Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1989, Février
r r 4r»Ti i J i r i i i r Canada France ! ! DOSSIER É L É i COMMUNICATION I LES TELECOMMUNICATIONS PAR SATELLITE AU CANADA TV5 CANADA 5 MOIS APRÈS F it L VJT / i U I» r' : .; i # Nj> 128 Février 1989 2,50 S Revue de la Chambre de commerce française au Canada^ Rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.L i ¦ ' -H ' - m I -S W f < 2* 2# ¦* r 1 Ü) .s" avons vu une très forte poussée des Japonais pour imposer leur normes au monde entier.La réaction européenne pour définir une norme qui soit commune à l’ensemble des pays européens et qui, de plus, puisse s’exporter en dehors de l’Europe, était extrêmement importante et nous avons été heureux de constater une très belle avance dans le domaine».?Pierre-Henri Guignard Sources: ¦ La télévision Haute Défénition in QUI FAIT QUOI nov.88 - La troisième guerre mondiale, Martine LEVENTER, LE POINT 3/10/88 - Conférence de presse de M.Hubert CURIEN, Ministre de la Recherche à Copenhague 15-16/06/88.Blake.Cassels & Graydon Avocats Agents de brevets et marques B.P.25, Commerce Court ouest Toronto, Ontario M5L 1A9 (416) 863-4305 Télex: 06-219687 Facsimile: (416) 863-2653 Le calendrier des Européens est, en tout état de cause globalement le suivant: 1989 - retransmission d’émissions MAC sur les satellites de diffusion directe TV-SAT et TDF 1.1990 - lancement de postes à écran York Corporate Centre 100, boulevard York Richmond Hill, Canada L4B 1J8 (416) 733-4040 Northumbrian House 14 Devonshire Square Londres, Angleterre quare EC2M 4TE Angleterre i 01-377-6800 action Canada France / Février 1989 mm I COMMUNICATION 10 MINUTES POUR TIRER PROFIT DU VIDÉOTEX mission de données, Transpac, et des réseaux dédiés au vidéotex, Télétel; 2) un système centralisé de facturation des communications et de l’information/services consultés grâce aux télécommunications françaises qui renversent une partie de ces sommes directement aux fournisseurs d’information (système KIOSQUE); 3) l’accueil extrêmement positif du Minitel par les entreprises françaises qui l’ont intégré dans leurs structures et réseaux internes ou externes (40% des terminaux sont chez les professionnels); 4) l’intérêt vif d’une première vague de Minitelistes grand public pour la télécommunication de leurs écrits à autrui par le biais d’un nouveau système encore plus performant que le fax.Les point 1 et 2 peuvent se comprendre aisément (Bell Canada copie le mode de facturation kiosque pour son réseau Alex) en revanche, les points 3 et 4 ne sont pas encore très connus au Canada et portent parfois à confusion même en France.En effet, trop d’analyses de la situation française négligent complètement l’apport des entreprises au Minitel et au réseau vidéotex, Télétel, tout en exagérant l’importance qu’accordent les usagers domestiques au sexe lorsqu’ils s’initient à un type particulier de courrier électronique, parmi une douzaine d’applications possibles, les messageries "roses”.Il y a plus d’un millier de services vidéotex professionels connus en France et probablement deux fois plus qui fonctionnent en circuit fermé sur des réseaux privés internes (d’une industrie, grande entreprise, PME, administration publique, etc.) qui ne génèrent pas forcément de trafic sur le réseau Télétel.Ces derniers sont plus difficile à recencer mais témoignent tout de même de la versatilité de l’approche vidéotex; il ne faut pas nécessairement un réseau national de données avec un système intégré de facturation pour que l’entrepreneur s’intéresse à ce nouveau protocole et aux terminaux connexes.Le vidéotex est une façon simple et économique d’étendre les programmes, banque de données et réseaux existants à d’autres départements à l’intérieur d’une même organisation ou à des collaborateurs, clients, etc., à l’extérieur de l’entreprise.Gestion de stocks, distribution au sens large du mot (prise et suivi de commande, traitement de texte, courriers-électroniques, sous-traitance, mailing et marketing direct, sont seulement une infime partie des applications dans ce domaine).Par ailleurs, l’appropriation de terminaux vidéotex et l’exploitation de banques de données distantes représentent pour plusieurs PME une initiation à l’informatique classique, une première étape à franchir avant de faire appel à des micro-ordinateurs ou à une informatique plus lourde.Le tout à un prix beaucoup plus abordable que des solutions classiques.Car, dans de nombreuses entreprises, déjà fortement informatisées, il n’est pas nécessaire d’acheter encore un autre PC ou MACK.Un terminal vidéotex, capable de fonctionner dans l’ASCII standard et le protocole ent question (Alex, Télétel, Prestel, etc.) coûte moins cher et convient souvent mieux aux besoins ponctuels des travailleurs visés (vendeur sur la route, ouvriers dans une usine, petites agences de voyage, tourisme, services à la clientèle dans les hôtel, etc.) Même si la situation française a beaucoup évolué depuis 1985, il serait intéressant pour les Canadiens de noter que, un an après le lancement du Minitel, 75% des 1,200 services Télétel recencés par la Direction Générale des Télécommunications, étaient de nature professionnelle.De plus, la moitié du parc des Mini tels dans les entreprises sont loués, ce qui détruit l’argumentation que les pro-fessionels comme le grand public ne s’intéressent aux terminaux que dans la mesure oû ils sont gratuits.Relation entre activités professionelles et domestiques Il n’est nullement exagéré d’évoquer que les applications professionnelles ont toujours été la colonne vertébrale de Télétel lui permettant de tenir le coup pendant l’amorce délicate de ses activités et pendant des périodes difficiles de transition.Aujourd’hui, comme hier, c’est le marché professionnel qui s’avère porteur en France et c’est même ce secteur qui est en partie responsable de l’explosion de la télématique grand public entre 1985-1987.Il va de soi qu’une familiarisation professionnelle avec le vidéotex facilite l’utilisation de l’outil à domicile d’une part, et un pourcentage important du traffic sur le kiosque "grand public” (3615) provient néanmoins des lieux professionnels.En effet, la réalité de la télématique française est tout autre que ce que nous laissent croire des journalistes et publicitaires; à savoir que le Minitel domestique ne sert qu’à la "drague télématique”.La grande majorité des Français utilisent leur terminal surtout pour consulter brièvement l’annuaire téléphonique et d’autres services très pratiques (l’horaire des trains, la météo, services aux consommateurs, prix des automobiles, etc.) (Alex, Minitel, Videoway, La Via Télématica) a ÿ\ M Sgi 8 ?