Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1951, Janvier
No 520 JANVIER 1951 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA „ CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.429.AVENUE VIGER, MONTRÉAL (CANADA) Téléphone : PLateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA.MONTRÉAL" BUREAU DE PARIS (France) Téléphone : OPÉRA 08-08 4.Place de l'Opéra AUJOURD'HUI i a*.: fiv SONT D/MCTSMffl, R£lf£S 0 inti tfttu IÜ i a ¦» 1th 0 45 ifV^ 0 EJ ENFIN vous pouvez, sans perdre un temps précieux, vous rendre maintenant de Montréal directement à Paris, la Ville Lumière, au coeur même de l’Europe.Par ce nouveau service rapide, AIR FRANCE relie directement le CANADA avec la FRANCE.Ses luxueux appareils Constellation du dernier modèle lui permettent de dominer facilement les intempéries possibles.En voyageant par AIR FRANCE, vous vous délecterez de la plus fine cuisine française, arrosée de vins fins et de champagne.Si vous le désirez, et sans frais supplémentaires de votre part, en moins 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St-Jacques, Montréal Assemblée annuelle 3 CONSULATS Rapport du Président Consulat Général de France Consulat Général de France Consulat .Consulat .Consulat .Consulat .Consulat 3 .1216, rue Stanley, Montréal 85, avenue de la Tour, Québec .63 Victoria Road, Halifax .345 Church Street, Toronto 850 Hastings St.West, Vancouver .415 Paris Building, Winnipeg 37 King Bridge Road, St-lean, Terre-Neuve Prévisions économiques pour 1951 .11 Mesures prises en France pour favoriser les Exportations AGENCES CONSULAIRES 208 Grain Exchange Bldg., Calgary .11214 - 102nd Avenue, Edmonton .a/s Sté l'Assomption, Moncton, N.B.Purves Street, North Sydney, N.E.58 Dock Street, Saint-Jean, N.B.Conseil Supérieur des Français de l'Etranger 429, ave Viger Délégué pour le Canada : M.Georges Vinant 13 Agence Consulaire Agence Consulaire .Agence Consulaire .Agence Consulaire .Agence Consulaire .Informations 19 Contrats Assurances - Prospections .19 Loi anti-dumping 19 SOCIÉTÉS FRANÇAISES À MONTRÉAL Statistiques 21 Alliance Française 2055, ave Vendôme Président : M.Ernest Tétreau Le Canada et les placements internationaux .22 Association des Français Libres 1333, rue Champlain Président : M.René Daguerre Les 3 groupes sidérurgiques mondiaux et le plan Shuman 25 Chambre de Commerce Française au Canada 429, ave Viger Président : M.Marc Dhavernas Actualités 27 Société des Anciens Combattants Français 429, ave Viger Président : M.Michel de Roussy de Sales Union Nationale Française 429, ave Viger Président : M.André Lot Liste des membres 28 Imprimé au Canada par TYPO-PRESS, 600 est, rue Legendre, Montréal 12, Qué.Prix : 25 cents CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 Paris a 2000 ans MANIFESTATIONS ORGANISÉES A CETTE OCCASION • 1er avril : Ouverture des manifestations.20 cortèges venus de 20 arrondissements se rendront à la Maison Commune.Visites-conférences en bateaux mouches avec traduction • Avril-décembre : simultanée en plusieurs langues.Dîners gastronomiques, historiques et folkloriques.• 8 avril : Repas des Vieux (2.000 vieux — 2.000 bougies — 2.000 ans).• Avril : Manifestations à la Sorbonne.• Avril : Gala de la Chanson parisienne.• 30 avril : Nuit de la Soierie au Musée du Louvre, reconstitution du mobilier de Marie-Antoinette.• 15 mai - 15 juin : Foire Saint Germain, à Saint-Germain-des-Près.• 31 mai : Concert dans la cour carrée du Louvre.Symphonie fantastique de Berlioz (deux orchestres de la Radiodiffusion française).Trompettes de Lulli du Couronnement de Louis XIV.Eclairage par les phares de la Marne.10.000 places.Prix de 200 à 600 fr.• Mai : Concours de balcons fleuris dans toute la capitale.• Deuxième quinzaine de mai : Semaine des Etudiants de Paris (en prévision).• Mai : Concerts à la Sainte Chapelle (en prévision).• 4-8 juin : Semaine de la place Vendôme.Programme historique.• ler-ll juin : Semaine de Montparnasse.Visites d’ateliers.Décoration historique.• 10 juin : Fête rabelaisienne aux Halles, exposition.Bateleurs et jongleurs.Dé- légation des provinces en costumes, jeux forains.Dîner de gala à la Bourse de 'commerce.• 15-16 juin : Nuits Victor-Hugo.• 20 juin : Tour de Paris cycliste la nuit.120 kilomètres.Départ : Ile de la Cité, arrivée place de l’Hôtel de Ville, spectacles folkloriques le long du parcours.• 22 juin : Soirée Balzac à Sceaux.Ballets de l’Opéra.• Juin : Fête de nuit à Saint-Cloud.• Juin : Semaine des quartiers de luxe.(Place Vendôme, Faubourg Saint-Honoré, etc.) • Juillet : Nuit des artistes à Montparnasse.Bal costumé, personnages de l’his- toire parisienne.• 7-8 juillet : Grande Kermesse “Hommage des provinces françaises, de l’Union française, et des capitales du monde occidental à Paris.” • Juillet : Voyages historiques en bateaux mouches jusqu’à Rouen.• 25 septembre : Fête de nuit.