Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1986, Novembre
1 *52 V Jf £~- % ' m* & ! i m h: G m m % I z>,^ ' \V Æ été -£T m / / 1 / / V - 1 m» V VI \ i I / / / / ; I .'i i / / / / / / / J / ; / i r / J ; * ( & l e ¦ H îr:/.- M Les grandes compagnies immobilières de Toronto / ; Tunnel sous la manche: un vieux rêve réalisé grâce à des capitaux privés « s y K Le design du Vieux Montréal H m » i Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.es / BIBLIOTHEQUE NATIONALE BUREAU DU DEPOT LEGAL (2 EXEMP 1700, RUE ST DENIS MONTREAL, QUE.H2X 3K6 1 DRAKKAR NOIR The New Fragrance for Men.F u A 4: Cosmair Canada Inc 1984 IGuy Laroche Ad # ft: h.¦ i , 4 , i r ., F / % / / VA X - 'U A % fete.¦¦¦ >¦¦¦ ¦fc: ,.r m i : V % m * i i a mid-1950s there was a building boom.Their M M : ; f m I open in the summer of 1987.I _ They have transacted some of the most ||: ml " ' shares in a new equity holding company — / 11 The Reichmanns bought eight Manhattan The company is resting on its real estate office towers in 1977 at the height of the ci-oars without drifting too far from the course, ty's brush with municipal default, for a trifling but there is another element to the pause.$320 million.The economy is unpredictable and volatile.Anything could happen and Olympia & York, and rents in their buildings ultimately quad-contrary to the popular myth, does not take rupled.The value of those properties has, risks.Within a single generation, the company fold.The Reichmanns consider it their most has emerged as a North American real es- fortuitous investment, tate, natural resource and investment empire conservatively estimated to be worth $15 sold its real estate portfolio in the United billion.The most visible parts of the Reichmann family empire are: — 100 per cent ownership of Olympia & York Developments Limited, North America’s largest real estate developer; — a 36.6 per cent interest in Trizec Corp.and 26 per cent interest in Cadillac Fair-view Corp., both publicly-held, with office tower, shopping center and other developments throughout North America; — 13 per cent of Trilon Financial Corp., Canada’s largest non-bank financial conglomerate.New York survived, the market revived, in the meantime, increased more than ten- Last year Olympia & York Developments Kingdom and on the continent to MEPC The Reichmann family that controls 0 & PLC, shifting its concentration on real estate Y has made all'the right moves.When they operations back to North America.ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 10 û) HI IMMOBLIER PUBLICS TRAVAUX BÂTIMENT maü UQJ people that guideline, and from there on they make decisions."Satisfaction in what people do, what they achieve, their working conditions, how they are treated, goes in one package."We have very loyal people.We brought them along and, as the business grew, hired others whose talents mixed well with those already in place.” Charles Davies, editor of Canadian Business magazine, has described the Reich-manns as "quiet, courtly men who keep their own counsel and whose word is their bond."In an era when you can’t trust your banker, they’re the exception.Budding entrepreneurs should use them as role models, because sometimes, the biggest are the best.” people might want to leave because they can better their lifestyle much more there.Many Canadians make the mistake of saying we are so comfortable here that won’t happen."We won’t, but our children v ! and if we don’t want our children to do so, we (had) better put our house in order so that we have the same opportunities here as they have there,”, he said.Albert Reichmann, president of Olympia & York and less out spoken than his brother, summed up the company during a rare interview several years ago: “We don’t postpone work for tomorrow.We do it when it’s needed and when it has to be done, and don’t delay people by not making up our minds.“We make a decision on how much power we are going to delegate and give our Analysts are not uniformly convinced about the company’s shorter-term prospects, but even the ones that are dubious are not prognosticating any financial calamities for Olympia & York.In a surprising turn of speech late last year (for a Reichmann to speak in public is already something of a novelty) there was a glimpse of their passion for free enterprise.It was at the opening of World Financial Center, and Paul Reichmann, senior executive vice-president, came out forthrightly in favor of free trade between Canada and the United States."If Canadians want to remain as they are with our structure, you can imagine what will happen, as far as business wanting to invest more across the border than here, because there is more freedom and less taxation."It might even come to the point where I ni :SS* ¦A-: i» - ii : ¦ I 1 s: » $ m aniEBKff 'se :;f I : -Y: ' ; : 11 mwmmm -’[ MMM II nmmm " *«•»« 1 8 m I ¦ ÜBBS m 1 H ¦ H Ill * III I"" »5S5e T h ÜRIMft* Se*** wwmmn V »**m ¦ * nr" ;V 11 ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 La Corporation i Cadillac Fairview m cfL-n—q on o nus dans son secteur de spécialisation.Chaque division a les ressources de gestion lui permettant de superviser toutes les étapes d’un projet d’aménagement qu’il s’agisse du choix de l’emplacement, de la planification, du financement, de la construction, de la location ou de la gestion du bien.La division de la Société en trois entités commerciales axées sur un secteur différent du marché permet au personnel d'exploitation de tirer profit des connaissances acquises lors de projets d'aménagements antérieurs.Combiner les responsabilités relatives à l’aménagement et à la gestion de biens au sein d'une même division entraîne un échange de connaissances que la direction considère indispensable à la réussite des activités d’aménagement de la Société.Centres commerciaux Cadillac Fairview détient une participation majoritaire dans 39 centres commerciaux achevés, dont 31 au Canada et huit aux États-Unis.La surface locative brute de ces biens couvre 25 millions de pieds cubes.Certains de ces centres commerciaux sont parmi les plus intéressants en Amérique du Nord pour ce qui est de l’emplacement, des caractéristiques physiques, des activités de vente au détail et du rendement financier: le Carrefour Laval (Montréal), le Woodbine Centre, Fairview Mail et The Promenade (Toronto), Polo Park (Winnipeg) et The Galleria of White Plains (New York).La Corporation Cadillac Fairview est l'une nouveaux projets de construction ne sont des principales entreprises d’aménagement généralement pas entrepris avant que le et de gestion de biens immobiliers commer- financement à long terme et des engage-ciaux en Amérique du Nord.La Société dis- ments suffisants en matière de location aient pose d’un impressionnant portefeuille de été obtenus.Une planification réaliste devant être souple, il arrive que certains projets États-Unis parmi lesquels on trouve des soient entrepris sans que tous ces critères propriétés bien connues comme le Toronto- aient été satisfaits.Les nouveaux projets Dominion Centre et le Eaton Centre à d’aménagement choisis sont ceux qui offrent Toronto, le Pacific Centre à Vancouver, le à la Société la possibilité de renforcer son Fairview Pointe-Claire à Montréal et le First actif.On acquiert des emplacements intéres-City Center à Dallas.sants dans de grands centres métropolitains En choisissant des normes élevées en ayant des bases économiques solides et qui matière de choix des emplacements, de sont d’importants centres commerciaux conception, de planification, de construction, de gestion et d’entretien et en les alliant à appelés à prendre de l’importance sur le la créativité, l'intégrité, la discipline en g es- plan régional.Cadillac Fairview veut deve-tion et à l’esprit d'entreprise, Cadillac Fair- nir un concurrent de poids et continuer view a été en mesure de profiter des d’occuper une place d importance sur les possibilités d’aménagement offertes dans marchés où elle choisit d exercer ses des marchés économiquement forts tout en activités, obtenant d’excellents résultats financiers.C’est le 25 février 1982 qu’une décision ductifs de revenus détenus par la Société et stratégique très importante a été officielle- ses activités d'aménagement continues sont ment prise par le conseil d’administration de réparties entre trois divisions commerciales: Cadillac Fairview.Cette décision est à la Les Centres commerciaux Cadillac Fairview, base de la philosophie et du dynamisme Le Développement urbain Cadillac Fairview actuels de la Société.Le plan consistait avant et L’Aménagement industriel Cadillac Fair-tout à aménager des immeubles à bureaux view.La Société a une structure décentrali-et des biens polyvalents situés à des endroits sée mais elle dispose de systèmes de stratégiques dans des grandes villes, des planification, de contrôles et d’information centres commerciaux régionaux dans les comptable sophistiqués qui lui permettent principaux marchés métropolitains et des une certaine liberté d’action et qui assurent sa stabilité financière et sa croissance.Les biens productifs de revenus au Canada et aux nationaux ou internationaux ou qui sont Le portefeuille de biens immobiliers pro- parcs industriels de qualité dans des régions à forte croissance économique.Cadillac responsabilités de chaque division sont les Fairview a pour objectif premier d’acquérir et d’exploiter des biens immobiliers de qua- • Centres commerciaux Cadillac Fairview lité productifs de revenus, et d’étendre ce portefeuille principalement par le biais d’activités d’aménagement dans des marchés et des gammes de produits dans des secteurs sélectionnés.Qu’il s’agisse de ses activités de gestion ou d’aménagement, la Société met l’accent sur la qualité et la responsabi- • Développement urbain Cadillac Fairview lité envers la collectivité suivantes s'occupe de toutes les activités d’aménagement et d’exploitation des centres commerciaux au Canada et aux États-Unis.I ma T' Son siège social se trouve à Toronto et ses activités américaines sont basées à White Plains, dans l’État de New York.1 est responsable de l’aménagement et de l’exploitation des biens polyvalents, des immeubles à bureaux et des parcs commerciaux suburbains au Canada et aux États-Unis.Son siège social se trouve à Dallas et ses activités canadiennes sont Les 146 biens immobiliers achevés qui sont la propriété de Cadillac Fairview et qui couvrent une superficie locative totale de 52 millions de pieds carrés, représentent un assortiment d’immeubles à bureaux, de cen- 1001 inni basées à Toronto.très commerciaux, de biens polyvalents, de parcs industriels situés dans des emplace- • Aménagement industriel Cadillac Fairview ments de choix au Canada et aux États-Unis.s’occupe de l’aménagement et de l’exploitation de parcs commerciaux industriels au Canada et aux États-Unis., ! L’équipe de gestion de Cadillac Fairview a élaboré un plan d’orientation stratégique dont l’objectif principal est la planification et la réalisation de projets portant sur des biens immobiliers productifs de revenus pour son propre portefeuille de placement.La Société Chaque division a deux fonctions: procé-a adopté des méthodes de gestion finan- der à de nouveaux aménagements et gérer cière traditionnelles en vertu desquelles les un portefeuille de biens productifs de reve- i.Son siège social se trouve à Los Angeles et ses activités canadiennes sont basées à Toronto.* t ‘ .; r L; .-A C % Toronto Dominion Center.ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 12 matique, ou de la location.Cadillac Fairview est présente dans d’importantes villes choisies dans toute l'Amérique du Nord.Ses principaux biens immobiliers sont entre autres le Toronto-Dominion Centre et le Eaton Centre à Toronto, le Pacific Centre à Vancouver, First City Center et Momentum Place à Dallas, et le Atlantic Center à Atlanta.Elle a entrepris la construction d’immeubles à Toronto, Dallas, Washington, Los Angeles et Atlanta.En plus de ces activités, elle a plusieurs autres projets qui en sont au stade de la planification préliminaire.Aménagement industriel Cadillac Fairview s’occupe de l’aménagement et de l'exploitation de parcs commerciaux industriels au Canada et aux États-Unis.Ceux-ci comprennent des manufactures, des entrepôts, des établissements de distribution, de recherche et de développement.Cadillac Fairview possède une participation majoritaire dans 71 immeubles qu’elle s’occupe de gérer et qui totalisent 5,8 millions de pieds carrés.Six autres immeubles en construction ont une surface totale de 390 000 pieds carrés.La Division a entrepris l'aménagement d’un bien de 1,6 million de pieds carrés destiné à la recherche et au développement industriels (R & D).La Division cherche à étendre son rayon d’action au-delà de la Californie et de Toronto en s’établissant dans plusieurs grandes villes des États-Unis.La plupart des biens en exploitation sont situés dans la région de Los Angeles; toutefois la Division a entrepris des travaux de construction ou de préparation d’emplacements dans d’autres marchés principaux tels que Silicon Valley au sud de San Francisco, San Diego et Toronto.Elle a l'intention d étendre ses activités à Chicago, New York/New Jersey, Tampa et dans quatre autres grands marchés américains au cours des 24 à 36 prochains mois.Cadillac Fairview part du principe que c’est la qualité et non la quantité qui permet d’assurer la réussite des projets d'aménagement tant sur le plan économique, esthétique, que sur celui des responsabilités.Ainsi, elle respecte les normes élevées de gestion de biens immobiliers qui la caractérisent.Les projets de Cadillac Fairview de par leur contribution spéciale à la vie en milieu urbain ont assuré à la Société une réputation internationale.Ceci résulte de l’attention particulière qu’elle a constamment accordée aux planifications innovatrices et aux qualités architecturales et économiques de ses travaux d’aménagement.En plus des biens qu’elle possède et de ses projets en cours de construction, la Société continue de choisir et d'acquérir des emplacements destinés à de futurs aménagements.Le programme de construction actuel comprend des centres commerciaux à Toronto, Winnipeg, Calgary et Lethbridge.