Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1959, Été
ERCE DC CO .A A : K ; sa .i jg-J .A Is " ; U jj v , !.**v 3M d# ¦ ' ETE 1959 No 552 . à\ 1 A00e i sou \ et tir\u indus & F il S ü Le soudage comme méthode de fabrication, tirant profit des recherches scientifiques et des inventions récentes, joue un rôle toujours plus important dans la conception de nouveaux produits en métal.Il existe aujourd’hui des techniques, des procédés et des matériaux de soudage qui permettent la fabrication plus rapide et plus économique de produits en métal ferreux et non-ferreux.Déjà plusieurs industries importantes fabriquent très avantageusement des produits pour lesquels on avait prévu le soudage automatique ou semi-automatique comme méthode de fabrication.Ne serait-il pas sage d’examiner votre propre situation afin de profiter, vous aussi, de ces méthodes si efficaces et si économiques ?Avez-vous besoin de renseignements techniques qui concerne ces procédés et leur application concrète ?N’hésitez pas à nous consulter pour vous servir.en ce nos ingénieurs sont là Canadian LIQUID AIR Company LIMITED ST.JOHN S, SYDNEY, HALIFAX, MONCTON, SAINT JOHN, BATHURST, QUEBEC, SOREL MONTREAL, OTTAWA, CORNWALL, BROCKVILLE, TORONTO, HAMILTON, NIAGARA FALLS, WATERLOO, BRANTFORD, LONDON, SARNIA, CHATHAM, WINDSOR, SUDBURY, COPPER CLIFF, ELLIOT LAKE, PORT ARTHUR, WINNIPEG, REGINA, SASKATOON, EDMONTON, CALGARY, RED DEER, MEDICINE HAT, CRANBROOK, VANCOUVER VICTORIA, KITIMAT, DAWSON CREEK. I REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Eté 1959, No 552 3 .H.Mhun R.Campbell Smith La conjoncture au Canada .Le Canada et le marché français .L’évolution de la sidérurgie française .Les échanges franco canadiens en 1958 .La France à la Troisième Foire Internationale de Montréal .Exposants de la Section française à la Foire de Montréal .Canadian Pacific Railway : Une étude financière .New French Economie Elan .Les ingénieurs boursiers du gouvernement français A travers les livres .Nos nouveaux membres .In memoriam .Liste de nos membres .5 7 .Paul Bastien Alain Dangeard 9 11 12 13 15 16 17 26 26 27 ' La Revue est publiée chaque trimestre par la Chambre de Commerce Française au Canada.Prix : 25 cents le numéro.Autorisé comme envoi postal de deuxième classe par le ministère des Postes.Imprimé par Allied Press Inc.7055, rue Alexandra, Montréal, Qué.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, Avenue Viger Montréal, Que.Tel.: Victor 2-9420 Adr.tel.: Gallia Montréal Bureau de Paris: 31, Avenue Pierre 1er de Serbie (16e) Tel.: Kleber 68-50 Couverture : Un train du Canadien Pacifique dans les Rocheuses.Au second plan, le Mont Eisenhower. 1 s POULENC LIMITÉE la plus importante production de tracteurs et de moissonneuses-batteuses automotrices au service de l'agriculture française spécialités thérapeutiques de choix 8580 Esplanade Montréal MASSEY-FÉRGUSON ! àM trait (/tmùm entre /a France et Je ^é)anac/a BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) 37, RUE CAUMARTIN, PARIS L tlflP1 I I BANQUE CANADIENNE NATIONALE Fondée en 18Ti ni CAPITAL .FONDS DE RESERVE ACTIF, PLUS DE .$ 10,000,000 31,000,000 750,000,000 - w 1 PLACE D'ARMES, MONTREAL 595 bureaux au Canada — 92 succursales à Montréal La Conjoncture au Canada par H.MHUN LE REDRESSEMENT économique des derniers mois se poursuit dans l’ensemble mais certaines faiblesses et incertitudes subsistent.Les statistiques les plus récentes sur la production, la distribution et la consommation confirment la reprise des affaires qui est cependant plus lente qu’aux Etats-Unis.La production industrielle, notamment celle du secteur des manufactures, continue de progresser: elle doit être actuellement supérieure de 10 % environ à celle de l’an dernier.Le produit national brut, au premier trimestre, a atteint un rythme annuel supérieur de 2 % à celui du dernier trimestre de 1958 et de 4 % à l’année 