Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1963, Décembre
A A i ; % #1 ütf , : m ¦ Y' ' " \\\ ^ ,,U' I « \ - i - » X - V \ m 4 ' ; 1 AX 1 a DÉCEMBRE 19 6 3 No 5 73 LIQUID AIR/L AIR LIQUIDE I : I â , .i I I f : X f »v.EM * a# : AIR LIQUIDE se trouve partout '’Citoyen Incorporé" du Québec depuis 1911, Air Liquide, qui est un pionnier dans le domaine des techniques cryogéniques, y occupe également une place prépondérante sur le plan international.S'identifiant étroitement à la vie industrielle de la Province, Air Liquide a ses bureaux d'études et de direction administrative et technique à Montréal.Sa Division de Génie et de Construction étudie, construit et procède au montage sur place des usines de séparation des gaz à basses températures ayant une production au tonnage, aussi bien au Canada que dans de nombreux pays étrangers.incorporées dans les opérations de production et de raffinage dans des industries métallurgiques, chimiques et pétrochimiques du monde entier.Si vos opérations nécessitent l'application des techniques cryogéniques, Air Liquide, avec plus de 50 ans d'expérience au Canada, est en mesure de concevoir et de construire une installation de n'importe quel type ou importance.Pour servir le marché Canadien, Air Liquide a établi à travers tout le pays, un réseau d'usines, de succursales, de^fe magasins de vente et de distributeurs.Ils fournissent les gaz^^ industriels, les équipements et produits de soudage et de coupage, les gaz médicaux, l'oxygène médical et les appareils d'anesthésie et accessoires.Parmi les récentes tâches entreprises par Air Liquide sont compris des projets d'usines de basses températures I REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE I AU CANADA Décembre 1963, No 573 H.Mhun La conjoncture au Canada 3 i La Chambre reçoit M.André Malraux 5 230,000 personnes à l’Exposition française 9 L’usine marémotrice de la Rance .M.Gibrat 11 Activités de la Chambre 13 Planning and Private Enterprise 15 Notre dîner-dansant 16 Dégustation de vins 18 La France à Montréal 21 La guerre du poulet 23 Henri Dolisie 29 Notre carnet et nos nouveaux membres 32 La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Prix : 25 cents le numéro “Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.” LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, Avenue Viger Montréal, Que.Tel.: Victor 2-9420 Adr.Tel.: Gallia Montréal Imprimé par ERNEST THÉRIEN 6 FILS LIMITEE 273-8361 5595, rue Saint-Denis, Montréal Bureau de Paris : Couverture : Le wagon du futur métro de Montréal.31, Avenue Pierre 1er de Serbie (16e) DÉCEMBRE 1963 1 L A r r r r SOCIETE GENERALE La seule Banque de Dépôts Française aux Etats-Unis vous offre dans ses deux succursales de New York — Succursale Principale : 66-68 Wall Street, New York 5 — BO.9-4600 — Rockefeller Center : 1 5 West 50th Street, New York 20 — LT.1-9630 un service bancaire complet et notamment : Transferts de fonds aux Etats-Unis et à l'étranger; Chèques de voyage, comptes de chèques, comptes d'épargnes, etc.LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE est non seulement la banque des Français en Amérique du Nord, mais aussi celle de tous ceux appelés, par leurs affaires, à traiter les opérations du Commerce International, Le chéquier de la SOCIETE GENERALE (New York) permet à son titulaire d'encaisser la contre-valeur de DEUX CENTS DOLLARS U.S.PAR SEMAINE à n'importe lequel des 1.500 guichets de la SOCIETE GENERALE en France.— PAIEMENT IMMEDIAT ET SANS FRAIS — SEULE FORMALITE : PRESENTATION DU PASSEPORT Cette facilité est également réalisable aux guichets de : — La Société Générale à Buenos Aires et à Londres.— La Société Générale de Banque à Barcelone et Valence (Espagne).— La Société Française de Banque et de Dépôts à Bruxelles, Anvers et Charleroi.