Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1985, Novembre - décembre
% % % *b> I PER C—4 ! § If il I ¦ *b‘d ‘ TVHHINOH = sfuaa-^uT^s 3n* oon BonbTpoTajd sop uo-pqdoony qodo(i np nuoany‘33tl?nb np ax®uoT3®N anb^qqoxxqxa 9%E XZH IT 4 L oa a « Revue sur les rapports commerciaux industriels et financiers entre la Franck! Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada anada.N° 99 Nov./déc.1985 2,00 $ Canada France y V ; i i i-'.fr ; i # > ¦ i .I.ICC i u peu •e *¦ Cm# r;i ! i: ; i K Air Canada et moi: des projets d’affaires en plein essor.De Montréal, l’Europe entière à portée de la main, tous les jours.6 villes en direct.Des Prêt-à-partir avec des correspondances rapides vers tous les grands centres économiques et culturels.Détente et distinction à bord.Le service Intercontinental, classe Affaires ! Parmi les meilleurs du monde pour le confort et la gastronomie. Air Canada.Mon partenaire en Europe.Avec plus loin, Bombay et Singapour.Et bientôt d’autres carrefours internationaux.Al R CANADA LA BANQUE INDOSUEZ A MONTREAL.TOUT UN MONDE D’OPPORTUNITES.La Banque Indosuez est présente au Canada, à Montréal et aux Etats-Unis, à New York, Chicago, Los Angeles, Houston et Atlanta.Ses implantations en Amérique du Nord s'intégrent dans un réseau international qui couvre 65 pays.Banque française internationale, banque à taille humaine, partenaire des entreprises pour le développement et le financement de leurs échanges, la Banque Indosuez vous ouvre tout un monde d'opportunités.ai BANQUE INDOSUEZ Bureau de représentation Montréal : 1001 Boulevard de Maisonneuve Ouest - Suite 600 Montréal - Tél.849.94.71 - Télex 05562182 Indosuez MTL.Délégué Général pour le Canada JEAN-CLAUDE HERMANN CLAUDETTE MARULLO BARBAUD (Québec) ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 8 BONAVENTURE HILTON INTERNATIONAL dividendes, revenus du capital et opérations gouvernementales au premier semestre de cette année; -6 milliards de FRF au premier semestre 1984).D'ici la fin de l'année, le poids de la dette extérieure influencera encore nos résultats.Les estimations disponibles en juin (avant le remboursement du mois d'août de 400 millions de dollars et la nouvelle décrue du dollar) faisaient état d’un service total de la dette de 85 milliards de FRF pour 1985; c’est-à-dire remboursement des intérêts et du capital confonndu.Si nous retenons l’hypothèse que la charge d’intérêt en représente quelque 60 %, notre pays devrait verser cette année une cinquantaine de milliards au titre des seuls intérêts.Il n’est, pourtant, pas exagéré d'attendre en année pleine un excédent global des services de quelque 30 milliards de FRF, l'apport du tourisme et des activités de hautes technologies restant très important (à peu près 60 milliards FF).Ajouté à l'amélioration probable de nos échanges de marchandises (effet dollar + effet pétrole), nous pouvons anticiper un équilibre des paiements courants.Au total, la rupture du cercle vicieux de l’endettement est bien la clef d'une nouvelle croissance de l’excédent des services.L’allègement attendu du service des intérêts de la dette permettrait alors de bénéficier pleinement des performances à l’exportation du secteur tertiaire.-L'hôtel de villégiature au-dessus de la Place Bonaventure- Un hôte! sur mesures, pour vos besoins, à peu de distance des sièges sociaux au centre-ville.Service rapide.Vous aimerez nos Départs Express.Nombreuses petites attentions pour faciliter vos sessions de travail et les rendre plus agréables.Los clients aussi aimeront notre cuisine, nos spectacles et notre service de 24 heures aux chambres.Pour la forme, nous avons une piscine extérieure chauffée toute l'année et un club de conditionnement physique bien aménagé.Pour réserver, communiquez avec votre agent de voyages, le service de réservations Hilton, tout hôtel Hilton International, ou appelez-nous à (514) S7S-2332.e N *;# ?% X Vu '* * X r : / Y V- OU TOUT LE MONDE EST CHEZ SOI Feldman.Calleux & Associés i I RENAULT ALLIANCE LA QUALITE OU LE PRIX?SAMS FRAIS Pourquoi hésiter entre une voiture de qualité et une voiture à bon prix?or&rno riv/iicj ^Alliance ne fait pas de concession.La Renault Alliance, une voiture robuste ADDITIONNELS conçue et construite selon des normes sévères de contrôle de la qualité.Pas étonnant, qu'à son arrivée sur le marché en 1983, elle fut couronnée voiture de l'année! 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ce sujet ainsi qu’un dossier élaboré avec la collaboration de la DATAR sur les différentes formes d'aides à l'implantation en France.Ce dossier se clôturera par une analyse régionale des possibilités d'implantations avec deux exemples significatifs; la région Poitou Charente en FRANCE et la région de Granby au CANADA.T ¦ INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS UNE PRIORITÉ FRANCO CANADIENNE r ¦ Cocktail décontracté: (de gauche à droite) M.Lette, avocat chez Lette & Associés, M.Liefooghes de la BNP, M.Lemaire de Cascade Inc., M.Parent, ministre, M.Vignal du Consul général de France à Québec.Rappelons que le 15 octobre dernier s’est tenue à Paris un séminaire organisé par la C.C.I.P.(la chambre de commerce et d’industrie de Paris), la chambre de commerce France-Canada et l’Ambassade du CANADA à Paris.Ce séminaire avait pour thème: « LES STRATÉGIES DE COOPÉRATION INDUSTRIELLE FRANCO-CANADIENNE ».Présidés par M.Philippe CLÉMENT, Président de la C.C.I.P., de son Excellence l’Ambassadeur du CANADA ainsi que de l’Honorable André Bissonnette, Ministre d’état aux petites entreprises, cette réunion a mis l’accent sur les opportunités et les possibilités d’investissements français au Canada.Citons parmi les personnes ressources, la présence de messieurs Bardet, conseiller commercial de France à Toronto, Waller, conseiller commercial adjoint à Montréal et pour la C.C.I.F.C., M.Gouyou Beauchamps, premier vice-président, M.Langevin, trésorier, M.Clément, directeur général.La matinée a donné lieu à plusieurs exposés sur la demande canadienne, la présence française au Canada, les stratégies de coopération Industrielle.Le déjeuner a été présenté par M.Bissonnette.L’après-midi a été réservé à l’organisation de tables sectorielles sur les matériaux composites, l'informatique et les logiciels, les biotechnologies.Paris a donc vécu pendant un jour à l'heure canadienne.— Maître LETTE a évoqué le droit des sociétés (SA, SARL, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée récemment créée en France, avec une précision générale sur la convention entre actionnaires, illégale en France mais très pratiquée au Canada), l’esprit du contrôle des changes, le droit européen.Maître LETTE a en particulier insisté sur l’avantage du régime de la simple déclaration pour les investissements inférieurs à 10 MF et sur les facilités accordées pour l'obtention de la carte de commerçant (gérant SARL, SA unipersonnelle, Président d’une SA).