Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1997, Troisième trimestre
¦?¦I Canada «Franc PER C-H BNQ „ ¦ 11 L, m0U0S‘|r K m » 10m JW *1 jam DOSS t E R TECHNOPÔLE ET PME > .?MINI-DOSSIER: LES RELATIONS ÉCONOMIQUES FRANCO-CANADIENNES ?CCFC INFOS ?INDICATEURS ÉCONOMIQUES aa 7 ?Envoi de publication.Enregistrement n° 3700 VOLUME SIX ?NUMÉRO TROIS ?TROISIÈME TRIMESTRE 1997 ?REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ?10$ 77176600191302 Z, liGIO fi i v W t m ! * Fi :vf saw I T.' 1 ¦r3^ I -râÜiilSl ¦ 1 ,»J8 i Il g# L pi #8 m r m ai 'T' # a mm Hr- î m R** * ¦ ACQUADI GIO GIORGIO ARMANI I I POUR HOMME 1 I Action Canada «France 3e trimestre 1997 VOLUME SIX ?NUMÉRO TROIS f In the Lcu>t few yearn, many inàiu-triaLided countries each ad France EDITOR AL Nous avons assisté ces dernières années au Canada, en France et dans de très nombreux pays industrialisés à des licenciements massifs dans les grandes entreprises.À l’inverse, nous avons pu constater que les créations d'emplois provenaient des petites et moyennes entreprises, plus souples et plus promptes à s’adapter aux nouvelles exigences de la mondialisation.Ce sont les PME au sein de technopoles avant-gardistes qui dynamisent le mieux l'emploi et l’économie.and Canada have witnessed large corporation massive layoffs.In opposition to this, we have noticed that employment came from small and medium businesses, which are more flexible and swifter to meet the new requirements of globalisation.It is the small and medium size businesses that are in the midst of avant-gardist “technopolis” that better energise employment and economy.\ The first “technopoles” emerged twenty five years ago.Silicon Valley, Sophia Antipolis, Futuroscope, Kanata are success stories in many respects.They evolved, and today because of their originality and dynamism, they represent more than a favourable context for economic development.“Technopolis ” are genuine society projects through which new relations between thought, action and consumption are experimented.Les premières technopoles ont émergé il y a plus d’un quart de siècle.Silicon Valley, Sophia Antipolis, Futuroscope, Kanata sont des succès à bien des égards.Elles ont évolué et elles constituent aujourd’hui par leur originalité et leur dynamisme davantage qu’un simple cadre propice au développement économique.Les technopoles sont de véritables projets de société par lesquels s’expérimentent des relations nouvelles entre «le monde de la pensée, celui de l'action et celui de la consommation».En France, parmi les acteurs stratégiques dans la réussite des technopoles, il y a les Chambres de Commerce et d'industrie qui s’impliquent doublement, à l’égard des entreprises et à celui des territoires comme le rappelle dans ces pages Gérard Trémège, président de l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’industrie.Nous le remercions pour Among the strategie actors of the success of “techno polis” in France, their is the Chambres de Commerce et d Industrie that get heavily involved towards businesses and territories as Gérard Trémège, President of l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’industrie, reminds us in the following pages.We are grateful for bis sup-appui à ce dossier d'Action Canada-France.Jean-François Richard du Page port to this issue of Action Canada-France.(fi son REMERCIEMENTS Les membres du comité des publications tiennent à exprimer leurs vifs remerciements à Camille Gagnon pour sa contribution à ce numéro d'Action Canada-France dont il s’est fait le rédacteur en chef occasionnel.Ingénieur diplômé de l'École Polytechnique de Montréal, Camille Gagnon est le fondateur d'Innovitech, société de renommée internationale, qui joue un rôle névralgique dans le développement des technologies de convergence dans les secteurs de la microélectronique, de l'informatique et des télécommunications et vise à mettre en relief et à promouvoir les applications de ces technologies nouvelles dans les secteurs de la formation et de l'éducation, des soins à la santé et de l'infodivertissement.Innovitech participe activement à l'élaboration de plans d'affaires, de développements et de positionnements stratégiques, de montages financiers et au financement d'entreprises à vocation technologique.En plus d'être Tardent promoteur et l'habile chef d'orchestre d'importantes initiatives dans ces secteurs, Camille Gagnon est président de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse, une œuvre ayant pour mission d'encourager Ventrepreneurship des jeunes au Québec.Son engagement actif au coeur de l'innovation et du développement technologique fait de lui une des personnalités dynamiques des plus réputées, tant au Québec qu'à l’échelle internationale.ACTION CANADA-FRANCE Action CANADA-FRANCE, dont les antécédents remontent en 1886, est publié 4 fois par an par « Revue Action Canada-France Inc.», 360, rue St-François Xavier, 1erétage, Montréal (Québec), Canada H2Y 2S8, Téléphone: (514) 281-1246.Envoi de publication.Enregistrement n° 3700.Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l’ISO (Organisation Internationale de normalisation) : CN 0318-7306.Les articles qui paraissent dans Action Canada-France sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle » Reproduit de la revue Action Canada-France » La revue Action Canada-France est répertoriée dans l'Argus des Communication et dans le Card.Parution : 4 numéros par an Tirage : entre 4 500 et 6 000 exemplaires.Nombre de lecteurs approximatif: 20000 (très ciblés) Clientèle-type: chefs d'entreprise, cadres supérieurs, fonctionnaires, hommes et femmes d'affaires, professionnels et professionnelles.Répartition de diffusion: 65% au Canada, 35% en France et reste du monde.Lecteurs : ?membres de la Chambre de Commerce Française au Canada, par abonnement.Montréal, Toronto, Québec, Calgaiy, Vancouver ?réseau des Chambres de Commerce Françaises en France et à travers le monde ?réseau des postes économiques Français au Canada et à travers le monde ?Consulats et Ambassades de france ?organismes publics et para-publics canadiens et français Diffusion : ?par abonnements au Canada et en France ?en kiosques (Maisons de la Presse Internationale à Montréal, Québec, Ottawa et Toronto) ?directe dans plusieurs grands hôtels de Montréal, salons d'embarquement de compagnies aériennes, banques françaises ?nombreuses sociétés en France et au Canada Président du comité des publications de la C.C.F.C.: Jean-François Richard du Page Comité des publications de la C.C.F.C.: Roger Béland François Boscher Pierre Deschamps Camille Gagnon François Jonathan Michel Lemoine Laurent Marchai Jack Pillain Geneviève de la Tour Fondue-Smith Thierry Vourc'h Président de la C.C.F.C.: André Froissant Directeur Général de la C.C.F.C.: Olivier Leparc Fondateur : Bertrand Namy Régie publicitaire et coordination : Stéphane Marchai 360, rue Saint François-Xavier Montréal (Québec) H2Y 2S8 Tél.: (514) 281-1246 Correspondante en France Alexandrine Le Houerou Conception graphique et réalisation Québécor Distribution : Traitement Postal 2000/LMPI Illustration de la couverture: Reflexion Photothèque I P V' 1 l 2 Action Canada*France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME pënserg'oM ,oca|.« de développement.Les ressources technologiques locales et les savoir-faire sont donc valorisés.Ainsi, une coopération fructueuse peut émerger entre les laboratoires de recherche et les entreprises.La mission première d'une technopole est de mettre en relation les chercheurs et les entrepreneurs, les étudiants et les chefs d’entreprises, les grandes entreprises et les PME.L’innovation technologique, le développement des entreprises et l'aménagement du territoire sont ainsi étroitement liés.Le réseau consulaire français avait choisi de faire de l’année 1996 celle de «l'international ».L’année 1997 est placée sous le signe du [Ambres Françaises de Commerce « développement local ».L’environnement économique local a une influence très forte __ sur les entreprises.Il est donc indispensable que chacun s’attelle à le promouvoir.Plus le monde s’ouvre sur l’extérieur, plus les entreprises doivent s'appuyer sur leurs bases locales.Ce numéro d’Action Canada-France se place parfaitement entre deux thèmes essentiels pour le développement des PME-PMI : l’international et le développement local.La globalisation des échanges modifie les comportements et entraîne un retour à l’action locale.Il faut aujourd'hui « penser global, agir local ».Il est important dans ce cadre de grouper ses forces et ses connais-Comme les Chambres de Commerce et d'industrie, Gérard Trémège Président de l’Assemblée des et d’industrie En effet, les technopoles entraînent le développement économique local, 1 expansion des villes et l'aménagement du territoire.Les logements, les infrastructures sportives, culturelles ou administratives attachées à ces développements lient la création de structures économiques à celle de zones d’habitation.La politique de la ville est ainsi favorisée par la politique de développement économique.Ce concept a permis de redonner une dynamique à l’action industrielle et technologique de certaines de nos régions.Le surplus de valeur ajoutée ainsi apporté permet d'attirer les investisseurs et de promouvoir les entreprises locales.Ce recentrage géographique de compétences peut également favoriser le portage d’entreprises.Ainsi, les technopoles permettent aux entreprises, de réaliser des économies d échelle, de participer à des programmes communs de recherche et de développement, de créer une synergie dans les actions de chaque entreprise ou encore de mettre en place des réseaux locaux.Les technopoles entraînent et « portent » des PME-PMI innovantes et dynamisent l'économique locale.Animées par un esprit commun de collaboration et d’appui aux entreprises, les Chambres de Commerce et d'industrie et les technopoles s'impliquent fortement ensemble dans le développement local.Par leur double responsabilité à l'égard des entreprises et des territoires, les CCI apportent leur expertise du terrain.La réussite des technopoles ne peut qu’inciter le réseau consulaire à sauces.les technopoles forment des réseaux locaux d’entreprises.Imaginé à la fin des années soixante, le concept de Sophia Antipolis est à l'origine du mouvement technopolitain français.Anticipatrices et innovantes, les technopoles éliminent les séparations qui peuvent exister entre écoles, recherche et entreprises.Cet outil de communication partagée entre l’ensemble des intervenants d'une commune, d’un département ou d'une région, renforce leurs relations et accroît leur compétitivité.Mises en œuvre dans le cadre de partenariats locaux associant collectivités territoriales, universités et écoles, Chambres de Commerce et d’industrie, antennes régionales des administrations d'Etat et banques, les technopoles peuvent regrouper plusieurs types de compétences sur un même site ou obéir à une logique de parc d’activités.Quels points communs peuvent exister entre la Silicon Valley, le Futuroscope, Sophia Antipolis, Grenoble, Nancy et d’autres technopoles î L’esprit de développement et de croissance est identique.Il s’agit de permettre à des entreprises de réaliser des économies d'échelles en liant leurs expériences et leurs moyens notamment en termes de recherche et ASSEMBLEE DES CHAMBRES FRANÇAISES DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE ce domaine* poursuivre ses efforts dans 5F"’ 3 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Sommaire î Éditorial PME et Technopole, nouvelle économie -42 Laval technopole -43 Montréal Techno Vision inc., une mobilisation unique pour une technopole dynamique -44 Le Futuroscope, une entreprise au service de l’aménagement du territoire de la Vienne -45 Sésame : un réseau de villes au service de l’ouverture internationale des PME/PMI -47 4 Technopole et PME Technopole et PME, moteurs de la nouvelle économie -4 Au Canada, à tout entrepreneur canadien, tout honneur -8 Les petites et moyennes entreprises ; atout pour le développement économique et l'emploi -10 Le Québec à la veille du 21e siècle : objectif nouvelle économie -12 Les PME sont une chance pour l’économie -15 Quel avenir pour les technopoles ?-18 Entrepreneurship technologique -21 Le veille, un instrument de gestion stratégique 48 Mini dossier Les relations économiques franco-canadiennes pour les PME -23 Une technopole au cœur de la nouvelle économie -27 Montpellier L.R.Technopole : son action en faveur des PME dans le domaine de l'information -29 De l’idée au marché.un parcourss difficile -31 L’industrie québécoise du capital-risque en forte mutation -34 La PME canadienne et la nouvelle économie : le rôle de la BDC -36 Entourage, Solutions Technologiques inc., notre entreprise, la plus importante du genre au Canada -39 Le CRIM, composante incontournable d’une technopole des TI -41 52 CCFC infos Opportunités d'affaires -52 La vie de la Chambre -53 Nouvelles de la CCFC -54 Nouveaux membres -54 56 Indicateurs économiques Le prochain numéro d'Action Canada-France aura pour thème LES TÉLÉCOMMUNICATIONS.Pour vos annonces ou vos articles contactez Stéphane Marchai au (514) 281-1246 Le capital de l’innovation au service des entreprises technologiques Société financier (514) 847-2613 Appelez-nous au et visitez notre site internet sofinov.lacaisse.com D’IN FILIALE DE LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC 4 Action Canada*France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME „ “;ri„ m i e d e « Technopoles are deliberate attempts, by farseeing public and private actors, to help control and guide some exceedingly fundamental transformations that have recently begun to affect society, economy, and territory, and are beginning to redefine the conditions and processes of local and regional development.)) Technopoles of the world, The making of twenty-first century industrial complexes, Manuel Castells and Peter Hall, 1994 chômage de plus de 10 %, les États-Unis réussissent à maintenir un taux en bas de 5 % ; en fait, dans plusieurs régions aux États-Unis, on doit importer une main-d’œuvre qualifiée.Il faut reconnaître que les Américains ont su s’imposer en maîtres dans la nouvelle économie et dominer dans les secteurs stratégiques en exportant leur savoir-faire à travers le monde.Alors que les cheminées polluantes d’énormes usines marquaient le cœur des agglomérations industrielles du début de notre siècle, ce sont des centres, de style campus universitaire, sobres et esthéthiques, qui caractérisent les grappes de connaissances qui sont devenues les moteurs de la nouvelle économie.Silicon Valley en Californie, la route 95 à Boston, Taedok en Corée, Grenoble et Montpellier en France, Hsinchu à Taïwan, Adelaide en Australie, Cambridge en Angleterre sont tous des modèles de succès industriels de la nouvelle économie dont l’atout premier est une capacité unique d’attirer talents et capitaux dans les secteurs des nouvelles technologies.Le présent numéro de la revue France reconnaît non seulement l’importance de ce phénomène pour le 20e siècle mais vise à illustrer I exceptionel potentiel de la France et du Canada de devenir des leaders stratégiques dans le réseau mondial des technopoles.Aussi n’est-il pas surprenant de voir ce numéro coïncider avec le congrès mondial Technopolis tenu à Ottawa en septembre 1997 et avec le lancement récent de Montréal-Techno-Vision, regroupement des forces technologiques de la région du Grand Montréal dont l'objectif est de consacrer Montréal comme technopole international dans les secteurs des biotechnologies, de l'aérospatiale, des technologies de l’information.Camille Gagnon Président d’Innovitech États-Unis que l’on a inventé le downsizing et que dans les années 80 plus de 40% des emplois américains traditionnels ont disparu.Le miracle, c’est qu’en parallèle, deux nouveaux emplois ont été créés pour chacun perdu et une nouvelle économie axée sur les nouvelles technologies et le savoir au sein de PME innovatrices a pris la relève et a généré une croissance économique sans précédent.Ce miracle économique tient à deux facteurs dominants : l’émergence de leadership régional au sein de technopoles de rayonnement international, et l’explosion de PME dynamiques capables de dominer de nouveaux marchés mondiaux à une vitesse remarquable.Le cas de Netscape, issu de la synergie de Silicon Valley, qui a su réaliser trois fois plus rapidement que Microsoft un chiffre d’affaires de 400 millions $ et une valeur boursière de plus de 3 milliards $, est un des nombreux exemples de démarrage de nouvelles entreprises à partir d’idées développées dans des universités ou centres de R-D, ou d’essaimage d’activités de multinationales trop lourdes pour les exploiter à leur plein potentiel.Le résultat final est la création d’immenses WEB économiques, dont Michael Porter, père des grappes industrielles, illustre l’importance pour les nations dans son livre The Competitive Advantage of Nations.Ces réseaux géographiques intégrant connaissances, savoir-faire, capitaux et marchés au sein de partenariats dynamiques, constituent des Technopoles.Ce que Austin au Texas, Silicon Valley en Californie, St.Paul-Mineapolis au Minnesota, Washington (D.C.), Or, c’est bien aux ACTION Canada- L’émergence de technopoles ne constitue pas qu’un nouveau mode de développement industriel orienté sur la promotion immobilière, c’est le début d’une infrastructure stratégique du savoir qui, intégrée à l’explosion de l’Internet et à la diffusion généralisée des nouvelles technologies de l’information, changera le panorama industriel mondial.Ce constat devient de plus en plus clair en mesurant l'impact des technopoles sur la création d’emplois et de nouvelles richesses via l’explosion de nouvelles PME dynamiques.Perspective globale Alors que le Canada et la France connaissent des taux de 5 Action Canada «France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME fruit d’un travail acharné et soutenu depuis 20 ou 30 ans.Enfin, la leçon la plus importante est qu’un technopole n’est pas le fruit d’énergies improvisées mais plutôt l’articulation d’un leadership entrepreneurial fort, qui émane d’un ou plusieurs agents du milieu et d’une volonté enthousiaste des autres agents de s'y rallier.Dans certains cas.il s’agit d’associations sans but lucratif, dans d’autres, de regroupements d’entreprises ou d’entrepreneurs, ou dans plu-de gouvernements locaux et régionaux.Mais dans tous les cas un leadership éclairé sur les enjeux et opportunités de la nouvelle économie est une condition dine qua non.Boston (Mass.), Denver (Colorado), Seattle (Washington) et plusieurs autres grands centres américains ont construit, nous pouvons nous en inspirer et créer à partir de nos forces des Technopoles uniques et complémentaires dans le nouveau WEB mondial de la nouvelle économie.Leçons des technopoles américaines La grande leçon de l’expérience américaine est l’importance des villes et régions comme agents stratégiques de développement industriel.C’est également l'impact des nouvelles technologies de l’information sur la capacité des réseaux d’entreprises de maîtriser les technologies les plus innovatrices, de créer de nouveaux marchés internationaux et de les sieurs cas, Opportunités d’Action Canada-France Le succès de Montpellier autour de Sophia-Antipolis, de Poitiers autour du Futuroscope, de Kana-ta autour des centres de recherche du gouvernement à Ottawa et de la région du Grand Montréal autour de pôles d’un fort leadership industriel et universitaire, illustrent une partie du potentiel à notre portée.Les articles choisis pour ce numéro, à l’instar des morceaux d’un vaste casse-tête, procurent une perspective globale d’un leadership sans équivoque des gouvernements centraux et illustrent la présence et le dynamisme des catalyseurs essentiels à l’émergence de technopoles de rayonnement international.Ces articles aident également à comprendre les bases d’une culture de développement socio-économique régional dont l’audace peut nous propulser de façon unique dans la dynamique de la nouvelle économie du prochain siècle.L’emphase sera certes sur le Québec et plus spécifiquement sur la région du Grand Montréal, mais les exemples de succès présentés et les témoignages offerts donnent une perspective encore plus large : le Canada et plus particulièrement le Québec, doivent appuyer leur stratégie de développement industriel sur un partenariat international avec l’Europe.Pourquoi ne pas viser dès maintenant le résautage d’un groupe de technopoles complémentaires dont la synergie animerait le WEB industriel en voie d’être déployé à l’échelle mondiale ?Je souhaite que ce numéro spécial et toutes les collaborations qui y ont convergé en soient le point de départ ?SILICON VALLEY CULTURE 1- Tolerance of failure.Silicon Valley is quick to forget mistakes.2- Tolerance of treachery.secrets and staff are both hard to keep in Silicon Valley.3- Risk taking.a technological problem is an opportunity for someone.4- Reinvestment in the community.in Silicon Valley, most of the money made out of technology industry has gone straight back in, either via people starting their own companies or via “business angel" investors.5- Enthusiasm for change.either we obsolete ourself or the competition will 6- Promotion on merit.age and experience,which elsewere get people promoted, are no help in the Valley; on the contrary, there is a distinct bias in favour of youth and a great openness to immigrants and women.7- Obsession with the product.Silicon Valley was founded by engineers who were fascinated by technology, but who also felt sure that there was more to life than making money.8- Collaboration.staff are borrowed, ideas shared, favours exchanged.Time is of the essence : it is not worth trying to develop something yourself if somebody else can do it either for or with you.9- Variety.Despite their common culture, Silicon Valley companies come in all shapes and sizes.10- Anybody can play.In Silicon Valley jealousy is rare because most people believe that they, too, have a chance of becoming rich.exploiter à des vitesses vertigineuses.en sachant imposer standards et leadership technologiques.Mais plus que tout, il faut apprécier une nouvelle culture de développement économique et social et de comportement industriel qui anime de nouvelles formes de partenariats régionaux basées sur une réingénierie des processus et des relations entre intervenants dans le milieu.Le tout est animé par une obsession d’introduire l’innovation dans toutes les sphères de 1 activité sociale et économique et de faire naître une saine complicité dans le milieu fondée sur un partage d’information entre tous les intervenants.Cette culture est source d’une qualité de vie qui attire les cerveaux et d’une compétitivité qui attire les capitaux.L’Economist, dans une étude récente du phénomène 1997), résumait les principaux éléments de cette culture dans le tableau ci-joint.Cette culture est à la base de la synergie qui lie tous les acteurs stratégiques du milieu : universités, capitaux de risque et institutions financières, politiciens régionaux, gouvernements centraux, grandes entreprises, anqe.f financier J, agents sociaux-économiques et PME.Un technopôle, c est avant tout un projet de société.Une autre leçon essentielle au succès est que le développement d’un technopole exige une vision mobilisatrice durable et continue, basée sur un projet de plusieurs années.Les technopoles qui rayonnent aujourd'hui sont le de la Silicon Valley (29 mars : ¥ X .v* I X 1 it* \ 4 isti" MX r-v Wü P -, E 3* y ! Une croissance d’icià là ET LE MONDE EST À VOTRE PORTÉE.\ la Banque de développement du Canada, nous le savons bien.Nous savons aussi comment aider votre PME à se développer, ici comme ailleurs.Nous offrons un service de consultation individuelle pour vous aider à gérer votre croissance.Nous offrons aussi du financement non conventionnel adapté à vos besoins particuliers.Alors, avant de partir à la conquête du monde, passez-nous un coup de fil ou venez nous voir.Nous comptons plus de 80 succursales au pays.A : i BANQUE A PART F A I S 0 N O.U S Composez le 1 888 1NFO-BDC ou visitez notre site Internet : www.bdc.ea SEE a î ' r Î ! # .» 