# © fU tC % '-U.I K‘>.'T^r— Si le Vidéotex a pu devenir une réalité en France, Allemagne, Angleterre etc.Cest parce qu’il y avait un marché intéressant pour L’INFORMATIQUE FACILE dans les entreprises et pour des SERVICES PRATIQUES d’information, transaction, communication du côté des ménages (en commençant par l’annuaire téléphonique).Le vidéotex, qu’est-ce que c’est?d’un point A à un point B (comme on Ce court article abordera surtout les aspects commerciaux du vidéotex mais il est impératif de souligner que cette nouvelle technique est à la fois complémentaire et indépendante des outils informatiques traditionnels, d’où, une certaine confusion concernant sa vraie nature.L’usager d’un micro-ordinateur, n’a besoin que d’un logiciel de conversion et d’un modem approprié pour se convertir au vidéotex alors que d’autres individus préfèrent s’équiper avec un terminal spécifique (Alex, Minitel, Vidéo way, etc.) qui ne sert qu’à émettre et à recevoir des données d’un ordinateur central mais qui est aussi beaucoup moins onéreux.Peu importe le choix d’équipements, les deux solutions sont compatibles et on peut même les brancher ensemble! Le vidéotex (vidéographie interactive) constitue une amélioration du procédé du code fondamental d’échange d’information entre ordinateurs, l’ASCII, et autorise une meilleure présentation ou résolution graphique des données à l’écran (caractères, tableaux, shémas, etc.).C’est pourquoi, presque n’importe quel ordinateur, que ce soit un micro, mini ou méga, peut être facilement adapté au nouveau protocole.Mais le vidéotex prête également son nom à une nouvelle approche commerciale des industriels des télécommunications, de l’informatique et de l’électronique.Ils misent tous sur la pénétration de nouveaux marchés d’utilisateurs d’informatique qui désirent: l) Une plus grande facilité opérationnelle terminaux, saisies de données, etc.Le vidéotex et l’entreprise Le vidéotex est né en Angleterre sous le nom de PRESTEL mais c’est en France qu’il a connu son véritable essor.Le gouvernement français a décidé de distribuer gratuitement des millions de terminaux vidéotex ou Minitels aux abonnés de téléphone pour qu’ils puissent accéder à un annuaire téléphonique national et à d’autres services télématique.Outre la gratuité des appareils, il y a quatre raisons qui expliquent la banalisation rapide de quatre millions de Minitels en France entre 1984 et début I 1989: des programmes, 2) la possibilité de télécommuniquer des données (de l’écriture et des schémas aujourd’hui, du son et des images sophistiquées demain) 1) l’étendue et la souplesse du réseau national français de trans- Février 1989 COMMUN I C ATI O N DOSSIER CM É l_ É l’appui des gouvernements canadiens (Ottawa, Québec) à NAPLPS avec les conséquences que l’on connaît.Pourtant, comme les observateurs assidus de la situation canadienne le constatent depuis au moins un an, il est fort possible que les deux normes coexistent étant donné la volonté et les capacités des Français de convertir leurs logiciels en NAPLPS si la demande commerciale l’exige.Cette situation ne laissera pas indifférents les divers pays à travers le monde qui ne font que commencer la planification de leurs propres activités télématiques.?Raymond Stone Iwaasa Raymond Stone Iwaasa, originaire d’Edmonton, Montréal et Strasbourg, président de Vidéotex International Entreprises (VIE), des experts-conseils en la planification et la gestion de banques de données/réseaux télématiques.Il a travaillé pour plusieurs grands réseaux/projets canadiens et français tout en participant à d’importantes études gouvernementales.C’est lui à titre d’étudiant de maîtrises à Strasbourg, qui a fait l’étude prospective de marketing lançant en 1984 les messageries (courriers-électroniques) sur Télétel.Il a poursuivi et complété ses études au niveau doctoral avant de regagner le Canada en 1987.?Reproduit sous permission de VIE, Copyright VIE, 1989.réseau véritablement interactif avant ces mêmes dates et privilégie son secteur domestique traditionnel.Le débat canadien sur la télématique a trop porté sur la viabilité de telle norme ou de tel terminal et pas assez sur la montée rapide d’un véritable réseau moderne de données et l’étendue de services utiles à travers le pays.Mais l’arrivée d’un nouveau projet, qui vise éventuellement la transmission de données à haute vitesse (RNIS), attirera l’attention des investisseurs d’investissement par l’exploitation sage du marché professionnel à valeur ajoutée avec des rubriques grand public à bon mar- II s’agit de "LA VIA TELEMATICA” de Jean-Louis Bonenfant, un nouveau réseau multinorme (NAPLPS, TÉLÉTEL, etc.) qui s’étendra à traie Canada et le nord des États-Unis au cours de 1989.Bonenfant, un vieux routier des télécommunications (MIT, CN TÉLÉCOMMUNICATIONS, MINISTÈRE FÉDÉRAL DES COMMUNICATIONS) entend bâtir son système en vendant des franchises ou licences ville par ville, tout en suscitant l’épanouissement de la télématique grand public (le marché à long terme) avec des activités professionnelles (vidéotex et téléinformatique d’entreprises) un peu comme