Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 avril 1885, mercredi 8 avril 1885
[" 2* ANNÉE.\u2014 N» 14 / ( Paris, Mercredi 8 Avril 1885.PARIS-CANADA Organe International des Intérêts Canadiens & Français.FRANCE Prix du Numéro: I Abonnements: 25 Centimes I Un an, 12 fr.50 Directeur : HECTOR FABRE CANADA Prix du Numéro: i Abonnements: 5 Ceutius\tI Un au , $ 2.50 Émile GIROUARD , ADMINISTRATEUR BUREAUX, 30, Rue Larochefoucauld, Paris.S.MARCOTTE, agent r.k \\ k h a r,.QUÉBEC Tous les mandats, demandes d\u2019abonnements, d\u2019insertions et de renseignements, doivent être adressés franco à M.Hector FABRE, directeur du PARIS-CANADA, 30, rue de Larochefoucauld, Paris.SOMMAIRE Au Nord-Ouest.\u2014 La révolte du Nord-Ouest : Dépêches.\u2014 Notes diverses.\u2014 Les représentants des Colonies à la Salle des Poissonniers de Londres.\u2014 La conférence de M.Rameau.\u2014 Informations,.\u2014 Les Industries Canadiennes.\u2014 Commerce et finance : Notes.\u2014 Bulletin financier et commercial.AU NORD-OUEST Le courrier Cunard nous a apporté le Manitoba, daté de Winnipeg, 19 mars, ainsi que la Galette de Montréal, du 24 et du 25.Le Manitoba, organe des populations françaises du Manitoba et du Nord-Ouest, signalait les rumeurs qui couraient à Winnipeg d'un prochain soulèvement des Métis au Nord-Ouest, dans un article intitulé M.Riel et les Métis, et que nous reproduisons en entier.Des dépêches de Prince-Albert transmises aux journaux de Winnipeg, nous apportent la nouvelle à sensation que M.Riel, à la tète des Métis de ce district, se prépare à un soulèvement auquel, ajoute-t-on, les sauvages prendraient part.La population anglaise, dit-on, demande des armes pour se défendre en cas d\u2019attaque.Si ces nouvelles n\u2019étaient pas de nature à causer un tort immense à notre pays, eu faisant croire que nous y sommes constamment en état de rébellion, nous n\u2019y prêterions aucune attention, mais comme les journaux étrangers, toujours avides de nouvelles à fracas, s\u2019empresseront de reproduire celles qui précèdent, nous croyons de notre devoir de dire : \u2014 Qu\u2019aucun trouble n\u2019est à appréhender de la part des Métis dans le Nord-Ouest.11 est vrai qu\u2019il existe parmi eux des mécontentements, qui sont dans la plupart des cas pour des raisons légitimes; mais le gouvernement fédéral s\u2019occupe sérieusement de la cause de leurs griefs en promettant d\u2019y remédier aussitôt que possible.Maintenant, qu\u2019il y ait quelque agitation,des assemblées, même des discours par trop violents, la chose est possible.Certains individus croient qu\u2019on ne peut obtenir justice à moins qu\u2019on ne crie, qu\u2019on ne se plaigne et qu\u2019on ne se lamente.C\u2019est leur manière à eux ! Mais de là à une rébellion, il y a loin.La chose serait d'ailleurs si ridicule qu'il nous est impossible de croire que nos amis de là-bas auraient la moindre idée de se compromettre à ce point, en fussent-ils même avisés par ceux qui devraient connaître mieux.L\u2019allusion à Riel qui devrait connaître mieux, était fort claire.Le Manitoba exprimait certainement en cette circonstance, comme d'habitude, le sentiment véritable de la population française du Manitoba.La veille, le Lieutenant-Gouverneur avait ouvert la session de la législature par un discours lu en anglais et en français, et qui ne trahissait aucune préoccupation, ni alarme.A Montréal, le bruit d\u2019une insurrection au Nord-Ouest était accueillie au sein de la population française avec le meme sentiment d\u2019incrédulité mêlée de blâme.Voici l\u2019excellent article que publiait le journal la Presse : Si on en croyait certains journaux, le Nord-Ouest canadien serait à la veille d\u2019un nouvelle révolution, aussi grave, pour le moins, que celle de 1869-70.On y mêle de nouveau le nom de l\u2019ancien chef Riel, et on assure qu\u2019il travaille de toutes ses