Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1974, Octobre
REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE PER Cr-4 AU CANADA TOBRE 1974, No 638 V ?£ V.ft' i iM Sîifij g.ikAl m ¦ % ns HI 9 ÊÆ 1 }M- m %\ i - ï.¦ r / !.¦ » I m s V - - ¦—> - I : ^ ‘1 ^1" "" s m L ' ! 5 /jr 41 I L : S e r i.s e : V s ?y ¥ Avec Air France, les hommes d'affaires sont en bonnes mains.k AIR FRANCE ON A VOTRE VOYAGE, r^j REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA OCTOBRE 1974, No 638 3 H.M.La conjoncture au Canada , .Energie et matières premières 5 15 La bourse 17 Nouvelles de France et du Canada 19 Salons spécialisés français.Calendrier des salons internationaux français 21 23 French Trade Shows 25 Nos nouveaux membres 27 Propositions d'affaires — Trade Opportunities Demandes d’emploi .27 28 Notre carnet La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Tirage : 5000 exemplaires Prix : le numéro S0.75 Abonnement annuel : Canada 54.00 France et autres pays : $8 00 Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No H.11 Port de retour garanti Dépôt légal.Bibliothèque Nationale du Québec Notre numéro de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation) est: CN ISSN 0045-6306 Imprimée par Imprimerie Cagné Idée.St-Justin, Montréal, Qué.LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1080, Côte du Beaver Hall, Bureau 826 Montréal, Qué.H2Z 1S8 Tel.: 866-2797-98 Adresse télégraphique : Gallia Montréal PUBLICITÉ Canada M.Guy Dorval Relationniste - Publicitaire conseil 3422 Durocher, suite 19, Montréal Tel : 849-6466 849-2897 France et autres pays Secrétariat de la Chambre Couverture: Chantiers maritimes à Montréal (Photo ONF) 1 1 OCTOBRE 1974 . LE GROUPE IT AU CANADA psïJ m 1700 Bow Valley Square 202 6th Avenue West Calgary, Alta.Tel.403-263-7300 EXPLORATION a am B elf DISTRIBUTION importation, stockage et distribution dé produits pétroliers et de lubrifiants 4 4 î ELF Hydrocarbures du Québec Ltée 1117 ouest Ste-Catherine, R.306 Montréal Que.Tél : 288-8122 HUILE A CHAUFFAGE Chauffage industriel, commercial et résidentiel Vente et location d’appareils de chauffage 11- !• m 3745 Courtrai, Montréal, Que.Tél : 735-2671 i I beaucage 2024 St-Georges Lerhoyne Tel: 671-5984 sénéchal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 é LA CONJONCTURE AU CANADA Les plus récents indicateurs économiques confirment le ralentissement de l'activité générale.La diminution sensible de la construction domiciliaire affecte la demande de produits durables: les mises en chantier de logements, pendant les 8 premiers mois, sont inférieures de 9% à l'an dernier.La demande externe faiblit également, par suite de la conjoncture médiocre aux Etats-Unis, au Japon et en Europe: au deuxième trimestre les exportations canadiennes ont diminué, en volume, de 5%.L'excédent de la balance commerciale diminue, passant de $607 millions à $401 du premier au deuxième trimestre.Le déficit de la balance courante s'en trouve accru, ce qui explique, en partie, la baisse récente du dollar canadien sur te marché des changes.La production industrielle a fléchi de 0.9% de juillet à août et est en retrait par rapport à son niveau le plus élevé enregistré en mars.Au total, le produit national brut, en termes réels, a plafonné d'avril à juin, alors qu’il avait progressé d'un taux annuel de 6% au premier trimestre et de près de 7% en 1973.Il est probable que ce ralentissement se poursuivra au cours des prochains mois, jusqu’à l'été prochain peut-être, et que la croissance de l'économie canadienne, cette année, sera moins forte qu’on l'avait prévu précédemment.Le PNB pourrait augmenter de 3 à 4% en 1974, alors qu'on avait prédit une expansion de l’ordre de 5%.Il y a peu d’espoir, en effet, de voir les exportations et la construction de logements prochainement.Les politiques de déflation appliquées un peu partout dans te monde pour lutter contre la hausse inquiétante des prix et réduire le déficit des balances de paiement résultant de la hausse des prix du pétrole, ne permettent guère d'envisager un raffermissement de la demande extérieure.Il est peu probable, par contre, que la décélération de l'expansion canadienne dégénère en récession.Des points forts subsistent, qui soutiendront l'activité générale.La dépense des ménages restera ferme, soutenue par la hausse sensible des revenus.Et, surtout, les dépenses d'investissement sont très élevées.La dernière enquête officielle sur les intentions d'investissement, effectuée en mai et juin, fait état d’une augmentation des investissements globaux de 21% en 1974 et de 26% pour ceux du secteur privé.Cette poussée de /'investissement a les plus grandes chances de se poursuivre en 1975, la plupart des industries travaillant presque à pleine capacité.Il y a peu d'espoir de voir l'inflation diminuer de manière très sensible pendant les mois prochains.Le ralentissement de la demande et le fait que le déséquilibre entre l'offre et la demande des produits de base n'existe plus pour un grand nombre de produits, allègent quelque peu les pressions sur la hausse des prix.Mais la baisse prévue des produits agricoles ne se produit pas à cause de la hausse des coûts de production et des récoltes qui seront moins bonnes, en Amérique du Nord, qu'on ne le prévoyait.La spirale prix /salaires va persister, les salariés réclament l’indexation de leur rémunération sur les prix.Enfin, l'inflation "importée" persistera, les meilleures prévisions (notamment celles de l'OCDE) n'anticipant qu'un léger fléchissement des prix pour la fin de 1974 et le premier semestre de 1975.Dans ces conditions, il est permis de penser que le budget du Canada, qui sera présenté sans doute à la fin d'octobre, se caractérisera par une certaine modération des dépenses publiques, un déficit moins important et, peut-être, par un allégement des charges fiscales pour les personnes à faibles revenus.Mais un budget de caractère nettement déflationniste paraît exclu.deux des principaux points faibles actuels se raffermir OCTOBRE 1974 3 i : Saveuç fraîcheur, piquant I / Air Liquide Canada rend possible leur conservation.