Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 septembre 1884, mercredi 3 septembre 1884
[" \\ Wtf w mà INTERNATIONAL DES INTÉRÊTS CANADIENS ET FRANÇAIS FRANCE Pmx nu Numéro :\ti Abonnements: 25 Centimes 1 Un an, 12 fr.50 \u2018BUREA UX, if), rue de Grammont, \u2018Paris Émile GIROUARD, wmiNlSTRiTF.im FOURSIN-ESCANDE, secoétaiiie ni: u rédaction Première Année\t\"\"\tNuméro i3 Mercredi 3 Septembre 1884 Directeur : HECTOR FABRE CANADA Pmx nu Numéro:\tI Abonnements: 5 Centins\tI Un an, S 2.50 \u2018BU RE A UX S.MARCOTTE, agent générai., QUEBEC Louis PERRAULT, agent, MONTRÉAL SOMMAIRE Conférence sur le Pacifique canadien.\u2014 La Semaine à Paris.\u2014 CXfotcs diverses.\u2014 \u2018Revue.\u2014 Le vice-amiral Courbet.\u2014 Français et Anglais.\u2014 Faits divers.\u2014 Contes d'Ftc : la Clef de l\u2019Etable.\u2014 Le \u2018Dessus du panier.\u2014 Enigme.\u2014 \u2018Bulletin commercial.LE PACIFIQUE CANADIEN CONFÉRENCE PAR M.HECTOR FABRE, DEVANT LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE COMMERCIALE DE PARIS, A LA SÉANCE DU 20 MAI 18S4.III Dix uns! Le temps était peut-être un peu court pour réunir les ressources nécessaires à un si grand ouvrage; mais la Colombie ne voulait pas accepter un plus long retard dans l'accomplissement de ses vieux et des nôtres.Le Parlement fédéral, d\u2019accord avec elle, vota d\u2019enthousiasme l\u2019annexion aux conditions posées par notre nouvelle conquête.Les choses cependant ne devaient pas marcher aussi vite qu\u2019elle le désirait.Un incident politique, grave et imprévu, venait presque aussitôt rendre impossible l\u2019exécution à la lettre de l\u2019engagement pris de construire le transcontinental en dix ans, terme qui, du reste, raisonnablement interprété, voulait dire tout simplement : Avec la grâce de Dieu, le plus vite possible.Le gouvernement canadien, désireux de montrer à la Colombie qu\u2019il était aussi pressé qu\u2019elle d\u2019en finir avec les obstacles qui s\u2019opposaient à une union complète, arrêtait aussitôt le programme des travaux et en confiait l\u2019exécution au premier de nos capitalistes, à celui-là même qui a doté notre marine marchande de cette ligne de steamers qui ne le cède en rien aux plus puissantes lignes américaines ou anglaises.L'adjudication était accordée à sir Hugh Allan, moyennant une subvention de i5j millions de francs et de 20 millions d\u2019hectares de terre.Sir Hugh commit la faute de chercher à s\u2019entendre avec des financiers américains liés à la compagnie rivale du transcontinental canadien.Cette faute amenait bientôt l\u2019échec de son projet et la chute même du gouvernement.L\u2019iledu Prince Edouard qui venait d\u2019être admise dans la Confédération, voulant aussitôt faire parler d\u2019elle, renversait en entrant, par i attitude de ses députés, le ministère qui lui en ouvrait la porte.En novembre 1873, les libéraux arrivaient aux affaires.Ils adhérèrent de suite aux conditions si généreuses faites à la Colombie, mais sans mettre dans l\u2019exécution de l'engagement pris par leurs prédécesseurs la belle ardeur qui animait ceux-ci.11 était évident, pour tous et surtout pour les Colombiens, que les libéraux n\u2019entendaient point, pour leur compte, faire le transcontinental en dix ans.Le gouvernement était partagé entre le désir de ne pas violer la parole donnée à la Colombie, et sa propre conviction qu\u2019il n\u2019était ni sage, ni même possible de la tenir avec une exactitude rigoureuse ; t5 millions de francs étaient pourtant dépensés en trais d\u2019exploration.Les travaux étaie t poussés avec une grande activité, particulièrement dans la région du lac Supérieur où, en 1878, 80 kilomètres étaient livrés à l'exploitation.Les choses allaient trop lentement au gré de la Colombie qui se défiait des secrètes dispositions du gouvernement et plus encore des sentiments du Parlement.Pendant ce régime de quatre ans, elle ne cessa de faire retentir de ses plaintes, souvent injustes, les rives des deux Océans.En 1878, les conservateurs remontèrent au pouvoir et leur première pensée fut de reprendre le projet qui avait échoué en 1873 et de confier la construction du transcontinental à une compagnie en situation de mener à bonne tin l\u2019entreprise, sans retard ni mécompte.Dès l\u2019année suivante,un syndicat,qui avaitàsa tète des capitalistes canadiens et comptait des associés à New-York, Londres et Paris, signait avec le gouvernement une convention par laquelle il s\u2019obligeait, moyennant une subvention de i3o millions de francs, ro millions d\u2019hectares de terre et l\u2019abandon, à son prorit, des travaux déjà exécutés, à terminer le chemin en 1890.Les travaux ont été, depuis lors, poussés avec le plus impétueux élan.De Montréal à Port-Moody, point terminus choisi sur la côte de l\u2019Océan Pacifique, la ligne principale du chemin de fer aura, non compris les embranchements, une longueur totale de q.65o kilomètres, 3,255 sont terminés et livrés à l\u2019exploitation: 555 kilomètres de Montréal à Callendar, sur le lac Nipis-sing, 161 kilomètres de Callendar à l\u2019embranchement de Sudbury, 107 kilomètres de la rivière Népigon à Port-Arthur, 2,236 kilomètres de Port-Arthur à Summit, et dans la Colombie 196 kilomètres de Savona à Port-Moody.Il ne reste donc à faire que 1,394 kilomètres: 777 kilomètres au nord du lac Supérieur, 466 à travers les Montagnes Rocheuses jusqu\u2019à Savona, et 149 kilomètres dans la Colombie même.On s\u2019attend à ce que cette dernière partie du chemin soit ouverte en septembre prochain.A part ces énormes travaux sur la ligne principale, la corn pagnie a construit ou est eu train de construire des embranchements dont la longueur totale sera de 632 kilomètres.En réalité, nous sommes à moins de 480 kilomètres de la Colombie, 1,5_j.5 kilomètres de chemin étant livrés à l\u2019exploitation à l\u2019ouest de Winnipeg.Ce printemps, de magnifiques vapeurs voyageront, pour suppléer au chemin de fer, dans cette région, du lac Huron à la baie du Tonnerre sur le lac Supérieur.Les voyageurs pourront parcourir d\u2019un seul trait 2,254 kilomètres à l\u2019ouest de Port-Arthur.9,000 hommes sont actuellement employés aux travaux sur le lac Supérieur.Le transcontinental canadien terminé, voici quelle sera sa situation vis-à-vis des lignes rivales américaines.Le trajet de Liverpool à Port-Moody sur le Pacifique, par Montréal et le transcontinental canadien, sera plus court de i,23q kilomètres que par New-York et San Francisco.Le voyage de Liverpool au Japon, par Montréal et le transcontinental canadien, sera de 1,722 kilomètres plus court que par New-York et le transcontinental américain.Ainsi se réalisera, après plus de trois siècles, le programme de Jacques Cartier, dont l\u2019espoir, en se dirigeant vers le Canada, était de découvrir la route de Lachinc.En s\u2019avançant dans ce pays inconnu, presque jusqu\u2019à la fin, il espérait voir s\u2019ouvrir devant lui le passage si ardemment désiré.Il lui fallut enfin y renoncer et s'arrêter à quelques lieues de Montréal.Cet endroit reçut alors le nom de la Chine qu\u2019il porte encore aujourd\u2019hui.C\u2019était bien la route de la Chine qui se déroulait devant l\u2019héroïque marin : son rêve, repris par Champlain et qui obséda longtemps l\u2019esprit de plusieurs de leurs successeurs, était comme une sorte de pressentiment de ce qui arrive aujourd\u2019hui.