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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
mercredi 10 septembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1884-09, Collections de BAnQ.

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[" ORGANE INTERNATIONAL DES INTÉRÊTS CANADIENS ET FRANÇAIS iv m w MPI FRANCE Prix du Numéro:\t[ Abonnements: 25 Centimes * Un an, 12 fr.50 'BUREAUX, if), rue de Grammont, 'Paris Émile GIROUARD, admixistratedii FOURSIN-ESCANDE , KECRÉTAIIIF.DK LA RÉDACTIOX Première Année\tNuméro 14 Mercredi 10 Septembre 1884 Directeur : HECTOR FABRE CANADA Prix du Numéro:\t| Abonnements: 5 Contins\tI Un an, $ 2.50 'BUREAUX S.MARCOTTE, agent général, QUÉBEC Louis PERRAULT, agent, MONTRÉAL SOMMAIRE Conférence sur le Pacifique canadien.\u2014 La Semaine à Paris.\u2014 Croies diverses.\u2014 Souvcnirs d'un Volontaire : le Serpent 'Bridapoil.\u2014 'Revue.\u2014 Eaits divers.\u2014 Contes d\u2019Eté : Un 'Raccommodement.\u2014 Le 'Dessus du panier.\u2014 Charade.\u2014 'Bulletin commercial.LE PACIFIQUE CANADIEN CONFÉRENCE PAR M.HECTOR FABRE, DEVANT LA SOCIÉTÉ I)E GÉOGRAPHIE COMMERCIALE DE PARIS, A LA SÉANCE DU 20 MAI 1884.IV Par la convention qu elle a conclue avec le Gouvernement, la Compagnie du transcontinental est tenue de finir le chemin avant 1890, terme bien rapproche si on en juge par l'immensité des travaux à faire.Il a paru trop éloigné cependant au gré de l\u2019impatience publique : on l a rapproché de quatre ans, et le Parlement vient d\u2019accorder une subvention supplémentaire de 157 millions de francs, à la condition que le chemin soit terminé en 1886.Dès maintenant je puis donc vous inviter à assister à l\u2019inauguration de la ligne qui aura lieu dans l\u2019été de 1886.Nous aurons, je l\u2019espère, à cette époque-là, une ligne directe de vapeurs entre le Havre et Québec.Vous vous rendrez de Paris à Québec en neuf jours, dont trois passés dans le golfe Saint-Laurent à l\u2019abri des tempêtes à cette saison, et de Québec un train du transcontinental vous conduira en quatre-vingt-huit heures sur les bords du Pacifique.De là, plus heureux que Jacques Cartier, vous pourrez pousser jusqu\u2019à la Chine et au Japon, voire même jusqu au I onkin, si l\u2019amour des voyages l\u2019emporte sur le plaisir de rester au Canada.Le transcontinental rattache au Canada deux provinces ; Manitoba et la Colombie, ainsi que tout le territoire du Nord-Ouest.La superficie totale de la Confédération est à peu près égale à celle de l\u2019Europe.Les territoires du Nord-Ouest canadien ont une étendue de 4,421,500 kilomètres carrés.La province du Manitoba, qui n\u2019est comparativement qu\u2019un point sur la carte de cette contrée immense,contient environ 3,600,000 hectares de terre propre à la culture.Elle est située au centre du continent de l\u2019Amérique du Nord, presque à égale distance du Pôle et de l\u2019Equateur, entre les océans Atlantique et Pacifique.Le climat de cette province et, en général, de toutes ces régions, est très salubre.En hiver, le thermomètre descend jusqu\u2019à 2 5 degrés au-dessous de zéro.Mais ce degré de froid dans une atmosphère sèche et calme n\u2019a pas d\u2019effet désagréable.On ne trouve pas le temps plus froid que dans la province de Québec ni même sous des climats plus tempérés où règne surtout l\u2019humidité en hiver.Les témoignages s\u2019accordent universellement sur ce point.Dans les prairies, il ne tombe pas plus de 18 pouces de neige, en moyenne.Les chevaux et les bœufs vont au pâturage presque tout l\u2019hiver.La neige disparaît et les labours commencent au mois d\u2019avril.Les jours longs et chauds de l\u2019été font arriver promptement la végétation à maturité; on fait la récolte dans les mois d\u2019août et de septembre.Le sol du Manitoba et du Nord-Ouest, arrosé par un grand nombre de lacs et de rivières navigables, se compose en général de plaines peu boisées, dont la fertilité est sans égale.C\u2019est à peine si quelques collines vienne t, çà et là, rompre la monotonie de cette immensité qui va devenir un des greniers du monde.L\u2019existence de hassins houillers très étendus a été reconnue.A la suite de l\u2019agriculture déjà si développée viendra s\u2019établir aussi l\u2019industrie.La fertilité du sol et la richesse du sous-sol assurent l\u2019avenir et la prospérité de l\u2019une et de l\u2019autre.L\u2019administration des terres publiques a fait arpenter et diviser le sol en cantons quadrangu-laires contenant 36 sections d\u2019un mille carré chacune, avec une réserve suffisante pour l\u2019établissement des routes et chemins d\u2019exploitation, emplacements de villes et villages, places publiques, etc., etc.Chaque section de 256 hectares est divisée en demi-section, quart de section et huitième de section.Il est fait une concession gratuite d\u2019un quart de section, soit 64 hectares, à tout colon âgé de 18 ans, à la condition de s\u2019établir sur cette propriété pendant 3 ans à dater du jour de la prise de possession.La loi accorde, en outre, aux colons déjà établis des facilités particulières pour l\u2019achat des terres avoisinantes , à prix réduit.La Compagnie du transcontinental canadien possède également de grandes étendues de terres très fertiles, situées de chaque côté de la voie ferrée, lesquelles lui ont été concédées à titre de subvention par le Gouvernement fédéral.Un certain nombre de Compagnies se sont formées pour l\u2019acquisition et la colonisation en grand de terres propres à la culture.Ces terres, après l\u2019exécution de travaux d\u2019intérêt général, tels que construction de routes,ponts et embranchements de chemin de fer, sont vendues à des colons qui peuvent alors s\u2019y établir plus avantageusement, quoique le prix d\u2019achat en soit naturellement plus élevé.Dans ces conditions, la population augmente avec une grande rapidi é.Winnipeg, la métropole actuelle, sur le lac du même nom, avait à peine un millier d\u2019habitants en 1870, elle en compte aujourd\u2019hui au delà de 3o,ooo.Chaque jour l\u2019émigration européenne se dirige, de plus en plus nombreuse, vers cette terre privilégiée entre toutes, où elle est assurée, sous la protection d\u2019une administration bienveillante, de trouver l\u2019abondance, la paix et la liberté.Les Métis de langue française, qui ont formé jusqu\u2019à l\u2019annexion le gros de la population du territoire désigné sous le nom de Manitoba, sont gens d\u2019un caractère doux, paisible et courageux à la fois.Ils tiennent des sauvages le goût de la vie nomade ; mais aussi des Normands, nos pères, la finesse, avec un fond de caractère chevaleresque.Ils ont hésité un peu à entrer dans la Confédération.La liberté des forêts leur paraissait supérieure à la liberté politique.Très Normands, ils feignaient de craindre pour leurs droits de propriété : on allait les dépouiller, peut-être.Au fond, ils sentaient bien que l\u2019envahissement dé tous ces gens industrieux des vieilles provinces les forcerait à changer leurs habitudes, à modifier leur train de vie.La chasse, la pêche, la vie libre, passeraient au second plan.Et puis, patriotiquement, ils se disaient que probablement sous le nouveau régime la prépondérance échapperait tôt ou tard à l\u2019élément français.Profitant de ces inquiétudes, de ce malaise, l\u2019un d\u2019entre eux, qui avait lu l'histoire de France, leur proposa d\u2019instituer un gouvernement provisoire.Dans la pensée des Métis, ce gouvernement provisoire était d\u2019une espèce particulière et c\u2019était un gouvernement provisoire comme vous n\u2019en avez pas dans vos annales : il devait se faire agréer à Londres et se faire sacrer au Vatican.C\u2019était, vous le voyez, une république tempérée.Il est difficile, même au gouvernement le plus provisoire, de ne pas faire quelque acte définitif.Un incident regrettable vint compliquer la situation.Le gouvernement de Fort-Garry avait fini per se croire aussi régulièrement constitué qu'un autre: il voulut faire acte d\u2019autorité et intimider ses ennemis.Un certain Scott, de sa prison provisoire, menaçait de se venger de ceux qui l'y retenaient.Cité devant un conseil de guerre, il PA RIS-CANADA y fut aussitôt jugé, condamne et fusille.On comprend l'émotion produite dans la Confédération par cet incident.Jusqu'alors, on a ait été fort indulgent pour le mouvement d\u2019indepen-dance qui se produisait au Nord-Ouest: on était tenté d\u2019v voir le signe de précoces aptitudes politiques chez les Métis.Mais les choses, décidément.allaient trop loin et il fallut bien arrêter les Métis sur une pente aussi dangereuse.I ne expedition militaire commandée par le colonel Wolseley.qui depuis lor^ a atteint une si haute fortune, mit tin à la république de Fort-Carrv.sans etfusion de sang et sans autre ennui, pour les troupes anglaises, que celui de parcourir la route très difficile, mais tort pittoresque.qui va du lac Supérieur au Nord-Ouest.La répression brilla par sa douceur.Le ehet du gouvernement, Kiel, fut condamné à cinq ans de bannissement, et son general en chef, Lépine, qui avait préside !e conseil de