# # % S Nos gaz industriels sont universels Ils viennent à bout de plus d’une rude besogne, mais ils agissent également en douceur au profit de l'industrie alimentaire.Sans danger, inodores, l’azote et le C02 assurent aux fruits et aux légumes leur fraîcheur, leur croquant naturels et leur et fournisseur canadien de gaz maturation en route vers le marché.Ils emprisonnent la saveur des produits emballés sous vide et pré- connaître ce monde dynamique, servent les qualités des boissons et communiquez avec M.Alfred G.Dyke, Directeur de la Commercialisation, Air Liquide Canada Ltée, 1210 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 110, Qué.Nos gaz servent aussi à couper, souder, contrôler, refroidir, foisonner, vieillir, durcir, réfrigérer, malaxer, broyer, propulser et contribuent à sauver des vies.Depuis 61 ans, dans l’industrie, les hôpitaux, les laboratoires, ALC est le premier producteur i> industriels et médicaux, de matériels et d’accessoires connexes.Pour »* '1 des aliments traités.Notre procédé Zip-freeze surgèle les denrées et fige mieux leur saveur, leur texture et leur aspect.1 i « 1 % 0 AIR LIQUIDE CANADA K '±3 ~ K—/MS / : Ih 1 * , m 1 V « **m .** V < .I \i X X f t 0 j .M il .E :: If ' CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 ÉNERGIE ET MATIÈRES PREMIÈRES Communiqué par La Banque Provinciale du Canada Développement Economiques (OCDE).Tout donne à penser que ce déficit se prolongera au cours des prochaines années.II varie, naturellement, d'un pays à un autre.Selon une estimation faite par l'OCDE en mai dernier, les pays industrialisés les plus touchés en 1974 seront la Grande-Bretagne ($10.5 milliards), l'Italie ($8.5 milliards), le Japon ($8,5 milliards) et la France ($6.5 milliards).Ces perturbations, il convient de le souligner, accroissent l'incertitude qui pèse sur les marchés des changes et retardent la réforme du système monétaire international.Les pays sous-développés qui ne sont pas producteurs de pétrole seront encore plus touchés, car, est-il besoin de le rappeler, il y a “ceux qui ont plus de dîners que d'appétit et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners".La Banque mondiale estime que les pays en développement, affectés également par la hausse des prix des céréales et des engrais, auront besoin d'une aide additionnelle de $2.6 milliards cette année et de $6.8 milliards l'an prochain.La note à payer pour le pétrole représente, pour ces pays, un montant de $10 milliards environ en 1974, soit à peu près l'équivalent de l'aide actuelle qu'ils reçoivent des pays développés.Elle l'annule donc.Certains observateurs déclaraient à l’automne dernier, après la guerre du Proche-Orient, qu'une page importante de l'histoire de l’économie moderne venait d’être tournée.D’autres ajoutaient que les mesures concernant les approvisionnements et les prix du pétrole constituaient une véritable bombe atomique financière.Vues en rétrospective, ces affirmations peuvent paraître exagérées.Certaines réactions ont été démesurées et il est vrai que les effets de la crise de l'énergie ont été moins graves qu’on ne le craignait à cette époque.Mais si l’on considère l’ampleur des bouleversements et l’acuité des problèmes d'adaptation qu'elle entraîne, ces jugements ne semblent pas excessifs.Car en moins d’un an la physionomie de la scène économique et financière mondiale s’est beaucoup modifiée.Quelques effets immédiats de la crise du pétrole Si les effets de la crise du pétrole sur la production et l'emploi ont été moins graves qu’on ne le craignait à l’automne dernier, c’est que d’une part les approvisionnements ont relativement peu diminué au cours des mois qui ont suivi et que, d’autre part, les mesures de rationnement et d'économie mises en vigueur dans la plupart des pays ont été efficaces.C’est surtout la hausse spectaculaire des prix qui provoque les perturbations les plus sérieuses.Les onze pays producteurs groupés dans l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) ont quadruplé le prix du pétrole brut qui, de septembre 1973 à avril 1974, est passé de $2.90 à $11.50 environ le baril: il s'agit du prix affiché qui est bloqué jusqu’au 30 septembre prochain.Par ailleurs, les cours d’un grand nombre de produits de base, comme les métaux et le blé, ont doublé et même davantage depuis trois ou quatre ans.Cette poussée rapide des prix est responsable, dans une large mesure, de l'hyperinflation mondiale actuelle, des distorsions qu'elle entraîne dans les économies et du déséquilibre des paiements internationaux.Or, il y a peu de chance pour que les prix du pétrole baissent de manière très sensible à l'avenir, étant donné l’augmentation rapide des prix des produits manufacturés dont les pays de l'OPEP sont gros importateurs et, d'autre part, la position dominante qu'occupent ces pays sur le marché.Il faut rappeler d’ailleurs que jusqu'à octobre 1973 le pétrole était tarifé au-dessous de son coût marginal, son prix de vente étant maintenu à un niveau inférieur à celui du coût des sources d’énergie de substitution.Le marché s'est détendu dernièrement par suite du ralentissement de la demande et de la reprise de l’offre des producteurs, et le prix du brut a tendance à baisser légèrement depuis quelques mois au-dessous du prix affiché.Mais, à long terme, il est probable qu’il augmentera au moins au même rythme que l’inflation.Le renchérissement du prix du pétrole et de ses dérivés entraînera cette année un déficit global d’environ $40 milliards de la balance des paiements courants des 24 pays membres de l'Organisation de Coopération et de On assiste à une redistribution des ressources financières en faveur des pays producteurs de pétrole.Les revenus pétroliers des seuls pays arabes du golfe Per-sique avoisineront cette année $55 milliards.Le recyclage de ces énormes liquidités ne se fera pas automatiquement et sans difficultés.Il pourrait avoir un impact sérieux sur l'économie, le commerce et les monnaies d'un bon nombre de pays industriels, selon les voies qu'il