'Kt ' ' * w «#• * # t e Québec et ses entreprises se sont engagés sans hésitation dans les virages international et technologique.Grâce au dynamisme des entrepreneurs qui l'animent, l'économie québécoise est résolument tournée vers la nouvelle économie.Ainsi, le Québec est maintenant reconnu comme chef de file dans de nombreux secteurs d'avenir, tels que l'aérospatiale, les technologies de l'information, la transformation des métaux, les biotechnologies, l'énergie, l'environnement et l'industrie pharmaceutique.Les entreprises innovatrices qui cherchent à étendre leurs activités, à exploiter de nouveaux créneaux ou à créer des alliances ont tout intérêt à explorer le potentiel que présente le Québec.Elles y trouveront des conditions fiscales parmi les plus avantageuses au monde et un accès unique au vaste territoire de l'Amérique du Nord.Osez le Québec, votre partenaire nord-américain par excellence.Internet : http://www.micst.gouv.qc.ca CY/v/.i' //t/YYr //r/fff'ffff.r r.iy/ rr/ff/r/f/'-'j f // Y ///I Gouvernement du Québec Ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie 0 Québec : u n n n 8 Action Canada «France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Au Canada, à tout entrepreneur canadien tout honneur L’économie mondiale est en pleine évolution : elle se globalise par la création d’immenses blocs commerciaux continentaux et supra continentaux et par l’expansion de cadres et protocoles de conduite telle l’Organisation mondiale du commerce.50 entreprises représentent 47 p.100 des exportations canadiennes.Et même si le Canada compte 2,3 millions de petites et moyennes entreprises (c’est-à-dire celles qui comptent 100 employés ou moins), et que celles-ci constituent les principaux employeurs du secteur privé au pays (elles comblent 50 p.100 des emplois et représentent 43 p.100 de l’activité économique du pays), à peine 10 p.100 d’entre elles exportent à l’étranger.Il est évident que pour continuer à faire croître son économie et pour tirer davantage profit de la mondialisation des marchés, les PME canadiennes doivent utiliser davantage les nouvelles technologies et doivent s’ouvrir aux marchés.C'est pourquoi le gouvernement du Canada porte une attention toute spéciale à l’épanouissement des petites entreprises, celles-ci formant en quelque sorte le moteur de l’économie canadienne; et c’est pourquoi le gouvernement s’est fixé comme objectif de doubler le nombre de PME exportatrices d’ici l’an 2000; et c’est pourquoi le gouvernement du Canada offre aux PME toute une gamme de services et de conseils.Outre des allégements fiscaux pour les entreprises, le gouvernement du Canada a mis en place un train de mesures pour encourager l essor des PME.Ces mesures visent à simplifier les formalités administratives des entreprises, à leur faciliter l’accès au financement, à les aider à profiter de l'avancement technologique et à accéder à de nouveaux marchés.Par conséquent, les économies nationales sont elles aussi en pleine mutation — elles doivent à la fois tirer profit de I ouverture des marchés mondiaux en s’ouvrant à la concurrence et, pour concurrencer, créer un climat intérieur propice au développement et à l’innovation continus des entreprises et des citoyens.La croissance économique des pays et, par conséquent, la qualité de vie de leurs citoyens, repose davantage sur le savoir, la force de leurs entrepreneurs et de saines finances publiques.John Manley Ministre de l’Industrie du Canada Le Canada m’échappe pas à cette dynamique, MÊME QU’IL TIRE ASSEZ BIEN SON ÉPINGLE DU JEU.Côté finances publiques, le Canada a maintenant la cote.En moins de quatre ans, le déficit fédéral est passé de 6 p.100 du PIB en 1992-1993 à 2 p.100 en 1997-1998, et sera réduit à 1 p.100 l’an prochain.Linflation est à son plus bas niveau depuis les années 1960 — inférieure même aux États-Unis.Et les taux dintérêt sont à leur niveau le plus bas depuis près de 40 ans.L’économie canadienne s’est elle aussi transformée pour s’orienter davantage sur les nouvelles technologies, le savoir et l’innovation.Entre 1990 et 1993 seulement, le nombre d'emplois occupés par des diplômés universitaires a augmenté de 17 p.100, tandis que le taux d emplois occupés par des personnes n’ayant pas terminé leurs études secondaires a diminué de 19 p.100.Membre du G-7, de l’ALÉNA, de l’APEC, de la Francophonie et du Commonwealth, le Canada est un des pays les plus orientés vers le commerce international.La valeur des exportations et des importations de biens et services représente environ 72 p.100 de son PIB, soit plus que pour tout autre pays du G-7, et un emploi canadien sur trois dépend du commerce international.Le commerce international compte pour plus de 50 p.cent de la croissance économique des dernières années, donnant lieu à un excédent de 3,6 milliards $ dans le compte courant canadien.Mais si le Canada est un pays exportateur, ce n’est pas encore un pays d’exportateurs.Car seulement U : M Z s ~ L'agence de publicité qui connaît les produits français.~ s î S il 2 Téléphone : (514) 843-9855 S il Télécopieur : (514) 843-5432 a 1 info@zoum.com — s — 9 Action Canada* France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME quelque 70 collections d information réparties en 9 rubriques vous donnent accès à des données statistiques sur le commerce, des rapports sur les marchés et des analyses économiques, des conseils sur la gestion en entreprise, des renseignements sur les lois et règlements du marché, des listes de nouvelles technologies exploitables sous licence et un répertoire de plus de 29 000 profils d’entreprise.Abonnez-vous au bulletin électronique « En primeur » pour connaître à chaque semaine les nouveautés sur Strategis.Le site Strategis d’industrie Canada se trouve à l’adresse Internet http://strategis.ic.gc.ca.Le gouvernement du Canada au service des PME La Banque de développement du Canada (BDC) est un organisme du gouvernement canadien au service des petites entreprises.Depuis un an et demi, à la suite d'une redéfinition de son mandat, la BDC concentre ses activités sur le soutien aux entreprises axées sur le savoir, aux entreprises de haute technologie et aux entreprises orientées vers l’exportation.Le gouvernement du Canada, par l’entremise de ses mesures fiscales avantageuses, facilite [ innovation ; les coûts de recherche-développement sont, après impôt, les plus bas parmi ceux des pays du G-7.En outre, les organismes de recherche relevant du gouvernement nouent de nouveaux types de partenariat avec le secteur privé.Ainsi, le Conseil national de recherches du Canada offre le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) qui, avec plus de 150 bureaux partout au pays, joue un rôle de premier plan dans l’aide à l’innovation apportée aux PME.Les entreprises qui ont besoin d’un coup de main pour mettre au point des produits et services reliés à la technologie des communications peuvent avoir accès au Centre d innovation en technologies de 1 information, qui relève du Centre de recherches sur les communications (CRC).Ces entreprises bénéficient alors des compétences du CRC, de ses laboratoires et de ses installations.Le Réseau canadien de technologie est un réseau national de conseillers aidant les PME à préciser leurs besoins en matière de technologie et à trouver des possibilités et des solutions à leurs difficultés.Tous les conseillers sont employés par un organisme canadien reconnu pour ses compétences techniques ou commerciales.Les activités de ces organismes touchent plus de 3 000 domaines, secteurs de compétences, techniques et projets de recherche-développement.Partenariat technologique Canada répond aux besoins des petites entreprises en favorisant la commercialisation de techniques et de produits prêts à être mis sur le marché.Dans le cadre de ce programme, le gouvernement participe, en collaboration avec le secteur privé, aux investissements dans la recherche-développement, les projets de démonstration et le développement des marchés dans les secteurs clés de la nouvelle économie.À titre d investisseur, le gouvernement prélève une redevance sur les ventes des produits qui remportent un succès sur le marché.Strategic, la plus grande bibliothèque virtuelle sur les affaires au Canada, renferme des renseignements commerciaux à l’intention des gens d’affaires et des particuliers, de même que pour nos lecteurs qui s'intéressent aux activités industrielles et commerciales canadiennes.Ses Les PME canadiennes sur la voie de l’avenir La voie de 1 avenir des PME canadiennes est bien tracée.Elle repose sur l’innovation et les ressources humaines, l’adoption des nouvelles technologies, et l’ouverture aux marchés.Et sur leurs réussites repose la force et la souplesse de l’économie canadienne.C’est pourquoi le gouvernement du Canada et les PME du pays feront chemin ensemble pour assurer aux Canadiens un avenir de croissance écono- Pour plus de renseignements au sujet des PME, prière de visiter le site web Strategis: http://strategis.ic.gca/contaa-f Pour consulter le Guide des services et des programmes du gouvernement du Canada à l'intention de la petite entreprise: http : // strategis.ic.gcca/guidepme.html.mique et de création d'emplois.Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance de la PME et reconnaît à tout entrepreneur tout honneur ! ?.aliberté Lanctôt coopers & Lybrand comptables agréés / conseillers en management www.ca.coopers.com Montréal Tel.: (514) 876-1500 Téléc.: (514) 876-1502 Québec Tel.: (418) 522-7001 Téléc.: (418) 522-5663 / ê v m ï ***** va i X ¦ : Le s avo agraire en affaires™ I 0 Action Canada‘France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Les petites et mo YENNES ENTREPRISES; pour le développement économique et l’emploi La constitution du nouveau gouvernement en France marque une étape nouvelle pour la prise en compte du rôle des petites et moyennes entreprises (PME-PMI) dans la vie économique de la nation.prises jouent un rôle d’entraînement majeur pour l’économie nationale.Il y a donc lieu de structurer les rapports entre les diverses Le Premier Ministre Lionel Jospin m'a fait l’honneur de me confier un secrétariat d’Etat qui, placé auprès du Ministre de l'Economie, des Finances et de l’Industrie, a en charge les P.M.E., le commerce et l’artisanat, les services, les professions libérales et la consommation.Cette création illustre parfaitement la volonté du gouvernement de rapprocher l’appareil productif, des citoyens et des préoccupations quotidiennes des Français.Véritable trait d’union entre la population et les entreprises, le Secrétariat d’Etat doit répondre également aux attentes de ses différentes « clientèles » comme vous les nommez chez vous.La situation française en matière d’entreprise, ou de compagnies, se caractérise par 10 grandes entreprises appartenant au cercle des premières 100 entreprises mondiales, un nombre plus restreint d’établissements de taille médiane (3 000 qui emploient chacune entre 200 et 2000 personnes) et une très forte densité de petites entreprises (2 300 000 PME-PMI), dont 35 % de type artisanal, employant près de 10 millions de personnes.Cette structure permet une bonne diffusion des activités industrielles de commerce et de services sur le territoire.C’est aussi une structure ouverte aux investissements ou aux prises de participation étrangères.La France, à cet égard, occupe une des premières positions en Europe.Une évolution positive du nombre de création d'entreprises tend à se confirmer en France depuis juin, et ce mouvement comprend aussi bien des créations nouvelles que des reprises ou des réactivations d’entreprises.Ces résultats sont encourageants : ils confirment le dynamisme des petites et moyennes entreprises, singulièrement dans le secteur agro-alimentaire.Ces résultats viennent également confirmer les données dont nous disposions sur le rôle de ces entreprises moyennes : par leur action, elles compensent les pertes d’emplois générées par les restructurations des grands groupes industriels.Il n’en demeure pas moins que ces grandes entre- Marylise Lebranchu Secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises, au et à l’artisanat - France catégories, et la notion de grappes appliquée commerce —— au Québec m’apparaît très intéressante.Le gouvernement, et plus particulièrement le Secrétaire d’Etat à l’Industrie, encouragera le développe- ment des grandes entreprises, en soutenant notamment leurs efforts en matière de recherche et développement, tout spécialement dans les secteurs des technologies stratégiques, et en appuyant leur ouverture internationale.Pour ma part, mon objectif premier est d’aider les petites et moyennes entreprises à se développer, dans le but de créer des emplois et d’accroître la richesse du pays dans la perspective d’une meilleure répartition géographique et sociale.Plusieurs actions peuvent faciliter ce développement.En premier lieu la création d’un environnement favorable au plan fiscal.Favorable aussi un meilleur accès facilité au financement, en particulier par le capital risque.Et c’est d’ailleurs cet esprit qui a conduit le gouvernement à exempter les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions de Francs de l’assujettissement à une contribution temporaire correspondant à une fraction de l’impôt sur les sociétés; cette contribution ne s’appliquant d’ailleurs que sur les bénéfices non réinvestis par les sociétés.L’environnement favorable, c’est également la simplification des procédures administratives.En ce sens, il convient d accentuer de manière significative les efforts trop timidement entrepris pour libérer les chefs d’entreprise d’un labeur fastidieux et improductif.Lenvironnement des entreprises, c’est aussi l’accès dans de bonnes conditions aux innovations technologiques qui, pour nos sociétés développées, constituent le ferment de la croissance et la poursuite de la consommation.Les différentes structures, professionnelles de l’Etat ou des collectivités doivent rechercher une meilleure adéquation de leur mode d’intervention.Les différentes 11 Action Canada*France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME immatérielle ; recherche, maîtrise des systèmes de production, diffusion et commercialisation, est aujourd’hui indispensable à la croissance ou la survie des établissements.Bien sûr, la dimension sociale dans l’entreprise ne doit pas être oubliée.Le rôle des directions des ressources humaines doit s’orienter de plus en plus vers l’accompagnement des carrières.Non seulement celles des cadres, mais également celles des employés, pour que le savoir-faire soit reconnu au même titre que les diplômes, et que les mutations soient ainsi mieux maîtrisées par l’acteur premier des entreprises : l’homme.Si la faible dimension d’une entreprise ne permet pas d’assurer à elle seule les charges inhérentes à ces postes, le partenariat, l’association peuvent y pourvoir au moyen de personnels et de compétences partagés.A cet égard, il est important de sortir de son cocon, de s’ouvrir à des expériences nouvelles.C’est pourquoi je souhaite développer les échanges entre les chefs d’entreprises français, d’une région à l’autre mais aussi entre la France et l’étranger.Dans ce cas, avec en priorité les pays qui nous sont le plus proche : nos partenaires de l’Union Européenne et le Canada dont les liens historiques, économiques et culturels constituent un puissant trait d’union.Les grandes entreprises françaises et canadiennes ont depuis longtemps engagé des relations économiques.Pourtant le nombre de PME participant à ces échanges demeure trop modeste.Je souhaite renforcer, avec l’appui de nos Postes d Expansion Economique et de nos partenaires canadiens, le mouvement d'échange et de coopération entre les entreprises canadiennes et françaises.Je partage avec d’autres la conviction qu’il existe également une communauté d’intérêts entre la France et le Canada qui, pour les entreprises ne se réduit pas au simple Suite page 52 > agences intervenant dans le transfert de technologies, l'aide au dépôt des brevets, la mise en relations de la recherche publique et des entreprises doivent coordonner leur action.Ce sont des objectifs auxquels je souhaite que s’attelle mon Secrétariat d’Etat.L’incitation des entreprises à l'ouverture internationale par 1 accompagnement de leurs projets, qu’il s’agisse d’implantation d’unité de production ou de distribution, ou d accords commerciaux avec des sociétés étrangères, représente un impératif pour le développement économique.La confrontation à la concurrence étrangère, l’ouverture aux échanges et l’attention aux évolutions économiques sont autant de facteurs déterminants pour le maintien et le développement des activités entrepreneuriales.Ce sont des thèmes que je veux privilégier en liaison avec les organisations professionnelles et les chambres consulaires, pour que, de l’entreprise artisanale à 1 entreprise médiane, ces pratiques se développent.Si le partenariat doit être recherché avec des entreprises étrangères, il est vital qu’il assure aux entreprises une base territoriale solide.Je souhaite donc que se crée autour des entreprises un réseau de soutien, d’accompagnement fondé avant tout sur une dimension territoriale où les collectivités, les chambres consulaires, les centres d’innovations technologiques, les universités, et plus généralement les structures de formation, doivent rechercher une symbiose permettant de renforcer l’attractivité territoriale et la compétitivité de chacun, dans l ’objectif du mieux vivre de la population.Il s’agit ainsi de définir une nouvelle stratégie, plus axée sur l’accompagnement des petites entreprises, lesquelles peuvent aussi nourrir leur activité de l’exportation.L’ère des « usines tournevis » est en voie d’être définitivement révolue dans les pays développés.La partie LE PROGRAMME ACTIM (*) - QUÉBEC Le programme Actim/Québec apporte un appui concret aux entreprises françaises et québécoises dans le cadre de projets d’accords industriels tels que : • création de filiale • fabrication sous licence • création de société mixte • développement conjoint de produit ou de procédé.• exploitation de procédé ?transfert de technologie Votre contact: au Québec, Raymond Mardi, MICST (Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie), direction Europe de l’Ouest, 710, Place d’Youville, 8e étage, Québec, G I R 4Y4, Tél.: (418) 691-5805 / j Fax: (418) 643-3296 Cet appui se concrétise par le montage de: Missions collectives (rencontres industrielles) •lors de la phase de recherche de partenaires: organisation de rencontres industrielles sur un secteur prédéterminé afin de mettre en relation des entreprises françaises et québécoises.en France, Catherine Corlobé, CFME-ACTIM (Service de la Coopératon industrielle), 14, Avenue d’Eylau, 75116, Paris, Tel.: 33 I 44 34 50 27 / Fax: 33 I 44 34 50 01 Missions individuelles • lors de la phase de sélection finale du partenaire : organisation de missions individuelles permettant de faire un choix définitif entre 3 ou 4 partenaires avec lesquels des contacts ont déjà été amorcés.•lors de la phase de négociation avec le partenaire: organisation de missions individuelles permettant la conclusion de l’accord industriel.*CFME-ACTIM (Agence pour la promotion internationale des technologies et des entreprises françaises) Pour les missions individuelles (sous réserve de l’acceptation des dossiers) les entreprises peuvent bénéficier des prestations suivantes: organisation matérielle de la mission et participation aux frais de voyage et de séjour. I 2 Action Canada‘France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Le Québec à la veille du 2 Iesiècle itÏE ÉCONOMIE NOUV Le Québec d’aujourd’hui, c’est une communauté d’entrepreneurs particulièrement dynamiques et sensibles aux réalités des échanges internationaux.Astra, Servier et Boehringer Mannheim, se sont installées dans un technoparc québécois après avoir constaté que la recherche et la production y coûtent de 20 % à 50 % moins cher qu’aux Etats-Unis.Les indices démontrant qu'ils se tournent de plus en plus vers la nouvelle économie se multiplient d’ailleurs de jour en jour.Certains observateurs, comme Michael Porter et Nuela Beck, qualifient même le Québec de chef de file à cet égard dans le contexte canadien.L’économie québécoise est en grande partie constituée de petites et moyennes entreprises (PME).Depuis 15 ans, ce sont ces entreprises qui ont créé la majorité des nouveaux emplois, alors que les grandes entreprises en ont éliminé.Cette tendance est appelée à se poursuivre dans la nouvelle économie en raison de la capacité d’innover des PME, de leur grande flexibilité et de leur capacité de s’adapter rapidement.Par leur dynamisme et leur habileté à identifier des créneaux encore inexplorés et innovateurs, les PME contribuent à renouveler et à enrichir le tissu industriel québécois.De plus en plus de ces entreprises, comme d’ailleurs leurs consœurs d’Europe, d’Asie et des États-Unis, ont découvert dans les technopoles du Québec l’endroit idéal pour réaliser leurs activités.Outre celui de Montréal, six centres urbains québécois ont aménagé, avec le concert des administrations municipales, gouvernementales, ainsi que des communautés d’affaires et scientifiques, des technoparcs de classe mondiale qui soutiennent la comparaison avec les meilleurs au Canada et aux États-Unis.Qu’ils choisissent de s’établir à Laval, à Hull, à Québec, à Saint-Hyacinthe, à Saint-Laurent ou à Sherbrooke, les investisseurs y trouveront non seulement les infrastructures de télécommunications les plus modernes, des sources d’alimentation en énergie les plus compétitives et des environnements urbains d’une qualité de vie unique, mais avant tout l’atout premier de la nouvelle économie : une main-d’œuvre bien formée, innovatrice et entreprenante.Tous ces facteurs contribuent à donner aux entreprises les coûts d’exploitation les moins élevés en Amérique du Nord.Aussi plusieurs entreprises pharmaceutiques d’origine suédoise, française et allemande, comme Bernard Landry Vice-premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Québec Une stratégie adaptée à la nouvelle économie Conscient de la nouvelle dynamique industrielle mondiale, le gouvernement du Québec est présentement à revoir sa stratégie économique.Une place importante sera faite à la nouvelle économie et principalement aux technologies émergentes dans les secteurs stratégiques du Québec, notamment ceux des communications et des télécommunications, de l'aérospatiale et de l’énergie, des industries de la santé et des nouvelles technologies de l’information.Cette stratégie favorisera, par la venue de nouveaux investissements et l’émergence d'une nouvelle classe d'entrepreneurs, la transformation du Québec en un vaste technopole de rayonnement international.Compte tenu des efforts de réduction des dépenses publiques et des règles du commerce international, le gouvernement du Québec, en vue d’attteindre cet objectif, se doit d’assumer un rôle de catalyseur stratégique en réalisant des interventions plus ciblées, de portée internationale et dont les coûts seront partagés avec les agents du milieu.Prenons le secteur des technologies de l'information, un des domaines les plus dynamiques de l’économie québécoise.C’est un excellent exemple du succès de l’évolution de notre économie : les matières premières, qui en étaient autrefois la locomotive, ont aujourd'hui cédé la place à la matière grise.Le Québec est devenu un carrefour technologique, un lieu de brassage d’idées, tant dans les universités que dans les entreprises, et un acteur de plus en plus important de la nouvelle économie.Il n’est donc pas étonnant que des entreprises comme Microsoft, Ericsson, Hewlett-Packard, Digital Equipment ou General DataComm aient choisi de s’y établir.Pour favoriser le développement de secteurs aussi porteurs d’avenir que les technologies de l’information, la Ubi Soft, IBM, AB I 3 Action Canada*France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME S’ajoutent à ces moyens le Congé partiel de deux a tu de la taxe sur le capital à l’égard de nouveaux investissements dans certains secteurs, le Congé fiscal de cinq atu pour lev nouvelles sociétés, qui s’applique à l’impôt sur le revenu, à la taxe sur le capital et aux cotisations au Fonds des services de santé, de même que le Remboursement de 1200$ sur la masse salariale pour chaque emploi nouveau.En plus de ces mesures qui ciblent principalement le secteur des technologies de l’information, trois programmes majeurs accordent aux investisseurs des appuis concrets à la réalisation de leur projet.Pour les projets de grande envergure, les entreprises peuvent compter sur le Fonds pour l’accroissement de l’investissement privé et la relance de l'emploi (FAIRE), qui vise à favoriser la réalisation de projets industriels de plus de 25 M$, de même que sur le Fonds de développement industriel dont le principe repose sur un partage des entrées fiscales nettes engendrées par les projets.Enfin, le Programme d’amélioration des compétences en science et en technologie (PACST) vient, par ailleurs, aider les entreprises à remédier à leurs difficultés de recrutement en finançant une partie des coûts reliés à l’intégration et à la formation de nouveaux employés.stratégie du gouvernement du Québec repose principalement sur la création d’un environnement propice à la formation continue de la main-d’œuvre.De plus, le gouvernement offre aux entreprises québécoises et étrangères des programmes d'aide financière et des mesures fiscales très complets pour accélérer la réalisation de leurs projets d'investissements et améliorer leur compétitivité au plan international.Bien que le gouvernement supporte vigoureusement les efforts des centres urbains dans le développement de technoparcs, la majorité de ses mesures d’aide sont ouvertes à l’ensemble des entreprises ; cette stratégie vise à dynamiser le rayonnement des technopoles sur l'ensemble du vaste territoire québécois et ainsi, via l’excellence de la fonctionnalité de ses réseaux de télécommunications, l'objectif est de faire du Québec un vaste technopole virtuel mobilisant la créativité de l’ensemble des Québécois.Une gamme de mesures unique au monde Aussi, afin de réaliser cet objectif et de positionner avantageusement le Québec dans le principal secteur d’activité en émergence, le gouvernement a mis en place, des dernières années, de nouvelles mesures fiscales fort innovatrices.au cours Ainsi, le gouvernement québécois vient de créer, dans ses principaux technopoles, le concept des centres de développement des technologies de l’information (CDTI).Les entreprises participantes, qui s’installeront dans des immeubles intelligents, conçus spécialement pour ce type d entreprises, bénéficieront, pendant une période de trois à cinq ans, de toute une panoplie de mesures extrêmement intéressantes comprenant des congés fiscaux et des crédits d’impôt remboursables.D'autre part, l’ensemble des entreprises auront accès à toute une gamme d’incitatifs qui, bien que moins importants que ceux offerts dans les CDTI, leur fourniront tout de même un appui substantiel, grâce auquel elles pourront accélérer leurs projets d’investissement et la création d’emplois nouveaux.Il s’agit en premier lieu du Crédit d’impôt remboursable pour les productions multimédias, qui s’applique aux dépenses salariales engagées dans la production d’un titre multimédia.Il y a également les Mesures fiscales pour favoriser la recherche scientifique et le développement expérimental, qui comprennent des déductions, des crédits d’impôts et des congés fiscaux, ainsi que l’Amortissement accéléré, qui vise essentiellement le matériel de fabrication, le matériel informatique, ainsi que les biens intangibles, tels que les brevets et les licences.Montréal TechnoVision inc.Notre mission : Rassembler les gens d’affaires, le gouvernement, l’éducation et la communauté afin d’agir sur les enjeux régionaux affectant la vitalité économique et la qualité de vie.Notre objectif : Renforcer la compétitivité de la métropole en misant sur la croissance des secteurs forts de la région montréalaise comme la biotechnologie et le pharmaceutique, les technologies de l’information et l’aérospatiale. I 4 Action Canada*France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME tif est de faire du Québec un vaste technopole virtuel mobilisant la créativité de l’ensemble des Québécois ?Si vous ajoutez à cette gamme déjà exceptionnelle de moyens les appuis que peuvent obtenir les entreprises près de la Société de développement industriel (SDI), de la Société générale de financement (SGF) et des nombreuses sociétés de capital de risque, vous constaterez que nous disposons de tous les outils nécessaires pour faire du Québec l’un des meilleurs endroits au monde pour réaliser des projets d’investissement, particulièrement dans les secteurs liés à la nouvelle économie.PELLEMON Services d’ingénierie Bâtiment Énergie Environnement Industrie Travaux publics 8000, boul.Décarie Montréal (Québec) H4P2S4 Tél.: (514) 735-5651 Fax: (514) 737-7988 Vers une grappe de technopoles à l’échelle de la planète En terminant, il est important de prendre conscience qu’au cœur de la stratégie de développement du Québec se retrouve une volonté de partenariat par laquelle le Québec cherche avec de grandes entreprises internationales et les Etats qui partagent sa vision de créer des réseaux de mise en commun du savoir et d’exploitation des richesses collectives au profit de l’ensemble des communautés.