À Montréal, on a commencé la construction de la Place Montreal Trust, un important complexe de boutiques et de bureaux situé dans le centre-ville.La division des Centres commerciaux détermine également les possibilités de croissance découlant de la rénovation et de l’agrandissement de centres existants déjà et de programmes visant à obtenir de nouveaux locataires et à remanier les locataires en place.Cette division poursuit également un programme dynamique de contrôle des coûts et des dépenses qui a permis d’accroître l’apport net provenant des biens actuellement en exploitation.Développement urbain Cadillac Fairview est responsable de l’aménagement et de la gestion d’immeubles à bureaux, de biens polyvalents et de parcs commerciaux suburbains situés au Canada et aux États-Unis.Cadillac Fairview détient une participation majoritaire dans 36 immeubles achevés totalisant une surface locative nette de 16,4 millions de pieds carrés.La division s’occupe actuellement de neuf projets d’aménagement ayant une surface locative nette de 4,6 millions de pieds carrés.Elle participe à toutes les étapes de l'aménagement et de l'acquisition du bien qu’il s’agisse du choix de l’emplacement, de la conception sché- La Corporation Cadillac Fairview — Centres commerciaux — Développement urbain — Aménagement industriel «7 Cadillac Fairview 20 Queen Street West, Toronto M5H 3R4 ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 13 A Customers as tenants Customers as investors matter envahie We are dedicated to being the most attentive landlord in the business for residents of our office, industrial, shopping center and residential buildings.We apply our financial and human resources, as a developer and a landlord, to opportunities that offer growing long-term investment returns.Our real estate assets are worth billions of dollars, positioning Bramalea Limited as a major force in the North American real estate industry.But our real value is in our human resources and the quality of their expertise in satisfying customer priorities.Customers as homeowners titij I m m m mi $ We make an extra effort to design and construct homes that respond to specific family needs - and we check up on customer satisfaction after the sale.w I Customers as communities k Bramalea Limited We are committed to being long-term citizens of the communities in which we invest.Our goal is to create physical assets that instill civic pride.Where value matters.% M s Bramalea Limited 1867 Yonge Street, Toronto, Ontario Telephone MJ6; 487-386) I 8 ife.mm m È; h 1 s 1 ; i m Y i , si % \ B 1 & ; ; ¥ \ ; ,,â % ÿ ¦vo ## # WjLf I wkZ 1 ü r; 9 g fi à 1 V : & 1 1 3 | A* 9 f J % : r* 1 People services are key i to diversity and growth I C —= 1 / \ \ \ \ \ iiniji, 1 ; 5j a.i r ^3 P"/ si 3 Z @5 Jk C&L r _ Energie Immobilière ROBIC, ROB IC & ASSOCIÉS ASSOCIATES Fondée en 1892 Information, expertise, intégrité et avant tout des gens créatifs.Voilà les atouts qui font la différence en location d espaces-bureaux.C est pourquoi, en immobilier corporatif, nous sommes une ressource indispensable.Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield Montréal, Canada, H3G 1X5 Tel.: (514)934 0272, Télex: 05-268656, Cable: MARION Fac-similé : Groupe II & III : (514) 934-1246 n&j* CONFIEZ VOS RÉCEPTIONS À fSc-A* UN GRAND MAÎTRE UjiM Dans notre salle, chez-vous ou ¦A l'endroit de votre choix.Devencore Courtier Les gens de l'espace MONTRÉAL TORONTO VANCOUVER FINE CUISINE FRANÇAISE: Buffet — Repas chaud — Cocktail Vin et fromage — Bar Prop.: Henri Delaporte, votre chef Janine Routhier, votre hôtesse Bill Ernst & Whinney iBlH Comptables Agréés iHcnri Selaporte îEnr.1200, «venue McGill-Collège, Montréal (Què.) H3B 4G7 Tel.: 871-8901 Maître-Traiteur 500, Grande Côte St-Eustache J7P 1K4 472-6268 ASSOCIÉS DE MONTRÉAL D Azoulay C Dolan R Langevin M Pesner C.Bertrand D Fillon J Massy E Brault F Gouin A.Paris P Robitaille P Rubinyi R.Turcotte Bureau Sur rendez-vous Du lundi au vendredi Service professionnel 24 heures — 7 jours Dans un rayon de 100 km Abbotsford.Calgary.Edmonton.Halifax.Hamilton.Kitchener.London.Mississauga.Montréal.Ottawa.Scarborough.Régma.Sept-Iles.Toronto.Vancouver.Victoria.Windsor.Winnipeg Et dans les principales villes a travers le monde.à H Bit ri Le tunnel sous la Manche cc | et son financement Le vieux rêve d’un lien fixe entre la Grande Bretagne et le continent se réalise, grâce à des capitaux entièrement privés.lements, ce qui devrait intervenir en fin d’année pour la France et au printemps 1987 pour la Grande-Bretagne.Les États ont donné une concession de 55 ans à Eurotunnel en s'engageant à ne pas autoriser pendant 27 ans un autre projet de lien fixe trans-Manche.À l'expiration de la concession de 55 ans, l’investissement deviendra la propriété des deux États.Là s’arrête l’intervention des États car la grande originalité de ce projet «fabuleux», dont la nature est celle d'une infrastructure publique majeure, réside en son financement totalement privé, sans aucune aide financière en provenance des États: ni prêts publics, ni subventions ou dotations, ni garanties.Bien sûr, en contrepartie de la non intervention financière des États, Eurotunnel sera libre de sa politique commerciale et ne subira pas de contrôle des prix.Le financement repose donc entièrement sur les revenus, l’exploitation et la profitabilité d’Eurotunnel qui ont paru suffisamment fiables tant aux gouvernements pour sélectionner ce projet qu’aux financiers pour organiser son financement sur une base privée.Le financement est prévu à 80 % en crédit bancaire et à 20 % en capital.Le capital sera levé en trois étapes: • capital 1 a été souscrit en septembre 1986 par les fondateurs-promoteurs du projet (les banques et les entrepreneurs); son montant est d’environ 80 millions de dollars canadiens (41 millions de livres).• capital 2 est souscrit en octobre 1986; son montant est d’environ 400 millions de dollars.Cette augmentation de capital est réservée aux investisseurs institutionnels — compagnies d’assurance, fonds de pension, etc.— et fait l'objet d'un «placement privé».Elle est placée pour 1/3 en France (le placement est déjà clos), 1/3 en Grande Bretagne et 1/3 internationalement sur les marchés européens, japonais et nord-américains (dont 10 millions de dollars au Canada par le courtier McLeod Young Weir).• capital 3 interviendra à l’été 1987, une fois le traité ratifié (bien que rien ne laisse présager qu’il ne le soit pas, une assurance a été contractée couvrant des risques financiers liés à une éventuelle non-ratification), et le versement des fonds interviendra par tiers sur trois années.Cette augmentation de capital, d’environ 1,5 milliard de dollars, fera elle aussi appel aux marchés financiers français, anglais et internationaux et sera très largement ouverte au grand public: le marché financier canadien sera donc probablement sollicité pour souscrire du capital.Les actions seront inscrites aux bourses de Londres et de Paris.nais, les équipements fixes et le matériel roulant.Il s’y ajoute les assurances, études, contrôles et les coûts financiers ainsi qu’une marge de sécurité de 10 milliards de francs (2 milliards de dollars).À l’intérieur du coût de construction, les travaux du tunnel seront payés selon un système de «cost + fee» dans lequel le «fee» dépendra — de façon très incitative — du niveau des coûts réels par rapport aux coûts budgétés.Les travaux devant durer 7 ans, l'exploitation démarrera en 1993.Pour autant que nous le sachions — en particulier par le Livre Blanc publié par le gouvernement britannique — il apparaît que le projet Eurotunnel a été choisi par les gouvernements probablement parce qu’il est le moins risqué et présente les meilleures garanties.S’agissant d'un projet gigantesque, sa fiabilité a certainement été un grand atout: — Sur le plan technique, le percement des tunnels ne devrait pas réserver de surprises, en raison de la très bonne connaissance du sous-sol sous la Manche; les consultants techniques des banques (Louis Berger des États-Unis et Lahmeher d’Allemagne) ont confirmé que les données de base sont saines.— Sur le plan financier, il offre la solution la moins coûteuse, ce qui est important en soi car les marchés financiers — qui vont être sollicités pour des montants considérables — ont des limites.— Sur le plan de l’exploitation, il est basé sur des hypothèses conservatrices de trafic et de recettes; les prix démarreront 10 % en-dessous des prix actuels de la concurrence; le taux de croissance du trafic au cours de 20 prochaines années est la moitié de celui constaté au cours des 10 dernières années; le pourcentage d’appréhension des trafics existants a été établi prudemment.D’ailleurs, la commission intergouvemementale chargée de conseiller les deux gouvernements et de comparer les divers projets en compétition a établi une hypothèse minimum — "worst case" — qui s’établit à 80 % des projections d’Eurotunnel.— Enfin, le projet Eurotunnel a été considéré comme le plus satisfaisant du point de vue de la sécurité.Les principaux consultants d’Eurotunnel sont la société française Setec qui a travaillé sur le tunnel sous la Manche depuis les années 70 et William Smith/Alastair Dick qui est une association anglo-américaine.Ayant décidé en faveur de ce projet, les gouvernements ont signé le traité; au niveau des États, la seule étape encore à franchir est la ratification du traité par les deux par- Les gouvernements français et anglais ont eu à choisir entre plusieurs projets, de conceptions très différentes, de liaison entre les deux pays.C’est «Eurotunnel» qui l’a emporté.Ce projet était présenté par un groupe de banques et d’entrepreneurs qui, côté français, étaient le Crédit Lyonnais, la Banque Nationale de Paris et IndoSuez, associées à Bouygues, Dumez et Spie Bati-gnolles (auxquels se sont joints SAE-Borie et SGE).Côté anglais, les banques étaient la Midland et la National Westminster Banks, associées à plusieurs entreprises de travaux publics: Balfour Beatty, Costain UK, Tarmac, Taylor Woodrow et Winpeey.Éurotunnel consistera en deux tunnels ferroviaires (de 7,30 mètres de diamètre) à chacun une voie, reliés à un plus petit tunnel de service (4,50 mètres de diamètre); des voies de passage permettront au double tunnel de rester en service même en cas de fermeture de l’une des deux sections.Dans chaque tunnel circuleront en permanence des trains de voyageurs Paris — Londres et Bruxelles — Londres, des trains de marchandises et des navettes transportant des véhicules; dans un premier temps la cadence des navettes sera de toutes les dix minutes en pointe et il est prévu qu’elle sera abaissée à quelques minutes seulement ultérieurement.Les voitures, camions, autobus, caravanes pourront accéder aux navettes, sans réservation, par un quai de chargement latéral, l’opération d’embarquement ne devant pas prendre plus de 9 minutes.Il est probable que le tunnel sera relié à un réseau TGV nord-européen (Paris, Lille, Bruxelles, Cologne).Le tunnel de 52 kilomètres sera franchi à une vitesse de pointe de 160 kilomètres à l’heure et le voyageur mettra 3 h 15 pour aller de Paris-centre à Londres-centre, ce qui bat l'avion.La traversée de la Manche coûtera au passager de train environ 15 dollars canadiens (80 francs) et à l'automobiliste environ 45 dollars (230 francs).Il s’agit d'une décote d'environ 10 % par rapport aux tarifs moyens annuels pratiqués actuellement par les ferries; ces derniers sont très menacés par le projet mais on pense qu’ils ne pourraient pas déclencher une guerre de prix durable car leurs frais directs — salaires et énergie — sont proportionnellement beaucoup plus importants que ceux d’Eurotunnel.Le coût d’Eurotunnel s’élève à environ 50 milliards de francs ou 5 milliards de livres, soit 10 milliards de dollars canadiens.Le coût de construction proprement dit se chiffre à 27 milliards de francs (5 milliards de dollars) et comprend les terminaux, les tun- ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 34 88 - f AV I* ~^VX, X /! *3^ s ml' #$ A amt* I A 1 « 6 a» arj / I * / Embarquement et débarquement des voitures et des cars Les actionnaires ne pourront recevoir de dividendes avant le début de l’exploitation mais les dividendes devraient ensuite progresser très vite et la projection de rendement moyen — compte tenu des premières années sans revenu — s’établit à 16 % environ, donnant ainsi à l’investissement des perspectives attrayantes de rendement.Le crédit bancaire, de l'ordre de 8 milliards de dollars, et comprenant la marge de sécurité déjà citée, a été confirmé en septembre 1986 par un groupe de 40 banques internationales; son échéance est de 18 ans et il pourra être utilisé soit sous forme classique d’avances, soit sous forme de garanties (pour du papier commercial par exemple).Le financement est donc assuré.Le groupe bancaire est dirigé par le Crédit Lyonnais, National Westminster Bank, la Banque Nationale de Paris, Midland Bank et la Banque IndoSuez; il comprend des banques françaises et anglaises, européennes (suisses, allemandes, belges, italiennes, hollandaises.), américaines et japonaises.On remarque particulièrement l’enthousiasme des banques japonaises qui représentent près de la moitié du nombre des banques et plus du tiers du montant du crédit.En revanche, n’y figure aucune banque canadienne; lorsque ce groupe bancaire — qui s’est engagé pour le montant toal — «sous-syndiquera» en s’élargissant en 1987 à environ 150 banques, on peut penser que des banques canadiennes le rejoindront.Une commission d’engagement est maintenant versée aux banques.Il est prévu qu’après deux années d'exploitaton, Eurotunnel obtiendra une cote («rating») des agences de crédit afin de solliciter les marchés financiers obligataires: une dette à plus long terme relaiera donc une partie du crédit bancaire, afin d’optimiser l’étalement des échéances du financement d’Eurotunnel et de favoriser le paiement de dividendes dès les premières années d’exploitation.Les prêteurs d’origine pourraient donc être remboursés plus rapidement.En résumé, il s’agit d’un project spectaculaire par sa taille et ses caractéristiques: — d’un point de vue politique, il faut souligner le caractère historique de la création d’un lien fixe entre la Grande Bretagne et le continent.— d’un point de vue technique, le projet prouvera la capacité de pays européens à mener à bien la réalisation d’un projet gigantesque.