- M.ROMAIN a tout particulièrement insisté sur les très grandes différences entre le système de financement et les usages bancaires entre France et Canada, d’où la nécessité de recourir aux conseils du banquier.M.ROMAIN a évoqué les avantages (subventions, prêts, avantages fiscaux) disponibles dans les régions défavorisées et a relevé que les cas fournis par la DATAR illustrent bien le niveau élevé des aides: capitalisation des fonds propres de l’ordre d^un quart, subventions autour de 10 %, prêts CT jusqu’à 50% et prêts LT jusqu’à 60 %.La période des questions a permis de conclure sur l’idée que la tendance est à la prise de participation et à la création de joint ventures, parce que de nombreuses entreprises familiales sont en quête de relève et que d’autres ont des problèmes d’adaptation et de sureffectifs.Ce thème a ensuite été largement illustré par l’exposé de M.LEMAIRE, dont la société CASCADES a brillamment redressé la situation de la papeterie de La Rochette CENPA.Dans une intervention remarquable, il a fait passer un message constructif à un auditoire de 270 industriels d’autant plus réceptif que son discours imagé mettait largement en avant le rôle décisif de la qualité du management québécois, sans pour autant diminuer les mérites de l’entreprise française, dont il a souligné la technologie et la compétence des cadres et des ouvriers.M.LEMAIRE a évoqué les pièges du langage, notant que le québécois et le « français de France » prêtent souvent à confusion, les difficultés qu’il a eues à mettre en oeuvre une gestion collective et participative, mais aussi les grandes facilités obtenues pour les formalités administratives (sa carte de commerçant lui a été octroyée très vite) et pour le financement (aux 25 MF de CASCADES, se sont ajoutés des montants équivalents du CIRIT, du Crédit National et des Banques); concernant les syndicats, il s’est plu à relever que la comparaison avec le Québec est largement en faveur de la France.Au plan économique, il a noté que le potentiel forestier français est excellent et devrait lui permettre de disposer de matières premières expéditives par rapport aux producteurs Scandinaves.Dans sa conclusion, M.LEMAIRE a été extrêmement enthousiaste et a déclaré son intention de développer son implantation en France, notamment par le rachat d'autres entreprises.ï l I V I 1 Atmosphère détendue pendant la conférence: (de gauche à droite) M.Vignal du Consul général de France à Québec, M.Parent, ministre, M.Lemaire, M.Triebel, directeur de Datar Amérique du Nord, M.Blouin du M.C.E.Pour faire suite à cette manifestation, la chambre de commerce française au Canada, le consultât général de France à Québec et la DATAR (Délégation à l’aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) ont organisé le 14 novembre dernier un séminaire sur les investissements québécois en France.Ce séminaire a vu les interventions de M.Alain Plaud attaché à la coopération industrielle et technique au Consulat général de France à Qué- ?ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 11 a I INVESTISSEMENTS ¦ CROISSANCE SPECTACULAIRE DE L’INVESTISSEMENT CANADIEN EN FRANCE profit cette implantation pour exploiter un marché très intéressant.« Le potentiel du marché français est excellent», déclare Laurent Lemaire, premier vice-président de Cascades.« La France doit importer 50 % de ce qu'elle utilise.L’Italie représente également un potentiel intéressant».La nouvelle société Cascades-La Rochette S.A.prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 35 millions de dollars canadiens pour les huit derniers mois de 1985, et d’atteindre les 60 millions de dollars canadiens en 1986.D'après les statistiques de la Banque de France, les flux d’investissements canadiens en France ont plus que décuplé au cours des dernières années, passant de 11 millions de francs en 1982 (2 millions de dollars canadiens) à 149millions de francs en 1983 (24millions de dollars canadiens) et ¦ i co Al/AMTflfîFQ n’HM IMUFQTIQQFMFMT 156 millions de francs en 1984 (23 millions de dollars canadiens).Les pre- HVHINIMUCû U UN MM VLù II Où CIVIC IN I mières indications sur l’année 1985 semblent confirmer cette tendance, avec quelques opérations québécoises majeures, faites par des sociétés telles que Cascades, Zanimob, Warrington ou Outils Coupants International.C'est pour répondre à l'intérêt croissant des industriels québécois pour la France que ce numéro spécial a été conçu.EN FRANCE L'internationalisation croissante de l’économie mondiale, l’arrivée de nouveaux concurrents étrangers sur leurs propres marchés, les risques importants que fait peser sur les exportations la fluctuation des monnaies, conduisent les firmes à rechercher des implantations industrielles à l’étranger de façon à ne pas se laisser surprendre par la concurrence et à répartir les risques commerciaux et monétaires.Dans ces conditions, la Communauté Économique Européenne étant le plus important marché au monde, il est tout naturel que les firmes québécoises y recherchent une meilleure implantation.La France constitue à cet égard la porte d’entrée naturelle pour l’investissement québécois.Outre la traditionnelle qualité de vie que l’on y trouve, la France offre à l’investisseur québécois un certain nombre d’avantages qui sont présentés de manière non-exhaustive ci-après: 1) La France représente un marché homogène de 55 millions de consommateurs, soit l’un des quatre plus importants marchés d’Europe occidentale avec la Grande-Bretagne, l’Allemagne de l'Ouest et l’Italie.C’est un marché que l’on ne peut donc ignorer dans la Communauté Européenne.2) La France détient une position géographique centrale privilégiée au sein de l’Europe, étant au carrefour des voies de communication entre les divers pays européens.Ceci a pour effet de réduire les coûts de transport aussi bien des marchandises que des personnes.3) La création du Marché.Commun et l'adhésion récente de l’Espagne et du Portugal renforcent la position centrale de la France au sein d’un marché libre de droits de douane de 323 millions de consommateurs 4) Les liens historiques et culturels qui unissent depuis plus de deux siècles le Québec et la France privilégient celle-ci comme porte d’entrée des investisseurs québécois en Europe.La communauté de langue est un atout décisif pour les relations d’affaires.5) Contrairement aux idées parfois répandues outre-Atlantique, la France est un pays qui est bien placé dans la concert des nations européennes en matière de climat social.Les statistiques du Bureau International du Travail de l’ONU à Genève indiquent qu’en moyenne, sur la période 1980-84, la France, avec 0,097 jours perdus par travailleur pour fait de grève, se trouve être dans le peloton de tête du Marché Commun.6) Une bonne productivité du travail liée à un coût horaire de main-d’oeu-vre raisonnable mettent la France à l’un des tout premiers rangs européens en matière de coût unitaire de production, ainsi que le montrent les statistiques recueillies par la banque allemande Dresdner.7) La France offre également une main-d’oeuvre qualifiée et connue pour son sens de la créativité Ainsi que le rapporte la revue Business International, la société japonaise Sony a fondé sa décision de construire une seconde usine en France pour construire des bandes vidéo, sur la base de l’expérience favorable de leur première unité de Bayonne.