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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
mercredi 13 août 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1884-08, Collections de BAnQ.

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[" ORGANE INTERNATIONAL DES INTÉRÊTS CANADIENS ET FRANÇAIS FRANCE Prix du Numéro 25 Centimes Abonnements : Un an, 12 fr.50 \u2018BUREAUX, if), rue de Grammont, \u2018Paris Émile GIROUARD , 4D5ilMSTnATF.ru FOURSIN-ESCANDE , SECKÉTAlliK DE LA KKDACTION P r e m1è r k Année\t\t\tNuméro i o\tCANADA\t \t\tPrix du Numéro:\t|\tAbonnements : Mercredi 13 Août 1884\t\t5 Contins\t1\tUn an, S 2 50 \t\t\u2018B UREA UX\t Directeur :\tHECTOR FABRE\tS.MARCOTTE, agent général, QUÉBF.C Louis PERRAULT, agent, MONTRÉAL\t SOMMAIRE l.e Canada huguenot.\u2014 La Semaine à Paris._ Notes diverses.\u2014Les Quarante dernières Années : le Canada depuis l'Union de 1S41.\u2014 «7Xçvue.\u2014 Échos du Congrès.\u2014 Laits divers.\u2014 \u2018Dessus du panier.\u2014 Énigme.\u2014 \u2018Bulletin commercial.LE CANADA HUGUENOT I\tn écrivain protestant,M.Eugène Réveillaud, a \"é récemment une Histoire du Canada 11 des Canadiens français, et comme l\u2019a fait observer, dans le Temps, un critique d\u2019une rare compétence dans toute > les questions canadiennes, M.Henri de Lamothe, il n\u2019était peut-être pas sans utilité, après tant d\u2019ouvrages sur le Canada conçus dans un esprit rigoureusement catholique, d'avoir un livre écrit sous une inspiration différente.Nous acceptons d\u2019autant plus volontiers cette idée que M.Réveillaud a été si bien détendu par son patriotisme contre l\u2019empire des préjugés qui percent dans quelques-uns de ses jugements, qu\u2019en somme, le caractère général de son livre n\u2019a point été sensiblement affecté par ces préjugés.Ce livre reste très français, très canadien.L\u2019inspiration en est si profondément patriotique qu\u2019on pourrait détacher du récit les passages inspirés par le dogmatisme protestant, sans avoir à modifier ce récit lui-même.Ils sont comme ajoutés après coup.Le lecteur, qu\u2019on n\u2019aurait pas averti de leur suppression, ne s\u2019en douterait pas.On aurait ainsi une nouvelle histoire du Canada, acceptable pour tous, très vivante, très chaude d\u2019accent, intéressante dans toutes ses parties, parfois éloquente.II\ty a un point, cependant, qui tient au cœur de l\u2019historien protestant, et sur lequel il revient plusieurs fois.11 prend à partie Louis XIV, | parce qu il n a pas permis aux Huguenots, proscrits de France par la révocation de l\u2019édit de Nantes, de se réfugier au Canada.Il le déplore amèrement et trace un tableau séduisant de l\u2019accroissement de force que cette émigration vigo i-rciise aurait apporté à la colonie.M.Réveillaud n\u2019aime pas beaucoup Louis XIV, il ne le cache pas; mais si peu qu\u2019il l\u2019aime, il doit admettre que le roi tout d\u2019une pièce que nous présente l\u2019histoire, vaut mieux que le personnage à double rôle qu\u2019il rêve : proscrip-teur de ses sujets protestants en France, leur protecteur éclairé en Amérique.Notre auteur ne discute pas la question même que soulève la révocation de l\u2019édit de Nantes; nous n avons donc pas à la discuter non plus, mais a examiner si cette mesure, une fois décrétée, le grand roi pouvait ne pas l\u2019étendre au Canada.Poser la question, c\u2019est la résoudre.Louis XIV,proscrivant les Huguenots de France, comme une cause de danger pour l\u2019Etat et de désunion entre les citoyens, ne pouvait en même temps leur ouvrir le Canada, c\u2019est-à-dire rallumer dans la Nouvelle-France le foyer de discorde qu\u2019il cherchait à éteindre dans l\u2019ancienne.Les Huguenots seraient arrivés sur nos rivages sous le coup de