— d’un point de vue financier, il démontrera que l’initiative privée peut organiser, sans garantie publique, le financement — par prêts et capital — du plus important chantier du 20e siècle.sements d’infrastructure et que des capitaux privés peuvent être rassemblés pour financer des projets publics rentables.», Jr ' ï Le mercredi 1er octobre, la Chambre de commerce franéaise de Toronto avait organisé un déjeuner-causerie sur «le Tunnel sous la Manche et son financement».Le conférencier était M.Bernard Thiolon, Directeur général du Crédit Lyonnais et administrateur d'Eurotunnel.Cette manifestation fut un grand succès: 150 personnes étaient présentes et «Bay Street» était là, plusieurs tables ayant été réservées par les courtiers.Cette entreprise a donc une valeur exemplaire en montrant que les États — en déficit et endettés par eux-mêmes ou par leurs sociétés d ' État n’ont pas forcément à s’engager financièrement dans des investis- se 7/O/V CANADA FRANCE/NOVEMBRE 1986 35 Engineering, Crown Aggregates, Rocky Mountain Precast, Lethbridge Concrete Products, Lafarge Concrete and Valley Rite-Mix.The Francon Division.Last, but no means least, is Francon, the group’s largest concrete and construction division in the province of Quebec, which became wholly-owned in 1966.Francon is currently mainly involved in municipal construction work, but has been involved both as major contractor and materials supplier for such major projects as the James Bay hydroelectric project, Montreal's Olympic Stadium and Expo 67.Cement is supplied by the St.Constant and Montreal East Plants.It would take more space than we have available to describe the operations of the entire Canada Cement Lafarge group.Instead, for the purposes of this article, we will concentrate on some of the recent activities of the Francon Division.Canada Cement Lafarge recently completed a new multi-million-dollar Research & Technical Centre in the north west sector of Montreal, and Francon’s head offices are now housed in the same building.This Centre is an amalgamation of all the group’s previous research facilities, and its researchers work in close collaboration with Lafarge Coppée’s central research laboratory in Viviers, France.Studying both cement and concrete, the research staff works with all the group's operating and divisions on improving existing products, developing new ones, improving quality control and providing technical assistance to the group’s own people and its customers.A recent example of a fruitful collaboration between the Research Centre and an operating division is the development of a high-strength concrete produced by Francon and placed in the Lavalin Engineering group’s new head office in downtown Montreal.This concrete tested at 100 MPa — a very high-strength material indeed when you consider that most concretes have a compressive strength of between 30 and 55 MPa.As Raymond Bisson, Francon’s VicePresident of Marketing points out, use of this concrete is beneficial to both owners and builders because by permitting a reduction in the size of the structural members, it creates more available space.Another benefit is a decrease in the deadweight which must be supported by the foundations.At Francon they are confident that the demand for this and other newly-developed products will grow with the construction in- Buildings and public works are among the Vancouver-based manufacturer of ready-mix most important businesses of the Canada concrete and concrete products.Deeks-Cement Lafarge group of companies.Their McBride later changed its name to Lafarge cement plants across the country manufac- Concrete and is now a division of Canada ture the primary ingredient, and their diver- Cement Lafarge.In the decade before the sified concrete and construction divisions merger, Canada Cement had also em-have been involved in the building of such barked on its own program of vertical in-recent major projects as the huge West Ed- tegration into concrete and related products, monton Mall or Vancouver’s new high-speed Like Lafarge, their aims were to develop the SkyTrain^.The scale of their projects is ot supplier-customer relationship, protect their always so grand, of course, and the group’s markets, and maintain a degree of direct inproducts and people are also involved in in- volvement with the final product — concrete, numerable smaller buildings and municipal Canada Cement's first move came in 1959 and public works from coast to coast.The group has its corporate office in Mon- ing in Toronto-based Standard Paving & treal and is the Canadian operating subsidi- Materials Limited and its subsidiaries.Now ary of its Dallas-based North American known as Standard Industries, and a wholly-holding company, Lafarge Corporation, owned division of Canada Cement Lafarge General Portland Inc.of Dallas is CCL's sis- since December 1983, they have operations ter operating subsidiary in the United States.Lafarge Coppée of France owns approximately 54 percent of the Lafarge Corpora- 1965 and operates throughout Ontario, the lion common shares, which were first traded Maritimes, Alberta and the United States, on the New York Stock Exchange on November 23, 1983.with the acquisition of a majority sharehold- across Canada and in the United States Permanent Concrete joined the group in Richvale Block & Ready-Mix, acquired in 1971, serves the Greater Toronto area with ready-mix and concrete block from their five The Canada Cement and Lafarge con- plants nection.Further west, the group’s versatile concrete divisions include Supercrete, Canada The history of Canada Cement Lafarge Concrete, Conmac Western Industries, Al-has been one of constant evolution, change pg^ta Concrete Products, Crown Paving & and adaptation.The Canada Cement Company was formed in 1909, and by the 1970s had operations in Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Quebec and the Maritimes.In 1956, the equally venerable French cement company Ciments Lafarge S.A.began doing business in British Columbia and later, in 1965, in Quebec under the name Lafarge Canada Ltd.During the late 1960s the two companies began to look seriously at the possibility of a merger.Their operations complemented each other ideally.Canada Cement had no facilities in British Columbia and its Montreal H i >» V.s: ISi ~ - :: :: ; East Plant was in need of modernization or replacement.Lafarge had two modern plants in British Columbia, and St.Constant, just outside Montreal, was among the world’s best-designed and most efficient cement plants.On May 1, 1970, Canada Cement Lafarge Ltd.came into being.The new company now stretched from coast to coast and had become Canada’s only truly national cement company.But its evolution did not stop there.j Vertical integration into concrete.In 1960, recognizing the importance of The completed Lavalin Building, containing adapting to particular market needs, Lafarge Francon’s regular and high-strength had purchased Deeks-McBride, a concretes ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 36 cu a) re o>V CD Û) O CD CD B! o 5 cu co a) CD Û) re u re IMMOBLIER PUBLICS TRAVAUX BÂTIMENT Timrion UŒJ I J : 8 ' T A Francon crew form a central mall with a Gomaco curb machine.Concrete is supplied by ready-mix units in the background.~r i 21- 53 In- dustry's increased need of innovative and cost-efficient materials.An additional highlight of this project was the close collaboration between Francon, the CCL group’s research people and scientists at the University of Sherbrooke, Quebec.Looking at the blue mirror-like exterior of a completed building such as the Montreal headquarters of the Banque Nationale de Paris, it is sometimes difficult to envisage that there is a concrete frame and a solid concrete foundation supporting the glass skin.Francon supplied a total of 24,000 cubic meters of ready-mix concrete for this project.In contrast, many of Montreal’s varied and architecturally interesting metro stations are made of exposed concrete, and here the product is readily visible, both structurally and denotatively.In addition to supplying materials for building projects, approximately 35 percent of Francon's operations are involved in a specialty refurbishing of municipal roads and sidewalks.This may entail paving a surface, forming a curb or constructing an entire road from the excavation phase to completion.In conjunction with the Research Centre, Francon is currently studying the use of fibre-reinforced concrete.Steel fibres, incorporated into concrete, not only improve its flexural strength and resistance to fatigue and impact, but also serve to lessen considerably the time a repaired road has to be closed to traffic.They are currently studying, too, a new and improved method of joining the old and new concrete layers when resurfacing a road.Concrete is a versatile material with enormous potential.The Canada Cement Lafarge group of companies, through its divisions across Canada, is continually looking for new applications and developments.Its new Research & Technical Centre will ensure its leadership position in an industry which is constantly seeking new challenges and finding different ways of doing things.(1 ) Cement is a grey powder, while concrete is the building material formed when cement, aggregates and water are mixed together to precise ratios.I The Pie IX metro station in Montreal, backed by the Olympic Stadium — another Canada Cement Lafarge project.the construction, paving and 111 Si ill rt ' il m i ."I HU»" 111»»» i m il I] mi The new heardquarters of the Banque Nationale de Paris in Montreal.ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 37 L’industrie des agrégats i dans la région montréalaise l(i ni O publics.C’était le début d’une longue suite de succès menant à la formation du GROUPE qui, aujourd’hui, oeuvre principalement dans la construction lourde, les grands travaux routiers ou de génie, les infrastructures municipales et, entre autres, dans la gestion de construction et dans l’immobilier aujourd'hui d’une renommée internationale acquise par de nombreuses participations dans des projets aussi prestigieux que la Voie Maritime du Saint-Laurent, l’Exposition La dernière publication de Statistique Que- tistique Québec, partiellement responsable bec indiquait que les ventes cumulatives de d’une contribution au P.I.B.(1> de l’ordre de pierres concassées dans la province se sont 1,35 milliard $, en 1984, et de 1,2 milliard $ élevées à 16 287 000 tonnes pour les sept en 1983.De la même façon que la construc-premiers mois de l’année, en regard de tion, à laquelle elle est étroitement reliée, 14 711 000 pour l’année précédente soit cette industrie génère un effet d’entraîne-une progression de 11 %.De ce total, le ment considéré comme l’un des principaux marché de l’île de Montréal, de la Rive-Sud moteurs de la croissance économique, de Montréal et de la région des Cantons de l’Est représente 8 556 000 tonnes ou 53 % la production minérale québécoise et la com-du marché provincial; c’est la partie du mar- pare à l’ensemble de celle du Canada pour ché sur lequel se concentre le groupe les mêmes années, soit 1983 et 1984.Désourdy dans sa stratégie de développement à partir de ses carrières de St-Philippe, Brossard, Carignan et Saint-Bruno.Misant sur une stratégie d’intégration verticale, depuis l’extraction des matières premières jusqu'à leur utilisation, la firme Les Constructions Désourdy Inc.a procédé à une consolidation de sa position concurrentielle au Québec.L’importante filiale du Groupe Désourdy s’est en effet portée acquéreur, depuis février 1986, de carrières à Saint-Bruno et à Bromont, de même que l’entreprise Charles Duranceau située sur l’île de Montréal.Le GROUPE dispose Le tableau suivant donne l'envergure de Production minérale en (000) de tonnes métriques Pierre concassée au Québec Sable/ gravier Pierre Chaux Ciment QUÉBEC Pour 1984 Pour 1984 Pour 1985 27 091 31 433 33 026 29 838 30 518 26 614 28 237 297 2 138 2 675 335 CANADA Pour 1983 Pour 1984 199 293 220 649 62 359 71 047 2 126 2 280 7 828 8619 Sources: Une industrie de matières premières Statistique Canada L'exploitation des carrières et des sabliè- Ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec res vise principalement à extraire et à pro- Évidemment, la production ne reflète pas duire des matières qui peuvent être utilisées fidèlement la vente des quantités effective-telles quelles ou combinées entre elles ment produites ni à quels prix ces matières comme matériaux de construction ou pour premières ont été transigées.Un récent rap-être incorporées à des produits finis Universelle de 1967, le harnachement des Chutes Churchill, le Stade olympique de Montréal et le projet de la Baie James.Les Constructions Désourdy Inc., une filiale dynamique Avec 35 à 40 % du volume d’affaires du GROUPE, la filiale fut incorporée en 1979.Depuis, elle s’occupe non seulement d’extraire les matières premières à partir des nombreuses carrières et sablières qu’elle exploite, mais elle veille aussi à leur transformation et à leur distribution par le biais de cinq centres régionaux qui couvrent principalement la région de Montréal, la Rive-Sud, la région de Bromont et des Cantons de l’Est.Un fonctionnement basé sur l’autonomie Les centres régionaux de l’entreprise opèrent sur une base décentralisée en tant que centres de profits.Dirigés par des gérants autonomes, chaque centre est desservi par son propre personnel de vente et de fabrication tandis que la coordination, la gestion financière et les services techniques et d'estimation sont assumés, en majeure partie, par le siège social.Il peut être intéressant de mentionner que plus de 20 % de la production brute d’agré- port statistique publié par le ministère de Toutefois, l'évolution normale de la l’Énergie et des Ressources du Québec rap-demande et des types d’applications favo- porte cependant que pour juillet 86, il s'est rise une diversification et un raffinement sans vendu 4 176 000 tonnes de pierres concas-cesse croissant des produits mis en marché, aées par rapport à 3 261 000 en juin et C'est ainsi qu’après les processus de con- 3 33g 000 en juillet 85.En comparant ces cassages primaire et secondaire la pierre chiffres à la production, il est aisé de cons-peut prendre maints aspects qui vont des tater que l'industrie est particulièrement poussières utilisées comme charge dans les active durant la saison estivale, produits plastiques jusqu’aux pierres de plu- La production de pierre concassée, tou-sieurs tonnes qui servent de carapace aux jours selon le même bulletin, a servi princi-remblais portuaires.paiement à la construction (près de 75 %) La composition et la nature des agrégats tandis que le reste est allé à la fabrication peuvent donc varier selon les spécifications béton-ciment (15 %) et à celle du béton recherchées ou en regard des applications bitumineux (7 %), industrielles et commerciales qui ne cessent d’évoluer.Il est intéressant de noter que malgré les inévitables effets engendrés par cette Le Groupe Désourdy diversification et ce, tant au niveau des investissements en équipements qu’au niveau de la main-d’oeuvre et de la recherche, la crois- Désourdy qui oeuvrait dans la construction sance du prix des agrégats à la tonne est depuis 1930, les frères Roland et Marcel cependant demeurée fort modeste Suivant les traces de leur père Louis incorporent, en 