guerre, à deux ans de prison.La captivité de Lépine était d un genre particulier : on se bornait à l'obliger a rentrer en prison tous les soirs avant neuf heures.Ln soir, il s\u2019attarda chez un ami.et il arriva un quart d\u2019heure en retard à la prison.Impossible de se faire ouvrir.Il était en train de casser le cordon de la sonnette, lorsqu\u2019entin il entendit au-dessus de lui une tenètre s ouvrir et un des gardiens lui crier: l'ou s save; bien qun ne rentre ns après neuf heures ! Lt la fenêtre se referma avec ce bruit familier aux oreilles des locataires en retard ! (A suivre.) LA SEMAINE A PARIS Taris, g Septembre 1SS4.Le comte de Chambord a laissé le souvenir d'un prince admirable, guidé par une foi chevaleresque et ne voulant tenir la royauté que de son droit, n\u2019acceptant la France que de la France entière soumise au décret de la Providence qui l'aurait rappelé sur le trône.C'est ainsi que tous les partis l'ont vu dans le lointain de l'exil et lui ont rendu hommage.Il semble oue.depuis sa mort, ses meilleurs amis soient ses pires ennemis.Dans leur zèle indiscret, ils font agir et parler le prince autrement qu'aux veux du monde il n'a paru agir et parler.Sans le vouloir, ils altèrent la sérénité rare de cette noble figure, sérénité qu'elle doit, pour sa gloire, conserver dans 1 histoire.Les uns le montrent prêt à monter à cheval et à reconquérir son royaume, à la suite d'un général aventureux : les autres le représentent comme recevant les princes d'Orléans, un peu malgré lui.leur donnant le baiser de paix la rancune dans Fame, et continuant à les détester après 1 j réconciliation comme avant.L'exécuteur testamentaire du prince, M.Huet de Pavillon, qui, a Fr h s dort, tenait l'emploi d\u2019intendant, vient d adresser a un journal de Vienne une lettre au cours de le juelle il assure que pour connaître ce que pensait reelit nient Henri V, il faut en référer a une note émanée de Frohsdorf.et publiée dans 1 Uni ers du 23 août.Il résume ainsi ce te note : *r 11 vest affirmé que, dans la fameuse entrevue du 7 juillet 1883 avec les princes d Orléans.\u201e Henri V a eu p ur unique intention de montrer 1 comment un Bourbon doit pratiquer la loi >¦ évangéb jue du pardon avant de paraître au tribunal de Dieu.< Ainsi, le comte de Chambord n'aurait fait que pardonner au comte de Paris lecrimede Philippe-Egalité et l'usurpation de Louis-Philippe, sans rien oublier.Quant aux princes actuels, comme le fait remarquer le Figaro, il n'avait rien à leur pardonner.Que l'appréciation de M.Huet de Pavillon au sujet des sentiments du comte de Chambord, à l'egard des princes d\u2019Orléans, soit exacte ou non, il n'en reste pas moins vrai qu\u2019il a reconnu leur place dans la famille rovalo et leur droit au trône.C\u2019est là le point capital.Qu\u2019il ait eu confiance dans son successeur, dans la lagon dont tl gouvernerait la France, ceci est autre chose.On comprend très bien qu\u2019avec cette grande délicatesse vie conscience que tout le monde lui reconnaissait, il n'ait pas voulu prendre, par anticipation pour ainsi dire, la responsabilité du nouveau règne.Si le comte vie Paris avait été élevé près de lui, s'il l'avait su pénétré de ses idées, >a conduite eût été ditle-rente.Mais il ne pouvait .d'après ce qui lui revenait de l'éducation libérale du comte de Paris, se faire d'illusion.Les traditions de Louis-Philippe ne seront pas répudiées par son petit-tils.11 s'est donc borné, avec une parfaite dignité et une soumission absolue aux règles du droit monarch que, à accueillir auprès de lui son héritier legitime, en réservant ostensiblement son amitié pour le duc de Nemours, dont les principes, il le savait, se rapprochaient davantage des siens.Ce n\u2019est pas la première fois que.dans l'histoire de France, un roi lègue en mourant le trône à un prince dont il a été séparé toute sa vie et dont il se sent à jamais séparé par les idées.Cela n'altère en rien la pureté de la transmission et ne dispense aucun royaliste de son allégeance au nouveau roi.Les radicaux ne sont point contents du président de la République.Eux qui ne ménagent personne, ils l'ont jusqu'ici ménagé, se plaisant à voir en lui, à tort, l\u2019adversaire discret de Gambetta d'abord, puis de M.Jules Ferry.Ces ménagements vont finir.M.Grévy a répondu, à l'ultimatiim des députés de l\u2019extrême gauche lui demandant de convoquer sans retard les Chambres pour cause de guerre avec la Chine, en disant qu'il n'v pouvait rien personnellement sans sortir de la réserve constitutionnelle qui lui est imposée, et qu'il l'avait transmis au président du Conseil.Le Radical lui rappelle aussitôt que la réserve constitutionnelle n'a point empêché Louis XVI de porter sa tète sur l'échafaud.Les députés de l\u2019extrême gauche avaient d'abord songea envoyer une députation à Mont-sous- Vaudrey, mais la réponse du Président, dont on leur avait laissé pressentir le sens, les a engagés à décommander la députation et le voyage.Cette réponse est péremptoire et coupe court à tout entretien.Les journaux ravi eaux s'efforcent vie démontrer que la réserve constitu ionnelle ne devait pas empêcher le président d'intervenir et d'obliger M.Jules Ferry à convoquer les Chambres.Ils auraient raison, s'il y avait eu déclaration vie guerre à la Chine : mais les hostilités actuelles n'étant point considérées par la Chine, non plus que par les grandes puissances européennes, comme un état de guerre, pourquoi le seraient-elles par la France : L intervention de M.Grévy se justifierait a la rigueur, néanmoins, si les Chambres, avant vie se séparer, n\u2019avaient pu prévoir ce qui allait arriver: mais elles étaient parfaite.!.ent au courant du dénouement qui se préparait, de 1 état de représailles qui allait succéder aux négociations si patiemment prolongées pour obtenir justice vie la Chine.____Les libéraux belges continuent à montrer la sincérité vie leur libéralisme.Les catholiques ayant organisé une contre-manifestation monsiie à Bruxelles, en faveur de la nouvelle loi scolaire, les libéraux ont eu recours à la violence pour étouffer la manifestation.Plus libéraux que les libéraux, les catholiques avaient pourtant laissé se faire, il y a huit jours, la demonstration libérale sans y porter atteinte.L\u2019objectif de l\u2019opposition est le roi, qu'elle veut contraindre à rejeter la loi adoptée par la majorité vies vieux Chambres.Ainsi, la tendance vie la doctrine est toujours la même : l'appel au roi ou l\u2019appel au peuple, c\u2019est-à-dire l\u2019appel à la force, substitué à la marche régulière vies institutions et au régime légal vie la liberté.Ce qui enhardit les libéraux à solliciter l'intervention royale, c\u2019est qu'il v a vingt-cinq ans, Léopold 1er étant sur le trône, on vit se produire à peu près la même situation qu'aujourd'hui.11 s'agissait alors d'une loi sur l'assistance publique.Le roi se p.rta comme arbitre entre les deux partis, arbitre fort partial du reste, car il changea vie cabinet et accorda vies élections à >es nouveaux conseillers qui lurent soutenus par le pays.L.a République bran raise, peu suspecte de svmpathie pour les catholiques belges, ne semble pas d'avis qu'on obtiendrait cette fois le même résultat.La mesure que les libéraux conseillent au roi, dit-elle, serait fort risquée.Elle n\u2019ose ajouter, mais elle le pense évidemment : Ft fort peu libérale.Le A7A' Siècle, de son cote, déclare aux libéraux belges que c\u2019est leur faute s'ils ont perdu les dernières élections et qu'ils doivent en conséquence prendre leur mal en patience.En général, la presse républicaine française montre peu d'admiration pour ces grandes manifestations dans la rue et trouve qu elles ne prouvent rien.Tout en déplorant les événements dont Bruxelles vient d'être le théâtre, elle laisse percer une satisfaction assez légitime, en rappelant que Paris a été jusqu'ici à l\u2019abri de pareilles emotions populaires.La saison, manquée partout, a été très brillante à Divonne.C'est que Divonne n\u2019esi point une place d'eaux comme tant d\u2019autres.On v va pour sa santé, pour son plaisir, pour la bonne société qu on y rencontre.Ce n est point un Casino, c\u2019est un salon vie famille.Tous les samedis, comédie de société.La comédie jouée par des jeunes lilies de bonne famille, distinguées, élégantes, cela repose des artistes de profession et vies feux vie la rampe.Le merveilleux dans tout cela, c est que les eaux de Divonne guérissent de tous les maux.On est nerveux, on en revient calme ; on est calme, trop calme, on en revient nerveux.Le jour, vous voyez de pauvres femmes étendues sous les arbres, abattues, malades, inca-pables de bouger^ \\ous les re.rou\\ez le son au salon valsant avec intrépidité.Ce qui 11c les empêche pas de reprendre le lendemain sous les arbres leur attitude de malade, leur attitude de souffrance et de résignation.L ne autre originalité de Divonne, qui est une petite ville française, c'est qu'il faut, pour s\u2019y rendre, traverser la Suisse, passer par Genève, le lac Léman, voir le Mont-Blanc.Le docteur Vidart, excellent médecin en même temps que veritable artiste, a ciée Dixonnc il y a quelque vingt ans.La Divonne, petite rivière très tumultueuse en son cours, lui en donna l\u2019idée.L\u2019eau en était froide, cela lui suffit : sa fortune était faite et la santé des gens nerveux assurée.A un établissement d\u2019hydrothérapie de premier ordre, il joignit un salon agréable, un hôtel excellent, un service parfait, qui ont assuré à Divonne un renom particulier d\u2019agrément.On s\u2019y retrouve d'année en année, PARIS - CANADA et bien des gens, meme après guérison, ne vont jamais qu\u2019à Divonne.