— La Société Générale Alsacienne de Banque en France, en Allemagne (Cologne, Sarrebrück, Kehl, Offen-burg), à Luxembourg et à Zurich.Ouvrir un compte à la SOCIETE GENERALE à New York fait de votre chéquier votre plus sûr compagnon de route.2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA I LA CONJONCTURE AU CANADA L'activité économique, en cette fin d'année, est plus favorable qu'on ne l'avait généralement prévu.La production industrielle continue de progresser modérément, les exportations maintiennent un niveau élevé, les stocks des fabricants n'ont pas tendance à s'accroître et les dépenses de consommation demeurent satisfaisantes dans 1'ensemble.Compte tenu de la récolte record de blé, le produit national brut pourrait atteindre $42,5 milliards en 1963, chiffre qui représenterait un progrès de 5% environ par rapport à l'année dernière.La hausse en valeur avait été de près de 8% en 1962.Le taux d'expansion de l'économie aura donc été moins rapide cette année, comme la plupart des observateurs le prévoyaient, il y a un an.La courbe ascendante se prolonge toutefois plus longtemps qu'on ne 1'estimait.Les importantes ventes de blé à la Russie et aux pays d'Europe orientale, conjuguées avec une amélioration de la position concurrentielle de 1'industrie canadienne (résultant dans une large mesure de la dévaluation du dollar canadien), stimuleront les exportations en 1964 et permettront probablement à 1'activité économique de rester ferme pendant une bonne partie de l'an prochain.Les dépenses de consommation fléchiront sans doute quelque peu, mais l'année 1964 devrait connaître le début d'une reprise réelle des investissements.Il est possible enfin que la très légère hausse des prix actuelle s'accentue.Au total le produit national brut pourrait s'élever en 1964 à un montant approximatif de $44,5 milliards.L'augmentâtion serait donc d'environ 4% sur cette année.La période d'expansion actuelle est la plus longue depuis la fin de la dernière guerre.Elle s'étendra vraisemblablement sur trois ans au moins.On décèle peu d'indices reflétant les excès ou les déséquilibres habituels qui laissent présager une régression des affaires.La conjoncture est analogue aux Etats-Unis.Il conviendra cependant de suivre de près l'action politique et économique du nouveau président, face au Congrès.f ' ' A tous ses membres et amis, A ' la Chambre de Commerce Française au Canada offre ses meilleurs vœux à l’occasion de Noël et du Nouvel An.DÉCEMBRE 1963 3 ¦ g—^ 1 fl fc A â T r //i SWh I X & k ••••x m I 4 4 :.» m N ^4 Y oil 4 1 : ?: 1 *8 # ' %% % < Y VISITEZ PARIS.L’EUROPE ÉPARGNEZ >151 ! 'I AIR FRANCE, Place Ville-Marie, Montréal, Québec.Je désirerais recevoir des renseignements complets sur: ?vos tours excursion de 21 jours ?votre plan de crédit AVEC LE NOUVEAU TARIF EXCURSION DE 21 JOURS D’AIR FRANCE NOM.ADRESSE TÉLÉPHONE.VILLE L J • Voyage indépendant—Départ le jour de votre choix.• Tours organisés de 21 jours, si désiré.Pour plus de détails, consultez votre agent de voyages, ou Air France, 1020, rue Sainte-Catherine ouest—861-9001.Hors de Montréal: ZENITH 4-5000.AIR FRANCE LE PLUS GRAND RÉSEAU DU MONDE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA REÇOIT M.ANDRE MALRAUX Après avoir inauguré officiellement l'exposition française o Montréal, M.André Malraux, Ministre d’Etat, a présidé, o l’Hôtel Windsor, un dejeuner de la Chambre de Commerce Française au Canada, auquel assistaient plus de 700 convives.On remarquait o la table d’honneur de nombreuses personnalités gouvernementales, parmi lesquelles M.Lionel Chevrier, ministre canadien de la Justice, M.Paul Martin, ministre canadien des Affaires Extérieures, M.René Lévesque, ministre québécois des Richesses naturelles, M.G.-Emile Lapalme, ministre québécois des Affaires Culturelles, M.Jean Drapeau, maire de Montréal et M.Robichaud, Premier Ministre du Nouveau-Brunswick.L’Ambassadeur de France au Canada, M.Bousquet, ainsi que de nombreuses personnalités officielles françaises, étaient également présents.A l’issue du déjeuner plusieurs orateurs prirent la parole.M.G.