1958 entière.LES DEPENSES des consommateurs et la reconstitution des stocks industriels continuent d’être les deux principaux facteurs de soutien.Les bénéfices des sociétés canadiennes après impôts, au premier trimestre ont dépassé de 17 % ceux de la période correspondante de l’année dernière.L’augmentation des dépenses de consommation est sensible pour les produits durables et non durables.Le chiffre d’affaires du commerce de détail et de l’automobile marque en particulier un progrès.L’ACTIVITE INDUSTRIELLE progresse et accentue la reprise amorcée l’année dernière.L’excès de capacité persiste dans un certain nombre d’industries, mais le déséquilibre entre l’offre et la demande est moins prononcé.Outre l’automobile, les machines agricoles, le papier-journal, l’aluminium et la sidérurgie sont de nouveau en expansion.Le marché des métaux s’assainit et l’industrie minière est en meilleure position.Bien que ne travaillant toujours qu’à 50 % de son potentiel, la production de pétrole est en léger progrès.LE MARCHE DU TRAVAIL s’est amélioré avec la belle saison qui résorbe une partie du chômage saisonnier.Le chômage est encore sérieux mais l’expansion industrielle se traduit par une baisse importante du nombre des chômeurs.Parallèlement, l’immigration est freinée.LES PERSPECTIVES à court terme comportent cependant un certain nombre d’incertitudes dont il est difficile de dire si elles seront levées prochainement.Les industries travaillant pour la défense dépendent largement des commandes de Washington.Les dépenses d’investissement du secteur privé sont toujours freinées par l’excès de potentiel de l’industrie.Il est peu probable que le rythme de l’expansion économique puisse correspondre cette année aux possibilités offertes par la main-d’œuvre et l’équipement disponibles.LES EXPORTATIONS se maintiennent difficilement et leur niveau dépendra du rythme de l’expansion américaine.La reprise de l’activité s’est traduite au Canada par une augmentation des importations, de sorte que le déficit de la balance commerciale s’accroît.Compte tenu des paiements de plus en plus élevés de dividendes, intérêts et bénéfices à l’étranger — avec l’accroissement constant des investissements étrangers — la balance des paiements du Canada accusera en fin d’année un déficit probablement supérieur à l’an dernier’.ETE 1959 3 LA HAUSSE DES PRIX à la consommation a repris récemment après une baisse consécutive de cinq mois.Elle est susceptible de s’accentuer au cours des prochains mois avec la majoration récente de certains impôts indirects, répercutée sur les prix de détail, la cherté de l’argent, la grève de la sidérurgie américaine et la majoration de salaires dans quelques secteurs.LA SITUATION AGRICOLE demeure médiocre dans la Prairie.Les excédents de blé avaient fléchi légèrement l’an dernier après une récolte quelconque, mais la récolte de cette année s’annonce belle et les surplus grossiront de nouveau à l’automne.Les excédents de viande de porc grossissent.Avec les surplus considérables de denrées agricoles dans les grands pays producteurs, Etats-Unis surtout, les perspectives d’exportation restent limitées.Le Canada est le seul des grands pays exportateurs de blé dont les exportations n’ont pas augmenté depuis l’automne dernier.LE FINANCEMENT du déficit budgétaire et extra-budgétaire continue de peser sur le marché monétaire.Le gouvernement confronte des difficultés de remboursement et doit trouver de l’argent.Le besoin d’une stabilisation du marché des obligations, au Canada comme aux Etats-Unis, se fait sérieusement sentir.La reprise économique entraîne une forte demande de crédits commerciaux auprès des banques qui se traduit par une pression sur les taux d’intérêt à court terme.Le rendement des fonds d’Etat touche un niveau jamais atteint depuis 25 ans.L’écart entre les taux d’intérêt au Canada et aux Etats-Unis suscite d’une