-Un membre du Conseil général du Rhône, radical d\u2019opinion et qui porte un nom qui oblige, Uay, vient de faire une proposition qui se recommande à l\u2019attention publique.Il demande que tous les Français puissent voyager sur tous les chemins de fer français « aux mêmes prix et conditions que les députés et sénateurs, » c\u2019est-à-dire pour rien.Les étrangers seuls paieraient place entière.La proposition est incomplète, il faudrait un dispositif par lequel il serait statué que le déficit créé dans les recettes ties Compagnies de chemin de fer par cette mesure destinée à développer le goût des vovages en France, serait comblé par un impôt prélevé sur les Français qui ne voyagent pas.Hector Fabre.NOTES DIVERSES M.Edmond Flanc a tenu à dégager sa responsabilité des articles fantaisistes publiés sous le pseudonyme de Charles Limouzin, et relatifs au voyage de la Xubienne.Il nous adresse à cet effet la lettre suivante que nous publions avec plaisir.Monsieur Hector Fabre, directeur du Paris-Canada.Monsieur, J'ai l'honneur de vous informer que je suis absolument etranger aux articles parus dans /\u2019Evènement sur le voyage de la Nubienne en Amérique.Je vous serais très oblige de vouloir bien publier ma lettre dans votre journal, et vous prie d'agréer, monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.EDMOND BLANC, 4, rue de dAfarignan.Nous donnons aujourd\u2019hui en variété, un chapitre de l'amusant ouvrage qu\u2019a publié récemment M Léon Parut, rédacteur du Journal d\u2019Amiens, sous le titre de Souvenirs d'un volontaire : Le Sergent Bridapoil.C\u2019est une série d\u2019épisodes de la vie militaire dont tous ceux qui ont passé par le régiment, et nos zouaves canadiens en particulier, reconnaîtront l\u2019exactitude.M.Barat n'a pas eu besoin de pousser à l\u2019exagération, à la charge, son Sergent Bridapoil, pour en faire un livre de bonne humeur et même parfois d\u2019une gaieté irrésistible.C\u2019est en cela qu\u2019il se montre très supérieur à l\u2019auteur du Colonel Ramollot, et comme goût et comme style.Ceux qui aiment l'armée sauront gréa M.Barat d\u2019avoir écrit l\u2019histoire anecdotique de ce vieux sergent si sympathique, qui est à la fois un brave soldat et un brave homme.Nos lecteurs canadiens n\u2019ont pas oublié M.Barat et les bons articles si sympathiques au Canada publiés par lui dans le Courrier du Soir, de Paris.Ils voudront tous lire le dernier ouvrage de ect ami de notre pays.On le recevra franco, au prix de S 0,40, en s\u2019adressant, soit à notre agent à Québec, M.S.Marcotte, soit à M.Emile Girouard, administrateur du Paris-Canada, 19, rue de Grammont, Paris.La rivière Saint-Maurice, où sont établies les célèbres forges de Saint-Maurice, doit son nom à Maurice Poulain de la Fontaine, seigneur do Saint-Maurice, qui vint s\u2019établir dans la Nouvelle-France vers 1050, et fut choisi par le roi en 1063 pour être le premier procureur du roi et substitut du procureur général aux Trois-Rivières.Un de scs descendants, Claude Poulain Cressé de Courval, sommé de rendre son épée en 1701, répondit à l\u2019officier anglais : « Monsieur, une épée ne se rend pas, elle se prend ! » Grâce à cette réponse chevaleresque, nous dit la tradition, on permit au vieux soldat canadien de garder son épée.Les importations do France au Canada se sont élevées, pendant le dernier exercice, à une somme do 12,159,000 fr.; elles se composent d\u2019une grande variété d\u2019objets manufacturés.Les exportations du Canada en France sont en progrès depuis quelques années, mais elles no dépassent pas encore une valeur de 3,230,000 fr.Dans la Confédération du Canada, c\u2019ost naturellement la province de Québcï qui consomme le plus d\u2019articles français, les trois cinquièmes environ.C\u2019est au contraire la province du Nouveau-Brunswick, avec ses bois, qui occupe la première place dans les exportations canadiennes en Franco.La province de Québec, qui vient ensuite, a expédié des douvelles, des madriers, du bois carré, 60,000 minots de blé et 27.001» minots do seigle.Le Canada fait, par contre, un commerce important avec les Antilles françaises, principalement avec les iles Saint-Pierre et Miquelon qui tirent tous leurs approvisionnements, pendant la saison de la pêche à la morue, dos provinces do Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse.Depuis plusieurs années, un traité de commerce et l'établissement d'une ligne directe de navigation à vapeur sont en projet ; leur réalisation donnerait aux relations commerciales des deux pays un développement qui deviendrait bientôt considérable.On signale en Autriche un mouvement d\u2019émigration vers les nouveaux territoires du Nord-Ouest canadien, territoires très fertiles que l'établissement de la nouvelle ligne canadienne de chemin de fer du Pacifique a ouverts au commerce et à la colonisation.Quelques chefs de famille sont en ce moment dans la province do Manitoba, choisissant des terres et préparant pour ceux qui doivent les suivre des installations provisoires.Du 30 juin 1883 au 30 juin 18Si, suivant le rapport du Ministre do l\u2019Agriculture et des Statistiques, il est arrivé dans la province de Québec un chiffre total de 0,886 émigrants.On compte sur ce chiffre 5,755 Anglais, Irlandais ou Ecossais, dont il ya lieu de supposer qu\u2019une faible partie seulement est restée au milieu des Canadiens - Français ; 291 Français, 270 Belges et 100 Suisses représentent l\u2019élément français; on compte encore 173 Norvégiens, 83 Allemands, 31 Danois, 27 Italiens, 15 Hollandais et 11 Russes.L\u2019émigration de race française est en progrès marqué sur les années précédentes.Un journal rural du Canada raconte que «le père Davil Jean, vieux Français bien connu, est revenu récemment de Lyon, où il était retourné avec sa femme, le printemps dernier, pour y passer le reste de ses jours.» Mais une fois dans sa ville natale, M.David Jean n'a pu renouer des habitudes brisées depuis trente-cinq ans, il s\u2019y est senti comme étranger ; il a été pris de la nostalgie du Canada et il est rentré dans son pays d\u2019adoption, pour no plus le quitter.Ce n\u2019est pas là un exemple pris au hasard.11 n\u2019est pas rare do voir ainsi des Français qui ont acquis l\u2019aisance au Canada, revenir en France et bientôt retourner en Amérique, les liens récents étant plus puissants que les liens anciens.Ces jours derniers même, nous recevions une lettre très touchante d\u2019un jeune Parisien, nous disant, qu\u2019après avoir habité le Canada durant un an, il était revenu, ramené par sa femme qui avait le mal du pays, et qu\u2019aujourd\u2019hui leur désir à tous deux, c\u2019était «d\u2019aller y vivre un jour à titre de membres définitifs de la famille canadienne.» On n\u2019a point en France l\u2019usage des pique-nique, grandes réunions politiques auxquelles un député convie ses électeurs, pour les abreuver de discours, puis leur offrir un repas copieusement servi sur T herbe.Ils sont assez fréquents et fort appréciés du peuple au Canada.L\u2019honorable M.Caron, ministre de la milice, a donné récemment un grand pique-nique à la Rivièrc-du-Loup.Etaient invités les électeurs du comté de Témiscouata et des comtés voisins.Cette réunion a eu le plus grand succès.Elle a été honorée de la présence du premier ministre, sir John A.Macdonald, actuellement en villégiature à la Rivièrc-du Loup.Il y a prononcé un de ces discours dont te succès est d\u2019avance assuré, heureux mélange d esprit, de sons pratique et de haute raison politique.L\u2019orateur du jour a été, naturellement, M.Caron lui-même.Il a fait do la politique ministérielle un exposé très complet et fort éloquent.On l\u2019a chaleureusement applaudi.Homme du monde, tout à fait à sa place dans une élite aristocratique, M.Caron est en même temps un ministre très populaire.Il apporte, grâce à son prestige personnel et à ses nombreuses relations, une force véritable au gouvernement.M.Baillairgé publie en un volume les mémoires lus par lui devant la Société Royale du Canada en 1882 et 1883, et traitant des sujets suivants: I.Application de la formule prismoïdale au cubage de tous les corps.\u2014 IL Suggestions aux géomètres à l\u2019endroit d\u2019une nouvelle édition d\u2019Euelide.\u2014 III.\u2014 Solutions simplifiées de certains problèmes d\u2019hydrographie c \u2019 _ artage des terres.