la téléphonie locale se fait entretenir par des interurbains.Bonenfant, le fondateur du Ceti, a décidé de quitter cette organisation en 1987 quand elle a décicé de mettre l’accent exclusivement sur la norme Télétel.Or, le Ceti a pris le risque de se séparer de son stratège et d’ignorer du CETI, l’importateur du Minitel de Telic-Alcatel, dont l’inexpérience face au marché a suscité un refus de financement de la part d’Intelmatique (France Telecomm).Toutefois, les malheurs du CETI ne signifient pas pour autant la fin du Minitel en Amérique et l’arrêt des échanges télématiques entre la France et le Canada.Outre le fait que le projet d’Alex, de BELL CANADA est une copie du projet français avec une norme nord-américaine NAPLPS (ceci implique la modification de beaucoup de logiciels français), il y a un marché potentiel très intéressant pour le vidéotex professionnel en Amérique.De plus, les tentatives nord-Américaines de vidéotex, qui ont toutes faites jusqu’ici mauvaise figure sur le plan commercial, furent exclusivement axées sur le marché domestique et jamais menées en parallèle avec le secteur professionnel.C’est pourquoi il faut noter que les projets, Alex de BELL CANADA et Vidéoway du GROUPE VIDÉOTRON, quoique très solides sur le plan financier, connaissent actuellement des freins réglementaires ou techniques qui empêchent leur pénétration sur le marché professionnel.Aux yeux du CRTC, le projet Alex de Bell Canada n’est qu’une expérience "grand public” à Montréal et à Toronto impliquant quelques dizaines de milliers d’abonnés "cobayes” jusqu’en 1991.Vidéoway, qui vise le marché "captif d’abonnés au câble du Vidéotron avec un nouveau câblo-sélecteur-terminal télématique intégré, ne compte pas exploiter un L’engouement qu’ont les Français pour les messageries tient plus à leur forte attraction aux courriers électroniques en général, des espèces de fax domestiques avec possibilité de dialo-gue-textuel-instantanné qu’à la recherche ouverte de sexe sur les réseaux subreptices (1).Enfin, les ménages français, comme leurs homologues nord-américains sont très exigeants en matière de prix de services; il ne paieront pas éternellement $12.00 de l’heures pour des services que des formules innovatrices d’abonnement pourraient réduire de moitié.Pas surprenant donc de constater que le vidéotex sert aussi bien à réduire des coûts de gestion et à ami-liorer la productivité de l’économie familiale que celles des entreprises.C’est pourquoi il faut aborder ces deux marchés de manière complémentaire avec la même stratégie de base, il s’agit de vendre des dispositifs qui autorisent des gains considérables de temps et d’argent à chaque type d’utilisateur.Puisque le consommateur domestique, à l’instar du chef d’entreprise, s’adaptera facilement aux courriers, journaux et paiements électroniques lorsqu’il apprendra que ces nouveaux moyens lui épargneront du temps, de l’argent et de l’énergie qui pourraient être réinvestis dans une nouvelle société davantage axée sur le loisir.Tendances actuelles du marché nord-américain Bataille des normes mise à part, le Canada connaît une série de premiers projets et en télématique.Le fait marquant à l’heure actuelle est le déclin ché.vers (1) IWAASA, R.S., CONVTVAL MESSAGING SYSTEMS, The Information Society, Taylor and Francis, New-York, London, 1988.OGILVY RENAULT AVOCATS AGENTS DE BREVETS ET MARQUES DE COMMERCE MONTRÉAL 1981, AVENUE McGILL COLLEGE MONTRÉAL, QUÉBEC, CANADA H3A 3C1 TÉLÉPHONE (514) 286-5424 TÉLEX 05-25362 FAX (514) 288-8391, 286-5474, 286-3807 BUREAUX D'OTTAWA 50, RUE O'CONNOR, BUREAU 1015 OTTAWA, ONTARIO, CANADA KIP 6L2 TÉLÉPHONE (613) 230-8661 TÉLEX 053-3379 FAX (613) 230-5459 BUREAUX DE PARIS 3, RUE SCRIBE PARIS 75009 FRANCE TÉLÉPHONE 42.66.97.91 FAX 42.66.97.92 13 action Canada France / Février 1989 DOSSIER COMMUN I C ATI O N BANALISATON DES MINITEL ET i PROFESSIONALISATION DES SERVICES TÉLÉMATIQUES 1989 de l'expérimentation à la commercialisation Le 14 juillet 1984, le Centre d’Essai Télétel de Vélizy fermait ses portes.La Direction Générale des Télécommunications arrêtait l’expérimentation 3V (Vélizy, Versaille, Val de Bièvre) qui rassemblait des terminaux identifiés et permettait des analyses statistiques détaillées de la consommation télématique.5 ans après le démarrage de services "en grandeur réelle", force est de constater que Vélizy ne permettait pas de prévoir le développement ultérieur du Minitel en France, pas plus que les balbutiements de l’annuaire électronique en Bretagne n’annonçaient le service leader de la télématique.Le premier trimestre 1989 voit le parc de Minitel approcher les 4,5 millions d’unités.L’utilisation moyenne du Minitel s’est stabilisée à lh30 par mois (dont 20 minutes pour l’anuaire électronique).En 1988, les recettes de France Télécom ont approché 2 milliards de FF, qui contribuent à compenser les investissements engagés pour lancer le programme Télétel, qu’on a pu comparer au programme nucléaire.Le nombre de services disponibles se situent autour de 15 000, pour la plupart accessibles grâce à l’infrastructure de Transpac, le réseau de transmission de données qui assure une tarification indépendante de la distance entre l’utilisateur et le serveur.La tarification des appels s’est diversifiée avec l’apparition de plusieurs paliers du kiosque, le plus élevé se situant actuellement à 600F l’heure.Ce système, qui transforme France Télécom en collecteur de fonds, est considéré comme une des clés du développement de la télématique en France.quoi de neuf en 1989?1989 marque la fin du Minitel "gratuit” avec l’arrivée du M2, qui succède au Ml comme Minitel de base.Le M2 sera loué comme un poste téléphonique.En fait, le Minitel était déjà facturé aux entreprises équipées au delà d’un quota dit "annuaire électronique” correspondant au nombre d’annuaires papier diffusés gratuitement dans ces entreprises avant l’arrivée du Minitel.La location de ces Minitel (environ 10% du parc total) représente d’ores et déjà une partie appréciable des recettes de France Télécom au titre du programme Télétel.Enfin, une innovation remarquable, Minicom, Service de courrier électronique associé à l’annuaire électronique, devrait apparaître avant la h fin de 1989.Minicom permettra de laisser un message écrit à tout abonné figurant dans l’annuaire qui aura ouvert une "boîte aux lettres”.la télématique, simple et puissante Si Minicom est utilisé par un large public, il redressera l’image négative diffusée par les messageries dont les publicités racoleuses ont largement couvert les panneaux publicitaires et les magazines.