(A suivre.) - LA SEMAINE A PARIS \u2018Paris, 2 Septembre 1SS4.Au moment même où l\u2019amiral Courbet était aux prises avec la partie la plus difficile de sa glorieuse entreprise, la presse intransigeante a demandé avec un redoublement d\u2019insistance la convocation des Chambres.Et pourquoi au-rait-on réuni le Parlement?Il n\u2019aurait pu faire autre chose qu\u2019attendre, en séance, l'issue de la campagne.Personne n'aurait osé demander aux députés de blâmer l\u2019action de la France, une fois 3 PA RIS-CANADA engagée, ni proposer «.le renverser le Gouvernement en face «.le la Chine, sachant parfaitement qu'on n'aurait trouve aucun homme politique disposé à prendre le pouvoir dans ces conditions.La Chambre n'aurait donc pu que discuter sans conclure, mais non sans affaiblir la force nécessaire au Gouvernement pour mener à bonne tin les événements actuels.Ci Chambre, lorsqu'elle s'est séparée, savait parfaitement ce qui allait advenir, et que, la tribune muette, la parole serait au canon.Si son devoir était de suivre les événements jour par jour et de substituer, en toutes choses, sa responsabilité à celle du Gouvernement, elle n'avait qu'à rester.Elle n\u2019est pas restée, parce quelle a cru que la guerre de représailles étant une fois décidée, s'imposant du reste d\u2019elle-mème.il fallait en laisser la libre direction au Gouvernement et ne pas le gêner par des discours.Le Parlement a eu toutes les occasion du monde de blâmer la politique du Gouvernement, il n\u2019en a rien fait, car :i a fort bien compris que toutes les critiques à l'adresse du Cabinet et de ses actes étaient autant d'encouragements donnés à la Chine de persévérer dans sa resistance.Ce qu'il y a de plus piquant dans tout ceci, c'est que la presse même qui demande la convocation des Chambres, n'en e-père rien de bon dans le sens de s n opinion et qu'elle n'a pas plus de confiance dans la majorité parlementaire que dans le Cabinet lui-même.On peut en conclure que si elle demande la reunion des Chambres, c\u2019est uniquement pour se la voir refuser et s'en plaindre au peuple.- La politique allemande à l'extérieur se laisse assez aisément percer, si.sur le continent, son ennemie est la France.contre laquelle elle a forme alliance avec l'Autriche et l'Italie, sa rivale hors du continent, la rivale qu'elle rencontre devant elle, aujourd'hui qu'elle est décidée à avoir une politique coloniale et a réclamer sa part dans le partage de 1 Afrique et de l'Asie, c'est l\u2019Angleterre.Son ieu est de brouiller les deux seules puissances qui lui portent ombrage, pour avoir ses coudées franches a l'extérieur ccmme sur le continent.La presse anglaise, il faut lui rendre cette justice.est tombée tout d'abord dans ie panneau et on La vue fulminer contre les entreprises extérieures de la France avec autant d\u2019aveugle fureur que si ces entreprises étaient dirigées contre les possessions britanniques.Les encouragements qu\u2019aussitôt l'Allemagne a donnes à la France auraient du cependant l\u2019éclairer.Encore aujourd'hui, que l\u2019Allemagne ne se borne plus à encourager la France, par secrète envie de la puissance maritime de l'Angleterre, mais qu elle montre sa mauvaise humeur à l\u2019Angleterre même, qu\u2019elle se rapproche de la Russie, dans le dessein de >\u2019en s.rvir pour tenir en échec, au besoin, l\u2019expansion extérieured: l\u2019Angleterre, les journaux anglais n\u2019en continuent pas moins à diriger le feu de leurs criti ques contre les expéditions delà France au Tonkin et en Chine.Les conquêtes actuelles delà France leur portent sur les nerfs et les empêchent de suivre le mystérieux acheminement des secrets desseins de l'Aiiemagne contre la puissance britannique [au loin.En peu de réflexion amènera sans doute la presse de Londres à comprendre que le danger qui menace l\u2019Angleterre n\u2019e.-t pas à Paris, mais à Berlin.Le langage si mesuré tenu par M.Jules Ferry en report e aux critiques intempestives du Times e'-t de nature à la remettre sur la bonne voie, car contre des invectives, /I invoque simplement l\u2019autorité déjà raison et [du bon en s.En France, d'autre part, on ne saurait oublier que de 1 autre cote de la Manche tout se borne à do agaceries, et que 1 hostilité réelle,persistante sous le couvert des bons procèdes, vient d'ailleurs.l n royaliste par raison plutôt que par dévotion donne, de temps à autre, dans le Figaro, le même conseil au comte de Paris.Ce conseil consiste en ceci, ou à peu près : Occupez-vous, Monseigneur, plus des bourgeois que des nobles; ceux-ci seront toujours pour vous, et ceux d'entre eux qui seront contre vous vous feront grand bien en étant contre vous.Ce sont les bourgeois, le tiers-état, qu'il s\u2019agit de conquérir.N otre grand-pere, Louis-Philippe, ne l'oubliez pas, était non pas roi de France, mais roi des Fran-s'ais.c est-a-dire des bourgeois.Recevez moins de marquis et causez plus souvent avec les négociants, grands industriels, agriculteurs.Ce sont ces gens-là qui sans avoir fait la revolution de iSco, \u2014 car ils ne tout pas les iévolutions, mais ils les laissent taire \u2014 se sont ensuite arrangés de lagon à en taire leur profit.Ils maintiennent la République, et si elle tombe, ce sera parce que, sans y mettre la main, ils l'auront laissée renverser par les violents.C est là le côté bourgeois de la monarchie ; un des orateurs les plus écoutés des réunions royalistes, M.André Barbes, en montre, dans une lettre au Matin français, l'aspect noble.Cette lettre indique que le conseil de l'écrivain r .yalistc du Figaro vient en temps opportun, et que le comte de Paris fera bien de se mettre de suite a taire la conquête des bourgeois, car les nobles, rallies à lui dans l'espoir qu'il compenserait ce qui lui manquait du côté des principes par l\u2019entrain de l'intrigue et par la vigueur de l\u2019action, vont lui échapper.M.Barbes trace un tableau tort sombre dit déclin du parti monarchique depuis la mort du comte de Chambord.Il rappelle que les plus fidèles amis de Henri N n'hésitèrent pas à se rallier au trône nouveau, pour rétablir enfin l'union au sein du parti rovaliste et préparer une action c mmune.Le comte de Paris n'agissant pas, les divisions renaissent Je toutes pa:ts.Ceux qui avaient fait taire leurs rancunes à l'égard des d'Orléans, en vovant que cela ne les mène à rien, retirent leur adhesion et reviennent au drapeau blanc, quoi-qu'aucun prince ne soit là peur le porter.D'après M.Barbes, l'action du parti monarchique est bien moindre aujourd'hui que du vivant du comte de Chambord.Les anciens et fidèles comités royalistes de province ont été dissous et remplacés par des comités de complaisance.On en est réduit, dit-il spirituellement.à aller chercher dans le salon d'en face, quelques hommes aimables qui consentent à jouer au comité.» La conclusion du tribun est celle-ci : Agir ou abdiquer.Mais il ne dit pas comment agir, ni en faveur de qui abdiquer.Le comte de Paris ne parait guère s'émouvoir de toutes ces polémiques engagées autour de son nom.Il s\u2019enferme dans son isolement et attend que la France dise bien clairement qu\u2019elle a besoin de lui pour s'offrir à elle, hile sait qu il est là.cela suffit à l\u2019ambition du prince.En fait, nonobstant les plus belles theories et les droits les mieux établis, il faut toujours en revenir à la volonté du pays.I n des nombreux collaborateurs du Mntin, qui en a dans tous les camps, assure que le prince est libéral et qu\u2019en montant sur le trône, il procéderait comme la République : il prendrait son premier ministère au centre gauche, eq M.Dufaure n\u2019étant plus là.il appellerait M.Ribot.Plus tard, la machine parlementaire tournant plus à gauche, comme cela lui arrive d\u2019ordinaire, on aurait un nouveau ministère Ferry.II est toujours bien difficile à un parti de ne pas sortir, de temps à autre, de ses principes pour prendre ceux du parti opposé, comme eiant plus commodes en certaines circonstances.Nouvel exemple en Belgique.Un groupe important des libéraux demandent au roi d\u2019intervenir personnellement, à la lapon des rois absolus, et, de sa seule autorité, d'écarter la loi scolaire comme contra're à la liberté.Gela s\u2019appelle, par euphémisme, sortir de la liberté pour y rentrer; mais l\u2019expérience a prouvé qu'une lois dehors, on n\u2019v rentre plus, et 1 arbitraire démuselé ne s'arrête que de son plein gré.Peu importerait sans doute à ce groupe intolérant : la liberté n\u2019est vraiment delectable que dans 1 opposition; l'autorité est si douce au pouvoir qu\u2019on n\u2019a plus d\u2019yeux que pour elle.