“Bateaux d’hier et d’aujourd’hui”.Services Français du Tourisme 610 ouest, rue St-Jacques Montréal à 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Assemblée générale annuelle Nous avons, par le canal de notre secrétariat, répondu à des enquêtes, à des demandes de renseignements qui se sont chiffrées par une correspondance qui a atteint 3800 lettres environ.Notre Bulletin et nos communiqués ont été imprimés régulièrement et ont permis de diffuser des informations relatives au commerce franco-canadien et atteindre des maisons de commerce françaises et canadiennes intéressées dans l’échange de produits entre France et Canada.Nous avons eu, au cours de 1950, l’avantage d’accueillir à Montréal de nombreuses personnalités qui sont venues se renseigner “in situ” sur les possibilités commerciales et industrielles offertes par l’Amérique du Nord.Tout ceci, Messieurs, qui résume rapidement les efforts de notre Chambre, a pu être réalisé par un budget qui s’établit grossièrement comme suit : Les recettes totales de $11,750.00 sont constituées par: 1° Les cotisations des membres.2° Subventions du Gouvernement Français 3° Annonces dans le Bulletin .4° Recettes fictives .Les dépenses se sont chiffrées à $10,150.00 et correspondent en gros aux articles suivants : — Personnel employé .— Loyer et divers .— Frais d’impression du Bulletin —• Dépenses diverses.Il est inutile de vous faire remarquer que l’actionnaire parasite, dont toute entreprise se plaint actuellement, c’est-à-dire l’Etat, nous vient sérieusement en aide et que sans lui notre Chambre de Commerce ne pourrait vivre et continuer à apporter sa contribution à l’effort d’expansion du commerce français vers ce pays-ci.Je tiens donc dès maintenant à remercier les représentants français MM.Queuille et Dubois qui sont responsables des subsides que nous recevons chaque année du gouvernement français.Procès-verbal d’une Assemblée générale annuelle des Membres actifs et adhérents tenue le jeudi 25 janvier 1951 à 4 heures 30, au Siège Social de la Société, 429, ave Viger.Etaient présents : MM.H.Dolisie, Président ; H.Lefèvre, Vice-Président ; A.Sutto, Secrétaire ; MM.L.Baudouin, M.Dhavernas, F.Ducros, A.Manchec, M.Quédrue, Conseillers; MM.M.Aubin, M.Beaulieu, A.Bertheau, P.Bras-sac, E.Coullenot, L.Dufour, V.Durand, J.de Liniers, A.Lot, H.Mhun, J.Mouriès, M.Nougier, A.Pinel, B.Robert de Massy, P.Salbaing, C.Tiberghien, G.Vinant, ].Vinant, A.Welcker.Plusieurs membres adhérents étaient également présents.Monsieur Ernest Triât, Consul Général de France et Monsieur Pierre Queuille, Conseiller Commercial, s’étaient excusés.Monsieur Gérard Dubois, Attaché Commercial de France, assistait à la réunion.S’étaient excusés : MM.P.d’Allemagne, M.Aubry, G.^¦oulizon, G.Boussion, G.Durand, J.Eddé, C.Farjon, R.Gens, A.Hadamar, J.Kempf, H.de Lanauze, C.LeBorgne, A.Ligné, M.Louis, H.de la Myre Mory, V.Panneels, M.Pasquin, A.Pony, A.Quédec, J.Rivière, R.de Roumefort, M.de Roussy de Sales, J.Rousseau, J.Saint-Loup, G.Schaeffer, L.Vuillemot.Le procès-verbal de l’Assemblée précédente est lu par Monsieur Sutto et est adopté à l’unanimité sur proposition de Monsieur Lefèvre secondé par Monsieur Manchec.Monsieur Ducros donne ensuite lecture de l’exercice financier de 1950 qui est adopté à l’unanimité sur proposition de Monsieur Baudouin secondé par Monsieur Coullenot.A la suite du vote sur la candidature de Monsieur Jacques Mouriès, représentant Air-France au Canada, celui-ci est élu à l’unanimité membre actif de notre Chambre.Le Président poursuivant l’ordre du jour se lève et présente son rapport annuel.$2,400.00 3.580.00 3,000.00 2.700.00 .$4,400.00 1,800.00 .2,300.00 .1,600.00 RAPPORT DU PRÉSIDENT Monsieur le Consul Général, Monsieur l’Attaché Commercial, Messieurs et chers Collègues, J’ai l’honneur de vous présenter le 65e rapport annuel de notre Chambre de Commerce Française au Canada.Le docu-^Bient que je vous présente passera en revue les activités de notre Institution au cours de 1950.'Notre Chambre de Commerce se compose de plus de 400 membres, se répartissent comme suit : Au Canada — 98 membres actifs et 142 membres adhérents ; en France — 210 membres adhérents.J’aborderai maintenant l’analyse rapide de l’économie canadienne au cours de 1950.Celle-ci a été marquée par une reprise générale d’activité qui s’est manifestée dès le mois de juillet et a correspondu à un événement politique d’importance considérable dans les relations internationales des nations : l’invasion de la Corée du Sud.Vous connaissez tous l’évolution des événements qui a amené les Etats-Unis d’abord et les principaux pays associés par le Pacte de l’Atlantique à se réarmer au plus vite.Les conséquences de cette décision se sont fait sentir rapidement au Canada.Alors que le premier semestre s’annon- à CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 LE GAZ ARGON I "-1 *f-£l ' I LIQUID AIR MAINTENANT fabriqué par à la première et unique usine d’argon au Canada Les usagers canadiens d’argon sont maintenant assurés d’une source constante d’argon pour “soudure” et pour “lampes électriques”, par la nouvelle usine moderne de la Canadian Liquid Air Co.