine crise de chômage dans l’industrie, ce qui nous laisse entrevoir des affaires plus difficiles.Du côté français, si la stabilité des prix peut se maintenir, il n’est pas douteux que notre production n’ayant pas encore atteint son maximum, nous puissions, dans ce cas, développer très sensiblement nos exportations, améliorant ainsi notre situation financière.Pour nous aider dans cette voie , il serait certes très utile de constituer en France un “Comité franc-dollar canadien”, à l’instar de celui qui vient d’ètre formé pour favoriser les exportations françaises aux Etats-Unis, et d’autre part, de créer un organisme canadien semblable à l’Office du Commerce entre le Canada et les pays sterling, fondé l’an dernier dans le but de développer les exportations britanniques.Durant le mois d’octobre dernier, les chiffres du commerce extérieur de la France marquaient une nette amélioration des échanges qui se traduit par une balance créditrice de 857 millions de francs, fait qui ne s’était pas produit depuis 1926.Ce résultat est dû à une diminution des importations françaises, notamment en ce qui concerne les laines et cotons bruts, et également à un accroissement des exportations, en tonnage et en valeur.Toutefois, le déficit commercial reste élevé sur la zone dollar où les exportations françaises ne couvrent que 15% environ des importations.Les échanges commerciaux entre la France et le Canada pour les onze premiers mois de 1949 sont les suivants en chiffres ronds : Importations françaises au Canada : $12 millions, contre $11,600,000 en 1948.Exportations canadiennes vers la France: $35 millions, contre $92 millions en 1948.Cette baisse importante de l’exportation canadienne vers la France provient de la diminution de nos achats en matériaux et équipement, que nous avions dû nous procurer depuis la fin de la guerre, pour nous permettre un redressement rapide de nos industries de base.De toute façon, notre balance des comptes est encore très déficitaire.Pour ne parler que de nos importations, il est curieux de noter les faits suivants: d’une part, au mois de décembre dernier, la France ayant fait honneur à ses engagements, a effectué un paiement de 12 millions de dollars environ, constituant l’intérêt et l’amortissement du prêt consenti par le Canada il y a trois ans, ce qui revient à dire que l’avantage en devises que nous aurions pu tirer de nos importations se trouve donc annulé.D’autre part, de 1939 à nos jours, l’indice des prix de vente en France étant passé de 1 à 20 et la valeur du dollar pendant cette même période s’étant élevée de 1 à 10, l’augmentation des prix français est pratiquement passée du simple au double.Dans ces conditions, nos exportations s’élevant à $12 millions correspondent à celles d’avant-guerre, qui s’élevaient à $6 millions.D’après Monsieur Mackenzie, Sous-Ministre du Commerce au Canada, “si toutes les devises étaient librement convertibles, son pays ne se préoccuperait pas autant de la source de ses importations; mais, malheureusement, les devises ne sont pas convertibles, en général, et pour quelque temps à venir, il va falloir, dit-il, nous occuper des diverses balances bi-latérales qui composent notre commerce”.Il va donc s’en dire que, de notre côté, nous devrions pouvoir exporter vers le Canada en valeur autant de marchandises que celles que le Canada nous fournit actuellement et par là même améliorer notre balance des comptes.Du côté français, que pouvons-nous faire?Essayer d’abord de maintenir, et, si possible, d’abaisser nos prix de vente; conserver à nos produits d’exportation une qualité irréprochable, et s’appliquer à obtenir des délais de livraison aussi courts que possible.Du côté canadien, il serait nécessaire d’obtenir un abaissement tarifaire, ce qui nous permettrait de vendre des produits français en plus grande quantité et à un prix mieux en rapport avec le pouvoir d’achat des Canadiens.Cet abaissement des droits de douane devrait porter principalement # Je terminerai, mes chers collègues, en vous disant que l’année 1949 a été l’une de celles qui a réflété la plus grande activité de notre Chambre et que nous avons la satisfaction de comprendre en cette fin d’année plus de 400 membres, se répartissent comme suit: au Canada: 