À l’aube du 21e siècle, le Québec, par le dynamisme de ses ressources humaines et la richesse de ses acquis économiques, souhaite apporter une contribution importante à l’élaboration d'un réseau international de technopoles qui constitueront les moteurs de la nouvelle économie mondiale.Bien que le gouvernement supporte vigoureusement les efforts des centres urbains dans le développement de technoparcs, la majorité de ses mesures d’aide sont ouvertes à 1 ensemble des entreprises; cette stratégie vise à dynamiser le rayonnement des technopoles sur l’ensemble du vaste territoire québécois et ainsi, via l’excellence de la fonctionnalité de ses réseaux de télécommunications, l’objec- LEGER ROBIC RICHARD Avocats Agents de brevets et marques Protection des droits de propriété intellectuelle ROBIC , » ti /> T.r - l 'y y- , ; il "vT-i \ ill : I e 55 St-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 3X2 Téléphone : 98ROBIC Fax: (514) 845 7874 I 5 Action Canada‘France 2* trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME hait Les PME sont une l’économie En France, il n’existe pas de définition unique de la petite et moyenne entreprise, ce vocable désigne communément l’ensemble des entreprises employant moins de 500 salariés et appartenant aux secteurs de l’industrie, du bâtiment et des travaux publics, du commerce et des services non financiers.des anciens sites conditionnent l’avenir d’activités à forte valeur ajoutée comme l'automobile.Selon cette définition, la France compte Jacques-Henri David près de 2,3 millions de petites et moyennes entreprises et à peine 2 000 grandes entreprises.Ces 2300000 PME assurent plus de la moitié de la production totale française, 54% environ si l’on exclut l’agriculture et les services financiers.Elles réalisent également près de la moitié des investissements du secteur productif : 40% environ dans l’industrie où les grandes entreprises prédominent, mais 65% dans le commerce et les services non financiers, et même 80% dans le BTP.Pour donner un ordre de grandeur et fixer les idées, 1 ensemble des investissements des PME, ainsi définies a représenté quelque 370 milliards de francs en 1995.Les PME emploient actuellement les deux tiers des salariés du secteur productif, soit environ 8600000 personnes sur un total de 13 millions.Et surtout, elles créent des emplois.Pour prendre la mesure de l’enjeu, il faut savoir, par exemple, qu’entre 1983 et 1993, les effectifs ont crû de 13% dans les entreprises de moins de 500 salariés alors qu’ils ont diminué de 30 % dans les entreprises de plus de 500 salariés.C’est un phénomène de société qu'il faut prendre en compte.La propension à créer des emplois dans notre pays est aujourd’hui, en général, inversement proportionnelle à la taille des Président de la Banque du Développement des PME, administrateur du Réseau On pourrait citer d’autres exemples dans d’autres secteurs que l’industrie manufacturière.Dans le BTP, dont le marché intérieur est en contraction depuis le début des années 90, les grands groupes ont été amenés à développer une double stratégie à l’international: recherche de grands contrats de bâtiment et de travaux publics et, parallèlement, développement de services variés comme l’assainissement des eaux, le traitement des ordures ména- Franco-Québécois pour le Développement des PME gères, voire la gestion de services longtemps du domaine du secteur public (télécommunications, transports en commun ferroviaires, aériens ou urbains.), en cours de privatisation dans de nombreux pays.Dans le commerce, le territoire national étant largement couvert en grandes et moyennes surfaces, les principaux groupes de distribution ont adopté des politiques d’expansion en direction des pays voisins mais aussi de plus en plus souvent lointains (Amérique du Nord, Amérique Latine, Asie du Sud-Est.).Par ailleurs, sous la pression de leur actionnariat (plus international, plus éclaté) et, notamment, du rôle accru des fonds de pension — qui ont une forte exigence de rentabilité et de régularité dans la rentabilité —, les grands groupes concentrent leurs effectifs et leurs investissements en France, voire en Europe, sur les fonctions clés, comme la recherche et I innovation technique et commerciale.On élague ce qui n’est plus stratégique, on externalise de nombreuses fonctions (entretien, livraison, approvisionnement.), on sous-traite pour réduire les coûts de production (automobile, BTP.).Enfin, des secteurs importants de l’économie ont tout juste entamé une profonde mutation induite par la révolution informatique.C’est le cas de 1 assurance et surtout de la banque, avec le développement de la monétique, de la banque à domicile, mais aussi des formidables gains de entreprises.Les grandes entreprises sont contraintes d adopter une stratégie mondiale si elles veulent rester dans la course.Pourquoi ?Tout simplement parce que la croissance mondiale est supérieure à la croissance française, ce qui conduit nos grandes entreprises à s’implanter sur les marchés en rapide expansion.La plupart des secteurs économiques sont concernés par cette internationalisation des marchés.Dans l’industrie, la délocalisation de certaines productions a débuté dans les activités de main-d'œuvre, comme le textile-habillement puis l’électroménager.On voit aujourd’hui que l’optimisation de la localisation des nouveaux sites de production et la rationalisation I 6 Action Canada'France 2* trimestre 1997 L’INDUSTRIE DU TOURISME productivité dans la gestion administrative des opérations.Ceci a conduit à d’importants sureffectifs qu’il faudra bien résorber d’une façon ou d’une autre.Tout cela pour dire que, même avec le retour d’une certaine croissance, il est peu probable que les grandes entreprises créent des emplois nets.Au mieux, elles en détruiront moins.Sans parler de l’allégement, souhaitable au plan de rééquilibrage des comptes publics, des effectifs de la fonction publique, des établissements publics du secteur de l’armement et du secteur financier notamment.AEROSPATIALE LE NO.1 FRANÇAIS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE M «.'r.L u.A - Ce sont donc les PME qui devront fournir aux Français les emplois de demain : • elles n’ont pas les mêmes impératifs de délocalisation que les grandes entreprises, ne serait-ce que parce que près de la moitié des PME ont un marché local (selon les deux dernières enquêtes de fond du CEPME les entreprises de 3 à 500 salariés effectuées en 1991 et 1995); • elles peuvent saisir les opportunités de sous-traitance : le tiers des entreprises de 3 à 500 salariés travaillent sous-traitants, cette activité représentant le quart de leur chiffre d’affaires en moyenne ; • elles peuvent développer des services de proximité (services à la vie quotidienne ; amélioration de l'environnement et du cadre de vie; culture et loisirs, etc.) ; • sans oublier les jeunes entreprises innovantes tournées vers l'exportation et les nouvelles activités à fort potentiel.2-JLi t ?-T**""** Un Airbus A340 aux couleurs d'Air Canada AVIATION GÉNÉRALE BRANCHE HÉLICOPTÈRES Socata : Tampico, Tobago, Trinidad Avion d’affaires TBM700 1e' exportateur mondial d’hélicoptères avec Eurocopter (Aerospatiale/MBB) - Gamme civile : Ecureuil, Dauphin, SuperPuma, EC135 Développement du EC120 - Gamme militaire : Cougar, Panther, Fennec, Tigre Développement du NH90 sur i comme m BRANCHE ESPACE & DÉFENSE ' t - Architecte industriel du lanceur Ariane 4 (plus de 50% des lancements mondiaux de satellites) et du lanceur Ariane 5 - Maître d'œuvre de programmes : Arabsat, Eutelsat II, Türksat, TDF-1, TDF-2, Télé-X, Météosat, ISO et Huygens Ffl Cougar MK2 en version navale DIVISION MISSILES Enfin, il faut aussi garder présent à l’esprit que trois PME sur quatre sont implantées dans des communes de de 100000 habitants, en sorte que le développement des petites et moyennes entreprises constitue de fait l'outil principal de l’aménagement de notre territoire.Ces chiffres sont clairs et parlent d’eux-mêmes.Seules les petites et moyennes entreprises ont créé des entées qui viennent de s’écouler, et c’est leur nou- 1er constructeur européen de missiles tactiques - Missiles anti-chars Milan, Hot et Eryx - Développement des anti-chars de troisième génération Trigat - Missiles Sol-Air Roland - Antinavires Exocet, As 15 TT et développement de l’ANS - Missile Air-Sol As 30 laser - Missile Surface-Air Aster - Production du Lance Roquettes Multiple - Missiles nucléaires balistiques de la force de dissuasion : SSBS, MSBS et Hadès moins BRANCHE AÉRONAUTIQUE -GIE Airbus en production : A300, A310, A319, A320, A321, A330 et A340 -GIE ATR:ATR42 et ATR72 - Avion supersonique de seconde génération - Futur avion de transport tactique plois dans les ann développement qui, à l’avenir, permettra de créer de veaux emplois et pourra assurer l’équilibre économique et social dont la France a besoin ?25% OU CA CONSACRÉ À LA RECHERCHE ET AU DÉVELOPPEMENT 48,5 MILLIARDS DE FRANCS DE CA, DONT 69% À L’EXPORTATION *« La Banque du Développement des PME, instrument privilégié du soutien de l’Etat apporté aux petites et moyennesentreprises, facilite le financement des projets à chaque étape de la vie d’une entreprise en partageant le risque sous forme de cofinancement et/ou de garantie avec le banquier de l’entreprise.Pour aider les PME françaises cherchant à élargir leurs marchés vers l’Amérique du Nord, la Banque du Développement des PME dispose de solides partenariats au Canada/Québec : Banque de Développement du Canada, Société de Développement Industriel du Québec et Réseau Franco-Québécois pour le Développement des PME, réunissant sept institutions françaises et québécoises».Aerospatiale Canada Inc.275 Sparks Street, suite 902, Ottawa, Ontario Kt R 7X9 Tél.: (613) 230-3902 Fax: (613) 230-1442 % * #2.Ik mm mm » UNE FORCE EN MOUVEMENT ! % k.5 rsr=sg sgaa^s'f w Une position de premier plan dans plusieurs créneaux spécialisés: une gamme complète de matériel de transport-passagers ferroviaire; les avions d'affaires de Canadair et de Learjet; les avions de transport régional de Canadair et de de Havilland ; les systèmes de défense aérienne rapprochée de Shorts; la motoneige Ski-Doo® la motomarine Sea-Doo® ¦sfi 13 mk Une compétence reconnue dans la fabrication de composants de cellules d'avions et de nacelles de moteurs.BOMBARDIER w Des installations de fabrication en Amérique du Nord et en Europe: Canada, États-Unis, Mexique, Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, France, Royaume-Uni.Une entreprise canadienne qui privilégie la gestion décentralisée et la croissance à long terme.Des marchés dans quelque 60 pays.Un effectif de 40 000 personnes. I 8 Action Canada*France 2* trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME #uel avenir ?Les Technologies françaises ont pour les plus anciennes: Sophia Antipolis, Grenoble et Nancy, plus d’un quart de siècle, ce qui permet légitimement de porter un premier jugement sur leur apport au développement économique.Je le ferai, si vous le permettez, sans complaisance, avec le regard d’un industriel et non celui d’un homme public, bien que je l’ai été pendant une quinzaine d’années.Une deuxième observation : c’est Une première observation me vient spontanément à l'esprit, c’est que ce terme de technopole est devenu très vite, après le démarrage des trois premières, un concept « fourre-tout » dans lequel chacun, au gré de ses ambitions ou de ses convictions, essayait de faire entrer ce qu’il désirait ou ce qu'il croyait.La guerre des sexes qui a mobilisé la presse pendant un certain temps et qui n’est pas tout à fait éteinte en témoigne.Était-on un ou une technopole ?J’estime pour ma part que le concept est androgyne.Il est au féminin synonyme de ville scientifique et technologique tandis qu’au masculin, il exprime plutôt un pôle d’attraction pour des entreprises innovantes, l’un n’allant d’ailleurs pas sans l’autre.Dans ce « fourre-tout », certains mettaient leur ambition de positionner leur ville dans le domaine des hautes technologies, d’autres celle de redorer une image un peu ternie par la crise, d’autres, moins ouvertement, celle d’attirer des entreprises à haute valeur ajoutée génératrices de taxe professionnelle.Certains, plus rares, y voyaient le moyen de valoriser sur le plan économique le potentiel de recherche de leurs universités, à l’instar de ce qui s était passé quelques décades plus tôt en Californie.Bref, c’était la confusion totale et je dois dire qu’au terme de 25 ans d’expérience, cela ne me paraît pas beaucoup plus clair aujourd’hui.Bernard Guerrier de Dumast Secrétaire général Honoraire du Groupe Ront-à-Mousson SA des Chambres de Commerce et d’industrie, président du Technopole de Nancy-Brabois l’excès de conceptualisation du concept qui, par un excès de sophistication, a fini par nuire à l’idée même de technopole considéré par beaucoup comme un « machin » de plus pour intellos branchés, financé à coup de deniers publics gaspillés par quelques para-fonctionnaires qui se faisaient plaisir tout en vivant aux frais de la collectivité.Parallèlement, et dans le même ordre d’idées résul- tant de cette complexité, les promoteurs, investisseurs et commercialisateurs, chargés de vendre ou de louer des mètres carrés adaptés aux besoins de leurs clients ne savaient plus très bien à quels saints se vouer devant les exigences, jugées par eux incompréhensibles, des commissions de sélection des entreprises admises à s’installer sur le parc tandis qu’à l’inverse, les garants de la loi voyaient d’un mauvais œil toute entorse au cahier des charges régissant les autorisations d’implantations et surtout le fait que celui-ci devenait inopérant en cas de revente par le premier propriétaire.Comme l’impôt tue l’impôt, trop de système tue le système lui-même.Une troisième observation, et je m’arrêterai là, c’est la distanciation qui s’est établie entre les technopoles et la cité.Souvent parce qu’un peu excentrées, surtout parce qu'à l’usage d’un milieu relativement fermé, ces réalisations apparaissent aux yeux de la population comme de grandes abbayes scientifiques juchées sur des « collines inspirées » où officient quelques grands prêtres de la haute technologie qu’ils respectent et admirent dans la mesure où ils leur fournissent des PC portables avec lesquels ils peuvent surfer sur le « Net », mais grands prêtres avec lesquels ils ne se sentent aucune affinité.Lieux de rapprochement entre le monde universitaire et le monde économique, les technopoles ne seraient-ils pas en train de devenir, à l’opposé de leur vocation, des lieux de séparation entre la Science, ceux qui la mettent en œuvre et ceux qui Pour les industriels aussi, LA CONFUSION ÉTAIT GRANDE Certains y voyaient seulement la possibilité de s’implanter sur une zone qui ne soit pas « zonarde » mais qui soit attractive pour leur personnel et pour leurs clients ; d'autres y voyaient la possibilité de bénéficier des plus ou moins nombreux services, plus ou moins sophistiqués, offerts sur le site ; d’autres n’y voyaient que l’intérêt de bénéficier d'une adresse prestigieuse ; d'autres des possibilités d’accès facile et de parkings, etc. I 9 Action Canada'France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME trielles améliorées et la perte des atouts qui ont permis d’atteindre les objectifs pré-cités.Il convient cependant de prêter attention à ce qu'une trop grande institutionnalisation ne leur enlève une large part de leur inventivité, de leur dynamisme, de leur capacité à répondre de manière flexible et rapide aux attentes de leurs partenaires.De manière très concrète, les technopoles ont permis, dans la plupart des cas, la mise en œuvre de nouveaux équipements souvent partagés entre plusieurs utilisateurs de manière à répartir des coûts insupportables pour chacun d'eux pris isolément.Au-delà de l’aspect purement économique de cette forme de mutualisation d'investissements lourds, cela a permis de développer un esprit de travail en commun qui n'était pas naturel et qui se révèle extrêmement productif.Le rôle des Centres Techniques, la création de plates-formes ou de halles technologiques est à cet égard illustratif de la démarche technopolitaine.C’est ainsi que par leur double nature : espaces privilégiés d’accueil d entreprises innovantes d’une part et, d’autre part, interface entre le monde universitaire plus tourné vers la réflexion et le monde économique plus tourné vers l’action, les technopoles ont permis de nouer progressivement, avec tous les acteurs du transfert de technologie, des relations, par construction non concurrentielles et donc synergiques, pour employer le mot à la mode.Les Chambres de Commerce et d’industrie, dans ce domaine apportent à la démarche technopolitaine une contribution déterminante grâce au réseau consulaire des ARIST (Agence Régionale d’information Scientifique et Technique) qui participe en facilitant la relation entre les offreurs et les demandeurs de technologie à la création et/ou au développement d’entreprises hautement performantes.C’est pourquoi j’estime que la réflexion en cours sur l’évaluation des technopoles au niveau de la Commission de l’Union Européenne doit veiller à ne pas juger les réalisations existantes seulement au regard d'un modèle en consomment les effets.D’où l’importance de la dimension culturelle et d’un rapprochement que j’appelle de mes vœux avec des centres de culture scientifiques et techniques chargés de vulgariser dans le bon sens du terme les apports de la science à notre vie quotidienne.Alors qu'en est-il en réalité par rapport à ces trois observations ?C’est que malgré tout cela et bien d’autres remarques encore qui pourraient être faites : Qu’on le veuille ou non, la plupart des technopoles sont des réussites.Sur la première observation, je dirais que les technopoles ancrés sur leurs territoires, émanation le plus souvent d’une volonté pas toujours pure, mais déterminante, des pouvoirs publics locaux, associés la plus souvent aux Chambres de Commerce et d’industrie, sont à la fois des lieux et des systèmes de confrontations, d’échanges, d’expérimentation, de production et de services.Elles ont de ce fait un rôle fécondant à jouer, mais à jouer (il est important de le souligner) sous des formes variées, adaptées au « genre de beauté » de chaque territoire.Elles ont aussi contribué à revaloriser l’image de certaines régions atteintes par la crise et par la disparition de leurs industries traditionnelles.Elles ont également contribué à attirer quelques grandes entreprises internationales qui, dès lors qu’elles avaient le choix de leur lieu d’implantation, ont préféré le faire sur des espaces de qualité, pourvus d’équipements performants, bien desservis en moyens de communication et bénéficiant d’un système relationnel « établi » entre le monde universitaire et le monde économique ainsi qu'avec les milieux de la haute administration locale et des élus locaux.Contribuant ainsi à l'accueil d’entreprises extérieures, à la création d’entreprises nouvelles grâce à leurs réseaux de pépinières et de « Business Innovation Centers » ainsi qu’au développement technologique des entreprises existantes, les technopoles ont par là même satisfait les élus qui recherchaient à travers elles l’accroissement de leurs ressources.Le bilan global est donc, sur ce plan, largement positif au regard des moyens mis en œuvre avec la plupart du temps l’appui des Chambres de Commerce et d’industrie fortement impliquées auprès des collectivités locales dans l’aménagement et l’animation des parcs scientifiques.S’agissant de ma deuxième observation sur l’excès de sophistication auquel il convient de prendre garde, il est vrai que la rigueur (qui ne doit pas devenir rigidité) des commissions de sélection a permis d’éviter la banalisation des opérations technopolitaines, leur ravalement à de simples zones indus- CERTIFIÉ ISO 9001 JANIN Services de construction : études et montages de projets, gérance de projets de construction, entreprise générale et opération Tel.: Téléc.: Cour, élec.: janin@janin.ca (514) 739-3291 (514) 341-3060 8200, boul.Décarie, bureau 200 Montréal, Québec H4P 2P5 2 0 Action Canada*France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME pour autant que le grand public qui constitue ce milieu local ait une claire vision de ce qui se passe dans nos abbayes cybernétiques et puissent participer en langue vulgaire et non plus en latin aux grand-messes qui s’y déroulent.Je demande pardon aux lecteurs de cet article pour le caractère peut-être un peu rude, parfois simpliste ou caricatural de mes propos.Qu’ils n’en retiennent que ce qui leur paraîtra raisonnable et surtout ma conviction que nous n’avons pas perdu notre temps au cours de ces vingt dernières années, que les technopoles ont largement contribué à la modernisation de nos économies, à 1 aménagement de nos territoires et surtout qu elles ont activement participé au rapprochement toujours fragile de deux mondes si proches et si distants l’un de l’autre que sont les universités d’une part et les entreprises de l’autre.unique alors que ce qui est intéressant c'est leur capacité à répondre de manière appropriée à la diversité des situations rencontrées.Attention aussi à ne pas juger leur degré de réussite à l’aune de la seule création immédiate d’emploi mais à prendre en compte tout autant la création de richesses, de valeur ajoutée, d'image, d aménagement du territoire, d’exploitation de potentialités inutilisées, de mobilisation des énergies, bref de tout un faisceau d’effets qualifiés à tort de secondaires et que je tiens pour ma part comme essentiels à la dynamisation ou redynamisation de nos territoires.S’agissant enfin de ma troisième observation : LE DÉFI RESTE À RELEVER.Pierre Lafitte, père des technopoles en France et auteur du concept de fertilisation croisée, une fois de plus a montré la voie en attirant l’attention sur la dimension culturelle que devraient avoir les opérations technopolitaines.Je suis de ceux qui pensent qu’aucune grande réalisation ne peut réussir sans soutien populaire.C’est pourquoi le partenariat qui s'est institué, du moins en France, avec les collectivités territoriales qui sont généralement à l’origine de la création des technopoles et qui en définissent les finalités, me paraît tout à fait intéressant.En effet, la situation française est à cet égard originale par rapport à celle des américains chez qui l’empirisme le plus total a présidé au développement de la Silicone Valley ou de la route 128 ; par rapport aussi à celle de nos collègues d’Europe du Nord qui ont une vision beaucoup plus patrimoniale et financière des parcs scientifiques.Le temps de la zone industrielle inanimée me paraît révolu.Celui de la recherche de zones plus intégrées à la cité me paraît venu si l’on veut éviter de créer à la périphérie de nos villes des réserves d aborigènes et des ghettos spécialisés.Mais cela nécessiterait une remise en cause profonde de nos politiques d’urbanisme.N’est-il pas paradoxal de constater qu'on a progressivement chassé les entreprises de la ville au moment même où, devenues moins polluantes, voire architecturalement plaisantes et participantes au dynamisme de la cité, elles pouvaient plus facilement s’y intégrer.