\u2014IV.Les surfaces des triangles et polygones sphériques sous un rayon ou diamètre quelconque.MM.les professeurs et les établissements d\u2019enseignement recevront gratuitement ce volume en en faisant la demande à l\u2019auteur: M.Charles Baillairgé, Ingénieur, Québec, Canada.Un prêtre français, devenu Canadien, et qui était très justement estimé au Canada, l\u2019abbé Jules Mail ley, curé de Berth ier, près Québec, vient de mourir à Paris.Il avait fait le voyage de France pour rétablir sa santé ébranlée par ses travaux apostoliques.C\u2019était un prêtre rempli de zèle, en meme temps qu\u2019un vrai citoyen et un patriote ardent.Sa mort causées-les plus vifs regrets dans la population canadienne et sera un véritable deuil pour le clergé de la province.La peur du choléra a empêché un grand nombre d\u2019Américains de venir en Europe cet été.Mais il faut qu\u2019ils voyagent : un Américain qui reste l\u2019été aux Etats-Unis est aussi désorienté qu\u2019un Parisien qui passe le mois d\u2019août à Paris.Le Canada, en bon voisin, a recueilli les Américains qui n'osaient venir en Franco.Dans tout Américain qui voyage il y a un fidèle correspondant, dont les journaux do la ville ou do la campagne révèlent de temps à autre les impressions de voyage.Vous n\u2019ouvrez guère en ce moment un journal de l\u2019Ouest ou de l\u2019Est sans y trouver des extraits do lettres du Canada : Pleasant trip! Delightful country! Ces exclamations alternent avec des aperçus historiques ou des notes statistiques dont les jeunes lilies elles-mêmes n\u2019hésitent pas à émailler leurs carnets de route à l\u2019usage de la famille, au retour.Un de ces touristes, qui a laissé un des rédacteurs du Xeiv-Yorli Morning Post lire les bonnes feuilles de son carnet, fait plus d\u2019une remarque piquante et nouvelle pour les Européens.Le voici à Québec : il s\u2019y sent perdu et à plus de mille lieues de New-York et do Boston : Une fois dans la ville, dit-il, tout ce qui a l\u2019air un peu américain disparaît.On pourrait se croire au milieu de quelque vieille métropole d\u2019Europe.Il y a là un mélange étrange, un peuple curieux, des maisons aux pignons bizarres, une architecture du moyen âge, des cathédrales aux sculptures magnifiques, des vierges, des saints, des héros, des sentinelles anglaises avec des habits rouges, des paysans français en sabots et en blouse, et tout cela à vingt-quatre heures de Boston et dans une ville si peu américaine que des centaines de personnes ne savent pas qui est président des Etats-Unis.Ce trait, quoique invraisemblable, est vrai.Tout le monde sait à Québec qui est le président de la Ré * \u201d e française, qui l\u2019a été, et mémo qui le sera; mais bon nombre do gens no se soucient guère de savoir qui est le président des Etats-Unis Le Canadien est resté bien Français ; cette simple indifférence pour ce qui se passe à côté de lui le prouve mieux que tout ce qu\u2019on pourrait dire.Le correspondant ajoute mélancoliquement : Il n\u2019y a rien qui frappe autant l\u2019étranger dans Québec que le grand nombre de personnes auxquelles l\u2019anglais est du grec pur.Il exprime le vague espoir que cela viendra à changer : Dans quelques années, cependant, il y aura un changement, vu que chaque été le flot des chercheurs de plaisir des Etats-Unis envahit de plus en plus Montréal et Québec, et que cette dernière ville est maintenant remplie de touristes de toutes les parties de l\u2019Union.L\u2019américanisation est bien désespérée pour qu\u2019on en soit réduit à compter, pour l\u2019accomplir, sur les 31 0695 4 PARIS-CANADA quelques milliers île f>uri*tes américains qui passent chaque été une huitaine à Montréal et à Québec.Il vaudrait autant chercher, par ce moyen, à américaniser la Bretagne ou la Normamlie.Le théâtre des Vari t ;s vient île repremlre avec un éclatant succès ce chef-il'ieuvre de vraite.le Chapeau de paille d'liai .Le directeur des Variétés se rappelle-t-il le temps.Kjà un peu loin.où.un hiver durant, il joua le Ch et au .et in H ir-\u2022 >n de chez Y', ru.et Quand on att Isa se, et bion d\u2019autres pièces, à Montreal, sous le regard d'un censeur aimable qui eu retranchait à regret les mots osés et devenus.classiques.>'il ne se le rappelle plus, ou s'en souvient encore à Montival ; on se souvient de son jeu si tin et si plaisant de >on brio étourdissant.le brio de la jeunesse.On a la mémoire tenace dans ces milieux calmes de province .d\u2019outre-mer; on s\u2019y amuse encore de certaines de ses intonations, on imite au besoin, après boire, un de ses gestes.La .les Variétés est à coup sûr très* .s mont ré un p us par- : ¦ nscmble.Et pourtant, il nous semble que si M.lîertra : 1 tir là >;tr la -.,.*èn.\u2018 p nir la guider.uffer de son exemple, comme à Montr al, elle jouerait mieux eu \u2022 >ro le (7i >».1 ¦ - SOUVENIRS D'UN VOLONTAIRE P N J R.U C (1) Je m'aperçus un jour que le sergent Marehapied, tumeur intrépide vendait des bons de tabac, et mon étonnement fut grand.Assurément, un paquet tous les trois jours ne pouvait l'effrayer.J\u2019aurais admis plutôt qu'il achetât ceux de Bridapoil qui avait pour la nicotine l\u2019horreur d'un Mozabite.Pourtant, il fumait sans désemparer tout le temps que le service le lui permettait.Après m'être égaré dans mille hypotheses saugrenues, je questionnai Marehapied lui-même et c'est ainsi que j'eus le mot de l'énigme, car il vaut toujours mieux aller droit au but et s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints.11 fallut le prier un peu, il lit l'ignorant, affirma qu\u2019il ne comprenait pas ce que je demandais; à la cantine cependant, entre deux petits verres de ratafia, il se décida à m'ouvrir son cœur, \u2022» comme il disait : \u2014¦ Jeune homme, c'est un secret que je vous révèle, parce que j'ai confiance en votre discrétion; car le moyen que j'emploie est facilement imitable et plus >imple encore que mon procédé pour découvrir les points cardinaux; je vous le décèle parce que vous êtes engagé conditionnel d'une part, et d'autre pa-t parce que vous allez rentrer dans vos foyers.11 m'a été communiqué par un ancien Voltigeur du désert, surnommé le Saharien, que vous avez connu au régiment et qui doit la vie à Bridapoil.Ce Saharien, assez piètre sujet au demeurant, avait du cœur humain une connaissance approfondie, et spéculait sur les passions humaines pendant tout le temps qu'il n\u2019employait pas à faire endèver les bleus.Ses observations psychologiques lui avaient démontré que l\u2019avarice est innée chez tous les hommes, même chez ceux qui se livrent par intervalles aux débordements de prodigalité les plus extravagants.Il résulte de là que chacun a toujours du tabac dans sa poche, vu que c\u2019est le gouvernement qui le fournit, mais que personne n\u2019a jamais d\u2019allumettes.On compte sur le feu du voisin qui n\u2019aurait pas l'impolitesse de vous en refuser.Mais comme tout le monde fait le même raisonnement et nourrit l\u2019espérance improbe d\u2019allumer sa pipe aux frais du camarade, on n\u2019a jamais de feu dans les chambrées.Celui qui opère autrement et qui ne recule pas devant la nécessité d\u2019acheter une boite d\u2019allumettes chimiques.Mais, mieux vaut entrer dans une chambre et faire une expérience.Je suivis Marehapied, et la porte franchie, il me dit à mi-voix : \u2014 Regardez.Sur trente hommes qui sont ici, vingt ont leur main dans la poche gauche de leur pantalon.Savez-vous ce qu\u2019ils tiennent?Ils tiennent leur pipe.Ils attendent qu\u2019un autre allume la sienne; ils souffrent, et le palais les démange.Les quatre ou cinq qui sont en train de fouiller dans la poche de leur veste, cherchent si par hasard il n\u2019y resterait pas quelque allumette dérobée dans une guinguette; mais il n\u2019en reste pas.Et pourtant, (i) Extrait du Sergent liridapoil, par Léon Barat.Imprimerie T.Jeunet, 45, rue des Capucins, Amiens.\u2014 Prix : 2 francs ($ 0,40), rendu franco.tous sont dévorés de l\u2019envie de fumer.Ces prémisses étant posées, venons-en à notre expérience.Marehapied tira sa pipe.vide, et frotta une allumette contre le rebord de la boîte.Comme si la faible crépitation de la suédoise eut dominé tout le tapage de la chambrée, en un clin d\u2019œil tous les hommes avaient bondi autour de Marehapied.Les Mages n\u2019avaient pas suivi plus dévotement l\u2019etoile de Bethléem.La lueur espérée v enait de briller ; le moment qu\u2019on guettait depuis des heures avec une inconcevable ardeur était venu.\u2014\tSergent Marehapied, un peu de feu.\u2014\tA moi d'abord, sergent.\u2014\tA moi.\u2014\tA moi.\u2014\tA moi d\u2019abord, n\u2019est-ce pas, les enfants, s\u2019il vous plaît, répondit Marehapied, je voudrais bien savoir si vous auriez le toupet de bousculer aussi incivilement Bridapoil.Charité bien ordonnée commence par soi-même.11 approcha l'allumette de sa pipe et reprit comme étonné : \u2014\tSapristi, j\u2019ai oublié mon tabac! Bas moyen de fumer aujourd\u2019hui.11 jeta l'allumette, tout en colère, marcha dessus, et remit la boîte dans sa poche.Un murmure de découragement traversa les rangs : \u2014\tVoyons, sergent, lui dit le Savoyard Deschamps, votre pipe est un peu profonde; mais c\u2019est égal, bourrez-la dans ma blague, et, pour m'indemniser quand elle sera en train, vous me la prêterez pour allumer la mienne.Ce qui fut fait.Ensuite, au moyen du papier qui sert à envelopper les cartouches et qu\u2019il est presque impossible d\u2019éteindre une fois qu\u2019il a pris feu, la pipe de Deschamps servit à allumer toutes celles de la chambrée.I.'expérience ayant réussi.Marehapied et moi nous retournâmes à la cantine.11 jubilait.