92 membres actifs et 122 membres adhérents; en France: 190 membres adhérer^^ Ces chiffres vous donnent la preuve de notre vitalité et de l’intérêt que semblent apporter à notre organisation les Canadiens et les Français désireux de maintenir une parfaite harmonie dans des relations tant commerciales qu’intellectuelles de nos deux pays.Notre secrétariat a fournit un effort considérable, soit en répondant à plus de 3,000 lettres, demandes de renseignements, enquêtes, etc., soit, en publiant régulièrement notre Bulletin et nos communiqués mensuels, permettant ainsi de documenter d’une manière précise les exportateurs français et de donner à leurs offres de vente la plus large diffusion possible auprès des acheteurs canadiens et des principales Chambre de Commerce du Canada.Notre section de l’Ontario, présidée par Monsieur J.Reissman, a fait preuve d’une grande activité au cours de l’année écoulée et nous sommes convaincus de l’importance que cette section pourra jouer dans cette Province, l’une des plus riches du Canada.Au mois de mai prochain, Monsieur Jean Monnet, Commissaire du Conseil Economique National de France, a été invité à inaugurer officiellement la Foire Commerciale Internationale de Toronto.Nous avons eu également l’honneur d’accueillir à Montréal de nombreuses personnalités de passage telles que le Président Robert Schumann, Ministre des Affaires Etrangères, et Monsieur de Boissieu, Conseiller référendaire à Cour des Comptes, Directeur des relations commerciale avec le continent américain.Parmi les réunions les plus réussies, je citerai le déjeuner offert le 29 novembre à Son 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Vous nous avez aussi — exactement — décrit la situation en France.En écoutant cette minutieuse analyse, j’ai pu retrouver les éléments qui justifient, dans le domaine économique, l’impression d’optimisme que je ramène moi-même de mon récent voyage — optimisme ressenti actuellement, je crois, en France même.C’est là, je pense, l’impression qui s’oppose le plus fortement à celles que l’on pouvait recueillir il y a quelques années.’La France a renoncé à attendre une spirale inflationniste pour croire à une stabilité du moins approximative des prix.Elle a cessé de spéculer sur une monnaie fondante pour accorder une confiance, certes encore peu stable, dans la valeur de son franc.Et par un complément naturel, avec cette stabilité désormais admise dans les prix et la monnaie, s’amorce, dans les milieux d’affaires et aussi dans l’opinion publique, une foi nouvelle dans l’expansion économique française.Cet essor des industries est animé et financé par les moyens du plan Monnet mais il trouve aussi dans les initiatives réfléchies des hommes d’affaires un mobile puissant désormais.Les réserves de Sociétés Industrielles constituées grâce aux bonnes affaires qui ont été faites cette année se réinvestissent dans un auto-financement et ces mêmes capitaux sont souvent aussi répandus dans l’Empire Français pour l’installation de filiales ou d’entreprises.L’homme d’affaires pense à l’Empire Français plus qu’il ne l’a, je crois, jamais fait dans le passé.Dans le domaine même des échanges extérieurs, qui est le domaine d’activités intéressant plus particulièrement cette Chambre, se manifeste aussi, — je veux vous en donner l’assurance — un renouveau d’énergie.A ne considérer, d’abord, que les mouvements financiers, il est remarquable de voir combien nos banques et nos compagnies d’assurance témoignent du souci de procéder à des installations nouvelles jusque dans les parties les plus éloignées du monde.Pour le commerce extérieur proprement dit, Monsieur •le Président, vous avez donné des chiffres qui témoignent aussi de ce regain d’activité.Reprenant ces statistiques dans une comparaison nouvelle, je dirai que les ventes françaises, alors qu’elles payaient les achats français seulement pour 22 % en 1926, et pour 42 % en 1947, ont atteint, durant les mois de 1949, à des chiffres qui les situent dans des proportions de 60 et 80 p.c.En octobre était même atteint le pourcentage, certes peut-être anormalement gonflé, de 95 p.c.Un tel rétablissement, qui semblait prendre une forme définitive lorsque je séjournais en France, frappait vivement les