À la croisée de ces deux conceptions, les technopoles pourraient constituer de véritables laboratoires où s expérimenteraient de nouveaux types de relations entre le monde de la pensée, celui de l’action et celui de la Le volontarisme des collectivités territoriales fran- çaises, associées aux acteurs économiques naturels que sont les Chambres de Commerce et d’industrie, a seul permis le développement du système technopolitain dans ce pays, même s’il l’a parfois dévoyé par un malentendu persistant entre les aménageurs du territoire et les animateurs de ce même territoire.Malgré cette relation ambiguë, il convient (et je le fais volontiers) de reconnaître la prescience que beaucoup d’élus locaux ont eu du rôle des territoires pour un développement économique durable.La proximité, l'identité de culture, un intérêt général commun perceptible, sont des facteurs déterminants pour le développement et la création d’entreprises.Les technopoles ont à cet égard un rôle essentiel à jouer dans l’animation du milieu local — consommation ?Lette & Associés Avocats Agents de Marques 615, Boul.René-Lévesque ouest Tél.: (514) 871-3838 Fax : (514) 876-4217 20, Queen Street West Tél.: (416) 971-4848 Fax : (416) 971-4849 Montréal : H3B 1P9 Toronto : M5H 1T1 Paris • Ottawa • Geneve • Rome 2 I Action Canada‘France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Dans ces quelques lignes nous indiquons ce qu’est l’entrepreneurship axé sur les nouvelles technologies et en soulignons l’importance.Cette activité s’avère essentielle à l’innovation industrielle et elle est devenue un moteur de valeur ajoutée et une source fertile de nouveaux emplois.Donc, l’entrepreneur technologique est sans contredit un artisan du changement et la courroie de transmission dans l’implantation de nouvelles technologies.Pourquoi les nouvelles technologies?Les nouvelles technologies s’imposent, pour plusieurs raisons : • pour le technologue, elles sont appré-ciablement supérieures aux technologies existantes, sinon elles n’ont aucune raison d’être ; ainsi, elles remplacent les technologies désuètes (p.ex.les dessins fastidieux de pièces en 2D sont remplacés par de puissants logiciels de design procurant des illustrations de modèles 3D précis, en couleurs, vus sous tout angle et à divers grossissements, avec assortiments d’analyses par éléments finis et Roger A.Blais ing., Associé universitaire, Innovitech inc.L’entrepreneur technologique L’entrepreneur technologique est, à proprement parler, toute personne qui crée une nouvelle entreprise dans le but de concevoir, de mettre au point et de commercialiser une nouvelle technologie pour son propre bénéfice et celui de ses associés.La plupart du temps il s'agit de nouveaux produits ou nouveaux FIG.I - LE «DIAMANT» DE L’ENTREPRENEUR autres techniques d’op- p—w timisation) ; procédés, bien que les mm* Audit Banking nouveaux services prennent de plus en plus d im- /¦ Ttï,:$F • pour le client, elles représentent de nouvelles solutions, qui Legal Finance I I portance.Advertising Suppliers Entrepreneur Cette notion d’en- Sales & Marketing Production sont plus efficaces (p.ex.la libre optique pour augmenter la puissance de télécommunications) ou plus économiques (p.ex.la publicité sur Internet) ou les deux (p.ex.l’EDI ou les transactions commerciales directes, sans papier); les avantages qu’elles procurent leur ont permis de franchir les murs du traditionalisme et de l'indifférence; • très souvent, elles répondent à de nouveaux besoins du marché (p.ex.l’introduction du magnésium dans les automobiles pour en alléger la masse et les rendre plus efficaces et moins polluantes), surtout les créneaux en expansion (p.ex.les cartes à puce électronique) ; • elles tirent constamment profit des nouvelles connaissances en s’alimentant directement aux fruits de la re- trepreneur est très répandue en Amérique du I Nord, surtout depuis les succès retentissants des Steve Jobs, Bill Gates, et autres.Au Québec, ce type d'entrepreneurship est bien connu, même du grand public, et il attire les investisseurs recherchant un taux élevé de retour sur leurs investissements (25 % ou plus) et également prêts à accepter des risques souvent élevés.Ces entrepreneurs ont non seulement les caractéristiques habituelles et les talents de ceux et celles qui savent pourquoi, quand, comment et où « foncer » mais aussi maîtrisent la technologie en question.Pour réussir cependant, il leur faut aussi avoir une excellente connaissance du marché et pouvoir s’entourer de personnes complétant leur expertise.Tel qu illustré en Fig.1, I entrepreneur se trouve au centre de nombreuses fonctions qui doivent être harmonisées entre elles.Le rôle le plus important de l’entrepreneur est de savoir recruter et bien gérer les ressources humaines qu'il lui faut à diverses étape d évolution de son entreprise.Généralement, les entrepreneurs technologiques se distinguent par l’ensemble des traits suivants : • grande habileté de conception ainsi que de résolution de problèmes ; Market Research Invention + R&D "ransportation cherche-développement (plus de 500 milliards de $U.S.chaque année), ce qui les rend davantage concurrentielles.Les nouvelles technologies ne fournissent pas nécessairement des solutions miracle mais elles procurent à l’entrepreneur compétent une arme concurrentielle sans pareil, soit des solutions plus efficaces, plus économiques et convenant mieux à des besoins spécifiques du marché. 2 2 Action Canada*France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME dans ces agglomérations un ensemble particulièrement favorable de conditions propices au progrès technologique et économique.Plusieurs articles dans ce cahier spécial d Action France-Canada font déjà état du rôle névralgique que jouent les Technopoles dans la Nouvelle Economie.Point n’est besoin pour insister davantage sauf pour souligner que les Technopoles ne sont pas l'effet du hasard ou d’une simple pression socio-économique.Ces agglomérations résultent d’une convergence très particulière de plusieurs facteurs importants, dont : • l’existence d’une forte culture entrepreneuriale dans un milieu qui sait reconnaître 1 importance de l’entrepreneur dans le développement économique et qui accepte que l’entrepreneur essuie parfois d importants revers financiers; • une forte synergie entre les principaux intervenants, ainsi qu’entre le milieu des affaires et les milieux de l’enseignement et de la recherche ; • la disponibilité de capital de risque et l’abondance d’investisseurs sachant reconnaître les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies et les qualités des entrepreneurs qui sauront exploiter ces opportunités ; • un régime de taxation et d’autres mesures gouvernementales qui favorise le développement des entreprises ainsi que de nouvelles initiatives de développement technologique ; • l’abondance d’une main d’œuvre bien formée, constituée notamment de jeunes qui veulent faire leur marque dans la vie et qui sont prêts à travailler fort pour atteindre leur destinée ; • des institutions de haut savoir qui excellent dans certains domaines de recherche scientifique ou technologique ou les deux, et qui rayonnent au niveau international ; • le croisement harmonieux de plusieurs ethnies dans les creusets du haut savoir que sont les universités locales et les centres de recherche industrielle de la région ; • la présence de leaders industriels qui sont non seulement des hommes et femmes d’affaires avertis mais aussi des leaders d’opinion et des visionnaires qui savent miser sur Suite page 50 >¦ bon pouvoir de généralisation en matière de questions techniques et de vision des opportunités commerciales qui se présentent; assurance de soi et confiance dans ses atouts ; forte motivation et grande énergie ; besoin de contrôler sa destinée et son environnement ; grand réalisme dans ses objectifs et son plan d’action ; bon équilibre émotionnel et habileté à retomber sur ses pieds; assez bonnes relations interpersonnelles ; acceptation du risque, du moins des risques modérés.FIG.2 - SCHÉMA DU PROCESSUS D’INNOVATION INDUSTRIELLE «PULL» Besoins du marché et opportunités Effets de la compétition Besoins internes d’amélioration du système de production «PUSH» Recherche fondamentale Meilleures méthodes Nouvelles technologies Nouveaux équipements Résultats de R-D MENACES ET OPPORTUNITÉS Gestion Financement Ressources Infrastructure humaines • Propriété • Créativité • Stratégie • Financement intellectuelle de démarrage •Production • Travail d’équipe • Meilleures • Financement de nouvelles méthodes de la R-D connaissances • Formation sur place • Coûts/Bénéfices • Alliances stratégiquès • Partenariat public/privé • Formation continue • Optimisation • Commercialisation • Installations existantes • Croissance ^ • Capital de risque SOLUTIONS Incubation • Applications industrielles • Valeur ajoutée • Nouveaux produits, procédés et services Le Rush et le Pull Une autre caractéristique essentielle de l’entrepreneur technologique est son habileté à composer à la fois avec le Push, soit la poussée technologique, et le Pull qui, lui, exprime la traction exercée par la demande, par le marché.Tel qu’illustré dans la Fig.2, ces deux éléments alimentent le processus d’innovation industrielle.Source: Innovated) inc., Montréal.1997.Le processus d’innovation Joseph Schumpeter, ce grand économiste allemand du début du siècle, avait raison d’affirmer que l’innovation industrielle est un facteur essentiel de développement économique.Cependant, 50 ans après les premiers écrits de Schumpeter, le processus d'innovation n'est pas encore suffisamment connu et maîtrisé.Les Japonais nous ont devancés en inventant l’ingénierie simultanée (« concurrent engineering »), le juste-à-temps, le kaizen, etc., tout ça pour raccourcir le cycle d’innovation et se démarquer davantage de leurs concurrents.Une vérité demeure : l’efficacité de ce processus d’innovation dépend en grande partie d'entrepreneurs technologiques de talent, expérimentés, bien avisés et suffisamment financés.C’est le grand défi à relever ! Les Technopôles : NOUVEAUX ENGINS DE L’ÉCONOMIE Enfin, la meilleure expression de 1 entrepreneurship technologique et de l’innovation industrielle qui l’accompagne se trouve dans les agglomérations les plus dynamiques que sont les Technopoles.On retrouve en effet 2 3 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME La veille ’ un instrument de w.gestion stratégique Globalisation des marchés, concurrence internationale, évolution technologique obligent, les dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) prennent conscience de l’importance de surveiller l’environnement de leur entreprise de manière à demeurer à la fine pointe aux plans technologique, commercial, environnemental, réglementaire et concurrentiel.de veille soit l'Observatoire des technologies de l’information du Québec (OBTIQ) et le Centre de veille et d expertise Inforoutes et Langues (CEVEIL3), appuyés financièrement par le MICST.Au Canada, les sources d information technologique sont nombreuses et variées pour les PME.Même situation en France.Deux sources s’illustrent plus particulièrement dans chacun de ces pays.Pour les PME canadiennes, l’Institut canadien de l'information scientifique et technique (ICIST) joue un rôle majeur alors qu’en France, l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (AD IT) est un chef de file important.L’ICIST4 fournit l’information dont les PME ont La nouvelle économie invite les entrepreneurs à accentuer leurs activités de repérage, d’acquisition, de traitement et de gestion de l’information stratégique.Bref, les entrepreneurs sont appelés à adopter un processus de veille afin que leur PME demeure compétitive.La veille devient alors pour les PME un instrument de gestion stratégique essentiel à leur progression ou même à leur survie.Au plan opérationnel, on entend habituellement par veille, l’activité organisationnelle par laquelle les informations sont recueillies, analysées puis diffusées.La veille peut être vue comme un processus informationnel et organisationnel mettant en relation les entreprises avec des sources actives d’information externes et visant à favoriser le changement et à éclairer la prise de décision principalement en matière de stratégies d’affaires et d’innovation technologique.Monique Charbonneau présidente et directrice générale du CEFRIO besoin pour leur veille technologique.Relevant du Conseil national de recherches du Canada, cet organisme fédéral élabore des produits et services d’information électroniques au profit de la communauté canadienne de RD.Quant à l’ADIT5, il s'agit d’un établissement public français à caractère industriel et commercial, placé sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère chargé de la Recherche.Contribuant à la mise en œuvre d’une politique nationale française de veille technologique et stratégique, l’ADIT effectue des travaux de prospective sur l’évolution mondiale des sciences et techniques.La veille stratégique, des outils CONCRETS POUR LES PME QUÉBÉCOISES, CANADIENNES ET FRANÇAISES L’État québécois reconnaît l’importance de la veille stratégique chez les PME.Dès 1992, le ministère québécois de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST) annonce un nouveau Fondé de partenariat sectoriel, programme visant à aider financièrement des projets couvrant quatre volets : projets à caractère synergique, réseaux d’affaires, centre de service aux réseaux, veilles concurrentielles.Depuis 1994, le MI CST a participé à la création de treize centres de veille concurentielle, chacun chargé d’aider les PME dans un secteur d’activité particulier1.Basés sur une approche réseau, ces centres sont opérés par plus de 75 partenaires québécois provenant des universités, des centres de recherche, des centres de liaison et de transfert, des centres spécialisés, des cégeps, des entreprises et des associations industrielles.Le CEFRIO2 est un partenaire-fondateur très actif de deux de ces centres Au Québec, trois types de veille sont réalisés en technologies de l’information par les organismes suivants : le CEFRIO, le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) et le Centre de promotion du logiciel québécois (CPLQ).Le CEFRIO, conjointement avec le Centre de développement de la géomatique (CDG6), fournit des services de veille stratégique en technologies de l’information et en géomatique à l’intention des décideurs publics et privés.Par son service d information stratégique destiné aux gestionnaires, SISTech7, le CEFRIO offre également des produits et services de recherche, d’analyse et de synthèse d information aux PME ainsi 2 4 Action Canada'France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME réseaux d’information.Le type de comportement entre-preunarial des dirigeants influe sur la capacité de percevoir les potentialités de la technologie et à en tirer parti de même qu’à prévoir les risques qui y sont associés.Leur formation et leur expérience influencent aussi les axes de réflexion en veille technologique.Au plan de l’organisation, le comportement stratégique, la taille et la complexité de l'organisation ainsi que la capacité en matière de RD, correspondent aux facteurs significatifs exerçant une influence sur les trois axes de la veille technologique.Quant à l’environnement, on note que l’accessibilité à l’information, la qualité des réseaux d information à proximité et l’incertitude dans l'environnement sont les variables qui affectent le plus la veille dans les entreprises.Selon les résultats de la recherche, les PME manufacturières québécoises pratiquent quatre types de veille technologique, par ordre croissant de complexité : primitive, situationnelle, réactive et proactive.Ces types de veille se distinguent en fonction des objectifs poursuivis, des types d’informations recherchées, des types de sources d’informations consultées et de la gestion des activités de veille.La veille la plus évoluée, la veille « proactive », est axée en priorité sur l’amélioration de la compétitivité, donc sur la maîtrise des coûts.Les PME manufacturières qui la pratiquent manifestent un intérêt pour l’amélioration de la production en cherchant des informations à incidence financière et ayant un impact sur les ressources humaines.Ces PME puisent dans de nombreuses sources d informations : sources internes, sources liées aux ventes, sources opérationnelles, sources liées à l’industrie, sources de connaissances fondamentales.Ayant des méthodes diversifiées de veille, ces entreprises de petite et moyenne tailles ont aussi mieux structuré leurs activités.Plusieurs facteurs expliquent les différences entre les diverses pratiques de veille technologique chez les PME manufacturières québécoises.La stratégie ressort comme le facteur organisationnel expliquant le mieux les différences dans les pratiques de veille technologique.Les chercheurs observent également que le degré de dotation technologique (adoption de nouvelles technologies), la diversification des domaines et l’intensité des activités de RD, le nombre d’employés travaillant à ces activités exercent une influence.En ce qui a trait à 1 adoption de nouvelles qu’aux grandes entreprises québécoises.De plus, le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM8) offre des services de veille technologique à l'intention des entreprises.Enfin, le Centre de promotion du logiciel québécois (CPLQ9), quant à lui, effectue une veille commerciale et concurrentielle sur les produits logiciels québécois et étrangers en amassant et analysant des informations sur les marchés.La veille technologique dans les PME, UNE ÉTUDE QUÉBÉCOISE SUR LE SUJET La veille technologique chez les PME situées au Québec a fait l’objet d’une recherche commanditée par le CEFRIO.Menée par une équipe de chercheurs dirigée par Pierre-André Julien10, titulaire de la Chaire Bombardier Sea-Doo/Ski-Doo en gestion du changement technologique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, cette étude trace le portrait de la veille technologique dans les PME manufacturières québécoises en 1995".SCHÉMA I MODÈLE DE RECHERCHE SUR LA VEILLE TECHNOLOGIQUE Dirigeant -¦ Réseaux Orientations stratégiques Pratiques de gestion Domaine d'application g î x Environnement Organisation J ÉiWv* ::* : S : ¦ «-W! B *':x 1 f.WV: Les auteurs privilégient trois axes de réflexions pour étudier la veille technolo-chez les PME manufacturières : les orientations gique stratégiques, les domaines d’application et les pratiques de gestion.Les orientations stratégiques font référence aux objectifs et aux motivations liés à la pratique de veille.La veille permet, entre autres, de promouvoir le développement d’avantages compétitifs et de réagir efficacement aux changements, donc d'assurer la survie de l’entreprise à moyen terme.Quant aux domaines d’application, on fait référence aux types et aux sources d information.Les PME exercent davantage leur veille sur 1 environnement immédiat, et plus particulièrement sur le marché, la concurrence et la technologie.Les dirigeants de PME exploitent davantage les sources personnelles, orales et informelles.La gestion des activités de veille représente le troisième axe de réflexion de cette étude.On y traite des diverses méthodes de veille, de 1 implication du personnel, de 1 organisation des activités et de l’intégration de la veille dans la gestion stratégique.La recherche témoigne que ces trois axes sont influencés par quatre groupes de facteurs se rapportant aux dirigeants, à l’organisation, à l’environnement et aux 2 5 Action Canada'France 2‘ trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME De plus en plus, les PME, moteurs de la nouvelle économie, sont amenées à faire une veille stratégique aux plans technologique, commercial, environnemental, réglementaire et concurrentiel à dessein de maintenir et augmenter leur compétitivité.En plus de savoir tirer profit de la coopération francophone en matière de veille, les PME qui connaîtront du succès seront celles qui intégreront les ressources informationnelles externes et internes à l'organisation à la stratégie globale de leur entreprise ?technologies, selon une étude réalisée sous la coordination du CEFRIO en 1995, près de 85% des PME manufacturières québécoises avaient adopté au moins une nouvelle technologie générique de fabrication, une hausse par rapport aux années 1992 et 1989, où les pourcentages se situaient respectivement à 51% et 36 %12.Contrairement aux technologies servant aux opérations, les applications des technologies de l'information permettant une gestion stratégique des connaissances sont encore peu répandues dans les entreprises.Selon l'équipe de chercheurs, le niveau de scolarisation des dirigeants est également déterminant au plan des pratiques de veille technologique; plus les dirigeants sont scolarisés, mieux ils ciblent leurs sources informa- 1 Les secteurs d’activité couverts sont: technologies de l’information, bioalimentaire, chimie, communications graphiques, domotique, environnement, équipement de transport terrestre, inforoutes et langues, médias, métaux légers, mode et textiles, plasturgie.produit du bois.Source: Site W3 du MICST: http://www.mic5t.gouv.qc.ca/science-techno/veille/veille I .html 2 Situé au Québec, le Centre francophone de recherche en informatisation des organisations (CEFRIO), un centre-réseau de liaison et de transfert regroupant plus de 90 membres industriels, universitaires et gouver-nementaux, est un organisme privé sans but lucratif financé principalement par le ministère québécois de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST).Site W3: http: //www.cefrio.qcca 3 CEVEIL Site W3: http://www.ceveil.qc.ca 4 ICIST.Site W3: http://www.nrc.ca/cisti/bacr/aboutf.html 5 ADIT.Site W3: http://l94.98.48.l6/ 6 CDG.Site W3: http://www.cdg.qc.ca 7 SISTech.Site W3: http://www.sistech.qc.ca 8 CRIM.Site W3: http://www.crim.ca 9 CPLQ.Site W3: http://www.cplq.org 10 M.Julien est également récipiendaire du Prix Marcel-Vincent de l’Association canadienne française pour l’avan-cement de la science (ACFAS), édition 1997, prix soulignant l’ensemble de sa carrière en sciences sociales.11 Julien, Pierre-André et autres (1995).La veille technologique dans les PME manufacturières québécoises: caractéristiques, configurations et facteurs de succès.Document 8-28.CEFRIO.114 p + annexes.12 Carrières, Jean-Bernard (1995).Le profil technologique de la PME manufacturière québécoise.CEFRIO.140 p.tionnelles.De plus, la gestion de la veille tend à être plus complexe.D'un point de vue pratique dans l’entreprise, la nature multidimensionnelle des pratiques de veille technologique témoigne de la nécessité de réunir au sein d’une équipe de veille des personnes aux compétences diverses.Enfin, le caractère dominant de la stratégie suggère qu’un système de veille technologique soit fondé essentiellement sur les orientations stratégiques de la PME et sur un noyau de compétences technologiques dans l’entreprise.¦ 5, UN MONDE SANS FRONTIÈRE là à ¦ !» ” Avec des émissions provenant de tous les pays francophones, diffusée dans tous les pays francophones ou francophiles, TV5, la Télévision internationale, offre une ouverture sur un monde sans frontières, en français.Le monde de l’information immédiate sur les événements qui font l’actualité.#i X- Le monde de la culture universelle où brillent les idées qui préparent demain.xV xi Le monde du spectacle qui réunit la grande famille des artistes internationaux.TVS Le monde en français, à TV5, câble 15*.* Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE LE MONDE EN FRANÇAIS Nous sommes Air Liquide *, spécialiste des gaz Industriels et des produits de soudage, est présent dans une soixantaine de pays pour vous offrir le meilleur service où que vous soyez.Entrepreneurs individuels ou entreprises d’envergure, nos clients aiment savoir qu’ils peuvent compter sur nous.C’est pour cette raison que nous avons organisé notre réseau commercial en Centres-clientèle souples, réactifs, autonomes et surtout proches de vous.Vous y trouverez toujours l’écoute et la compétence qui nous permettent de proposer des solutions personnalisées à plus d’un million de clients, contactez-nous au 1 -800-817-7697, ou par télécopieur au 1 -514-846-7700, ou au http://www.airliquide.ca vos voisins où m que vous soyez, alors sortir des sentiers battus pour vous aider, r AIR LIQUIDE Imaginez ce que pourrait être votre performance.I < * : : : WÊMÊmœmzMW m s.ll v wmm Mi ÎSJ m-M * " i ;XÇi ! Tti iüf 6- VL.»