\"\" Les étrangers commencent à revenir à Paris; les Parisiens suivront.Le mois d'août est toujours le mois où il y a le moins de monde à Paris, et cette année il y en a eu moins que jamais.Ce:tains jours le boulevard des Italiens, même à la hauteur de la Librairie Nou elle, ressemblait à un boulevard comme un autre, où l'on ne fait que passer.La saison aux eaux, aux bains de mer, a été manquée.I ne saison qui commence mal finit comme elle a commencé.La peur du choléra a tout gâté; elle a empêché les étrangers de venir en France, et ce qui a été plus fâcheux encore, elle a engagé les provinciaux à rester chez eux, de peur de rencontrer des Marseillais aux eaux.Le fait est qu'il y avait des Marseillais partout; c\u2019était à croire qu'ils s'étaient distribués par petits groupes, pour dissimuler leur présence,et qu'ils s'étaient ainsi répandus dans toute la France.On se faisait ce raisonnement assez simple : ne vaut-il pas mieux rester chez soi, à l\u2019abri du choléra jusqu'à nouvel ordre, que d\u2019aller retrouver Marseille installée, par les soins des Marseillais.à Aix, Dieppe ou Vichy?Hector Fabre.NOTES DIVERSES Le marquis «le Lome vient de publier à Londres un ouvrage sur le Canada, sous le titre : Canalian Lie lures b\\j Pen and Pencil.Les sympathies bien connues de l\u2019ancien gouverneur général du Canada nous sont un sûr garant que ce livre, qui ue nous est pas encore parvenu, va contribuer à.faire connaître notre pays sous le jour le plus favorable.Pendant >on séjour au Canada, le marquis de Lome a parcouru le pays tout entier et s\u2019est attaché à en étudier les ressources et lus besoins, directement et sur place.Personne mieux que lui n\u2019en peut parler savamment, et les liantes fonctions qu\u2019il a occupéesavcc tant de distinction donnent une valeur particulière à son témoignage.I ne souscription au profit des victimes du choléra vient d'être ouverte à Montréal par les soins de la Société Française de Bienfaisance.Cette souscription rencontre dans la population canadienne l'empressement le plus sympathique.M.cd.Mme P.-II.Boy sont arrivés à Paris, jeudi dernier, et logent au Continental.\u2014 L\u2019abbé B r-nard et.M.I.-II.Masson, de retour d\u2019un voyage en Bretagne, partent demain pour la Belgique et.les bords du Rhin.\u2014 M.Arthur Prévoit, Mme et Mlle Prévost ont quitté Saint-Moritz et sont en ce PARI S-CAN A DA 3 moment près ints où ses bridantes qualités militaires eussent pa trouver d «ccadon j_- se m mtrer.I .I C 'bet est s t .\t.\tlytech- .r tr\t.\t.t c -\t.quelques .dicter' à i i marine militaire.A vingt-deux ans.il e : ait aspirant de premiere classe, à ingt-n f ans lieutenant de vaissc , dix ans lus tard capitaine de fre cute, lin !s~.; i est e ipit line de i$s< i et contre-amiral en 880.à l\u2019àge de cinquante-trois ans.Comme capitaine de tVecate, il a rempli les fonctions importantes de chef de l\u2019état-major de la divisi c r ssée du Nord et commandé à la division navale des Antilles; comme capitaine de vaisse i, dès \u2022 prom ti n, i co \u2014 nde ne -rassé, r deux i il plit les cti n le chef d et it-maj \u2019r de id-c .ire d'évolutions, puis il est .\t.\tte de :\t.îur de ! Nouvelle- CaléJonie.lin i>'3, ii c >mm .né i: (iherb urc la division dite dd\" i.formée des tvoes nouveaux dont il .ai diriger experiences, l.es événements du Tonkin surgissent : il reçoit l'ordre de se rendre en Indo-Chine et de prendre le commandement des forces navales réunies sur les côtes d'Annam.A peine arrivé au Tonkin, l'amiral juge qu'il est nécessaire de faire une diversion sur Hué.répond de la réusite de l'opération, b mbarde les forts de Thuan-An.et, sous 1 protection des c\tle la flotte, se tr .le dé lement enlève rce les fort\ttes qui comm\t.- trée de la rivi.-re de Hué.Tr 23 août, les piéninotenti lires :n aient la t à H Le cou le vig , r .\ttte fr .- çaise avait mis les clefs de la capitale de l'Annam entre nos mains.Au Tonkin, la situation se tendait; à la suite des combats du i5 août et du rr septembre, les Pavillons noirs étaient refoulés sur la rive droite du Day.mais de graves dissentiments s'élevaient entre le général B êt et le ni ir civil; le général rentrait en France.L.gouvernement confia ab-rs la direction des affaires militaires à l'amiral Courbet.Laissant la d\u2019rection de son escadre à un de ses capitaines.l\u2019amiral établit son quartier gêner ! à Hanoï et.des .arrivé,- des renforts expédiés de la métropole, il entreprend contre Son-Tay, la plus forte et la mieux défendue des citadelles tonkinoises, cette campagne de trois jours qui est restée le plus glorieux épisode de la conquête du Tonkin.L'amiral avait montré dans la préparation et dans l'exécution toute sa mesure : en attaquant Son-Tay plutôt que Bac-Ninh, il avait jugé avec la ûr.té de son coup d\u2019œil que la tète de la résistance était Luh-Vinh-Phuoc; que celui-ci refoulé sur le haut Song-Koï, son repaire de Son-Tay enlevé, Bac-Ninh et les réguliers Chinois seraient une proie facile.Les événements ont démontré la justesse de ses prévisions; Son-Tay occupé, l'amiral se préparait en janvier à reprendre le cours de ses succès, quand, pour des raisons sur lesquelles il n'est pas utile d insister ici, il fut remplacé dans son commandement par le général Millot.Nommé vice-amiral, grand-officier de la Légion d honneur, 1 amiral fit avec dignité ses adieux au corps expéditionnaire qu'il avait eu l\u2019honneur de | diriger d'une façon si remarquable pendant quelques mois, et esclave de la discipline, homme de devoir avant tout, il remonta sur son escadre, continuant à donner à l'œuvre commune le concours le plus entier.La fortune lui réservait une glorieuse compensation.Le traité de Tien-Tsin est violé; c'est la Chine qu'il faut châtier.L'amiral Courbet reçoit l\u2019ordre de ramener tous les navires stationnés en extrême Orient et de prendre position de façon à châtier la mauvaise foi de la cour île Pekin.11 entre alors a Fou- l'cheou.d.spose ses bâtiments de façon a surveiller tous les mouvements des Chinois, et prend dans la rivière Min une position de combat qui menace l\u2019arsenal de Fou-l'cheou.au centre de la ligne de defense de la rivière ; par là il se coupait volontairement de sa ligne de retraite, 11e comptant que sur la victoire pour regagner la haute mer.Pendant quarante-cinq jours .l'escadre française reste devant Fou-Tcheou.attendant que la diplomatie ait fini son œuvre.l a Chine prend notre modération pour de la faiblesse ; tandis qu'on négocie à Paris et a Shanghaï.elle arme, complete son svstème de defense dans la rivière Min.1.amiral voit l'orage grossir autour de lui.il conjure le gouvernement d\u2019agir au plus vite, le prévient que toutes les négociations sont dilatoires, que la Chine ne veut pas traiter, que l\u2019orcueil des mandarins a besoin d'un nouveau châtiment.L\u2019heure de l'action sonne enfin.Av ec sept bâtiments en bois et un cuir.ssé.il attaque 1 1 flotte et l'arsenal chinois.H met son pavillon de commandement sur un bâtiment Lger afin de se tenir toujours au plus fort du feu \u2014 son pilote américain est tué à ses côtes \u2014 et de se déplacer aisément pour diriger les mouvements de ses navires.L\u2019arsenal détruit, l'ail.irai attaque successivement les deux groupes de défense de 1 1 rivière Min, bouscule leurs fortifications, enclouo leurs canons et