\u2014\tVous voyez, jeune homme, me dit-il, j\u2019aurais pu bourrer ma pipe au prix d\u2019une allumette.J'en ai sacrifié deux \u2014 soit dit sans reproche \u2014 pour compléter l\u2019expérience et vous donner le temps d'étudier le jeu des physionomies.Au total, cela fait donc cinquante pipes pour un sou.C\u2019est l\u2019histoire du Fer à cheval et des cerises dans les contes du chanoine Schmidt que vous avez lus sans doute.Au moment où vous allez redevenir civil, rappelez-vous qu'il y a des économies qui n\u2019en sont pas.Léon Barat.REVUE Le nom de M.Thiers vient, d\u2019une façon fâcheuse, de revenir sur le tapis.C est son rôle de patriote et son titre de libérateur du territoire qu\u2019on met en doute, à l'aide d\u2019une lettre confidentielle de Gambetta.Le tribun était resté l\u2019ami d\u2019un légitimiste qu'il voyait souvent, durant la guerre, à Tours.L\u2019amitié allait jusqu\u2019aux confidences, et voici ce que le confident raconte aujourd'hui : Revenu à Tours en octobre 1870, après ses courses infructueuses dans les chancelleries d\u2019Europe, M.Thiers avait de fréquentes entrevues avec Gambetta, auquel il prêchait la paix à tout prix.Gambetta se fâchait, comme on le pense bien.Mais une dernière entrevue, la veille du jour où M.Thiers se rendit à Versailles pour demander un armistice à Bismarck, fut particulièrement orageuse.« Thiers voulait qu\u2019on l\u2019autorisât à couclure la paix, coûte que coûte.Gambetta, plus animé que jamais, repoussait les conditions du vaincu, et soulignait ses mots en frappant sur la table.» Tout à coup M.Thiers, impatienté, s\u2019écria de cette voix de tête, de cette voix de clarinette qu\u2019aucun sentiment généreux n\u2019échauffait : « \u2014 Peuh ! Peuh ! qu\u2019est-ce que cela nous fait, » les Alsaciens-Lorrains! Ils étaient Allemands ; eh » bien! ils redeviendront Allemands; c\u2019est le jeu de » la guerre.» « Gambetta bondit de colère : et c\u2019est certainement ce jour-là que M.Thiers traita de folie le patriotisme du dictateur.Gambetta avait fait ses confidences dans l\u2019irritation du moment; mais il sentit lui-même plus tard qu\u2019il y aurait une certaine injustice à citer des paroles échappées dans le feu de la discussion et dépassant évidemment la pensée de M.Thiers.Son ami conservateur lui ayant PARIS-CANADA 5 demandé la permission de les laire connaître, reçut la réponse que voici : Expressément confidentielle.Mon cher ami, Je partage pleinement ton opinion sur la valeur patriotique et les efforts libérateurs du chef de la bourgeoisie française; mais je suis forcé de compter avec les forces, les demi-forces, les quarts de forces qui constituent à elles toutes la résultante du parallélogramme de la démocratie dont je suis avant tout le serviteur indéfectible.Ceci pour te dire que tu peux écrire tout ce que tu voudras, « citer le propos » si cela te plaît, mais que jusqu\u2019à ce que le moment propice soit venu (non pour moi, mais pour l\u2019intérêt politique de mon parti), je te prie de ne pas donner mon nom.Rien ne s'oppose à ce que « tu invoques le propos, » en te refusant à en faire connaître l\u2019origine.Le moment viendra où nous pourrons tous raconter ce qui s\u2019est passé entre moi et lui, le 27 octobre 1870, dans le salon que Crémieux occupait à Tours.Mais je te connais assez et j\u2019ai toujours eu trop de confiance en toi pour insister plus longuement.Je me résume.Le moment n\u2019est pas encore venu, il viendra, et comme je pense que chez toi le patriotisme l\u2019emportera toujours sur les préférences politiques et même religieuses, nous devrons ce jour-là nous entendre.Tout ceci n\u2019est que pour toi et je t\u2019envoie mes meilleurs sentiments d\u2019amitié.I .GAMBETTA.Aujourd\u2019hui que Gambetta est mort, l'ami a cru qu'il n'était plus tenu de garder un secret qui lui pesait depuis longtemps évidemment, et il a livré à la publicité la lettre expressément confidentielle.Les lettres particulières relatives au Tonkin contiennent souvent des renseignements curieux, lin de nos soldats en a adressé une à sa famille, et le Journal de Maine-et-Loire en a reçu communication.Il s\u2019y trouve un récit pittoresque et saisissant de la sanglante trahison de Lang-Son : Il y avait six jours que nous étions partis d\u2019Hanoï, lorsqu'un matin, avançant hardiment, nous nous mîmes à longer le fleuve Rouge.Tout-à-coup, quelques balles sifflèrent à nos oreilles.Nous croyions avoir affaire à des pirates et nous ne daignions pas répondre.Mais quand nous vîmes sept blessés de l\u2019avant-garde ramenés sur des brancards, nous ne doutâmes plus qu\u2019il y avait un combat à soutenir.Nous nous apprêtâmes.Nous n\u2019avions pas nos canons avec nous, car nous avions laissé la moitié de la batterie à Hanoï, croyant être, par le traité, dans un pays sûr.Nous nous portâmes sur le fleuve Rouge, lorsque nous vîmes sur l\u2019autre bord le drapeau des parlementaires.Immédiatement le nôtre fut planté, et nous vîmes deux Chinois arriver.Notre colonel et les Chinois s\u2019abouchèrent.Un des Chinois lui dit : « Vous pouvez retourner à Hanoï, il en est temps encore; mais si vous voulez entrer à Lang-Son, il faudra que vous tuiez 20 compagnies de 400 hommes chacune qui vous attendent.Choisissez.» Le colonel répondit : « Prenez garde.Ce n\u2019est pas dans trois heures ni même dans deux que vous quitterez ces montagnes.Avant une demi-heure mon convoi sera en route.» Alors le Chinois cassa une branche de bambou et la jeta loin de lui: « Si vous dépassez cette branche, dit-il, nous tirerons sur vous.» Une demi-heure après, nous dépassions la branche, et après un jour et demi de siège nous étions obligés de fuir; il était temps,car un peu plus nous étions tous pris.Sur 400 hommes que nous étions, il en est resté 275 tant blessés que tués.En outre, 40 de nos mulets ont été tués.La fin de la lettre doit être citée également.Elle complète le tableau poignant du combat.Un peu avant la lutte, un commandant dit au colonel : Mon colonel,nous sommes cernés; si nous ne battons pas de suite en retraite, je me brûle la cervelle.Tout à coup on entendit : Sauve qui peut! Tout le monde se mit à fuir; mais nous avions détruit notre convoi de vivres, en jetant à l\u2019eau le thé et le café.Mais tous nos effets sont restés sur le champ de bataille.Deux jours plus tard, quand la batterie est accou- rue nous sauver à Coun Son, nous étions comme de vrais bandits, sales et dégoûtants.Nous n\u2019avions pas mangé depuis deux jours et demi.Je ne sais pas encore ce que la France va faire, mais nous désirons ardemment flanquer une volée aux Chinois.Le jour du combat, ils étaient 8,000 contre 400 Français.Nous avons dû notre salut à nos mulets qui ont reçu les balles à nous destinées.Si je suis tué dans la prochaine lutte, vous pourrez dire que j\u2019en ai vu de rudes avant de mourir.En voilà des jours passés sans manger! Il n\u2019y a rien à craindre pour le Tonkin.Tout ce qui a été dit au sujet d'une invasion du Tonkin parune armée de 75,000 Chinois,augmentée de 10,000 Pavillons Noirs, dit le Figaro, est abso-lument controuve.Il n\u2019y a pas un nombre aussi considérable de Pavillons Noirs au Tonkin où leur chef n\u2019a jamais pu mettre en ligne plus de 5,000 hommes.A Son-Tay, sur 12,000 défenseurs de cette place, on comptait 4,300 Pavillons Noirs, i,5oo Chinois et b,000 Annamites.Le Tonkin n\u2019est nullement menacé.Une armée chinoise partant du Kouang-Si ou du Yunnam s\u2019égrènerait en route , et les quelques milliers d\u2019hommes qui parviendraient à la tête du Delta seraient arrêtés par le premier cours d\u2019eau rencontré, qu\u2019ils ne pourraient franchir sous le feu des canonnières.M.Auguste Vitu publie le texte de la lettre adressée en i852 au prince Louis-Napoléon, alors président de la République, par Mme Lafarge, pour demander sa grâce.Le Prince-Président y répondit par un ordre de mise en liberté qui ne sauva pas les jours de l\u2019infortunée Marie Capelle, mais qui, du moins, lui permit de mourir sans apercevoir les grilles d'une prison entre elle et ce soleil quelle implorait pour ses derniers jours.Voici cette lettre d\u2019une rare élévation : Au Prince Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République Française.Monseigneur, J\u2019ai désespéré douze ans de la justice des hommes ; mais aujourd\u2019hui que le cœur de la France bat dans le cœur d\u2019un Napoléon II, aujourd\u2019hui que la douleur des faibles peut espérer et prier debout, je viens vous demander, Monseigneur, un peu de soleil pour ma vie,une protection auguste pour mon malheur.Monseigneur, je suis innocente!.Vous êtes le représentant de la justice divine sur la terre.A ce titre, daignez vous faire juge entre la calomnie et moi, daignez peser des larmes que Dieu