** :-S % I; • ¦ r HHg - m .% 2 7 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME uneTECHNOPOLE au cœur de la nouvelle econoi m i e L’histoire récente de la technologie dans la région de Québec s’amorce en 1983 avec la mise sur pied du Groupe d’action pour l’Avancement Technologique et Industriel de la région de Québec, le GATIQ.À travers ce regroupement de forces vives, la région prend conscience de la force de son assise technologique, dégage une vision commune de cet avantage comparatif de nouvelle génération et fait consensus pour en réaliser le potentiel.tent le processus de démarrage des nouvelles entreprises.Parmi ces initiatives, citons le Centre régional de développement d’entreprises de Québec (CREDEO), Entrepreneurial Laval et Ressources Entreprises.En matière de capital de risque, l’arrivée d’Innova-tech Québec et Chaudière-Appalaches apporte, en mai 1994, sa dot de 60 millions $ et une expertise d évaluation du risque technologique doublée d’une capacité de le partager par ses participations à l’équité financière.Les résultats sont concluants : plus d’une quarantaine d’initiatives à ce jour et des investissements de 150 millions $ dans les secteurs biopharmaceutique, technologies de l’information, environnement, géomatique, et métallurgie des métaux nouveaux.James Donovan Vice-président de la Société de promotion Economique du Québec Métropolitain Une chaîne de valeur ajoutée De cette chaîne de valeur ajoutée qui s’est développée depuis, l’Université Laval constituait le point d’ancrage avec son bassin de 35000 étudiants et ses pointes d’excellence en matière de technologies de 1 information, de biotechnologies et de nouveaux matériaux.La centaine de centres de recherche et de transfert, qui aujourd'hui font appel à plus de 5000 chercheurs et personnel relié, est devenue un deuxième maillon voué à la valorisation des connaissances et au processus de transfert technologique.Ce réseau inclut le CR-CH U L, une locomotive importante du développement technologique de la région dont l’effectif atteint 1044 personnes.L’infrastructure d'accueil technologique s’est ajoutée progressivement.Le Parc technologique du Québec métropolitain en est le centre névralgique.Le Parc accueille plus d’une centaine d’entreprises, ce qui en fait le plus important au Canada, et compte parmi ses locataires l'Institut National d’Optique, l’Institut de la technologie du magnésium et Forintek, un laboratoire spécialisé dans les technologies du bois.Pour bâtir une masse critique d’entreprises dans ses secteurs de force, la région s’est également dotée d’outils qui encouragent l’entrepreneurship, qui démystifient et facili- Le début d’une masse critique d’entreprises technologiques Quelle est la caractéristique commune entre Berclain, Exfo, AEterna, Gentec, Biogénie, DiagnoCure, Absolu, Cifra Médical et quelque 350 autres entreprises opérant dans les secteurs de la nouvelle économie ?Elles sont principalement issues de technologies développées par les gradués de l’Université Laval, elles croissent rapidement et elles font de la planète leur marché.Expertise + expérience Partager pour mieux réussir Grâce à son réseau, notre équipe de professionnels du Québec est en mesure de vous orienter dans vos décisions à l’échelle locale ou internationale.Nous avons 447 bureaux répartis dans 118 pays pour vous offrir expertise + expérience ! # Price Waterhouse Comptables agréés, conseillers en gestion 2 8 Action Canada*France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME d’une vingtaine ont maintenant démarré leur entreprise, dont trois sont publiques.Elles fabriquent de l’instrumentation optique d’avant-garde, des stérilisateurs hautement performants, des logiciels d agencement de production, des équipements de recyclage et autres.Elles développent également des vaccins et des médicaments de nouvelle génération et les matériaux du nouveau millénaire.Et demain Pour Michael Porter, une technopole résulte de la mise en réseau du savoir, de l’expertise et des partenariats.Québec, sa région et ses entreprises vivent cette dynamique d’un monde où l’excellence impose sa règle depuis bientôt quinze ans.La formule marche et l’avenir est prometteur* i Le modèle de développement varie considérablement d’une entreprise à l’autre.La plupart ont profité de l'un ou l’autre aspect des instruments financiers ou autres initiatives régionales pour émerger ou alimenter leur croissance.Mais, le résultat le plus intéressant de leur expérience est cette courbe d’apprentissage collectif qu’elles auront permis à la région d'acquérir.T il, I IE TECHNOREGION AU COEUR DE LA NOUVELLE ÉCONOMIE Chacune des nouvelles en- (reprises technologiques entraîne dans son sillage une équipe de professionnels externes à l'entreprise.Les comptables, experts fiscaux, conseillers juridiques, ingénieurs et autres spécialistes qui ont, par exemple, accompagné Charles Sirois dans ses premières armes avec National Pagette ou le Dr Fernand Labrie avec Endore-cherche inc., ont profité de l’expérience et l'ont à nouveau mise à BPl f: 4.::vV; .>• contribution dans des démarrages subséquents.?Un marché stratégique ?Un pôle technologique ?Une main-d'oeuvre qualifiée par excellence ?Des infrastructures de communication de pointe ?Des installations industrielles complètes ?Un réseau de transport moderne ?Un chef de file mondial dans le domaine de la R&D et de l'innovation technologique ?Un climat d'affaires favorable aux entrepreneurs ?Une qualité de vie exceptionnelle ?Des partenaires socio-économiques fiables Ce savoir-faire en matière de création d entreprise est sans doute l’un des acquis les plus importants des derniers 15 ans.Il marque la fin de l’isolement du chercheur universitaire et de la communauté d’affaires.Le premier a découvert le plan d’affaires, le second a appris à évaluer le risque technologique.Des 36 chercheurs qui composaient BioContact Québec 94, la première édition des populaires vitrines technologiques mises de 1 avant par la Société de promotion économique du Québec métropolitain et ses partenaires dans les secteurs de force de la région, plus fl i 51 La Société de promotion économique du Québec métropolitain 1126, chemin Saint-Louis, bureau 802 Québec (Québec) GIS 1E5 Téléphone : (418) 681-9700 Télécopieur : (418) 681-1535 C.élec.: info@speqm.qc.ca Site web : www.speqm.qc.ca 2 9 Action Canada'France 2' trimestre 1997 TECHNOPÔLE ET PNE MONTPELLIER L.R.TECHNOPOLE: son action Eli faveur des PME dans le domaine de l’information La dynamique de l’agglomération de Montpellier au travers des actions de sa Technopole est incontestable, en témoigne le nombre de créations d’entreprises ces sept dernières années (plus de I 7 000).i disposer de tout ce dont elles ont besoin en matière d’information et la gestion de Ce résultat s’établit grâce à une stratégie de développement économique urbaine globale reposant sur trois principes forts qui s’inscrivent dans le long terme : • une dynamique générale de l’agglomération basée • sur une dynamique internationale, positive et reconnue, de développement et de modernité, • sur un investissement public, fort et continu, permettant d'accompagner 1 expansion démographique, • un aménagement de 1 agglomération qui met en symbiose les différentes fonctions de la cité (logement, enseignement et recherche, entreprises, prestations culturelles et sociales) en évitant les cloisonnements susceptibles de générer disparités et fractures mais qui valorise aussi des pôles d’excellence permettant d’identifier clairement les compétences de Montpellier dans un environnement concurrentiel international, • une animation du tissu économique constitué par des PME ou des TPE par une capacité pour la technopole de faire travailler ensemble PME / universités / centres de recherche et pouvoirs publics au service d’un même projet de développement.Patrick Geneste Professeur à l’Université de Montpellier (Chimie), maire adjoint l’information mise à leur disposition s’avère de Montpellier, président de Montpellier L.R.Technopole rarement professionnelle, pertinente et coordonnée.¦ ¦ ¦¦ Ces informations et de manière géné- rale tous les échanges immatériels, de plus en plus pointus et créateurs de valeur ajoutée, sont absolument indispen- sables à la compétitivité et à la mobilité stratégique des entreprises, et plus précisément aux priorités qu elles se sont fixées : développement à l’international, maîtrise des coûts et différenciation concurrentielle par l'innovation.Cet accès à l’information passe, certes, par l’acquisition d’une culture et de méthodes au sein de 1 entreprise mais aussi par une identification correcte de l’offre d’informations fiables.La multiplication et la dispersion des organismes et des offreurs d’information oblige à une mise en cohérence qui peut se faire utilement au niveau local en partant du besoin de l’entreprise.C’est d’autant plus vrai dans les technopoles où une immense majorité des nouvelles entreprises reste de faible taille (moins de 10 à 20 salariés) et recherchent l’accès à des offres plus centralisées d informations, de capitaux ou de partenaires.Dans ce contexte, les entreprises de la Technopole attendent prioritairement un service efficace dans la gestion de 1 information et la mise en cohérence de toutes les actions publiques.f) Les besoins des entreprises Confrontées à une crise économique qui remet en cause tous leurs repères habituels, les entreprises ont également pris conscience du rôle capital que joue l’information dans leur stratégie donc dans leur capacité d’anticipation, leur fonctionnement et leurs résultats.Ainsi sont devenus des passages obligés : la veille technologique et des processus de production, une connaissance fine de la concurrence et des produits existants sur le marché, l’anticipation des besoins des consommateurs, la recherche de partenaires commerciaux et financiers localement et à l’international, la circulation des informations au sein de l’entreprise.Cependant, selon une étude récente portant sur l’information économique, seuls 2 % d’entre elles affirment La réponse de la Technopole : La Technopole a valorisé les compétences de son tissu économique en organisant des manifestations dont certaines (Euromédecine, Informatique) ont porté le nom de Montpellier parfois de l’autre côté de l’Atlantique.Elle a traduit ces domaines d’excellence dans une vision moderne de la cité (comme en témoignent les pôles d’activité Euromédecine, Agropolis, Millénaire où se côtoient entreprises et organismes de recherche.). 3 0 Action Canada* France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Aucune entreprise ne peut travailler seule, innover seule, aller à l’international seule.De la conjonction — même éphémère — des compé-des ressources émergent des Mais il faut aussi que la Technopole et les entreprises qu'elle regroupe soient aux avant-postes de la société de l’information.Montpellier Languedoc- Roussillon Technopole est là non seulement pour valoriser les informations économiques, scientifiques, techniques, commerciales émises l’agglomération mais aussi pour servir d’interface entre les entreprises et leur environnement professionnel, entre les entreprises et les politiques.La Technopole a toujours été voulue comme un lieu de rencontre des compétences et au-delà comme l’expression de la volonté de maîtriser une société complexe où prédominent désormais le savoir, le relationnel et l’information.Les réalités de cette société de l’information n'affectent pas uniquement les entreprises ou les individus dont c’est le métier.Elle est présente dans les interrogations quotidiennes de tous les salariés et dans toutes les entreprises, quelque soit leur activité, leur taille ou leur localisation.tences, des savoir-faire ou richesses nouvelles.Peuvent en témoigner les groupements d’entreprises du médical ou du multimédia que nous avons favorisés, des groupements d’artisans ou plus prosaïquement des réseaux des partenaires entre entreprises pour répondre à un appel d’offres ou rechercher de nouveaux clients.Pour réussir ce saut qualitatif, il faut intégrer toujours plus de compétences et d’informations, et des compétences et des informations toujours mieux choisies et toujours plus intelligemment gérées.Là réside la nécessaire action de la Technopole : approfondir la démarche et capitaliser l’expérience et les contacts « engrangés » depuis plus de dix ans en faisant sur ou Suite page 52 > LIMOGES CERAMIC RING Plusieurs entreprises nouvelles se sont implantées sur la Technopole pour profiter des ressources technologiques disponibles sur le site: B.A.T.GRAPHICS, spécialisée dans la fabrication d’anilox céramiques associant les techniques de dépôt par torche plasma et de gravure laser, M.I.L.- CHRYSTAL qui fabrique des prothèses médicales avec un revêtement céramique ou bientôt SO RE VI, un des leaders en France du dépôt carbone sous vide en couches minces, avec des applications dans le secteur aéronautique, nucléaire ou la compétition automobile.Ces entreprises viennent renforcer un tissu industriel dense de sous-traitants et d'équipementiers pour le secteur de céramiques.Forte de ces premières réussites, la Technopole engage aujourd’hui une démarche vis-à-vis d’industriels de la céramique présentant Limoges comme la porte d’entrée sur le marché européen de la céramique pour les entreprises américaines et canadiennes.Elles bénéficieront sur place d’un réseau de compétence alliant formation supérieure, recherche, d’un tissu de sous-traitants et de clients comme nulle part ailleurs et d’une image valorisante associée au Ceramic Ring.Pour faciliter leur installation, le CTTC, Centre de Transfert de Technologies Céramiques, propose de réaliser pour leur compte études de faisabilité technique et économique, mesures, essais, prototypes et pré-séries en vue d’une industrialisation, afin de limiter les risques financiers liés au démarrage de leur activité.L’équipe de la Technopole se charge pour sa part de créer un environ- Connue dans le monde entier pour sa porcelaine, Limoges, plus qu’un nom, est devenue une marque, celle de l’extrême qualité.Pourtant, parallèlement, l’industrie de la porcelaine, au fur et à mesure des restructurations a vu son effectif chuter de 10 000 emplois en I960 à moins de 2 500 emplois aujourd’hui.Des efforts ont été engagés très tôt par l’ensemble des Collectivités territoriales pour aider cette industrie à se diversifier en capitalisant sur le secteur plus porteur des céramiques industrielles et céramiques techniques.Des formations universitaires de haut niveau à la création du Laboratoire Matériaux Céramiques et Traitement de Surface (LMCTS), laboratoire associé au CNRS, de la délocalisation de l’ENSCI (École Nationale Supérieure de Céramiques Industrielles), Ancienne École de Sèvres, de Paris vers Limoges, à la création du Centre de Transfert de Technologies Céramiques spécialisé dans les procédés de mise en forme, tout a été mis en oeuvre pour renforcer le potentiel de formation, de recherche et de transfert dans le secteur très pointu des céramiques industrielles.Dans ce contexte, la création de la Technopole de 1982, à l’initiative de la Ville de Limoges, avec le soutien du Conseil Régional du Limousin et du Conseil Général de la Haute-Vienne doit permettre de traduire en développement économique ce potentiel scientifique.D’ores et déjà Limoges peut revendiquer le rôle de premier centre de recherche indépendant en France en céramiques industrielles et l’un des tout premiers centres en Europe.Des contacts nombreux se développent avec les autres centres de compétence européens, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, mais également avec le Japon (Japan Fine Ceramic Center) et les États-Unis (Ceramics Corridor, NY).™ , fi- nement valorisant pour les entreprises, d’offrir des conditions de travail et d’échanges exceptionnelles et des mesures d’accompagnement adaptées à chaque projet d’implantation.Source: Xavier Gaillard - Délégué Général 3 I Action Canada "France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME De Vidée au marché.oarcours difficile Démarrer une entreprise technologique pose de nombreux défis aux entrepreneurs en devenir.Afin d’amener ce type d’entreprise à prendre de l’essor et ainsi contribuer à notre croissance économique, il importe de lui fournir l’encadrement et le soutien nécessaires.Le Québec a besoin des PME technologiques, car celles-ci constituent la base de la nouvelle économie.D’ailleurs, plus de 80 % des nouveaux emplois créés au cours des cinq dernières années sont étroitement liés à la haute technologie.Le savoir-faire remplace peu à peu les ressources naturelles comme instrument de notre richesse collective.Mais, admettons-le, démarrer une entreprise technologique en cette fin de siècle n’est pas aisé.L’entrepreneur contemporain se doit de transiger globalement et très souvent avec des partenaires de langue et de culture différentes.Aujourd'hui, les marchés sont internationaux et les frontières n’existent plus.Les besoins changent rapidement et le cycle de vie des produits raccourcit tandis que 1 obsolescence des technologies s’accélère.Ces bouleversements ont un impact considérable sur la réalité des entreprises en démarrage, particulièrement celles des secteurs de technologie de pointe.Pour un « envol » réussi, ces futures PME doivent s’adjoindre les services d’un personnel compétent dès le départ, car le temps manque pour apprendre « sur le terrain ».Et cette nécessité se fait plus vitale encore quand il est question de compétences soit technologique, managériale, financière ou marketing.La fenêtre d’opportunité étant très étroite, le principal défi d’une entreprise technologique consiste à passer de MODÈLE D’INCUBATEUR INTÉGRÉ INNO-CENTRE l'idée au marché dans un délai le plus court possible, à travers ce que Geoffrey A.Moore décrit en détail dans son livre « Crossing the Chasm ».Cette urgence se fait aussi plus pressante selon le secteur: par exemple, elle est plus élevée dans le cas des technologies de l’information que dans celui des biosciences.Mais le but des entrepreneurs de ces secteurs demeure le même : être le premier à commercialiser son produit.Pour gagner cette course contre la montre, les entrepreneurs ont donc intérêt à bien connaître les facteurs qui influencent leur succès afin d’y apporter une attention particulière: notamment le parrainage d’affaires, le financement, le réseau d’affaires, les ressources humaines ainsi que les stratégies de mise en marché et le « time to market ».Pierre Deschamps vice-président, Inno-centre Les facteurs critiques de succès D’abord, le ((parrainage d’affaires » Les entrepreneurs technologiques sont souvent des scientifiques ou des experts techniques : ils connaissent leur domaine, et en mangent littéralement ! Mais ils manquent souvent d’outils de gestion, d'expériences d'affaires, de ressources et de réseaux de contacts.Une certaine crédibilité d’affaires leur fait même souvent défaut.Il faut les aider à combler ces lacunes afin que leurs idées donnent naissance à des entreprises solides qui contribueront à la croissance économique du Québec.Comment s'y prendre ?°Jc Djc B B A Entreprise en démarrage A Entreprise en démarrage R&D universités 1 Transferts technologiques Commercialisation Marchés internationaux Valorisation des technologies Spin-offs Encadrement Centres R&D publics / privés 5 3 2 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME rage.Les risques et l’incertitude liés aux premières années frein de taille à l’adhésion de personnel hautement qualifié.Une participation à l’équité représente souvent la meilleure solution, assurant du même coup le développement du sentiment d appartenance chez le personnel clé.Bien avant la rémunération, c’est le sentiment d’appartenance qui incite les gens à se dépasser.Par le parrainage d’affaires, communément appelé « coaching », et que plusieurs nomment maintenant « business engineering ».Le modèle de « coaching » optimal consiste à doter chaque PME en démarrage d’un comité aviseur bénévole composé de trois ou quatre administrateurs chevronnés.Grâce à ces parrains, la PME peut réduire sa courbe d’apprentissage et accélérer son processus de développement.Ceci lui permet d atteindre son but plus rapidement, soit commercialiser son produit au plus tôt pour en tirer le plus de fruits possible.d’opération peuvent être un Inno-centre est un incubateur d'entreprises technologiques de Montréal qui a été établi en 1987, à l'époque où les incubateurs se multipliaient déjà aux États-Unis.Depuis plusieurs années déjà.Inno-centre a développé une formule originale qui met l'accent sur l’encadrement des entrepreneurs plutôt que sur l’espace locatif et le support administratif.Aujourd'hui, Inno-centre est à élaborer un nouveau modèle d’incubateur intégrant un processus global, qui va de la valorisation des résultats de recherche dans les centres de R-D — plus particulièrement dans les centres universitaires — jusqu'à la commercialisation (domestique et internationale), en passant pas l'essaimage d'entreprises et le coaching de celles-ci ou par le transfert de ces technologies.Fondé en 1987 - Trois secteurs d’activité : biosciences, technologies de l’information et technologies industrielles.- Plus de 75 entreprises affiliées, cumulant plus de 1200 emplois à haute valeur ajoutée, plus de I20M $ en chiffres d'affaires annuel.• S’appuie sur une équipe multidisciplinaire expérimentée de 24 personnes, sur plus de 300 collaborateurs bénévoles, et sur des partenaires gouvernementaux, scientifiques et du milieu des affaires.: Dernier facteur de succès: la stratégie de commercialisation.Qui dit technologie de pointe, dit innovation.Ce sens de l’innovation doit aussi se refléter dans la stratégie de commercialisation adoptée, afin de battre la compétition tant en termes de rapidité qu'en termes d’efficacité.Tous les entrepreneurs pour.suivent le même objectif — celui de conquérir le monde — et tous les moyens pour y arriver sont bons ! Tous ces facteurs critiques peuvent vraiment faire pencher la balance en faveur des entrepreneurs, en autant que ces derniers soient guidés par des professionnels chevronnés.La clé du succès : coaching, coaching, et encore coaching.Second facteur de succès: le financement Dans un monde où tout tourne en accéléré, la question du financement se pose très tôt.Il faut explorer rapidement toutes les avenues de financement, en tentant de prévoir suffisamment pour assurer une croissance à la fois rapide et constante, ce qui nous amène à envisager des partenaires fiables comme le capital de risque.Étape cruciale dans le développement d’une entreprise, le financement une réalité trop souvent négligée qui mène à d’amères déceptions.En effet, les entrepreneurs sous-estiment malheureusement les délais souvent longs que requièrent une recherche de financement.L’incubateur virtuel intégré : branché SUR LA RÉALITÉ DU PROCHAIN MILLÉNAIRE Une seconde génération d’incubateurs émerge aujourd’hui, Troisième facteur de succès: le réseau d’affaires Aucune entreprise n’évolue en vase clos : elle a besoin de partenaires, de fournisseurs et de clients pour se développer.Afin de s’en tirer dans un marché des plus compétitifs, il lui faut créer des alliances stratégiques.Ceci s’avère particulièrement vrai pour les entreprises technologiques.Là encore, les entrepre-peu expérimentés ont besoin de conseils d experts chevronnés pour établir des contacts et négocier des partenariats parfois essentiels à la croissance de l’entreprise.OGILVY RENAULT AVOCATS Montréal Ottawa Québec Toronto Londres neurs Quatrième facteur de succès : les ressources humaines Il peut s’avérer difficile de convaincre les meilleurs candidats à joindre une PME technologique en démar- Swabey Ogilvy Renault Agents de brevets et de marques de commerce Montréal Ottawa Toronto 3 3 Action Canada «France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME adaptée à la nouvelle réalité : l'incubateur virtuel intégré.En effet, au cours des dernières années, les grandes entreprises se sont recentrées autour de leurs champs d’activité principaux, délaissant tout ce qui était en périphérie.Quant aux universités, elles ont vu leur financement public diminuer considérablement.Résultat : de multiples projets dorment sur les tablettes des grandes entreprises et des laboratoires universitaires ! Pour prendre part à l’essor de la nouvelle économie, il est nécessaire de récupérer tout le potentiel inexploité.L’incubateur des années 2000 devra donc dénicher ces résultats de recherches pour les valoriser.La valorisation de ces résultats de recherches peut se faire par essaimage, en créant de nouvelles entreprises, ou encore en transférant les technologies orphelines à l’industrie.Dans le cas où I on opte pour la création d’une entreprise, le plus important reste encore à faire : accorder le soutien nécessaire pour que ces idées deviennent réalité.C’est là que les professionnels de l’encadrement jouent un rôle déterminant.Il ne s’agit plus de fournir des locaux, mais plutôt de fournir une expertise.Il faut aider l’entrepreneur à définir et à concrétiser son projet d’entreprise : l’aider à déterminer ce qu elle veut réaliser, comment elle compte y arriver et avec qui.Une fois tous les éléments mis en place, depuis le financement jusqu'aux ressources humaines appropriées, une embûche majeure subsiste : la commercialisation, et plus particulièrement la commercialisation à l'international.Quand il s ’agit de négocier avec un partenaire étranger, il y a un grand pas à franchir entre la théorie et la pratique.Cela ne s apprend pas dans les livres, mais doit se vivre, idéalement avec quelqu’un qui l’a vécu et qui peut nous faire bénéficier de son expérience.Pour offrir un service de soutien au démarrage de PME technologiques complet, l’incubateur virtuel doit ajouter un nouveau volet à ses services : une aide pro-active à la commercialisation internationale.Ce portrait bien rapidement brossé de 1 incubateur technologique de demain nous a permis de mettre l’emphase sur l'élément clé du soutien à 1 entrepreneurship technologique : la formule intégrée.Englobant un soutien continu, depuis l’idée jusqu’à la commercialisation, cette formule intégrée est le fruit de plus de dix années de recherche et d expérimentation dans le domaine du démarrage d entreprises technologiques.L’incubateur offrant cette formule intégrée servira réellement de catalyseur au développement ainsi qu'à la réussite commerciale et financière de jeunes entreprises de haute technologie innovatrices à fort potentiel, pierre angulaire de la nouvelle économie ! ?I À la re avan ïag&ro ncïïrren tiel ?de partenaires en affaires, de débouchés au pays et à f étranger, de données statistiques sur le commerce, .de renseignements sur les lois du marché ?Consultez Strategis dès aujourd'hui ! Le plus important site de renseignements commerciaux sur Internet au Canada < Si Canada ¦ JÈ.