empruntera.Etant donné la faible population de la plupart des pays producteurs du Moyen-Orient, une partie seulement de ces excédents peut être dépensée sur place en infrastructures socio-économiques et peut retourner dans les pays développés par le biais des importations de biens d'équipement.A lui seul le commerce ne peut donc pas apporter les corrections souhaitables.D’après une récente estimation de la Commission européenne, les importations des pays de l’OPEP passeraient de $18 milliards en 1973 à $83 milliards en 1978 et leurs revenus tirés du pétrole s'élèveraient de $23 à $143 milliards.Un solde global de $300 milliards environ, détenu surtout par les pays de la péninsule arabique, sera donc disponible pendant cette période de 5 ans pour des transferts financiers.Le recyclage, qui a commencé, se poursuivra par la voie de placements à court terme (dépôts dans les banques occidentales, achat de bons du Trésor, etc.) ou, de préférence, par des investissements à long terme dans les nations industrialisées, ainsi que dans les pays du tiers-monde.De fait, des prêts à moyen terme, des investissements dans l’immobilier et des projets à long terme ont été réalisés récemmment ou sont en voie d'élaboration.En outre, plusieurs pays producteurs du Moyen-Orient mettent sur pied de nouvelles structures OCTOBRE 1974 5 Le Crédit Foncier Franco-Canadien, société de prêts hypothécaires fondée en 1880, vous offre des placements sûrs et une bonne rentabilité avec des obligations d'un montant minimum de 5500, émises en tout temps, pour toute échéance entre un et cinq ans.Les intérêts peuvent être payés semi-annuellement, mensuellement ou composés semi-annuellement et payés à l’échéance.Les taux courants vous seront fournis sur demande au siège social du Crédit Foncier Franco-Canadien, 612, rue St-Jacques à Montréal (tel.845 7111) ou à sa succursale de Québec, 1135, Chemin St-Louis (tél.681 0277) Frais virés acceptés Institution inscrite à la Régie de l'assurance-dépôls du Québec CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 1 I960 à 96.7% en 1970.Il est passé de 22.0% à 25.0% pendant le même temps pour les Etats-Unis et le Canada réunis et de 98.3% à 99.6% pour le Japon.La crise actuelle met en relief l'importance, pour les pays industrialisés, d’assurer la sécurité de leurs approvisionnements.Les politiques énergétiques sont l'objet d'ajustements sans précédent et les révisions sont appelées à être d'autant plus profondes que les pays producteurs du tiers-monde deviennent de plus en plus exigeants.financières, des fonds de développement en particulier, en vue d'investir leurs surplus.Enfin, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international cherchent de leur côté à canaliser et à répartir une partie de ces excédents.Il faudra quelque temps encore pour avoir une idée claire de l'ampleur et du succès de ces initiatives, ne fut-ce qu’à cause de l’absence de coordination des décisions financières des gouvernements des pays producteurs.En attendant, les pays industrialisés doivent financer leur important déficit extérieur au moyen de leurs réserves monétaires et par des emprunts internationaux.Ces nombreux emprunts ne sont pas sans exercer des tensions sur le marché des euro-devises.Les banques commerciales, dont les liquidités sont actuellement serrées, ne peuvent plus dépasser, à un moment donné, un certain volume de risques, d'autant qu’elles sont amenées à prêter à long terme en utilisant des “pétrodollars” placés à court terme.Il convient de noter que dans l'immédiat du moins, l’accord sur l'or conclu le 12 juin à Washington devrait permettre d'aider les pays qui se trouvent dans une situation difficile.Il autorise en effet les banques centrales à utiliser leurs réserves d'or pour gager des emprunts internationaux, à des prix proches de ceux du marché libre.Dans une telle conjoncture, le danger d'un retour au protectionnisme ne doit pas être exclu.Plusieurs pays, l'Italie et le Danemark notamment, ont déjà pris des mesures restrictives dans le cadre d’une politique de déflation, dans le but de redresser leur balance des paiements, mesures qui impliquent une réduction de leurs importations.Or tout gain réalisé par un pays se traduit nécessairement par une perte pour ses partenaires.Cette tendance à la politique du chacun pour soi n'est pas sans créer des tensions entre les pays occidentaux.Les rapports canado-américains eux-mêmes s'en sont ressentis, l'orientation de la politique énergétique canadienne vers l'indépendance étant contraire au “continentalisme” préconisé par les milieux officiels américains.Dépendance des pays industriels pour le pétrole Les règles du jeu pétrolier, déjà en pleine évolution depuis 1970, ont donc été radicalement modifiées par la guerre du Kippour, et les pays industrialisés sont contraints de s'y ajuster, comme nous venons de le voir.Au demeurant, si le facteur politique a pris tant d’importance, c’est parce qu’il s’appuie sur des données économiques objectives et fondamentales, celles de l'offre et de la demande de pétrole dans le monde.Ces données sont nettement à l’avantage des pays en développement, qui jouissent d'une position dominante.En 1973 ces pays ont produit 62% de la production mondiale de pétrole brut et au premier janvier 1974 leurs réserves représentaient 73%, soit presque les trois-quarts des réserves mondiales.L'OCDE qui, avec ses 24 pays membres, peut s'identifier au monde industriel, représente 70% environ de la consommation mondiale de produits pétroliers.La dépendance de ces pays à l’égard des importations de pétrole brut, qui proviennent presque totalement du tiers-monde, n’a cessé de croître depuis une décennie.Le degré de dépendance dans le cas de l’Europe occidentale, pour laquelle le pétrole représente les deux-tiers des approvisionnements énergétiques, est passé de 92.2% en Leurs gouvernements ont accru leur participation et leur contrôle sur l’exploitation de leurs ressources naturelles pour réaliser des objectifs à la fois politiques (décolonisation et indépendance) et