reprend le large après avoir terminé s >n œuvre de-châtiment.L\u2019amiral Courbet est un homme de haute taille, maigre, portant avec aisance le costume des officiers vie marine.Travailleur infatigable, il voit et fait tout par lui-mètne: avec cela, un savant, versé dans toutes les sciences qui trouvent leur application s Fart 1 .C\u2019est\tf met 2S rdres c netteté c cl t récier la valeur vies h mm es ( .i lui -«ont subordonnés.L -s fncier t es\tplus entière _ nfia ice; malgré sa froideur, il sait les enthousiasmer.Très exigeant en service, juste toujours, une marque de satisfaction de sa part est estimee comme une véritable faveur.Notre fortune dans les mers de Chine ne pouvait être confiée à des mains plus dignes.Les journées vi.Son-Tay et de Fo -Tche\teront dans les annales des euerr.s coloniales.FRANÇAIS ET J ANGLAIS M.Jules Ferry a répondu lui-même aux articles si malveillants vlu Times, qui ne sont pas d\u2019accord, a-t-il dit, avec la conduite courtoise et amicale du gouvernement anglais lui-même.Le premier ministre a défini tout d\u2019abord son propre rôle : Ceux qui réfléchissent, a-t-il dit, - rappelleront que je ne suis ni l\u2019auteur ni l'instigateur d'aucune des entreprises actuellement pendantes dans les pavs éloignés.Ma seule mission, je dirai mon seul devoir, a été de terminer des entreprises qui, je me permettrai de le dire, ont été, à l\u2019origine, mal conçues et mal dirigées.Ma tâche, pénible et souvent ingrate, que je n'aurais pu ni accepter ni accomplir sans le patriotisme résolu et courageux du Parlement, a consisté plus particulièrement à mettre un terme à des situations dans lesquelles l\u2019honneur du drapeau français et la défense des intérêts v itaux demon pavs auraient pu se trouver en danger.La question tunisienne est actuellement réglée, et il en sera de même de la question du lonkin.Puis, il ajoute : Dès le premier moment, nous avons trouvé partout la main de la Chine, qui, tantôt de la façon la plus perfide, et tantôt de la façon la plus arrogante, nous a montré que l\u2019appréciation inexacte de notre force et la méconnaissance obstinée de notre puis- sance excitaient dans l'extrême Orient, à notre egard, une audace qui y menaçait notre prestige et notre sécurité.La diplomatie chinoise s\u2019est crue autorisée à des procédés qui heurtaient toutes nos idées et froissaient toutes nos susceptibilités.Mon amour de la paix et la prudence qui m\u2019était imposée m\u2019ont bien souvent obligé- à garder secrets des laits et vies paroles qui eussent surexcité les sentiments vie legitime fierté vie la nation française, et.aussi longtemps que cela a été compatible avec mon devoir, j\u2019ai évité un éclat que l\u2019on semblait rechercher avec affectation.Nous savions depuis longtemps que la Chine stipendiait les bandes que nous rencontrions d'un cote et qu elle désavouait vie l'autre, et, malgré tout, aussi longtemps que cela a été possible, nous avons traite avec elle, comme avec une nation de bonne foi.Kntin.il a fallu agir, et cela autant dans l'intérêt vie l\u2019Furope que vie la France.Nous avons dû traiter la Chine, non pas comte une nation civilisée qui veut réparer un manquement involontaire à la foi donnée, mais comme une nation barbare qui veut tirer avantage vie sa trahison.Ce châtiment s\u2019est réalisé, et nous avons du le rendre d'autant plus énergique qu'il devait mettre fin aux erreurs présomptueuses de la Chine.Nous ne rêvons pas vie conquête, et nous ne voulons pas troubler la quiétude vie notre propre nation.Nous voulons Poecupation paisible vlu Tonkin,et nous voulons imposer à la Chine le respect quelle nous doit.Nous nous arrêterons là où nous aurons atteint ce but, le jour où la Chine reconnaîtra de bonne foi qu'elle a subi un châtiment mérité, pour avoir méconnu ou bravé notre puissance.11 n'\\ a rien là qui doive alarmer l'Kurope, et.tout au Contraire, cela doit lui montrer que c'est dans l'intérêt vlu monde civilisé que nous agissons.Sir Kvlouard Hornbv, nommé président tiiu-1 -ire vin tribunal consulaire suprême en Chine et au Japon, vient vie publier un article qui achèvera vie ramener l\u2019opinion en Angleterre à une plus juste appréciation vie* choses.D'après sir KdouarJ, la Chine est hors d\u2019état de résister à la P'rance.Si les Français sont sages, dit-il, ils ne chercheront pas à livrer des batailles rangées, et ils ne se laisseront pas entraîner à taire des campagnes de-guérillas dans l\u2019intérieur, mais ils garderont possession de positions telles que file vie Formose, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter les opérations du commerce étranger, et se contenteront de faire passer dans leurs poches les droits qui se payent dans les ports ouverts et les taxes qui .ants des villes maritimes.Mais cela même, ils le feront avec autant d'égards que possible pour les intérêts des étrangers et même des Chinois commerçants ou producteurs.Les Français devront se rappeler que la nation chinoise ne possède aucun moyen de peser sur le souverain ou sur le gouvernement pour l'amener à conclure la paix; molester les habitants serait donc aussi cruel qu'insensé.Quant à interrompre le commerce ou à se constituer administrateurs militaires dans les établissements étrangers, ce serait le moven d\u2019irriter des hommes qui ont de l'influence et qui sont tout prêts à voir la guerre avec résignation, pour ne pas dire avec satisfaction, non seulement à cause des avantages qu\u2019ils sont sûrs vl\u2019en retirer à la fin, mais parce qu\u2019une longue guerre\u2014 et celle-ci pourrait bien n\u2019ètrc pas courte \u2014 a pour effet, tout en nuisant à certaines branches de commerce, d\u2019en développer d\u2019autres; or, les commerçants ne se soucient guère d'où leur vient le profit, pourvu qu\u2019il vienne.Il y a plus, les Chinois eux-mêmes, si on ne les gène et ne les vexe pas, continueront de produire, d\u2019acheter et de vendre, sans s\u2019inquiéter le moins du monde de savoir qui est leur ennemi et ce qu'il fait, aussi longtemps qu'ils pourront vaquer à leurs affaires.Le commerce a subi toute une révolution en Chine ; les grandes maisons étrangères n\u2019existent plus que de nom; leur place a été prise par une légion de petits négociants pour qui toute affaire est bonne.Si les Français sont prudents et ne montrent point d\u2019arrogance, ils n\u2019auront rien j'i craindre poor l\u2019indemnité qu\u2019ils réclament, car, s\u2019il n\u2019est pas probable qu\u2019ils puissent tirer du gouvernement chinois une très grosse somme i PARIS-CANADA b en argent comptant, la cession à la France d\u2019une île telle que Formose, par exemple, outre que ce serait un immense avantage pour ses habitants et pour le commerce du monde, ferait plus que largement payer les frais de la guerre.Prendre et garder File de Formose, continue l\u2019écrivain, serait un coup de politique digne de M.Ferry.Je ne crois pas qu\u2019il y ait une seule puissance en Europe qui ne s\u2019en réjouit secrètement.Aujourd'hui les immenses richesses minérales de cette île sont presque intactes ; ses terres fertiles sont sans culture, sa population négligée et gouvernée avec cruauté.Formose est située sur la grande route du commerce étranger, au milieu de mers dangereuses, et si un navire échoue sur ses côtes ou se réfugie dans l\u2019un de ses ports, les équipages sont sûrs d\u2019être massacrés ou envoyés dans les mines.On suppose qu\u2019il y a actuellement des centaines d\u2019Européens ainsi retenus en captivité.Le gouvernement chinois allègue qu'il ne peut empêcher les aborigènes de faire ce qu'il leur plaît, mais la vérité est qu\u2019il ne se donne pas la moindre peine pour l\u2019essayer.Je n'hésite pas à déclarer que ce serait un grand bonheur qu\u2019une puissance civilisée quelconque en prit possession ; l\u2019Allemagne a plus d\u2019une fois jeté des regards de convoitise de ce côté, et si la France voulait ou savait considérer son véritable intérêt, elle mettrait plus de prix à la possession de cette seule ile qu\u2019à la possession de toute la Cochinchine.FAITo DIVERS Un duel.