« La qualité du travail était excellente, » a déclaré le Président de Sony Akio Morita, « et les compétences des ingénieurs et contremaîtres bien meilleures que ce que nous espérions.» ¦ La DATAR La DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) est une administration de mission créée en 1963 par le Premier Ministre de l’époque, M.Georges Pompidou.Elle se compose d’une soixantaine de cadres placés sous l’autorité d’un Délégué, lui-même rattaché directement au Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire.La DATAR a pour objectif de veiller au développement économique équilibré des diverses régions françaises.Elle assure, pour le compte de l’Administration française, la mission d’accueil des investissements étrangers.Pour ce faire, elle dispose de bureaux de liaison dans huit pays.Aux États-Unis et au Canada, la DATAR est également connue sous le nom de «FRENCH INDUSTRIEL DEVELOPMENT AGENCY ».Quatre services sont offerts aux entreprises par nos bureaux nord-américains: information détiallée sur les conditions dans lesquelles les entreprises fonctionnent en France (salaires, coûts de l’énergie, productivité, taxation, réglementations diverses, etc.); conseils en matière de financement et notamment pour l’obtention des diverses primes à l’investissement en France; études de localisation de nouveux investissements et enfin recherche de partenaires industriels français.Tous ces services sont gratuits.¦ CASCADES: REPRISE DE LA PLUS GRANDE CARTONNERIE DE FRANCE Depuis le 1er mai 1985, la société québécoise Cascades de Kingsey Falls est propriétaire à 100 % d’une cartonnerie française à La Rochette, en Savoie.Revendue par le groupe La Rochette-Cenpa en avril 1984 pour manque de rentabilité, l’ancienne société avait accumulé des dettes jusqu’à un montant de 8,5 millions de dollars canadiens et était au bord de la fermeture.Contactée en janvier 1985, il aura fallu moins de quatre mois à Cascades pour mener à bien la reprise.Le courant est bien passé entre les trois frères Lemaire, dirigeants de Cascades, l’administrateur judiciaire, les pouvoirs publics et le personnel.Celui-ci avait d’ailleurs réservé un excellent accueil à Bernard Lemaire, le président de la société, qui a indiqué que l’adhésion des 402 employés était « un atout supplémentaire pour compétitionner à la méthode gagnante, comme chez nous» Le montage financier, totalisant 14,2 millions de dollars canadiens, a été constitué d’une mise de fonds de 3,5 millions de dollars canadiens de la nouvelle société Cascades-La Rochette SA, et de 10,5 millions de dollars canadiens apportés par les pouvoirs publics et un syndicat bancaire.Le groupe Cascades, qui a maintenant un pied en Europe, va mettre à ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 12 8) En termes de revenu par tête la France est en 1984 au 3e rang de la Communauté Européenne derrière le Danemark et la RFA, fournissant ainsi un marché solvable à haut pouvoir d’achat aux industriels québécois.9) La très bonne qualité des infrastructures routières, ferroviaires et aériennes est un des éléments majeurs d’attraction des firmes étrangères en France.Un des volets spectaculaires de l’amélioration permanente des infrastructures est la mise en service en 1982 du Train à Grande Vitesse entre Paris et le sud-est de la France.Le succès de l’opération a conduit au lancement des travaux du TGV Atlantique qui reliera, à partir de 1990, Paris et le sud-ouest.Imposition des bénéfices Le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 50 %.Cependant, le projet de loi de Finances pour 1986 propose de réduire à 45 % le taux pour les bénéfices réinvestis dans l’entreprise.Ce nouveau dispositif s'appliquera à partir du 1er janvier 1986.Crédit d’impôt recherche Toute compagnie française soumise à l’impôt sur les sociétés peut récupérer en crédit d’impôt un montant égal à 25 % (taux de 50 % prévu par la loi de Finances pour 1986) de l’accroissement en volume des dépenses de recherche d’une année sur l’autre.Ces dépenses comprennent les salaires et charges sociales des chercheurs, l'achat de matériel de laboratoire ainsi que les dépenses de fonctionnement prises forfaitairement égales à 55 % des dépenses de personnel.Exemption de taxe professionnelle La taxe professionnelle est une taxe locale basée à la fois sur les actifs et sur les salaires.Le taux est voté annuellement par les communes.La législation française autorise les municipalités à exempter totalement ou partiellement pour une période de cinq ans les sociétés nouvelles ainsi que les reprises de sociétés en difficulté.Subvention à la formation Les entreprises qui embauchent des jeunes de moins de 26 ans peuvent bénéficier de subventions soit à la formation initiale, soit à l’adaptation de la qualification existante sous les conditions suivantes: — dans le cas d’une formation initiale, l’entreprise signe un contrat de travail d’une durée déterminée comprise entre 6 mois et 2 ans en assurant une formation pendant au moins le quart du temps de travail.La subvention est alors de 25 FF par heure de formation et par personne pour les heures situées en dessous du quart du temps de travail.Elle est de 40 FF en dessus: — dans le cas d’une formation d’adaptation, l’entreprise signe un contrat de travail à durée déterminée d’au moins un an ou un contrat à durée indéterminée en incluant au moins 200 heures de formation.La subvention est alors de 46 FF par heure de formation et par personne.f ¦ AIDES FINANCIÈRES ET FISCALES A L’INVESTISSEMENT INDUSTRIEL ET À LA CRÉATION DE CENTRES DE RECHERCHE EN FRANCE Primes à l’améangement du territoire (PAT) Lors de la création d’une unité de production nouvelle, le gouvernement français offre, aux travers de la DATAR, une prime qui peut atteindre 25 % du montant de l’investissement (terrain, construction, machines achetées pendant les trois premières années), en fonction de la localisation choisie.Cette subvention est versée pour son premiers tiers, lors du démarrage des opérations, puis acquittée au fur et à mesure de l’avancement du programme d’investissement.En ce qui concerne la création de centres de recherche, la DATAR propose sur l’ensemble du territoire français, hormis le Bassin Parisien et la région Lyonnaise, une prime variant de 35 000 à 50 000 FF par emploi créé sur une période de trois ans.Cette prime est cependant limitée au double de l'apport en fonds propres.Prêt à taux préférentiels Le Crédit National, le CEPME et les sociétés de développement regional: Sur l’ensemble du territoire français, le Crédit National, le Crédit d'Equipement des Petites et Moyennes Entreprises (CEPME) et les Sociétés de Déve- loppement Régional offrent pour les créations d’unités nouvelles ou les — ¦ • nnrnénmoro extensions d’opérations existantes des prêts à 9,25 % sur des périodes allant H LES