esprits.Des faits nouveaux ou mieux précisés entretenaient encore l’impression d’optimisme.Ainsi, avec cette nation récemment constituée qu’est le Pakistan, un accord, qui était la conclusion de négociations survenues depuis 2 ans, venait d’être signé.Par lui s’ouvrait un marché pour les textiles français de l’ordre de 3 millions de dollars et se définissait un débouché possible de 150,000 tonnes de produits sidérurgiques.Avec l’Argentine, pays si important pour nos approvisionnements en certaines matières premières, telles que les peaux brutes et les céréales secondaires, et où Excellence Monsieur Hubert Guérin, notre nouvel Ambassadeur au Canada.En votre nom à tous, mes chers collègues, je prierais notre Consul Général de France ici présent, de bien vouloir renou-ler à Son Excellence Monsieur Guérin, nos meilleurs voeux sentiments de respectueux attachement.Le rayonnement de notre Chambre de Commerce Française au Canada n’a été possible que par l’étroite collaboration et la compréhension qui ont toujours régné entre nos représentants officiels et nos membres.Je me dois d’adresser nos plus sincères remerciements à Monsieur Pierre Queuille, notre Conseiller Commercial, à Messieurs Gérard Dubois et Jacques Humbert, Attachés Commerciaux de France, sans oublier leur adjoint si actif Monsieur Bernard de Roussy de Sales.J’ajouterai également que la présence du Consul Général de France, Monsieur Triât, à la plupart de nos réunions, est un témoignage de l’intérêt et de l’amitié qu’il a toujours bien voulu nous apporter.Je tiens à assurer également de ma plus vive reconnaissance mes collègues du Conseil d’Administration et tous les membres en général, Français et Canadiens.Chacun de nous a contribué à l’essor continu de notre Chambre et nous avons l’impression que créer et s’entr’aider, constitue le but de notre association afin de permettre à la France de se faire mieux connaître et aimer dans ses meilleurs artisans.L’assemblée applaudit vivement le rapport qui lui a été , et l’approuve à l’unanimité.iLe Président prie alors Monsieur Queuille de bien vouloir prendre la parole.Monsieur Queuille après avoir remercier le Président, déclare : Monsieur le Consul Général, Monsieur le Président, Messieurs, Je veux exprimer mes remerciements au Président Vinant, et je lui dirai combien la conférence qu’il a prononcée, qu’il a voulue si précise et si documentée, a eu pour moi un côté émouvant puisque, dans l’esprit de son auteur, celle-ci devait marquer la fin de ses fonctions.Il n’est pas exagéré, je crois, de dire, Monsieur le Président, que vous avez mérité le titre de deuxième fondateur de cette Chambre si l’on mesure l’oeuvre de reconstruction qui s’est faite.A la fin des hostilités, la Chambre ne sortait-elle pas d’un deuxième néant ; il importait d’en rebâtir les assises mêmes : rassemblement des anciens membres et recrutement des nouveaux, organisation d’un secrétariat, installation définitive dans cet immeuble.De surcroît, avec l’aide de vos si actifs vice-présidents et des membres du bureau, vous avez su étendre le champ d’action et réussi à donner à cette Chambre des attraits nouveaux.Votre filiale de Toronto a été recréée et, en installant un bureau à Paris, vous avez rattaché la Chambre à la chaîne de nos grands groupements professionnels.W Dans ce discours, Monsieur le Président, vous avez encore voulu désigner à la Chambre de nouveaux objectifs dont le choix me paraît particulièrement heureux.è CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA G à celle-ci que le coût d’études de marchés particulièrement approfondies soit pris en charge par nos Finances Publiques.Enfin, il est remarquable, et j’ai le plaisir de le dire devant cette Chambre, que les grands groupements français d’affaires et les services officiels aient pu arriver, sur thèmes, à 'la plus étroite collaboration.Ils se sont aussi préoccupés de réunir les firmes par grands types d’industries de façon à faire figurer celles-ci sur les marchés d’Amérique dans les ordres de grandeur nécessaire.C’est en particulier dans les diverses branches de l’industrie textile que ces sortes de regroupement semblent le plus près d’être déjà réalisés.Messieurs, quelle que puisse être l’action définitive, à partir des