\u2014 Voici les détails complets sur le duel du jeune Rollin Jacquemvns, fils de 1 ancien ministre de l'intérieur de Belgique, un duel comme on en voit peu.Samedi dernier, M.Rollin Jacquemvns recevait une lettre anonyme à peu près conçue en ces termes : « Monsieur, » Un grand malheur vous menace.» Votre fils se bat en duel demain matin au bois » de la Cambre.» Empêchez-le de sortir.» Signe : Une Mère de Famille.» M.Rollin Jacquemvns apprit alors que son fils était déjà parti.Il l\u2019attendit en vain, et le lendemain partit pour le bois indiqué.Son fils l'avait devancé.Le duel avait eu lieu déjà.Les deux adversaires s'étaient battus au pistolet.Ils s\u2019étaient placés à six pas avec faculté d\u2019avancer de chacun un pas.On avait tiré au sort afin de savoir à qui la première balle : adversaires et témoins s\u2019étaient engagés sur l\u2019honneur à ne révéler aucun nom.Le sort favorisa l\u2019adversaire du jeune Rollin.Celui-ci est gaucher.Il se plaça, prêt à tirer, présentant le flanc gauche à son adversaire, qui lui envoya une balle dans la région du cœur.La balle dévia sur une côte, fit le tour et alla se loger dans les muscles du dos.Le sang coulait abondamment, mais le blessé eut encore la force de tirer sur son adversaire que, d\u2019ailleurs, il manqua.L\u2019adversaire et les témoins détalèrent, après que l\u2019un de ces derniers eut aidé le blessé à remonter en voiture.Le fiacre ramena le blessé à l\u2019entrée du bois, où le téléphone des tramways manda le médecin le plus proche.Quelques instants après arrivait un médecin de l\u2019Ecole militaire, qui faisait un premier pansement, et le blessé, couché sur une civière, était reconduit par le médecin jusqu'à son domicile, où il arrivait à peu près en même temps que son père.Fidèle à l\u2019engagement pris, le jeune Rollin n\u2019a fait connaître au parquet ni les causes de la rencontre, ni les noms de son adversaire et des témoins.Sa blessure n\u2019est pas grave, seulement la balle ne pourra pas être extraite.Mardi matin le blessé allait beaucoup mieux.Pour un melon.\u2014¦ A la suite des grandes chaleurs que nous venons de traverser, M.D., employe de commerce, se promenait, il y a quelques jours, vers minuit, sur la berge du quai Notre-Dame, cherchant un peu de fraîcheur, lorsqu'un individu apparut tout à coup devant lui, et lui plaçant un revolver sous le nez, lui demanda la bourse ou la vie, comme anciennement dans la forêt de Bondy.M.D., plus mort que vif et se voyant isolé, remit à cet individu sa montre en or et un porte-monnaie contenant une centaine de francs.Le voleur le fouilla ensuite, lui enleva son paletot, puis le poussa dans la Seine et prit la fuite.Heureusement, M.D.sait nager: il put facilement sortir de l\u2019eau, rentra chez lui et se coucha.Le lendemain, il était sérieusement malade, tant de l\u2019émotion qu\u2019il avait ressentie que du bain forcé qu\u2019il avait pris.Il fit prévenir M.Foucqueteau, commissaire de police du quartier Saint-Merry, de ce qui lui était arrivé.Ce magistrat se rendit chez lui et reçut sa déclaration.lin inspecteur du service de Sûreté fut chargé de recueillir des renseignements qui pussent mettre sur la trace du coupable.La manière de procéder et le signalement de cet homme, donné par M.D_____, per- mirent de conclure qu\u2019il n\u2019était autre qu'un nommé Dominique Rosieri, dit le Marseillais des Halles, individu redouté à cause de sa violence et de sa force musculaire.L\u2019inspecteur, qui le connaissait pour l\u2019avoir arrêté plusieurs fois, se rendit avant-hier matin aux Halles et aperçut Rosieri circulant au milieu des marchands.L\u2019agent, craignant que le voleur ne prit la fuite ou que ses camarades ne l\u2019arrachassent de ses mains, employa pour l\u2019arrêter un subterfuge qui réussit à merveille.S\u2019adressant à un marchand, il lui dit que Rosieri, qu\u2019il lui indiqua du doigt, venait de lui enlever un melon qu\u2019il avait remis à un de ses camarades.Le marchand se jeta aussitôt sur Rosieri qui ne savait ce que cela voulait dire et lui réclama son melon ; no pouvant l\u2019obtenir \u2014 et pour cause \u2014 il entraîna l'homme au poste de police des Halles.A ce moment, intervint l\u2019inspecteur, qui notifia le mandat d\u2019amener dont il était nanti.Conduit en voiture devant M.Foucqueteau, Rosieri avoua le vol du quai Notre-Dame, et fut fort étonné lorsqu'il apprit que l\u2019individu qu\u2019il avait jeté à l\u2019eau n\u2019était pas mort.Ce malfaiteur, qui a déjà subi huit condamnations, a été envoyé au Dépôt.Les Arts Décoratifs.\u2014 On sait que ne voulant pas bénéficier des 770,000 francs de lots échus à des billets non vendus, l\u2019administration de la Loterie des Arts Décoratifs à décidé, dans une précédente séance, de procéder à un nouveau tirage.Avec l\u2019autorisation du gouvernement, les conditions de ce tirage viennent d\u2019être fixées comme suit : i° Le tirage des lots, formant un total de 770,000 francs, échus le 3i juillet à l'Œuvre des Arts Décoratifs aura lieu le 3i décembre 1884; 20 Tous les billets vendus depuis le commencement de l'émission participeront à ce tirage au môme titre que les 2,603,028 billets restants qui sont mis en vente à partir de ce jour ; 3° Le jour du tirage, les numéros correspondant à des billets non vendus seront immédiatement annulés en séance, pour ne laisser participer aux chances de tirage que les seuls billets placés.Nous rappelons que les lots nouveaux offerts au public sont au nombre de ioû, et se décomposent ainsi : 1 lot de 5oo,ooo fr.\u2014\t1 lot de 100,000 fr.1 \u2014\t30,000 fr.\u2014 2 \u2014\t25,000 fr.1 \u2014\t10,000 fr.\u2014 20 \u2014\t1,000 fr.80 lots de 5oo fr.Soit, ensemble, 770,000 francs.Une erreur judiciaire.\u2014- Les journaux anglais rapportent un exemple saisissant d\u2019erreur judiciaire.II va deux ans, un crime horrible était commis à Ma àmstrasna, en Irlande.Plusieurs individus pénétrèrent la nuit dans la maison d\u2019un fermier et assassinèrent toute sa famille.Les soupçons de la police ne tardèrent pas à se porter sur plusieurs fenians très connus, et quelques semaines après le crime on arrêtait sept individus.Lorsque l\u2019tff\u2019airc de Maamstrasna vint devant la cour d\u2019assises de Dublin, le juge d'instruction, M.Bolton, se rendit à la prison de l\u2019un d\u2019eux, Thomas Cascv, et lui tint à peu près ce langage : « Case' , voulez-vous venir déposer comme témoin ?Vous aurez ainsi la chance de sauver votre tète de l\u2019échafaud.» Comme Casey hésitait à répondre, M.Bolton ajouta : « Eh bien, je vous donne vingt minutes pour dire oui ou non.Si vous ne répondez pas oui, vous serez le quatrième que j\u2019enverrai au banc des accusés et vous serez certainement pendu.» Le juge fit la même proposition à Anthony Phil-bin, et les deux accusés consentirent volontiers à se faire dénonciateurs.Lorsqu'ils comparurent à la barre de la cour d\u2019assises, ils firent des dépositions accablantes pour les prévenus.Ils affirmèrent sur serment que les accusés étaient coupables.Ceux-ci protestèrent, mais en vain, de leur innocence.L\u2019un d\u2019eux, Myles Joyce, fut condamné à mort, et les quatre autres fénians aux travaux forcés à perpétuité.11 y a plus d\u2019un an déjà que Myles Joyce a expié sa peine sur l\u2019échafaud ; quant aux autres condamnés, ils sont toujours en prison, mais ils ne tarderont pas à voir s\u2019ouvrir les portes de leur cachot.Touché de repentir, la conscience bourrelée