1949, la firme Désourdy Construction Limitée.Appuyée par cinq autres frères, l’entreprise familiale se distingue rapidement en construction de bâti-L’industrie des agrégats et des produits ments et elle finit par obtenir d’importants bitumineux a été, selon les données de Sta- contrats dans le domaine des travaux Une contribution économique significative ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 38 gats est utilisée pour la fabrication de béton bitumineux et les chantiers de construction du GROUPE.Les principaux clients de Les Constructions Désourdy Inc.sont les organismes gouvernementaux tels les sociétés d’État, les ministères dont celui des Transports, les municipalités et les institutions publiques.La majeure partie des clients privés est constituée d’entrepreneurs, de firmes d'ingénierie et d’architectes de même que d’entreprises industrielles ou commerciales.Capacité de production de la firme Grâce à ses récentes acquisitions, Les Constructions Désourdy Inc.qui compte maintenant pas moins de 24 unités de production incluant une douzaine de carrières, quatorze sablières et neuf usines d’asphalte dont deux mobiles pour l’approvisionnement des projets de courte durée, a pu augmenter sa capacité de production de 35 %.L’entreprise produit environ 3 000 000 tonnes de production d'agrégats concassés et 500 000 tonnes de béton bitumineux par année.Les Constructions Désourdy Inc.est particulièrement bien implantée dans les régions de Montréal, de la Rive-Sud et de Sherbrooke.Cette implantation qui, à elle seule, touche près de 60 % du marché potentiel au Québec, permet donc à l’entreprise d’aspirer à une croissance de sa part de marché.De plus, au rythme de production actuel, les réserves prouvées des carrières de chacune des régions sont suffisantes pour assurer la poursuite des opérations jusque dans le quart du prochain siècle.Une stratégie d’implantation appropriée La compagnie est donc en bonne position pour poursuivre son expansion dans l'extraction des matières premières et la fabrication des matériaux de construction.Sa stratégie de croissance cependant ne se fonde pas uniquement sur un processus * •j ' 9 t ; V / l - Tf.r* * 3* a ÊW (7 S m, 5 7 F* ' ¦ X’ d'acquisition qu’elle a débuté et qu’elle compte poursuivre, mais également sur rétablissement de réseaux permettant une couverture adéquate des régions desservies.En effet, dans un contexte où les frais de transport représentent parfois jusqu’à 70 % des coûts associés aux projets de construction nécessitant des matières premières, Les Constructions Désourdy Inc.possèdent un avantage compétitif marqué à cause de la localisation de ses installations à proximité des marchés les plus importants dont celui de Montréal qui compte pour près de 40 % du marché global.Cet avantage est d'autant plus capital qu’à Montréal, la fermeture imminente des carrières forcera les entreprises à se tourner vers les sources d'approvisionnement de pierres de qualité, à l’extérieur de l'île.De plus, les usines montréalaises de la firme étant sises à proximité des grands axes routiers de l’île de Montréal, la récente acquisition des opérations de Charles Duranceau renforce encore la position concurrentielle de l’entreprise pour le marché du béton bitumineux.L'intégration des unités de production récemment acquises pouvant être complétée par d’autres acquisitions situées près des marchés prometteurs, Les Constructions Désourdy Inc.compte poursuivre son expansion par la hausse de sa capacité de production et par une diversification de ses produits.(1) Produit intérieur brut (P.I.B.) au coût des facteurs par activité économique, Statistique Québec, rapport 1986.Jean-Pierre Fréchette, collaboration spéciale Yves Papillon Jean-Paul Dupré «I Le Groupe Désourdy Principaux secteurs d'activités dans l'industrie du bâtiment et des travaux publics: • PROJETS CLÉ-EN-MAIN ET GÉRANCE DE PROJETS • BÂTIMENTS INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX • GÉNIE CIVIL • EXPORTATION DIRECTE ET PARTICIPATION AUX CONSORTIUMS POUR LA CONSTRUCTION D'USINES OU DE PROJETS INDUSTRIELS • CONCASSAGE ET ASPHALTE • TRAVAUX ROUTIERS ADRESSE POSTALE - C.P.20, LONGUEUIL, QUE.J4K 4Y1 ADRESSE CIVIQUE - 3350, BOUL.LAURIER, ST-HUBERT, QUE.J3Y 6T2 - TEL: (514) 676-7721 - TÉLEX: 055-60941 Siège social ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 39 ¦ RAYMOND, CHABOT, ASSOCIÉS CONSEILS (R.C.A.G) BD GHGGG France 19, rue Clément Marot Paris 75008 Téléphone : 147 23 80 18 Télex : 660977 FIDEUROP Montage électrique et mécanique d’installations industrielles et de postes et centrales électriques.Offre, entre autres, des services de : • conseil en management • gestion de projet • audit intégré • financement • implantation • fiscalité • marketing Entretien préventif ou d’urgence d’équipements industriels, commerciaux et navals, et d’installations électriques et mécaniques; Construction au Canada et à l’étranger de réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique; Construction de gazoducs et de systèmes auxiliaires de distribution d’hydrocarbures; Fabrication et installation d’équipements électriques, électroniques et électro-mécaniques.partie intégrante de RAYMOND, CHABOT, MARTIN, PARÉ 110, boul.Crémazie Ouest Montréal (Québec) H2P 1B9 Téléphone: (514) 382-3030 Présents dans 40 villes au Québec.Représentation dans tout le Canada et dans plus de 60 pays.Martineau Walker Avocats Agents de Brevets et Marques de Commerce Bureau 1100, Immeuble 'La Laurentienne' 425, rue St.Amable Québec, Canada GIR 5E4 Téléphone (418)647-2447 Sans frais d'interurbain 1-800-463-2827 Bélinographe (418) 647-2455 3400, La Tour de la Bourse 800, Carré Victoria Montréal, Canada H4Z 1E9 Téléphone (514) 397-7400 Sans frais d'interurbain 1-800-361-6266 Bélinographe (514) 397-7600 Télex 05-24610 BUOY MTL LETTE & ASSOCIÉS Avocats Agents de marques de commerce Barristers & Solicitors Trade Mark Agents I BUREAUX EUROPÉENS 3, rue du Boccador 75008 PARIS Tel.: (1) 47.23.62.03 Télex: Lette 640274F Téléfax: (1) 47.20.76.79 MONTRÉAL 615 ouest, Bd Dorchester Montréal, P.Q.H3B 1P9 Tél.: (514) 871-3838 Télex: 05-24456 Lexinter Mtl Téléfax: (514) 876-4217 TORONTO 181 University Ave Toronto, Ont.M5H 3M7 Tél.: (416) 361-1166 Télex: 06-218499 Letwhit Tor Téléfax: (416) 361-1861 10, rue Pierre Fatio 1211 GENÈVE 3 Tél.: (22) 21.50.41 Télex: 421431 JAWE CH Téléfax: (22) 21.55.52 ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 40 ¦ BG Checo International: un nom connu de tous à la papeterie Reed de Québec Hu oc tü CO o Les installations de la compagnie Pape- .et de l'échéancier.terie Reed dominent depuis longtemps le quartier Limoilou à Québec.Située en bordure du fleuve Saint-Laurent en allant vers la côte de Beaupré et l’île d'Orléans, Reed est un des principaux employeurs privés de Québec.Grâce à son expérience et à sa compétence, le personnel de BG Checo, aidé des services techniques des représentants, des fournisseurs et des groupes-conseils, réalisait les travaux selon les plans et devis de Reed.Dès leur mise en marche, les machines rénovées ont produit une quantité et une qualité de papier conformes aux attentes les plus élevées de Reed.Le projet s’est réalisé conformément aux prévisions budgétaires de 25 000 000 $ et à l’échéancier.BG Checo International éprouve une fierté légitime d'avoir ainsi relevé le défi aux installations de la compagnie Reed.Le succès de ce projet de rénovation démontre une fois de plus l’importance d’avoir recours à des partenaires chevronnés et d’établir une solide relation entre clients et entrepreneurs.Chez Reed comme ailleurs, dans le secteur des pâtes et papiers, BG Checo est un nom avec lequel on est familier.Cela permettait de réduire également les délais et de respecter l’échéancier.Un logiciel de gestion de projets, propriété de BG Checo, fut utilisé afin de suivre l’évolution des travaux.Ce système permit d’établir la durée de chaque activité selon chaque conSi ses usines sont là depuis longtemps, trat et selon chaque discipline, son équipement est modernisé constamment; mais non sans difficultés.Une réunion hebdomadaire avec Reed servait à faire le point sur l’évolution des travaux et à décider des activités prioritaires.Tout changement faisait l’objet d’une décision quotidienne sur le chantier même.C’est de là que les mesures prises étaient introduites dans le système informatisé, permettant une rapidité d'exécution et une analyse instantanée des résultats.La planification ainsi faite a notamment permis d'identifier un grand nombre de travaux pouvant être effectués avant l'arrêt des machines à rénover.Ce fut là un facteur important du succès du projet.Ainsi, la rénovation des machines 2, 3, et 4 de Reed constituait-elle un casse-tête de taille.Qu'on en juge: il fallait démolir certaines parties des fondations ou des bases de l’équipement, ajouter des pieux là où c’était nécessaire, refaire les fondations et les bases, enlever et réinstaller de nouvelles pompes à vide, caisses d’arrivée, fourdri-niers, presses, sécheurs, formeurs hybrides, rebobineuses, etc.Jusque là, il s’agit d'un gros travail mais avec le temps, l’argent et l'espace, on peut y arriver.Voilà justement où cela s’est compliqué.sans que la qualité n’y perde Il fallait faire tous ces travaux à l’intérieur d’un Tout au long du projet, la qualité du tra- échéancier très serré, dans un contexte de restrictions budgétaires et en faisant en sorte vail fut au coeur des préoccupations comme des décisions.que les machines adjacentes continuent de produire à pleine capacité, sans aucune interruption! BG Checo International relève le défi Aussi, c’est vers BG Checo que Reed s'est tournée; le plus important entrepreneur spécialisé dans l’installation d’équipements industriels au Québec et dans tout l'est du Canada a relevé le défi.À cause de son expérience antérieure dans l’exécution de travaux similaires, BG Checo a pu, avec le concours de Reed, élaborer un budget détaillé, conforme à la réalité, déterminant clairement les coûts anticipés pour chaque phase du projet.Dès le départ, BG Checo a mis en place une équipe de personnes expérimentées; ainsi, fut-il possible de contrôler les coûts, de respecter les délais et de s’assurer de la qualité du travail effectué.ü ar 5 ii, T-mât 5 9# ü' % îï s?i li Contrôle hebdomadaire des coûts.À chaque semaine, les coûts encourus, I ainsi que ceux à venir, ont fait l’objet d'états I détaillés.L’informatique aidant, Reed a pu ’?vérifier ces coûts par secteur de contrat et I par métier.D’ailleurs, afin de rendre cette ® analyse plus facile, les commandes de maté- Machine à papier numéro 4 de la compagnie Papeterie Reed après que tous les travaux de riaux émanaient directement du chantier.rénovation aient été complétés par BG Checo.*»« 0.I .ü ».ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 41 EES§§§= transports SERVICES D'ENTRETIEN PRESTIGE INC.Direction générale : 630, Bid.Dorchester ouest Édifice C.I.L., suite 3200 Montréal, Qué.H3B 1X5 a SERVICE DE ¦ ASSURANCE maritime de groupage import-export internationale Service et aérien Pour tous renseignements : 875-5591 * Services d'entretien complets : commercial, industriel, résidentiel.Représentation St-Arnaud Bergevin Limitée * Services-conseils en organisation et en supervision d'entretien ménager.1 * Travaux spécifiques : lavage de murs lavage de vitres nettoyage de draperies nettoyage de luminaires nettoyage de systèmes de ventilation nettoyage de tapis traitement de surfaces de bois traitement de planchers en béton * Services d'urgence suite à des sinistres (incendie, inondation.) fn Siège social: TEL: (514) 285-1500 H2Y 2P5 TELEX: 05-25176 IriSfi* .FORT ERIÉ La Direction de l'exploitation se trouve: 5710, Chemin St-François Ville St-Laurent H4S 1B4 Phillips & Vineberg Avocats PARIS: 616, AV, DES CHAMPS ÉLYSÉES IMMEUBLE 01 75008 PARIS, FRANCE TÉLÉPHONE: 33.1.45,63.95.23 OTTAWA: 200 ELGIN STREET, SUITE 900 OTTAWA, ONTARIO, CANADA K2P 1L5 TÉLÉPHONE: (613) 230-2599 5, Place Ville Marie.Bvreav 1700 Montréal.Québec Canada hsb 202 GENÈVE: 15, SOUL DES PHILOSOPHES CH.1205 GENÈVE, SUISSE TÉLÉPHONE: 022.20.41 NEW YORK: 350 PARK AVENUE 14TH FLOOR NEW YORK, NEW YORK 10022 TÉLÉPHONE: (212) 308-8866 TÉLÉPHONE: (514) 866-8541 TÉLEX: 05-25587 "OBSJAC MTL" ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: "OBSJAC" FACSIMILE: (514) 875-0344/876-4525 LIGNE TÉLÉCOMMUNICATION: (514) 397-9280 HONG KONG: 2803 ALEXANDRA HOUSE 20 CHATER RD., HONG KONG TÉLÉPHONE: (8625) 221061 LONDRES: 20 LINCOLN'S INN FIELDS LONDRES WC24A 3ED, ANGLETERRE TÉLÉPHONE: (441) 831-8553 i Normandin Barrière Courey Deloitte Haskins Sells comptables agréés/Chartered Accountants Laval 2, Place Laval, Bureau 300 Laval (Qué.), H7N 5N6 — 514-382-4010 Montréal Bureau 3210, Edifice de La Banque Royale du Canada 1, Place Ville-Marie, Montréal (Que.), H3B 2W3 — 514-861-9311 Représentation en France: MULTICONSULT / PAREX 96, Avenue d'Iéna 75116 PARIS 723.53.21 a II Bill Le nettoyage en France cc vu par le Bureau de Liaison du groupe T.F.N.(La Technique Française du Nettoyage) tü eo O Cette société se situe parmi les cinq (5) premières firmes françaises et ses compagnies affiliées «SERVICE D'ENTRETIEN PRESTIGE (1982) INC.» et «TECHNIQUE CANADIENNE DE NETTOYAGE INC.» à Montréal sont animées et dirigées par Monsieur Jean-Pierre Julien et Madame Rosalie Julien.suite un emploi de maîtrise.Un accord national interprofessionnel a instauré la formation professionnelle continue dont la structure a été mise en place et se trouve actuellement opérationnelle.Étapes importantes de la profession dans l’avenir: — Concertation et échange d’informations sur les progrès de l'industrie du nettoyage à l’échelon mondial; — Gains de productivité (organisation, motivation et formation du personnel aux nouvelles techniques); — Amélioration des procédures de nettoyage au bâtiment lui-même; — Mise au point des robots du nettoyage.Cette perspective est justifiée par des projets de robotisation lancés en 1985 et qui, dans certains cas, se sont concrétisés.La R.A.T.P.«Régie Autonome des Transports Parisiens» soucieuse de son image de marque, vient d’octroyer un marché de 10 ans de 1 milliard de francs à une entreprise privée.Ce contrat prévoit dans un délai de 5 ans que la «robotisation» soit le procédé obligatoire pour effectuer le nettoyage des espaces du métro français.