projets que je vous ai décrits, il reste que les préoccupations en matière de commerce extérieur se concentrent maintenant surtout sur les débouchés en Amérique, et je ramène de mon séjour en France le plus sérieux espoir que les résultats s’enregistreront dans les statistiques des prochaines années.En ce qui concerne notre expansion commerciale dans l’année qui s’achève, il faut sans doute attendre que les documents douaniers aient été publiés pour porter des appréciations avec toutes leurs nuances.J’ai cru intéressant d’établir une comparaison, même imparfaite, entre les statistiques douanières françaises connues de novembre 1948 et de novembre 1949.En novembre 1948, les ventes françaises ont été de 178 millions de francs ; en novembre 1949, de 320 millions de francs.L’impression, peut-être la plus intéressante que l’on recueille de ce sensible accroissement des échanges, c’est le développement brusque de certains marchés : les ventes de produits chimiques ont doublé, celles des ouvra^j^B de cuir et peau ont triplé, celles de bonneterie ont sextuplé ; certains marchés nouveaux ont apparu et pris immédiatement des positions voyantes : les voitures automobiles pour 32 millions de francs, la bijouterie et joaillerie pour 4 millions de francs.Et je conserve l’espoir que, dans les statistiques de l’année qui commence, s’inscrira l’ouverture de nouveaux débouchés, suite logique — ou du moins qui devrait l’être — des voyages d’enquête au Canada, qui ont été organisés récemment par certaines de nos grandes firmes : Davum, St-Gobain, Francoior et, bientôt, Ugine.Ce s voyages, Messieurs, témoignent de l’intérêt nettement accru dont font preuve les industriels français pour le marché canadien.Cette même impression, je l’ai aussi recueillie en France.A une conférence de la Chambre de Commerce de Paris, à une réunion et à un déjeuner du Comité du Patronat Français, j’ai eu le sentiment que toutes les grandes branches de l’industrie française se préoccupaient actuellement d’accentuer leur expansion au Canada.Et je ne peux que reprendre, devant les membres canadien et français de cette Chambre, une pensée du Professeur André Siegfried : “La France, après un oubli séculaire, a redécouvert le Canada depuis la fin du XIXème siècle, et y a apporté un intérêt qui ne s’est pas démenti.” Cette allocution reçoit de vifs applaudissements de part de l’Assemblée.Le Président remercie Monsieur Queuille, et prie Monsieur Triât de bien vouloir dire quelques mots.les ventes françaises en 1947 n’excédaient pas 4 milliards de francs et laissaient un redoutable déficit, les récents agréments qui ont été conclus prévoient le chiffre de 15 milliards.De surcroît, la structure même de cet accord revient à rétablir en France des places de négoces internationaux et de réexportation.¦Un autre fait, assurément le plus voyant de tous, consiste dans l’essor et la transformation simultanés de nos échanges avec les pays d’Europe.La fin de l’année écoulée a vu réellement certaines réalisations découlant de l’action si persévérante entreprise à la faveur de l’Aide Marshall.Des Comités comme ceux des produits chimiques, du charbon, des textiles, de l’électricité, mettent réellement au point pour tous les pays d’Europe des approvisionnements collectifs en matières premières et recherchent une harmonisation dans la structure des grandes industries.Si puissante est l’action de ces comités qu’il est désormais difficile pour un pays européen de rechercher une solution dans l’ordre économique à l’état isolé.C’est à la faveur de cette structure d’ensemble, dont le montage est déjà en partie réalisé, qu’il a été possible de récréer une large zone de commerce libre entre les pays d’Europe.