SOCIETES QUEBECOISES IMPLANTÉES EN FRANCE de 7 à 12 ans.Les sociétés de reconversion: Un certain nombre de grosses sociétés industrielles françaises ayant des problèmes de sureffectifs, ont constitué des filiales dont l’objet est de financer dans des conditions très favorables (prêt d’un montant de 30 000 à 50 000 FF poui 10-15 ans à taux réduit pouvant atteindre 5-7 % avec un remboursement différé de 2 à 3 ans), toute création d’emplois dans des périmètres proches de leurs zones de sureffectifs.Amortissement Amortissement du bâtiment: Dans un certain nombre de communes françaises, la législation fiscale autorise l’investisseur à amortir 25 % de la valeur de son bâtiment dès la première année, Si la finalité de l’immeuble est de servir de centre de recherche ou de développement de nouveaux produits, l’investisseur est autorisé à amortir 50 % de la valeur du bâtiment, quelle que soit la localisation en France.Amortissement du matériel: Tout matériel de production ou d'informatisation peut faire l’objet d’un amortissement dégressif.C’est ainsi qu’un matériel dont la durée de vie est de 4 ans pourra être amorti fiscalement de 37,5 % de sa valeur dès la première année.Alcan Aluminium, Montréal, en raison du nombre de ses filiales, est la première société québécoise présente en France.Le chiffre d’affaires qui y est réalisé dépasse 1,1 milliard de francs, pour environ 1900 employés.Alcan détient directement 100 % d’Aluminium Alcan de France et de Technal, alors que Metodecor, Extralco, Cargo Van et l’Anodisation sont possédées totalement ou partiellement par Aluminium Alcan de France.Bastien et Frères, Saint-Émile de Québec, a repris en 1983 une société située près de Grenoble, dans le département de l’Isère, fabriquant des bottes fourrées et des chaussures de randonnée.La filiale française, qui s’appelle l’Érable, emploie une quarantaine de personnes.Cascades, Kingsley Falls, a acquis en mai 1985 la société Cartonneries Maurice Frank.La société, qui a pris le nom de Cascades-La Rochette, emploie plus de 400 personnes dans la fabrication de papier et de carton pour boîtes.Se reporter à notre article pour plus d’informations.Cercast, Montréal, possède depuis 1977 la société Cirai situé à Evron, dans le département de la Mayenne.Cirai réalise des pièces coulées en alliage d’aluminium, destinées essentiellement à l’industrie aéronautique.Dominion Textile, Montréal, a regroupé dans le courant de l’année 1984 ses quartiers généraux européens au sein de sa filiale Société d’EnductionK f f ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 13 a I INVESTISSEMENTS ¦ IMPLANTATIONS INDUSTRIELLES CANADIENNES EN FRANCE CANADIAN PLANTS IN FRANCE GRANDE BRETAGNE GREAT BRITAIN • McCain^ foods BELGIQUE ( BELGIUM LUXEMBOURG ALLEMAGNE GERMANY •ALCAN • MASSEY FERGUSON • SEAGRAM •SEAGRAM BATA • • OSBORN BATA» POLYSAR • MOORE•( • OUTILS COUPANTS «SEAGRAM '•DIVERSEY WYANDOTTE • CERCAST •ALCAN • TRICON DOMINION TEXTILE* DAFOE & DAFOE • •ALCAN iVELAN • TRIDON •MOORE EMCO WHEATON • •MOORE • EMCO • MOORE SUISSE SWITZERLAND • MOORE • ZANIMOB CASCADES* DIVERSEY WYANDOTTE ••WARRINGTON • ZANIMOB • BASTIEN • HIRAM WALKER •SEAGRAM '• BATA • WARRINGTON ITALIE ITALY • SUPERSEAL 11 • POLYSAR • COMPTEC • POLYSAR • ALCAN ALCAN* «ALCAN •ALCAN •ALCAN r • ALCAN I ESPAGNE SPAIN I I I ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 14 ¦ LES PRINCIPALES FILIALES FRANÇAISES DES SOCIÉTÉS CANADIENNES MAJOR FRENCH SUBSIDIARIES OF CANADIAN CORPORATIONS Province Province Filiale française French subsidiary Employés Employees Chiffre d’affaires Sales range Maison-mère Parent company BATA INDUSTRIES 6 000 ON BATA Au-dessus de / Over MASSEY FERGUSON POLYSAR ON MASSEY FERGUSON POLYSAR FRANCE 2 000 ON 720 1 000 000 000 FF MOORE PARAGON MUMM COURVOISIER ?TWIN TECHNAL MOORE SEAGRAM HIRAM WALKER AMCA INTERNATIONAL ALCAN ALUMINIUM ON 2 063 PQ 369 Entre / Between 1 000 000 000 FF et / and 500 millions FF ON 541 ON 250 PQ 563 ALCAN ALUMINIUM POLYSAR CASCADES MOLSON COMPANIES McCAIN FOODS DOMINION TEXTILE ZANIMOB ALCAN ALUMINIUM SEAGRAM SEAGRAM PQ ALUMINIUM ALCAN DE FRANCE MONOPLAST CASCADES-LA ROCHETTE DIVERSEY FRANCE McCAIN FRANCE SENFA GERBE METODECOR PERRIER JOLIET HEIDSIECK MONOPOLE 860 ON 930 Entre / Between PQ 402 ON 586 500 millions FF NB 260 PQ 125 et / and PQ 704 PQ 380 100 millions FF PQ 184 PQ 200 ON TRIDON SERFLEX EXTRALCO VELAN RATEAU CFAS TRAPPEUR CARGO VAN ALCAN TOYO EUROPE TRIDON ALCAN ALUMINIUM VELAN WARRINGTON ALCAN ALUMINIUM ALCAN ALUMINIUM CERCAST LAVALIN TRIDON AMCA INTERNATIONAL SUPERSEAL 260 PQ 53 PQ 125 Entre / Between PQ 100 PQ 133 100 millions FF PQ 73 PQ CIRAL 130 et / and LAFARGE COPPÉE LAVALIN ÉTABLISSEMENTS H B OSBORN VERAQUI PQ 150 ON 200 30 millions FF ON 48 PQ 120 ZANIMOB WARRINGTON DAFOE & DAFOE PQ GEMMA KERMA CYPRIS EMCO WHEATON L'ANODISATION PLASTITUBE L’ÉRABLE COMPTEC FRANCE VOLUMATIC SENOCA AUGIER FRÈRES 100 PQ 50 ON 41 Jusqu’à Up to EMCO ON 50 ALCAN ALUMINIUM POLYSAR BASTIEN ET FRÈRES COMPTEC INTERNATIONAL EMCO WHEATON OUTILS COUPANTS INTL SEAGRAM PQ 95 ON 84 PQ 51 BC 50 ON 40 30 millions FF PQ 45 PQ 19 ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 15 D INVESTISSEMENTS à Façon (SENFA), située à Sélestat en Alsace.SENFA emploie environ 125 personnes dans la fabrication de produits textiles destinés aux industries de l’habillement, de la chaussure, du cuir et de la moquette.Dominion Textile avait hérité d’une participation dans SENFA lors de l’acquisition d’une société américaine il y a une dizaine d’années.Le reste de la société française fut racheté en 1980.Lavalin, Montréal, a conclu début 1984 avec le groupe français Lafarge Coppée un accord dans le domaine de l’ingénierie et de l’assistance technique.Cet accord a abouti à la création de la société Lafarge Coppée Lavallin, détenue conjointement par Lavalin et une holding représentant à la fois Lafarge Coppée et le groupe québécois.Outils Coupants International, Montréal, a réinvesti en 1985 dans sa filiale SENOCA, acquise l’année précédente.Senoca est située à La Garenne-Colombes, en région parisienne.Elle emploie 45 personnes dans la fabrication d’outils de coupe, principalement destinés aux fabricants automobiles.Seagram, Montréal, s'est développé en France en acquérant des sociétés au nom prestigieux.Seagram possède les trois fameux producteurs de champagne que sont Mumm, Heidsieck Monopole et Perrier-Jouët, ainsi que la société Augier Frères, située à Cognac.Le groupe québécois a augmenté sa participation dans Mumm de 56% à 91 % en janvier 1985.Superseal, Saint-Hyacinthe, est propriétaire depuis 1975 de la totalité de Veraqui, située à Marmande dans le Lot-et-Garonne.Veraqui fabrique des panneaux de verre et emploie 120 personnes.Velan, Montréal, est le partenaire du groupe Alsthom-Atlantique dans la société Velan-Rateau.Située à La Baule en Loire Atlantique, Velan-Rateau emploie environ 100 personnes et fabrique des équipements destinés à l’industrie pétrolière.Warrington, Montréal, est présent en France à travers deux sociétés, CFAS Trappeur