seul a comptées.La vérité répond à l\u2019appel des rois.Elle saura faire parler les faits en ma faveur et, parce que j\u2019aurai crié vers vous dans ma détresse, Prince, comme tous ceux qui souffrent en France, je serai consolée et je serai sauvée.La foi a servi de force à mes heures captives; la reconnaissance sera la vertu de mes jours de soleil.Ce n\u2019est pas la liberté du bonheur que j\u2019implore ! C\u2019est le pouvoir d\u2019incarner ma conscience dans chacun des actes de ma vie, c\u2019est le moyen.Monseigneur, de gagner Votre Altesse à la cause de mon innocence; c\u2019est celui d\u2019intéresser Dieu au triomphe de mon bon droit.Prince, si mon père vivait, il ne trouverait qu\u2019un nom assez grand pour changer un acte de clémence en un acte de justice.Vous portez ce nom, Monseigneur; j\u2019élève ma prière jusqu\u2019à vous.Grâce pour la mémoire et l\u2019honneur de mon père, grâce, Prince, et justice pour deux.J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être, avec le plus profond respect, Monseigneur, Votre très humble et très désolée servante.8 mai 1852.Marie Gabelle.Le grand orateur espagnol, Castelar, démocrate autant qu\u2019on peut l\u2019être.en Espagne, a délivré à la République Française le brevet que voici : J\u2019affirme que la République française, avec sa constitution presque monarchique, son président presque roi constitutionnel, son ministère responsable, ses deux Chambres.est la république parfaite, parce que c\u2019est la république possible.Là-dessus, M.Andrieux, dans le Matin, le reprend et déclare que la République n\u2019existe qu\u2019en Amérique.La République en France n\u2019est à l\u2019heure qu\u2019il est, selon lui, qu\u2019une coalition d'intérêts électoraux.Si la définition s\u2019applique à une république, c\u2019est suitout à la république américaine.Dans le Pays, M.Paul de Cassagnac, prenant texte de la lettre de M.Huet du Pavillon, déclare qu\u2019à ses yeux, lui impérialiste, Monsieur le comte de Paris, d\u2019après le droit royal, est le seul légitime héritier du comte de Chambord.Pour un parti qui se pique surtout du droit, il n\u2019y avait, le comte de Chambord disparu, qu\u2019à se demander quel était son successeur naturel et direct.Or, pour les royalistes, il n\u2019y avait pas d\u2019hésitation possible; c\u2019était Monsieur le comte de Paris.Que cela leur plût ou leur déplût, les royalistes étaient obligés de marcher.Et, du moment qu\u2019ils essayaient une insurrection quelconque plus ou moins déguisée contre le droit successoral de Monsieur le comte de Paris, ils cessaient, par cela même, d\u2019être royalistes, qu\u2019ils s\u2019appellent d\u2019Andigné ou Huet du Pavillon.L\u2019opinion de M.J.-J.Weiss, dans le Voltaire : L\u2019un des grands mérites des princes d\u2019Orléans est leur patriotisme.On peut être certain qu\u2019ils resteront toujours, quoi qu'il arrive, immuables et incorrigibles, dans l\u2019amour de la patrie française.Un souvenir de Gambetta et de la guerre de 1870.M.Lisbonne, préfet de l'Hérault, envoya un jour a la délégation de Tours, une dépêche ainsi conçue : « Comment puis-je faire parvenir dans Paris, pour les mobiles de l\u2019Hérault, dix mille paires de chaussures?» Naturellement, pas de réponse.Nouveau télégramme, même silence.Troisième télégramme : « Votre silence est inexpliquable et je donnerai ma démission s\u2019il ne m\u2019est pas répondu.Je demande pour la troisième fois à M.Gambetta par quel moyen je puis faire parvenir à nos mobiles dans Paris dix mille paires de chaussures.» Gambetta, impatienté, prit la plume et télégraphia à M.Lisbonne : « Délégation à préfet Hérault.\u2014 Faites accompagner vos chaussures par trois cent mille hommes, voilà le moyen.# Le Journal des Débats vient de publier un document fort intéressant; c\u2019est l\u2019analyse et l\u2019extrait d\u2019une lettre adressée au Times, et dans laquelle l\u2019amiral anglais Thomas Symonds compare la situation actuelle des flottes anglaise et française : Après avoir établi qu\u2019autrefois, en un temps où, grâce a la navigation à voiles et à la simplicité des constructions navales, un vaisseau pouvait tenir presque indéfiniment la mer, l'Angleterre veillait à posséder une flotte égale à celles de toute l\u2019Europe ensemble, et double de la flotte française, l\u2019amiral Symonds déclare qu\u2019aujourd\u2019hui, à son avis, la flotte anglaise est inférieure à la flotte française seule, en nombre, en armement et en construction.« Contre 32 navires de guerre français, dont 6 en bois et 8 canonnières cuirassées, dit l\u2019amiral Symonds, nous possédons 26 vaisseaux de ligne, dont 5 sont des corvettes transformées.Les navires français sont tous protégés par une cuirasse descendant à la ligne de flottaison et sont armés de canons se chargeant par la culasse.Leurs gouvernails et la place du timonier sont protégés dans la mesure du possible, sauf le Friedland.Les navires français, par le nombre de leurs compartiments étanches, ne peuvent presque pas -être coulés à fond.Du côté anglais, le Collingwood est à proprement parler le seul navire à la hauteur des exigences modernes.Tous les autres sont des vaisseaux à tourelles, dont le type a été abandonné.Sur 17 des navires anglais les deux tiers de la ligne de flottaison sont sans cuirasse.Sur 7 vaisseaux, le gouvernail et la loge du timonier sont sans protection, et i3 de nos navires n\u2019ont que de courts canons se chargeant par la bouche. 6 PARIS-CANA DA 7 no sont pas convenablement Avisos en cloisons étanches.Et ces fautes capitales ont été commises même dans les cuirasses lances il y a di\\ an».Pans les navires antérieurs a cette date, tel» que le Monarch.le Sultan.VHercule, la cuirasse est si faible qu\u2019on ne peut la comparer à celle des navires français, et les compartiments si grands qu\u2019une lois la coque traversée ils eioi\\ent couler a oie.Leur» gouvernails sont aussi exposes que possible, leurs canons se chargent par la bouche et leurs machines sont surannées.Or.aujourd'hui, un navire ne peut emporter que pour quatre jours de charbon s'il \\ eut aller à grande vitesse : sa coque se détérioré rapidement : sa machine compliquée nécessite des reparations constantes.Il faut donc une reserve consideraole >.nawre».prêts à remplacer ceux qui abandonnent leur poste.Or.:t t\".rf»\u201er\\ e Arc.aoe c nposfi de cuirasses, mauvais marcheurs et d'un type suranné.De plus, nous ne possédons pas un seul torpilleui éprouve à la mer.U nous manque encore des croiseurs ranidés comme les paquebots transatlantiques.des avis s excellents marcheurs.L amiral Svmonds conclut en se demandant comment l'amirauté a pu laisser se produire un état de choses pareil, alors que 1 Angleterre, qui aujourd'hui ne peut plus se nourrir du produit de son sol.a infiniment plus besoin d\u2019une hotte inattaquable qu au commencement de *.e sic-le.FAITS DIVERS L intelligence des chiens.\u2014l\u2019n savant Je Londres.sir John Lubbock, a tente d'apprendre la lecture a son chien l un et il parait qu il a en partie réussi.\t_\t.\t.Le système, dit un confrère, qui a si bien réussi ^ John, est tort si ni p i e et t.e s rationnel.Le* savant a fait imprimer, s\u201er des teuilles de carton d_ *.q centimetres sur io cetimetres ^es mots usuels, tels que : sortir, faim, soif.os.etc.; en employant l\u2019orth .graphe phonétique.P'.il s en trouve continuellement une à terre dans le cabinet de travail de M.Lubbock, et.des que Van a soif », il va la chercher et l'apporte gravement, avant que son maître ait eu à lui faire un signe quelconque.CONTES D\u2019ÉTÉ Un Raccommodement Mme Raoul et son mari avaient commencé par s\u2019adorer.Puis, de l\u2019adoration, on était passé à la froideur.Enfin, par des détours, on s\u2019était acheminé vers ce chapitre un peu vague du code qui traite de la séparation de corps.Séparés! ils s\u2019étaient séparés après sept ans de vie commune, et depuis cinq années ils vivaient étrangers l\u2019un à l\u2019autre.Lui, souvent absent de la ville voisine de Paris qu'il habite, menant de front avec les vovages son état d architecte qui 1 enrichit peu ànpeu, cherchant l\u2019oubli dans le mouvement, dans le travail.Elle, réfugiée auprès de sa famille.Dans sa situation fausse, le mieux pour Mme Raoul était de s'ensevelir en une retraite profonde.Elle ne s'en échappait que pour visiter sa tille et son tils aux dates stipulées par la sentence.dans les établissements scolaires qu'elle leur avait assignés pour séjour.C\u2019était ainsi.Ni l\u2019enquête, ni la contre-enquête n'avaient réussi à préciser à qui incombaient les torts graves.Pour couper court aux jalousies, les magistrats avaient soustrait la garde des enfants à l\u2019un et à l\u2019autre époux.V alérie, la tillette, était au pensionnat ; Camille, le garçon, poursuivait ses études au lvcée comme interne.En somme, des deux côtés, on avait le repos.Mais à quel prix ! Que de tistesses dans cette double solitude ! Que d'amertumes dans cette équivoque de tous les moments ! Aussi, avec quelle satisfaction non déguisée on avait accueilli le vote de la loi du