-Prise dans ce mouvement qu’elle a d’ailleurs vivement favorisé, la France, à la date du 15 décembre, libérait les échanges, c’est-à-dire supprimait les contingents vis-à-vis des autres pays européens pour 52% des produits agricoles, 58% des matières premières et 54 % des produits manufacturés.Elle se réservait, de surcroît, de pousser plus avant cette évolution dans des négociations séparées, d’une part, vis-à-vis de la Belgique et de la Hollande, d’autre part de l’Italie.Le résultat de cette politique, qui pouvait, paraître audacieuse, a été que notre pays qui, en 1948, supportait vis-à-vis du restant de l’Europe un déficit de 133 millions de dollars, voyait, à la fin de l’année 1949, ses échanges à l’état d’équilibre ; en fait, ils accusaient même un léger crédit de 20 millions de dollars.Dans ce commerce français, un déséquilibre reste encore à surmonter, il est vrai, du fait que les ventes françaises dans la zone dollar ne paient les achats que pour 30%.Ainsi, l’essor de notre commerce sur l’Amérique du Nord reste maintenant le dernier objectif important à atteindre et les préoccupations des milieux dirigeants français, désormais concentrées sur ce problème, ont été pour moi, Messieurs, l’une des impressions marquantes de mon voyage.On convient que, pour ce redressement, des moyens extraordinaires doivent être mis en oeuvre.Il est reconnu qu’un essor sur ce marché américain est souvent conditionné à des moyens publicitaires, à des installations sur place, à des fonds de trésorerie qui ne peuvent se matérialiser qu’à la faveur d’un change largement consenti de francs en dollars américains ou canadiens.Il est admis aussi que l’ouverture de débouchés dans la zone dollar — intéressant la collectivité française plus qu’une firme particulière — les risques encourus doivent, pour une large part, être supportés par la collectivité même ; des projets d’Assurance-Exportation établis selon ce principe seront prochainement soumis au vote de l’Assemblée.Et il est encore envisagé de demander ê 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA A la reprise, Monsieur Nougier occupe le fauteuil présidentiel pendant que les élections ont lieu au scrutin secret, ainsi que le prescrivent les statuts, article XI.Le dépouillement des votes donne les résultats suivants : Président : Vice-Presidents : Le Consul Général de France à Montréal remercie l’Assemblée de l’honneur qui lui est fait, et adresse à la Chambre de Commerce et à son Président, toutes ses félicitations pour les succès multiples remportés dans le dévelop-rnent des échanges commerciaux entre la France et le Tanada, et souligne l’étroite collaboration qui existe entre le Consulat et la Chambre de Commerce.Il fait également état des nombreux Français qui ont pu trouver un emploi grâce à l’intervention de la Chambre ; c’est ainsi que le nombre des personnes secourues a diminué de 50% en 1949.Monsieur Triât rappelle que l’une des tâches de la Chambre, et ce n’est pas la moindre, a été et sera de resserrer les liens entre ces deux pays que nous aimons tant, le Canada et la France.MM.Henri Dolisie Henry Lefèvre André Quédec André Sutto André Hadamar Secrétaire : Sec.Adjoint Conseillers : MM.A.Bertheau, L.Baudouin, M.Dhaver-nas, F.Ducros, A.Manchec, M.Quédrue, E.Rivière, M.de Roussy de Sales.Conseil d’Arbitrage: MM.M.Aubry, E.Coullenot, P.Cangardel, J.Contât, J.de Vienne, G.Durand, V.Durand, A.Lot, G.Lucas, B.de Massy, R.de Roumefort, J.Vinant.Monsieur Georges Vinant a été élu Membre d’Honneur à l’unanimité, en reconnaissance des cinq années d’effort couronnées de succès, pendant lesquelles il a présidé le Conseil.Monsieur Nougier cède alors le fauteuil présidentiel à Monsieur Dolisie qui déclare : “Je vous remercie de m’avoir amené à cette présidence, et je vous dirai que je vais prendre une succession qui me paraît assez lourde, et que je suis un peu inquiet de la tâche que j’aurai à remplir.J’espère qu’avec le concours de tout le monde, nous arriverons tout de même à faire progresser la Chambre de Commerce avec le même succès et la même efficacité.” La Séance est levée à 6 heures 30.Monsieur Dolisie, Vice-Président se lève alors, et prend la parole : “Je crois me faire l’interprète de tous mes collègues, en déclarant regretter que Monsieur Vinant termine ses fonctions de Président qu’il a assumées pendant 5 ans.Depuis la fin de la guerre, il a rétabli la Chambre de Commerce sur une base solide.Je propose donc la motion suivante : La Chambre de Commerce Française au Canada est reconnaissante à Monsieur Vinant de l’oeuvre qu’il a accomplie pendant ses cinq années de présidence, et lui adresse ses chaleureuses félicitations.” La motion est secondée à l’unanimité.La Séance est suspendue momentanément.Douanes canadiennes Articles prohibés à l'importation