économiques (accroître leurs revenus, s'industrialiser, assurer leur développement).Leurs relations avec les sociétés pétrolières internationales ont donc pris des formes nouvelles.Ces changements se sont réalisés de différentes manières: nationalisations complètes ou partielles, prises de participation majoritaire dans le capital des sociétés pétrolières concessionnaires, majoration des prix, contingentement de la production et des exportations, etc.On assiste présentement à une accélération du processus de nationalisation des sociétés exploitantes et, par ailleurs, les pays producteurs alourdissent leurs charges fiscales pour augmenter leurs revenus.Mais c'est surtout de l'OPEP que les pays producteurs tirent leur force présentement.Créée en 1960 pour “coordonner et unifier les politiques pétrolières des pays membres et déterminer les meilleurs moyens de préserver leurs intérêts, tant individuellement que collectivement”, cette organisation regroupe de nos jours les onze pays suivants: Arabie séoudite, Iran, Irak, Koweit, Abu Dhabi, Qatar, Lybie, Algérie, Venezuela, Indonésie et Nigeria.A eux seuls ces pays produisent actuellement 55% de la production de pétrole brut du monde, ils possèdent 63% des réserves mondiales et leur îmrn fma j sais ***¦ shifts «tiwSo -SS-».0 s ES i9fi aSBàk «.a»! * -h Edifice CP Télécommunication à Montréal.OCTOBRE 1974 7 Pour tout le monde, de par le monde Qu’est-œ-qu’on peut faire pour vous?Nous dépassons 1200 bureaux répartis au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe continentale, au Mexique, aux îles Cayman, en Argentine, au Brésil, en Australie, aux Bahamas, en Inde, au Liban, en Indonésie, à Singapour, au Japon et à Hong Kong.Filiales en propriété exclusive: Bank of Montreal Trust Company, New York; Bank of Montreal (California), San Francisco; Bank of Montreal (Bahamas & Caribbean) Limited, Nassau; Bank of Montreal Jamaica Ltd., Kingston; Bank of Montreal Trust Corporation Cayman Limited, Grand Cayman; Hochelaga Holdings B.V., Amsterdam.Compagnies affiliées: Australian International Finance Corporation Ltd., Melbourne, Australie; Montfield Trust Company Limited, Hamilton, Bermudes; Job.Berenberg, dossier & Co., Hambourg, Allemagne; Banque Transatlantique, Paris, France.Correspondants bancaires dans le monde entier.L’actif dépasse $15 milliards.La Première Banque Canadienne Banque de Montréal Siège social: Montréal, Canada CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA part des exportations s’établit à 87%.L’OPEP n'est sans doute pas devenue cette sixième et nouvelle puissance mondiale que certains se plaisent à lui reconnaître, car, en réalité, elle est divisée sur plusieurs points et la solidarité de ses membres n'est souvent qu'une solidarité de façade.Mais quel que soit son avenir, sa force de frappe s’est avérée singulièrement efficace au cours des dernières années.En utilisant l'arme du pétrole après le conflit du Proche-Orient d’octobre 1973, elle s’est révélée comme un véritable cartel en mesure d'imposer ses prix et de contrôler les approvisionnements.Ces considérations politiques rendent les prévisions à moyen et long terme sur l’offre et la demande extrêmement difficiles.Elles sont d’autant plus fragiles que la demande sera influencée par les politiques des grands pays importateurs qui vont chercher à exploiter davantage toutes leurs sources d'énergie et à s’assurer ainsi un degré d’autosuffisance énergétique le plus élevé possible.Par ailleurs, la demande de produits pétroliers sera probablement ralentie par la hausse des prix, ainsi que par les préoccupations grandissantes relatives à la pollution et l'environnement.Enfin, la situation, à l'avenir, sera également la résultante de transformations technologiques et autres, dont certaines sont imprévisibles aujourd’hui.Dans une étude publiée l'année dernière, les experts de l'OCDE estiment que “dans un avenir prévisible la plus grande partie de l'accroissement des approvisionnements en énergie sera encore couverte par le pétrole et le gaz naturel" et ils concluent que la dépendance des pays industrialisés “ira en croissant à l’égard des importations”.Ils estiment que cette dépendance passera de 60.5% en 1970 à 67.3% en 1980 pour l’ensemble des pays membres.industrielles et qui, d'autre part, sont déçus à la fois par les politiques d'aide des pays riches et par la dégradation des termes de l'échange, le succès de l'OPEP est bien tentant.Plusieurs décisions prises récemment par les autorités de pays du tiers-monde semblent indiquer, à première vue du moins, que les craintes des gouvernants et des industriels des pays occidentaux sont justifiées.On assiste en effet depuis le début de cette année à une série de regroupements qui ne laissent pas d'inquiéter.En mars dernier, sept des principaux producteurs de bauxite (Jamaïque, Guyane, Surinam, Sierra Leone, Guinée, Yougoslavie, Australie), qui représentent 62% de l'extraction mondiale, ont formé un organisme de concertation, l'International Bauxite Association.Et mettant fin à ses négociations avec les compagnies exploitantes, la Jamaïque, premier producteur mondial, a décidé en mai d’accroître considérablement les charges fiscales qui frappent le minerai extrait par des sociétés américaines et canadiennes.De leur côté, les représentants de six importants pays producteurs de mercure (Algérie, Turquie, Mexique, Espagne, Yougoslavie et Italie) se sont réunis à Alger, en mai dernier, et ont majoré le prix de ce métal.Les prix d'autres matières premières ont été accrus considérablement par des gouvernements de pays sous-développés qui en sont d'importants producteurs: le phosphate par le Maroc et le Togo (de $14 à la tonne à $42 en novembre 1973 et $63 en juillet 1974), le caoutchouc, l'étain et l'huile de palme par la Malaysia.Les grands producteurs de bananes d'Amérique latine, regroupés dans l'UPEB (Union de Puises Exportadores de Banana) cherchent à coordonner leur production et leur exportation et à augmenter les prix.En outre, quatre des grands producteurs de cuivre (Chili, Pérou, Zaïre, Zambie), qui totalisent environ 30% de la production mondiale, regroupés au sein du CIPEC (Conseil intergouvememental des pays exportateurs de cuivre) se sont concertés en juin dernier, lors d'une conférence de trois jours tenue à Lusaka, en Zambie, en vue d'obtenir un meilleur prix pour leur cuivre.De leur côté, quatre des plus gros producteurs de café, qui représentent environ la moitié de la production mondiale (Brésil, Colombie, Côte d'ivoire et Angola) se sont rencontrés à Les matières premières non-énergétiques Les bouleversements récents du marché mondial du pétrole vont-ils s'étendre à d'autres matières premières?En d'autres termes, l’OPEP va-t-elle faire école?La plupart des pays industrialisés dépendent de l'extérieur pour leurs approvisionnements en matières premières et ils craignent fort que l'exemple de l'OPEP soit contagieux.Quant aux pays en développement, qui produisent une partie importante des matières premières Compagnie spécialisée dans la protection des métaux depuis plus de 12 ans ANTI ROUILLE DE QUALITÉ AUTOS ET CAMIONS Ni - - « r/y./*/ Maison entièrement Québécoise Ë 1095, rue St-André -6800, rue St-Jacques ouest - Tél: 844-3475 Tél: 481-7701 ANDRÉ HÉON - Spécialiste en corrosion OCTOBRE 1974 1 9 : Le “port de mer” de Montréal offre aux expéditeurs des avantages géographiques uniques.Les navires voguent en haute mer sur une distance de mille milles jusqu’à Montréal, la porte des riches marchés du centre et de l’ouest canadien et du Mid-West américain.Le St-Lau rent est navigable sans écluse —donc pas de perte de temps — entre Montréal et la haute mer.Le plus important centre d’import/export au Canada.• Le port de Montréal toutes les catégories est ouvert à longueur de cargaisons, d'année.L'organisation de surveillance prend un poste pour des glaces et le service de brise-glaces assurent aux expéditeurs une navigation continue 12 mois par année.• Le port de Montréal neurs les plus peut accommoder • Le port de Montréal a amélioré considérablement son service de sécurité au cours des dernières années.Voilà pourquoi, avec les autres raisons qui donnent confiance à L’équipement com- navires Ro-Ro.des grues géantes, des entrepôts frigorifiques, des entrepôts en douane et les installations pour conte- une bonne idée d'expédier via élaborées au Canada.Montréal.Port l’expéditeur, c’est de Montréal la voie d'accès facile.Cité du Havre, Montréal, Québec, Canada H3C 3R5 Le Conseil des Ports Nationaux.ï: PORTS CANADA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 ".t SS fre et de la demande, donc sur la formation des prix: bonnes ou mauvaises récoltes, inquiétudes monétaires, grèves, stockages spéculatifs, etc.Les données de l'offre et de la demande varient d'ailleurs d'un produit à un autre.Il semble toutefois que le fléchissement récent des prix d'un bon nombre de produits de base se poursuivra cette année et en 1975.Cette baisse est normale et saine, car elle succède à une flambée générale des cours sans précédent.A plus long terme, une étude faite par deux économistes de la Banque mondiale, MM.Varon et Takeuchi, et publiée dans “Foreign Affairs” d'avril dernier, conclut que les prix pourraient remonter par la suite, mais très modérément.Selon les prévisions les plus récentes de la Banque mondiale, les prix des produits de base (à l'exclusion du pétrole) retrouveraient, d'ici à 1980, leurs niveaux de 1967-69, en dollars constants, à l'exception de la bauxite, du minerai de fer, du bois et du boeuf.Paris au début de juillet, dans le même but.Enfin, les nationalisations ou les prises de participation majoritaire dans le capital des sociétés occidentales exploitant des mines dans les pays du tiers-monde se sont multipliées récemment.Les objectifs recherchés par tous ces Etats sont les mêmes que ceux des pays de l’OPEP, soit assurer le contrôle de leurs ressources naturelles et augmenter leurs prix.Leur balance commerciale est affectée en effet par la hausse des prix du pétrole et il leur faut, dans l’immédiat, éviter que leur déséquilibre extérieur habituel n'atteigne un niveau critique.Il n’est pas certain, toutefois, que les pays producteurs de matières premières non-énergétiques du tiers-monde parviennent, comme ceux de l'OPEP, à contrôler le marché.Tout d'abord, les pays industriels dépendent beaucoup moins du tiers-monde pour les matières premières que pour le pétrole, du fait qu'ils sont eux-mêmes producteurs.Contrairement au pétrole, peu de matières premières sont concentrées dans les mains de pays étroitement liés sur les plans géographique, politique, culturel et religieux.A cet égard l'OPEP a bénéficié d'une situation exceptionnelle: une matière première rare et indispensable, et une extraction contrôlée par un petit nombre de pays assez homogènes.La situation est tout à fait différente pour les autres matières premières.Elles sont moins rares et, géographiquement, elles sont réparties un peu partout dans le monde: une quarantaine de pays en développement détiennent approximativement 40-45% des réserves mondiales, alors que les pays industriels du monde libre en possèdent 35% et les pays socialistes 25-30%.La production de cuivre, par exemple, est entre les mains des pays développés dans une proportion de 55% (Etats-Unis, U.R.S.S., Canada, Australie, Afrique du Sud) et celle des phosphates dans une proportion de 52% (Etats-Unis, U.R.S.S.).Devant cette absence d'homogénéité, il est difficile de parler de communauté d’intérêt, surtout lorsque des pays développés participent à ces associations.La formation de véritables cartels, solides et efficaces, se heurte donc à des obstacles sérieux.D'autant que le pouvoir de négociation des pays producteurs du tiers-monde est faible: ils dépendent lourdement des pays riches pour leurs approvisionnements en biens d'équipement, en engrais et en produits alimentaires comme le blé, pour leurs exportations de produits agricoles tropicaux et même, dans certains cas, de produits manufacturés.Et leur faiblesse en ressources financières et techniques est notoire.Enfin, leur