-Emile Lapalme souhaita la bienvenue à M.Malraux, qui fut remercié par M.Paul Martin.Notre président, M.Jean Ponsot, présenta les orateurs.Nous reproduisons ci-dessous le texte de la causerie improvisée de M.Malraux.Il convient d’abord que je remercie tous ceux qui ont participé à cette exposition, ceux que nous connaissons, ceux que nous ne connaissons pas, ceux qui accèdent aujourd’hui à l'honneur, ceux qui n’y seront jamais.Qu’il soit donc entendu qu'en votre nom à tous je remercie les soutiers de ce grand bateau.Je remercie aussi ceux qui ont bien voulu parler de mon pays et de moi-même comme ils l’ont fait.J’ai dit déjà ce matin qu’être au Canada c’était avoir à remercier des gens de la chaleur de leur accueil et de ce que nous souhaitons faire ensemble.tW fa tik.l y Cette exposition, j’ai essayé de dire en improvisant ce que j'en pensais, mais je vais essayer de le dire maintenant ici d’une façon un peu plus réfléchie.Nous y avons vu le nouveau visage de la France, on vous l’a répété, vous le saviez d’ailleurs avant nous, quelque chose cesse, une sorte de comédie ou de bibliothèque rose ou ce qu'on voudra qui a duré très longtemps.Et on entre dans le sérieux, on entre dans un Canada qui est un pays d’immensité, de puissance et de volonté, on entre dans la France des caravelles et du pont de Tancarville, bien.Mais il y a quelque chose d’une bien autre importance, c’est que nous sommes en train d’assister, nous tous qui sommes ici.cette génération-ci de l’humanité, seule, la première depuis 15,000 ans, nous sommes en train d’assister à la transformation fondamentale des civilisations.! : , rv J \ V: , i ou comme un pharaon allait à la chasse puis rentrait de la chasse pour conférer avec ses ministres.Tout cela a été fini une bonne fois et la machine résolvait ce problème et que la civilisation machiniste commencée, disons aux alentours de 1800 se continuait avec nous.C'est absolument faux.nous avons cru que Il y a eu une civilisation préhistorique, il y les grands empires agraires, et en définitive, c'est seulement avec le machinisme qu’a cessé le temps des grandes civilisations agraires.Si un Pharaon avait contré Napoléon, ils auraient parlé presque des mêmes choses, ils avaient les mêmes problèmes administratifs, les mêmes problèmes militaires, les mêmes problèmes juridiques.Et Louis XIV comme un roi mérovingien a eu Il y avait le temps des chars à bancs, le temps des fiacres, ça n’a aucune espèce de rapport avec le passage du fiacre à la caravelle.Une civilisation complètement nouvelle, dont ce qu’on a appelé le machinisme n’est qu’une très pâle aurore, commence avec nous et dont le symbole est naturellement la bombe atomique et de ren- DÉCEMBRE 1963 5 l’autre côté la puissance atomique.Rien de ce qui s est passé au XIXe siècle ne pourrait être comparable, les grandes batailles de l’empire n’avaient pas fait plus de morts que les grandes batailles de Gengis Khan celles de l'empire assyrien.Mais les nôtres, et surtout les prochaines, c'est vraiment changé.Tout ce qui signifie maintenant le triomphe du monde est changé et changé d’une façon toute récente parce que les résultats du machinisme sont en train de changer la vie humaine presque partout.Je me souviens d Einstein, qui avait à cette époque environ 70 ans, en train de me dire : « Les découvertes qui ont changé le sort des hommes se sont passées pour les neuf dixièmes dans le courant de ma vie », c’est-à-dire que toute 1 histoire représente moins de découvertes agissant sur notre vie que la vie d'un homme un peu âgé d’aujourd hui.1 ou J y I, I « i Alors, nous nous trouvons tous ensemble, et je précise bien tout de suite que le problème américain, prenez-y bien garde, est un problème subordonné sur ce dont je vais parler.Les Etats-Unis sont, sinon aussi lucides que nous, du moins en plein accord avec nous et ils sont en face des mêmes problèmes.Nous les résoudrons autrement.Nous avons avec la civilisation des Etats-Unis des profondes différences, mais nous sommes embarqués dans le même destin.Ce qui se passe, c’est donc ceci.La machine est en train de changer complètement le destin des hommes et de * M.G.