Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1981, Octobre
Deauville IV à Montréal La Formation, clé ' ' i'- anJ OoCT A sanbf pop jls d sap uoiq daa fH.le la réussite économique vL 1 pu3al 3 o da q n p ne a ang np a%euoppB& anbaqqoppqifi )0d OCTOBRE 1981 O CANADIEN i J* m 4 x & S’- 8 Z" K i r m *5 •it Ml « «r mm -H > ït I I # -JP wg y i mm m ! % 'i im \ i \ Bl tk % : iiiiiiiiiii ÏW**., “•WW' .% s / 1 i Iks a, V F:rS| 1 limit !' T •W/ja :v.% t C/5 ^ 53d 9 8795 Is I s il m LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE AU CANADA SŒIÉTÉ GÉNÉRALE S.A.(CANADA) INC.Filiale à 100% de la Société Générale, grande banque française et internationale.SMS Financements spécialisés crédits bail contrats de vente conditionnelle nantissements commerciaux Opérations de crédit découverts facilités de caisse crédits à court et moyen terme î Gestion de trésorerie ouvertures de comptes courants certificats de dépôts il Commerce international crédits documentaires opérations de change encaissements de chèques et effets SUCCURSALES I 1 MONTRÉAL 630 ouest, boul.Dorchester 1 First Canadian Place 600 Chevron Plaza Suite 2300 H3B1S6 (514) 875-0330 Telex: 05-27342 TORONTO CALGARY VANCOUVER 650 Georgia St.W.Suite 1475 V6B 4N8 (604) 689-2444 Telex: 04-55453 Suite 400 M5X1B1 (416) 364-2864 Telex: 06-22643 500-5th Ave.S.W.T2P3L5 (403) 265-3305 Telex: 03-827739 - 1 8 ?Canada ice Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.OCTOBRE 1981, VOL 6 —Nc 58 SOMMAIRE ?lt .iî Notre couverture: L.Jalabert 3 Éditorial Ville de Montréal *— C.I.D.E.M.H.Mhun 5 La Conjoncture au Canada.Lettre de France — Letter from France B.Brasseur 6 Montréal, ça vit, ça bouge Deauville IV à Montréal.Programme.Ateliers.8 R.Shooner 12 14 16 J.P.Dupré 18 Un défi nouveau La Formation est la clé de notre réussite économique Le Droit et vos Affaires.Y.Corpet 20 R.& B.Lette 22 M.Durand 24 A travers la Presse 26 Nouvelles — News 28 Les Salons Français — French Trade Shows Art & Culture.30 31 Notre Carnet Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle "Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE".Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Communiqués de la Chambre de Commerce Française au Canada.Business.31 32 Reproduction of all or part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention "Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE".Articles in ACTION CANADA FRANCE blisheo under the exclusive responsability of their authors.are pu- OCTOBRE 1981 1 _ FT \ - FF** > •* / 4 ^*&'S J I X pi* SI;®™ if c ; m > >> Sc X x F ™ % K ^ .t _ mi Vue aérienne de notre usine d'Exshauj (Alberta), capacité annuelle de 1,195,000 tonnes.C’est un fait: Ciments Canada Lafarge a récemment investi plus de $80 millions pour moderniser sa cimenterie d’Exshaw (Alberta).Des sommes aussi importantes ne peuvent provenir que de deux sources: les profits et les investissements privés.C’est un fait: Plus nos profits sont intéressants, plus il est facile d’améliorer cimenteries et équipement pour atteindre une meilleure productivité, à un coût moindre par tonne de ciment.C’est un fait: Les investisseurs, tant corporatifs que particuliers, s’intéressent à notre société dans la mesure où celle-ci est rentable et offre un retour satisfaisant sur les placements.Les investisseurs constituent donc une source de fonds importante pour l’amélioration de nos installations.C’est un fait: Le succès d’une entreprise repose sur sa marge de profits.Les retombées économiques qui en résultent profitent à la communauté en général et à un grand nombre d’individus.Chez Ciments Canada Lafarge, nous sommes fiers que notre succès fait le succès de nos actionnaires, de nos employés et même de tous les Canadiens.Ciments Canada Lafarge Ltée SIÈGE SOCIAL: 606 Cathcart, Montréal, Que.H3B 1L7 DIRECTION RÉGIONALE DU QUÉBEC 625 AVE.DU PRÉSIDENT KENNEDY.MONTRÉAL.QUÉ H3A 1K7 BUREAUX DE VENTE DANS LES GRANDES VILLES DU CANADA 2 ACTION CANADA FRANCE IIP ¦ ?(3 ÉDITORIAL Æ É Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.