À côté de ces services qui continuent à générer des recettes de plusieurs centaines de millions, des applications professionnelles très performantes apportent un plus aux entreprises françaises.Longtemps perçue comme un paliatif de [’informatique pour les PME ou des sociétés en retard sur leurs concurrents internationaux plus automatisés, la télématique apporte en fait un supplément d’âme à l’informatique.Par son souci de la simplicité d’utilisation, la présence systématique des guides et des menus, elle se rapproche des nouvelles interfaces graphiques qui démocratisent l’utilisation des ordinateurs.Contrairement à une opinion répendue, on trouve parmi les Minitelistes une forte proportion de fans de Macintosh ou de micros portables, qui adjoignent le Minitel à leur micro, sur leur bureau ou à leur domicile.le défi de l'international Reste la grande affaire de Télétel: l’internationalisation des services, qui passe par la diffusion des Minitel en dehors de la France.Les objectifs initiaux d’exportation ne sont pas atteints, mais les marchés potentiels sont immenses et la télématique représente un produit stratégique dans la guerre qui voit s’affronter les grands groupes industriels de télécommunications.Confortés par leurs premiers acquis, les promoteurs du Minitel doivent continuer à vendre la télématique à l’interieur des entreprises, aux consommateurs, aux administrations et surtout aux grands opérateurs de réseaux étrangers qui s’interrogent encore sur la meilleure façon d’endancher la spirale d’expension des services et d’utilisation des terminaux.C’est la condition de la réussite du grand dessein télématique des visionnaires de la DGT qui furent à l’origine de Télétel, parmi lesquels il faut citer Jean-Paul Maury.C’est aussi le moyen d’exploiter toutes les capacités de la télématique, qui pourrait devenir un formidable outil de corn- i "A# .ill £SII 1 ' ï -% ¦ munication internationale.?Gercom a réalisé plusieurs études des marchés du vidéotex aux Etats-Unis et au Canada, destinées aux entreprises françaises qui veulent exporter leur savoir-faire en Amérique du Nord.Gérard Poirot GERCOM, 12 rue du Loing 75014 Paris (1) 43 35 12 12 Exportation Recherche de partenaires Implantation à l’étranger L’EUROPE Via Raymond Chabot International Experts-conseils en: Management Gestion de projets Financement Implantation Fiscalité Fusions et acquisitions Marketing Recrutement de cadres RAYMOND CHABOT INTERNATIONAL 79, rue Baudin 92300 - Levallois-Perrat, Paris France Téléphone: 47 56 48 08 Télex: 612290 F Télécopieur: 47 30 15 55 action Canada France / Février 1989 DOSSIER COMMUN I CATI O N Grâce à un nouveau satellite à domaine des services mobiles de télé- cations fixes sont également possi- voir offrir ces services à l’échelle de grande puissance et à des antennes communications, a déclaré M.Eldon blés, par example la surveillance et la toute l’Amérique du Nord.Cette co- omnidirectionnelles de la taille d’une Thompson, président et chef de la commande de pipelines et de stations opération permettra aussi aux deux assiette, les Canadiens pourront bien- direction de Télésat.Les communica- météorologiques éloignées.partenaires de faire d’importantes tôt communiquer en tout temps avec lions permanentes sont indispensa- yn syst£me de contrôle des corn- économies, grâce au partage des frais des véhicules, des avions et des navi- blés aux entreprises dont les employés munications permettra à des milliers et des coûts de conception.À cet res circulant n’importe où en Améri- et l’équipement sont constamment d’usagers d’accéder en même temps égard, un accord a été signé en vue de sur la route Seuls les satellites peu- au sa°cllite ct d’obtenir des services la conception, de l’acquisition et de vent assurer de tels services à l’échelle comme la téléphonie mobile, la sur- l’exploitation conjointes des satelli- d un continent .veillance et le dépistage de véhicules teSi ainsi que la télécopie.D’après TMI, 160 000 usagers feront appel à ces nications par satellite constituent le services en l’an 2000, que du Nord.Télésat Canada, le Canadien Pacifique Liée et un consortium d’investis-, seurs japonais dirigé par C.Itoh and Co.Ltd ont formé en décembre 1988 une nouvelle société de télécommunications canadiens, Télésat Mobile Inc.(TMI), qui construira et exploitera le réseau mobile canadien de télécommunications par satellite.Le lancement du satellite de com- Les services mobiles de télécommu- Les grandes villes du Canada sont actuellement desservies par réseaux mobiles terrestres.Mais les Canadiens plus récent ajout à une longue suite d’innovations canadiennes dans le do- Pendant la construction du satellite qui se déplacent d’une ville à l’autre ou dans des régions éloignées ont a us- du réseau mobile de télécommunica- maine des télécommunications par si besoin de services de télécommuni- lions, TMI louera des canaux de satellite.En fait, quand Télésat a cations, soit par affaire, soit pour des transmission d’INMARSAT (satellite *anc® *e satellite Anik Al en 1972, le raisons de sécurité.Les communica- maritime international), afin d’offrir Canada est devenu le premier pays à se doter d’un réseau commercial