et Kerma, toutes deux spécialisées dans la fabrication d’équipement de ski.CFAS, acquise en 1981, fabrique les chaussures de ski Trappeur.Kerma produit les bâtons de ski qui portent son nom et est entrée dans le groupe Warrington à la fin de 1984.Zanimob, Montréal, a acquis en 1984 la société Gerbe qui emploie plus de 700 personnes dans la fabrication de bas et de collants.Par l’intermédiaire de Gerbe, Zanimob a repris au printemps 1985 la société Gemma située à Lyon, qui fabrique de la lingerie féminine.DATARfAmérique du Nord Pouftout renseignement complémentaire, contacter Pierre Mallevays, assistant au directeur FRENCH INDUSTRIAL DEVELOPMENT AGENCY 610 Fifth Avenue, Suite 301 New York, N.Y.10020 Tel.: 212/757-9340 Télex: 235026 (FIDA-UR) vités existantes (entreprises industrielles, activités de recherche, certaines activités tertiaires).La reprise d’établissements en difficulté est assimilée à la création d’activités.La Prime d'Aménagement du Territoire peut être cumulée avec les aides aux entreprises du secteur agro-alimentaire et la Prime Régionale à la Création d’Entreprises.— Pour les programmes de moins de 25 millions de francs H.T., l'organe décisionnel est la Préfecture de Région; - Pour les programmes de plus de 25 millions de francs H.T., l’organe déci-sional est la DATAR.Dans les cas de conversion interne avec maintien de l’effectif, la prime est calculée en référence aux emplois concernés par le programme de conversion avec les mêmes contraintes de seuil et pourcentages d’effectif que pour les extensions.FINANCEMENT DE BÂTIMENTS INDUSTRIELS Toutes les collectivités locales de la Charente-Maritime — par le biais d’un emprunt auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (actuellement 10,75 % sur 15 ans), peuvent assurer le financement à 70% du montant hors taxes des investissements immobiliers industriels.Les conditions de recevabilité sont alignées sur celles de la Prime l’Aménagement du Territoire.Les dossiers sont instruits par le Commissaire à l’Industrialisation de l’Ouest Atlantique et soumis à la Commission de CooTdination départementale.Approche régionale ¦ LES AIDES DE LA RÉGION POITOU-CHARENTES LA PRIME RÉGIONALE À L’EMPLOI Conditions d’octroi: - Création, reprise ou conversion: 1 à 19 emplois.- Extension: 1 à 9 emplois permanents correspondant à un accroissement de plus de 20 % des effectifs (si le nombre de salariés initial est inférieur à 20).- 10 emplois ou plus dès lors qu’il porte l’effectif total à 19 salariés au plus.Montant de la prime: — Agglomération de La Rochelle (La Rochelle, Périgny, Aytré, Châtelaillon, Lagord, Angoulins): 10 000 F/emploi.— Reste du département: 20 000 F/emploi.Cependant, ce montant est limité à: — Pour 1 ou 2 emplois: 50 % des investissements.— Pour 3 à 5 emplois: 40 % des investissements.— Pour 6 à 10 emplois: 30 % des investissements.— Pour 11 à 15 emplois: 20% des investissements.— Pour 16 à 19 emplois: 17% des investissements.Approche régionale ¦ L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT EN CHARENTE-MARITIME La prime accordée pour une opération ne peut dépasser le double des fonds propres, comptes courants bloqués ou apports personnels.Les offres d’emplois doivent être déposées à l’Agence Nationale pour l’Emploi.L’organe décisionnel est le Conseil régional.La prime régionale à l'Emploi est cumulable avec la Prime Régionale à la Création d’Entreprises.Elle n’est pas cumulable avec la Prime déménagement du Territoire.LES AIDES DE L’ÉTAT Les mesures d'aides instituées en faveur des entreprises s’installant en Charente-Maritime sont les suivantes: LA PRIME D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE C’est une subvention accordée par l’État et destinée à la promotion d’activités dans certaines zones du territoire national, dont la Charente-Maritime.Elle est attribuée pour la création d’activités nouvelles ou l’extension d’acti- ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 16 Extension d'activité Création d'activité Secteurs * Montant forfaitaire par emploi Limite en % d'inv.Montant forfaitaire par emploi Limite en % d'inv.Emplois Emplois Géographiques à à Activités créer créer + 10 (effectif 20 minimum) et + 20 % effectif sauf si + 50 créations Rochefort (2 cantons) Tonnay-Charente (canton) Commune d'Échillais La Rochelle (6 cantons) Marans (canton) Industrie 25 % 50 000 20 50 000 25 % 17 % 35 000 35 000 17 % 20 Reste du département 10 Agglomération de La Ro chelle (La Rochelle, Lagord, Aytré, Périgny, Angoulins, Châtelaillon) Tertiaire + 10 (effectif 1 5 minimum) et + 20 % effectif sauf si + 50 créations hautement qualifiés ou 20 50 000 50 000 35 000 35 000 10 Reste du département 35 000 35 000 10 Tout le département Recherche Pour les bâtiments destinés à être rétrocédés: — Avance des trois premières annuités de l’emprunt contracté (capital et intérêts).— Octroi de subventions en annuités tendant à atténuer la charge d’intérêts de l’emprunt.Pour la construction de bâtiments (usines-relais et bureaux-relais): — Octroi de subventions en capital permettant d’abaisser le montant du loyer (30 % du montant et plafonnées à 700 000 F pour les usines-relais et 1 000 000 de F pour les bureaux-relais).N.B.: Le cumul de cette subvention est possible avec celle de l’Établissement Public Régional.LA PRIME RÉGIONALE À LA CRÉATION D’ENTREPRISES Conditions d’octroi: - Entreprises inscrites au registre du commerce ou des métiers depuis moins d’un an au moment de la demande.- Programme de création ou de maintien de 1 à 30 emplois sur une période de trois ans.Montant de la prime: - Aide attribuée à la hauteur de l'apport en capitaux propres avec un minimum de 40 000 F dans la limite de 150 000 F et/ou de 25 % des investissements.- La Prime Régionale à la Création d'Entreprises est cumulable avec la Prime Régionale à l'Emploi et la Prime d’Aménagement du Territoire dans les limites suivantes: le montant cumulé des deux primes ne peut en aucun cas excéder: 50 % des investissements prévus au programme et/ou le double des fonds propres de l’entreprise bénéficiaire.CONCOURS FINANCIERS À LA RÉALISATION DE BÂTIMENTS-RELAIS AU NIVEAU COMMUNAL: - Rabais sur le prix du terrain équipé (30 % du prix maximum).- Échelonnement des paiements (15 ans maximum).¦ LES ALLÈGEMENTS FISCAUX Les créations ou extensions d’établissements industriels ou tertiaires peuvent bénéficier des allègements fiscaux à condition de remplir les critères nécessaires à l’obtention de l’ancienne Prime de Développement Régional (P.D.R.).Ces concours se présentent sous la forme de subventions en capital égales à 20 % du montant H .T.des investissements dans la limite de 300 000 F par opération pour les usines-relais et 500 000 F pour les bureaux-relais.Ces aides financières sont cumulables avec celles du Fonds Départemental d’Aide à l’Industrialisation pour les mêmes opérations.Lieu de réalisation du programme Nb minimum d’emplois à créer sur 3 ans Villes de + de 15 000 habitants Création: 30 Extension: 30 (+ 25 % augmenta_____________________________________tion effectif)_______________________ ¦ les aides des collectivités locales AU NIVEAU DÉPARTEMENTAL: Pour les terrains industriels: octroi de subventions en capital (maximum 30 % du prix des terrains aménagés avec plafond par opération et par m2 équipé).Communes de — de 15 000 habitants Création: 10 Extension: 10 (+ 25% d’augmentation effectif) ____________________ ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 17 D I INVESTISSEMENTS > Ces allègements sont cumulables avec la Prime d’Aménagement du Territoire (P.A.T.), la Prime Régionale à l’Emploi (P.R.E.) et la Prime Régionale à la Création d’Entreprise (P.R.C.E.) et sont au nombre de trois: - Exonération pendant 5 ans de la Taxe Professionnelle (part départementale à 100% et part communale à 50%).