forces et de toute son influence, à produire un nouveau soulèvement parmi ses compatriotes.Il y a deux ou trois mois, on a publié une espèce d\u2019ultimatum, dans lequel il posait au gouvernement les conditions auxquelles il consentirait à laisser la paix régner dans le pays.Quelques-unes de ces conditions étaient absolument inadmissibles, et aucun gouvernement ne pourrait consentir à leuraccorder même une minute de considération.Les Métis doivent comprendre que le temps des lois d'exception est passé.Une pareille législation a toujours de graves inconvénients, dans son principe même qui représente une espèce d\u2019injustice pour ceux qui n\u2019en profitent pas, et dans son application qui est toujours très difficile et très compliquée.Les Métis jouissent, comme tous les autres, du ré-qime scolaire, parlementaire et municipal ; ils ont par conséquent tous les moyens suffisants pour se protéger, eux et leurs descendants.Le détail sur lequel les Métis insistent davantage, c\u2019est celui qui se rapporte à une réserve de terrains, a l'instar de celle qu\u2019on a faite aux habitants de Manitoba.Cette mesure imposée au gouvernement dans des circonstances spéciales est loin d\u2019avoir rencontré les intentions de ses auteurs ; la preuve, c\u2019est que le nombre des Métis habitant aujourd\u2019hui la province ne représente guère la moitié de ce qu\u2019il était en 1871.Il est évident qu\u2019ils ont vendu en même temps, et leurs propres terres, et celles de leurs enfants.On pourrait ajouter que la législature locale avait organisé tout un système de Iraude, sur l\u2019échelle la plus gigantesque, au sujet de ces fameux f,400,000 acres.Nous n\u2019avons certes pas plus de sympathies qu\u2019il faut pour les spéculateurs eu terrains, mais parce qu\u2019on fraude un fraudeur, la Iraude n\u2019en existe pas moins.Dans le Nord-Ouest, comme au Manitoba, lesMétis peuvent posséder des terres eu vertu du « home-» stead » et de la préemption ; de plus ils ont la puissante institution des staks claims.Ou croyait que ce serait suffisant ; mais s\u2019ils ont absolument l\u2019ambition de cultiver eu grand, le gouvernement possède assez de terrains pour (pie la chose puisse se faire ; seulement qu\u2019on tâche d'en finir au plus tôt.Celui qui donne vite donne deux fois.La plus grande cause du mécontentement des Métis vient des retards qui ont toujours existé dans le règlement de toutes les questions qui les concernaient ; ce grief de leur part est parfaitement légitime, et il faudra (pie le gouvernement prenne les moyens d\u2019empêcher qu\u2019il se renouvelle.Le 23, hi nouvelle de l\u2019insurrection parvenait dans la capitale fédérale.Interpellé par le chef de l\u2019opposition, Sir John Macdonald fait la déclaration suivante : «J\u2019ignore encore la cause de l\u2019insurrection.Le gouvernement n\u2019a jamais reçu d\u2019ultimatum de la part des insurgés.Ce que je puis dire, c\u2019est que les questions qui se rattachent aux réclamations des Métis sont à l\u2019étude.Quelques-unes de ces réclamations sont absolument déraisonnables, d\u2019autres sont en voie de solution.» LA RÉVOLTE DU NORD-OUEST dépêches au Morning-Post de Londres Ottawa, 25 mars.\u2014- Les Métis insurgés au Manitoba sont commandés par Louis Kiel, qui était le diet du soulèvement qui avait été réprimé par le colonel, aujourd\u2019hui général Wolscley en 1X70.25 mars, soir.