de télécommunications par satellites géostationnaires.?Gilles Le Breton munications mobiles de TM1, en tions mobiles par satellite comble-1993, marquera l’instauration d’un ront ce besoin, des premiers réseaux commerciaux au monde de télécommunications mobi- des services mobiles de télécommunications dès 1990.Ce réseau sera particulièrement uti- Afin d’accroître l’utilisation comte pour des secteurs comme les trans- merciale des services mobiles de téléports, les forces policières, l’explo- communications par satellite, TMI "La naissance de TMI marque le raion minière, la navigation maritime s’associe à l’American Mobile Satel- début d’une ère nouvelle dans le et l’aviation en général.Des appli- lite Consortium (AMSC), afin de pou- les par satellite.Déménagez-vous en France ou à l’étranger?Quelle que soit votre destination dans le monde, que vous ayez beaucoup ou peu de meubles, nous déménageons vos biens avec rapidité et en toute sécurité.Nous nous occupons de tout: emballage, expédition, assurance, douanes.Nous assurons des services réguliers de groupage par conteneur vers le Royaume Uni, l’Europe, le Japon, l'Australie et la Nouvelle Zélande.ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL TORONTO VANCOUVER CALGARY » 636-8062 890-9111 273-2012 279-8030 1 y 15 Movers International Vancouver Calgary Edmonton Toronto Ottawa Montréal Chicago - Compagnies-Associées Internationales action Canada France / Février 1989 LE CANADA À L AVANT GARDE DES COMMUNICATIONS MOBILES te» iiîiissoa COMMUN I C ATI O N ;| V 1 1 i N » : .K j I 1 f ¦ A X % TRADUCTION: Le bond en avant manques.Mais de nouvelles perspectives s’ouvrent déjà, comme l’interrogation des banques de données en langue naturelle, l’indexation automatique avec paramètres syntaxiques et, surtout, l’affranchissement de l’obligation de travailler dans une "lingua franca” mal maîtrisée, ambiguë et acculturante.D’ores et déjà, la société française Gachot a organisé un réseau mondial de traduction automatique, le premier du genre, fondé sur le système SYSTRAN, accessible par PC et Minitel.Deux ordinateurs puissants (dont un de secours), installés à son centre informatique de Soisy, en constituent le serveur central.Sa capacité de traduction est de 500 000 mots par heu- Un réseau mondial de traduction automatique.Traduction automatique, machine à traduire: deux mots dont beaucoup s’effarouchent; certains par peur de perdre leur activité, ou de la voir dévaluée; d’autres par rejet de principe des machines (beaucoup de ceux qui font profession d’écrire n’acceptent pas même encore l’innofensif traitement de texte).On peut aussi dire qu’il y a méconnaissance courante de l’état actuel de la question: les perles que citent volontiers les détracteurs de la traduction automatique remontent souvent aux essais, ou bien sortent d’un système limité auquel on a soumis un texte qui n’est pas de son domai- .Y ï re.ne.08 Tout Français qui a un Minitel peut accéder au serveur (par le 36.15 code Mitrad) et faire effetuer des traductions.Quant aux utilisateurs du réseau international, ils se relient au centre serveur par le téléphone.Le logiciel d’accès fonctionne sur n’importe quel PC.Ce service Express Traduction est donc le maillon qui manquait à la chaîne télématique mondiale.On peut équiper le terminal d'un lecteur optique, pour accélérer la saisie des textes à traduire, et d’une imprimante laser pour améliorer la qualité de l’édition.On peut en outre transmettre un texte en toute sécurité à un autre abonné en lui communiquant les mots de passe appropriés: un texte saisi dans un pays peut être vérifié dans un autre, puis communiqué dans un troisième à un utilisateur, le tout en quelques minutes.Des logiciels spécialisés facilitent le travail de correction orthographique, de post-édition multi-alpha-bétique, et bien entendu de traduction multilingue.Face au texte soumis, l’écran visualise, en retour, la traduction proposée.Un traitement de texte permet de le reviser, ou, s’il le faut, de l’affiner rapidement.12 paires de langues sont déjà disponibles: allemand-anglais, allemand-français, anglais-arabe, anglais-allemand, anglais-espagnol, anglais-français, anglais-hollandais, anglais-italien, français-allemand, français-anglais, français-hollandais, russe-anglais.En 1990, toutes les paires de langues européennes seront Installées.Le SYSTRAN fut conçu aux États-Unis en 1963 à l’usage de l’armée de l’air.Cachot S.A.en a acquis les Mais, depuis vingt ans, à raison du prodigieux développement de l’informatique et de la puissance des calculateurs, la traduction automatique a fait de grands progrès et, aujourd’hui, le fait est quelle existe.Dès la fin de 1983, on estimait à près de 400 000 les pages ainsi traduites d’octobre 1982 à septembre 1983; ce chiffre serait actuellement de l’ordre du million.Les méthodes se perfectionnent, les dictionnaires s’enrichissent, tandis que la demande de traduction croit fortement (+ 10% par an pour la Communauté européenne, elle se multiplie par 6 entre 1985 et 1990, d’après une étude américaine).Il faut aussi noter que des brochures techniques font plusieurs milliers de pages: le coût de traduction traditionnelle en est prohibitif; pour cette raison et celle des délais, 2,5% seulement des documents intéressants seraient traduits.Qu’il faille que la recherche scientifique et les industries de pointe soient en état permanent de veille technologique et qu’elle aient à transférer rapidement des documents informatifs suffiraient à justifier la traduction automatique qui permet de connaître immédiatement le contenu d’un texte rédigé dans une langue dont on ignore le premier mot.