de remords, Thomas Casey, le dénonciateur, vient d\u2019aller se jeter aux pieds de l\u2019archevêque de Tuam pour lui avouer qu'il avait commis un parjure et fait condamner des innocents.Sa confession a été publique, et c\u2019est dans l\u2019église de Partry, en présence d\u2019une foule nombreuse de fidèles, que Casey a déclaré que Myles Joyce était mort innocent.Cette nouvelle a produit une vive émotion en Irlande.La justice, saisie de l\u2019affaire, a ordonné de faire une nouvelle enquête au sujet du procès de Maamstrasna.CONTES D\u2019ÉTÉ JwA pLEF DE LpTABLE A Louis de Meurville.La cloche a cessé de tinter.Quel dommage que d\u2019aller dormir si tôt, par cette belle nuit de printemps! Le ciel, d\u2019un bleu d\u2019opale, n\u2019a pas une tache ; mais il est criblé d\u2019étincelles, comme un manteau de reine, de diamants.La voie lactée la traverse d\u2019une phosphorescente écharpe, et là-bas, a 1 horizon, des lueurs roses teignent encore l\u2019azur transparent.A peine le soleil a-t-il achevé sa course, les oiselets piaulent encore dans les arbres, les feuilles remuent, frissonnant sous la brise, et les parfums des premières fleurs d\u2019avril s\u2019élèvent des parterres.C\u2019est l\u2019heure charmante du rêve, où les amoureux s en vont par couples sous les platanes d\u2019un vert tendre, où les poètes s\u2019étendent sur la mousse fraîche,pour appeler des rimes rebelles; où les laborieux, après la rude journée sans trêve, respirent l\u2019air embaumé et comptent les étoiles.Mais c\u2019est l\u2019heure aussi où tinte la cloche du collège ; adieu , repos ! adieu , rêves ! adieu .poésie.Demain, il faudra être debout à l\u2019aurore et subir de nouveau la tyrannie infâme et ridicule des orateurs latins, \"des rhéteurs grecs, des grammairiens français,de tous ces auteurs qu\u2019on passe un tiers de sa vie à apprendre, afin d\u2019avoir le bonheur de les oublier, durant les deux autres tiers.Au dortoir, on fait grand tapage.Mais bientôt la voix du réglementaire a prononcé le Benedicamus Domino ; un chœur formidable répond : Deo gratins! Puis tout retombe dans le silence.On éteint les lampes.Une seule veilleuse, suspendue au centre de la salle immense, oscille au bout de sa triple chaînette.Les murs blancs, sans une tache, montent dans l\u2019ombre, jusqu au plafond, aux sveltes solives peintes en jaune.Neuf fenêtres s\u2019ouvrent sur la vallée, sans rideaux ni persiennes.Les vitres claires laissent voir, par leurs carreaux, la silhouette étrange des montagnes profilées sur le bleu.Devant ces fenêtres, découpées en rectangles lumineux sur 1 obscurité du vaste dortoir, passe et repasse, lentement, sans relâche, une longue forme noire : on n\u2019entend point le bruit c.es pas.C'est une forme humaine, haute, maigre, un peu courbée; on distingue à peine les traits, et les mains, enfouies dans les manches de la soutane, ne laissent voir aucune blancheur; les bras sont croisés; la robe Hotte, avec un froufrou de drap; mais les pieds, nus en de gros bas de laine, glissent sur ie plancher de sapin.C\u2019est le réglementaire, l\u2019ange gardien visible de ces enfants.Comme il ne veut pas penser, il prie; comme il ne peut reposer, il travaille; comme il doit redouter les embûches de l\u2019ennemi, il fait sentinelle.On le voit passer et repasser, infatigable, devant ces neuf fenêtres hautes et larges.Tantôt au milieu, tantôt sur la gauche, tantôt sur la droite.Il a toujours les bras croisés.Parfois sa tète est un peu plus inclinée.Il murmure doucement: les S.des litanies sifffent sur ses lèvres.Tout dort au dehors comme au dedans.Cependant, au moment où le réglementaire, las d\u2019aller et de venir depuis deux heures, se dispose à O PA RIS-CANADA gagner son lit.un pauvre grabat, dans un coin du dortoir, il s'arrête tout à coup devant une fenêtre, décroise ses bras, appuie le front contre la vitre.Que regarde-t-il « ft ft l\u2019ne lueur teint le ciel d'une chaude couleur rose gui passe tout à coup à la pourpre, puis à l'écarlate, et des flots de fumée s'élèvent en longues spirales.Les vitres des neuf fenêtres flamboient.Des millions d'étincelles jaillissent en gerbe.des flammes apparaissent.Le feu! c'est le feu !.Non pas au collège, mais là-bas.au village des Allues.sur la colline, au-delà du ravin, à trois cents pas.Les peupliers et les ormes empêchent de voir le fover de l'incendie.Des flammes en langues serpentines, les étincelles, la fumée fetide annoncent le terrible fléau.Puis des rumeurs sinistres retentissent.I e tambour bat.Le tocsin sonne : Boum ! boum ! boum ! Des voix, des cris, des plaintes, des pleurs.Au feu ! au teu !.Tout le collège est eveille.Les eleves ont bondi hors des lits.La veilleuse apparaît comme un lumignon dans le dortoir splendidement illuminé.On s habille en toute hâte.Les petits, effarés, pleurent.Les grands devaient par l'escalier.quatre à quatre, ouvrent la remise de la pompe, empilent les seaux sur la brouette.Et la cloche au timbre argentin, qui ne tinte que pour le travail, ou la prière, ou le plaisir, mêle maintenant sa note plaintive au mugissement de l\u2019airain.Déjà le supérieur, les professeurs sont dans les cours, organisant les escouades.Partiront tous ceux qui voudront, excepte les petits.L aobé restera avec les petits, qui ont peur, et qui.avec des veux encore alourdis de sommeil, contemplent letirovable spectacle.A genoux, ceux-ci.Enfants, si vous n'avez pas la force de porter secours aux malheureux, de combattre le fléau, priez, du moins, priez pour désarmer le courroux de Dieu.Et les douces voix de ces innocents et de ces humbles, agenouillés aux pieds du Christ, implorent la pitié suprême avec les accents de la foi et l'ardeur de la charité, tandis que les camarades aînés, fiers de remplir un devoir d'hommes, s'élancent bravement sur le chemin rocailleux des Allues.ft- ft Sept maisons brûlent ! Des toits de chaume, des murs de bois vermoulu et de tuf pourri, des meubles séculaires, des bottelees de foin, des monceaux de paille, des piles de fagots, des huches pleines de grains, des tonneaux d\u2019huile de noix et d\u2019eau-de-vie.des sacs de sel.des entassements de stipes de mais, tels sont les aliments du feu destructeur.Le chaume s'embrase, le foin pétille, la paille flambe, le blé grésille, le mais éclate, le sel détonne, 1 alcool darde ses bleuâtres éclairs, l'huile nauséabonde vomit de- volcans de fumée; les bois calcinés se heurtent a grand fracas, les charpentes craquent, le linge fuse, l\u2019eau crépite sur la braise.Les sept chaumières ne sont plus qu'un immense brasier.Des clartés rouges inondent le ciel, et des nuages plombés s'amassent, en un panache gigantesque, aigrette de 1 incendie.Les flammes se dressent, par nappes énormes, blanches et roses, ou s'effilochent en langues dorées.Des arbres, séchés en peu d'instants, prennent feu.semblables à des torches colossales ; le sapin grille, l\u2019orme et le tremble s'allument et s éteignent comme une pincée de lycopode: 1 herbe jaunit dans le verger; les tas de fumier s écroulent en cendres puantes.Parfois, une minute, un lourd et sombre silence, puis aussitôt le grondement puissant de l\u2019incendie recommence : un hangar s\u2019effondre, un mur se lézarde, une voûte se tend.La foule assiste, épouvantée et stupide à ce spectacle sans pareil.Des femmes, atterrées, sc couvrent le visage de leur tablier et pleurent à chaudes larmes.Les enfants sanglotent, arrachés au sommeil, ébahis, fous d\u2019effroi, ne comprenant pas.Les hommes travaillent.C\u2019est un lugubre concert de voix apeurées, de plaintes lamentables, de cris déchirants, de murmures, d'imprecations : une lente et continuelle mélopée, tantôt grave, sourde, profonde, tantôt suraiguë.Le bronze retentit dans les airs en appels desespérés, le tambour résonne