divorce.Donc on allait divorcer.Nos législateurs ont rendu le divorce commode, par surcroit.Point de commentaires indiscrets, point de bavardages de journaux.La scission s\u2019opère sans bruit.On échangé, par l'intermédiaire des avoués, quelques feuillets de papier noirci, et voila la procédure en train.La série des grimoires épuisée , vient la reunion des plaidants, en la chambre du conseil, où le president du tribunal les interroge sur leurs intentions, prend note des réponses, toujours prévues,et termine généralement la séance en assignant, par approximation, une date aux débats.Formalités sommaires dont Raoul et sa femme connaissaient d'avance la banalité, et auxquelles ils étaient prêts à se soumettre en se rendant, chacun pour son compte, au rendez-vous obligatoire.Ils arrivaient un peu fiévreux, agités par le souci d'en finir, préoccupés de cette rencontre après un laps de temps si long, tranquillises seulement par la persuasion qu elle serait brève et que la présence d'un tiers en allégerait les ennuis.En quoi ils se trompaient.Le président réclamait un in>tant de répit.Ils étaient priés de l'attendre.Dans la salle déserte, on leur avait, de sa part, désigné deux fauteuils.D'ailleurs, il ne tarderait pas à paraitre.Quelques minutes à passer, voilà tout.L'architecte s'était résigné docilement.Mme Raoul avait fait, elle aussi, contre mauvaise fortune bon visage.Ils s\u2019étaient as-is, loin l'un de l\u2019autre, indifférents.muets, s\u2019évitant des yeux, ne songeant qu\u2019à sortir lestement de cette confrontation gênante, impatients de voir leur destinée s\u2019accomplir.Pourtant, le magistrat tardait.De sérieuses occupations le retenaient-elles réellement ?Ou bien, tout bonnement, était-il homme d'esprit ?Dans la grande pièce taciturne, flottaient éparses les visions d\u2019autrefois.Dans la surprise du tête-à-têie inattendu, elles couraient, se fuyaient, se traquaient, s'entrechoquaient.Si bien que les regards détournés tout à l\u2019heure, suivant distraitement dans l'espace ces bizarres évolutions, se rencontrèrent tout à coup.Et ce fut comme un choc d\u2019ou deux paroles jaillirent ; \u2014\tMadame.\u2014\tMonsieur.Ni le mari ni la femme n'eussent consenti à faire les avances.Les syllabes étaient parties involontairement.Mais , enfin , elles étaient lâchées.Que risquait-on à rompre tout à fait la glace ?Bon.Mais que se dire?On hésite.On cherche.On s'émeut.Ces bouches, qui ont désappris le langage de la tendresse, tremblent sans proférer un son.Au fond des poitrines, pourtant, un toc-toc s\u2019accélère, violent, impétueux.Tantôt, on se traitait de mottsieur, de madame, cérémonieusement.Maintenant, ce sont des noms qu\u2019on murmure : \u2014 Louise.\u2014 Raoul.Les sièges se rapprochent On s'entretient des temps heureux, froidement, avec des regrets qu\u2019on atténue, qu\u2019on voile.Des deux parts, on restera sur la réserve, on y est très décidé.On ne s'adresse plus de reproches; ils seraient de mauvais goût; le passé est trop vieux, vraiment.Mais on parait s\u2019entendre pour cantonner sur le terrain des généralités la causerie entamée à bâtons rompus.C'est donc qu\u2019on est capable de se comprendre encore à demi-mot ! Et ce président qui n\u2019arrive pas! A parler franc, ni Raoul, ni Louise n'éprouvent plus aussi vivement la hâte de le voir apparaître.I n engourdissement, peu à peu, les a gagnés.Ils s\u2019interrogent.Cinq ans ! Que s'est-il passé durant ces cinq années d\u2019exil?La femme conte sa vie, calme, uniforme, les monotonies de l\u2019espèce de claustration à laquelle elle s'est vouée.Le mari dit ses efforts, ses travaux, les pérégrinations grâce auxquelles il a réussi à se consoler, à s'étourdir.Et puis, on parle des enfants; et comme d'instinct, sans qu' ls s'en aperçoivent, l\u2019intervalle reste entre les époux se resserre encore.Elle est si mignonne, leur Valérie! Il est si studieux, leur Camille ! A ces bouffées de jadis, les âmes se réchauffent.Ils sentent leurs paupières se mouiller.Ils s'entreregardent; elle, toute belle, et reposée, et séduisante en sa maternité savoureuse; lui, pâle, triste, le front rendu grave par les années, par les méditations.Quelques moments encore, et tout ce qui fut va finir.Un éternel adieu fermera à jamais le livre.Un adieu ! Et pourquoi?Pourquoi ce qui fut ne ressusciterait-il pas ?Ils sont venus avec la résolution de mettre un terme a ce qu ils appelaient leur esclavage.Ils n'ont pas d'autre intention arrêtée.Leur indépendance reconquise, qu'en feront-ils ?Le fils et la tille qui grandissent loin d'eux n\u2019ont-ils pas assez souffert ?Et eux-mêmes, les fous, que de bonheur ils ont gâché ! Mme Raoul est rêveuse, Raoul est pensif.Leurs mains se cherchent et se rencontrent.Un double cri résonne, suivi d'un double baiser.La porte s\u2019ouvre.C'est le magistrat qui entre, la figure austère.Mais voici debout les plaideurs réconciliés.D'un salut révérencieux,ils remercient le juge de ses soins désormais inutiles.Et comme pour proclamer le nouveau traité d\u2019alliance improvisé par le hasard de la solitude à deux, fièrement, à travers le vestibule, ils s\u2019éloignent bras dessus bras dessous.Ce sera un paisible ménage, auquel l'expérience aura servi, et qui plus d une lois bénira la loi dont le couple sagement avisé a su tirer un effet si imprévu.A.DALSÈME.DESSUS DU PANIER Un riche négociant du quartier Saint-Martin, M.M., père de quatre charmantes jeunes filles, recevait depuis quelques mois, dans 1 intimité, un jeune Américain, très intelligent, très distingué, qui lui avait été chaudement recommandé par un correspondant.L\u2019autre jour, dans la matinée, l\u2019aimable gentleman se présente chez M.M., et lui fait demander quelques instants d\u2019entretien.\u2014\tMonsieur, lui dit-il avec solennité, j aime mes- demoiselles vos filles, et je viens vous les demander en mariage.\t, .\u2014\tComment?.toutes les quatre !.s\u2019écrie le père de famille, Mais vous êtes fou !.\u2014\tNon, monsieur.Je suis mormon ! Au casino : Un joueur en déveine s\u2019est pris de bec avec son adversaire, qui a copieusement dîné.Vous êtes saoûl, s\u2019écrie-t-il.___J\u2019aime mieux être saoul que d\u2019être bête, répond l\u2019autre.ça dure moins longtemps.(=*=>i A l\u2019hôtel : \u2014\tVous avez mis sur ma note ; papier, 5b cen- PARIS CANADA 7 times, et vous ne m\u2019avez jamais fourni ce papier- là!\t.\u2014\tMais, monsieur, c\u2019est le papier sur lequel on a fait votre note.Une brave paysanne embrasse son lils qui part pour le Tonkin, et, entre deux larmes, lui fait la recommandation suivante :\ta \u2014\tA présent, écouté, s ils se battent, ne t en mêle pas, je t\u2019en prie, laisse-les taire ' Nous lisons à la porte d\u2019un restaurant : Déplacements et villégiatures.RETOUR UES HUITRES.CHARADE N\" 6.Par I.B., dédiée à d\u2019Arbois.Les vents régnent sur mon premier.Kt les prêtres souvent désirent mon dernier; Tu vois maintenant mon entier.Le mot de l\u2019Enigme N° 3 est : PERSEVERANCE Solutions justes.\u2014 I.H.\u2014 Coquelicot.\u2014 Lord Etune Chymer.\u2014 K.Lypso.\u2014 Petit-Jean.\u2014- Little-Duck.\u2014 Un vieux Soldat.\u2014 Fais-ta-Malle.\u2014 Landry.__Philéas Fogg.\u2014 Bob et Dick.\u2014 Delphin Zibetta.\u2014\tJ.L.R.\u2014 Àthos.\u2014 D\u2019Artagnan.\u2014 Quick-Silver.\u2014\tCh.Perplex.\u2014 Cocardasse.\u2014 Buridan.\u2014 Frantz d\u2019Epinay.\u2014 Monte-Cristo.\u2022\u2014 Madelon.\u2014 N.Norty.\u2014 A.P.\u2014 Remy.\u2014 Paul Adloff.\u2014 L.Leblanc.\u2014 Lagardère.\u2014 Espérance.Solutions justes du Canada pour l'Enigme n° 3 : Edouard S.(Montréal).\u2014 Bas-de-Cuir (Québec).\u2014 Le Devineur (Ottawa).\u2014 P.D.(Ottawa).\u2014 Henri G.(Québec).Prière d\u2019envoyer les solutions aux bureaux du journal, à D\u2019ARBOIS.a AETTIVT TAO 17 Saint-Henri-dc-Lévis, une A V LIN JJi\\£i très BELLE PROPRIÉTÉ d\u2019une contenance d\u2019environ 40 hectares en culture, avec bois, bâtiments de ferme en parfait état et maison d\u2019habitation.Le chemin de fer Québec-Central passe à trois cent mètres de cette propriété.Prix avec facilités de paiement :\t19,000 francs IS 3,6oo).S\u2019adresser pour renseignements détaillés et offres, au propriétaire, M.Jean Paquet, à Saint-Henri-de-Lévis, près Québec (Canada).Ou aux bureaux du journal : 19, rue de Gram-mont.BULLETIN COMMERCIAL POIDS ET MESURES Les 100 k.nets, compt.; poids naturel.77 à 75 k.à l\u2019hect.Les blés à livrer ont des cours plus faibles, les transactions réduites ; en cloture il y a quelques demandes, mais on ne dépasse pas les cours du début.SEIGLES.\u2014 I.es seigles sont très calmes, les prix restent à peu près les mêmes, avec quelques acheteurs en livrable.n 5o a 1(1 .13 5o à 1375 15 3 o à 15 y3 15 3o à 16 .Livrable Septembre.\u2014\tOctobre.\u2014\tNov.et Déc.\u2014\t4 premiers mois.Poids naturel 72 à 70 k.à l\u2019hect., 100 k.nets cpt.AVOINES.\u2014 Les avoines sont lourdes, on ne peut vendre qu\u2019en baisse les différentes époques.Livrable Septembre.17\t.\tà\t17\ta5 \u2014\tOctobre.17\t.\tà\t17\t2 5 \u2014\tNov.et Déc.17\t.\tà\t17\t2 3 \u2014\t4 premiers\tmois.17\t2 5\tà\t17\t75 Poids naturel 45 à 47 k.