Nous publions ici la liste des articles prohibés à l’importation en vertu de la loi d’urgence sur la conservation des devises (11-12 Georges V) — telle qu’elle apparaît au 1er janvier 1950, à la suite des levées de restrictions à l’importation successives.Nous rappelons à nos lecteurs que la liste complète avait été publiée dans le No 512 — Janvier 1949 — les levées de restrictions ont été publiées dans le No 513 — Avril 1949.Documents de base : Loi d’urgence sur la conservation des devises (Annexe 1) après amendement.Série D No 143 supplément No 3, D No 142 supplément No 1, D No 141 suppléments Nos 35, 38, 40, 41, 42, 43.ou toutes autres préparations pour la soupe, n.d.Fruits, tapés, desséchés, évaporés ou déshydratés, n.d.Dates, séchées, non dénoyautées.99b 994) ex 99e ( 99g Abricots, nectarines, poires et pèches, tapés, desséchés, évaporés ou déshydratés.Pulpe de fruit, autre que la pulpe de passiflore, avec du sucre ou non, et fruits, broyés ou gelés.Etiquettes pour boîtes à cigares, pour fruits, légumes, viandes, poissons, confiseries ou autres marchandises ou produits.(1) Publications périodiques, non reliées ou reliées, en papier, consistant principalement en littérature d’imagination ou en matière imprimée de nature semblable, y compris les récits policiers, récits appelés “sex stories”, récits dits “Western", et récits prétendus véridiques ou de confession, et publications, non reliées ou reliées en papier, communément appelées “comics”, mais à l’exclusion des suppléments reconnus employés avec les journaux.Toutefois, la décision du ministre du Revenu national, quant au point de savoir si ex 104a) ex 105 ( ex 179 ANNEXE I Articles prohibés ex 184d'| ex 169 | ex 170 )¦ ex 171 I ex 184a| Numéro tarifaire Désignation Porc frais.Porc préparé, ou en conserve, jambon, bacon, 7 ex 10 ex etc.Fleurs et feuillage, naturels, coupés, en gerbes, en bouquets ou non, n.d.Légumes, préparés, dans des boîtes ou autres contenants hermétiques.Légumes, gelés.Soupes, rouleaux, tablettes ou cubes de soupe, 79b 89 90e 91 I 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE I H LE HAVRE PLYMOUTH NEW YORK “ILE DE FRANCE” “DE GRASSE” “ILE DE FRANCE” “ILE DE FRANCE” 10 février -6 mars 11 mars 29 mars m SAINT JOHN (N.B.) vers le 14 février - Service de fret mensuel Agents: Furness, Withy & Co.Ltd, Montréal Renseignements auprès des agences de tourisme, ou de I !/ “ROUEN” ill''-1 __ZjT » i auppij IWi ' I cfreneh J&ne ! 1196 Place Phillips Montréal ' - CÂBS si a Véquipement idéal au service du public I ft, % E % 'ÀA i V-X- Chasse-neige SNOW MASTER Junior Arrosoir MASTER PLUSHER Chasse-neige SNOW MASTER Camions SICARD avec traction 2 roues et traction 4 roues Camion à ordures SANIVAN P" SI CARD, INC.Sffc“ 2055 RUE BENNETT MONTRÉAL _-”A- 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Installations et appareils d’éclairage électrique, n.d.(à l’exclusion des installations d’éclairage électrique industrielles, ou des pièces).Lampes d’éclairage électrique à incandescence.(1) Appareils de réception radiophonique et cabinets et châssis des susdits.Piles sèches, n.d.(*) Enseignes électriques de toute matière.(**) Vitrines ou meubles d’étalage de toute sorte.Pianos et orgues.Phonographes, graphophones et gramophones.Pneus pour automobiles de tourisme.Ornements de perles, et ornements d’albâtre, fluorine, ambre, terre cuite, composition ou autres matériaux, à l’exception de la porcelaine ; éventails de toute sorte ; statues et statuettes de toute manière autre que la porcelaine ou la terre cuite.Laine minérale, non compris le fil de verre.Tuiles pour plancher ou mur ayant une base d’asphalte.Humidificateurs (mais non compris les humidificateurs pour usage industriel); préparations chimiques pour ondulations indéfrisables ; Bars de rafraîchissements (soda fountains); bars cabinets pour crème glacée et cabinets pour breuvages ; pompes à essence ; Planchettes de poinçonnage et jeux de bagatelle (pin-bail); vendeuses automatiques, jeux, appareils d’amusement, phonographes, radios, instruments de musique, balances, compteurs de stationnement, serrures et coffrets, fonctionnant au moyen de sous, de disques ou de jetons ; Unités et appareils de climatisation à l’usage des maisons ou des bureaux ; Malaxeurs, repasseuses et laveuses de vaisselle électrique pour usage domestique.