\u2014 Le gouvernement fédéral n\u2019a encore reçu aucune nouvelle d\u2019un engagement qui aurait eu lieu entre la police à cheval et les Métis sous le commandement de Louis Kiel.Le soulèvement est confiné à un district de peu d étendue près du Fort Garleton, 600 milles au Nord-Ouest de Winnipeg et 400 milles au Nord de la ligne des Etats-Unis.On dit que Riel a 400 Métis avec lui.Il a saisi six colons et les a emprisonnés dans une église.Les comptes rendus officiels disent que les Indiens n\u2019ont pris aucune part dans ces troubles; et un autre rapport dit que le ministre protestant de Calgary est allé trouvé les chefs des Corbeaux et des Pieds noirs pour les engager à ne pas faire cause corn- I PARIS-CANADA mune avec les rebelles.Deux cents hommes de police à cheval sont maintenant à peu de distance de Riel.Une centaine d'entre eux sont dans le fort Carletr n.Les autres sont en marche vers le Nord et arrivent sur U Saskatchewan qu'ils vont traverser pour joindre la garnison du fort Carleton.Un sus des too hommes de police à cheval du fort Carleton.on a 40 hommes armés et 20 hommes de police avec une pièce de sept (boulet de 7 livres à ôo milles a l'Est du fort, et ào hommes de police à cheval avec une compagnie de volontaires et une pièce de sept, à 100 milles à l'Ouest du fort.20 mars.\u2014 Le gouverneur du territoire du Nord-Ouest a eu une entrevue avec les Indiens ce matin à Broadview.Ceux-ci se sont indignés à l'idée que l'on pût suspecter leur fidélité.Us désirent que leur Grande Mère soit informée qu'ils sont prêts à se battre pour elle n'importe où.Le père La-combe, qui est missionnaires depuis trente ans parmi les Pieds noirs, les Sangs et les Piegans, garantit la loyauté de ces tribus.Il n'v a eu aucune espèce de mouvement chez les Indiens des territoires.27 mars.\u2014 La police à cheval du fort Carleton, sous le commandement du capitaine Crozier, est sortie hier et a attaqué les rebelles pendant que la troupe du lieutenant-colonel Irvine, forte de 90 hommes, a traversé la riviere.Le capitaine Crozier renu a au fort avec 10 hommes tués et 11 blessés.Les deux troupes se sont ensuite réunies, et So rebelles ont été tués, le reste étant en pleine retraite vers l'Ouest.On a envoyé une batterie d artillerie de Québec.2û mars.\u2014 Un détachement de volontaires est parti hier au soir pour le Nord-Ouest parle Pacifique canadien.Le Haut commissaire pour le Canada nous informe qu'il a reçu un télégramme du gouvernement canadien relativement à l\u2019engagement qui a eu lieu entre les Métis et la police achevai, et qu\u2019un détachement de 100 hommes, volontaires ou appartenant à la police, ont été attaqués par les Métis entre Carleton et le Lac aux Canards.Deux hommes de la police et ro volontaires auraient été tués et sept hommes de la police et quatre volontaires blessés.Ottawa, ier avril.\u2014 Le général Middle-ton s\u2019est rendu au fort Qu\u2019appelle.Deux des batteries envoyées de Québec sont arrivées à la limite du chemin de fer, au Nord du lac Supérieur.Quatre bataillons d'infanterie les suivent.On vient de recevoir de l'agent indien à Battleford un télégramme apportant la nouvelle que les Indiens de Stonie sont en armes et marchent sur ce poste.Tous les Indiens t^u voisinage se sont révoltés et ont tué deux de leurs surveillants.On dit ce matin que les femmes et les enfants du poste de Battleford sont en sûreté dans le fort qui est défendu par 200 hommes.On a envoyé à leur secours une force de 70 hommes de police à cheval qui doit arriver demain a Battleford.On est aussi informé de Battleford que trois ou quatre chefs des Créés, avec leurs hommes, sont entrés dans la concession, terrifiant les femmes et demandant de la nourriture.Tous les habitants de la concession.au nombre de 400.se sont réfugiés aux casernes où ils sont en sûreté.Les Indiens n'ont pas fait d\u2019autre demonstration; mais ceux des autres districts sont dans un état de grande effervescence.Ottawa, 3o mars.soir.