À ce niveau de lecture, une traduction brute suffit, et rien n’empêche de l’affiner ensuite: la traduction automatique peut aussi rendre service aux traducteurs professionnels, en leur permettant d’aller beaucoup plus vi- € 11-7 - Systran : un réseau mondial de traduction automatique.droits pour pouvoir l’unifier et le gérer complètement.C’est un ensemble de programmes et de dictionnaires, très évolué et structuré.Il fait des séries de va-et-vient sur les mots de chaque phrase, jusqu’à définir toutes leurs interrelations, en se fondant sur une multitude de renseignements: associations possibles des mots, caractéristiques grammaticales, syntaxiques et prépositionnelles de chaque mot, que lui donnent les dictionnaires de base.Cette analyse faite, un dictionnaire spécial, des expressions à cadre sé- Le groupe SYSTRAN, que constituent l’ensemble des sociétés regroupées par Cachot S.A.en 1986 (WTC et Latsec aux USA, Systran Institut au Luxembourg, Systran International en France) emploie 70 linguistes, lexicographes et informaticiens.Un réseau privé relie les centres de recherche de La Jolla (Californie), Paris, Luxembourg et Reichen (RFA).Des accords privilégiés avec FUS Air Force, la CEE, [’Aérospatiale notamment, augmentent son potentiel de recherche et de développement continu.?Jacques Baudeneau '{( mentique limité (un très trand recueil de programmes) choisit, entre multiples sens possibles, celui qui convient au contexte, syntaxique et sémentique.Quand la phase de transfert est terminée, le programme de synthèse récrit le texte dans la langue cible, en appliquant les règles grammaticales et syntaxiques programmées.Sources: SYSTRAN INTERNATIONAL, 26bis avenue de Paris, B.P.14 95239 Soisy-sous-Montmorency, France.(T).(1) 39.89.90.11 Contacts: Franck Matard ou Jean Cachot te.Enfin, pour dépassionner le débat, rappelons qu’il n’est pas question de faire des traductions littéraires auto- action Canada France / Février 1989 COMMUNICATION DOSSIER RADIO-FRANCE INTERNATIONAL AU CANADA INTERVIEW Que nous prépare encore R.F.I.pour 1989?Après l’opération Québec en 1987, les accords de diffusion TVS et TÉLÉMÉDIA en 1988, la radio internationale française a-t-elle d’autres projets pour le Canada en 1989?C’est la question que nous avons posée à son Président Directeur Général, Monsieur Henri TEZENAS du MONTCEL.Canada, mais aussi des États-Unis, de reprendre notre service Mondial en français 24 sur 24.ACF: Est-ce à dire que la radio internationale française va pénétrer dans les provinces anglophones?HTM: Et au-delà: aux États-Unis, le réseau C-Span a décidé de nous distribuer.Mais, au Canada même, de plus en plus nombreux sont les câblo-distributeurs qui offrent R.F.I.dans la gamme de leurs services: en Ontario, au Nouveau-Brunswick.A.C.F.: Et tout d’abord, Monsieur le Président, pouvez nous présenter l’action de Radio France internationale au Canada depuis votre arrivée à la tête de ce média?Henri TEZENAS du MONTCEL: & Le Canada est un pays où RFI compte particulièrement se développer.En 1987, c’était Québec, l’Espace France Internationale à l’entrée des Plaines d’Abraham et toute l’équipe de la radio internationale française mobilisée pour couvrir le Deuxième Sommet des États francophones.ACF: Alors, Monsieur le Président, quels projets pour 1989?HTM: Nous venons de nous associer avec TV5 pour entreprendre une campagne très active de prospection dans les provinces anglophones.Vous savez que nous sommes très attendus dans de nombreuses régions où des radios communautaires souhaitent nous reprendre et où l’offre de programmes en français reste insuffisante.À nous de convaincre les En 1988, R.F.I.a élargi son champ d’action: Au Québec d’abord, où grâce à un accord d’exclusivité avec TÉLÉMÉDIA, R.F.L est reprise par les radios de ce réseau, dont la station principale CKAC à Montréal: une nouveauté qui permet à ces auditeurs de bénéficier d’un excellent confort d’écoute et d’être les premiers informés de l’actualité internationale câblo-distributeurs de la qualité de avec "le tour du Monde des Cor- nos programmes, aux différentes respondants de R.F.I.” qui arrive communautés canadiennes de nous y chez vous aux premières heures de aider par leur action au plan législatif et politique, et un grand merci à la presse canadienne de relayer nos efforts.0 iw la matinée.I» I I ACF: Ce n’est pas la seule émission reprises par CKAC?HTM: En effet: tout au long de la journée, CKAC reprend des reportages et des correspondances signés R.F.I., mais également des programmes dont les plus populaires sont nos deux magazines consacrés à la langue française: "Parler au Quotidien” et "Franc-Parler hebdo”.ACF: Il est vrai que les Québécois attendent beaucoup de R.F.I.dans le domaine de la langue française .HTM: J’espère qu’ils sont satisfaits, et avec eux tous les Canadiens, puisque cette année R.F.I.a consolidé sa présence en langue française en montant, avec TV5, sur les satellites ANIK C3 et ANIK D2.ACF: Qu’apporte ce nouvel accord par rapport à celui que vous aviez précédemment avec TVFQ?HTM: Et bien tout d’abord il n’était pas acquis d’avance que lorsque Tv5 a succédé à TVFQ, R.F.I.puisse continuer à arriver en sous-porteuse du programme de la télévision francophone.C’est chose faite depuis le mois de septembre, date à laquelle je suis venu au Canada signer un accord avec Monsieur Baer.R.F.I.sur ANIKD2, c’est avec une empreinte beaucoup plus large ce celle d’ANIK C3, la possibilité pour tous les câblodistributeurs du ACF: Une dernière question, Monsieur le Président: à quand une station FM exclusivement R.F.I.sur Montréal?HTM: Dès que possible.et si vous nous y aidez, pourquoi pas en 1989?ACF: Meilleurs voeux à R.F.I.! ÉCOUTER RFI AU CANADA - sur ondes courtes de 6h30 à 12h00 (heure de Montréal) de 17h00 à 22hOO (heure de Montréal) - sur TV5, en dehors des heures de programmation vidéo, de minuit à 15h00 (heure de Montréal) - sur le câble radio 24 heures sur 24: Service Mondial en Français (disponible pour les câblo-•distributeurs sur les satellites ANIK C3 et ANIK D2 - à Montréal en FM, sur CKAC Le Tour du Monde des Correspondants Parler au Quotidien (dans l’émission "Le Premier Jour”) ?Transferts Techniques (AREPIT).Directeur de l’Institut de Recherches Internationales (IRI).Président Directeur Général de la Société Nationale de Radiodiffusion Sonore vers l’Étranger RADIO FRANCE INTERNATIONALE 1986).OEUVRES: L’entreprise multipro-ductrice (1970).Dictionnaire des Sciences de la Gestion (1972).Les performances sociales des organisations (1973).La gestion des organisations (1978).Economie des ressources humaines dans l’Entreprise (1978).L’université peut mieux faire (1985).DÉCORATÏONS:Chevalier l’Ordre Nationale du Mérite et des Palmes Académiques.ADRESSE : (Professionnelle) - R.F.I.