- Amortissement exceptionnel égal à 25 °/o du coût des constructions dès leur achèvement.- Réduction des droits de mutation de 16 % à 4,20 %lorsque le régime de la T.V.A.ne s’applique pas à la cession des terrains ou bâtiments à usage industriel.En outre, sur les zones industrielles, les constructions sont exonérées de paiement de la taxe locale d’équipement.NOTA: Il y a lieu de signaler, pour mémoire, les aides à l’emploi(primes à la création d’emploi dans les entreprises artisanales, aide à la création d'entreprises par des salariés privés d’emploi, contrats emploi-formation, stages de mise à niveau).L'A.D.E.C.M.A.dispose de dossiers détaillés concernant les aides au développement régional en Charente-Maritime.commerce française au Canada que les contacts noués avec les sociétés québécoises.De chaque côté, on a formulé le voeux de recommencer de manière encore plus positive l’année prochaine.« RÉGION POITOU-CHARENTES St Nezeire r • Saumur Mes,*ET- IMPoVT- NANTES' ATLAnVI QUE S as X.S ) / X-~J ¦ Chetelle'rault^ #Bressuire ?VENDEE V / deux'- '¦ • .SEVRES ; "i.Rarthens @La Roche- ^Poitiers Lea Sables- *\d' donne Mommori H Fonieney-le-Comte # X .VIENNE' •n r Approche régionale ¦ LA JEUNE CHAMBRE ÉCONOMIQUE D’ANGOULÉME À MONTRÉAL (Le Rochelle ¦ ¦ |Con(oltn» "ÆV .rC \ -Rochefort f EL Limoges^ -"X lAngouleme Invitée par les organisateurs du Salon de la P.M.E.à Montréal qui s’est tenu du 25 au 27 octobre dernier, une délégation de quinze P.M.E.de la région charentaise a donc exposé ses produits et ses technologies Place Bonaventure.En cela les organisateurs québécois retournaient l'invitation qui leur avait été faite il y a quatre mois et qui avait vu débarquer à Angoulème des industriels québécois en quête de partenaires et de marché.Cette délégation avait d’ailleurs participé au Forum de l’informatique et de la robotique qui se tenait alors à Angoulème.Le bilan avait été fructueux et les contacts très amicaux tant et si bien que des liens étroits se sont noués entre la délégation québécoise et la région charentaise.I Le Verdon.CHARENTE \Vy Joneec* V\ E ^ Péri gueux GIRONDE 1 DORDOGNE Llbo'jjrne L.[BORDEAUX ^Bergerac n eu su Pour plus de renseignements, contacter l’Association des commissaires industriels du QUÉBEC, 500 St-François Xavier, 4e étage, Montréal, Qué.H2Y 2T6, M.G.Lavoie.Pour plus de renseignements sur la région d’Angoulème et ses possibilités, contacter: La Jeune chambre économique d’Angoulème, 17 Place Bouil-laud, 16000 Angoulème, M.J.Teyssandier.* Approche régionale ¦ GRANBY •î À ses débuts, GRANBY est un village majoritairement composé d’anglophones mais la population française connaîtra une croissance très rapide.Le recensement de 1861 indique que sur une population de 700 habitants, le tiers est composé de Canadiens-Français.Puis attirés à.GRANBY par l'industrialisation, ces derniers deviendront majoritaires en 1895.Cette tendance ne fera que s’accentuer et aujourd’hui, l’élément français représente 95 pour cent de la population du bassin économique qui et de 105 393.L’implantation de compagnies d'origine européenne caractérise le parc indus- De gauche à droite: M.Jean Michel Bougeron, député-maire d'Angoulème, M.Gilles Lavoie, vice-président de l'Association des Commissaires Industriels du Québec, et M.Laval Duchesne du Salon de la PME lors de leur visite à Angoulème.(Photo Le Magazine PME) L’opération dans l’autre sens s’est tout aussi bien déroulée.Les participants ont tout aussi apprécié les réunions préparées conjointement par le conseiller commercial de France à Montréal, le C.F.C.I.et la Chambre de 18 ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 triel de GRANBY.Venant de la France, on retient entre autres les firmes suivantes: Hydrolec dans la fabrication des turbines hydrauliques, Machines Outils Henri Une, Moteurs Leroy Borner, les auvents Mitjavila, les cisailles et presses Promecam, l’usinage de précision S.I.D.O.et les skis Rossignol.L'Allemagne, l’Angleterre et l’Italie et la Suisse représentent 21 autres implantations industrielles qui comme celles de la France connaissent toutes de bon succès.La Commission de développement économique de Granby offre, aux dirigeants d'entreprises, les services de son commissaire et de ses conseillers pour les renseigner sur les différents programmes de subventions gouvernementales, établir les relations avec les milieux financiers et servir d’intermédiaire auprès des représentants des gouvernements.Cette procédure permet une accélération des dossiers et évite ainsi des délais.Le dynamisme de Granby est la conséquence logique des avantages géographiques, économiques et humains dont elle dispose.Ceci explique bien la diversité des entreprises qui s’y côtoient.De l’électronique au textile, de l’électricité aux plastiques ou à l’agro-alimentaire, des entreprises de dimensions et de vocations différentes considèrent leur implantation à Granby comme l'un des facteurs décisifs de leur réussite.GRANBY a 125 ans.GRANBY est située à 68 kilomètres de Montréal et l’Autoroute des Cantons de l’Est la relie dans peu de temps et assure la liaison nord-sud avec les plus grands centres des États-Unis.GRANBY est une ville possédant une structure bien organisée.Les loisirs jouent un rôle important permettant à une main-d’oeuvre qualifiée de se récréer et ainsi, fournir une productivité reconnue à travers le Québec et le Canada.