à Hamilton, Ontario.Pour s’assurer la plus haute qualité possible, la Canadian Liquid Air a établi un système d’analyses très sévères et d’essais d’utilisation.Ces essais ont lieu tout au cours de la production et la teneur de chaque cylindre de gaz est certifiée par la signature du chimiste qui en a fait l’essai.Pour suppléer à ses propres essais rigoureux, la compagnie fait faire fréquemment des analyses spectrométriques par une université de renom.L’analyse de l’argon à soudure produit par ce procédé a établi une pureté de 99.9%.La clientèle L.A.est ainsi assurée de la plus haute qualité d’argon possible.En achetant de l’argon L.A.vous aurez une source d’approvisionnement dienne garantie, libre des variations douanières et des contingentements d’importation ou des fluctuations du taux d’échange du dollar.cana- Canadian LIQUID AIR Company LIMITED St.John’s Sydney Halifax Moncton Quebec Windsor Winnipeg Regina Saskatoon Sore I Montreal Calgary Edrmxiton Toronto Hamilton London Vancouver Victoria K .- Têèsy % * f H | '¦A ¦M ¦ ¦ -rrnmmmate- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 çait inférieur au même semestre de 1949, les résultats de ^W’année 1950 sont excellents et le Canada s’engage dans la ^Pe partie de ce siècle avec une vigueur et une foi dans l’avenir qui provoquent l’admiration de bien des Nations.Parmi les principaux facteurs de cette prospérité, il faut citer en premier lieu l’Agriculture qui a enregistré cette année le 5e plus gros revenu de son histoire avec un chiffre de 1,483 millions.Les richesses naturelles du sous-sol canadien sont en pleine exploitation, le chapitre des mines enregistrant un gain de 15% sur l’année précédente.Quant au pétrole de l’Ouest, vous en connaissez l’histoire.La production d’huile brute qui n’était que de 7,700,000 barils en 1947, vient d’atteindre 28,000,000 barils en 1950, ce qui représente un quart des besoins nationaux ; elle devrait dépasser 35,000,000 barils en 1951.Au Canada, l’augmentation de la production en vue de combler les besoins de la défense nationale, ne manquera pas de susciter des problèmes à l’endroit d’une économie qui fonctionne déjà à plein rendement.La pénurie de certaines marchandises critiques contribuera à maintenir les prix élevés et à réduire la production de marchandises de consommation civile.J’en arrive maintenant à l’étude rapide des conditions économiques de la France.Il est difficile d’avancer des chiffres en monnaie, en raison de l’inflation qui continue à se manifester.Je vous citerai cependant quelques tonnages et autres indices qui illustrent beaucoup mieux la reprise des affaires de notre pays — reprise que l’étranger a qualifiée de miraculeuse.La production du charbon atteint 4,400,400 T par mois contre 3,900,000 T en 1938.La production d’acier, 850,000 T contre 520,000.Pour le ciment, la production actuelle qui approche 700,000 T par mois représente plus du double de la production de 1938.En électricité, nos centrales d’énergie totalisent 13,570,000 kilowatts installés contre 11,500,000 en 1938.Malheureusement en regard de ces résultats très favorables, la France n’a pas pu encore trouver l’équilibre pour ses prix, qui continuent à enregistrer des augmentations inquiétantes.D’octobre 1949 à octobre 1950, l’indice général des prix de gros est passé de 2,000 à 2,266 en prenant comme terme de comparaison 100 en 1938.Cela veut dire qu’une marchandise produite aujourd’hui se paie 23 fois ce qu’elle coûtait en 1938.Avec la hausse générale des matières premières dans le monde entier, il faut s’attendre à ce que l’augmentation des prix français poursuive sa course à un rythme accéléré au cours de 1951.Dans le domaine du commerce extérieur, la situation de la France s’est grandement améliorée depuis ces deux dernières années.Alors qu’en 1938 nos exportations ne couvraient que 66% de nos importations, le pourcentage s’établit pour les dix mois de 1950 à 84%, niveau jamais gistré.En 1946, le déficit de notre balance de paiement se chiffrait par $2 milliards, il n’est plus que de $168 millions pour le premier semestre de 1950.Les dépenses de l’Etat ont été couvertes par des recettes définitives dans la proportion de 71,5% en 1946 et de 91,5% en 1950.Ce sont là, Messieurs, incontestablement des signes encourageants qui témoignent de l’effort de redressement français depuis 1945.Si l’on tient compte de tous les éléments qui entrent en jeu dans la lutte pour l’existence que les nations doivent mener quotidiennement et si on veut bien oublier que depuis trente ans la France est à la pointe de tous les combats, on reconnaîtra qu’il faut quelle possède une vitalité extraordinaire et un équilibre rare pour présenter, 5 ans après la dernière guerre mondiale, un bilan de ses activités aussi brillant.L’industrie du papier ne cesse de se développer, sa