¦ Industrie industry ¦ T ¦ Canada p Canada http://strategis.ic.gc.ca 3 4 Action Canada‘France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME !» m “ mutation en L’association des investisseurs et des professionnels œuvrant dans l’industrie du capital de risque au Québec a été créée en 1989 sous le nom de Réseau de capital de risque du Québec.A cette époque, on comptait parmi les membres quelque 60 sociétés représentées par une centaine de personnes.Aujourd’hui, près de 450 personnes issues de 240 sociétés font partie du Réseau.• Sociétés d’aide au développement des collectivités • Fonds de développement économique • SOLIDE (société locale d investissement dans le développement de l’emploi) • Investisseurs privés Cette croissance des membres reflète l’évolution du capital de risque au Québec.En effet, alors que dès 1960, le capital de risque devenait un outil de financement dont la popularité croissait auprès des investisseurs américains, sa réelle percée au Québec remonte seulement aux années 80.L'industrie américaine du capital de risque a certes inspiré les investisseurs québécois, mais aujourd’hui, nous pouvons dire qu'en raison de la diversité de nos institutions financières et de leur force économique, nous avons développé un modèle propre à notre réalité nord-américaine qui attire maintenant l’attention des experts étrangers.En effet, grâce aux mécanismes fiscaux invitant le grand public à la capitalisation des fonds de capital de risque, l’actif sous gestion des fonds de capital de risque québécois est passé de moins de 200 M $ en 1986 à plus de 3,2 milliards $ en 1996, et ce en croissance constante malgré les cycles économiques traversés durant cette période.Bernard Hamel Président de GT1 capital Les banques à charte ainsi que la Banque de développement du Canada sont également des joueurs importants.Par ailleurs, le capital de risque n’est pas l’apanage des investisseurs en centres urbains.Bien au contraire, car nous retrouvons des sociétés d’investissement dans toutes les régions de la province.Les gouvernements canadien et québécois contribuent à l’essor du capital de risque.Qu’il s’agisse de sociétés qu’ils ont mises sur pied comme les Sociétés Innovatech de Montréal, de Québec et de Chaudière-Appalaches, qu’il s’agisse de leur préoccupation à stimuler les investissements par le biais de crédit d’impôt à la R&D ou par le biais de partenariats, les ministères de 1 Économie et des Finances, de la Métropole, de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, se Nos sociétés d'investissement en capital de risque se composent comme suit : • Groupes financiers (exemple : Investissement Desjardins) • Investisseurs institutionnels (exemple : Caisse de dépôt et placement du Québec — ses filiales Sofinov, Capital d’Amérique CDPQ, Capital CDPQ et Capital International CDPQ Inc., ainsi que ses fonds régionaux connus sous le nom de Accès Capital; Fonds de Solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) — ses fonds régionaux de solidarité) • Fonds spécialisés • Sociétés régionales d’investissement • Centres d’aide aux entreprises Une affaire de confiance l_l Vous nous confiez vos projets en technologie de l'information, nous vous confions notre réputation.GROUPE LGS INC. 3 5 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME soucient de plus en plus du rôle de l’industrie du capital de risque et de ses retombées économiques.démarrage seront de plus en plus recherchées.Les créneaux de l’avenir semblent appartenir aux domaines des sciences, de la santé et des technologies de l’information.La perception des investisseurs québécois quant à leur présence dans la mondialisation des marchés évolue.Nous avons actuellement des entreprises en portefeuille très performantes et nous en aurons de nouvelles à court terme qui pourraient avoir leur place en Europe, aux États-Unis ou au Japon.Par ailleurs, plusieurs investisseurs québécois ont établi des partenariats financiers avec des fonds européens, américains et asiatiques.En effet, plusieurs centaines de millions de dollars ont déjà été investis par les institutions financières québécoises dans des fonds internationaux.L'industrie du capital de risque québécoise dispose de solides assises financières, de liens internationaux privilégiés, de gestionnaires expérimentés et de la hardiesse des jeunes entrepreneurs.Ces éléments lui permettent de saisir maintenant les projets de demain et d’appuyer les gagnants d’aujourd’hui.L’industrie québécoise du capital-risque a connu d’importants changements au cours des dix dernières années.Les prochaines années nous réservent d’autres surprises, notamment en ce qui a trait à l’investissement technologique en situations de prédémarrage ou de démarrage, l’internationalisation des financements, et 1 amélioration des mécanismes de sortie qui permettraient aux investisseurs d’encaisser des « plus-values » intéressantes?Si nous comparons l'activité de capital de risque au Québec en 1990 avec 1996, nous constatons : En 1990 • 1,2 milliard de dollars de fonds sous gestion • 40% de tous les investissements au Canada • 20 millions de dollars à la haute technologie sous gestion • 45 % de tous les investissements au Canada • 69 % des investissements à la haute technologie, soit 210 millions $ déboursés en 1996 En 1996 • 3,2 milliards de dollars de fonds Sur une base « per capita », avec des actifs sous gestion de plus de 3,2 milliards $, des liquidités à court terme de 1 milliard $, et des déboursés annuels de 325 millions $, l’industrie québécoise se classe au même rang que les grands centres américains réputés de capital-risque tels la Californie, Boston et New York.Cette comparaison révèle que l’industrie du capital de risque au Québec a répondu au virage technologique et a fait confiance aux entrepreneurs de la nouvelle économie.Dans ce sens, les dirigeants des nouveaux fonds d’investissement possèdent une formation professionnelle plus scientifique et ils sont entourés d analystes financiers, alors qu auparavant, on retrouvait des administrateurs essentiellement issus du milieu financier.Au cours des dix dernières années, les investisseurs ont appris à travailler en partenariat avec d’autres sociétés d investissement.En partageant le risque à plusieurs, de nombreux projets sont devenus réalité.De plus, au chapitre du stade de développement des entreprises, on remarque que les tendances d’investissement connaissent là aussi une évolution marquée.En 1990, il y avait peu d’investissements dans les entreprises en démarrage; en 1994, on faisait de plus en plus de démarrage; et en 1997, les entreprises en pré- Déménagez-vous en France ou à l’étranger?Quelle que soit votre destination dans le monde, que vous ayez beaucoup ou peu de meubles, nous déménageons vos biens avec rapidité et en toute sécurité.Nous nous occupons de tout : emballage, expédition, assurance, douanes.Nous assurons des services réguliers de groupage par conteneur vers l’Europe, le Japon, l'Australie et la Nouvelle Zélande.Movers International Estimation Gratuite MONTRÉAL 514/636-8062 Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa, Montreal, New York, Philadelphia, Atlanta, Chicago, Houston, Los Angeles, San Francisco Compagnies-Associées Internationales 3 6 Action Canada'France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME LA PME CANADIENNE ET LA NOUVELLE ÉCONO ¦1 L Pour réussir dans les marchés concurrentiels d’aujourd’hui, la petite entreprise a besoin de financement souple et bien adapté.Les entrepreneurs ont également besoin d’experts-conseils qui sont à même de comprendre la vision de l’entreprise et ses objectifs de croissance.quant au nombre et le plus souvent voué à des activités traditionnelles, mais qui peut fournir au bailleur de fonds ce qu’il recherche à titre de garantie, c’est-à-dire des biens et des valeurs.La Banque de développement du Canada (BDC) s’affaire depuis longtemps à atténuer cette situation en proposant des outils de financement complémentaire.Depuis l’institu-¦ tion de son nouveau mandat en 1995, la BDC peut aller plus SB loin et proposer des instil truments plus souples WM et mieux ciblés.En , effet, la BDC porte | maintenant une atten-l'q tion particulière aux sur | le savoir et à celles qui sont orientées vers l’exportation.Il s'agit de secteurs de forte croissance pour qui le financement conventionnel ne sied pas parfaitement, et qui sont tout désignés pour le financement par quasi fonds propres qui fait, en quelque sorte, l’originalité de la BDC.Le plus souvent ce financement s’ajoute à celui qui est fourni par l’institution financière avec laquelle l’entrepreneur traite habituellement.Ce type de financement réunit certaines des caractéristiques les plus intéressantes du crédit conventionnel, avec remboursement à l’échéance, et du financement par fonds propres qui permet aux entreprises d’utiliser leurs éléments incorporels et la promesse d’une forte croissance pour attirer des capitaux, mais sans dilution du capital.Il s’adresse particulièrement aux entreprises qui ne peuvent obtenir un prêt a terme conventionnel qui Le Canada est un pays où règne l’esprit d’entreprise.Depuis le tout début, à une époque d’efforts souvent d’apparence artisanale, jusqu’à la récente effervescence de petites entreprises novatrices animées par des entrepreneurs avant-gardistes, qui ont foi en leur talent et en l’avenir, le pays est terre de prospérité et de promesse pour la petite entreprise.La PME est un élément clé de l’économie canadienne.Elle est la source de la moitié des emplois dans le secteur privé et elle crée la plupart des nouveaux emplois, cela dans une économie qui a connu un certain redressement mais souvent au prix d’une réduction planifiée de 1 effectif dans la grande François Beaudoin Président et chef de la direction, Banque de développement du Canada mm umm ' I entreprises fondées \ Sv , m y-" (I to r) Maurice Hudon, Senior Vice President Personal and Commercial Lending Services, Bank ol Montreal; François Beaudoin, President and CEO, Business Development Bank of Canada; Kelly Shaughnessy, Senior Vice President, Small Business Banking, CIBC entreprise.La PME repré- sente en outre une grande partie de la production nationale (43 %), et bien qu’elle n’ait pas encore la place qu’on voudrait la voir occuper dans le marché de l’exportation, elle est de plus en plus l’ambassadrice du savoir-faire, et parfois du génie, des entrepreneurs canadiens.Il reste que la petite entreprise, toute importante qu elle soit, peut rencontrer certaines difficultés à obtenir le plein financement dont elle a besoin pour saisir efficacement les occasions d’expansion et de croissance.Cette situation est ressentie de façon plus vive chez les PME de la nouvelle économie.En effet, le financement conventionnel demeure largement calqué sur le modèle de l’entreprise de plus grande taille, secteur minoritaire 3 7 Action Canada‘France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME couvrirait l’ensemble de leurs besoins.Il s’agit de financement qui, selon les barèmes généralement reconnus par les institutions prêteuses, constitue la tranche la plus risquée, et qui, en outre, offre des modalités de remboursement souples.Il est conçu pour des entreprises qui se sont approprié un créneau de marché bien défini et qui présentent de bonnes perspectives de croissance.prises.Grâce à ces alliances, les PME jouissent d’un meilleur accès à toute une gamme de produits de financement non conventionnels et de services de gestion-conseil.La BDC consacre toutes ses ressources à un but unique : la croissance des PME.Le succès de la BDC vient du fait qu elle s’est inspirée de l’énergie qui anime la PME canadienne, de son indéniable désir de réussite, et de 1 investissement sans retenue qu elle fait dans son effectif et dans 1 acquisition de nouvelles connaissances et de nouvelles méthodes.La petite entreprise est une force vive de 1 économie canadienne, et la BDC aura fait la démonstration qu’il est possible de soutenir la croissance de la PME de façon responsable et rentable ?Quelques exemples Les prêts du Fonds de croissance aident les entrepreneurs à saisir les occasions de croissance en leur fournissant du financement qui s’ajoute à leurs marges de crédit existantes.Le Fonds de croissance à l’exportation est lui aussi un outil particulier qui permet aux PME exportatrices de financer leurs stocks de préexpédition et les dépenses relatives au développement de marché à l’étranger.À ce financement vient s’ajouter la possibilité d’obtenir le soutien de professionnels chevronnés dans le domaine de l’exportation, par l’entremise du programme NEXPRO qui aide les entrepreneurs à élargir leur connaissance du processus d’exportation et de mettre en œuvre une stratégie gagnante.COMMERCE IMTEEMATIOMÆ BEÆMmBAGE MEEATIOMS ZB TEAVATL a 1 Lapointe Rosenstein I avocats 1 B N M Ptt iolvKoiU/ InnOWlfflcti o À Le prêt à redevances est un véhicule de financement pour réaliser des projets d’expansion et de développement de marché.Le remboursement du prêt se fait sous forme de versements dintérêt et de redevances et est @ g e fonction des rentrées de fonds prévues de l'entreprise.Le capital patient procure du financement à long terme à des entreprises novatrices et à des entreprises fondées sur le savoir qui en sont au stade initial de leur développement.Nous en trouvons quotidiennement.Puisque notre but est de vous aider à réaliser vos occasions d'affaires, nous adapterons chaque solution à votre situation particulière et la mettrons rapidement en oeuvre.N % & fl g Également pour favoriser le démarrage et la croissance initiale, la BDC a mis sur pied le Programme de financement pour jeunes entrepreneurs et le Programme ?9 a & micro-entreprises qui allient du financement adéquat à des services de soutien en gestion pour encourager la création et promouvoir la saine croissance de petites 8 * ; G H P s entreprises.« Lapointe l^o^en^tein, MCÉOOIfÉ 001AA1T ! Parmi sa gamme de services de gestion-conseil, la BDC peut aider 1 entrepreneur canadien à obtenir la certification ISO grâce à laquelle l'entreprise assure sa position concurrentielle et obtient plus aisément des contrats sur les marchés intérieurs et étrangers.En plus de poursuivre une stratégie de croissance propre et de proposer des produits et services novateurs, la BDC a établi des alliances stratégiques avec des institutions financières, des organismes fédéraux de développement régional et d’autres partenaires des secteurs privé et public afin de soutenir un plus grand nombre d’entre- 6 Visitez-nous au www.lapros.qc.ca 1250, bout René-Lévesque Ouest bureau 1400, Montréal (Québec) H3B 5E9 Téléphone: (514) 925-6300 Télécopieur: (514) 925-9001 C.élec.: general@lapros.qc.ca TECMSOEOeieS AVAWCEES.VAMUM MOBXLEEBES EEomvcnoa E#ur?EE MmEOEEEtTEierrE i Besoin d’un bras droit ?Ce bras droit existe vraiment! L’Institut de recherche en biotechnologie vous le tend.?: .T 1 1 H V ft : Ém 1 Some people would give their right arm for a partner like us The Biotechnology Research Institute the Partner of Canadian Business Institut de recherche en biotechnologie CARCARC National Research Council Canada Conseil national de recherches Canada Deval Communication 3 9 Action Canada «France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME ENTOURAGE, “¦ raTOiri Michel Viau Vice-président marketing et développement des affaires que le Fonds a vu le jour dans le but explicite de sauver des emplois.En quinze ans d’existence, le Fonds a recueilli plus de 2,0 milliards d’actifs nets et investi plus de 750 millions de dollars dans quelque 600 entreprises.On estime à plus de 42 000 le nombre d’emplois créés, maintenus ou sauvegardés grâce au Fonds depuis sa fondation en 1983.Depuis février 1996, le CRTC (organisme de réglementation canadien) a ouvert à la concurrence le marché de l'installation et de l’entretien du câblage intérieur des services téléphoniques monolignes de résidence et d’affaires.Cette mesure fut accompagnée de la responsabilité pour les clients de Bell de s’occuper dorénavant de leur propre câblage intérieur.Dès qu’il lut possible, pour les clients de confier leurs travaux d installation/réparation à des entreprises extérieures, Bell Canada jugea de son côté, qu’il n’était plus rentable d'occuper ce secteur comme elle l’avait toujours fait auparavant.Des centaines d’emplois étaient donc en jeu et c’est à l’initiative du syndicat des techniciens de Bell, le Syndicat canadien des communications, de Notre mission et nos ressources Nous sommes la plus importante compagnie du genre au Canada, nous sommes une entreprise de services techniques.Nous ne vendons pas de systèmes, nous ne vendons pas d’équipements.Nous offrons une main-d’œuvre hautement spécialisée dans les principaux marchés des télécommunications.Entourage est dirigée par Jacques J.Lévesque, président et chef de la direction.L’Entreprise a établi son siège social à Longueuil, en banlieue de Montréal, où travaillent une dizaine de personnes.L'entreprise est structurée en deux grandes unités d’exploitation; l’une pour le Québec et l’autre pour 1 Ontario.L’entreprise compte 86 centres de travail constituant autant de plaques tournantes pour desservir 1 immense territoire de l’Ontario et du Québec.Quant aux effectifs, ils ont connu une progression en un an comme le démontre le tableau ci-contre.NOS EFFECTIFS AU FIL DE NOTRE DÉVELOPPEMENT Février 1996 557 employé(e)s 850 employé(e)s Mai 1996 l'énergie et du papier, un syndicat affilié à la FTQ qu’Entou-rage vit le jour.C’est en effet le syndicat qui intéressa le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) à investir dans une nouvelle compagnie formée d’ex-techniciens et ex-cadres de Bell, ce qui donna lieu à une entreprise complètement indépendante de Bell Entourage, Solutions technologiques inc.Ce faisant, Bell confiait à Entourage, pour une période minimale de 5 ans à compter du 12 février 1996, un contrat de sous-traitance d’installation et de réparation représentant des revenus évalués à quelque 60 millions de dollars par année.Novembre 1996 I 343 employées I 818 employées Mai 1997 La grande majorité de nos ressources sont des techniciens spécialisés possédant en moyenne 15 ans de métier en télécommunications.Nous comptons réaliser un chiffre d’affaires de plus de 80 millions de dollars au cours de Notre actionnaire Entourage, Solutions technologiques inc.est une société constituée en vertu de la loi canadienne sur les sociétés par actions et elle est propriété entière du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) qui y investira quelque 13,6 millions de dollars.Le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) est un véhicule financier collectif voué au développement économique du Québec.C’est au cours d’une dure récession, celle du début des années 80, l’année 1996-97.Notre philosophie d’entreprise Nous ne trahirons jamais nos origines : nous sommes une entreprise créée par un syndicat, nous appartenons à une organisation issue elle-même d'un syndicat, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) et nous travaillons 4 0 Action Canada • France 3e trimestre 1997 en partenariat avec le syndicat qui représente nos employés.Nous avons aussi adopté des valeurs d’entreprise que nous tenons d’incorporer dans notre quotidien : • le respect de soi et des autres • la participation notamment par le travail d’équipe • le développement professionnel et personnel • l’ouverture d’esprit aux autres, aux nouvelles valeurs, aux nouvelles technologies, aux nouveaux marchés, aux nouveaux besoins de nos clients • l’honnêteté et la transparence dans nos opérations • la primauté du client et de la qualité de notre service • le souci constant de notre rentabilité.Partenariats stratégiques avec des entreprises complémentaires Nous avons conclu des alliances, des partenariats et des ententes de sous-contractants avec certaines firmes d’ingénieurs-conseils, certains fournisseurs de services et certaines entreprises complémentaires au travail que nous effectuons.Ceci nous permet, entre autre, d’offrir des services de génie civil, d installation et d entretien pour des projets de type clé-en-mains.Normes ISO Entourage est une entreprise relativement jeune mais nous savons l’importance accordée par les clients nationaux et internationaux aux normes ISO.En tant que tel, Entourage a mis en place un plan qui lui permettra d'être reconnue ISO dans les dix-huit (18) prochains mois.Nous croyons que le fait d’avoir plus de 1,400 employés qui ont été formés à l’école de Bell devrait accélérer le processus de certification.Notre champ d’activité Comme nous l’avons souligné précédemment, nous sommes une entreprise œuvrant dans l’industrie des télécommunications : Installation/réparations, clients affaires et résidences Nous faisons l’installation et l’entretien d’équipements de transmission et de commutation (Multiplex, commutateurs) ainsi que l’installation et l’entretien de filage et de systèmes téléphoniques de différents fournisseurs ainsi que le câblage des systèmes de voix et de données.Expansion Déjà, au terme d'une année d'existence, nous avons été mainte fois sollicités pour des services en dehors de l’Ontario et du Québec.En effet, une trentaine de nos techniciens ont réparé le réseau téléphonique de certaines régions de la Californie qui ont été ravagées par les inondations de décembre dernier, d’autres sont présents à Haïti.Téléphonie sans fil Comme nous l’avons souligné précédemment, ce marché est en expansion rapide actuellement.Nous planifions la formation constante de nos techniciens en travaillant étroitement avec des entreprises spécialisées dans ce domaine.Nous jouissons d'une expertise unique sur le marché des télécommunications et notre industrie est en pleine effervescence.Le phénomène est mondial et nos responsabilités d’expansion quasi illimitées ?