— 26,7 % dans les administrations — 5,6 % dans les ménages Parmi les 6 000 entreprises, 15 d’entre elles dépassent un effectif de 1000 personnes, 158 000 personnes sont employées dans la profession et nous comptons: — 94 % d'ouvriers (avec une forte proportion d’employés à temps partiel et de personnel féminin) — 3 % d'employés — 1,4% de techniciens et d’agents de maîtrise — 1,6 % de cadres La formation prend une large part dans la technicité et la productivité.Car, si les éta-blissents clients délèguent le service à des professionnels, ils cherchent à augmenter d’une part le degré d’hygiène dans l'entreprise et, d’autre part, à réduire les frais généraux.Cette formation est, pour les jeunes, donnée dans les lycées d’enseignement technique et débouche sur un brevet d’enseignement professionnel.Le titulaire de ce diplôme est susceptible d’obtenir un poste de chef d'équipe et d’occuper par la Les notions de propreté et d’hygiène sont étroitement liées avec l’évolution de notre civilisation et le nettoyage industriel, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est relativement récent.En effet, depuis le texte concernant le nettoiement des rues de Paris en 1607 sous le règne d’Henry IV et la création de la première entreprise de nettoyage en 1842 par Madame Gastrique Cie («La Générale»), la profession a considérablement évolué.Les économies industrialisées, par leur forte croissance, ont entraîné un développement du secteur tertiaire et, plus précisément, des services.En France, les entreprises de nettoyage industriel ont enregistré pendant la dernière décennie, une croissance de leur activité d'environ 50 %.Cette évolution répond au besoin réel des industries à déléguer les services à des professionnels extérieurs.Par rapport à l’image de leur propre personnel, les responsables des établissements estiment que les entreprises spécialisées se situent à un niveau supérieur pour la qualité du travail effectué, les performances des équipements, la régularité du service, le professionalisme du responsable et la formation du personnel.Cependant, il est important pour les entreprises de pouvoir rassurer leurs clients sur le suivi et le contrôle effectif qu'ils exercent sur leurs équipes.I ¦1 I • p 1:' ; : - Sill! 0mm * i Croissance et caractère industriel de la profession En France, l’essor de l’industrie chimique et de la mécanisation, ainsi qu’une nouvelle architecture (développement des surfaces vitrées et emploi de nouveaux matériaux.) à partir des années 1960, a provoqué une expansion très forte du nombre et de la croissance des entreprises de nettoyage.Ces entreprises effectuant l’entretien des lieux commerciaux et industriels, des établissements de santé, des administrations et des équipements de transports et de loisirs.Le chiffre d’affaires réalisé dans la profession par les 6 000 entreprises qui opèrent dans le secteur du nettoyage est de l’ordre de 11 milliards 300 millions de francs, répartis comme suit: — 67,7 % dans les entreprises le rr —- WÈÊÉÊî tHHÉMj - ¦ ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 43 îi par Y.Pimor Président de la Commission économique du Comité national de maintenance (France) Directeur du SINORG INDUSTRIE, Paris de dollars pour la G.M.A.O.et Ford 4 millions.Au Japon, l'offre de progiciels de G.M.A.O.est presque inexistante.En revanche, une doctrine d’organisation, la T.P.M.(Total Productive Maintenance) se répand très vite à travers les entreprises.Les méthodes d'analyses de vibrations et de recueil de mesures à l’aide de terminaux portables se disséminent rapidement.En outre, de plus en plus de fabricants japonais d'équipements intègrent dans leurs produits des BITE (Built In Test Equipments), des capteurs de toutes sortes (Hitachi, Toshiba, Mitsubishi) et des fonctions de télé-maintenance (Tohiba, Fugiton).À égale distance de ces deux approches, la France se place en tête du développement de ces techniques nouvelles.SINORG INDUSTRIE est le leader européen des fabricants de progiciels de maintenance.D’ici la fin de l'année, plus de 3000 personnes d’USINOR DUNKERQUE utiliseront le progiciel SIRLOG SYGEMA, presque autant utilisent à SOLMER le progiciel SIRLOG-GPO.EDF pour ses contrôles nucléaires, la RATP, les métros de Marseille et de Lyon développent des systèmes de ce type.Les équipementiers français, particulièrement dans l’aéronautique, développent de multiples systèmes BITE et les systèmes experts d’aide au diagnostic, tel le MAINTEX de FRAMENTEC, ne sont plus des prototypes mais deviennent des systèmes de grande diffusion.Un Comité national de maintenance vient d’être créé en 1986 à l’initiative du ministère de l’Industrie.Son rôle est l’animation du tissu industriel à l’égard de ce qui est considéré comme un des enjeux économiques majeurs des prochaines années.Demain donc une maintenance nouvelle, mais le problème réel n’est ni économique, ni technique.Que le dépanneur d’aujourd’hui puisse devenir le technicien de demain, établissant son diagnostic sur ordinateur à partir de mesures et non plus en démontant une machine, que le chef d’entretien devienne un gestionnaire, que les bureaux d’étude intègrent dans leurs projets cette nouvelle dimension, est une révolution dans l'entreprise.L'automatisation, et donc la survie même de l’entreprise, est à ce prix.Qu’évoque pour vous le mot «mainte- devait entretenir et dépanner en permanence»?L'activité des femmes de ménage?nence plus de 8 000 «boîtes noires»: distri-Non.Le mot recouvre avec une connotation buteurs de billets, guichets automatiques, plus savante, l’activité de ce que l’on appe- installations de sécurité, terminaux d’ordina-lait naguère dans les usines le service d'entretien.Réparer ce qui est en panne, remettre en état les machines afin d’éviter terminaux points de vente chez les commer-qu’elles ne s’arrêtent: la première activité est çants, il lui fallait d’urgence mettre en place la maintenance corrective, la seconde la un service de maintenance assistée par ordi-maintenance préventive.nateur et calqué sur les grands services Un nouveau mot pour une activité industriels d’après-vente.La «domotique», informatique de la maison (de «domus», latin) fait son apparition.La maison en effet s’est emplie en 20 ans teurs, installations de climatisation, ascenseurs, etc.Avec le développement de ancienne.Mais ce mot va faire bientôt la une des journaux.Trois exemples.Three Miles Island, Bhopal, deux catastrophes industrielles, les premières de ces nou- de dizaines de dispositifs électro-velles catastrophes appelées à remplacer, mécaniques et électroniques dont la main-pour le troisième millénaire, les grandes tenance pose des problèmes.Dans une catastrophes naturelles d’autrefois.Dans ces étude prospective faite avec le Professeur deux cas, on a accusé des défaillances Gabriel de l’Université de Nancy, nous humaines et des erreurs de conception: les avons «prédit» pour les trente prochaines analyses ultérieures ont démontré qu'il années l’interdiction de vendre des automo-s’agissait d'abord de problèmes de mainte- biles ou autres biens de consommation dura-nance.Il en est probablement de même de blés mais seulement le droit de vendre des usages (kilomètres, lavages de linge, etc.), La sidérurgie européenne est en crise, l’obligation pour les constructeurs de loge-depuis longtemps.Or, dans une tonne ments de les équiper de «bus» domestiques d’acier européen, le coût de la maintenance reliés au réseau téléphonique auxquels on est deux fois plus grand que dans une tonne pourrait connecter les machines à laver, d’acier japonais.En sidérurgie, de 30 à chaînes audio-vidéo, cuisines intégrées, etc.40 % du personnel travaillent pour la main- afin que les machines envoient automatique-tenance.Sur les milliers d’articles consacrés ment aux centres de surveillance des infor-à cette crise de la sidérurgie, qui a jamais mations sur leur état.À la maintenance cité ce problème?L’usine du futur sera automatisée: robots, perfectionnée de la maintenance ateliers flexibles, machines outils à comman- domestique, des numériques, automates programmables, calculateurs de procédés remplacent les agents de production.Usine sans ouvrier?Non, les compagnons du service de maintenance sont toujours là et plus nombreux que jamais car la complexité augmente les besoins de maintenance.L’usine Tchernobyl artisanale, va succéder une organisation très Demain, donc la maintenance.Mais quelle maintenance?Nous assistons depuis deux ou trois ans à un extraordinaire développement des techniques et des méthodes en ce domaine.On pourrait dire en schématisant que deux approches se font jour: celles des États-Unis et celle du Japon.Aux États-Unis, comme en Europe, la Quittons le monde industriel pour celui des modernisation des services d’entretien bureaux.Il y a 20 ans, une administration, repose sur l’utilisation de progiciels de ges-une banque étaient des locaux banalisés tion de maintenance assistée par ordinateur avec des meubles de bureaux: quelques (G.M.A.O.).Un peu comme pour la gestion téléphones et des machines à écrire étaient de production, l’installation de progiciels est les seuls «outils» administratifs.Aujourd’hui, l’occasion de moderniser l’organisation, de une banque est devenue un ensemble former les hommes aux nouvelles techni-d’outillages techniques.La Caisse Régionale ques, bref de mettre en oeuvre l’expérience du Crédit Agricole du Sud-Est à Lyon s’est capitalisée dans un progiciel.En 1985, ainsi aperçue il y a quelques années qu’elle General Motors aurait dépensé 12 millions de demain verra le développement des services de maintenance.ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 CD O O) CD û) CD X CD O IMMOBLIER PUBLICS TRAVAUX BÂTIMENT Dim UŒJ Le château Westmount Square § Une tour prestigieuse revêtue | de matériaux français H i II Là encore, un matériau français a été spécifié.Il s’agit de la membrane Vercuivre de la compagnie Siplast, feuille de cuivre laminée sur une membrane de bitume élasto-mère armée de fibre de verre.Matériau moderne, parfaitement adapté à des applications difficiles, cette membrane a déjà fait ses preuves au Canada: le Stade olympique de Montréal en est recouvert et l’auteur de ces lignes l’a également utilisé avec succès lors de la rénovation des terrasses de l’Ambassade de France à Ottawa en 1978.Plus léger et de même aspect que le cuivre mais considérablement moins coûteux d’utilisation, ce matériau recouvrira toute la toiture haute ainsi que toutes les lucarnes, sur une superficie d’environ 1000 m2.La ville de Westmount a émis récemment un permis de construire pour la quatrième tour de Westmount Square, l'ensemble architectural le plus huppé de Montréal.Le coût de construction de cette tour est évalué à 25 $ millions (can.).Westmount Square, construit dans les années 60 sur les plans de l'architecte Ludwig Mies Van der Rohe, comprenait, sur un basilaire commercial d’envergure, 3 tours d’une vingtaine d’étages dont deux immeubles résidentiels et un immeuble de bureaux ainsi qu’un édifice plus modeste de deux niveaux abritant aujourd’hui le siège social d’Imasco.Le plan original comportait en outre une quatrième tour située à l’intersection des rues Greene et Sainte-Catherine.Pour des raisons économiques, cette tour n’a pas été érigée lors de la construction de l’ensemble.20 ans plus tard, le groupe français Mon-tenay, qui contrôlait Westmount Square, a cédé le terrain de 2000 m2 à des intérêts italiens.Ceux-ci ont fait appel à l’auteur de cet article, Henri Colombani, architecte français immigré au Canada en 1968, qui fut chargé de concevoir le nouvel immeuble résidentiel, au voisinage illustre.Pas question, pour cette tour appelée à recevoir les condominiums les plus luxueux de la métropole, de recopier les édifices Mie-siens, les tendances architecturales actuelles et la nouvelle loi sur les économies d’énergies interdisant des constructions largement vitrées telles que les trois autres tours de l’ensemble.Pas question, non plus, de réaliser un édifice post-moderniste selon la mode actuelle.Le zonage extrêmement strict interdisait enfin tout jeu volumétrique qui s’éloignerait de la «boîte» Miesienne.Fort de ces contraintes excessives, Henri Colombani se mit au travail et en 6 mois conçut un édifice dans la manière des grands bâtiments nobles de la rue Sherbrooke, destiné à recevoir une centaine d’appartements très luxueux.Respect de la volumétrie de Mies, intégration d’une trame de surface rigide atténuée par l’emploi de matériaux nobles, contraste discret avec le revêtement noir des tours de Mies, voici quelques ingrédients qui composent ce nouveau joyau.dâtre afin de se marier au chatoiement du verre des édifices existants.C’est en France qu'on la découvrit.Il s'agit de la pierre marbrière de Bourgogne, de teinte gris-vert, comme son nom ne l’indique pas.La pierre fut acceptée au printemps 1986 par la toute puissante commission d’architecture de la Ville de Westmount.Il fallut par la suite la soumettre à une série extrêmement dure d’essais de gel-dégel en laboratoire.Ces essais furent conduits par les laboratoires du CRIC (Centre de Recherche Industrielle du Québec), essais dont la pierre sortit gagnante.La pierre sera donc taillée et polie à la carrière puis expédiée au fabricant montréalais de panneaux de béton préfabriqués qui l’intégrera dans ses moules avant que les panneaux ne soient soudés en place sur la structure de béton.La quantité de pierre taillée nécessaire au projet est de 6 000 m2, soit un contrat d’achat d’environ 900 000 $ can.La fenestration Enfin, troisième élément important de l'enveloppe, la fenestration: pas question d'apprendre aux menuisiers d’aluminium québécois à construire des fenêtres.Cependant, celles-ci doivent s'ouvrir et peu de quincailleries offrent autant de possibilités que les quincailleries oscillo-battantes.Le projet comporte 1500 fenêtres ouvrantes.Ainsi, cette tour, la plus luxueuse de Montréal, devient par le choix des matériaux spécifiés par l'architecte, un symbole de la technologie française en construction.Et personnellement, en tant qu’architecte, je suis convaincu de l’excellence de cette technologie.La toiture Un deuxième élément important du projet est la toiture.Au Canada, les édifices luxueux sont par tradition recouverts de cuivre: le Château Frontenac à Québec, le Château Laurier à Ottawa, le Parlement Canadien, etc.Il ne fallait pas déroger à la tradition.Cependant, pour des raisons techniques et économiques, le cuivre conventionnel à baguettes s’avérait peu approprié.