À f CONSEIL D'ADMINISTRATION/ BOARD Gilles Léveillé, Président Bertrand Namy, Vice-Président/Éditeur Jean-Paul Sémeillon, Secrétaire/Trésorier Gaston Brown, Administrateur (Québec) André Galipeault, Administrateur (Toronto) Z ADMINISTRATION / MANAGEMENT PUBLICITÉ/ADVERTISING Gilles Mourette, Lise Allard 1080, Beaver Hall, suite 826 Montréal H2Z ISS Tél.: 866-2797 ou 866-0178 Il n'est pas nécessaire d'être une place financière pour être une grande ville, pas indispensable non plus d'être un centre d'affaires pour être une ville heureuse.Jusque vers 1950 Montréal répondait assez bien à cette définition.Depuis lors, que de chemin parcouru ! ! Notre Maire, l'honorable Jean Drapeau, peut valablement être fier d'avoir su, en un peu plus de 20 ans, transformer ce qui, à mi-chemin du présent siècle, était encore une aimable cité provinciale, en une métropole internationale, connue désormais de tout un chacun aux quatre coins du monde (quatre mots seulement, désormais historiques, du haut du balcon de l'hôtel de ville, en 1967, y ont également, soyons honnêtes, un petit peu contribué.) Rappelons-nous les années 60, époque où Montréal, dans une véritable explosion d'activités de tous ordres préparait son "Expo", bâtissait ses gratte-ciel, construisait son métro.Montréal visiblement renaissait.Et comment ignorer depuis lors une métropole qui génère annuellement quelque $40 milliards de Produit National Brut, compte près de 8000 entreprises manufacturières, abrite plus de 100 sièges sociaux de grandes compagnies: banques, assurances, industries, commerces, holding financières, etc.et où s'exerce une activité de pointe dans le secteur de l'industrie légère et dans le domaine tertiaire?Les courbes continuellement ascendantes toutefois n'existent pas.Toronto à son tour, au fil des années 70 a connu un essor fulgurant.La rivalité aujourd'hui vient de Calgary.Bientôt sera venue l'heure de Vancouver, l'heure du Pacifique.I La loi du pendule, on le sait, est universelle.Aux Etats-Unis, après un long déclin, New York reprend toute sa vitalité de métropole du monde.Et chez nous, au Canada, les dix années qui s'en viennent, vont de nouveau, à n'en pas douter, remettre Montréal à sa vraie place qui est, à mon avis, la première.ABONNEMENTS/SUBSCRIPTION RATES Canada Autres Pays / Other countries $ 15 an/ $ 12 an/ year year Il n'est d'ailleurs déjà que de se promener aujourd'hui dans Montréal, où les nouveaux chantiers d'immeubles à bureaux sont légion, pour s'en convaincre et y voir plus qu'un heureux présage.Le numéro / single copy S1.50 A dire vrai, les rivalités entre grandes villes à l'intérieur d'un même pays ont un certain caractère enfantin.Pourquoi Toronto?Et pourquoi pas Montréal?Ce n'est pas sans raison si le mot "ville" est féminin.Il y a 100 façons d'être jolie.ACTION CANADA FRANCE a remplacé, début 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par "Revue Action Canada France Inc.Montréal Fl2Z 1 58.Téléphone (514) 866-01 78.Courrier de deuxième classe: enregistrement no.3700.Dépôt légal Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 031 8-7306.Rappelons maintenant une autre évidence 1080 Beaver Hall, suite 826, Le Canada est un.Le continent nord américain est un.Mais le Québec, lui, est unique.Unique en Amérique.Unique au Canada.Unique aussi pour les 54 millions de français de France, qui l'avaient bien oublié.Dans sa remarquable "dépêche d'adieu" l'Ambassadeur du Canada en France, Monsieur Gérard Pelletier, quittant tout récemment Paris, concluait: "La France ayant découvert le Canada en 1534, il serait grand temps que le Canada lui rende la pareille.Par ailleurs, après une seconde découverte du Québec, au début des années 60, la France aurait avantage à redécouvrir au plus tôt le Canada dans sa totalité".ACTION CANADA FRANCE replaced in 1 976 the Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada established in 1 886 and is published 10 times a year by "Revue Action Canada France 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1 SB.Phone (5 1 4) 866-01 78.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.Or voici que, cette année, tout bientôt, le Congrès Annuel du Conseil Général du Patronnât Français va se tenir à Montréal.Montréal, seconde capitale, après Paris, de la francophonie.Montréal, porte du Canada.Montréal, charnière entre l'Europe et l'Amérique.Montréal.ma ville.Inc.Louis Jalabert La revue ACTION CANADA FRANCE est répertoriée dans l'Argus des Communications.OCTOBRE 1981 3 L .