* * * * Sodexho OLSY Transit International Itée CANADA Satisfaire un monde de différences TOUTES DESTINATIONS: EUROPE, CANADA, USA DÉMÉNAGEMENTS FRANCE-CANADA • Votre déménagement à la carte • Formalités de douane, assurance • Transport aérien - maritime • Groupages commerciaux (Départ hebdomadaire) • Déménagement exclusif en conteneur privé • Transport de véhicules en conteneur Restauration collective et services pour les entreprises et les administrations, les établissements d'enseignement, de santé et les sites éloignés.LA MEILLEURE GARANTIE POUR LA VOS BIENS PAR LE SPÉCIALISTE DU DÉMÉNAGEMENT DE 774, rue Saint-Paul Ouest - Montréal - Québec - H3C 1M5 tel.: (514) 866-5561 fax: (514) 866-0198 © ©P 0 Tel.: 364-1020 Fax : 364-5782 Membre de Sodexho Alliance 4 I Action Canada‘France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME 4[>iin posante ncontournable LeCRIrf d'une technopôle des Tl Au cours des cinq dernières années, le CRIM a réalisé, avec ses partenaires industriels et universitaires, plus de 150 projets de R-D dans des domaines aussi variés que la vision artificielle, les systèmes multiagents, la recherche d’information, la reconnaissance de la parole, le génie logiciel, l'informatique industrielle, les environnements informatisés de formation, l’ergonomie des interfaces, la téléinformatique et les systèmes distribués.Il a été à la source de plus de 300 publications, sans compter les stagiaires qu’il a reçus et les nombreux étudiants qui sont venus y parfaire leur formation.sormais commande ce type de collaboration et un partenariat renouvelés entre tous les participants : l’État, pour appuyer socialement et financièrement la recherche précompétitive et proposer la mise en place de politiques économiques et industrielles efficientes, les entreprises, autant les grandes que les PME, les universités, centres de recherche et maisons d’enseignement supérieur.Or le CRIM, fondé en 1985, se définit comme un rassembleur et un chef de file du domaine des technologies de l’information.Son membership, constitué d universités québécoises (10), d organisations et d’entreprises (84) vouées au développement des TI, illustre bien l’importance capitale qu’il accorde à la qualité des liens entre l’industrie et le milieu académique du savoir et de la recherche.Le CRIM a également consacré beaucoup d’efforts au chapitre des activités de transfert et de service : qu’on songe au Centre de génie logiciel appliqué (CGLA) ou au Centre d’expertise et de service en applications multimédias (CESAM) ou encore au Réseau interordinateurs scientifiques québécois (RISQ), cœur de l’Internet québécois.Le CRIM joue un rôle de catalyseur des forces en présence et assure une synergie entre ses partenaires, ses membres et ses clients.Au fil des ans, le CRIM est devenu un véritable foyer d’innovation et s’est imposé comme un acteur incontournable du milieu des technologies de l’information.Nous évoluons désormais dans un monde fondé sur l’information et la maîtrise des savoirs (les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être) et nous sommes en voie de passer d’une économie basée sur les ressources à une économie basée sur les connaissances.Cette mutation inéluctable nous invite également à une plus grande synergie entre le monde de la recherche et de l’éducation et celui de l’industrie et du marché du travail.Le CRIM offre justement cette passerelle unique de raccordement entre ces intervenants, structure qui a fait ses preuves dans le passé.D’ailleurs, une évaluation externe récente a démontré son apport exceptionnel au développement de notre société, tant au niveau de la R-D que de la sensibilisation et du transfert des connaissances.Le CRIM entend donc jouer son rôle de rassembleur, de partenaire et de chef de file dans la mise en place de toute structure ou rassemblement susceptible de faire de Montréal une technopole reconnue dans le domaine des TI ?M.Yves Sanssouci CRIM La mission du CRIM Le Centre de recherche informatique de Montréal contribue activement au développement socio-économique et industriel de notre société en jouant un rôle de chef de file et de rassembleur dans les secteurs de pointe des technologies de l’information et des applications de l’informatique.Il agit dans l’intérêt de ses membres, partenaires et clients.Pour ce faire, le CRIM réalise des activités de R-D de calibre international, assure la création de valeur ajoutée par le transfert d expertises et de technologies, favorise la réalisation d’alliances stratégiques, structure le maillage des intervenants, assure des activités de veille et s’engage activement dans la formation innovatrice d’une relève hautement qualifiée.Récemment, le CRIM a revu sa mission pour bien l'ajuster aux réalités de la société dans laquelle il évolue et pour marquer sa volonté de continuer de jouer son rôle de « synergiste » dans le domaine des TI, et ce particulièrement au moment où le Québec est à définir sa politique économique et industrielle et où Montréal multiplie les efforts pour réunir les composantes essentielles à une relance de son économie, notamment dans ce domaine.Pour réussir, un projet de cette nature doit satisfaire un certain nombre de conditions : une vision claire en terme de développement industriel et une volonté affirmée de tous les niveaux administratifs et politiques de passer rapidement à l’action pour ne nommer que celles-là.Mais au-delà des concepts, la clé maîtresse du succès à long terme d’une telle entreprise et probablement la plus difficile des conditions de réussite à réaliser c’est la synergie entre tous les intervenants.Une synergie réelle et active.Le monde d’interdépendance dans lequel nous évoluons dé- 4 2 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME e PME et Technopole, IMIWP ¦ fl m ! m F ¦ é fl o i e ¦ H Nous entendons beaucoup parler de nouvelle économie sans trop savoir de quoi il s’agit exactement.Cependant, la plupart des pays industrialisés subissent les effets de cette nouvelle économie et nous pouvons en mesurer les conséquences au niveau des emplois, des fermetures, des mises à pied, des transferts de sièges sociaux et des déménagements de multinationales ici et là à travers le globe.dispose de 53 universités et environ 115,000 personnes œuvrent en RetD à l’heure actuelle; le coût de la main d’œuvre est relativement faible et l’expertise dans les domaines des télécommunications, du pharmaceutique et des logiciels est bien établie.De plus, le pays dispose de l’infrastructure des instituts fédéraux du CNRC, du Programme d’aide à la recherche industrielle, des laboratoires d’état et des réseaux de centre d'excel-w lence.Le succès de l’industrie P canadienne devra reposer essentiellement sur l’exportation de son expertise et sur la création de nouvelles technologies de pointe.~~^±à*ÈÊjÊ Cette stratégie sous-entend un ensemble d’éléments, tels les alliances, les partenariats, le capital de risque et la RetD.Nous assistons également à la WÈf création de pôles, et notamment dans le jF domaine de la biotechnologie qui est présentement en pleine explosion au Canada.En 1996, plus d’un milliard de dollars ont été investis dans ce domaine dont près de 500 millions au Québec et le nombre de compagnies en biotechnologie a doublé depuis les trois dernières années.La globalisation est sans doute responsable de cette révolution économique ; main-d’œuvre peu coûteuse, nouveaux marchés, l’attrait de pouvoir manufacturer près de son marché cible, ont bouleversé les stratégies industrielles.Pourquoi certains pays, dont notamment les États-Unis, ont-ils pu s’en tirer si élégamment ?Le succès relève d’un nombre de facteurs assez corn-plexes mais dont nous pouvons tirer certains éléments d’orientation.L’industrie américaine a toujours su faire preuve d’entrepreneur- jr' ship et a toujours investi ^ très lourdement en RetD./*¦ - Ce sont les deux éléments Aish clés du succès auquel on assiste à l’heure actuelle aux ^ États-Unis.Qu’en est-il du Canada ?Le choc de la globalisation s’est fait durement ressentir et le taux de chômage reste très élevé.Le pays s’appuie encore fortement sur certains secteurs des ressources naturelles menacés ¦ par de nombreux pays en voie de développement.Cependant, le gouvernement canadien a toujours reconnu l’importance d'une RetD fructueuse pour assurer sa compétitivité sur le marché mondial.Cette stratégie a porté fruit et le contexte en RetD est exceptionnel au Canada étant donné les laboratoires ultra modernes, les stimulants fiscaux et la main-d’œuvre hautement qualifiée qu’on y retrouve.Ce contexte a été très propice à l’optimisation des progrès réalisés dans les domaines de l’énergie, des télécommunications, de l’aérospatial, du logiciel et de la biotechnologie.De nombreux consortiums de recherche et développement ont également été mis sur pied dans les domaines des systèmes « intelligents », des circuits intégrés de la modélisation des réseaux électroniques et de l’optoélectrique.Le Canada Michel Desrochers Diecteur général, IRB/CNRC f 1 JP y / - Les nouveaux investissements étrangers ont fait de ce domaine un des plus actifs au Canada.Nous assistons également à la concentration de certaines des activités dans des régions bien distinctes et à titre d'exemple, le centre de la recherche en biotechnologie agro-alimentaire se retrouve maintenant dans la région de Saskatoon alors que le Québec et notamment, Montréal, regroupe la plupart des activités du domaine biopharmaceutique.Afin de poursuivre dans cette voie, le Canada devra assurer le maintien de ce bassin de main d’œuvre hautement qualifiée et un environnement fiscal adéquat ? 4 3 Action Canada‘France 2‘ trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME LAVAL N O P O LE «Les villes qui possèdent une identité économique claire et crédible, qui ont choisi leurs créneaux et qui ont fait connaître leurs choix sortiront gagnantes de la course au développement économique.» - Pierre Bélanger, Directeur général, LAVAL TECHNOPOLE À 1ère de la nouvelle économie, seules les régions définies par un positionnement clair, basé sur des compétences et des masses critiques, tirent leur épingle du jeu de l’échiquier économique mondial.Il y a deux ans, Laval a précisément suivi cette voie en créant Laval Technopole.Laval Technopole définit non seulement l’organisme de développement économique mais confère aussi à la région une qualité propre, basée sur ses axes d’excellence (Aéropôle, Agropôle, Biopôle, Infopôle et Pôle Industriel).d’un million de mètres carrés, qui abrite aujourd’hui plus d’une douzaine d entreprises dont l’activité est principalement liée à la recherche et au développement dans les domaines des sciences du vivant.On y retrouve notamment BioChem Pharma, une émanation de l’Institut, ainsi que les sièges canadiens de Servier et de Boehringer Mannheim.Roger Béland Directeur du développement, Laval Technopole Le lancement en 1995 du Centre québécois d innovation en biotechnologie — une pépinière dédiée aux entreprises de biotechnologie en démarrage — permet de concrétiser les synergies entreprises/universités qui sont au cœur même du concept d'une technopôle.Une diversité économique Fondée il y a plus de 30 ans, Laval est aujourd’hui constituée d’une structure industrielle diversifiée, équilibrée et mature.Avec une population de plus de 350 000 habitants, la deuxième ville de la province de Québec accueille près de 2200 entreprises industrielles dont près de 9 000 manufacturiers.Son territoire de 245 kilomètres carrés lui procure une capacité d’accueil impressionnante, tout en réservant 30% du territoire à des fins d exploitation horticole et agricole.ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE Nombre d’entreprises Nombre d’emploie 7 500 8 889 11 665 18 876 Année Des axes d’excellence et des forces régionales En plus des sciences du vivant, Laval Technopole s’est donnée comme cibles prioritaires, l’aéronautique (Aéropôle) et les technologies de l’information (Infopôle), toutes deux fortement porteuses d’activités de recherche et de développement.Ces choix s’appuient sur le potentiel de synergie régionale, la grande région de Montréal regroupant l’une des plus imposantes concentrations d’industries aéronautiques — plus de 50% de l'industrie canadienne, la sixième au monde.L’Infopôle de Laval compte près de 100 entreprises en informatique et en micro-électronique.La stratégie de Laval Technopole s’appuie donc sur ses propres masses critiques et sur les forces technologiques de la grande région.Les actions sont menées en synergie avec ses partenaires, notamment Montréal International.Elle agit également au niveau international, en tant que seule représentante de l'Amérique du Nord sur le Conseil du Club International des Technopoles.Laval Technopole apporte ainsi une contribution majeure au positionnement Suite page 50 > 1969 105 1980 477 1988 570 1997 881 Source: Laval Technopole Un Parc scientifique et de haute TECHNOLOGIE ET UNE INSTITUTION D’ENSEIGNEMENT DE RENOMMÉE INTERNATIONALE C’est en 1989 que Laval a inauguré le Parc scientifique et de haute technologie, développé en partenariat avec l’Institut Armand-Frappier.L’institut — composante de l’Université du Québec — dédié à l’enseignement supérieur et à la recherche médicale et établi à Laval depuis le début des années 50, souhaitait mettre en valeur ses vastes terrains.La Ville, par ailleurs, voulait créer un site de qualité exceptionnelle afin de pouvoir accueillir les entreprises technologiques.Le résultat de ce partenariat fut la création d'un site 4 4 Action Canada «France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Montréal Techno Visionjnc., mobilisation unique pour une technopole dynamique un Dans l’univers du positionnement des grandes agglomérations à vocation technologique dans l’échiquier de la nouvelle économie mondiale, la grande région de Montréal a toujours été perçue, et à juste titre, comme une plaque tournante des nouvelles technologies.Montréal reconnaît que les secrets pour devenir un vrai technopole à l’échelle mondiale résident dans une vision bien articulée et un plan d’action à long terme engageant tous les leaders de son milieu.Ses succès dans le capital de risque et dans le secteur de la biotechnologie sur une période de moins de 10 ans en sont les témoignages tangibles ; en effet, en 8 ans, Montréal est devenue, avec plus de 45% des fonds, la capitale canadienne du capital de risque par l'entremise d’une complicité sans précédent des milieux gouvernementaux, financiers et privés, et en 7 ans, elle est dele dixième centre nord-américain en biotechnologie avec la création de plus de cinquante nouvelles entreprises et des investissements internationaux majeurs en R & D.Montréal vise maintenant le même leadership dans plusieurs autres secteurs émergents par le rayonnement d'entreprises telles Softimage et Discreet Logic dans l’animation 2D/3D, CAE dans le secteur de la réalité virtuelle, Microcel Ericsson dans l’industrie du sans fil et le dynamisme d’intervenants du milieu comme ceux du multimédia et de la santé.Une équipe d’analystes reconnue travaille en étroite collaboration avec Montréal Techno Vision inc.depuis maintenant 5 mois.«Montréal a développé une expertise des industries des biosciences, des technologies de l’information et de l'aérospatiale, ajoute Denis Dionne ; nous avons donc choisi de capitaliser nos efforts dans ces secteurs.Nous avons déjà identifié une série d’initiatives qui permettraient de dynamiser ces industries; nous envisageons, dans un futur rapproché, l’ouverture sur d’autres industries comme l’électronique et les nouveaux matériaux.» Les exemples de succès dans les secteurs de la haute technologie ne manquent pas à Montréal ; le cas de Daniel Langlois et Softimage, maintenant une Microsoft à Montréal, évoque non seulement le génie d’uncréateur mais il évoque également tout le dynamisme du milieu d'affaires montréalais et la disponibilité des outils Suite page 52 > Mariage de toute la créativité culturelle européenne et de l’innovation technologique américaine, Montréal se distingue depuis longtemps par son leadership dans les industries stratégiques comme les télécommunications et l’aéronautique et dans les secteurs porteurs comme la santé et les nouveaux médias.Or, consciente de ses forces et de l’impact grandissant des nouvelles technologies sur la compétitivité et la qualité de vie des sociétés industrielles, Montréal, à l’image des autres grandes régions technologiques mondiales, vise à concrétiser son propre positionnement et à planifier son développement régional par un rayonnement international structuré autour de ses pôles d'excellence.Aussi, tous les intervenants du milieu, sous le leadership des maires de la grande région métropolitaine, de concert avec le Conseil régional de développement de l’île de Montréal ont donné le coup d’envoi, le 11 septembre dernier, d’une initiative de mobilisation unique du milieu: Montréal Techno Vision.Le but de l’organisation est de faire de la région montréalaise un pôle technologique de classe mondiale en mobilisant les leaders montréalais des secteurs de la haute technologie autour d’une vision et d’un plan d’action commun.Pour Denis Dionne, président de Sofinov, une filiale de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, assumer la présidence du conseil d’administration de Montréal Technovision inc., c’est une affaire de conviction.Lui et ses collaborateurs ont bien compris qu’il est urgent désormais, dans une perspective de concurrence mondiale, de développer le plein potentiel de Montréal.« Plusieurs succès économiques à l'étranger dans les secteurs de la haute technologie ont pour origine des initiatives des gens d’ici.Je pense par exemple à Francesco Bellini de Biochem Pharma, qui a succès foudroyant sur la scène internationale.Le milieu d'affaires s’organise afin d’offrir à ces personnes les supports économique, structurel et académique nécessaires pour pouvoir mieux développer leurs idées ici même.» Forte de l’expérience des autres grandes régions, Magali Dupont Montréal Technovision venue reconnue au niveau filiale de connu un 4 5 Action Canada'France 2e trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME LE FUTUROSCOP Une entreprise au service de L’aménagement du territoire de la Vi ; ENNE Dès sa création en 1984, l’objectif de Futuroscope a été de créer les conditions les plus favorables au développement économique de la Vienne.Département essentiellement rural où les qualifications sont peu valorisantes, et faiblement industrialisé, la Vienne apparaît à l’époque, mal préparée aux bouleversements liés à l’émergence des nouvelles technologies.La volonté du Conseil Général, et de son Président René Monory est d’inverser la logique de régression et de désertification qui frappe l’ensemble de la France rurale.Ainsi depuis 1985, l’Assemblée Départementale a investi près d’un milliard 800 millions de francs, lement 10% d’emprunts et sans impôts supplémentaires.Chaque année, depuis 1989, le Conseil Général de la Vienne perçoit de la Société d’Exploitation une redevance qui alimente le Fonds Futuroscope.Ce fonds, créé par le Conseil Général, est réparti entre les 200 communes les moins favorisées du département.Conscient du vecteur important de transmission du savoir que constitue l’image, et fort d’une Université renommée, le Département mise sur son développement, fondé sur l’excellence, dans les domaines de la communication et de la formation.Avec pour objectif, d’associer en un même lieu, les loisirs, la formation, la recherche, et le travail, le Futuroscope constitue aujourd’hui, 1 élément essentiel de l’aménagement du territoire du Département; il est aussi le reflet d’une volonté politique d intégration dans l’Europe économique et culturelle de demain.comprendre pour les maîtriser ».La réponse à cette aspiration est à la base de l’idée du Futuroscope.En dévoilant les merveilles technologiques, il fait appel à ce qu ’il y a de plus intelligent en nous, en sollicitant notre goût naturel pour la connaissance par le divertissement.L’autre élément de son succès tient dans sa capacité de renouvellement.Parce qu’il est fondé sur concept évolutif, le Futuroscope sait étonner, innover et séduire, car la réussite n’est jamais acquise et doit être conquise et légitimée chaque jour.Au fil des années, « l’image est mise dans tous ses états » : grand champ, plein champ, relief ou dynamique.En vingt salles, le visiteur est initié aux techniques visuelles les plus surprenantes, parfois en exclusivité mondiale.En 1996, le Futuroscope a présente en exclusivité la superproduction en relief « les Ailes du Courage » de Jean-Jacques Annaud qui retrace 1 épopée de l’aviateur Henri Guillaumet dans la Cordillère des Andes.Cette année pour célébrer son dixième anniversaire, le Futuroscope propose un nouveau spectacle nocturne «le Lac aux Images », un film sur les autoroutes de l’information projeté sur un écran de près de 200 m2 et Cyber Avenue la rue du troisième millénaire, un espace de 800 m2 qui présente l’ensemble des technologies du multimédia.René Monory Sénateur, président du Conseil Général de la Vienne avec seu- 15 000 EMPLOIS CRÉÉS DEPUIS I 985 En 10 ans, le Chiffre d'Affaires du Parc Européen de l'Image aura été multiplié par près de 100, passant de 7,5 MF en 1987 à une prévision de 700 MF en 1997, ce qui en fait le deuxième site touristique payant de France après Disneyland Paris.Avec une fréquentation quatorze fois supérieure à celle de la première année, le Futuroscope est devenu le premier employeur privé de la Vienne avec teurs ; depuis 1985, 15000 emplois nouveaux auront ainsi été créés dans le Département, principalement dans les services, compensant en intégralité les pertes enregistrées dans les secteurs traditionnels de l’agriculture, de l’industrie, Le parc européen de l’image Deuxième site touristique de France, le Futuroscope est aujourd’hui l’un des 15 premiers Parcs de Loisirs du monde et a accueilli près de 3 millions de visiteurs en 1996.Pour satisfaire des visiteurs toujours plus nombreux, des spectacles nouveaux enrichissent chaque année ce lieu unique, où s’allient culture et divertissement.Le succès rencontré trouve son origine dans le constat que porte René Monory sur notre fin de siècle : « alors que tant de progrès agitent la science, que ses applications modifient notre vie quotidienne, nous voulons les 1 300 collabora- 4 6 Action Canada*France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME et de traiter dans les meilleures conditions une information toujours plus riche.Il constitue en outre par son rayonnement, un puissant outil de développement du commerce et de l'artisanat, avec un solde positif de 600 emplois.Depuis 10 ans, grâce au Futuroscope, la Vienne a vu la fréquentation touristique de l’ensemble de ses sites, ltipliée par 10 passant de 300000 en 1986 à 3500000 économique.Offrant aux entreprises un accès privilégié aux infrastructures de la communication (diffusion hert- mu en 1996.Sur la même période, le nombre de nuitées a été multiplié par 5, pour atteindre 1800000 nuitées en 1996, soit une augmentation de 11 % par rapport à 1995.Aujourd’hui, le Futuroscope propose près de 2 000 chambres en hôtels, 1, 2 et 3 étoiles.zienne, voie satellitaire, réseau de fibre optique), il propose un service adapté à chaque utilisateur.Avec plus de 250 heures de visioconférence ou de vidéotransmission réalisées au cours des douze derniers mois, le Téléport du Futuroscope dispose à la fois des compétences et des moyens pour assurer la conception, l’émission et la réception d'images dans des conditions optimales.Futuroscope Télévision, réseau image totalement interactif à intégration de services, relie toutes les composantes du pôle technologique.Enfin, l’équipement du Téléport en commutation à Un pôle de formation et de recherche Persuadé que former utile est devenu un atout décisif de la compétitivité et que les oubliés de la formation et de l’information sont les exclus d’une société en mutation permanente, René Monory a souhaité que l’Aire de Formation du Futuroscope constitue une passerelle entre l’école et l'entreprise.Il est, en effet, important de donner aux jeunes, en plus de la culture générale, une culture d’activité.très haut débit permet de proposer aux entreprises, aux laboratoires de recherche, organismes de formation et aux réseau de transmission multimédia très prochainement un connecté aux grands réseaux internationaux.Un serveur Internet est à la disposition des entreprises du site, des établissements de formation, des laboratoires de recherche et du développement local.Sur le site du Futuroscope, le pôle technologique regroupe sur 100 ha, des établissements de formation tels que le CNED qui emploie 250 personnes et dispense à 350 000 élèves un enseignement initial ou continu dans les domaines les plus divers, l’Hôtel de la Formation qui propose 900 m2 de bureaux aménagés aux cadres et dirigeants d’entreprises, et prochainement, l’École Supérieure des personnels d’encadrement de l’Éducation Nationale.Conscient que l’intelligence est notre principale ressources et que le savoir-faire pédagogique et la recherche seront les meilleures armes pour lutter contre le chômage et conquérir des marchés nouveaux, un pôle d excellence de dimension européenne a été créé au Futuroscope concernant les sciences pour l’ingénieur, afin d’induire et développer des activités nouvelles tout en rapprochant 1 entreprise et l’Université.Ainsi, en 1993, l’École Nationale Supérieure de Mécanique et d’Aérotechnique s’est installée sur le site.Spécialisée dans le domaine de I aéronautique et de 1 espace, elle assure une double mission de formation et de recherche.S’y ajoutent des laboratoires de l’Université de Poitiers et du CNRS.Un site privilégié POUR LES ENTREPRISES DE DEMAIN Près de 70 entreprises ont été séduites par le pôle technologique de Futuroscope et avec les activités de recherche et de formation, c’est plus de 1 500 emplois qui y ont été créés.Pôle européen de la formation à distance, le Futuroscope suscite le développement de nouveaux métiers.Le Téléport propose non seulement des services performants aux entreprises, mais s’intéresse également à toutes les préoccupations des personnels d’entreprises (logement, culture, sport, loisirs, emploi du conjoint.) Enfin, nouvel atout de faire d’activité du Futuroscope, le Palais des Congrès a accueilli en 1996, 75 000 congressistes.