-Emile Lapalme souhaitant la bienvenue à M.André Malraux.créer d'une part une transformation du monde sans précédent, de donner une dignité exemplaire à la lutte contre la terre qui est probablement la plus grande épopée du siècle, mais en même temps de créer un temps libre de plus en plus étendu.Ce temps libre, on l’appelle loisir et on vous explique depuis bien longtemps, on nous explique depuis bien longtemps que la culture c’est ce qui permet de passer les loisirs.I # ! * % : a 4 : 1 — •fc.w’Ç.* W ' •Jr' Messieurs, permettez-moi de vous dire que c’est une des erreurs les plus tragiques de ce temps.Savoir comment des gens qui ne savent pas quoi faire passeront leur temps, ça n’est pas un problème capital d’abord, et ensuite ils le passeront à ce qui les amusera.Mais le problème n'est pas là du tout.Au fur et à mesure que l'homme conquiert la terre, il perd son âme, non pas pour des raisons amorales, pas même pour des raisons religieuses, parce qu’une civilisation de l'action est une civilisation qui n'engage l'homme que dans l'action.Un homme comme Saint-Simon, je parle du duc, frivole, léger, etc., passait deux mois par an à la Trappe, un homme de cette époque, ces rois ivres de maîtresses étaient des hommes qui finissaient comme les rois d’Espagne, à quatre pattes devant le crucifix, et les empereurs romains sans crucifix avaient fini à quatre pattes sans plus.La vie même n’est pas quelque chose qu’on règle tranquillement en ' ' 1 V I ( jjjF rr ?h ' à » I » S» t y M.Paul Martin, remerciant M.André Malraux.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 regardant pousser les gratte-ciel et passer les caravelles, nous ne savons pas très bien par quoi l'homme est accusé mais nous savons très bien que l'homme est obligé de savoir ce qu’il pense le jour où il contemple dans la glace son visage de mort.: ; 1 s % Ce que signifie la culture ?C’est une ressource, et probablement la seule, en dehors du problème religieux que je ne veux pas aborder ici, la seule chose qui tienne en face de la mort.En même temps que le machinisme développait à l’infini ses machines, il créait d immenses usines de rêves qui n’ont jamais eu d’équivalent.Dans les grandes civilisations, les rêves immenses qui unissaient tous les hommes, c’étaient des rêves religieux.Qu’on ne nous lasse pas avec les romans de chevalerie.Je suis aussi content qu'un autre de lire Tristan.Un roman de chevalerie c’était quelque chose avec quoi on s’amusait.Mais la chrétienté des Croisades n’a jamais été capable de faire la statue d’un seul chevalier.Chaque fois que vous voyez un chevalier sur une cathédrale, c’est parce que c'est Saint Michel ou Saint Théodore.Mais jamais on n’a cru vraiment que c’était vrai.Pour que le sérieux soit le sérieux, pour que l'homme se regarde dans la glace, il a fallu autre chose que les romans de chevalerie.Notre temps invente une bien autre puissance que celle des romans de chevalerie.Il invente pour la première fois une incroyable puissance de l’instinct.Ce que met à la disposition de tous le cinéma, la radio, etc., ce que met à la disposition de tous l’image, ne croyons pas que ce soit un jeu, ce sont les données instinctives profondes qu'on les appelle la puissance du sexe ou la puissance du sang, ce qu’on appelait jadis le démon.Alors bien entendu, il peut y avoir une notion démoniaque grandiose.Et ce qu’en russe on appelle la notion démoniaque « mes-kine » c’est le démon tout de même, et en tout cas, il n’y a rien en face.Qu’est-ce qui peut exister en face ?Qu’est-ce qui est aussi ancien dans le cœur de l'homme que le sexe et le sang ?C’est ce qui y a survécu.Vi 1 I ' Une partie de la table d’honneur premier acte venu de courage, de noblesse ou d'bon- neur.Le jour où devant le corps de ses frères morts Antigone répond : « Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour », quelque chose d'aussi profond que l’existence du mal était engagé, et ce jour-là la Grèce pouvait savoir que nous irions parler de son souvenir sur ces colonnes où étaient tombés les morts qui ont vu les étoiles de Salamine sous lesquelles je parlais.Ce que nous avons à défendre, ce que nous appelons la culture, c'est la puissance en nous de ce qui a survécu à la mort pour des raisons dont nous ne savons rien, mais qui est là et qui est la seule force suffisante pour lutter contre les usines de rêves qui risque de mener l'humanité là où vous savez.Messieurs, il n’y a pas de pensée culturelle sérieuse sans puissance, et il n’y a pas de puissance, j’entends par là de puissance de l’homme sur la terre, il n’y a pas de puissance sans force scientifique.Cette exposition a une importance capitale parce que nous tous avons d’un commun accord décidé que nous tenterions, sans renoncer à rien de la puissance scientifique, de poser là où il faut les vrais problèmes de la pensée.C'est cela que nous voulons tenter avec vous.C’est cela que nous ne pouvons pas tenter tout seuls.Sur quoi nous attendons au Brésil, comme ici, en Argentine comme en Grèce, que tous les hommes pour qui les valeurs de l’esprit sont des valeurs nécessaires s unissent pour créer ensemble la seule civilisation qui demain sera la civilisation et qui est en compétition provisoirement fraternelle entre toutes les nations du monde libre.C’est pourquoi, Canadiens, la France ne vous tend pas la main au-dessus du passé, elle vous tend la main en face de l'avenir.Notre monde est en train de redécouvrir les démons à travers la psychanalyse et de redécouvrir qu'ils sont dans l’homme.Il est aussi en train de redécouvrir qu’il y a au fond de l’homme le goût du héros.Il est en train de redécouvrir que le héros ça n’est pas la vague plaisanterie plus ou moins militaire qui a empli un siècle, mais c'est simplement ce qui tient en face du malheur et que s'il est un problème métaphysique insoluble parce qu'il a fallu les religions pour les poser, à savoir l’existence du mal, s’il est à jamais mystérieux comme l’avait dit Dostoievsky, de savoir comment le monde peut supporter le supplice d'un enfant innocent par une brute, il y a quelque chose d'aussi mystérieux, c’est que sur ce monde-là existe très simplement le DÉCEMBRE 1963 7 11 t 1 1 .-UJitoLUj m i i# i!" ! if /fi, S sf I 1 h I M % I n % k m k m F S s : LW Madame de Pampelonne, M.Jean Ponsot, Madame Ph.Benoist, M.J.Devinât, Madame Y.Plattard.i H « ‘‘ft I 1 : I -X.r*" ‘ ¦ rs ! Z# W f m ï < S s Monsieur L.Dugas, président de la Régie des Alcools du Québec, Madame de Pompelonne, M.Jean Ponsot, président de la Chambre, Madame Ph.Benoist.”jK % f&f r> *•* -M » *•* -^jr > t ¦ * X I 11 ?tin modèle très remarqué.f DÉCEMBRE 1963 17 - * If ,i , # 3F La dégustation de vins et produits alimentaires de Montréal De caractère essentiellement technique, l’exposition française s’accompagnait cependant de manifestations périphériques grâce auxquelles la gastronomie française et, en particulier, nos vins ont été à l’honneur.B 1 y & > ¦ ' Le point culminant de cette Quinzaine Commerciale aura été sans doute la grande dégustation de Vins et de spécialités alimentaires, organisée conjointement par le Comité National des Vins de France, émanation au Canada du CNPV, et la SOPEXA.Elle a eu lieu le 16 octobre, à partir de 18 h.Le choix de l’établissement s’était porté sur le Ritz Carlton, un des grands hôtels de Montréal où se déroulait un festival gastronomique orchestré par Raymond Oliver.fl , a u Va J- " -, V ti v' Y, ai i w \ cm: ; La liste des invités avait été dressée avec soin.Elle atteignait six cents personnes choisies parmi les propriétaires et dirigeants des principaux hôtels, restaurants et clubs de la région, les importateurs et distributeurs de produits alimentaires, les membres des sociétés gastronomiques, les fonctionnaires de la Régie des Alcools, de la Douane, des Ministères de l’Agriculture et de la