dans la vallée, assourdi par le mugissement solennel de la rivière.ou tout à coup répercuté par le sonore écho de la montagne.Et sur les chaussées et les routes, sèches, le pas pressé des multitudes qui arrivent, le roulement des pompes, le clappement sec des fers de chevaux.On fait la chaîne.Lue double file d\u2019hommes et de femmes s'allonge.s'allonge.s'allonge.d'un côté, jusqu'au torrent du ravin, de l'autre jusqu'à la rivière, qui coule à pleins bords, grossie par la première fonte des neiges.Ees enfants du collège travaillent avec une intrépidité sans égale.Ils sont partout.A la chaîne, aux pompes, au sauvetage du bétail, (\u2019.ailes bêtes ne sont pas encore parties pour les pâturages alpestres.On a ouvert la porte des étables; les Evufs beuglent, les vaches ruent, les brebis s'enfuient en bêlant; les oies caquettent.le< poules, affolées, voltigent çà et là; un taureau, furieux, va foncer sur la foule.Une pierre rougie à blanc tombe, écraseson mufle, l'assomme.D'autres maisons sont menacées: on a fait la part du feu : on abandonne au monstre une proie magnifique; il dévorera le bien de sept familles, qui désormais n'auront plus d\u2019asile.Mais le village entier est menacé.Hardi ! les garçons, aux haches! Et les haches, maniées parles robustes charpentiers, taillent les poutres, coupent les solives, défoncent les cloisons ; l\u2019acier brille, des jets d'eau se croisent.Une femme est debout, à l'écart, immobile, silencieuse.Elle est jeune, maigre, les traits accentues, durs : sa bouche est close, les lèvres serrées, fortement appuyées l\u2019une sur l\u2019autre, comme par un effort suprême de volonté.Ses veux.secs, sont ternes.Axes, regardent toujours sans dévier, dans la même direction, avec une expression d\u2019horreur indicible.Un peu plus loin, une jeune tille et un vieillard, fous de douleur, hurlant.Alors on regarde où cette femme regarde, et la foule pousse une clameur d'épouvante.Dans l\u2019une des chaumières en feu.en bas.l'étable, jusqu'alors épargnée, vient d'être atteinte.Les flammes ont pénétre sous la voûte humide, les crèches pleines de foin brûlent.Une vache attachée par une chaîne de fer, \u2014 pourquoi une chaîne de fer.quand une corde suffit : \u2014 beugle à la mort.Une fumée rousse emplit l'étroite pièce.Et parla fenêtre, ouverte, mais grillée de quatre barreaux mis en croix, on voit un enfant, un bel enfant blond aux veux bleus, mais affreusement pâle, appelant au secours avec des cris désespérés !.La femme le montre du doigt, le bras étendu par un geste roi de.Mais elle ne profère pas une parole.Ses lèvres se contractent plus encore.Quel SCC ret a-t-elle peur de laisser échapper ?La clef?la c!ef?.crie-t-on de toutes parts.la clef de l\u2019étab\u2019e?.La clef! la clef! la clef! On s\u2019élance : la porte est fermée.On attaque la muraille pour desceller les barreaux.On voit s\u2019agiter la main de l'enfant, qui essaie de s\u2019accrocher à ces tiges de fer.pour les arracher.Mais le fer a rougi.l\u2019étable n\u2019est qu\u2019une fournaise.La main, la pauvre main du petit appelle, appelle.Et soudain.elle disparait.La victime a sombré dans l'océan de flammes.Ah ! si l'on avait eu la clef de l\u2019étable !.La femme n\u2019a pas poussé un cri.pas un seul.C\u2019est la mère.Alors on l'examine.Les clartés sanglantes de l'incendie projettent sur elle une lumière rouge; mais son visage décharné est pâle, d une étrange pâleur.d une sombre et marmoréenne pâleur.C\u2019est une statue, un corps figé, tel que dut être celui de la femmede Loth, quand elle se retourna pour voir brûler la Pentapole maudite.Pas un muscle qui bouge.pas un frisson sur la peau.pas un soupir soulevant la poitrine.Ses cheveux se hérissent sous la cornette bise.Une de scs mains est enfouie dans la poche de son tablier, enfouie jusqu\u2019au poignet, et les doigts de cette main refermés sur un objet quelconque saillant sous l'étoffe, fortement tendue.L\u2019autre main reste immobile, allongée par un geste tragique, montrant l\u2019étable, où l\u2019on relève, en ce moment, un paquet noirâ re, un cadavre ratatiné, carbonisé, n\u2019ayant plus apparence humaine, tout ce qui reste du fils de cette femme si pâle, pétrifiée.Alors le vieillard s'approche pour la consoler.11 pleure, il parle.Elle ne l'écoute pas.Alors la jeune tille, doucement, prononce deux fois : \u2014 Mère!.mère!.Alors la femme, violemment, arrache de la poche de son tablier la main qu\u2019elle y tenait plongée, l'ouvre, laisse échapper d\u2019entre ses doigts une clef.Et d\u2019un ton farouche, avec un cri sauvage, avec un ricanement inexprimable : La clef vie l\u2019étable, dit-elle, la voilà ! A la cour d assises, lorsque le président l\u2019interrogea sur les mobiles de son crime, la femme répondit que, ayant tait assurer sa maison pour le double de sa valeur et voulant émigrer en Amérique, elle y avait mis le leu pour toucher sa prime d\u2019assurances.Elle ajouta : \u2014 M ai> on m'aurait soupçonnée d\u2019avoir moi-même incendié le village, et, pour détourner les soupçons, j entérinai l\u2019enfant dans l\u2019étable, dont je gardai la ciel dans la poche de mon tablier.Et, vraiment, qui aurait pu croire que je brûlais mon (ils.- 11 a fallu, malgré tout, que je parle, et cette clef, cette terrible clef, que voilà sur la table devant vous, messieurs les juges, elle était dans ma main comme un morceau de glace, et le froid qu'elle me faisait montait dans le bras, jusqu\u2019à l\u2019épaule, et revenait au cevur.Il a bien fallu que j\u2019ouvre la main pour la jeter ! Le Gaulois.CHARLES 13\u2019J ET.DESSUS DU PANIER Sur la plage.Le commandant R.se promène avec son neveu, un grand garçon qui a l'air de s\u2019ennuyer terriblement.Tout à coup, le commandant pousse un cri terrible : \u2014\tAïe ! mon rhumatisme.\u2014\tQuel bonheur, fait naïvement le neveu, c'est l\u2019hiver qui vient, la saison des plaisirs va commencer.\u2022\u2014 C'est convenu, vous êtes à mon service.\u2014\tQuel titre donnerai-je à madame : \u2014\tMais aucun, je n'en ai pas ! \u2014\tOh! alors, je n\u2019entre pas! Madame doit comprendre quel tort cela me ferait pour me replacer ailleurs ! On trouve sur la voie publique le cadavre d\u2019un individu.Après l'avoir fouillé, on constate qu\u2019il s\u2019appelle Muller et demeure telle rue, tel numéro.On apprend, de plus, qu\u2019il est marié.\u2014\tAvez soin, dit le brigadier à son gendarme, d\u2019annoncer délicatement la fatale nouvelle à Mme Muller.\u2014\tSoyez tranquille, brigadier ! Le gendarme part aussitôt au domicile indiqué, réfléchit un instant, sourit en homme qui vient de trouver une solution, sonne à la porte de la pauvre femme, qui vient ouvrir elle-même, et lui dit : \u2014\tEst-ce bien ici chez la veuve Muller?En province, au conseil municipal.Le Président.\u2014 La séance est omerte.Un Conseiller, timidement.\u2014 La fenêtre aussi, mon président; ça pourrait faire un courant d\u2019air.Un orthopédiste de Pontoise se risque dans le musée des Antiques, un dimanche, et voit des salles entières pleines de Vénus sans bras, d\u2019Apollons sans nez, de Jupitcrs manchots, et de Minerves sans jambes.Il regarde tout cela avec beaucoup d\u2019intérêt; puis, après avoir visité toutes les galeries : \u2014 Maintenant voulez-vous m\u2019indiquer où sont les enfants à deux têtes ?demande-t-il au gardien.Un bourgeois célibataire de Paris, absent depuis un mois, examine, à son retour les comptes de sa cuisinière. PARIS CANADA 7 \u2014\tMais, lui dit-il, vous me comptez autant que quand je ne suis pas en voyage ?__Oh ! monsieur, une personne de plus ou de moins !.A la correctionnelle :\t., On juge un pick-pocket émérite, un arrive.__Accusé, lui «.lit le président, vous avez volé le porte-monnaie d\u2019une dame dans un bureau d omnibus, le 27 juill.L\u2019accusé, courbant la tête.