À GRANBY, la qualité de vie est excellente.Le maire, monsieur Mario Girard, se plaît à dire: « GRANBY, une ville à vivre ».Le décor des environs est une fête pour l’oeil avec ses montagnes (ski), ses forêts (chasse), ses lacs et cours d’eau (villégiature).En hiver, il suffit de quelques minutes pour se rendre à l’une des quatre grandes stations de ski de réputation internationale.Le Zoo de GRANBY, le plus grand au Canada, étale ses merveilles sur plus de 250 acres.Les atouts de la région et la réputation du milieu facilitent le recrutement de la main-d’oeuvre.Intéresser du personnel de direction et de soutien à vivre à GRANBY devient donc aisé.GRANBY, une ville à vivre.Bernard Beaudry, tel.: 372-6671, commissaire industriel.i #2 8 S: « B .aw ' -i , ; m e : Weiss, Brazeau, (Lanvin, Du mais ^Associés Membre de la firme nationale Laventol & Horwath Membre de la firme internationale Horwath & Horwath 4 Comptables agréés À MONTRÉAL EN FRANCE Weiss, Brazeau, Gauvin, Dumais & Associés 770, rue Sherbrooke ouest, Bureau 1100 Montréal (Québec) H3A 1G1 Tél.: (514) 288-2020 Télex: 055-61984 PARIS MARSEILLE Cabinet Cauvin Angleys Saint-Pierre 27, cours Pierre-Puget 13006 Marseille, France tél.: (91) 37.05.85 Télex: 400512 Câble: HORWINTAS TOULOUSE Cabinet Cauvin Angleys Saint Pierre S A.40-42 rue du Rempart St-Etienne B.P.425 31008 Toulouse.France tél : (61) 21.72.50 (61)21.72.56 Télex: 520804 Câble: HORWINTAS Horwath & Horwath France Cabinet Cauvin Angleys Saint-Pierre Revitrance 54, avenue Marceau 75008 Paris, France tél.: 723.82.89 Télex: 620522 Câble: HORWINTAS ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 19 Martineau Walker Avocats Agents de Brevets et Marques de Commerce Bureau 1100, Immeuble 'La Laurentienne' 425, rue St.Amable Québec, Canada G1R 5E4 Téléphone (418) 647-2447 Sans frais d'interurbain 1-800-463-2827 Bélinographe (418) 647-2455 3400, La Tour de la Bourse 800, Carré Victoria Montréal, Canada H4Z 1E9 Téléphone (514) 397-7400 Sans frais d'interurbain 1-800-361-6266 Bélinographe (514) 397-7600 Télex 05-24610 BUOY MTL A i Maheu N oiseux COMPTABLES AGRÉÉS 2, COMPLEXE DESJARDINS, BUREAU 2600 TÉL.: (51 4) 281 -1 555 C.P.1 53, MONTRÉAL, H5B 1 E8 TÉLEX: 055-60917 SOCIETE NATIONALE MAHEU NOISEUX-COLUNS BARROW.BUREAUX A VANCOUVER CALGARY.EDMONTON.WINNIPEG TORONTO.HALIFAX ET AUTRES VILLES DU CANADA SOCIETE INTERNATIONALE FOX MOORE INTERNATIONAL BUREAUX A OTTAWA.HULL.HAWKESBURY.ROUYN VAL DOR AMOS.LASARRE.TIMMINS.MONTREAL.LAVAL.QUEBEC-STE-FOY.LEVIS.SAINT-ANSELME.THETFORD-MINES.LAC MEGANTIC.MONCTON.CAMPBELLTON ET FORT LAUDERDALE STIKEMAN, ELLIOTT AVOCATS SUITE 3900.1155 OUEST BOULEVARD DORCHESTER MONTREAL.QUEBEC.CANADA H3B 3V2 TÉLÉPHONE 514-397-3000 TÉLEX 05-267316 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "TAXMONT" TÉLÉCOPIEUR 514-397-3222 GEORGE T TAMAKI.C.R JAMES A GRANT HAROLD P GORDON MARTIN C LEPAGE J N WYATT PETER R O BRIEN DANIEL W COLSON MARC DE MAN JEAN-JUDE CHABOT MARTIN H SCHEIM FRANÇOIS H OUIMET BRUNO ARNOULD GUY SARAULT ELIZABETH SKELTON PETER J CULLÉN DOMINIQUE BELANGER JACQUELINE JOHNSON JULIE-MARTINE LORANGER CONSEIL: L HONORABLE MAURICE RIEL.CR.E JACQUES COURTOIS.C R ÉTATS-UNIS SUITE 1909 375 PARK AVENUE NEW YORK.NEW YORK USA 10152 FRANÇOIS MERCIER.OC.C R W.DAVID ANGUS.OC A PETER F CUMYN VINCENT M PRAGER YVON MARTINEAU MARC J PRÉVOST ELINORE J RICHARDSON ROBERT COUZIN DENIS LACHANCE LAURENT FORTIER CALIN ROVINESCU LEWIS DOBRIN LINEOUELLET ROBERT RAIZENNE J.PHILIPPE EWART RICHARD LEGAULT ALAIN PARD ROBERT DROLET MONIQUE MERCIER EDWARD BROOKE CLAXTON H HEWARD STIKEMAN.C R JAMES A ROBB.C R L HON MARC LALONDE C R STANLEY H HARTT.QC MICHEL VENNAT, C R RICHARD W POUND MICHEL DÉCARY CLAUDETTE PICARD-LAVALLÉE CHRISTIAN SALBAING GLENN A CRANKER ROBERT LANGLOIS A EDWARD AUST PIERRE RAYMOND GUY MASSON MARC CASAVANT PAUL J SETLAKWE ANDRÉ ROY STEPHEN RAICEK MARC LAURIN TORONTO SUITE 1400 COMMERCE COURT WEST TORONTO.ONTARIO CANADA M5L 1B9 R FRASER ELLIOT.C M .C R MAURICE REGNIER.C R MICHAEL L.RICHARDS MORTIMER G FREIHEIT CLAUDE P DESAULNIERS PAUL FORTIN JEAN-PIERRE OUELLET DAVID N FINKELSTEIN JEAN-PIERRE BELHUMEUR PIERRE ARÇHAMBAULT LOUIS P BELANGER FRANK SIXT LOUISE PELLY JOHN W LEOPOLD RALPH E FARAGGI ISABELLE PAQUET MONIQUE LUSSIER RICHARD LARUE 1 ASIE EUROPE LEITH HOUSE 47-57 GRESHAM STREET LONDRES.EC2V 7EH ANGLETERRE OTTAWA CENTRE BANQUE ROYALE 90 RUE SPARKS SUITE 526 OTJAWA.ONTARIO CANADA K1P5B4 CÂBLE STIKE OTT TÉLÇX 053-3646 TELEPHONE 613-234-4555 CHINA BUILDING 18,eme ÉTAGE 29 QUEEN'S ROAD CENTRAL HONG KONG CABLE "STIKETOR T$LÇX 06-22536 TELEPHONE 416-869-5500 CABLE "TAXLDN G TÇLÉX 51-883512 TELEPHONE 01-606-0811 CABLE "STIHK HX TÉLÇX 61592 TELEPHONE 5-265531 CÂBLE "STIKENY" TÉLEX 680-1050 TÉLÉPHONÉ 212-371-88 55 LE PROJET GRAND LOUVRE Au début du XIXe siècle, sous Napoléon 1er, tandis qu’ils complétaient le grand quadrilatère et son décor, Percier et Fontaine entreprenaient la construction de l’aile Nord, symétrique de la Grande Galerie.Un demi-siècle plus tard, pour achever d’enclore l’espace compris entre le Vieux Louvre et les Tuileries, Napoléon III faisait édifier, par Visconti, puis Lefuel, les bâtiments qui bordent au nord et au sud la Cour Napoléon.Mais en 1871 la ruine des Tuileries, incendiées, rompait à l’ouest, l’unité de cet immense ensemble palatial.Seuls devaient être restaurés, en même temps que leurs prolongements immédiats, les deux pavillons d’angle, de Marsan (côté rue de Rivoli) et de Flore (côté Seine).Le mois de novembre aura été un mois très chargé en événements pour la Chambre de commerce française au Canada.Après un défilé de mode somptueux retran-çant 300 ans de création française en ce domaine, après un séminaire captivant sur les possibilités d'investissements québécois en France sous l'égide de la DATAR et avec la présence de M.LEMAIRE du groupe Cascades, voici maintenant un déjeuner-causerie plus culturel avec la venue le 29 novembre de M.BIASINI, responsable du projet «Grand Louvre», projet à multiples facettes et qui par son originalité a déjà fait couler beaucoup d'encre dans le milieu des arts et de l’architecture.M.Biasini photos et croquis à l'appui a présenté les différentes phases du projet dont l'élément clé reste cette pyramide de verre qui prendra place au milieu de la cour carrée du Louvre.travaux d’aménagement, activement poursuivis à partir de 1802, quant Vivant Denon devint directeur général du musée.Sans cesse enrichi par l’apport des guerres de conquête, l’établissement, qui reçut en 1803 le nom de Musée de Napoléon, devait alors offrir un extraordinaire rassemblement des chefs-d'oeuvre, sans doute le plus prestigieux de tous les temps.Les restitutions imposées en 1815 par les Alliés, vainqueurs de Napoléon, le dispersèrent.Cependant, très rapidement, sous la Restauration et la Monarchie de juillet, les collections du Louvre s’accrurent à nouveau, notamment par le transfert, dans le pal ai d’une partie des sculptures du Musée des Monuments français, fermé en 1817, et par «¦#! :v; .