\u2014 Les Indiens du poste de Battleford, après avoir fait un assez grand butin, se sont retirés dans leurs réserves.Le général Middleton télégraphie que Battleford est approvisionné pour trois semaines.La glace sur les rivieres commence à fondre et la traversée en est difficile, impossible même sur quelques points où les glaces descendent.La police à cheval avance lentement en conséquence.Le général dit qu'il faut secourir Battleford à tout prix.Pied de Corbeau, le chef des Pieds noirs la plus puissante tribu indienne du Nord-Ouest.vient de renouveler solennellement ses assurances de fidélité à la Reine, quelque chose qui puisse arriver.NOTES DIVERSES Le baron de Cayrol s'embarquera pour le Canada sur le steamer Allan du tu.M.de Cayrol a l'intention de se fixer au Manitoba, mais il visitera d abord la province de Québec.M.Alphonse Gérard, ingénieur, a été chargé par a Société de géographie d\u2019une mission au Canada.Il visitera le Nord-Ouest, traversera les Montagnes Rocheuses, et ira jusqu\u2019à la Colombie.Son depart est fixé à samedi, par la Normandie.M.Gérard part en compagnie d'un de ses amis, M.Péan de St-Giiles.M.de Lalonde part dans une huitaine pour le Manitoba avec une mission du Ministère de l\u2019Agriculture.Inscrits à Y Agence du Canada, 30, rue de la Rochefoucauld : M.Médéric Lajoie.Saint-Hyacinthe ; le baron Max de Cayrol, Compiègne ; M.Alphonse Gérard, M.Péan de Saint-Gilles, Comte de Che-villy, Comte de Puyfontaine, M.Eugène Pion, M.Robert Nourrit, M.P.Larcher, Paris.Les intéressants articles sur les Industries canadiennes, dont nous avons commencé l\u2019insertion dans notre numéro du 2o mars, sont empruntés par nous au remarquable travail publié sur ce sujet par un journal de Québec, le Courrier du Canada.Dans le Moniteur, excellent article de M.Joseph Joubert sur le Canada.Eu voici les conclusions: « N'hésitons pas à tendre la main à 110s frères du Canada, qui viennent à nous pleins de confiance et datlectiou.Ne pas répondre a leur appel, serait a la fois et une marque d\u2019ingratitude et une fame préjudiciable à 110s iutérèls.N\u2019est-ce pas, en effet, grâce a l\u2019indomptableénergie des Franco-Canadiens que dans le nord de l\u2019Amérique s\u2019est perpétuée notre laugue, s\u2019est conservé le génie de notre race, que rayonnent des rives du Saint-Laurent aux côtes du Pacifique l\u2019influence et le prestige de la France ?D'autre part, au lieu d\u2019aller chercher ou loin pour nos articles des débouches ouverts à grands frais et a coups de canon, nous n'avons qu\u2019a vouloir pour trouver à uotre portée et par les moyens pacifiques un immense marché, où des frères parlant uotre laugue, pratiquant nos mœurs, ayant nos goûts, 11e demandent qu\u2019à échanger leurs produits contre les nôtres et a renouer, par le commerce, des liens étroits de famille trop longtemps rompus.» Nous avons reçu plusieurs brochures publiées par la commission uu port de Québec dans les- quelles on sigiiale les améliorations qui ont ét faites depuis quelques anuées dans ce superbe port où les marines militaires de la France et de i Angleterre tiendraient à l\u2019aise et pourraient évoluer sans peine.Le port de Québec 11\u2019est pas seulement magnifique comme étendue et comme profondeur; il est aussi remarquable par les splendides panoramas qui s offrent île tous côtes à l'œil du voyageur.Un a ici sans contredit l\u2019un des points de vue ies plus enchanteurs du monde entier.Ou a construit dernièrement à Saint-Joseph de Lévis, vis-à-vis de Quebec, un énorme bassin de radoub graving dock qui a coûté des peines intimes par suite des infiltrations, et quelquefois des fuites énormes d\u2019eau, venant du Saint-Laurent.Une fois entre autres,le volume d'eau qui entrait par le fond du bassm, crevé par la pression exté rieure, était si énorme que les ouvriers ont eu bien juste le temps d'évacuer le bassin.Enfin toutes les difficultés ont été surmontées et Quebec possède aujourd\u2019hui un ouvrage grandement désiré depuis longtemps.Dans un port où il arrive souvent un millier de navires pendant les sept mois de navigation libre du Saint-Laurent, uu bassin de radoub était chose de première nécessité, et ou l\u2019a fuit sur une échelle digue du port auquel il appartient.L\u2019Alliance française