¦ r A A SUPER-SPECIAL M ; 7_1 : ONT i i À ALLER-RETOUR I C'est le moment ou jamais de faire ce voyage si souvent envisagé et si souvent remis.caressez depuis si longtemps.Ce tarif est applicable du Ier octobre au 28 février sauf à l’aller, du 10 au 23 Grâce au tarif super-special Air France décembre, et au retour, du 26 décembre mandez la brochure Air France «Hiver et à un taux de change très favorable du au II janvier.Réservation et paiement au 81 /82» à votre agent de voyages, dollar canadien en France, vous pouvez moins 21 jours avant le départ.Séjour de maintenant réaliser ce rêve que vous 7 à 30 jours, tout voyage devant être complété au plus tard le 30 mars 1982.Pour un séjour à Pans, sur la Côte d'Azur ou dans les Alpes françaises, de- m il Tarif aenen sujet à l'approbation gouvernementale y-J-j AIR FRANCE #/ POUR VOYAGER ÉCONOMIQUEMENT.4 ACTION CANADA FRANCE I LA CONJONCTURE AU CANADA L'accord sur le pétrole d'une durée de cinq ans, conclu au début de septembre entre le gouvernement du Canada et celui de l'Alberta, a été accueilli avec soulagement par les milieux politiques et dans le monde pétrolier qui, depuis longtemps, l'appelaient de tous leurs voeux.H met fin à près de deux ans de tensions politiques et d'incertitude au sujet du développement de l'exploration, l'exploitation et la production de pétrole.Bien que certaines modalités de l'entente donnent Heu à des controverses, ses deux aspects majeurs — soit le prix du pétrole et le partage des revenus pétroliers entre Ottawa, Edmonton et l'industrie — donnent satisfaction dans l'ensemble aux parties prenantes.Le prix du pétrole brut passera de $21.25 le baril en 1981 à $57.75 le 1er juillet 1986.Les consommateurs (l'industrie et les particuliers) paieront naturellement la note et ta forte augmentation des prix des produits pétroliers contribuera à alimenter l'inflation.Cet ajustement en direction des prix mondiaux aurait dû être effectué beaucoup plus tôt.Le programme énergétique national, mis en vigueur H y a un an, qui stipulait des hausses plus faibles, avait amené plusieurs sociétés à ralentir la prospection ou ajourner l'exécution de certains projets de développement et, de plus, le gouvernement d'Edmonton avait réduit la production en Alberta.Par ailleurs, plusieurs pays européens avaient manifesté leur mécontentement, estimant que la politique d'Ottawa de bas prix donnait un avantage compétitif marqué à l’industrie canadienne, face à la concurrence internationale.L'accord, ne leur donnera cependant satisfaction qu'en partie, car si le prix du pétrole des nouveaux puits et des gisements des régions éloignées sera le même que le prix mondial, par contre le prix des gisements actuellement en exploitation ne pourra pas dépasser 75% du prix mondial et ce niveau ne sera atteint que graduellement.H est encore trop tôt pour évaluer de manière précise l'impact économique de l'accord mais d'ores et déjà certains de ses effets bénéfiques sont prévisibles.Plusieurs grandes compagnies pétrolières ont manifesté leur satisfaction et laissent entendre que l'augmentation des prix favorisera l'exploration de pétrole et de gaz qui avait ralenti.Le gouvernement de l'Alberta, de son côté, a décidé de ne pas réduire davantage les quotas de production et il donnera vraisemblablement le feu vert à l'exécution des projets d'exploitation des sables bitumineux qui est retardée depuis plus de deux ans.H est douteux que cela suffise à assurer l'autosuffisance pétrolière au Canada vers la fin des années 80, mais l'entente constitue un pas important dans la bonne direction.Les investissements accrus sont susceptibles, en tout cas, de stimuler l'activité de l'industrie pétrolière et de l'économie canadienne dans son ensemble.Comme leur financement fait appel en partie à l'épargne étrangère, l'afflux du capital extérieur devrait renforcer le dollar canadien.L'accord de cinq ans, aux nouveaux prix, devrait se traduire par des revenus pétroliers de $212 milliards dont 44.2% iront à l'industrie, 30.2% au gouvernement de l'Alberta et 25.5% au gouvernement du Canada.H convient de souligner que ces chiffres ne se confirmeront que dans l'hypothèse où la prévision d'un prix mondial de $77 le baril en 1986 s'avérera exacte.La marge d'erreur n'est donc pas négligeable.Quoi qu'il en soit, les montants des trois parties prenantes seront naturellement supérieurs à ceux qu'avait fixés le programme énergétique national.Grâce à des revenus pétroliers plus élevés Ottawa sera en meilleure position pour réduire son important déficit budgétaire.La place grandissante qu'occupe déjà l'Alberta et l'ouest du Canada dans l'économie canadienne va s’en trouver renforcée.D'après les prévisions du Conference Board, la croissance de l'économie en Alberta, après avoir ralenti cette année, devrait être très supérieure en 1982 à la moyenne canadienne.En 1980, le produit intérieur brut des quatre provinces de l'ouest représentait déjà 34.2% du PIB canadien; la part de l'Ontario était de 36.9%, celle du Québec 23.1% et