pouvoir de négociation est affaibli par les possibilités de substitution d'une matière première à une autre, phénomène qui ne peut pas jouer dans le cas du pétrole, à court terme du moins.Malgré cet avantage, des divergences se manifestent d'ailleurs au sein de l'OPEP et la multiplication des nationalisations peut, sinon faire éclater cette organisation, du moins la transformer en une association plus lâche.Quelles que soient les possibilités de créer des cartels, il est évident que consommateurs et producteurs auraient intérêt à s’entendre.Car les événements récents ont montré que l'équilibre de l'offre et de la demande est extrêmement fragile.Il est basé, en réalité, sur un certain rapport des forces politiques dans le monde, qui peut être ébranlé de manière soudaine et imprévisible.La crise de l'automne dernier a mis en relief les besoins complémentaires des pays riches et des pays pauvres.Cette complémentarité devrait inciter à la coopération et non à la confrontation.L'avenir n'est certainement pas dans la multiplication des cartels de pays producteurs auxquels feraient face des cartels de pays consommateurs.Il reste donc à trouver des formules d'association réalistes et efficaces entre les intérêts interdépendants des uns et des autres.La création d’accords internationaux, dans le but d'assurer à la fois un juste prix aux pays producteurs et la sécurité des approvisionnements aux pays consommateurs, répond sinon totalement, du moins en partie à cet objectif.Des accords en vigueur depuis longtemps imposent une certaine discipline et donnent des résultats assez satisfaisants: le Conseil international de l'étain, qui regroupe les sept principaux pays producteurs et vingt-deux pays consommateurs, est de ceux-là.Mais, par contre, d'autres n'ont qu'un succès mitigé (blé) ou sont même inopérants (café).Ces accords font face à de sérieuses difficultés, car ils ont été conçus surtout dans le but de contrôler les prix et l'expérience prouve que sur le marché mondial c’est une tâche extrêmement difficile.Si on les fixe à un niveau trop élevé, on entraîne une surproduction qui cause à son tour leur effondrement.A l'inverse, les pénuries naturelles ou artificielles provoquent des hausses et le chaos.A ces difficultés s’ajoute le fait majeur que le premier pays consommateur mondial, les Etats-Unis, n'est pas favorable à une organisation rigide du commerce mondial.Toutefois, la crise du pétrole a suscité une intervention plus grande des pouvoirs publics sur les marchés nationaux, au Canada notamment, et cette tendance semble devoir s'étendre aux marchés internationaux.Les transactions pétrolières internationales ne se feront probablement pas d'Etat à Etat, comme d'aucuns le préconisent, mais tout indique que les pouvoirs publics interviendront davantage dans les opérations des sociétés.Aux Etats-Unis mêmes, bastion du libéralisme économique, le Sénat a été saisi récemment d'un projet de loi qui donnerait au gouvernement un droit de veto En ce qui concerne les prix, il est difficile de faire des prévisions pour le marché des matières premières, qui est écartelé, présentement, entre certaines pénuries et le ralentissement de la croissance économique dans le monde.Des incertitudes pèsent sur les variables de l'of- OCTOBRE 1974 11 MAHEU, NOËL, ANDERSON, VALIÇUETTE & ASSOCIÉS Comptables agréés 507, Place d'Àrmes, Montréal 126 Tél.: 842-6651 842-9709 Jean Valiquette, C.A.Roméo Carie, C.A, Guy Amideneau, C.A.André CS+é, C.A.Roméo Grenier, C.A.J.Charles Anderson, C.A.Adonias Dagenais, C.A.Guy Landry, C.A.Marcel Lamontagne, C.A.Gilles Murray, C.A.Rodolphe Maheu, C.A.Marcel Hurtubise, C.A.Lucien Jarry, C.A.Michel Riccio, C.A.J.Emile Maheu, C.A.Bernard Robert, C.A.A.R.Faggiolo, C.A.Gilles Yergeau, C.A.Claude Henry, C.A.SOCIÉTÉ NATIONALE AFFILIÉE: Collins, Love, Eddis, Valiquette & Barrow, Comptables agréés Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Montréal, Halifax et autres villes au Canada Représentants en Grande-Bretagne et aux États-Unis d'Amérique Le Groupe Parizeau, Paîtras Courtiers d'assurances agréés Gérard Parizeau, Ltée 410, rue Saint-Nicolas, Montréal Tel.842-3451 J.E.Poitras Inc.2, Place Québec, Québec Tél.647-1111 Expertise et administration de portefeuilles d'assurances.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 * classique ou provenant de sables bitumineux exploités à ciel ouvert”.Et il ajoute, en ce qui concerne les autres sources d'énergie qu’ “étant donné le chiffre actuel des réserves canadiennes d'hydrocarbures, il existe des ressources énergétiques plus que suffisantes pour les besoins intérieurs, et aussi, au moins jusque l'an 2050, pour l'exportation d'excédents considérables” Mais cet objectif comporte un coût très élevé.L'exploitation et le transport du pétrole de l’Arctique, des fonds marins et de l'Athabasca, seront très onéreux.L’ère de l’énergie bon marché est donc bien révolue.Il faudra réaliser en effet des investissements considérables qui, conjugués avec ceux des autres sources d'énergie, sont évalués dans le rapport en question entre $42 et $68 milliards, pour la période allant de 1973 à 1980.Le financement, au moyen de l'épargne intérieure et étrangère, ne devrait pas soulever de problèmes insurmontables malgré l'appréciation sensible du dollar canadien qui pourrait en résulter.Les difficultés auxquelles se heurtera le développement des ressources énergétiques seront plutôt de nature technique et politique.Les autorités fédérales et provinciales devront concilier les intérêts divergents des provinces productrices et consommatrices.Comment, par exemple, répartir équitablement les revenus et le fardeau résultant de la hausse des prix, entre producteurs et consommateurs, entre les provinces de l'ouest et celles de l’est, le gouvernement fédéral et les sociétés pétrolières?Et à quel niveau devra-t-on limiter nos exportations de brut aux Etats-Unis?A moins de faire d'importantes découvertes sur le plateau atlantique, le Québec et les Maritimes continueront de dépendre en partie des importations en provenance