\ ^0 COLOMBANI ARCHITECTE 52 10800, RUE LAJEUNESSE MONTRÉAL H3L 2E8 La pierre de façade Pour arriver à ce résultat, il fallut bien trouver quelques matériaux nobles.La pierre tout d’abord.Rien n'évoque mieux le luxe que la pierre de taille.Alors que les fabricants locaux de granit courtisaient l'architecte, ce dernier recherchait une pierre plus tendre, d’un aspect velouté, légèrement ver- 1 1 Une nouvelle image sous un nouveau toit : après trois ans de planification, de rénovation et d’innovation, le Centre International de Design ouvre enfin ses portes.Situé au coeur du quartier montréalais du design, le CID est un immeuble de six étages datant de la fin du 19e siècle.Superbement rénové, il regroupe des entreprises canadiennes et internationales à la fine pointe des nouvelles tendances en matière de design, d'architecture et de décoration.Il abrite également le siège social de la Société des Graphistes du Québec et de la Société des Décorateurs-Ensembliers du Québec.Au coeur du Vieux-Montréal, le Centre servira de lieu d'échange des idées nouvelles.L'inauguration du Centre aura lieu à la mi-novembre-communiquez avec nous pour en savoir plus! Venez visiter le plus important centre de design au Canada.85, rue Saint-Paul ouest (près de l'église Notre-Dame) Montréal, Québec H2Y 3V4 Tél, (514) 282-9059 riTïTTnniiiiiiiiTinTiiiïTrrrrrrnTrrrnT) DDDgDDDDD dddIddddd dddIddddd dddIddddd INTERNATIONAL DESIGN CENTRE CENTRE INTERNATIONAL DE DESIGN MONTRÉAL H RII Centre international du design La rénovation et le design dans le Vieux Montréal ou L’art de conjuguer le passé et le présent oc tü co O La compagnie de développement immobilier montréalais CDIM oeuvre depuis une dizaine d’années à Montréal comme spécialiste de l’immobilier.Beaucoup plus qu’un simple promoteur, CDIM s’appuie sur une organisation pluridisciplinaire formée de professionnels dynamiques et expérimentés.La compagnie a acquis une solide réputation grâce à une longue expérience internationale, des références bancaires de premier ordre, que sous-tend un réseau mondial de correspondants composé de banquiers, de notaires, d’avocats et de fiscalistes, dont la disponibilité envers la clientèle ne se dément jamais.CDIM achète et vend des immeubles résidentiels et commerciaux.Ses activités s’étendent des édifices à bureaux jusqu’aux propriétés de campagne en passant par les immeubles à logements multiples, les centres commerciaux, les hôtels et les terrains à bâtir.La compagnie s’occupe également de location: elle peut établir des budgets, effectuer la comptabilité et l’entretien des édifices dont elle assure la gestion et l’administration.Le cas échéant, CDIM entreprend la contestation des taxes foncières et négocie le financement hypothécaire.Bref, les services immobiliers de la Compagnie sont aussi complets que variés.Elle agit aussi comme mandataire pour la promotion et la construction de programmes immobiliers neufs ou rénovés; pour la recherche de propriété avec analyse et évaluation de rentabilité; pour la gestion et la planification fiscale.La gamme des services de CDIM comprend aussi le courtage hypothécaire ainsi que la création et l’administration de sociétés.Voilà donc pour l’aspect traditionnel de l'immobilier.Mais CDIM va plus loin encore.Elle diversifie ses activités en conjuguant au présent deux entreprises d’avenir: la rénovation et le design.ble de l’Alcan, celui de la Banque Mercantile ou de l’agence de publicité Cossette.Ces exemples permettent de comprendre l'impact de l’intégration de bâtiments historiques à l’architecture contemporaine.La réhabilitation d’un vieil immeuble, en prévision d’un recyclage de ses fonctions originales, pose un défi de taille aux architectes, aux ingénieurs et aux designers.Les concepts architecturaux révolus et les matériaux d’antan que recèlent ces édifices, incitent les designers et les créateurs à aller au-delà du conventionnel et stimulent par là même leur imagination et leurs dons d’invention.La rénovation au Québec prend depuis quelques années un essor considérable et compte tenu de l’importance du patrimoine architectural québécois, elle est promise à un brillant avenir.Toute une industrie de services et de production est en train de se développer dans ce contexte: entreprises de rénovation, de fabrication, artisans, compagnies de financement et de courtage.reux de ces vieilles bâtisses à la froideur anonyme des immeubles à bureaux du centre ville.Cette tendance qui consiste à occuper les vieux quartiers n’est pas un phénomène propre à Montréal.On peut même le qualifier de timide et limité par rapport à celui des autres grandes villes américaines, comme Washington ou Boston par exemple.On peut affirmer cependant qu’il prend une ampleur certaine et intéresse, au fil des ans, un nombre grandissant de chefs d’entreprises.Au niveau des designers, des décorateurs, et des architectes, l’occupation des immeubles du Vieux Montréal prend l’allure d’une invasion.Tout le monde s’y installe! Les professionnels du design retrouvent dans ces vieux bâtiments rénovés un endroit où la dimension humaine reprend ses droits, que ce soit par la superficie des étages, la hauteur de leurs plafonds, leur ensoleillement, leurs pierres ou leurs magnifiques poutres apparentes: tout concourt à provoquer un choc innovateur entre l'histoire de ces vieux murs et le design moderne.Histoire du CID CDIM s'est impliquée dans ce mouvement dynamique, entre autres en achetant et rénovant un vieil entrepôt désaffecté du Cours LeRoyer, pour y fonder le plus important centre canadien de design: le Centre International de Design (CID).En bâtissant un centre comme tel,.CDIM illustre de façon adéquate sa conception de la rénovation.Le concept du CID est simple: Rassembler les principaux intervenants du domaine du design sous un même toit.Un concept qui a tendance à devenir populaire, si l’on en juge par l’exemple du Faubourg Ste-Catherine réunissant à un même endroit plusieurs détaillants spécialisés dans l’alimentation, ou celui de l’immeuble Premier Plan, regroupant de nombreux techniciens en communication.Bien des grandes villes aux USA comme New-York, Los Angeles, Miami, et en Europe comme Londres ou Bruxelles, ont déjà depuis longtemps leur centre international de design.Pourquoi Montréal, qui est aujourd’hui une ville en plein essor économique, de niveau international, n’aurait-elle pas elle aussi le sien?Sans compter qu’un impérieux besoin pour ce genre de structure se fait sentir chez les professionnels de Montréal.Des visites des centres analogues situés à l’étranger, des consultations auprès des intervenants du milieu, ainsi que des études de faisabilité ont précédé le démarrage de ce projet.(suite à la page 49) ; .#3 BA# % % i % : : V 1 La rénovation: une industrie naissante La rénovation d’immeubles anciens, parfois historiques, est un phénomène relativement récent à Montréal.Combien de chefs-d'oeuvre architecturaux des siècles passés sont tombés sous le pic des démolisseurs avant que les milieux concernés, d’abord, puis l’opinion publique, ensuite, s’éveillent et constatent l’étendue du désastre! Un peu plus, et c'était tout le patrimoine immobilier montréalais qui y «passait».Depuis cette prise de conscience du milieu professionnel, les exemples de rénovation et de la réussite d’entreprises innovatrices ne manquent pas: il n'y a qu’à voir l’immeu- La Vocation du Vieux Montréal CDIM s’associe à ce grand courant créatif et constructif, qui vise particulièrement un secteur privilégié de la métropole: le Vieux Montréal.Ce n'est pas par hasard que le Vieux Montréal est aujourd’hui identifié comme étant la cité du design et des designers.De plus en plus, un nombre impressionnant de professionnels converge vers le Vieux Montréal pour y installer leurs bureaux, leurs ateliers ou leurs commerces.Même les entreprises les plus diverses préfèrent l’apparence et les aménagements chaleu- ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 47 1 Le fret aérien entre Paris et Montréal Importateurs, exportateurs, connaissez les limites de responsabilité de 100 tonnes par voyage, alors qu’un 747 passager peut prendre jusqu'à 30 tonnes et un 747 Combi jusqu’à 55 tonnes de marchandises.Bien sûr, le principal intérêt de l'avion est la vitesse, mais de nombreux avantages indirects existent sur le plan des coûts tels que l'emballage plus léger que pour le transport maritime, l’absence d’entreposage et de stocks de longue durée, etc.Les utilisateurs du transport aérien ont aussi moins de risque car les ruptures de charge (transbordements) sont moins nombreuses que dans le cas des transports de surface.Les palettes s’engouffrent facilement dans la «gueule» ouverte d’un 747 comme dans le ventre d’une baleine.Aussi l’inconvénient d’un prix de transport qui paraît de prime abord très élevé est souvent compensé.Le type de marchandises qui voyagent ou en saison les asperges blanches.Nous avons à l'occasion des chevaux de course, des déménagements ou des automobiles de diplomates postés au Canada.À l’automne, ce sont des 747 qui apportent de pleins chargements de Beaujolais nouveau.Tout ce trafic transite de façon fluide grâce à une organisation technique très bien réglée.En deux heures, un 747 peut pratiquement être déchargé et rechargé.Mais tout un processus administratif encadre les formalités d'expédition.Un expéditeur qui désire envoyer de la marchandise par avion de l'autre côté de l’Atlantique se renseignera d’abord sur les prix du transport.Ceux-ci varient non seulement en fonction du poids et de la distance mais aussi en fonction du type de marcha-nidse, de la méthode d'emballage, du volume, de la répétitivité des envois et de l'urgence de la livraison à destination, de la valeur des objets expédiés, etc.Le transporteur aérien émettra le document qui constitue le contrat de transport appelé «Lettre de transport aérien» (OA).La LTA est remplie par les transitaires, les compagnies elles-mêmes ou par le client expéditeur qui en a l’habitude mais le plus souvent le client se voit remettre un «Bordereau d’instructions de l’expéditeur pour l'établissement de la LTA».L’expéditeur doit être extrêmement précis car ce sont les mentions qu’il indique qui seront retranscrites sur la LTA et qui feront foi dans tout litige éventuel relatif au contrat de transport.Pour payer un tarif moins cher, des expéditeurs ne déclarent pas la nature exacte d’une marchandise et plus tard si le colis est endommagé ou perdu, ils regrettent de ne pas être indemnisés pour la valeur réelle du produit.En effet, entre Paris et Montréal, comme sur toutes les routes à travers le monde, les conditions de contrat écrites au dos de la LTA énoncent la limitation de responsabilité prescrite par la Convention de Varsovie (signée en 1929 pour unifier les conditions du transport aérien et appliquée aujourd’hui pour pratiquement toutes les compagnies aériennes) qui sont grosso modo de US $20/kg (en réalité le montant varie de façon minime en fonction des DTS — Droits de tirage spéciaux — du Fonds Monétaire International).Trop souvent l’expéditeur oublie ou veut éviter de payer un supplément si la valeur de ses marchandises expédiées est supérieure à US $20 par kilo et tentera de poursuivre la compagnie aérienne pour la perte totale si l’indemnité calculée sur la base du poids est insuffisante.Sans déclaration de valeur, la victime n’aura pas gain de cause: si un ordinateur de 10 kg est envoyé à Paris et que celui-ci est endommagé dans le trans- Dans les dix dernières années particulièrement, le transport de marchandises par avion entre Paris et Mirabel (et vice versa) a connu une expansion impressionnante.Nous avons pu obtenir à l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) les statistiques suivantes.Malheureusement, aucun organisme n’a pu nous communiquer des chiffres pour l’année 1986 mais la progression est constante, tout comme le nombre de vols et leur coefficient de chargemement proche de 100 %.1984 sur toute l'année De Paris à Montréal Dans les soutes d’avions de passagers Air Canada Air France Dans des avions tout cargo (AF seulement) 4 789 tonnes 4 693 16 586 26 068 De Montréal à Paris Dans les soutes d'avions de passagers Air Canada Air France Dans des avions tout cargo (AF seulement) TOTAL 5 033 tonnes 4302 3 054 12 839 38 907 1985 sur 6 premiers mois De Paris à Montréal De Montréal à Paris 12 611 tonnes 8363 20 974 Le trafic ayant été assez stable sur le reste de l'année, on peut assumer que pour 1985 le total est aux environs du double, soit environ 42 000 tonnes.Entre Paris et Montréal, seul Air France exploite un Boeing 747 tout cargo à raison de 5 vols par semaine (lundi, mardi, jeudi et deux le samedi).En plus, une partie des expéditions est chargée dans les soutes des vols quotidiens de passagers.C’est le cas pour Air Canada qui n’a de vol tout cargo avec des Boeing 747 Combi ou des DC8 que sur Bruxelles et qui transfère par camion vers Paris les expéditions à destination de la France.Un Boeing 747 tout cargo transporte près par avion varie selon la direction.Ainsi de Mirabel vers Paris, la quasi-totalité du volume expédié consiste en viande chevaline canadienne (Ontario et Québec).À la période de Noël, plusieurs 747 partent de Halifax pour livrer du homard qui fera les délices des réveillons parisiens.Certains produits manufacturés tels que des ordinateurs, des produits radioactifs à usage médical et toutes sortes de produits industriels quittent le Canada à destination de Roissy-Charles de Gaulle.Dans le sens inverse, les marchandises sont plus variées et l’on trouve des produits de l’électronique, du prêt-à-porter, des denrées alimentaires fines comme les fromages ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 48 port, la compagnie aérienne (ou son assureur) ne paiera que 200 US $ sauf si l'expéditeur a déclaré la véritable valeur (par exemple 3000 $ pour lesquels une prime d’assurance correspondante sera collectée par le transporteur en plus du coût du transport).Inversement, si la valeur de la marchandise perdue ou endommagée n’est pas même de US $20/kg, la compagnie aérienne pourra n'indemniser que pour le montant moindre.Quand une expédition est faite en plusieurs colis et qu’un colis est endommagé, la victime n'obtiendra réparation intégrale que si le colis contenait une composante essentielle pour l’utilisation du tout: par exemple dans une expédition de 6 colis de 10 kg chacun, contenant les différentes parties d’une machine, la boîte contenant les vis d’assemblage est perdue, la victime (généralement le destinataire) pourra calculer sa perte sur le total de 60 kg.Mais s’il s’agit de 6 colis de pots de moutarde, la victime ne se verra indemniser que pour la perte d’un colis puisque les 5 autres sont utilisables.Dans le cas de retard de marchandises, les tribunaux accordent rarement des indemnités à moins d’une preuve que l’urgence avait été portée à l'attention du transporteur et qu’une surtaxe pour un service accéléré ait été payée.Quand des échantillons de démonstration arrivent en retard à une foire, exposition ou un salon spécialisé, la victime n’aura en réparation souvent que le prix du transport et ne pourra obtenir d’indemnité pour les gains potentiels manqués lors de l’exposition.En effet, les tribunaux des deux côtés de l'océan estiment qu’on ne peut évaluer avec certitude des profits manqués.Enfin, nos recommandations de précautions s’appliquent pour les bagages de passagers.Hommes d'affaires qui transportez des échantillons, ne les laissez pas dans vos bagages.Vous obtiendrez environ 400 $ US pour vos 20 kg ou deux valises perdues même si elles contenaient votre Nikon, vos M.Jonathan remplace M.Bernard Fleury Italie ou le document contractuel unique au qui va prendre la direction des implantations monde qui doit assurer votre carrière.Une assurance de 25 cents à 50 cents trois costumes en soie faits sur mesure en de la Banque Nationale de Paris à Hong Kong, à Macao et en Chine.M.Jonathan était précédemment Direc- pour 100 $ supplémentaire est disponible au guichet; même si les hôtesses pressées teur régional de la Banque Nationale de d’enregistrer vos bagages rechignent un peu Paris pour l’Amérique Centrale et Andine à à faire des papiers et menues formalités pour Panama.Il a occupé au cours de sa carrière encaisser un petit 5 $, assurez-vous.des postes de responsabilité au sein du Dans le cas des marchandises comme réseau BNP au Mexique et en France, parties valises, les montants des limites de res- ticulièrement en tant que Chef des services ponsabilités exposées ci-dessus ne peuvent d'Audit et à l’Inspection générale, être dépassées (sauf déclaration de valeur) que par la preuve d'une faute particulière- filiale à part entière du Groupe B.N.P., prément grave du transporteur.La preuve est sent dans près de 80 pays, a des succur- bien difficile.Au Canada depuis 1961, la BNP (Canada) sales à Montréal, Ouébec, Sherbrooke, Un expéditeur averti en vaut deux.Alors, Trois-Rivières, Toronto et Vancouver.le transport aérien est un merveilleux outil ______________________________________________ pour les affaires entre la France et le Canada.Jean-Louis Magdelénat Lie.en droit, DES, Docteur en droit (Aix Marseille III) LL.M., D.C.L.