celle des provinces atlantiques 5.8%.f t i Henry Mhun OCTOBRE 1981 5 Lettre de France J Par B.Brasseur Vice-Président Exécutif B N P.Canada t L’agro-alimentaire: un atout à l’exportation vT av En 1980.le commerce extérieur français de produits agricoles et alimentaires a dégagé un excédent de 16 milliards de francs, plus de deux fois et demie supérieur à celui de 1979 (FRF + 6,7 milliards).L’agro-alimentaire aura ainsi permis de financer 12% environ de la facture énergétique qui a dépassé les 130 milliards de francs en 1980.l'excédent devrait dépasser les 20 milliards en 1981.première fois en 1980 un léger excédent ( +0,6 milliard de francs contre -8,1 milliards de francs en 1979) qui pourrait être beaucoup plus important en 1981, puisque le solde positif du 1er trimestre atteint déjà FRF 2.5 milliards.En fait, les pays tiers tendent de plus en plus à suppléer à la stagnation, voire à la régression de la demande communautaire.Ainsi en 1980.ils ont assuré l'essentiel de la demande additionnelle pour certains produits, comme les céréales ( + 102% en valeur), la viande bovine ( + 226%), le sucre ( + 162%).le beurre ( + 47%), tandis que les ventes destinées à la C E E.pour les mêmes produits régressaient (sucre -7.7%; céréales - 1.1%).Or les perspectives de développement des marchés tiers sont favorables.La F.A.O.prévoit en effet une croissance soutenue de la demande mondiale de grands produits de base, dans les prochaines années.Des produits pour lesquels l'agriculture française est souvent excédentaire et qui représentent une part considérable de ses exportations.Comme en 1974, les grands produits de base faisant l'objet d'échanges mondiaux importants, ont joué en 1980 un rôle essentiel dans l'augmentation de l'excédent agro-alimentaire.Les céréales.le sucre et les produits de la minoterie (essentiellement malt et farines) ont ainsi dégagé, ensemble, un excédent de 23 milliards de francs, soit une progression de 7 milliards par rapport à 1979.Cette amélioration est responsable pour les Va de l’augmentation totale de l'excédent agroalimentaire.La question qui se pose désormais est de savoir si l'amélioration régulière que l'on observe depuis 1978 peut se poursuivre à moyen terme ou si, à l'inverse, un retournement de tendance, comme en 1975.ne risque pas de remettre en cause l'acquis des dernières années.Il est difficile de répondre à cette interrogation car la prévision dans le domaine agricole est particulièrement aléatoire.En fait, l’évolution des échanges agroalimentaires durant la dernière décennie a été assez contrastée.L'évolution favorable de 1970 à 1974 s'explique à la fois par la croissance soutenue des exportations qui ont bénéficié d’un fort accroissement de la production et de l’ouverture du marché européen, et par la stabilité des cours des produits tropicaux.Ainsi, sur la période, les ventes à l'étranger ont pu être multipliées en valeur par près de 2,5 contre 1,8 seulement pour les achats.L'année 1974 devait être exceptionnelle par suite de récoltes importantes et de cours élevés de produits de base exportés.-— La brutale détérioration des échanges de 1975 à 1977 est imputable à une forte augmentation du cours de certaines matières premières importées (café en 1976 et 1977, cacao en 1977) et aux mauvaises conditions climatiques qui ont pesé sur les récoltes et donc sur le niveau des exportations.De plus, la réapparition des montants compensatoires monétaires (M.C.M.), à la fin de 1976, a entravé les exportations.— À partir de 1978.l’évolution des échanges redevient très favorable, grâce à une forte reprise des exportations et à une quasistabilisation des importations en termes réels.L’année dernière, les exportations agroalimentaires ont ainsi progressé en valeur de 21,5% pour s'établir à 77.7 milliards de francs.En revanche, les importations n'ont augmenté que de 7,8% pour atteindre FRF 61,7 milliards.Les résultats du début 1981 confortent la tendance amorcée en 1978.Pour les quatre premiers mois, l’excédent atteint FRF 9,8 milliards, contre 4,8 milliards pour la même période de l'année précédente, c'est-à-dire qu'il a plus que doublé en glissement annuel.Toutefois, il faut savoir que les résultats du commerce agroalimentaire sont souvent meilleurs au 1er semestre qu'au second, en raison principalement de la politique céréalière de la C E E.et de l'importance des céréales dans nos exportations (plus de 20%).Les spécialistes estiment néanmoins que En effet, le fait marquant de l'époque actuelle est la redéfinition aussi bien de la politique américaine que de la politique agricole communautaire.Dans ce contexte incertain, la France semble toutefois bénéficier d’atouts très favorables liés notamment à certaines tendances récentes.La France exporte traditionnellement ses produits agro-alimentaires vers la Communauté.Ses exportations représentent 22% du total des exportations intra-communautaires, ce qui la place en deuxième position après les Pays-Bas (25%) et avant la R F A.