part des achats américains d’obligations diennes et d’autre part des emprunts canadiens à New-York.D’où la fermeté du dollar canadien.cana- L’UNE DES PLUS GRANDES Ÿ BANQUES DU MONDE, ELLE GRANDIT AVEC LE CANADA P LA BANQUE ROYALE DU CANADA 1;Bi1i ¦ ¦ ¦ ¦ IM ¦ ¦ ¦ ¦ PLUS DE 950 SUCCURSALES AU CANADA ET A LETRANGER ACTIF: PLUS DE $4,000,000,000 Siège Social — Montréal 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA LE CANADA ET LE MARCHE FRANÇAIS Le 3 juillet, au cours d’un brillant déjeuner à l’hôtel Ritz-Carlton présidé par M.Bernard Lechartier, et auquel assistaient une centaine de nos membres et amis, M.Campbell Smith, conseiller commercial près l’Ambassade du Canada à Paris, a fait un exposé sur les relations franco-canadiennes, que nous reproduisons ci-dessous.Puis-je d’abord vous féliciter, Monsieur le Président, vos collaborateurs, ainsi que vos prédécesseurs (dont un en particulier, notre hôte d’aujourd’hui, Monsieur Contât), du relancement éclatant de votre Chambre de Commerce qui s’est produit ces dernières années.Nul parmi vous ne devrait se surprendre de cette constatation, car l’exemple de la vitalité française et de la reprise économique de votre pays est devant nos yeux bien vivant.Monsieur le Président, je vous souhaite bonne continuation et à vos efforts un grand succès.En me donnant si aimablement la parole, Monsieur le Président, vous aviez à l’esprit l’intérêt que les membres présents doivent avoir en ce qui concerne le marché français et la place des exportations canadiennes dans ce marché.Il serait peut-être utile tout d’abord de vous situer en donnant un petit résumé de nos activités et de la “présence canadienne” en France et dans la Communauté Franco-Africaine — soit industrielle ou commerciale, officielle ou privée.Sur le plan officiel, nous avons la section commerciale de l’Ambassade à Paris qui s’occupe de la France métropolitaine, l’Algérie et le Sahara, les sept pays de la Communauté en Afrique et les trois pays indépendants — le Maroc, la Tunisie et la Guinée.Sur le plan commercial, il y a à Paris les branches ou filiales de trois banques canadiennes à charte, trois sociétés de transport, trois maisons de courtage et une centaine de représentants français d’exportateurs canadiens.Du côté industriel, quelques fabricants canadiens ont des usines en France, dont le plus important est un de nos principaux fabricants de machines agricoles qui s’est installé à Lille après la guerre — et qui, il y a quelque temps, en a acquis une autre près de Paris.Cette société est actuellement à la tête des producteurs français de tracteurs et équipement agricole en France.Comme vous le savez, l’Aluminium Limited, par sa filiale “Bauxites du Midi”, est producteur de bauxite aux Isles de Los à Conakry et a des investissements importants en Guinée.Une autre filiale de la compagnie canadienne est en train de créer une usine à Chartres pour l’extrusion d’aluminium.En outre, il y a des participations de la part des sociétés canadiennes dans Né en 1918, Monsieur Robert Campbell Smith a fait ses études à l’Université de la Colombie-Britannique et les a poursuivies plus tard à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis.Engagé dans la marine canadienne en 1940, il a fait toute la guerre.Démobilisé en 1945 avec le grade de lieutenant, Monsieur Campbell Smith est entré au Ministère de l’Industrie et du Commerce à Ottawa.Par la suite, il a occupé plusieurs postes à l’étranger, entre autres au Caire, à Londres et notamment à Paris, où il a été nommé, en 1957, Conseiller Commercial près l’Ambassade du Canada.S*- Ii c #k M.R.Campbell Smith les compagnies françaises, les produits manufacturés en France sous licence et les cessions de brevets de procédés canadiens.Sauf un cas, on peut constater que les investissements directs dans la métropole sont moins importants que ceux de la France dans ce pays.La