production atteignant $900 millions à comparer à $810 millions l’année dernière.Dans l’ensemble, le chiffre sans précédent atteint par la production nationale brute a été de 17 milliards de dollars, soit 50% de plus qu’en 1945.Le tableau des échanges commerciaux entre le Canada et les autres pays ne réflète cependant pas l’optimisme des chiffres cités plus haut, puisque le pays enregistre une balance défavorable pour les dix premiers mois, de $13 millions ^alors que l’année dernière la balance des échanges était favo-^*ble pour un montant de $261 millions.Un fait cependant est important : l’amélioration des échanges avec les Etats-Unis qui se chiffrent par une balance déficitaire de 72 millions pour les dix mois de 1950, au lieu des $300 millions qui existaient en 1947.Ce redressement est dû aux demandes de matières brutes des Etats-Unis qui se sont manifestées d’une façon spectaculaire dès la décision qu’a prise ce pays de s’engager dans la voie du réarmement.Une amélioration marquée des réserves d’or et de dollars US — qui atteignaient en septembre le plus haut niveau jamais atteint — a résulté du volume général du canadien de marchandises et des transactions invisibles.En septembre dernier, le Canada, un peu dans le but de réduire une inflation possible, a décidé de laisser le dollar canadien se stabiliser lui-même sur le marché du change étranger.Le fait qu’il est demeuré ferme et plus près de la parité avec le dollar américain démontre la solidité fondamentale de l’économie canadienne.Bien que le Canada ait été en mesure de supprimer la régie des importations vers la fin de 1950, les conséquences de la guerre de Corée l’ont obligé de réglementer à l’acheminement de plusieurs produits d’importation dienne.Cette mesure met un frein aux mouvements exagérés marchandises pouvant porter un préjudice aux besoins de défense de l’Amérique du Nord.Si l’on envisage des pronostics pour l’année qui mence, il est bien évident que les programmes de réarmement et de défense des nations libres du monde entier constitueront un facteur primordial du tableau économique de 1951.commerce encore enre- nouveau cana- ne pas corn- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 mêmes.Au taux de 42 frs 50 au dollar canadien, les exportations françaises rapportaient avant guerre 268 millions d francs.Aujourd’hui, elles se chiffrent par 4 milliards 4' millions de francs, que l’on doit réduire 23 fois pour fin de comparaison avec l’avant-guerre.Cette opération donne un moins de 200 millions de francs contre 268 millions.Il y a donc, pour chacun de nous, de quoi être heureux à constater le rétablissement de notre pays et à vivre dans pays comme le Canada, qui se trouve en plein essor économique.d# un Cependant, en ce qui concerne la Chambre de Commerce pouvons justement nous in- peu Notre pays exporte donc maintenant 20% de moins de marchandises vers le Canada qu’il le faisait avant guerre.Française de Montréal, nous quiéter de l’état des échanges France-Canada, qui nous inté-à plus d’un titre.Ces échanges baissent et deviennent ressent négligeables dans l’économie de chacun de ces pays.Les exportations canadiennes vers la France et ses possessions, dûtes huit premiers mois de 1950, ont valu $15,900,000 à $33,900,000 l’année précédente.Ce fléchisse-considérable réflète la tendance qui s’est produite de- Vous savez tous que le souci de développer le commerce français vers le Canada a fait l’objet d’études sérieuses des services officiels du Ministère du Commerce de notre gouvernement.Depuis ces deux dernières années des efforts sont tentés pour réaliser une meilleure balance commerciale avec les pays du dollar.Par exemple, autorisation fut donnée aux exportateurs de disposer plus facilement des 20% des recettes en dollars provenant de leurs exportations ; tout dernièrement : exemption d’impôt à la production pour fins de sécurité sociale, lorsqu’il s’agit de marchandises destinées aux pays du dollar.Enfin, il a été créé un comité franco-américain du commerce pour étudier et faciliter les exportations françaises.Malheureusement nous ne pouvons guère constater que ces initiatives soient couronnées de succès.Le Français, je le crains, vit trop sur son passé, a perdu le goût du risque et se trouve mal à l’aise dans un monde nouveau, très matérialiste peut-être, où la lutte pour la vie le met en contact avec des concurrents dont les idées créatrices se rant par rapport ment puis la cessation des achats financés par le prêt franco-canadien et la réduction de la valeur des autorisations d’achat approuvées par l’E.C.A.A l’exception des machines agricoles, qui se sont maintenues au premier rang, les exportations canadiennes traditionnelles comme l’amiante, la pâte de bois, le cuivre et les autres métaux non ferreux ont diminué de moitié.Les expéditions d’engrais chimique ont disparu presque entièrement de la liste.La valeur des importations canadiennes, en provenance de