(13% environ).Les échanges avec cette zone ont dégagé en 1979.et 1980, un important excédent, de l'ordre de 15 milliards de francs.Toutefois, surtout durant la dernière décennie, la position relative de la France dans la C E E s’est détériorée.Ainsi de 1970 à 1980, les importations en provenance de la Communauté ont été multipliées par 5 en francs courants, alors que les exportations vers cette zone ne l’étaient que par 4.Un fort développement des exportations vers la C E E.dans les années à venir semble peu probable.En effet, la politique de prix mise en place par la Communauté a eu pour principale conséquence l’abandon de la spécialisation intracommunautaire en fonction des capacités naturelles et des conditions de compétitivité.Ce qui a induit un fort accroissement du degré d'autosuffisance pour chacun des Etats membres.La conséquence logique de ce qui précède est que les marchés des pays tiers ont désormais une importance de plus en plus grande.Depuis 1978.les exportations agroalimentaires de la France destinées aux pays tiers progressent à un rythme soutenu.La part de ces pays dans les exportations est ainsi passée de 33% en 1977 à 42.4% en 1980, et 47,1 % au premier trimestre 1981.Une telle évolution a permis aux échanges avec cette zone de dégager pour la D'autres secteurs ont continué à apporter une contribution positive en particulier les vins et spiritueux, les produits laitiers et les bovins vivants.Mais pour l'essentiel, le résultat final des échanges extérieurs dépend du développement des exportations des produits de base précédemment cités, qui ont représenté en 1980 plus de 33% des exportations agro-alimentaires.Une demande mondiale forte qui garantirait des cours élevés devrait permettre la poursuite de l'expansion agro-alimentaire au cours des années 1980.Mais il ne faut pas oublier que la grande concentration des exportations sur quelques produits agricoles bruts ou de Icrc transformation accroît la vulnérabilité de nos échanges.C'est la raison pour laquelle le développement d'une industrie performante de produits agroalimentaires transformés reste nécessaire.88! m a " & 6 ACTION CANADA FRANCE Letter from France i The Agro-Industrial Sector: An Asset for French Exports In fact, third countries are increasingly replacing the stagnating or even declining demand from the Community itself.In 1980.they were responsible for most of the additional demand for certain products, such as cereals (102 percent rise in value terms), bovine meat {226 per cent rise), sugar (162 percent), and butter(47 per cent): sales to the EEC of these same products declined (sugar by 7.7 percent, cereals by 1.1 per cent).And development prospects on third markets are favourable.The F AO predicts a sustained growth in world demand for the main basic products over the next few years.French agriculture is in many cases in surplus on these products, and they account for a considerable proportion of the country's exports.As in 1974.the main basic products which are traded in large quantities worldwide played a very important role in 1980 in the increase of the agro-alimentary surplus.Cereals, sugar and flour-milling products (mainly malt and flour) showed an overall surplus of F 23 billion, a 7 billion rise over 1979.This improvement was responsible for three quarters of the total increase in the agro-alimentary surplus.Other sectors continued to make a positive contribution, in particular wines and spirits, dairy products and live cattle.But overall, the final result of foreign trade depends on the expansion of exports of the basic products mentioned above, which accounted in 1980 for over 33 per cent of agro-alimentary exports.A strong world demand, guaranteeing high prices, should enable the agro-alimentary sector to continue to expand in the 80’s: but it should be remembered that concentrating exports on a few unprocessed agricultural products increases the vulnerability of France’s trade.For this reason, the development of an efficient industry in the sector of processed agro-alimentary