Santé et du Bien-être Social et, naturellement, la presse.a MM.A.Pajolec, R.Guillot, R.Bousquet ambassadeur de France au Canada, Hubert Rousselier, J.Devinât.Devinât, Conseiller Commercial et Financier près l’Ambassade de France, Président du CNVF au Canada.Près de 400 personnes ont assisté à cette manifestation qui furent accueillies à l'entrée de la salle par M.Hubert Roussellier.Directeur Général du CNCE.Président de la SOPEXA, et M.Jacques Une belle décoration où les Vins de France et les spécialités alimentaires françaises servaient de motif central avait été exécutée par la Direction de l’Hôtel d’après une maquette de Remy Hétreau, décorateur du Comité des Foires.J Une hôtesse de l'Exposition, habillée par Carven, des jeunes filles revêtues de costumes folkloriques de nos provinces viticoles et deux authentiques gardiens de la paix de Paris eurent pour tâche de filtrer les invités et de leur remettre, avec le programme de la soirée, une abondante documentation de propagande en français et en anglais.a f#ni 1 Les dégustateurs eurent le choix entre 23 crus différents, servis dans l’ordre habituel : vins blancs et rosés secs d’Alsace, de Bordeaux, de Bourgogne, des Côtes du Rhône et de Provence — avec les conserves de poissons et les plats cuisinés ; puis, les vins rouges de Bordeaux, de Bourgogne, du Jura et des Côtes du Rhône — avec les cochonailles et les fromages présentés par M.Pajolec, Grand Officier de la Confrérie Brillat-Savarine du Taste-Fromage ; enfin, avec % a# / L LJà s k Vue générale de l'assistance 18 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA les desserts, les vins pétillants d’Anjou et de Touraine, et les Champagnes.La dégustation ne fut interrompue que par une brève cérémonie au cours de laquelle M.Devinât remit, en présence de M.Rousselier, la médaille du CNPV à quatorze récipiendaires ayant particulièrement mérité la reconnaissance de cet organisme pour leur dévouement constant à la cause de la défense et de l’illustration des Vins de France, entres autres, à M.Jean Ponsot, président de notre Chambre de Commerce, et M.Jean Contât, ancien président.1 , Cette cérémonie fut suivie de l’intronisation dans la Confrérie Brillat-Savarine du Taste-Fromage de MM.William Alexander.Charles Tonneau et Fred Kennedy reçus dans l'Ordre, en présence de M.Jacques Canton, Secrétaire général de la Sopexa, Directeur de Foods from France, par M.André Pa-jolec, en grande tenue de la Confrérie.Une hôtesse de l’Exposition et deux jeunes filles en costumes folkloriques, en compagnie de deux authentiques gardiens de la paix de Paris.Pleine d'entrain, la réception se prolongea au delà de 21 heures.L’Ambassadeur de France, S.E.M.Raymond Bousquet, entouré du Consul Général de France à Montréal, M.Philippe Benoist, et des Conseillers Commerciaux à Montréal et à Toronto, MM.Yves Plattard et Jacques Rimey, l'avait honoré de sa pré- sence ainsi que plusieurs personnalités venues de France pour l’Exposition, parmi lesquelles M.René Guillot, Directeur du Comité des Foires.Les convives s’attardèrent volontiers en félicitant les organisateurs de cette dégustation particulièrement réussie dont ils garderont le souvenir.' .Le chef et ses aides 4 V * J .! 1 is : A ^ r I n S F C l.SOCIÉTÉ FINANCIÈRE POUR LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE S.F.C.I.Ltée 500 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal 1, Que.Adresse télégraphique: NACICAN • Toutes opérations de crédit, à moyen terme et à court terme • Opérations sur le Marché monétaire • Dépôts à terme en dollars et autres devises • Ouverture de comptes en francs » Etudes de marchés (Europe, Afrique, Asie) • Opérations sur le marché financier de Paris • Chèques de voyage en francs français Société affiliée à : • BANQUE NATIONALE POUR LE COMMERCE ET L’INDUSTRIE .BANQUE DE L’UNION PARISIENNE J Téléphone: 842-5891 DÉCEMBRE 1963 19 : & S 4 * I m § P il “1 0| ¦»* ^ 8
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