(*) Cette désignation tient compte de la suspension des marchandises suivantes, à compter du 1er janvier 1949 : "Piles électriques humides".(**) Cette, désignation tient compte de la suspension des marchandises suivantes, à compter du 1er janvier 1949 : "Enseignes autres que les enseignes électriques ; lettres et chiffres de toute autre matière que le papier".(1) Levée de prohibition le 1er avril 1950.ex 445 une publication est ou n’est pas comprise dans la désignation ci-dessus, est définitive et péremptoire.Papier goudronné et matériaux préparés pour toiture (y compris les bardeaux), matériaux de revêtement et d’isolement (ne comprenant pas le fil de verre, carton murs, carton-pâte, carton gris, carton paille, carton dit test board, carton ondulé et tous autres cartons semblables fabriqués en tout ou en partie de fibres végétales (ne comprenant pas le carton d’isolement de conduites électriques, matériel pour souches d’allumettes, carton pour chaussure, carton pour automobile, carton de reliure et carton comprimé); carton bristol, carton d’artiste, carton pour le montage de photographies, carton pour images et carton pour pancartes ; carton ou papier velouté ; papier ciré ; papier buvard non imprimé.Carton murs acoustique, tampons acoustiques, et carreaux acoustiques de toute sorte.Matériaux pour toiture et bardeaux de feutre saturé.Cartes à jouer, en feuilles, n.d., cartes et feuilles partiellement lithographiées ou imprimées, pour servir à la fabrication de ces cartes à jouer.Tasses, assiettes ou plats, fourchettes, cuillers et pailles pour breuvages, de papier, de carton ou de fibres végétales ; papier d’emballage (y compris le papier et les enveloppes pour couvertures de boîtes) imprimé, en relief ou autrement décoré ; pourtours de photos faits de papier ou de carton.Papier d’emballage de toute sorte, non collé, enduit ou en relief.Papier et cartons de papier ou cartons de fibre dont la surface est de deux couleurs ou plus, est en relief ou autrement décorée.ex 192) ^ 198) W- 199J ex 445b ex 445d ex 445e ex 465 ex 515 597 ex 597a ex 618b 624 / et autres \ ex 192 ex 312 ex 711 et autres 192c ex 689a ex 711 ex 711 1 ex 362c | ex 427 ) ex 446a | et autres J 194 ex 197 1 ex 197b| ex 198 | ex 199 f 181 | e 509 | 197b ex 192 ex 197 ex 198 ex 199 ex 199 Récipients vides, fabriqués en totalité ou en partie de carton-fibre ou de carton-bois revêtu d’une surface de deux couleurs ou plus, ou qui est en relief ou autrement décorée.Résine synthétique molle en feuilles ou bandes ou formes semblables et les articles qui en sont fabriqués.Verrerie de grande résistance à la chaleur et au choc, à l’exclusion de la verrerie d’industrie ou de laboratoire, ou pièces de verrerie importées par des fabricants pour être utilisées à la production dans leurs propres établissements.(1) Dactylotypes.Machines à dicter, machines à transcrire et à racler les cylindres.Machines à additionner.Armoires frigorifiques, pour habitations ou magasins, munies ou non de tous leurs accessoires.Laveuses mécaniques, de ménage, avec ou sans moteur en faisant partie.Essoreuses, de ménage.Propulseurs amovibles.Bateaux de plaisance de toute sorte.ex 237c ] ex 711 et autres ex 326g î VINGT-CINQ AUTRES ARTICLES RAYES DU CONTROLE DE L'EXPORTATION Vingt-cinq autres articles ont été rayés du contrôle de l’exportation, comme coitséquence de l’amélioration de l’état des approvisionnements domestiques.D'une cime du temps de guerre de 1109, le nombre des articles contrôlés a été réduit à une centaine, consistant en produits utiles à la poursuite de la guerre, en acier non ouvré et en matériaux de construction encore en approvisionnement insuffisant.Les articles rayés du contrôle de l’exportation sont les suivants : Riz, fleur et farine de riz.Chevaux.Viande de cheval.Volailles.Oeufs.Jute et produits du jute.Bois de construction.Pilotis et poteaux.Portes, fenêtres et bois usiné.Bois ex 414 ex 414a ex 414c 415a 415b # ex 415c ex 427 ex 440a CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 PERRIN Paris • Grenoble • Londres • New-York • Montréal POULENC « oX LIMITÉE X
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