des pays de l'OPEP, malgré l'apport de l'oléoduc Sarnia-Montréal.L'évaluation des autres ressources énergétiques, le gaz naturel, le charbon, l'uranium et l'hydro-électricité, montre que non seulement le Canada se suffit à lui-même en énergie, mais qu'il en est exportateur net.Les réserves de charbon et d'uranium, qui sont très considérables, pourraient assurer des dizaines d'années d’approvisionnement, compte tenu des exportations.sur les accords conclus par les sociétés pétrolières avec les pays producteurs.C'est dire que les structures de l'industrie pétrolière pourraient bien être modifiées à l'avenir.C'est sans doute dans la mesure où ils dépasseront le domaine des prix et parviendront à assurer un meilleur équilibre de l'échange des matières premières des pays pauvres contre le capital et la technologie des pays riches, que les accords internationaux deviendront efficaces et qu'ils constitueront un pas important dans l'établissement d'un nouvel ordre économique mondial sur le marché des matières premières.Le Canada dans une situation exceptionnellement favorable Véritable “pays-continent” abondamment doté en ressources minérales, le Canada est dans une situation exceptionnellement favorable.C'est en effet le seul pays industriel du groupe de l'OCDE qui soit exportateur net de pétrole et, d'une façon plus générale, d'énergie.Depuis 1970 le Canada exporte un peu plus de pétrole qu'il en importe.Les prix à l’exportation ayant été portés au niveau des prix mondiaux (par l’imposition d'une taxe à l'exportation qui est de $5.20 le baril actuellement), sa balance pétrolière n’a pas souffert de la hausse des prix par l’OPEP.La note à payer pour les importations de brut dans l’est du pays — qui représentent environ la moitié de la consommation canadienne en 1973 — est compensée, et même au delà, par les recettes tirées des exportations dans l'ouest, vers les Etats-Unis.La crise du pétrole a conduit le gouvernement canadien à adopter une nouvelle politique dont l’objectif est la recherche de l’autonomie énergétique.Pour y parvenir, il convient d’une part de modérer la consommation et d'éviter le gaspillage et, d'autre part, d'intensifier l’exploration, d’accroître les réserves, d’accélérer l'exploitation et de n’exporter que les excédents.Un certain nombre de mesures ont déjà été prises dans ce sens: depuis 1970 les exportations de gaz naturel ont été maintenues à leur niveau d’alors et, de leur côté, les exportations de pétrole et de produits pétroliers sont astreintes à des contrôles.La construction d'un oléoduc de Sarnia à Montréal, qui permettra de transporter le brut de l’ouest jusqu'aux marchés de l’est, devrait débuter prochainement.Mais des incertitudes subsistent.Aucune découverte importante n’a été faite ces dernières années et les réserves conventionnelles du moment représentent à peine 18 ans de production à son niveau actuel.L'effort de prospection des régions excentriques, comme l’Arctique et le plateau continental de l'Atlantique, devra donc être intensifié.L'exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca paraît rentable au prix actuel du pétrole, mais il faudra sans doute une dizaine d'années pour qu’elle représente une partie appréciable de l'approvisionnement.Il convient de noter qu’en dépit des incertitudes qui entourent les perspectives de l'offre et de la demande à long terme, le rapport sur la “politique canadienne de l'énergie” publié en 1973 par le gouvernement fédéral, est optimiste.En conclusion d’une extrapolation à très long terme, il affirme en ce qui concerne la demande de pétrole que “le Canada pourrait la satisfaire jusqu’après l’an 2000 grâce à sa production de pétrole de type OCTOBRE 1974 Les matières premières non-énergétiques Le Canada est le troisième producteur mondial de minéraux, après les Etats-Unis et l’U.R.S.S.Sa part de la production mondiale est de 40% pour le nickel, 36% pour l'amiante, 24% pour le molybdène, 23% pour le zinc, 18% pour la potasse, 16% pour l'argent, 11% pour le plomb, 10% pour le cuivre et 6% pour le fer.Etant donné sa faible population, (0.6% de la population mondiale pour 7.3% de la superficie de tous les pays) il ne consomme qu'une petite partie de sa production et il exporte d'importants excédents: 85% de sa production minière, en valeur, est exportée.A l’exception de la bauxite, du manganèse, du phosphate et de l'étain, dont le Canada importe la totalité ou presque de ses besoins, tous les autres minéraux laissent un excédent considérable.De fait, notre pays est le premier exportateur mondial de métaux.Il ne dépend des pays du tiers-monde, que pour la bauxite, le manganèse et l’étain.Il est également gros exportateur net de bois, grâce à ses réserves forestières énormes, qui couvrent 1.7 million de mille carrés ou la moitié environ du pays.13 t sion Paley en 1952 et confirmés par deux rapports du Secrétaire à l’Intérieur en 1972 et 1973), le Canada demeurera l’un des grands fournisseurs mondiaux de ces produits.Ces ressources constituent un excellent potentiel pour soutenir son expansion économique, qui s’est d’ailleurs réalisée largement, dans le passé, par la mise en valeur de ses richesses naturelles.Mais dans un monde menacé de pénuries, et face à la concurrence internationale, il conviendrait d’adopter une stratégie précise et cohérente à l’égard du développement et du contrôle de nos ressources énergétiques et minérales.Car des questions primordiales comme la transformation accrue, sur place, de nos matières premières, la création d’emplois, la fiscalité concernant l’industrie minière et pétrolière, le contrôle des investissements étrangers et la libéralisation des échanges mettent en cause la structure même de l’économie.L’orientation des politiques structurelles du gouvernement fédéral et des provinces, ainsi que leur coordination, deviennent donc plus impératives que jamais.En ce qui concerne les autres produits de base, sa dépendance à l'égard des pays sous-développés est très forte pour les produits agricoles tropicaux (café, cacao, sucre, fruits, etc.) et