À l’image de la France rurale au début des années 1980, la Vienne, haut lieu de l’histoire de notre pays et terre de l’art roman, est un Département qui apparaît aujourd’hui avec le Futuroscope, résolument ouvert sur le 21e siècle; conscient de la richesse nouvelle que constituera demain son espace, il a eu la volonté permanente de maintenir ses traditions, et une qualité de vie appréciée environnement remarquable.Ainsi, a-t-il su préparer — peut-être avant d’autres — son entrée dans le troisième millénaire ?Au total, la zone de formation du Futuroscope 1997, 700 chercheurs et enseignants-cher- regroupe en cheurs, et représente dans le domaine des sciences pour l’ingénieur, 10% de la recherche française de ce secteur.dans un Le téléport, une ouverture sur le monde Le Téléport permet aux entreprises d'émettre, de recevoir 4 7 Action Canada‘France 2' trimestre 1997 TECHNOPOLE ET PME Sesame UN RÉSEAU DE VILLES AU SERVICE DE L OUVERTURE INTERNATIONALE DES PME/PMI Aller de l’avant, passer les frontières pour découvrir ses homologues étrangers, trouver de nouveaux partenaires commerciaux., facile à dire, pas toujours facile à faire ! Voilà pourquoi le District de Poitiers s'est engagé aux côtés de ses PME/PMI locales et régionales, avec un objectif majeur: familiariser et accompagner ses entreprises dans leur ouverture internationale.Pour mener à bien cette mission, Poitiers s’est associé en réseau à douze autres capitales régionales, d'Europe et d’Amérique du Nord, présentes dans onze pays et provinces différentes : Portugal, Angleterre, Belgique, Hongrie, Roumanie, Espagne, Chine, Louisiane, Nouveau-Brunswick et Québec.Dans chacune de ces villes, nos chefs d’entreprises disposent d’un correspondant bien identifié.Proche des entreprises de sa région, ce correspondant apporte son soutien relationnel ; il facilite l’articulation des offres et demandes de recherche de partenaires ainsi que leur suivi.Il libère nos PME/PMI des premières missions de prospection et répond au cas pas cas à leurs demandes : ciblage de nouveaux partenaires commerciaux, mise à disposition gracieuse de bureaux équipés, organisation sur mesure de la mission commerciale, etc.Enfin, le Forum International des Affaires, temps fort du réseau SESAME, permet chaque année d accompagner dans une des villes membres, nos chefs d entreprises à la recherche de nouveaux partenaires commerciaux.Ainsi, en juin dernier, une délégation d entrepreneurs poitevins a participé au 10e Forum International des Affaires de Longueuil organisé, cette année, par la Société de Développement Économique de la Rive Sud de Montréal, notre correspondant local.Ce forum s’est traduit par la signature de contrats et la mise en place de projets de coopération dans des domaines aussi variés que l’édition scientifique, la débimé-trie gazeuse, la formation professionnelle ou encore la génétique bovine.Dans un contexte de mondialisation aujourd'hui incontesté, l’ouverture internationale constitue, plus que jamais, une opportunité pour nos PME/PMI.Une opportunité que nos villes, capitales régionales, ont choisi de stimuler et d’accompagner à travers un réseau où 1 international se décline à visage humain* Jacques Santrot Maire de Poitiers, président du District de Poitiers LAVERY DE BILLY AVOCATS UNE VISION MODERNE 45, rue O'Connor 20* étage Ottawa (Ontario) K1P2R5 Tel.: (613) 594-4936 Fax : (613) 594-8783 1, Place Ville Marie Bureau 4000 Montréal (Québec) H3B4M4 Tel.: (514) 871-1522 Fax : (514) 871-8977 925, chemin St-Louis Bureau 500 Québec (Québec) G1S 1C1 Tél : 1-800-463-4002 Tél.: (418) 688-5000 Fax : (418) 688-3458 3080, boul.Le Carrefour Bureau 500 Laval (Québec) H7T 2R5 Tél.: (514) 978-8100 Fax: (514)978-8111 Internet : httpj/www.laverydebilly com Cabinet associé: Blake, Cassels & Graydon Toronto, Ottawa, Calgary Vancouver, Londres 48 Action Canada • France 3' trimestre 1997 Mini dossier de l’OMC, et partagent la même méfiance envers l'unilatéralisme américain comme le montre leur attitude commune contre la loi Helms-Burton, sur la question des sanctions contre Cuba.Leurs positions sont très proches sur de nombreux dossiers stratégiques, que ce soit les accords récents sur les technologies de l’information et sur les télécommunications, ou ceux en cours de discussion sur les services financiers et sur la protection des investissements étrangers.Enfin, Français et Canadiens partagent une même conception de « l’exception culturelle » face à l’hégémonie américaine.Dans le domaine des relations bilatérales, la déclaration de partenariat renforcé fixe l’objectif ambitieux d’un doublement des échanges d’ici l’an 2 000.La situation actuelle des échanges de marchandises offre pour l’instant un tableau nuancé.LES RELATIONS ÉCONOMIQUES Franco Canadiennes commerciaux Stéphane Le Moing Conseiller commercial, PEE d’Ottawa En 1996, la France était le 7e fournisseur du Canada (le 3e parmi les Européens) avec une part de marché de 1,4 % représentant 9,8 milliards de francs d’exportations.Elle était également 7e client du Canada, avec 8,6 milliards de francs d’importations.Fait significatif, il est à noter que les exportations canadiennes vers la France sont nettement plus diversifiées et à plus forte valeur ajoutée que leur moyenne tous pays confondus.En effet, si les produits de base (matières premières minérales ou agricoles, métaux, papier) occupent toujours une place essentielle, les produits élaborés représentent désormais le plus gros poste des ventes à la France.Globalement, les seuls biens d’équipement professionnels occupent ainsi aujourd’hui 37% de nos échanges.Cependant, la majeure partie des transactions, dans les deux sens, concerne l’aéronautique qui pèse désormais de façon déterminante sur le solde commercial, comme l’illustrent les chiffres pour le début de l’année 1997.L’excédent de plus de 3 milliards de francs enregistré par la France de janvier à mai tient en effet d’abord aux ventes d’Airbus comptabilisées sur cette période, et ne doit pas occulter l’équilibre général du reste des échanges.Ce dernier doit d’ailleurs de plus en plus tenir compte du poids croissant des services, notamment La signature d une déclaration de partenariat renforcée entre la France et le Canada à l’occasion de la visite en France de M.Chrétien en janvier 1997, faisant elle-même suite à la visite au Canada de M.Juppé en juin 1996, est révélatrice de l’excellence actuelle des relations franco-canadiennes.Les deux partenaires y expriment leur souhait de « renforcer la concertation et multiplier les actions conjointes tant au plan bilatéral qu'international ».Si ce document constitue bien l’expression d’un climat, il est au moins autant l’aboutissement d’une coopération déjà ancienne qu’un point de départ.Mal connue, probablement parce qu elle est peu médiatisée et reste largement une affaire de spécialistes, la coopération entre la France et le Canada dans les enceintes commerciales multilatérales en est certainement un des volets les plus actifs.Contrairement à une idée largement répandue suite aux discussions difficiles sur l’agriculture à la fin de l’Uruguay Round en 1994, les intérêts français et canadiens sont en fait souvent communs dans les grandes négociations internationales.Les deux pays soutiennent très activement le multilatéralisme et le rôle ÉCHANGES COMMERCIAUX DE KA FRANCE AVEC LE CANADA 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 (en millions de Francs) 1988 Importations Exportations Total des flux 7 740 8 836 8 499 9 570 8 158 6 741 8 910 10 449 8 564 12 081 10 908 10 953 12 561 II 313 8 524 9 078 9 367 9 804 19821 19 744 19 452 22 132 19 471 15 053 17 988 19 786 18 368 + 4 340 + 2 072 + 2 454 +2 991 + 3 155 +1901 + 168 - I 082 1241 129% 131% 139% 129% 101% 89% 114% (Source: Douanes Françaises) Solde Taux de couverture 156% 123% 4 9 Action Canada • France 3e trimestre 1997 Mini dossier grâce au tourisme (plus de 500 000 visiteurs par an dans chaque sens).relations bilatérales entre les deux économies développées que sont le Canada et la France.Plusieurs secteurs paraissent à cet égard particulièrement porteurs compte tenu des points forts des deux pays : aéronautique bien sûr, technologies de l’information et des télécommunications, environnement, biotechnologies, agro-alimentaire, sous-traitance automobile.Enfin, le tableau des relations économiques franco-canadiennes ne serait pas complet sans une mention de la baisse, en nombre et en importance, des traditionnels « irritants ».La plupart des sujets sont maintenant traités, il est vrai, au niveau européen.Mais là aussi, le plan d’action euro-canadien signé en décembre 1996 rappelle le contexte favorable qui prévaut désormais ?EXPORTATIONS FRANÇAISES 100% Biens de consommation^.Biens d’équipement professionnel Produits intermédiaires 80% Exportations françaises/ IMPORTATIONS FRANÇAISES La véritable mesure des relations économiques bilatérales doit néanmoins aujourd’hui se juger à l’aune des investissements croisés et des partenariats industriels.La France est le 4e investisseur étranger au Canada, avec stock d'investissements étrangers enregistré en 1996, soit plus de 5 milliards de dollars, et on estime à environ 300 le nombre de sociétés canadiennes filiales de sociétés françaises.Parallèlement, les investissements canadiens en France sont en croissance rapide.Le rachat de sociétés, l’investissement direct, les alliances industrielles sont les clés du développement des 60% 40% 20% Produits agrosplimenairej|| 0% 1992 1993 1994 1995 1996 IMPORTATIONS FRANÇAISES 100% I L I Biens de consommât! 80% Biergd'équipeng it profes 3,15% du 60% 40% Produits intermédiaires 20% Produits agr^la imentaires 0% 1992 1993 1994 1995 1996 UNE COMBINAISON GAGNANTE POUR LES ENTREPRISES QUÉBÉCOISES! fil Ai\ .Ande leGroi w Le Groupe Mallette Maheu et Arthur Andersen se sont associés pour offrir à leurs clients une combinaison gagnante : la connaissance approfondie des entreprises québécoises et l'expertise d'un chef de file mondial.Si vous désirez mener à bien vos projets, affronter les défis à relever d’ici l’an 2000 et tirer profit des marchés locaux et internationaux, 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économique ?Suite de la page 43 > international de la grande région de Montréal et à la promotion du développement technologique au sein de la région.Une technopole entrée de plein pied DANS LA NOUVELLE ÉCONOMIE Les efforts de la technopole portent non seulement sur la prospection de nouvelles entreprises mais également sur l’appui à l’expansion internationale des PME/PMI laval-loises.Il est clair que pour ces entreprises issues de 1 entrepreneurship local, l'expansion et l’avantage concurrentiel passent par le développement des marchés extérieurs.Bien que la comptabilisation du commerce interna- • une qualité de vie non seulement enviable mais reconnue mondialement.En somme, les Technopoles sont l’expression même de I entrepreneurship technologique à son meilleur ! ?Suite de la page 22 > l'avenir et les ressources à mettre en place ; • I existence d’une infrastructure de services de première qualité, y compris d excellentes écoles primaires, secondaires, collégiales et universitaires ; NER SOGIi Gestion et Nos activités ET SERVICES : SERVICES • Gestion des énergies • Opération, entretien préventif et majeur des installations HVAC •Télégestion et gestion centralisée • Offres globales avec financement.¦o ÉNERGÉTIQUES ^yOYIl'NI NON''.-O.NSI ILI.ER.wss À l'écoute et au service des clients avec des garanties de résultats Demers Beaulne & ASSOCIÉS Stéphane Lachance & ASSOCIÉS INC DEMERS Beaulne inc.Syndic de faillite Société en nom collectif de comptables agréés Conseillers en gestion 1100, boulevard René-Lévesque Ouest Bureau 2010, Montréal (Québec) H3B 4N4 Téléphone 514/878-9631 Télécopieur 514/874-0319 555, boul.René-Lévesque Ouest suite 1560, Montréal (Québec) H2Z 1B1 Tel.: (514) 396-5555 Fax: (514) 396-6555 sogener@sogener.com Membre de l’association Buchanan, Hyatt avec bureaux affiliés À travers le monde Une force renouvelée I 'f \ - /m I 1 1 boréal assurances ; - I ! sans a SB SB a a™ BIS & sa B BBS Au sein de cette nouvelle force financière et de ce nouveau réseau de synergies, AXA Boréal Assurances continue de mettre en valeur sa vocation d'assureur généraliste ainsi que le professionnalisme et la créativité qui ont fait la renommée de ses équipes depuis déjà près d'un siècle.AXA Boréal Assurances, une force qui se renouvelle pour toujours mieux servir ses courtiers et leurs assurés.'a \ Va ?BORÉAL ASSURANCES i 5 2 Action Canada «France 3e trimestre 1997 INFOS Opportunités d’affaires Le Service aux Entreprises de la Chambre de Commerce Française au Canada vous propose les opportunités suivantes : I/ Manufacture de machinerie 3/ Originaire de la région Hauts de Seine, cette société d’étude et de réalisation d’équipements pour les fluides pour le secteur Aéronautique, Armement, Missile, Industriel et Médical.pour le traitement et la valorisation du lait: Entreprise de la région des Hauts de Seine, qui a développé une expertise dans la fabrication de machines de transformation du lait (pasteurisateurs, écrémeuses, barattes, conditionnement, ligne yaourt et fromages) cherche à créer un contact avec des entreprises utilisatrices de ces machines, agents commerciaux en vue d étendre son activité internationale.Elle s’appuie sur un outil de production performant et de haute technologie : un bureau d ’étude, une structure de production, et une structure d’essais et de contrôle.Elle recherche à contacter des clients directs et partenaires commerciaux/ intermédiaires au Canada.(ref: FD01475) (ref : SM04973) 21 Entreprise basée en Charente, spécialisée dans la fabrication de lames et d’outillage pour l’industrie cherche à contacter des utilisateurs potentiels (manufacturiers de portes et fenêtres, fabricants de meubles, sous-traitants et revendeurs en outillage de bois).(ref: FD01476) 4/Fabricant français de moteur dereconnaissance des traits caractéristiques du visage pour l’art du maquillage et la coloration capillaire souhaite rencontrer des fabricants/distributeurs de cosmétiques, coiffures, et lunetteries canadiens.(ref: SM0497-4) Pour toute information complémentaire sur ces opportunités, contacter le service aux entreprises de la CCFC, au (514) 281-1246.d’entre eux collaborent déjà activement à la réalisation des objectifs.» Suite de la page 44 > nécessaires à la mise sur pied d’une nouvelle économie.Fort de son soutien provenant des divers palliers de gouvernement, Montréal Techno Vision inc.a convenu de travailler en partenariat avec d’autres acteurs du paysage montréalais dont Montréal International.« Le succès de Montréal Techno Vision inc., précise Denis Dionne, repose d’abord et avant tout sur 1 implication active des leaders des grandes entreprises technologiques; plusieurs Les premiers résultats de leur réflexion seront présentés lors de l’événement Montréal TechnoVision 1997, qui aura lieu les 8 et 9 décembre prochain.Plus de 500 intervenants du milieu économique montréalais se réuniront pour faire le point sur les démarches entreprises et contribuer à mettre sur pied les initiatives à venir.Un rendezvous à ne pas manquer ! ?économies nationales.La notion même du développement, associant des préoccupations d'aménagement du territoire, une tradition démocratique, une prise en compte des partenariats locaux, et d’un interventionnisme mesuré de l’Etat, milite à l’évidence pour que nous échangions nos expériences et nos savoir-faire d’outre atlantique ?Suite de la page 11 >• accès à l’ALENA pour les uns, à l’Union Européenne pour les autres.Ces liens relèvent d’une nécessité économique et financière : l’échange, le véritable échange qui apporte à chacun une part équilibrée, génère la connaissance et la richesse.Il favorise la recherche, stimule de développement par une concurrence loyale, renforce les nombre d’entreprises régionales.Des outils performants ont été créés : BBS, Réseau des WTC, Internet, site WEB « Montpellier » qui permettent l’accès à 1 information et les échanges entre les entreprises ?Suite de la page 30 > circuler mieux et plus vite l’information qui crée de la valeur ajoutée (sur les marchés internationaux, sur les technologies, sur les partenaires), et ce au profit du plus grand 5 3 Action Canada • France 3e trimestre 1997 INFOS La vie de la Chambre Golf Pour la 3e année consécutive le tournoi de golf de la CCFC s'est déroulé au Club de la Vallée de Richelieu, à l’initiative de Pierre Dumont, trésorier de la CCFC.Cette journée magnifique a de nouveau été très appréciée des 135 participants.Grâce à la générosité de nos nombreux commanditaires, des cadeaux ont film international, a développé le thème de 1 exportation du cinéma français en Amérique du Nord.L’importance du cinéma québécois tant au niveau de la création que de la diffusion et ses liens très étroits avec le cinéma français sont autant de sujets traités par M.D.Toscan du Plantier, sans oublier l’épineux problème du doublage des films au Québec.Avec l’élocution qu’on lui connaît celui-ci a séduit un auditoire déjà tout acquis à ses causes.«* « i pu être remis aux gagnants des différentes catégories, ainsi qu’à d’autres personnes élues par la chance, à l’issue de l’excellent M Déjeuner- Causerie animé par M.Charles Sirois Président du conseil et chef de la direction Té- \IM souper qui a été servi pour clôtu- 4 rer cet événement mémorable.i ¦ HH Déjeuner-Causerie animé par M.Loïc Hennekinne, Ambassadeur de France au Canada, le mardi 17 juin 1997 Cette première rencontre officielle avec la communauté d’affaires que représente la Chambre de Commerce Fr çaise au Canada, a permis à Monsieur Loïc Hennekinne d’en prendre le pouls.D’un autre côté, le tableau qu’il a dressé de l’état des relations économiques et commerciales entre la France et le Canada a permis de mettre à jour les des membres sur ces relations.lésystème le lundi 22 septembre 1997 Le 22 septembre 1997, Charles Sirois, Président du Conseil et chef de la direction de Télésystème Ltée s’est adressé aux membres de notre Chambre devant une audience de 300 personnes.Charles Sirois a enthousiasmé son auditoire tout au long de son allocution en concluant, fidèle à qualités de « visionnaire » : « On ne peut plus penser, comme autrefois, que le progrès est linéaire et continu.Les cycles économiques se suivent peut-être mais ne se ressemblent plus.Les systèmes auxquels on aimait tant se référer pour expliquer les étapes du parcours économique et du progrès ne tiennent plus la route.#0 Pierre Dumont, trésorier de la CCFC, organisateur du tournoi et meilleur pointage brut membre, remet avec Michel Lemoine, Vice-Président de la CCFC, la coupe à Madame Joanne Vachon, meilleur pointage brut des participantes féminines.an- ses connaissances Déjeuner-Causerie animé par M.Daniel Toscan du Plantier le jeudi 21 août 1997 Devant une assemblée de plus de 150 personnes composée essentiellement des professionnels du monde du cinéma et en présence de Madame Louise Beaudoin, Ministre de la culture et des communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, Monsieur Daniel Toscan du Plantier, Président d'Unifrance Ce sont les systèmes d'information et de cation qui prennent le relais.Des systèmes qui échappent à tout contrôle et qui se moquent de la prévision; des commum- systèmes qui dépendent néanmoins de la créativité et de l'innovation des individus.Ce demain-là nous appartient et c’est hautement stimulant de penser que chacun de nous pourra l’influencer.» I 5 4 Action Canada • France 3e trimestre 1997 INFOS Nouvelles prit la parole, mais ce triomphe aboutit quelques minutes plus tard à l'annonce d’une trentaine d’accords économiques entre entreprises françaises et québécoises dans des secteurs d’entente très variés, totalisant environ 170 millions de dollars.Présence active de la CCFC à la récente mission économique québécoise en France La plus importante mission économique québécoise en France, dirigée par le premier ministre Lucien Bouchard, accompagné des ministres Bernard Landry, Louise Beaudoin et Sylvain simard, s’est déroulée, fin septembre, début octobre, tant à Paris qu’à Lille et sur la Côte d’Azur, avec la participation d’une vingtaine de dirigeants d'entreprise québécois.Notons, au premier plan, la présence active des présidents d 'hier : Me Pierre L.Lapointe, et d’aujourd’hui : M.André Froissant (président et chef de direction du Crédit Lyonnais Canada) de la Chambre de Commerce française au Canada, dont on connaît les liens précieux de coopération économique avec les dirigeants du Conseil du patronat français et de la Chambre de commerce et d industrie de Paris.Non seulement cette dernière battit un record d assistance de 500 personnalités du monde des affaires français lors de son déjeuner-rencontre du 30 septembre, auquel le premier ministre Bouchard Après Paris, la délégation québécoise élargit son champ d’action en France en effectuant, notamment, un maillage d’entreprises du domaine de l'environnement, tant à Lille qu’à Caen.Alors que, participant à Cannes au MI P COM, une sorte de foire commerciale du film, de la vidéo, de la télévision et du cable, des délégués du Québec conclurent d importants partenariats avec la télévision française.Bref un succès sans précédent d’une coopération économique, qu’une prochaine visite au Québec de M.Dominique Strauss-Kahn, ministre français de l’Économie, des Finances et de I Industrie devrait encore renforcer.Geneviève de la Tour Fondue-Smith Nouveaux membres INDIVIDUELS CGC DÉVELOPPEMENT Claude Biton, Président Directeur général M.Patrice Duponsel Me Mireille Goulet M‘‘ Claude Laferrière, Avocat LONDON LIFE Roland Geiling, Conseiller en sécurité financière PARFUMS CHRISTIAN DIOR CANADA Alain R.Leclerc, Vice-Président SOGENER Patrice Coquerel, Président et Chef de la direction Michel Clair, Vice-Président exécutif.Projets et affaires internationales INTERNATIONAL RISK MANAGEMENT & ASSOCIATES (IRM INC.) Patrick Escleine, Président Louise Berthiaume, Associée senior Claude Laire, Associée senior MLH+A INC.Alain Mayrand, Vice-Président, services conseils aux entreprises M.Didier Rabette MONAC’OH ! DATA INC.Michel le Coester, Président PRICE WATERHOUSE Denis Asselin, Directeur MPACT IMMÉDIA INC.W.Brian Edwards, Président et Chef de la direction CORPORATIFS BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA Gilles Laforest, Vice-Président SCETAUROUTE Bertrand Marcais, Président DEMERS BEAULNE Raymond Martel, Associé HYDRO-QUÉBEC Michel Clair, Vice-Président exécutif, Projets et affaires internationales Mclle Donin de Rosière Caroline THERATECHNOLOGIES INC.André de Villers, Président Directeur général TECSULT INTERNATIONAL LIMITÉE Hubert Sommelet, Vice-Président régional ¦ R FRANCE JfflW Si .$ - 'H # J EL Ü '4.a TOUT COMMENCE PAR AIR FRANCE Un art de vivre réputé.Un sens du raffinement inégalé.Choisir Air France, c’est déjà s’offrir la France.Pour le service, pour l’atmosphère, pour le plaisir, voyagez en bonne compagnie.sur les ailes d’Air France.Communiquez avec votre agent de voyages ou avec Air France au 1 800 66 Paris.VOUS AUREZ TOUJOURS UNE RAISON DE PRÉFÉRER AIR FRANCE 5 6 Action Canada 'France 3e trimestre 1997 ÉCONOMIQUES Indicateurs y Economie en bref Source : Lettre du Canada, octobre 1997 INFLATION ET CHÔMAGE (en %) DERNIER MOIS CONNU Septembre 1997 ¦ Inflation Q Chômage 9,0% Chômage: (Août: 9,0%) Septembre 1997 2,5 (Septembre 1996: 9,9 %) TlO m 2 IllIliiiMa- N J97 M M J S 1,5 I 9 0,5 1,6% Inflation : (Août: 1,8%) 0 (Septembre 1996: 1,5%) S COMMERCE BILATÉRAL FRANCE-CANADA (Millions de F F.) 2500 y M.F.2000 -1500 -1000 -500 DERNIER MOIS CONNU Août 1997 768 M F.F.569 M FF + 199 M FF Exportations France : Importations France: Solde France : Exportations Importations 0 -I—l—l—l—l—t—i—l—I—l—1—4—1 A 0 D F A A COMMERCE EXTÉRIEUR DU CANADA (Mds de $ CAN) DERNIER MOIS CONNU Août 1997 : 26 T 25,2 Mds $ CAN 23,8 Mds $ CAN + 1,4 Mds $ CAN Exportations : Importations: Solde: (Source: Statistique Canada) 24 Exportations 22 -• I 20 - Importations 18 + + A F A A O D PARITÉS $ CAN ET $ U S.— F.F.TAUX DE CHANGE AU 24/10/97 I I $ U.S.= 1,4087 $ CAN I $CAN = 0,7190$ U.S.¦ SUS -O FF ÎCan en FF SCan en SUS 0,75 T t5 I $ CAN = 4,26 F.F.I FF.= 0,2347 $ CAN -4 0,74 -3 0,73 ¦ - 2 0,72 0,71 0 0,70 0 A 0 B F A P.I.B.AU COÛT DES FACTEURS (prix de 1986) 575,4 Mds $ CAN + 4,37% + 0,9% VARIATION ANNUELLE DU P.I.B.(en %) Juillet 1997: Glissement annuel: Variation mensuelle: % 5 T ï 0 H J H JW H J S Nous l'énergie marcher avons pour affaires.faire vos I Grandir.Prospérer.Développer.Ensemble.En proposant les tarifs les plus concurrentiels en développant de nouveaux produits et services, nous nous assurons de mettre notre expertise au service de nos clients et de nos actionnaires.Car notre énergie, comme le progrès, ne vaut que si elle est partagée.À travers alliances et partenariats, cette énergie nouvelle qu'est la : nôtre est avant tout la vôtre.C'est là notre raison d'être.I www.hydroquebec.com Hydro Québec Une énergie nouvelle Nos équipes, présentes dans 80 pays! vous accompagnent dans votre développement.> Equipe de jour.t- I A i B 5* s .' # > 1 B Equipe de nuit.SÜ2.CREDIT LYONNAIS CANADA QUÉBEC 2000 Mansfield Montréal, Québec H3A 3A6 Tél.: (514) 288-4848 Télex : 05-25245 Swift : CRLYCAMM Fax : (514) 288-5679 ONTARIO One Financial Place, Suite 2505 One Adelaide Street East, Toronto, Ontario M5C 2V9 Tél.: (416)955-9140 Télex : 06-23968 Fax : (416) 202-6525 ALBERTA 300 Fifth Avenue, S.W.Suite 2050 The Stock Exchange Tower Calgary, Alberta T2P 3C4 Tél.: (403) 263-1080 Tél.: (604) 685-3300 (à Vancouver) Fax : (403) 263-4095
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