à l\u2019hect., 100 k.nets cpt.Montréal, -j8 août 1884.Marché toujours calme et sans grande activité.Les cours cotés sont surtout des cours d'attente.Les évaluations do la nouvelle récolte insuffisamment connues, ainsi que les cours des marchés européens dont les tendances sont incertaines, ne permettent pas encore un classement définitif.Mais à Montréal on voit généralement la baisse.On cote : BLE.\u2014 Canada rouge d\u2019hiver, le minot Canada du printemps, le minot.Poids légal au minot, 60 livres.SEIGLE.\u2014 Le minot.Poids légal au minot, 5o livres.AVOINE.\u2014 Le minot.Poids légal, 3q livres.ORGE.\u2014 Le minot.POIS.\u2014 Le minot.MAIS.\u2014 Le minot.0,91 0,00 0,41 S o,.i.i S 0,89 .8 0,70 MARCHE AUX BESTIAUX PARIS La Villelte 8 sept.\tAMENÉS\tVENDUS\tINVEND\tPOIDS moyen \t\t\t\t Bœufs\t\t2.244\t2.136\t108\t340 k.Vaches\t\t\t1.089\t1.027\tG2\t224 T utreaux\t\t214\t193\t21\t375 Veaux\t\t1.131\t1.002\tG!)\t80 Montons\t\t20.085\t19.135\t950\t20 Porcs gras\t\t1.782\t1.787\t51\t80 Porcs maigres\t\t))\t))\t))\t)) \tMANDE II ET TE\t\t\tPOIDS VIF\t\t \t|vo\tde\toe\tt\u201d\tde\toe \tquai.\tquai.\tquai.\tquai.\tquai.\tquai.Bœufs.le kil.\tl 72\t1 G0\t1 30\t1 12\t.98\t.69 Vaches\t\t1 GG\t1 'l8\t1 2G\t1 04\t.88\t.G5 Taureaux\t\t1 45\t1 25\t1 15\t.88\t.68\t.58 Veaux\t\t1 80\t1 G0\t1 35\t1 .\t.95\t.G8 Moutons\t\t2 05\t1 80\t1 45\t1 25\t1 .\t.80 Porcs gras\t Porcs maigres.\t1 44\t1 38\t1 32\t1 02\t.95\t.88 Peaux de moutons rases.demi-laine 2 .1 50 à 4 50 L\u2019usage du système décimal français est facultatif et légal au Canada.\t La livre est égale à\t\t.\t0 kilog.453,5q La tonne à\t\t.\t(>07 kilog.Le gallon contient\t\t.\t4 litres, 54 Le minot contient\t\t.\t36 litres, 34 La verge est de\t\t.\t0 mètre, «> 1 Le pied est de\t\t.\t0 mètre, 3o Le mille est de\t\t.\t1,609 mètres L\u2019acre a une superficie de.\t\t(.o ares, 47 La piastre (jjf), divisée en\t100 centins, vaut (sauf les variations du change) 5 ft\t2 5.Paris, BLÉ.\u2014 Marché faible.Nous cotons à 12 h.1/4 :\tJF, Fournisseur de N.S.Père le Pape Paris, 74, rue Bonaparte \u2014 Place Saint-Sulpice, Paris Maison fondée en 1782 ART Tableaux et Objets d'art TABLEAUX, EAUX-FORTES, GRAVURES Ancienne maison MARTINET, Jules Hautecœur, successeur, 172, rue de Rivoli (au coin de la rue de Rohan).AMEUBLEMENTS MEUBLES MÉCANIQUES Dupont.Lits pour malades, 10, rue Hautefeuille.ARTICLES DE V0YAGE~ ~~~ Moynat, la maison la mieux assortie et la meilleur marché do tout Paris, L avenue de l\u2019Opéra, 5, place du Théâtre-Français.CAFÉS-RESTAURANTS Bruneaux, 24, boulevard Poissonnière, Paris.\u2014 Déjeuner à 3 fr.Dîner à 4 fr.CHEMISES, GANTS, CRAVATES C.Dupré, F.Ysern.4G, rue Vivienne, près le boulevard.D ENTS Insensibilisateur Duchesne.Extraction et pose de Dents sans douleur, rue Lafayette, 45.HOTELS Appartements et Chambres très confortablement meublés; 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Six mois, 30 fr.Bureaux a Paris.9.Boulevard des Italiens CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1SS4 Arrangements d'été 1SS4 Depuis le 10 mai, les trains de ee chemin de fer circuleront tous les jours, les dimanches exceptes, comme suit : PARTIRONT DE LA POINTE-LEVIS Pour Halifax et Saint-Jean.7.30 A.M.Pour la Riviere-du-Loupet Sainte-Flavie 11.\u201820 A.M.Pour la Rivière-du-Loup.5.15 P.M.ARRIVERONT A LA POINTE-LE VIS AGENCE FRANCO-ANGLAISE Four la Représentation et la Vente des Marchandises Françaises et Anglaises OBJETS D'ART, DE LUXE ET DE HAUTE FANTAISIE à MONTRÉAL (Canada,) PLACE VICTORIA.RUE SAINTE - RADEGONDE, 8 N B.\u2014 Renseignements franco sur demande.L.- J.A.SURVEYER MARCHANDS DE FEU ET DE QriXCAlLI.EUIE Rue Notre-Dame, lïStS MONTRÉAL LIGNE DOMINION De Paris au Canada De Halifax et Saint-Jean.7.20 P.NI.De la Rivière-du-Loup.1.30 P.M.De la Rivière-du-Loup.G.00 A.M.Depart de Liverpool pour Québec tous les jeudis L'Orégon, Le Sarnia, Le Vancouver Le char Pullman qui part de Levis, le mardi, le jeudi et le samedi, se rend directement à Halifax, et celui qui part le lundi, le mercredi et le vendredi se rend à Saint- Jean.Tous les trains ci* ;ulent srr l\u2019étalon chronométrique ^ l'Est.D.POT TINGE R.Surintendant en chef, Bureau du chemin de fer, Moncton, N.B.vril 1881.Les salons, ainsi que les cabine» de P° classe, se trouvent au milieu du navire.Le Vancouver est éclairé à la lumière électrique dans tous ses compartiments.Prix de passage : P0 classe, de 2GG 70 à ISO fr.Pour tous renseignements et pour les billets d \u2022 passage, s\u2019adresser à P ITT ET SCOTT, 7.rue Scribe.Paris.B0URG0UIN, DUCHESNEAU & CIE SOLVE ACTES ET MERCERIE .Small Warn IMPORTATEURS 331.\t333.335.rue >s»aiiit-I*aul MONTREAL GUSTAVE R.FABRE Marchand* «le Fer* et «le Quincaillerie LA NEW-YORK COMPAGNIE D'ASSURANCES SUR LA VIE FONDÉE EN 1S45 Fonds de Garantie : 287 Millions L N T11 : R E M E N T SOUSCRITS MUTUALITE A PFIMES ET ENGAGE» NTS FIXES Les a-uré- sont seuls propriétaires 'lu fonds de garantie de tous les bénéliees.TARIFS COMPARÉS RUE SAINT-PAUL.- MONTREAL LA COMPAGNIE DE Iviplioi Rttlitu et Ontario LIGXE DE LA MALLE ROYALE ENTRE QUEBEC ET MONTRÉAL Cette magnifique ligne est comp .>-ée des steamer- de première classe suivant- : QUÉBEC ET MONTRÉAL Départ de Montréal, tou- les jour-, sept heures du soir : départ de Quebec, tous les jours, cinq heures du soir.ENTRE MONTREAL et TORONTO Les steamers CORSICAN, ALGERIAN et CORINTHIAN de la NEW-VtiRK et des principales autres Compagnies ASSURANCES EN CAS DE DÉCÈS RENTES VIAGÈRES IMMÉDIATES avec participation aux | payables par semestre benetices\tî Rente pour un versement de Primes viagères assurant lOOf.|\tloO fr.Ages\tà la New- York\taux autres Conipagn .\tAges\ta la New - York hommes\taux autres Conipagn 25\t19.89\t22.10\tCO\t10 »\t9.0-2 35\t26.38\t28.40\t70\t13.00\t12.15 45\t37.97\t38.70\t80\t17.60\t15.10 DIRECTION POUR LA FRANCK 19 \u2014 avenue de l\u2019Opéra \u2014 19 P Alt I S BERTHET & DESMAZIÈRES TAILLEURS Fournisseurs de S.M.le Roi de Suède et de Norwège AMAZONES, LIVRÉES.\u2014 33, RUE DES PETITS-CHAMPS.APPARTEMENTS MEUBLÉS A i.o i l: it S\u2019adresser rue de la lloètie, Ri, PARIS.FABRE Sc GRAVEL LIBRAIRES Rue Notre-Dame.\u2014 MONTREAL CONCESSIONS GRATUITES DE TERRES AU CANADA Câ hectares au Manitoba et dans les territoires du Nord-Ouest ri0 à ,V.7 hectares dans les autres prorinces On trouve à acheter des fermes et dos terres en partie défrichées à des prix raisonnables dans les provinces de Quebec, d Ontario, de la .\\oui'elle-Ecosse, du Nouveau-Rrunsu iet;, de Vile du Prinec-Edouard et de la Colom» bie anglaise.Passages à prix réduits.\u2014 Avantages spéciaux offerts aux domestiques.S adresser pour brochures donnant tous les renseignements relatits au placement do capitaux, règlements pour la vente des terres, demande d'emploi, taux des salaires, prix des denrées d'alimentation, etc., etc., au bureau du llaut-Commissaire du Canada, 9, Victoria-Chambers.Londres S.W.(M.J.-(;.Colnier, secrétaire; M.C.-C.Chipman.secrétaire-adjoint); ou ;V M.John Dyke.15, \\\\ ater-Street, Liverpool, et à M.Hector FABRE, commissaire-général du Canada, 19, rue de Grammont, Paris.LIGNE ALLAN Paijuebols-Poste de Liverpool au Canada DATES DES DÉPARTS DE LIVERPOOL A QUÉBEC Sarmatian.\tJeudi\t\u201828\taoût.Sardinian.\t\u2014\t4\tsept.Circassian .\t\u2014\t11\t\u2014 Parisian.\t\u2014\t18\t\u2014 Polynesian.\tJeudi\t25\tsept.Permian.\t\u2014\t2\toctobr.Sarnmlian.\t\u2014\til\t\u2014 Sardinian.\t\u2014\tIG\t\u2014 Ces vapeurs touchent à Londonderry le lendemain de leur départ pour embarquer les passagers et la malle.PRIX DES BILLETS DE PREMIÈRE CLASSE Fr.318 15.\u2014 Fr.397 65.\u2014 Fr.477 20 suivant la position des cabines.Sur le Parisian, les prix varient de Fr.397 65 à 557.Les passagers de différentes catégories de première classe jouissent du même salon et de la même table.Les enfants de moins de 12 ans paient demi-place.Au dessous de 2 ans, ils voyagent gratuitement.Chaque passager adulte a droit au transport gratuit d\u2019un colis n\u2019excédant pas 20 pieds cubes.Le colis qu\u2019il prendra avec lui dans sa cabine ne devra pas excéder plus de 15 pouces de haut.Les billets do passage sont délivrés contre un acompte de Fr.126 25 ou contre la totalité de leur valeur.Le passager muni d\u2019un billet de retour devra l\u2019échanger contre un nouveau billet avant de retenir son passage.Pour billets de passage,s\u2019adresser à M.Alex.HUNTER, 4.rue Gluck, à droite de l\u2019Opéra.Paris; agent de MM.ALLAN brothers C°, 19, James street, Liverpool.Un de ces steamers quittera, tous les mardis, jeudis et , samedis, le La-sin du Canal à 9 heures, et Lachine à l\u2019arrivée du train qui part de lagare Bonaventure à midi,pour TORONTO Et les ports intermédiaires,se raccordant directement à Preneolt et Broel&vllle Avec les chemins de fer d Ottawa, Perth, A rn prior,etc.à T O R O NT T O Avec les chemins de fer qui conduisent à tousles points de l\u2019Ouest.J.-B.LA BELLE, mai 1884.gérant.PEINTURE & PHOTOGRAPHIE D'ART ÉMILE TOURTIN 8, Boulevard des Italiens, 8 "]
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