- 116 Avenue du Président Kennedy - 75016 PARIS PORTRAIT TAZENAS du MONTCEL (Henri).Universitaire.Né le 8 janvier 1943 à BLOIS (LOIR ET CHER) DIPLOMES: Docteur d’État et Agrégé de Sciences Économiques et de Gestion.CARRIÈRE: Assistant à l’Université de CAEN (1966-1968), à l’Université de PARIS-DAUPHINE (1968-1970).Maître-Assistant à Paris-Dauphine (1970-1973).Maître de Conférences à l’Université de Reims (1974-1975), à Paris-Dauphine (1975-1977), Professeur à Paris-Dauphine (depuis 1977).Collaborateur extérieur du Ministre de l’Industrie (1978-1979).Président (1980-1984) puis Président honoraire de l’Université de Paris-Dauphine, Président honoraire de l’Association de Recherche Économique en Propriété Intellectuelle et (Depuis ii de action Canada France / Février 1989 COMMUN I CATI O N TV 5 QUÉBEC CANADA, 5 MOIS APRÈS ! 1 • E egg a % .À l’occasion des Fêtes, toujours grâce à la technologie du satellite, les téléspectateurs d’ici ont eu droit à de nombreux spéciaux dont une rétrospective d’information 1988.Ils ont même pu célébrer la veille du Jour de l’An avec Michel Drucker lors d’un numéro exceptionnel de CHAMPS ÉLYSÉES! Au chapitre des productions canadiennes, TV5 propose à son auditoire des réalisation originales, complémentaires par rapport à la programmation des réseaux traditionnels.Les sérié hebdomadaires PROFESSION: POÈTE ET JEUNES VIRTUOSES servent de tremplin à des talents de chez-nous.JAZZ À MONTREAL fait le bonheur des amateurs de ce genre musical.L’INFO-5, du lundi au vendredi et PARCOURS, de façon bimensuelle, passent en revue l’actualité régionale du Québec et du Canada.La sérié sur le LIBRE-ÉCHANGE connut un vif succès lors de ses deux diffusions.ÉLARGISSEMENT DU MARCHÉ Distribuée à l’ensemble du territoire québécois, TVA envisage maintenant d’étendre son service aux provinces voisines.Déjà, des ententes ont été conclues avec des compagnies de câble de l’Ontario, notamment dans les régions d’Ottawa et de Cornwall.Des rencontres avec des câblodistributeurs des Maritimes des Prairie et de l’Ouest du Canada, qui on le sait, comptent d’importants foyers de population francophone, figurent à l’agenda de TV5 pour l’année qui débute.Source: Marie-Josée Poisson-Fadous, agent de programmation Tél.: (514) 522-5322 câble.Née le 1er septembre dernier, TV5 Québec Canada, la télévision internationale de langue française, a maintenant cinq mois.Cette toute jeune chaîne se distingant par son contenu européen (à 80%) et canadien (à 20%) entrevoit déjà d’élargir son aire de diffusion pour rejoindre les francophones des provinces voisines du Québec.Plusieurs magasines sont également reçus via satellite et retransmis dans de brefs délais.Par exemple 7 sur 7, la revue de l’actualité hebdomadaire animée par Anne Sinclair, passe sur les écrans canadiens un jour après sa diffusion sur TV5 Europe.THALASSA, le magazine de la mer, MONTAGNE, l’actualité des cimes, OCÉANIQUES, un magazine culturel, SPORTS D’EUROPE, un condensé des événements sportifs et CLUB DE L’EUROPE, un grand magazine belge d’information sont également rediffusés au Canada avec peine quelques jours de décalage par rapport à leur mise en ondes outre-atlantique.De même, la désormais célèbre émission littéraire APOSTROPHES est présentée au public canadien moins d’une semaine après sa diffusion eurpéenne.’ PROGRAMMATION L’un des avantages important qu’offre TVA aux téléspectateurs canadiens est un lien direct, quotidiens, avec l’Europe.En effet, le JOURNAL TÉLÉVISÉ FRANÇAIS (un mois celui de TFl et un mois celui d’A2, en alternance) est offert, le jour même, aux abonnés du action Canada France / Février 1989 COMMUN I C ATI O N BLE AVEC LES COMPLIMENTS DU M A CREDIT COMMERCIAL DE FRANCE (CANADA) Siège social: 1155, boul.Dorchester Ouest, bureau 2305 Montréal, Québec H3B 2K2 Tel.: (514) 875-4310 Télex: 055-62153 Succursale: 141, rue Adelaide Ouest, bureau 1004 Toronto, Ontario M5H 3B2 Tel.: (416) 863-9331 Télex: 06-218358 OUI TIENNENT LE PONT!!! VE.la passerelle télématique entre l'Europe et l'Amérique.(Alex, Vidéoway, Minitel, etc.) VIE.des experts-conseils en: planification stratégique réseaux /services recherche international de partenaires / logiciels marketing /études économiques sectorielles /conception de services / formation du personnel.VIE.y Vidéotex international Entreprises 4328 avenue coloniale, Montréal (Québec) H2W 2C4 Tél.: (514) 281-7930 - Fax: 397-9494 1 1 VIE.des canadiens avec 6 ans d'expérience active en Europe et aux États-Unis dont l'étude qui a lancé les courriers-électroniques français en 1983.19 action Canada France / Février 1989 DROIT COMMERCIAL FRANÇAIS CU ble qu’en présence de l’avocat allemand, après consultation.Les visites aux détenus devaient s’effectuer en présence de l’avocat allemand et la correspondance menée par son intermédiaire.Enfin, l’avocat non allemand était soumis à la règle de l’exclusivité territoriale prévue par l’ordonnance fédérale sur les avocats.prendre une marque déjà existante: la loi du 31 décembre 1964 prohibe également l’utilisation d’un signe distinctif d’une marque.Ainsi, la syllabe "disb” constitue une imitation illicite des marques "disbon”, "dis-bo therm”, "disbocret” et "disbo-multi”.Le droit de faire cesser