France, et de ses possessions, a peu varié ; le total des huit premiers mois de l’année écoulée étant de $9,200,000 contre $9,065,000 l’année précédente.Les principaux articles sont au même rang d’importance la potasse, les textiles, les livres et des articles de luxe les vins, les liqueurs, dentelles et broderies.Les efforts pour vendre du ciment et pour introduire sur le marché des automobiles autres que les voitures Renault dont la production est subventionnée par le gouvernement français, ont été jusqu’ici bien infructueux.Aucun arrangement satisfaisant n’a pu être fait pour introduire sur le marché canadien des fruits de l’Afrique du Nord.Cependant des négociations prolongées en vue d’expédier des quantités importantes de phosphate pourraient aboutir à un certain succès.Il est bon de noter que la France exporte actuellement des quantités importantes d’acier laminé et supplée ainsi à des besoins accrus d’acier du Canada.Dans les présentes conditions de change, tout relèvement véritable des échanges commerciaux ne saurait s’effectuer que par une augmentation sensible des exportations françaises qui permettrait à notre pays de gagner plus de dollars.Un seul coup d’oeil sur les statistiques nous renseigne sur l’importance de l’effort à faire.Avant la guerre, la moyenne des exportations françaises vers le Canada, des années 1935 à 1939, fournit le chiffre de $6,383,000.En 1946, première année de reprise des échanges, les exportations s’inscrivent pour $4,610,000.Elles s’élèvent à $8,755,000 en 1947, $12,468,000 en 1948, plafonnent à $13,509,000 en 1949 et se maintiennent à ce chiffre pour l’année dernière.Il ne faut pas croire que la France vend maintenant deux fois plus de matières qu’avant la guerre, car les unités employées pour établir la comparaison ne sont nullement les manifestent avant tout dans la réalisation de machines nc^^ velles et de productions massives.La France désire développer son commerce vers l’Amérique du Nord, c’est-à-dire qu’il s’agit de faire accepter par des acheteurs américains des produits manufacturés en France.Or que faisons-nous, qu’essayons-nous pour atteindre ce but ?Un moyen est d’attirer en France l’acheteur possible.Ceci est le rôle des services du Tourisme qui fonctionnent d’une façon satisfaisante et qui trouvent de plus un appui très efficace dans la réclame effectuée par les grandes compagnies nationales de transport, Air France et la Cie Transatlantique.L’autre moyen est la propagande faite sur place.Je trouve que cette propagande n’a pas l’efficacité qu’elle devrait avoir et je prie les représentants officiels du gouvernement français qui se trouvent dans cette salle d’excuser ma franchise.Cette propagande est faite sous deux formes : participation à des expositions et effort de diffusion de la culture française.comme comme I Le Canada nous offre les facilités de la foire de Toronto pour exposer nos produits.Je crois regrettable de n’y voir toujours figurer que les seuls produits français qui peuvent aujourd’hui se passer de réclame : vins, liqueurs, parfums et tissus.La France pourtant fabrique des produits chimiqi^^ des automobiles, des moteurs, des inventions et des procéd^^ Ne pourrait-on envisager une participation française qui soit plus représentative de nos activités nationales.Nos services du Commerce Extérieur ne pourraient-ils inciter les grandes firmes françaises à exposer leurs produits ? CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 7 Dans la négative, ne pourraient-ils organiser eux-mêmes cette ^présentation à l’étranger?Je sais combien notre Conseiller Commercial a pris à coeur la tâche de redresser les exportations françaises vers le Canada.Je me crois donc permis de lui demander de redoubler ses efforts pour convaincre nos compatriotes qu’il existe au Canada un marché très important, compétitif certes et qu’il faut pour s’y introduire offrir et faire connaître la marchandise et non pas attendre en France la venue de l’acheteur.Cette méthode passive de vouloir faire du négoce n’est plus de notre époque.Comme deuxième moyen de propagande, notre pays utilise un organisme connu sous le nom de Service Culturel.Il est évident que tout effort de diffusion de la pensée française doit être accompli pour nous faire connaître et nous faire apprécier.Cependant j’estime que la formule en vigueur n’est pas suffisante car elle ne couvre et n’intéresse qu’une faible part de nos activités.Du point de vue commercial, son rendement est nul.Ne pourrait-on envisager là aussi un élargissement très vaste de ce moyen de propagande et provoquer la venue de grands industriels, de chercheurs, d’ingénieurs qui feraient connaître les grandes oeuvres accomplies par le génie français ?De tels efforts dirigés dans cette voie porteraient, je suis sûr, des fruits et la France, qui ferait ainsi connaître ce ^dont elle est capable dans les domaines industriels et commerciaux, trouverait facilement ici une clientèle