pour le caoutchouc naturel; elle est également sensible pour la laine, le coton et le jute.Ces produits laissent un déficit à notre balance commerciale.Par contre, le Canada est exportateur net de céréales pour des montants considérables ($838 millions en 1970 et $1.5 milliard en 1973) : c est le deuxième exportateur mondial de blé, après les Etats-Unis.Etant donné l'accroissement rapide de la demande de matières premières et l'épuisement de certaines réserves, (déjà soulignés aux Etats-Unis par la Commis- RIEL, VERMETTE, RYAN, DUNTON & CIACCIA Avocats et Procureurs Tour de la Bourse 800, Square Victoria - Suite 2104 Montréal, Que.H4Z 1H1 Le Sénateur Maurice Riel, C.R.Gérald J.Ryan, C.R.John Ciaccia, M.A.N.Michel Green Jean-Pierre Saintonge Adresse télégraphique: RIVERDIN Télex No: 01-26407 Clermont Vermette, C.R.Jaime W.Dunton Jean-Louis Tétrault Alain Grégoire André Murray ; De concert avec vous, les quelque 6000 employés de la BCN travaillent à l'épanouissement de la collectivité.I ïnni Banque Canadienne Nationale La banque qui vous aide à mieux vous servir d'une banque.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 14 ma LA BOURSE Communiqué par Greenshields Inc.des effets plus sensibles qu’on ne l’avait prévu.L’excédent de la balance commerciale du Canada, qui se situait à un taux annuel de $2.4 milliards pour les trois premiers mois, tombe au taux annuel de $1.6 milliard pendant les trois mois suivants.Il convient de souligner que la dernière enquête de mai et juin sur les intentions d’investissement, révèle que ces dernières ont été révisées à la hausse pour cette année.Les investissements publics et privés devraient progresser de 21% en 1974.Les investissements du secteur privé seul (à l’exclusion du logement) enregistreront sans doute une augmentation d'environ 26%, cette hausse étant causée en partie dans le secteur manufacturier par les concessions fiscales.L'économie devrait donc être soutenue, au cours des prochains mois, par la vigueur des industries secondaires, alors que les autre secteurs participeront peu à la croissance générale.Sans sous-estimer les faiblesses actuelles de l'économie mondiale, nous pensons qu’une crise générale pourra être évitée.Les investisseurs doivent donc suivre de près le marché et, quand l’occasion se présente, se porter acquéreurs de titres de première qualité dont les cours sont actuellement déprimés et dont les rapports prix/bénéfices sont à des niveaux extrêmement bas.La baisse considérable des bourses nord-américaines, interrompue seulement par quelques reprises sporadiques, démontre la sensibilité du marché à la situation et aux perspectives économiques et financières dans le monde, en particulier à l’inflation et aux politiques anti-inflationnistes.Cette baisse, à partir des maxima de l'année enregistrés il y a six mois, est d’environ 30% et les principaux indices boursiers se situent actuellement à leur bas niveau de mai 1970.Le fléchissement s’est d’ailleurs accéléré récemment.Le climat d’incertitude qui prévaut en Europe par suite des pressions constantes sur les liquidités et résultant à la fois du déséquilibre des balances de paiements et de l’inflation, constitue l’une des causes de la mauvaise tenue du marché.La question de savoir si la correction économique actuelle, aggravée par les effets de la crise de l’énergie, se transformera en récession, est l'objet de vives controverses.Non seulement cette éventualité a créé beaucoup d'incertitudes sur les marchés financiers de chaque côté de l’Atlantique, mais la diminution de la demande globale qui en a résulté s’est traduite par un fléchissement des exportations, tant au Canada qu’aux Etats-Unis.Il est permis d'espérer toutefois que les efforts de coopération entre les pays industrialisés, en vue de résoudre les difficultés actuelles, se traduiront par une reprise de l’économie et éviteront une crise sérieuse.Aux Etats-Unis, le débat sur les politiques économiques retient l'attention, la nouvelle administration cherchant à pallier l'inflation tout en évitant une récession économique.Le ralentissement de l’activité générale s'est déjà traduit par une augmentation du chômage, dont le taux est passé de 4.6% en octobre dernier à 5.4% au mois d’août et qui pourrait même dépasser 6% à la fin de cette année.L’augmentation des prix est toujours aussi forte.Les prix des produits agricoles se sont raffermis à nouveau, la sécheresse ayant entraîné une révision à la baisse de la prévision des récoltes et le prix du pétrole n’ayant pas diminué comme on l'espérait précédemment.Tout indique, en ce qui concerne la politique fiscale, que le gouvernement va modérer ses dépenses et que, peut-être, les personnes à bas revenus bénéficieront d'une certaine réduction d'impôts.Quant à ta politique monétaire, en dépit des suggestions en faveur d'un desserrement du crédit, il est probable que la politique de restriction sera maintenue.De toute façon il est peu probable que la politique sera modifiée d'une manière sensible, tant que la poussée inflationniste ne se modérera pas.Au Canada, la publication des comptes nationaux du deuxième trimestre confirme que notre économie est dans une période d'ajustement.En effet le produit national brut, en termes réels, n’a pas augmenté au deuxième trimestre alors qu'il s’était élevé de 6% (moyenne annuelle) au premier.En d’autres termes, l'inflation explique entièrement la croissance de 14.4% du PNB au deuxième trimestre.Ce ralentissement avait été bien prévu, mais il faut mentionner que les arrêts de travail et la faiblesse des marchés d’exportation ont eu Greenshields Incorporée m À < 4 Place Ville-Marie, Montréal Tous Services Financiers • Ordres en Bourse • Opérations sur le Marché Monétaire • Souscription et Distribution de Titres • Gestion de Portefeuille • Recherche Economique et Financière Montréal Toronto Ottawa Vancouver Québec Calgary Edmonton V inuipeg Hamilton New York Londres Zurich OCTOBRE 1974 15 VOS VAq .1 ' '^9 4 2 1 ^ ni «mm ^ VICHY = à «SF' .^ -à
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