(McGill) Dip.Tec.Av.Com.(IIDAEADC Madrid) Mlle Frédérique BOIN, 27 ans, célibataire.L’auteur est directeur adjoint de l ins- Avec 5 ans d’expérience en France et de titut de droit aérien et spatial (McGill) bonnes connaissances en informatique, et avocat à Montréal.Grande disponibilité.Pour tout renseigne- ment, contacter Christian CHATTEY au - Recherche d’emploi Pour un poste de secrétaire de direction, bilingue anglais, au Québec.281-1246.Nomination M.François Jonathan Nomination au Banque Nationale de Paris (Canada) Consulat général de France Mme Gisèle DESSIEUX a été nommée Attachée culturelle au Consulat général de France à Montréal.Âgée de 40 ans, Mme DESSIEUX est ancienne élève de l’École normale supérieure de Sèvres, agrégée d’histoire et géographie et diplômée de l’Institut d'études politiques de Paris.Après une carrière universitaire, Mme DESSIEUX fut conseillère technique auprès du ministre de l’Éducation nationale, général de la Banque Nationale de Paris M.CHEVENEMENT.Elle est l’auteur d'un livre sur Betty FRIEDAN.M.Roger Charbon-neau, Président du conseil de la Banque Nationale de Paris (Canada) a le plaisir d'annoncer la nomination de M.François Jonathan au titre de Président-directeur (Canada).(suite de la page 47) Les services du CID Installé au coin des rues Saint-Sulpice et Saint-Paul, le CID occupe une superficie de 93,000 pieds carrés, entièrement rénové par une équipe de designers et d’architectes montréalais, notamment Jacques Guillon, le designer de réputation internationale, et Claude Gagnon, l’un des chefs de file actuels de la rénovation architecturale.Sur six étages, le centre propose aux professionnels un environnement de choix.On peut y louer des showrooms permanents de 1000 à 10 000 pieds carrés, des kiosques d’exposition de 8 x 10 pieds carrés, afin de permettre aux distributeurs et manufacturiers d’exposer leurs produits: Tapis, meubles, revêtements muraux, lampes, éléments de salle de bain.Le centre a également amé- nagé à l’intérieur de ses locaux, une salle polyvalente d'une capacité de 300 personnes, qui peut être utilisée dans le cadre d’événements spéciaux, comme le lancement de certains produits, ou encore pour l'organisation de conférences, de colloques, de rencontres, de séminaires, de séances d'information, ou encore de réceptions.On y retrouve aussi un centre de ressources, équipé d’un système informatisé, d’une bibliothèque contenant des catalogues de fournisseurs, des revues internationales et un système vidéo pour la présentation des produits.Ce concept est particulièrement utile pour les jeunes entreprises de design qui débutent, dont les moyens financiers sont souvent très limités et qui ne peuvent disposer dans leurs bureaux de systèmes identi- ques.De plus, le centre comprend un restaurant intérieur sur deux étages, un stationnement spacieux et un jardin attrayant, créant un environnement stimulant pour les architectes et les designers.Avec le Centre International de Design, Montréal peut enfin se comparer aux plus grandes villes américaines et européennes.Plus qu’un simple espace commercial, le centre vise un objectif précis: celui de devenir une institution, pour pouvoir promouvoir le design, et encourager ceux qui inventent et qui innovent.L’avenir est prometteur pour les designers de Montréal et le CID est fier d’appartenir à ceux qui contribuent à faire de cette grande et belle ville la plaque tournante du design en Amérique du Nord.ACTION CANADA FRANCO / NOVEMBRE 1986 49 Pendant VOTRE ABSENCE ?CHOISISSEZ AIR FRANCE LORS DE VOTRE PROCHAIN VOYAGE À PARIS, PAYEZ VOTRE BILLET AVEC LA CARTE AMERICAN EXPRESS ET VOUS AUREZ DROIT A UN DES SIX MAGNIFIQUES CADEAUX PRÉSENTÉS CI-CONTRE.NOUS LE FERONS PARVENIR EN VOTRE NOM A LA PERSONNE DE VOTRE CHOIX (OU À VOUS-MÊME) N'IMPORTE OU AU CANADA.VOUS AUREZ ALORS LA SATISFACTION D'AVOIR FAIT PLAISIR À UNE PERSONNE QUI VOUS EST CHÈRE, EN TEMOIGNANT VOTRE DÉLICATESSE ET VOTRE BON GOÛT.RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE AGENT DE VOYAGES OU DANS UNE AGENCE DE VOYAGES AMERICAN EXPRESS.VOTRE PROCHAIN VOYAGE EN FRANCE SERA ENCORE PLUS AGRÉABLE.Z \ ' 1 1 W0.w fpSPi m " \ pw- % m.jar a #5 AIR FRANCE Æf as» '.! .7 L B CETTE OFFRE PREND FIN LE 31 JANVIER 1987 OU À L'ÉPUISEMENT DU STOCK.>pyright American Express Canada, Inc.9/1986.Tous droits réservés.rican Express Company est propriétaire des marques utilisées, à titre d'usager inscrit, par American Express Canada, Inc A C° i ! ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 50 I nmnnrnre FRA N Ç A I S nmimy L’emballage a des tas de choses à dire santé: cap des 30 000 visiteurs professionnels régulièrement atteint, surface de plus 30 000 m2.Salon de plus en plus international.La vocation pluridisciplinaire des ateliers d’art s’affirme encore plus chaque année: persuadé qu’il existe plus un style mais une multiplicité de style, le salon se veut un reflet exhaustif de ce qui bouge sur l’ensemble du marché de l'objet de la décoration et du cadeau.Les projets 87 s’inscrivent dans cette logique et s’appuient sur deux décisions clefs: maintien du salon Porte de Versailles deuxième semaine de janvier et ouverture d'un hall supplémentaire.Tout d’abord, la Porte de Versailles à Paris: ce lieu reste un espace d’exposition privilégié situé dans Paris même avec toutes les facilités que cela implique.La tenue du salon du 8 au 12 janvier permet de présenter en avant première de tous les salons européens les nouvelles collections des créateurs et entreprises du monde entier.Ensuite un hall supplémentaire: désormais, avec quatre halls, le salon s’étendra sur 45 000 m2 en faisant un espace unique en Europe pour l’objet, la décoration et le cadeau.formante.Il faut désormais engager l’entreprise dans un programme de rénovation à long terme nécessitant des financements beaucoup plus importants et par conséquent une prise de position stratégique et financière des directions générales.VETIMAT est cet outil essentiel d’aide à la décision pour tous les professionnels des industries de l’habillement quelles que soient leurs appartenances (masculine, féminine, enfantine, maille ou chaîne et trame).Ceci est valable pour le long terme mais aussi pour le court terme qui caractérise les industries de la mode.En octobre prochain, l’interprofession de l’emballage découvrira dans la presse française une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce secteur économique très important (12e rang en France, 4e rang aux États-Unis).Cette campagne a pour objectif de sensibiliser le monde industriel et commercial à l'importance de plus en plus grande du concept «emballage».Tout le monde s’accorde pour affirmer aujourd’hui que la fonction de l’emballage dépasse de loin ses fonctions originelles de conditionnement et de transport des produits, pour entrer de plain-pied dans la politique marketing et commerciale des entreprises.Il ne semble pas néanmoins que cela se traduise toujours dans le comportement, notamment des hommes de marketing.Or, l’emballage est le premier média d’un produit, quelle que soit la cible à laquelle il est destiné.Les produits de demain, ceux qui assureront la pérennité de l’entreprise, sont ceux qui sauront communiquer.Il ne suffit plus d’être le meilleur produit, encore faut-il que ses utilisateurs potentiels le sachent, le croient et soient séduits.L'emballage doit être intégré en amont de la réflexion marketing et non intervenir en fin de parcours parce qu’il faut bien conditionner et transporter le produit.Pour tout savoir sur les techniques de l’emballage, les matériaux et les machines, une visite à EMBALLAGE 86 s'impose.EMBALLAGE 86 — 27e Salon international de l’emballage — se tiendra du 13 au 20 novembre 1986 (sauf le dimanche 16) au Parc des Expositions de Paris-Nord/Vil-lepinte.QUOJEM 1986 Un grand cru En fermant les portes du QUOJEM 1986 et en donnant rendez-vous aux exposants et visiteurs pour 1987, les organisateurs de cette manifestation professionnelle avaient tout lieu d’être satisfaits.En quatre jours — du dimanche 14 au mercredi 17 septembre 1986 — ce sont 25 203 entrées qui ont été enregistrées, dépassant ainsi les estimations qui avaient été établies à 25 000.2 714 visiteurs étrangers, reçus par le Club des acheteurs étrangers, ont parcouru les 47 000 m2 du Hall 5 Parc des Expositions de Paris-Nord et ce, dès le dimanche 14, jour d’ouverture.La SEPAIC, organisatrice du QUOJEM, a enregistré avec satisfaction les avis des exposants et des visiteurs qui ont trouvé, au Parc des Expositions de Paris-Nord, un lieu de travail pratique et clair, générateur de nombreux contacts utiles tant avec les acheteurs français qu'étrangers.La première édition du QUOJEM au Parc des Expositions de Paris-Nord est donc considérée par tous comme un événement important et d’ores et déjà, rendez-vous est donné pour le QUOJEM 87, toujours à Paris-Nord, du 20 au 23 septembre 1987.VETIMAT 87 Sous le double signe de la flexibilité et de la mode Le prochain VETIMAT 87 se tiendra à Paris Porte de Versailles du 28 au 31 janiver 1987.Il sera placé sous le double signe de la flexibilité et de la mode.La flexibilité Pour l’entreprise, l’objectif prioritaire est de rendre flexible et fluide, la production des vêtements.Répondre vite (en délais) et bien (en qualité) aux attentes du marché.Qui dit flexibilité ne dit pas obligatoirement production unitaire.Le but est de pouvoir fabriquer des modèles différents en forme et coloris sur une même chaîne sans que cela apporte la moindre perturbation dans l’organisation des ateliers.Si l’on recense l’arsenal des machines, systèmes assistés par ordinateur et techniques d’organisations qui ont vu le jour depuis VETIMAT 84, on aura une idée de la rapidité de l’évolution technologique.Devant cette situation multiple et changeante, les choix des décideurs deviennent plus ardus.On ne se contente plus de remplacer une machine par une autre plus per- Le Salon des ateliers d’art en janvier 87 À Paris, le monde des salons professionnels de la maison est en pleine évolution depuis quelques mois.Des regroupements des mouvements entre le Parc des expositions de la Porte de Versailles et le parc de Villepinte, des changements de date entraînent une certaine redistribution des cartes.En voici les éléments clefs.Le fait principal est le remarquable dynamisme du Salon des ateliers d’art, le plus ancien salon français pour l’objet, la décoration et le cadeau créé en 1949.Salon leader en France et de très loin dans son domaine, les ateliers d'art sont en bonne Renseignements: 1 m PROMOSA1ÛNS liroycxc» C.P.911, Place Bonaventure Montréal, Québec H5A 1E7 Téléphone: (514) 861-7841 Télex: 05-25534 Progexco Mtl ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 51 La responsabilité des administrateurs.(suite) Responsabilité pénale La loi du 24 juillet 1966 et les textes subséquents précisent les incriminations spéciales au droit pénal des sociétés et les peines applicables.Il existe donc actuellement un véritable droit pénal des sociétés dont l’analyse ne saurait être entreprise dans le cadre forcément limité de cet article.En effet, une rémunération de toutes les infractions dont peuvent se rendre coupables les administrateurs de S.A.n’est ici pas possible.Au contraire, nous voudrions mettre l'accent sur deux délits qui se rapportent à l’obligation générale de bien gérer qui pèse sur les administrateurs; le délit d’usage frauduleux des biens ou du crédit de la société, et le délit d’abus des pouvoirs et des voix.laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement.» Ce texte sanctionne les agissements rentrant dans les attributions des dirigeants d’une société, mais qui, tout en présentant les apparences de la régularité, sont en fait contraires aux intérêts sociaux.L’abus des pouvoirs est le plus souvent absorbé par l’abus des biens sociaux, ce dernier en étant la conséquence.Mais ce lien fait parfois défaut, l’abus de pouvoir n’entraînant en soi aucune perte, aucun préjudice matériel pour la société.Un cas typique d’abus de pouvoirs autonome est fourni par la situation suivante.Un administrateur fait conclure un contrat avec sa société sans profits ni pertes pour celle-ci mais pour se faire attribuer une commission.