Chambre de Commerce France-Canada à Paris, qui est dans sa cinquième année d’existence, joue aussi un rôle — de plus en plus important — dans nos relations commerciales.Elle s’est penchée particulièrement vers la promotion des exportations françaises au Canada mais, avec la libération des importations en provenance de la zone dollar, accroît, petit à petit, ses activités dans ce sens.Je vous en reparlerai dans un moment.Maintenant, que peut-on dire du niveau de nos échanges ?Pour deux pays comme les nôtres — l’un avec un produit national brut de 50 milliards de dollars et l’autre de 33 milliards — il faut reconnaître qu’il reste beaucoup à faire.Du côté canadien, on voit que la moyenne des exportations est autour de $50 millions.L’année passée nous avons vendu pour $45 millions.Depuis 10 ans, le maximum atteint était $57 millions en 1957.Naturellement, la France, sauf pour les graines de lin et semences, ETE 1959 5 très strict — ainsi que pour un assez grand nombre de matières industrielles que le Canada exporte traditionnellement dans le monde.Le Gouvernement nous a informés qu’au début de ce mois des nouvelles mesures de libération seront annoncées qui auront pour effet de mettre le Canada et les Etats-Unis sur un pied d’égalité — ou de très près — avec les pays européens les plus favorisés, ou plus exactement ceux de l’OECE.Ces mesures une fois prises donneront à quelques produits canadiens une plus grande facilité d’accès au marché français.Pour le moment, le Gouvernement ne s’est pas prononcé prêt à aller, au moins dans l’immédiat, loin au-delà de la limite actuelle, c’est-à-dire le niveau de libération des produits européens appliqué en ce moment.Les autorités françaises pourtant se rendent parfaitement compte de la nécessité économique et même l’obligation envers leurs partenaires de GATT de procéder le plus rapidement possible vers une libération totale des importations et vers un régime non-discriminatoire.On peut espérer que dans cet esprit l’administration française chercherait à éliminer certaines procédures spéciales pratiquées assez fréquemment dans le passé, telles que les opérations de compensation, de péréquation et autres, qui tendent à entraver les échanges commerciaux et qui souvent sont un grand handicap aux industries françaises.n’est pas en temps normal grand acheteur de produits agricoles dans lesquels nous sommes spécialisés.Tandis que ceux-ci ont représenté, l’année passée, un tiers de nos ventes en Allemagne Fédérale, par exemple, ils n’ont pas figuré dans nos expéditions en France que par exception.En 1956 et 1957, lors des mauvaises récoltes, nous sommes arrivés à vendre du blé — du blé durum —- à raison de 10 % à 15 % du total de nos exportations en France respectivement.La part globale des produits agricoles dans nos exportations vers la France est aux environs de 20 % à 25 % en moyenne.Malgré ça, la France reste au premier plan parmi nos débouchés à l’étranger.Mis à part les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon — le marché français sort comme quatrième client du Canada après les Pays-Bas, la Belgique et l’Australie.Les neuf-dixièmes de nos exportations en France consistent en matières industrielles ou quasi-industrielles telles que graines de lin, caoutchouc synthétique, cuivre, amiante, papier à journal, pâte à papier, bois, matières plastiques, fourrures et cuirs — et de temps à autre de l’aluminium et du blé dur.Depuis le mois de janvier, six sur ces douze postes ont été libérés pour également 50 % en valeur.La plus grande part du reste est admise sous un régime de licences peu restrictives.Pour ce qui concerne les produits manufacturés ou de consommation, le régime jusqu’à date a été (suite à la page 19) cdtmosphèxe [tam a lie, cuisine /iançaise} de et a ici vacances en Otante.A BORD DES PAQUEBOTS FRANÇAIS
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