\u2014 Passez la date, monsieur le président.__?\u2014\tJe ne voudrais pas qu'on sût que je passe la saison d\u2019été à Paris !.ÉNIGME AT° 5.Parle capitaine Flamberge,dédiée à M.Coquelicot.Sans moi l'on parvient rarement; Je mène au but, mais lentement; Je suis la devise du sage.La jeunesse vive et volage frop souvent m\u2019abandonne et toujours s\u2019en repent; De moi l\u2019on a besoin en tout temps, à tout âge, Pour acquérir un beau talent Et pour finir un grand ouvrage.La raison, l\u2019esprit, le courage, Sans moi sont des dons superflus, Et seule, enfin, j\u2019ai l\u2019avantage De donner du prix aux vertus.Le mot de la Charade N° 5 est : ZÉRO Solutions justes.\u2014 1.B.\u2014 Ml'e Louise M.Durier.\u2014 Vol-au-Vent.\u2014 Ali.\u2014 L.Mien.H.Ilill.\u2014 Joseph Durât.\u2014 Le père Spicace.\u2014 Pontis.\u2014\tLe petit Parisien.\u2014 G.de Listrac.\u2014 Eureka.Le capitaine Vatan.\u2014 Ficheclaque.\u2014 Mistcnflùte.\u2014\tCacouna.\u2014 Henri N.\u2014 A.1.de N.B.\u2014 Edmond Dantès.\u2014 Clair-de-Lune.\u2014 Coquelicot.\u2014 Chantelaur.\u2014 Albert de R.\u2014 Passe-Partout.\u2014 \\.p._ Victor B.\u2014 J.P.\u2014 Le capitaine Flam-berge.\u2014 D\u2019Artagnan.\u2014 Léa.\u2014J.Masson.Solutions justes du Canada pour l\u2019Enigme n° 2 : B.C.(Québec).\u2014 Jean-Baptiste (Montréal).\u2014 P.D.(Ottawa).\u2014 Mystère (Montréal).\u2014 Henri G.(Québec).Prière d\u2019envoyer les solutions aux bureaux du journal, à D\u2019ARBOIS.BULLETIN COMMERCIAL POIDS ET MESURES L\u2019usage du système décimal français est facul tatif et légal au Canada.La livre est égale à.o kilog.453,59 La tonne à.907 kilog.Le gallon contient.4 litres, 54 Le minot contient.36 litres, 34 La verge est de.o mètre, 91 Le pied est de.o mètre, 3o Le mille est de.1,609 mètres L\u2019acre a une superficie de.fo ares, 47 La piastre (g), divisée en 100 centins, vaut (sauf les variations du change) 5 fr.2 5.Paris, a septembre 1884.BLÉ.\u2014 Marché faible.Nous cotons à 12 h.1/4 : Livrable\tSeptembre.21\t.\tà\t21\t5o \u2014\tOctobre.20\t5o\tà\t20\t75 \u2014-\tNov.et Déc.20\t5o\tà\t20\t75 \u2014\t4 premiers\tmois.20\t75\tà\t21\tz5 l.es 100 k.nets, compt.; poids naturel.77 à 75 k.à l\u2019hect.Les affaires en blé sont calmes, avec moins de vendeurs.SEIGLES.\u2014 Les affaires en seigles sont à peu près nulles.Les cours sont nominaux.Livrable Septembre.16\t.à\t16\t5o \u2014\tOctobre.i5\t5o à\ti5\tj5 \u2014\tNov.et Déc.i5\t5oà\ti5\tj5 \u2014\t4 premiers mois.i5\t5o à\ti5\t75 Poids naturel 72 à 70 k.à l\u2019hect., 100 k.nets cpt.AVOINES.\u2014 Les avoines sont peu mouvemen- tées.Livrable Septembre.17\t5o à\t17\t7 5 \u2014\tOctobre.17\t5o à\t17\t7 5 \u2014\tNov.et Déc.17\t5o à\t17\t75 \u2014\t4 premiers\tmois.17\t7^ 11\t\u2022 \u2022 Poids naturel 45 à 47 k.à l\u2019hect., 100 k.nets cpt.Montréal, 22 août 1884.Le marché au blé accuse toujours des tendances à la baisse.Une cargaison de blé blanc du Canada a été ofierte à S 0.89 le minot.L\u2019abondance de la nouvelle récolte dans toute l\u2019Amérique du Nord et l\u2019accroissement de la surface des terres ensemencées dans le Nord-Ouest canadien, sont les causes principales de la baisse qui ne peut que s\u2019accentuer encore.On cote : BLÉ.\u2014 Canada rouge d\u2019hiver, le minot s 0,92 1/2 Canada du printemps, le minot.S 0,90 Poids légal au minot, 60 livres.SEIGLE.\u2014 Le minot.S 0,70 Poids légal au minot, 5o livres.AVOINE.\u2014 Le minot.8 0,00 Poids légal, 3q livres.ORGE.\u2014 Le minot.$ 0,571/2 POIS.\u2014 Le minot.S 0,90 MAIS.\u2014 Le minot.8 0,70 MARCHÉ AUX BESTIAUX PARIS Jj.a Villeltc sept.Bœufs.Vaches.T uireaux.Veaux.Moutons.Pores gras.Porcs maigres.AMENÉS\tVENDUS\tINVEND\tPOIDS moyen 2.333\t2.143\t190\t310 k.1.1103\t788\t275\t220 169\t100\t9\t375 1.102\t803\t299\t80 21.008\t19.028\t1.380\t20 2.082\t2.505\t87\t78 ))\t))\t))\t)) \tVIANDE NETTE\t\t\tPOIDS VIF\t\t \t\t\t\t\t\t \t1rc\tOe\t3e\tiro\tO a\t3e \tquai.\tquai.\tquai.\tquai.\tquai.\tquai.Bœu fs.le kil.\t1 72\t1 00\t1 30\tl 12\t.98\t.69 \t1 00\t1 48\t1 20\t1 04\t.88\t.05 Taureaux\t\t! 45\tl 25\t1 15\t.88\t.08\t.58 Veaux\t\t1 80\tf 00\t1 35\t1 .\t.85\t.08 Moutons\t\t2 05\t1 80\t1 45\t1 25\tî .\t.80 Porcs gras\t\t1 41\t1 38\t1 32\t1 02\t.95\t.88 Pores maigres.\t\t\t\t\t\t Peaux de 1110\tutons\trases.\t\t2\t.à\t3 .\u2014\t\u2014\tdemi-laine .\t\t.Ti\t50 à\t4 50 Pointe-Saint-Charlcs, Montreal, 22 août 1884.On a reçu aujourd\u2019hui 170 wagons de bœufs, dont 126, contenant 2,268 tètes, étaient destinés à l\u2019exportation.Les demandes des exportateurs sont toujours très actives.L\u2019un d\u2019eux, M.James Mac Shane, a expédié cette semaine au-delà de 800 bœufs en Angleterre.Un lot de 3 à 400 tètes a été vendu ce matin à raison de 8 0,04 à $ o,o5 la livre, suivant poids et qualité.Les frets, par tète, sont de 70 sch.par les lignes régulières et de 60 sch.par les autres steamers.Les demandes pour l\u2019exportation sont également très importantes sur les moutons qui se vendent couramment de 8 0,04 à S 0,04 1/2 la livre.Les porcs sur pied sont fermes de s 0,06 1/4 à 8 0.06 1/2 la livre.La boucherie locale trouve à s\u2019approvisionner largement et à des prix très modères au marche Viger.Le Gérant : Foursix.Paris.\u2014 lmp.Dubuis'ou, imprimeur breveté, rue Coq-Ilércn, à.Maisons Recommandées ORNEMENTS D\u2019ÉGLISE DIVISION DES CATALOUUES ILLUSTRÉS QUI SONT ENVOYÉS SUR DEMANDE 1\tChasublerie, Broderie j 7 Dons et Secours aux 2\tLingerie et Vêtements j , Eglises 3\tBronze et Orfèvrerie\t1 8 Eglises pauvres 4\tAmeublement\tj 9 Bannières pour Sociétés a Oriflammes etTentures j 10 Ornements et Vêtements 6 Services mortuaires I épiscopaux RIAIS AINIK 1||, *, c.>fr, Fournisseur de N.S.Père le Pape Paris, 74, rue Bonaparte \u2014 Place Saint-Sulpice, Paris Maison fondée en 1782 ART Tableaux ©t Objets d\u2019art TABLEAUX, EAUX-FORTES, GRAVURES Ancienne maison MARTINET, Jules Hautecœur, successeur, 172, rue de Rivoli (au coin de la rue de Rohan).AMEUBLEMENTS NENTIIAGiq© AEÉCANIQUE 8 Dupont.Lits pour malades, 10, rue Hautefcuille.ARTICLES DE VOYAGE Moynat, la maison la mieux assortie et la meilleur marehc de tout Paris, J, avenue de l'Opéra, 5, place du T béât rc-F nuirais.CAFÉS-RESTAURANTS Bruneaux, 21, boulevard Poissonnière, Paris.\u2014 Déjeuner à 3 fr.Diner à 4 fr.CHEMISES, GANTS, CRAVATES C.Dupré, F.Ysern.46, rue Vivienne, près le boulevard.DENTS Insensibilisateur Duchesne.Extraction et pose de Dents sans douleur, rue Lafayette, 45.HOTELS Appartements et Chambres très confortablement meublés; à la semaine et au mois.Gervais-Desprez et C°, 18, rue de Choiseul près le boulevard.HABILLEMENTS POUR HOMMES A.Saux, Tailleur, 43, rue Saint-Augustin, au coin de l\u2019avenue de l'Opéra.LIBRAIRIE LEOPOLD BOSSANGE, Commissionnaire en Librairie, G, rue Gbabanais.PARFUMERIE COSMYDOR.\u2014 Pau de Toilette sans .acide ni vinaigre, aromatique, hygiénique.SAVONNERIE DU COSSfiyDOR, entrep.gén.boni.Sébastopol, 53.A.Balmain.\u2014 Parfumerie fine.Savons de toilette.Articles de choix.870, rue Saint-Ilonoré, Paris.Cosmétique au Raisin pour 1rs gerçures dos lèvres.L.Pu: it lot, 55, r.Bonaparte.La boite, 2 bât.,f°,l f.65.EAU DE TOILETTE Lait anthéphélique Candès, boulev.Saint-Denis, 2G, pour rendre et conserver au feint sa pureté et son éclat.Elixir et Foudre au Cresson Martial, 11!).r.Montmartre TT VP T fi Vï?L\u2019Eau et la Pommade du Dr JACOMY Il L UJUiiN IJ arrêtent la rluitedes cheveux, empêchent «le blanchir, 21, quai Saint-Michel.VINS The International ADEGA Company, 12, rue du Quatrc-Septeinbre.Importation directe de tous les vins d\u2019Espagne, de Portugal, de Madère.\u2014 Boissons anglaises.\u2014 Vente par hou*«;,ics par fûts.\u2014 Dégustation au verre. 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