— fait des biens ou des crédits de la société un usage contraire à l’intérêt de celle-ci à des fins personnelles ou pour favoriser une autre personne morale ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement; — poursuivi abusivement, dans un intérêt personnel, une exploitation déficitaire qui ne pouvait conduire quà la cessation de paiement de la société; — tenu une comptabilité fictive ou fait disparaître des documents comptables de la société ou se sont abstenus de tenir toute comptabilité conforme aux règles légales; — détourné ou dissimulé tout ou partie de l’actif ou frauduleusement augmenté le passif de la société.La grande innovation de la nouvelle loi de 1985 a consisté à multiplier encore le nombre de cas dans lesquels cette mesure d’extension d'une procédure de redressement judiciaire aux dirigeants de la société peut être prononcée.Toutefois, on doit souligner que les dispositions de l’article 182 sont facultatives.Même si les dirigeants se sont rendus coupables de l’un des agissements ci-dessus, le tribunal peut ne pas les soumettre au redressement judiciaire.La faillite personnelle d'un administrateur d’une société anonyme emporte interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler, directement ou indirectement, toute entreprise commerciale ou artisanale et toute personne morale ayant une activité économique.Elle entraîne également la déchéance des droits civiques et politiques.Responsabilité des administrateurs d’une société en redressement ou liquidation judiciaire L’article 180 de la nouvelle loi du 25 janvier 1985, relative au redressement et liquidation judiciaire, prévoit: «Lorsque le redressement judiciaire ou la liquidation judiciaire d’une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, le tribunal peut, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d’actif, décider que les dettes de la personne morale seront supportées, en tout ou en partie, avec ou sans solidarité, par tous les dirigeants de droit ou de fait, rémunérés ou non, ou par certains d'entre eux.» Cet article de la loi nouvelle remplace le fameux article 99 de la loi de 1967 sur l’action dite en comblement de passif.Le principe lui-même de l’action en comblement de passif demeure inchangé.En revanche, des innovations très importantes se rencontrent sur le terrain de la preuve.Sous le régime antérieur à la réforme, les dirigeants sociaux étaient présumés en faute et, pour se dégager de leur responsabilité, ils devaient établir qu’ils avaient apporté à la gestion des affaires sociales toute l'activité et la diligence nécessaires.Cette présomption de faute a été abandonnée par la nouvelle loi.Le demandeur en comblement de passif doit donc établir: — d’une part l’existence d’une faute de gestion; d’autre part un lien de causalité entre cette faute et l’insuffisance d’actif.D’ailleurs, toute faute de gestion, même légère, toute imprudence ou négligence peut entraîner la mise en cause de la responsabilité des dirigeants sociaux.L'action en comblement de passif peut être introduite par l'administrateur, le représentant des créanciers, le commissaire à l’exécution du plan, le liquidateur ou le Procureur de la République.Le tribunal peut aussi s’en saisir d’office.L’article 182 de la nouvelle loi prévoit qu’en cas de redressement judiciaire de la société, le tribunal (ou les autres sujets qui peuvent introduire l’action en comblement de passif) peut ouvrir une procédure de redressement judiciaire à l’égard de tous dirigeants de droit ou de fait, rémunérés ou non, s’ils ont: — disposé des biens sociaux comme de leurs biens propres; — sous le couvert de la société masquant leurs agissements, de fait des actes de commerce dans un intérêt personnel; L’abus des biens ou du crédit de la société Aux termes de l’article 437 de la loi du 24 juillet 1966: «Seront punis d’un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2 000 à 2 500 000 Frs ou de l’une de ces deux peines seulement: «.le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d’une société anonyme qui, de mauvaise foi, auront fait des biens ou du crédit de la société un usage qu’ils savaient contraire à l'intérêt de celle-ci à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement.» Par usage des biens, il faut entendre tout acte d’administration ou de disposition portant sur le patrimoine social, qu'il soit mobilier ou immobilier, et par usage du crédit toute opération qui comporte un engagement de la signature sociale, même sans donner lieu à paiement.Il en est ainsi à titre d’exemple: — du fait de se faire consentir par la société un découvert en compte-courant — du détournement d’un prêt contracté pour le compte de la société — de l’acceptation d’effets émis en contrepartie d’un prêt accordé par une banque au profit d’une autre société ayant le même administrateur — du remboursement par une société, et sans aucun intérêt pour elle, d’un emprunt hypothécaire contracté par une autre société, toutes deux gérées par la même personne — d’opérations réciproques de financement.Banqueroute Les dirigeants de sociétés commerciales s’exposent à un emprisonnement de trois mois à cinq ans et/ou à une amende de 10 000 Frs à 200 000 Frs (art.402 du Code pénal) s’ils se sont rendus coupables de l’un des faits énumérés par l’article 197 de la nouvelle loi du 25 janvier 1985, c’est-à-dire: 1 ) avoir, dans l'intention d’éviter ou de retarder l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire, soit fait des achats en vue d'une revente au-dessous du cours, soit employé des moyens ruineux pour se procurer des fonds; 2) avoir détourné ou dissimulé tout ou partie de l’actif du débiteur; 3) avoir frauduleusement augmenté le passif du débiteur; 4) avoir tenu une comptabilité fictive ou fait disparaître des documents comptables de l’entreprise ou de la personne morale ou s'être abstenus de tenir toute comptabilité.Le tribunal peut (ce n’est pas une obligation) prononcer à leur encontre soit une faillite personnelle, solit seulement l'interdiction de gérer.L’abus des pouvoirs et des voix Toujours d'après l’article 437 de la loi du 24juillet 1966: «seront punis d'un emprisonnement d’un an à cinq ans, et d’une amende de 2 000 à 2 500 000 Frs, ou de l’une de ces deux peines seulement: «.«Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d’une société anonyme qui, de mauvaise foi, auront fait des pouvoirs qu’ils possédaient ou des voix dont ils disposaient en cette qualité, un usage qu’ils savaient contraire aux intérêts de la société, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans Bernard Lette* Kenneth Weissberg Cabinet LETTE & ASSOCIÉS Montréal — Toronto — Paris — New York ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 52 The State of the Economy balance.A simulation on the Metric model shows that the devaluation of the franc could in 1986 have a negative effect amounting to approximately F 4.5 billion on the foreign trade balance.In addition, the effects of the depreciation of the dollar(2) hamper sales of French industrial goods on the American market, and increase the competitiveness of American products.The monthly balance of French trade with the United States is already back in deficit: an average of F 405.4 million compared with a surplus of F 177 million in 1985.But the decline in the industrial balance cannot be explained by the problem of competitiveness alone.As INSEE emphasised recently^, the very structure of France's trade is adversely affected by unsuitable specialisation, both sectoral and geographical.The importance of sales to OPEC and deeply indebted countries is in this respect an obstacle to the growth of exports.In addition, French supply is ill-suited to world demand, and this can only be put right by more sustained productive investment.The favourable results will, however, be visible only in the medium term.In the short term, this recovery is likely to accelerate French imports.This trend is already becoming visible, judging by the strength of consumption.is likely to be limited to 2 per cent.In contrast, as a result of the simultaneous drop in raw material prices and the dollar, import prices are likely to fall by nearly 9 per cent compared with 1985.The saving made on the energy balance since the beginning of 1986 compared with 1985 is approximately F30 billion.The CIF-FOB deficit on foreign trade, which was F4.4 billion in May, would have been F 12.7 billion in the oil bill had been the same as in May 1985.The ratio "crude oil imports/total imports" is now 6 per cent, compared with 13.6 per cent last year.It is therefore clear, even more than in the past, that energy dependence alone is not sufficient to explain the imbalance in France’s foreign trade.because of industrial trade The stagnation of industrial trade, which is usually in surplus, largely explains the present trade figures.The agro-alimentary surplus has been steady since early 1986, with a monthly average of F 2.3 billion, a little below the results recorded in the same period of last year (approximately F 2.6 billion).Nevertheless, this slight drop does not seem to indicate a reversal of the trend after the record surplus of 1985 (F 31 billion).The worsening of the industrial balance, on the other hand, is much more alarming.After record surpluses in the first quarter of 1985 (average monthly surplus of F 8.6 billion), the balance of trade in manufactured products deteriorated continuously.The downward trend has been accentuated in the last few months (surpluses of F 3.4 billion in March, F 1.2 billion in April and F 2.4 billion in May).The inflows and outflows of trade made unequal contributions to this decrease.Over the first five months of the year, the monthly average of industrial exports fell by F 2.3 billion compared with the 1985 average.The intermediate goods sector accounted for 80 per cent of this fall.In contrast, the evolution of imports had a lesser impact on trade in manufactured goods.The average monthly increase was F 770 million compared with the 1985 average.85 per cent of this was due to the purchases of households (household equipment, ordinary consumer goods).It must nevertheless be noted that the drop in international manufactured product prices conceals the permanent increase in volumes imported.This erosion of our industrial balance is the result of losses of market shares both in France and abroad, because of insufficient price competitiveness, despite the progress made in bringing down inflation.The devaluation of April is too recent to have a favourable effect on the trade 1 by Bernard Fleury President Banque Nationale de Paris (Canada) The main feature of the French economy is a recovery in activity within the limits of disinflation.There is nevertheless one negative element in this favourable climate: it adds to the troubles of foreign trade, revealing in particular the full acuteness of the problem of the industrial balance.The latest foreign trade figures (deficits of F 2.07 billion in May and F 4.6 billion in April) are very disappointing, after the good results of early 1986.The provisional figures for trade in goods, which can be drawn up at the end of May (a deficit of F 5.23 billion) may cause some surprise at a time when the external constraint could be slightly relaxed as a result of the new situation regarding oil prices.Nevertheless, this alone is not sufficient to eliminate the structural weaknesses of French trade, which are compounded at present by the negative effects of sustained domestic demand.and sustained domestic demand The French trade balance is affected by the responsiveness of imports to any increase in growth, as seen by the consequences of the reflationary policies of 1981-82 and 1975-76.For the present, the evolution recorded by the various indicators since the beginning of the year clearly shows a recovery in activity which should lead to a rise in GDP of nearly 2.6 per cent.Household consumption rose by 0.8 per cent in the first quarter, the April figure for industrial production would appear to be a departure from the low levels of the first months of the year(4) and numbers inwork have risen by 0.1 per cent.On past experience it is clear that this dynamism of activity in 1986 is likely to wipe out the negative cyclical gap between France and its main partners, a situation which will naturally hinder the recovery in foreign trade.(1) Which should in 1986 be 95.4 (the cover rate in value was 98.2 in 1985 and in volume 97).(2) Very slightly reduced by the devaluation of the franc.(3) INSEE, bulletin May 1986.(4) The general industrial production index (seasonally adjusted, excluding building) rose from 133 in March to 137 in April.A mediocre trade balance.Foreign trade appears to be moving back into deficit, belying the optimistic forecasts made after the fall in the price of oil; these had been apparently borne out by the surpluses of January and February (F 3.5 and 0.85 billion).This disappointing result can be explained by the volume decrease in trade, due both to the stagnation in the volume of exports and to the recovery in imports.Nevertheless, the effects of the reduction in the cover rate in volume*1 > were offset by the improvement in the terms of trade (7 per cent up).For the drop in import prices was more pronounced than the drop in export prices.In view of the export-margin policy of French businessmen, the cut in export prices ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 53 PAGE STATISTIQUE PRtCt° CANADA E' PERI006 UE®eC —u • T cT1 STATES 1986 3.8 Q 2.' -U.-0.8 E • 0 .8 A i A 1,8 0.8 REC 7.8 imes Vîo 63.0 ,1 O') 1863 -0 O 3 .8 2.8 201 3.8 A.6 2,1 86 tre 6.2 0 > 7.1 2e tr 2.8 1862 2.7 7 .2 9 .8 -, réel ,000") 1 86 Wf .fc 1 Emplie ch°n'a9 | \ Taux de 1 .9 juin juin 10 ,u 1 .9 .0 2.8 6.9 0.8 i V 1 .1 9.9 1.8 1.1 11.5 3.7 2> I 8,00 4,0 1 ,8 juillet 9 .78 72.^8 1 ,8 4.2 juin 7.80 %""' 4,8 9.78 71.85 » juillet FkO>ut AQ-Wt ti°n CP 1985 (2) 1988 tibgB ($ t • — Vi • ApERÇU V)E®£C C 2.7 4.0 Q 1984 £_ 4NA°A -V) • 10.0 4.1 2.0 8,8 U£b£C C 6.4 2.8 O Q 5.8 7.2 16,7 4.1 5.0 10.8 3.1 11 .8 2,8 12.9 3.8 7,8 3.0 4.0 • \ SS-' Voi # \ \v>*de V.5 4.4 12.8 4,8 4.8 6.8 7.2 3.8 I 4,8 12.8 chômage 7,2 'V.\ 28 ,8 4.2 EmP tes" née 5 .8 _ rëcen < 28,2 S'A # tist t i °n avant t i °ns i oos .sta èr taux de rt %- les ofit ique s is§|E' ôts imp E*P° impôt rubr rta t at rce^èb6C i re - tis eot s ti °n VaCha^o* sta con tes les (V d 3 • Can3 Notes'- 12) tin U3 Vie en co .BU ces • Sout POT DELA CHAMBRE DERNIER MERCREDI DU MOIS Pot nouvelle formule de 12 h à 14 h dans nos locaux: 360, St-François-Xavier.Tenez-vous informé, ce directement à partir de nos dossiers, des opportunités d'affaires les plus récents qui «transitent» par la Chambre.Nous vous attendons nombreux.Pour toute information complémentaire, contactez directement Madame Huong Nguyen au 281-1246.ACTION CANADA FRANCE / NOVEMBRE 1986 54 TGV.Gagnez du temps sur le temps.i i X i i ^.•/.v.v.v.v.v.v.v.v.v.v.nv.v.v.v.w.v.v.v.v.v.v.v.v.v.v.v.v.v.• • • • • • Banque Nationale de Paris (Canada) :• •• .« .•• •• •• •• .•• .•• .y ./ •• •• .•• : .•• % :• .•• •• .•• .mm •• 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