products is still necessary.The question now is whether the steady improvement recordered since 1978 can continue in the medium term, or whether a reversal of trend similar to that of 1975 will not occur to threaten the results of the last few years.Agriculture being a particularly unpredictable sector, it is difficult to answer this question.For the outstanding element at present is the redefinition not only of American policy but also of the EEC’s agricultural policy.In this context of uncertainty, France nevertheless appears to have a number of definite advantages, in particular as a result of recent trends.In 1980, France's foreign trade in agricultural and food products showed a surplus of F 16 billion, over two and a half times that of 1979 (F 6,7 billion).This sector, therefore, financed approximately 12 per cent of the energy bill, which was over F 130 billion in 1980.In fact, the evolution of agro-alimentary trade over the last decade has been uneven.— The favourable trend between 1970 and 1974 can be explained both by the steady rise in exports — thanks to the considerable increase in production and the increasingly open nature of the European market — and also by the stability of tropical product prices.Thus over the period, sales abroad were multiplied by nearly 2.5 in value terms, compared with 1.8 for purchases.1974 was an exceptional year because of very good harvests and high prices on exported basic products.France has always exported agro-alimentary products to the EEC.French exports are equivalent to 22 per cent of total exports within the Community, placing France in second place after the Netherlands (25 per cent) and before Federal Germany (approximately 13 per cent).Trade with this zone showed a large surplus in 1979 and 1980, of around F 15 billion.Nevertheless, and especially over the last decade, France’s relative position in the EEC has declined.Thus between 1970 and 1980 imports from the Community were multiplied by 5 in real terms, whereas exports to the EEC were multiplied by 4.It seems unlikely that there will be a sharp increase in exports to the EEC in the next few years.The main result of the price policy introduced by the Community has been the abandonment of the inter-community specialisation based on natural capabilities and competitive conditions.This led to a sharp increase in the level of self-sufficiency of each member state, and as a result third markets are now of increasing importance.—- The sudden decline in trade between 1975 and 1977 was due to the sharp rise in the prices of certain imported raw materials (coffee in 1976 and 1977.cocoa in 1977) and to the bad weather conditions which affected harvests and thus the level of exports.In addition, the re-introduction of Monetary Compensatory Amounts (MCA) at the end of 1976 reduced exports.— From 1978 onwards, trade again began to show a favourable evolution, thanks to the strong recovery of exports and the levelling off of imports in real terms.Last year, agro-alimentary exports rose in value terms by 21.5 per cent to F 77.7 billion.In contrast, imports rose by only 7.8 per cent, to F 61.7 billion.The results of early 1981 confirm the tendency recorded since 1978.For the first four months, the surplus was F 9.8 billion, compared with 4,8 billion over the same period of the previous year, i.e.more than double in year-on-year terms.It must however be remembered that the results of agro-alimentary trade are usually better in the first half than in the second, mainly because of the EEC cereal policy and the large proportion of cereals in French exports (over 20 per cent).The experts nevertheless predict a surplus of over F 20 billion in 1981.Since 1978.France's agro-alimentary exports to third countries have been increasing steadily.The share of these countries in exports was 33 percent in 1977.42.4 percent in 1980and 47.1 per cent in the first quarter of 1981.This evolution enabled trade with third countries to show a slight surplus in 1980, for the first time (F 0.6 billion compared with a deficit of F 8.1 billion in 1979).This could be much larger in 1981, because the surplus for the first quarter was already F 2.5 billion.OCTOBRE 1981 7 s, &" - BfWPWg- *rr.X** '-4 Sï"2 il.¦ Es::â» - il j ^-*A J kl l r n fr- iz r i: ::::: 5 :5£E: ¦H! Montréal ça vit ça bouge =, -iïïïiiiiii Hi -ii ^9 r-i iü I It 1 5S5 535 i .55S 555 Sggl SS» ¦to • - 9 I I ill I' i 111 Il : J "S* - IBS.riz .'¦ i
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