qui est avide d’adapter chez elle les dernières méthodes et perfectionnements du progrès.Enfin pourquoi la France n’adopte-t-elle pas les méthodes utilisées par nos voisins.N’avons-nous pas vu l’année dernière un désir réciproque entre le Canada et le Royaume-Uni d’augmenter ses échanges ?Le Canada comprenant très bien que pour permettre à la Grande-Bretagne d’acheter davantage de produits canadiens, il fallait aussi que le Canada achète davantage de la Grande-Bretagne.Des comités, ayant les appuis gouvernementaux nécessaires, après des mises au point précises auxquelles participaient ministres et représentant officiels des deux pays, se sont mis à l’oeuvre et ont, ma foi, si bien réussi que le Canada souffre dans certains secteurs industriels d’une invasion de produits anglais.J’extrais du rapport de l’année 1949 de notre ancien président, M.Vinant, la phrase suivante : “Il serait certe très utile de constituer en France un comité franc-dollar canadien à l’instar de celui qui vient d’être formé pour favoriser les exportations françaises aux Etats-Unis et, d’autre part, de créer un organisme canadien semblable à l’Office du Commerce entre le Canada et les pays sterling, fondé l’an dernier dans le but de développer les exportations britanniques .” C’est dans cette voie, Messieurs, que je voudrais voir le ^uuvernement français s’engager.J’ose donc espérer qu’un viendra où un ministre français du commerce s’embarquera vers le Canada pour jeter les bases d’une organisation commerciale et prendre toutes mesures nécessaires pour aboutir à ses fins.Je résumerai mes remarques en proposant un programme d’efforts sur les trois points suivants : Participation très élargie aux expositions canadiennes, illustrant davantage la variété de la production française.Intensification de la propagande en faveur de la technique française, par la venue au Canada d’hommes d’affaires et de grands techniciens.Création des organismes nécessaires tant en France qu’au Canada pour inciter et faciliter ces deux pays à accroître leurs échanges commerciaux.Je terminerai, mes chers collègues, en adressant mes remerciements à MM.Queuille et Dubois, ainsi qu’à leurs assistants, pour leur bienveillante collaboration et l’aide qu’ils nous ont donnée, et à notre Consul Général qui ne manque pas une occasion de manifester son intérêt à nos activités.Je remercierai aussi tous les membres du bureau qui m’ont permis, grâce à leur concours, de me décharger honorablement j’espère, de la tâche que vous m’aviez confiée l’année dernière.1° 2° 3° L’Assemblée applaudit vivement le rapport qui lui a été lu et l’approuve à l’unanimité.Le Président prie alors Monsieur Dubois de bien vouloir prendre la parole.Monsieur Dubois, après avoir remercié le Président, déclare : “Il m’est évidemment très difficile de répondre à l’exposé très intéressant que vous venez de lire, et il est regrettable que je n’en aie pas eu connaissance au préalable, ce qui m’aurait peut-être permis de répondre sur de nombreux points.” Parlant en premier de la situation économique de la France, Monsieur Dubois poursuit : “Un redressement très net s’est dessiné en 1950 dans la balance commerciale de la France.Les chiffres que je possède intéressent 11 mois de 1950.Ils démontrent que les importations totales de la France sont en accroissement, mais par contre, le mouvement des exportations indique une augmentation encore plus importante.Les exportations pour les 11 mois de 1949 et 1950 sont respectivement de $838 millions et de $965 millions, les exportations atteignent une valeur de $710 millions et $954 millions.Ceci indique clairement que le déficit de notre balance passe de $135 millions en 1949 à $12 millions en 1950.Les progrès enregistrés sont dus, pour une grande part, mesures qui ont été prises en fin 1949 pour la libération des échanges.Mais ces progrès sont surtout dus à une amélioration remarquable de notre production qui atteint le volume le plus important qui ait été enregistré et dépasse même celui de 1929, que ce soit dans le domaine de la sidérurgie, de l’énergie ou même de la production agricole.” Monsieur l’Attaché Commercial fait ensuite remarquer que l’année 1951 s’annonce encore supérieure, grâce à l’entrée en service, par exemple, du nouveau laminoir à chaud d’Usinor.Parlant ensuite des facteurs qui ont également contribué à l’amélioration de notre balance commerciale, Monsieur Dubois déclare : “Il faut placer au premier rang les exportations invisibles, le tourisme en particulier.La France vient de recevoir le plus grand nombre de visiteurs dans son histoire ; plus de 3 millions de touristes auront rendu visite à notre aux CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 8 française au Canada indique que la siuation est inchangée dans les secteurs des produits de luxe, et accuse même une^^ certaine baisse dans le champagne, ainsi d’ailleurs, que dans^F celui des produits pharmaceutiques.D’autres