* „ m L’histoire du Palais À l’origine, une forteresse médiévale, bâtie sous Philippe Auguste, vers 1200, au point le plus faible de la défense de Paris, en un lieu alors nommé «Lupara», dont la langue française fera « Louvre » — soit, de nos jours à l’emplacement du quart sud-ouest de la Cour Carrée.De cet ouvrage, lorsqu’il eût perdu son rôle militaire, Charles V (1364-1380) fit, en l’agrandissant et en l’aménageant, une résidence royale.Mais la nouvelle fonction fut de courte durée: les vicissitudes de la guerre de Cent Ans, puis l’attrait du Val de Loire détournèrent les rois de leur capitale, pendant plus d'un siècle et demi.Leur retour à Paris entraîna la disparition du château fort.Après avoir, en 1527, fait raser son important donjon, François 1erdécida, en 1546, de substituer au reste un édifice dans le style de la Renaissance.L’architecte Pierre Lescot, à qui fut confiée l’opération et qui la conduisit sous les derniers Valois, aurait donné le plan d’ensemble du nouveu palais.Il devait appartenir, en tout cas, aux siècles et aux règnes suivants de poursuivre son oeuvre, aux ordonnances classiques et régulières.Pour relier le Louvre, partiellement transformé, au palais édifié à la même époque, sur l’ordre de Catherine de Médicis, par Philibert Delorme et Jean Bullant, à quelques cinq cent mètres vers l’ouest, au lieu-dit les Tuileries, furent ensuite construites la Petite et la Grande Galerie ou «Galerie du bord de l’eau», à laquelle est attaché le nom d’Henri IV (1589-1610).Au XVI(le siècle, sous Louis XIII, puis Louis XIV, Lemercier et Le Vau élevèrent le reste des bâtiments qui entourent l’actuelle Cour Carrée et que vient flanquer, à l’est, la Colonnade de Perrault.W • as W Wx * « % L’histoire du Musée C’est au milieu du XVIIIe siècle que fut lancée l'idée d’ouvrir au Louvre un musée: son auteur, dans un pamphlet dirigé contre le secret des collections royales, demandait que celles-ci fussent exposées au public dans la Grande Galerie du palais.Répondant à ce voeu, un premier projet fut soumis à Louis XV, mais sans succès.Repris sous Louis XVI, le dessein fut étudié avec le plus grand soin par le compte d’Angiviller, directeur général des Bâtiments, mais le mauvais état des finances et les événements politiques empêchèrent son aboutissement.À la Convention devait revenir le mérite de le réaliser, après la chute de la royauté: institué par un décret du 27 juillet 1793, le «Muséum Central des Arts» était inauguré le 10 août suivant.Mais il ne s'agissait que d’une ouverture partielle et provisoire.Progressivement, tout au long de la période révolutionnaire et impériale, la Grande Galerie, où étaient présentées les peintures, et le rez-de-chaussée de la Petite Galerie, consacré aux antiques, firent l’objet d’importants le développement continu des départements d’antiquités: grecques et romaines, égyptiennes, orientales.Le musée allait ainsi, de proche en proche, gagner les quatre ailes de la Cour Carrée.Sous le Second Empire, la construction de l’aile au centre de laquelle se trouve le pavillon Denon, et des trois corps de bâtiment qui, transversalement, la relient à la Grande Galerie, procure, en même temps que des salles nouvelles, des circuits de visite mieux adaptés au nombre et à la diversité des oeuvres exposées.Dictés par les progrès de la muséologie autant que par ceux de l’histoire de l’art et de l'archéologie et par l’accroissement ininterrompu des collections, les aménagements se succédèrent jsuqu’à nos jours, sans qu’il soit cependant trouvé de solution véritablement satisfaisante aux problèmes liés à l’accueil du public et au service des collections.La dernière extension du musée dans le Palais remonte à 1968, date à laquelle le Ministère de l’Économie et des Finances libéra le Pavillon de Flore.1 i ACTION CANADA FRANCE / DÉCEMBRE 85 21 Les fouilles archéologiques Le projet du Grand Louvre constitue un tout: urbanisme, architecture, muséologie, archéologie, histoire, y sont intimement liés.Le volet archéologique, compte tenu de l’importance historique du site et de l’ampleur de la zone concernée, appelle un traitement rigoureux, d’autant que l’opération est enserrée dans un calendrier très tendu.Menées sous la responsabilité scientifique de la Direction du Patrimoine (Sous-Direction de l’Archéologie) du Ministère de la Culture et en étroite collaboration avec elle, les opérations de fouilles ont commencé en novembre 1983.Elles sont dirigées dans la Cour Napoléon par M.Yves de Kisch, Directeur des Antiquités Historiques de l'île-de-France et dans la Cour Carrée par MM.Michel Fleury et Vin-ceslas Kruta.haut.C’est dans ce cadre que se développera la suite de la fouille.Un dernier point doit être précisé à propos de l’ensemble du site: ce que l’on connaît des structures qui peuvent être rencontrées ne paraît pas devoir appeler de conservations en place.En revanche, la préoccupation essentielle de l'archéologue, qui est de permettre à l’historien de comprendre comment et pourquoi des communautés humaines ont choisi le lieu de leur installation, comment elles l'ont sans cesse remodelé pour y vivre, y travailler et y mourir, quelles relations elles ont entretenues avec d’autres communautés ou des pouvoirs, trouve ici un terrain d’un exceptionnel intérêt.31 décembre 1987 Achèvement des travaux de la Cour Napoléon.Le projet Grand Louvre Pour évoquer le Grand Louvre, il faudrait n’en jamais perdre de vue deux aspects fondamentaux: le Louvre est un palais, mais c’est aussi un musée.Au commencement est le Palais, dont les premiers éléments ont été construits sous Philippe Auguste, à la fin du XIIe siècle.Puis du XIIe siècle au XXe siècle, d’une manière continue, tous les régimes de France ont apporté leur pierre à l’édifice, avec des destinations diverses quant à ses espaces, mais avec un souci constant de sa cohérence architecturale extérieure selon une ordonnance classique régulière.Il convient bien entendu de faire la part de tous les hasards qui ont accompagné cette histoire; ainsi l’horizon du Louvre fut dès le XVIe siècle barré vers l’ouest par le Château des Tuileries, et c’est la jonction entre les deux édifices qui explique la dissymétrie des perspectives.L’incendie du Château pendant la Commune, cause de sa démolition quelques années plus tard, libéra l’extraordinaire perspective qu’on admire aujourd’hui: nul génie ne l’a dessinée, elle est née de façon quasi spontanée.Mais malgré ces hasards le Palais s’offre au regard comme un ensemble architectural remarquablement harmonieux depuis la Renaissance.C’est au-dedans qu’il est reté disparate: tour à tour forteresse, prison, demeure royale, musée, immeuble administratif enfin, puisque l’aile nord construite sous le Second Empire était destinée à un usage de bureaux, ses affectations successives ou simultanées n’ont jamais permis de donner au Musée du Louvre un minimum d’homogénéité.La réalisation du Grand Louvre va enfin lui apporter l’unité dont sa morphologie intérieure a cruellement besoin.Pour la première fois en effet la volonté s’est manifestée de donner au Louvre cette cohérence d’utilisation: à l’automne 81, le Président de la République a voulu que le Musée, installé dans le Palais depuis 1793, devienne le destinataire unique des lieux.Cette volonté est entrée en application avec la décision de construire le nouveau Ministère des finances à Bercy, la désignation d’un responsable pour la réalisation du Grand Louvre et la création d’un Établissement Public pour conduire l’opération.Le Musée du Louvre va donc maintenant pouvoir s’équiper d'une façon digne de sa notoriété et de son rang parmi les musées du monde.Jamais il n’a disposé à l’intérieur du Palais d’espaces conçus à son usage.Les collections ont dû subir des contraintes architecturales qui étaient étrangères à leur présentation ou à leur conservation, cependant que la nature palatiale du bâtiment pro-
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