l’imitation illicite peut être utilisé, tout comme l’action en dommages et intérêts.Seule l’action pénale est impossible en l’absence de mauvaise fois (Nancy, 3 novembre 1987).L’utilisation d’un signe distinctif d’une marque est également frauduleuse quand pour les emballages de produits pharmaceutiques, on imite la croix verte déposée par le Conseil national de l’ordre des Pharmaciens (Tribunal de Grande Instance de Paris.11 janvier 1988).VI.AVOCAT: LIBERTÉ D’EXERCICE ET SECRET PROFESSIONNEL: 1- LIBERTÉ DE PRESTATIONS DE SERVICES DES AVOCATS DANS LA CEE: Le gouvernement allemand avait pris une sérié de mesures restreignant la liberté d’exercice des avocats exerçant sur son territoire: L’avocat non allemand ressortissant des autres États membres de la Communauté Économique Européenne devait s’associer avec un avocat local, constitué "ad-litem” ou défenseur dans un litige, l’intervention de l’avocat non allemand, à l’audience n’étant possi- aux vérifications nécessaires relatives à la validité de l’opération.C’est ainsi que la Cour d’Appel de Versailles, dans une décision du 22 février 1988, a décidé que la banque présentatrice n’était pas fondée à demander à la banque tirée la réparation des conséquences de sa négligence.IV.NOM COMMERCIAL ENSEIGNE: L’acquisition d’un droit sur une dénomination ne dépend pas de la seule utilisation de ce nom: cet usage doit être public et continu, de sorte que l’utilisation d’une dénomination à l’occasion d’une exposition annuelle ne suffit pas pour acquérir un droit permanent.L’absence d’un tel droit ne permet pas de s’opposer au dépôt de l’appelation par un autre (Tribunal de Grande Instance, 26 novembre 1987).V.MARQUE DE FABRIQUE 1- UTILISATION D’UNE MARQUE SIMILAIRE POUR UNE ACTIVITÉ DISTINCTE: Pour la création de produits ou de services, il est interdit d’utiliser une marque déjà existante dans la même spécialité.Toutefois, lorsque le risque de confusion n’existe pas, notamment quand on désire attribuer une marque déjà retenue mais dans une activité totalement différente, rien ne s’oppose à l’accès à la marque.C’est ce qui a été décidé au sujet de l’utilisation d’un même terme par une société de restauration et une messagerie de rencontres (Tribunal de Grande Instance de Paris, 30 octobre 1987).2- CONTREFAÇON ET USAGE ILLICITE: L’usage illicite d’une marque peut consister par exemple en l’apposition sur des vêtements de mauvaise qualité de marques de grands couturiers (Tribunal de Grande Instance de Paris, 10 novembre 1987): L’image de la marque dans un tel cas subit un préjudice.Ne constitue pas une contrefaçon, le fait pour une société de présenter une publicité représentant un modèle réduit d’automobile construit avec des éléments de marque "Lego”, dans la mesure où l’on pouvait déduire des relations commerciales entre la société et le titulaire de la marque, le consentement à la reproduction présentée.3.IMITATION FRAUDULEUSE DE LA MARQUE D’AUTRUI: L’utilisation illicite d’une marque n’est pas uniquement le fait de re- H La commission des communautés Européennes a introduit un recourt en violation des articles 59 et 60 du traité CEE et de la directive 77/249 sur l’exercice effectif de la libre prestation des avocats.La cour de justice lui a donné raison: la République fédérale d’Allemagne a manqué à ses obligations, enfreint les articles 59 et 60 du Traité de la Communauté Économique Européenne.2- LIMITES AU SECRET PROFESSIONNEL: Le caractère confidentiel de la correspondance entre avocats empêche-t-il leur saisie par le juge d’instruction ?La Cour d’Appel de Caen, le 25 mars 1987, répondait par la négative dans un cas où la correspondance constituait l’instrument du délit.La Cour de Cassation, dans une décision rendue le 9 février 1988, a affirmé que le client pouvait faire état, dans sa plainte, d’une telle correspondance si elle était constitutive d’une preuve d’infraction, du moment qu’il en a eu connaissance par son avocat, destinataire de la correspondance.* A L"i- T* Sr-r O O r# •o- & V / / X j '.X / /y / / , T V COMMUNICATIONS COMMERCIALES 9335 Route Transcanadienne - St-Laurent, Québec H4S 1V3 (514) 335-3100 CIAL À MONTRÉAL l |f i: Banque Nationale de Paris (Canada) La Banque Nationale de Paris (Canada) est une filiale à pad entière de la Banque Nationale de Paris implantée dans près de 80 pays.Avec un bilan total de 210 milliards de dollars canadiens, la BNP ligure parmi les plus grands banques mondiales et à l’heure du marché unique européen s’affirme comme le leader en Europe.Implantée au Canada depuis plus d'un quad de siècle, la BNP (Canada) a un actif de 1.7 milliard de dollars, 350 employés et 7 succursales dont 5 au Québec.Très bien introduite auprès des P M E.locales, la BNP (Canada) fait bénéficier ses clients des services de qualité d'une institution de taille humaine mais ayant aussi la puissance et le réseau d’une des plus grandes banques mondiales.Elle offre à l’entreprise canadienne un “plus” qui peut devenir décisif dans la compétition internationale.X A Montréal Tour BNP 1981, av.McGill Collège Montréal, Québec H3A2W8 Tél.: (514) 285-6000 Telex: 05-25241 Fax: (514) 285-6278 Québec 500, rue Grande Allée Est Québec.Québec G1R2J7 Tél : (418) 647-3858 Télex: 05-13947 Fax.(418) 522-2748 Sherbrooke 2320, rue King Ouest Sherbrooke.Québec J1J 2E8 Tél.(819) 5664883 Trois-Rivières 1350, rue Royale Trois-Rivières.Québec G9A4J4 Tél.: (819) 373-6113 Laval 4, Place Laval Bureau 520 Laval, Québec H7N 5Y3 Tél.: (514) 662-6052 Toronto 36 Toronto Street Suite 750 Toronto.Ontario M5C 2C5 Tél.: (416) 360-8040 Télex: 06-23672 Fax: (416) 947-3541 Vancouver Suite 1201 700 West Pender Street Vancouver, B.C.V6C1G8 Tel.: (604) 688-2212 Télex: 04-51569 Fax: (604)688-4613 ’ I il = = k > l! a i m : i ‘ / I î m w, /i LA BANQUE EST NOTRE METIER :: SIÈGE 3 PHOTO TOP CRÉATION/OUTIL 2
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