branches, par contre, font preuve d’un relèvement très net ; dans les textiles, on enregistre une reprise pour les filés de laine, fibrane, etc.Les produits métallurgiques sont l’objet d’une demande considérable ; environ 800.000 dollars de fer ont été importés en 1950 et l’on peut s’attendre à une augmentation plus considérable dans ce secteur en 1951, en raison de notre production accrue.D’autre part, on note une augmentation des exportations de verre et glaces.Dans l’alimentation, on relève des perspectives nouvelles, surtout en ce qui concerne les produits suivants : sardines, huile d’olive, dates et produits coloniaux.L’exportation de la bauxite de Guinée a commencé.Le coprah et le café ont fait l’objet d’études et de tentatives diverses en 1950.D’autre part, des courants nouveaux sont en train de se créer, c’est ainsi que l’ouverture de la nouvelle ligne d’Air France va permettre l’exportation de fleurs.Signalons enfin les tentatives qui sont faites pour débouché pour les fruits et agrumes du Maroc, pays, et cela en dépit de la concurrence, si je peux m’exprimer ainsi, que représentait l’Italie par exemple, avec les cérémonies de l’Année Sainte.Le revenu laissé par le tourisme couvre 80% du passif de notre balance commerciale.” Abordant la question des échanges entre la France et le Canada, Monsieur Dubois poursuit : “Je dois vous avouer j’apporterai des chiffres plus optimistes que ceux cités que par votre Président, peut-être parce que je possède des chiffres plus récents.Au cours des 11 mois de 1950, l’amélioration de notre balance commerciale avec le Canada est due surtout à la régression des exportations canadiennes vers la France.L’augmentation des exportations françaises au Canada est sans doute moins importante que nous l’aurions souhaitée, mais cette augmentation est un signe encourageant et marque une amélioration constante et soutenue.1950, au point de vue des échanges franco-canadiens peut être placé le signe du progrès.Les importations françaises pour les 11 mois 1949 et 1950 sont respectivement de $12 et $13.1 millions, celles de l’Union Française de $12.3 millions et $14.2 millions.L’augmentation que représentent ces chiffres est de l’ordre de 15% ; ce n’est pas une augmentation très importante, mais c’est intéressant si l’on tient compte de la revaluation du dollar canadien et également du fait que les marchandises transitant par Anvers ne sont pas reprises au chapitre France dans les statistiques canadiennes, ainsi que nous avons pu le constater.Ce résultat paraît donc encore plus encourageant.Une étude rapide des divers secteurs de l’exportation sous trouver un pour les jus de fruits d’A.F.N.et pour les mélasses de canne des Antilles.Ces tentatives sont de bon augure pour l’avenir de nos exportations.En ce qui concerne les expositions, de gros efforts ont été faits, cependant les crédits du gouvernement étaient forcément limités.Vous savez d’autre part, combien il est diffici^^ d’obtenir des exportateurs français une dépense en dollaS^ Conseils Pratiques pour les COMMERÇANTS ETRANGERS La Banque Royale du Canada voue clfre un débouché naturel par lequel vous pouvez étudier le marché canadien.Le nombre de nos succursales dépasse 690.Elles sont établies dans les principaux centres du pays, dans des centaines de villes et de villages d'une côte à l'autre.Le siège social de la banque est une source pratique d'informations sur tous les points et d'un intérêt particulier aux importateurs et exportateurs.Voici quelques-uns des services spécialisés : 1 Renseignements sur le commerce et les crédits sur une base internationale.2 Renseignements sur le marché et assistance dans l’établissement de relations commerciales avantageuses.3 Règlements sur le commerce d’importation et d’exportation.4 Assistance dans la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement.5 Recouvrements et lettres de crédit.6 Remises et transferts.Nous attendons vos demandes de renseignements.LA BANQUE ROYALE DU CANADA L'actif dépasse $2,334.000.000 PLUS DE 750 SUCCURSALES A VOTRE SERVICE AU CANADA, AUX ANTILLES.EN AMÉRIQUE CENTRALE ET EN AMERIQUE DU SUD.AGENCE A NEW-YORK.BUREAUX A LONDRES ET A PARIS.BUREAU À PARIS : 3, rue Scribe, Paris, France CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 9 pour participer aux manifestations extérieures.La France envisage de prendre une part de ces dépenses à sa charge et nous espérons pouvoir obtenir une participation plus grande à la Foire de Toronto en 1951.” Monsieur Dubois termine son exposé en remerciant les membres pour la coopération qui a toujours existé services et la Chambre, et faisant part de son prochain départ pour un nouveau poste créé à la Nouvelle-Orléans, il termine par ces mots : “Les 6 années que nous avons passées ensemble, comportent pour moi de précieux enseignements et laissent le souvenir d’une expérience fructueuse dans le cadre d’une amicale collaboration dont je tiens à mercier