l'irritation causée par la mesure de proscription édictée contre eux, animés du désir de se venger des Catholiques.Louis XIV aurait bien vite appris ce qu'il en coûte à un souverain de se contredire à ce point.Les reproches de sa conscience et le blâme des Catholiques eussent trouvé, dans les guerres religieuses éclatant au Canada comme au temps de la Ligue en France, une cruelle confirmation.C\u2019était la perte de la colonie, et non son salut, comme le prétend M.Réveillaud.Les discordes religieuses auraient eu, dans la Nouvelle-France, des conséquences bien autrement graves que de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Elle était encore trop faible pour survivre à ces déchirements qui affaiblissent et perdent souvent les Etats les plus puissants.Les Anglais n\u2019auraient pas tardé à avoir raison du Canada divisé.Est-ce même aller trop loin que de penser que, dans l'entraînement de la lutte engagée entre Catholiques et Protestants, les Protestants se fussent, à un moment donné, appuyés sur les Puritains de la Nouvelle-Angleterre?L\u2019ennemi, aussitôt, entrait dans la place et n\u2019en sortait plus.En supposant même l\u2019impossible, c\u2019est-à-dire que les guerres religieuses traversant l'Atlantique à la suite des Huguenots n\u2019eussent pas eu pour conséquence de hâter la chute de la domination française, croit-on que la population scindée en deux camps rivaux aurait eu, après la conquête, la force de lutter, comme elle l\u2019a fait , contre l\u2019absorption britannique ?Les conquérants auraient recherché le concours de la population française protestante, et avec ce concours, ils auraient fini par avoir raison de l\u2019élément français catholique.Chemin faisant, ils n\u2019auraient pas eu grand\u2019peine, grâce à tant de sentiments et d\u2019intérêts communs, à s\u2019assimiler les Français protestants.La nationalité française doit à son caractère d'unité religieuse d'être debout et intacte sur notre sol.Le Canada huguenot, c'était, à la suite de la conquête, le Canada anglais, ou à l\u2019époque de la révolution américaine le Canada américain, au lieu du Canada français d\u2019aujourd'hui.LA SEMAINE A PARIS \u2018Paris, 12 oAoût 18S4.Le Congrès aura eu du moins cet avantage de faire ressortir aux yeux de tous l'utilité d\u2019avoir deux Chambres.Le Sénat était déjà secrètement cher à bien des députés, qui donnant des votes dont la sagesse ne leur apparaissait pas à eux-mêmes bien évidente, comptaient sur la haute Chambre pour les amender au besoin.Mais après ce qui vient de se passer, après ces séances tumultueuses au milieu desquelles, à chaque instant, la majorité elle-même redoutait de se laisser entraîner hors de son programme, et par le moindre écart de renverser le léger édifice si péniblement élevé, personne ne doute plus qu\u2019une assemblée unique soit chose impossible en France.S\u2019il en faut deux même aux premiers parlementaires du monde, aux Anglais, froids et sages, ce serait grande imprudence aux Français réunis en démocratie, aux Français que nous venons de voir si pétulants, de simplifier le système au point de n\u2019en avoir plus qu\u2019une.Il ne faudrait point exagérer pourtant la portée des scènes par trop vives dont nous avons été témoins.Il y a là, comme toujours, une question de tempérament; mais, à bien considérer, le dénouement dans toutes les assemblées est à peu près le même.Seulement, chacun s'y achemine à sa façon.Les Anglais s\u2019y acheminent avec lenteur et solennité, à travers une discussion parfois lourdement confuse; les Français s\u2019élancent de tous les côtés à la fois, avec grand tumulte, visant le but que chaque groupe, en particulier, a en vue : on le dépasse d'abord, mais on finit par le retrouver et par s\u2019v tenir.La