ici.” L’Assemblée applaudit vivement Monsieur l’Attaché Commercial, et le Président le remercie.Après une communication de Monsieur Mouriès au sujet de la visite prochaine d’une délégation de la Chambre de Commerce d’Alger, on procède aux élections du nouveau Bureau.La Séance est suspendue momentanément.A la reprise, Monsieur Quédrue occupe le fauteuil présidentiel pendant que les élections ont lieu au scrutin secret, ainsi que le prescrivent les Statuts, article XL Le dépouillement des votes donne les résultats suivants : Président: Marc Dhavernas ; Vice-Présidents : André Qué-dec et François Ducros ; Secrétaire : André Sutto ; Srecrétaire-Adjoint : Louis Baudouin ; Conseillers : André Bertheau, Gaston Durand, Auguste Manchec, Jacques Mouriès, Maurice Quédrue, Jean Rivière, Michel de Roussy de Sales, Pierre Salbaing ; Conseil d’arbitrage : Jean Contât, Emmanuel Coul-lenot, Léon Dufour, Victor Durand, André Lot, Gabriel Lucas, Bernard Robert de Massy, Albert Pinel, Aristide Pony, Roger de Roumefort, Joseph Saint-Loup, Jean Vinant.Monsieur Quédrue cède alors le fauteuil présidentiel à Monsieur Dhavernas qui remercie l’Assemblée de la confiance qui lui a été faite.L’Assemblée demande ensuite à ce qu’une motion exprimant le regret que la Chambre éprouve à la suite du décès de son doyen, le Docteur Paul Villard et de Monsieur Henri de Clerval, Membre d’Honneur, soit inscrite au procès-verbal.Elle adresse aux familles, l’expression de sa plus profonde sympathie pour le deuil cruel qui vient de les toucher.La Séance est levée à 6 heures 30.entre ses vous re- i Récents décès Durant les vingt années passées à Montréal, travaillant toujours en étroite collaboration avec la Chambre de Commerce, M.de Clerval s’est dévoué sans compter au service de la France.Il fut l’un des meilleurs artisans de l’expansion du commerce français au Canada.Au cours du mois de janvier, la Chambre de Commerce Française au Canada a eu le regret d’enregistrer coup sur coup, la mort de deux compatriotes éminents, dont la vie avait été intimement liée à ses travaux et à son développement : Docteur Paul Villard : Au Canada depuis 1896, le Docteur Paul Villard était, depuis son arrivée, une des figures les plus belles et les plus pittoresques de la Colonie française de Montréal, aux activités de laquelle il ne cessait de prendre part avec un dévouement que l’âge n’avait pas ralenti.Licencié Es Lettres, Maître Es Arts, Docteur en Philosophie, Docteur en Médecine, il occupa une chaire de Professeur à McGill et dans plusieurs universités canadiennes anglaises, particulièrement le Sir George Williams College, où il était encore en fonction au moment de samort.Au début de la dernière guerre, il avait été nommé Directeur du Service Médical du Consulat Général de France, et depuis plus de 35 ans, il était Secrétaire Général du Comité de Montréal de l’Alliance Française.Protagoniste infatigable de la culture et de la pensée française, doué des plus belles qualités du coeur et de l’esprit, d’une grande valeur morale et d’un jugement très sûr, le Docteur Paul Villard faisait honneur à la fois à la France et au Canada.En récompense de ses services, le Gouvernement l’avait élevé en 1949 au grade d’Officier de la Légion d’Honneur.M.HENRI de CLERVAL, Chevalier de la Légion d’Honneur, décédé à Paris le 11 janvier ; Le Docteur PAUL VILLARD, Officier de la Légion d’Honneur, décédé à Montréal le 12 janvier.Aux familles des disparus, la Chambre de Commerce renouvelle l’expression de ses condoléances les plus sincères.QUELQUES NOTES BIOGRAPHIQUES AI.Henri de Clerval : Venu au Canada en 1905, M.de Clerval fut un des premiers colonisateurs français de l’Ouest canadien, où il demeura jusqu’en 1914, date à laquelle il répondit à l’appel de la France.Entretemps, il avait épousé Mademoiselle Marie de Roussy de Sales.Revenu de la guerre, qu’il passa en grande partie dans les tranchées, M.de Clerval fut nommé en 1918 Premier Atta-^^hé Commercial de France au Canada, poste qu’il occupa jusqu’en 1938, alors qu’il fut touché par la limite d’âge.Depuis cette époque il habitait Paris, où il était le correspondant de la Chambre de Commerce Française au Canada. CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 VinanT LIMITÉE ^oSIS^iQr (Ora./' df^oom: With its perfect Adam decoration Lunch and Dinner Famous Sunday Buffét Supper 200 RUE VALLÉE MONTRÉAL *Z7rt£ Jlouticjz: Afternoon Tea and Cocktails 07/z£ dA^axitims./B With delectable Sea food Specialties Agents pour le Canada de cix: GUERLAIM B/7z£ Ûaj-E : Breakfast, Lunch and Dinner at moderate prices PARFUMEUR — PARIS THE RITZ CAFE AT NIGHT With entertainment twice nightly Continuous dancing P ^oÈxLeL Jl\ Cloai-tli-EX dSaton± dtaacU X>anzE± acad doljj-EUT fl oux Xe 1476 ouest, rue Sherbrooke Hôtel de La Salle Tel.: PL.6583 Tel.: Fl.6547 d^aijonnEniznt dz ^xançaL^s à ^A^ontxiat t'Eu zcjancz dX^aout-^zan X)ouré è
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