violence même qui, au début, a marqué les débats auxquels nous venons d\u2019assister a servi à ramener la majorité aux résolutions qu\u2019elle avait prises séparément au Sénat et à la Chambre.La véhémence des attaques, l\u2019injustice des protestations de gens qui, après avoir lassé la patience de leur auditoire et épuisé leur propre éloquence, s\u2019écriaient qu\u2019on étouffait la discussion, qu\u2019on empêchait de parler des orateurs qui n\u2019en pouvaient plus de parler, ont tourné contre l\u2019opposition elle-même.L\u2019extrême gauche a ramené au projet gouvernemental plus d\u2019un député ministériel qui songeait peut-être à s\u2019en détacher Mtr quelque point particulier.L\u2019extrême droite, de son côté a par ses manifestations, fait sentir aux membres modérés de la droite le danger qu'il y aurait de s\u2019engager dans une voie dont on ne voyait pas bien l\u2019issue, et de tout remettre en question, au profit de l\u2019extrême gauche et aux IIkctok Fabre.22 P A RI S-G \\ N A D A dépens vlu Sénat.On a pu meme soupçonner des hommes comme M.Jules Simon.voirc même comme le duc de Broglie, de prêter unesorte de concours tacite à la majorité.De t'aii.ce n'eiait ni le ministère, ni la République qu étaient vises en rom ceci, mais le Sénat.C'est lui que le radicalisme voudrai, écarté;-de sa voie, soit en le remodelant a >a cuise, s il en le fais.r.disparaître tout à tait.Ht le plus curieux de l'affaire est bien que le Smt t a triomphe et qu\u2019il sort raffermi du Congrès.On en dira peut-être encore du mal.maison en pen sera plus que iamais du bien au sein du paru republic, n veritable.I n ru e résultat imprévu de ces débats acrimonieux aura etc de rendre pour 1 mi-temps impossible toute tent tive de révision.On est généralement d\u2019avis que la France ne doit pas s'expose r inutilement a présenter pareil spectacle au monde, que c'est assez d'une l'ois et même un peu trop.Par un revirement curieux, voilà la Constitution consolidée par ceux qui la voulaient renverser et la revision enterrée par les gens mêmes qui la rêvaient illimitée, continue, incessante.Ce sera, dans l'histoire, le trait caractéristique de cette Constitution républicaine qu'elle a et.établie par des monarchistes etc m-solidee par des révolutionnaires.Les débats du C agrès ont brillé davantage par la vivacité des interruptions que par l'éclat d.l'éloquence.Cependant.Versailles a inspiré un fort beau discours monarchique à M.Chesnelong.écouté avec une respectueuse attention par un auditoire qui n\u2019avait pas jusque-là écouté patiemment.On a entendu hier une déclaration faite par M.Bocher et dont les termes avaient été par avance arrêtés avec le comte de Paris.Cette déclarat\u2019on a été provoquée par l'amendement à la Constitution qui déclare que la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l'objet d'une proposition de revision.Pille est conçue en termes très eleves et a été ecoutee avec respect.Le jour où la France, a dit M.Bocher.lassée.et toujours maîtresse de ses destinées, voudra changer sa Constitution, si c'est la.comme on l\u2019a dit.une révolution, ce n'e-t pas la violence qui l'aura faite, mais bien la légalité.Nous sommes peu touches de cette mesure dirigée contre nous, et nous contions tranquillement au pays nos vœux, notre droit et notre espoir.M.Jules Ferry a répondu avec une grande modération et une égale dignité a l\u2019orateur royaliste.Après avoir dit qu\u2019il ne se faisait pas l'illusion de croire qu'un texte inséré dans une Constitution peut assurer l'éternité de cette Constitution, il a ajoute : * Non! nous ne venons pas vous demander de décréter l'éternité de la République: nous vous demandons d\u2019afrirmer qu'elle vit.qu'elle existe et qu elle a le droit de sedéfendre.\u2014 C'est pour sa dignité, encore plus que pour sa sécurité que nous vous demandons de dire que le gouvernement républicain ne saurait être changé.- Sans tenir compte de l'avis d\u2019un certain nombre de ses amis qui auraient voulu laisser rassemblée sous l\u2019impression des paroles autorisées de M.Bocher.Monseigneur Freppel est venu exposer ses sentiments royalistes, non comme évêque, mais comme simple député, et en exprimant l'espoir que ses paroles ne provoqueraient pas une diminution de traitement pour aucun des curés de son diocèse.Comme un député républicain.sachant que le prélatavait été soupçonné un instantdesympathic pour les blancs d'Espagne, lui demandait, dans l'espoir de l'embarrasser, à laquelle des monarchies il donnait sa foi, l'évêque a aussitôt répondu : t II n v en a qu'une, elle est représentée par Monsieur le Comte de Paris, successeur et heritier de Monsieur le Comte de Chambord.» On voit qu'il a régné au Congrès une liberté tort grande et dont on a rarement vu d\u2019exemple.R n v a guère qu'au Gouvernement qu'on Fait disputée.Sur la seconde partie .le cet article déclarant que le> membxs des familles avant régné en i ranee seraient inéligibles à la présidence de la République, et qui n'atteignait guère que le prince Napoléon, le seul prétendant qui aspire a remplacer M.C rem a I Flvsee, on pouvait s ait e.tare à une uecl.traeorf bonapartiste formant pendant a la declaration rovaliste.Mais de la personne du pivace Napoléon, non plus que de s >n dernier manifeste, il n'a e.é question.Les députes bonapartistes, divisés en Napoléoniens et en \\ ici r eus.ont été retenus, sans doute, par la crainte de ne pouvoir repondte aussi facilement que Monseigneur Freppel à une question du genre de celle que le prélat a si vivement tra nchee.\"\" Il se continue que l\u2019Angleterre se consolera de l'echec de la Conference de Londres, et que le calme philosophique avec lequel M.Gladstone a accueilli ce contretemps était plus sage que l'irritation vie la presse de Londres.Le> créanciers de l'Egvpte v gagnent quelque chose, mais l'Angleterre n'v perdra rien.Elle va tin i r.M.Gladstone s'en lavant les mains, par garder l'Egypte.Lord Northbrok s en va préparer les voies au nouvel ordre de choses.Reste a savoir si même une plus grande abnégation de la part vL> créanciers de l\u2019Egvpte aurait empêché ce qui va arriver.La première demande de divorce a été formulée par un romancier, M.Mario ( chard, l\u2019auteur de la Fiammina.C'est bien un romancier et un dramaturge qui devait, en effet, inaugurer un régime amené par les romans et le théâtre.M.Mario Uchard avait épousé Mlle .Madeleine Brohan, de la Comédie-Française, au lendemain d'un bal costumé chez le ténor Roger.Un an après, ils se séparaient à l\u2019amiable, et depuis lor>, rapporte le Gaulois, en galant homme, M.I chard n'a pas manqué, tous les mercredis, d\u2019aller présenter ses devoirs à sa femme.Une lois divorcé sera-t-il aussi assidu aux mercredis de Mme Brohan ?Ou est-ce pour rompre cette dernière chaine qu\u2019il demande le divorce 'J Hector Fabre.NOTES DIVERSES Les journaux de Paris, le Figaro, le Gaulois, le MU Journal, la France, le Temps, la Liberté, !ene/.Ee lendemain s\u2019ouvrira, au même endroit, la eoti\\ '>u art .a exécuté le portrait du capitaine du V N.Parisian, commandant Wylie.( >n peut dire que c'est là véritablement du plein air et un endroit bien choisi pour peindre ee loup de mer distinguo.E.G Les amis que M.Alex.Louthood avait su se fuir»', durant s.m séjour a Paris l'aimée dernière, apprendront avec un vif regret sa ne rt prématurée et soudaine.Les journaux canadiens ont été unanimes à rendre hommage aux qualités -i solides et si pré-cietises
de

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