pour la propagation de la langue française dans les colonies et a l\u2019étranger vient de créer une section qui s\u2019occupera spécialement de la propagation de la langue française dans l\u2019Amérique du Nord.M.Hector Fabre, Commissaire du Canada à Paris, le Comte de Sesmaisons, ancien consul général de France à Quebec, l'abbé Byron.M.II.de Lamothe et M.Frédéric Gerbié, secretaire.honoraire de la ligue acadienne, ont été nommes membres actifs de cette section, dont ies travaux commenceront incessamment.Nous sommes heureux d\u2019apprendre que les Acadiens seront l\u2019objet de la plus grande sollicitude de la part del\u2019 Alliance française.Le Haut Commissaire du Canada à Londres nous apprend que le gouveruemeut anglais l\u2019a informé que le vaisseau Alert, équipé pour les voyages arctiques.sera, aussitôt qu'il aura été remis au département de la marine à Halifax par le Gouveruemeut américain, à lu disposition du Gouvernement canadien pour être employé à continuer les explorations commencées dans les détroits conduisant à la baie d Hudson.LES REPRÉSENTANTS DES COLONIES A LA SALLE DES POISSONNIERS DE LONDRES.La Société des Poissonniers de Londres a donné un grand diner, la semaine dernière, en l\u2019honneur de Sir Charles Tupper, Sir Paul Samuel, et quelques autres représentants des Colonies, et aussi de Hassan-Fehmi-Pacha, Hobart Pacha, et de plusieurs membres du Parlement en relation avec les Colonies, parmi lesquels il faut nommer l\u2019honorable Evelyn Ashley.Le diner était présidé par le Gardien en chef.Sir Charles Tupper, faisant allusion aux paroles du Président, relatives à une fédération impériale, dit qu\u2019il croyait voir des difficultés considérables, sinon insurmontables, à la réalisation du projet d'une fédération parlementaire de l\u2019Empire britannique II ne prétendait en aucune manière que les hommes d'Etat ne pourraient les surmonter, mais le projet n était guère réalisable dans cet avenir prochain.Enfin, tout en exprimant cette opinion sur un des aspects de la question, il n\u2019en avait pas moins vu avec la plus vive satisfaction l\u2019union des principaux hommes des deux PARIS-CANADA 3 partis sur l\u2019àpropos de découvrir et appliquer le plus tôt possible un moyen de rendre plus étroites encore les relations des Colonies avec la mère patrie, et même de les rendre perpétuelles.Au banquet des chambres de commerce de Londres, Sir Evelyn Ashley avait exprimé son désir sincère de réaliser ce projet, et l'honorable orateur suggéra l\u2019idée d\u2019étudier la question d'accorder des sièges dans le Parlement anglais aux représentants des Colonies à Londres.Ils n\u2019auraient naturellement pas le droit de voter, mais ils pourraient siéger et prendre part aux discussions.Un journal important de Londres l\u2019avait le lendemain matin représenté, lui, sir Charles Tupper, comme ayant exprimé une opinion opposée, mais il devait dire quant à lui-même qu\u2019il préférerait siéger au Parlement, représentant le Canada, sans avoir le droit de voter plutôt qu\u2019avec ce droit.Il serait ainsi libre de tout lien de parti, et son influence serait par suite plus grande et plus avantageuse à son pays.Cette question est assez importante pour être sérieusement examinée par les esprits supérieurs de la Métropole.Le bulletin de la Société internationale des Etudes pratiques d'économie sociale nous apporte le texte de la Conférence faite par M.Rameau à la séance du 12 janvier.Nous allons le reproduire en entier.Le Président donne la parole à M.E.Rameau pour la présentation de son rapport sur le développement et l'avenir ds Canadiens français.M.Rameau.Les populations européennes, Messieurs, s\u2019accroissent assez lentement.Entre toutes, la France est une de celles dont l'accroissement est le moindre.Tandis que l\u2019Angleterre, malgré ses émigrations, s\u2019accroît en moyenne de o,()5 pour ioo par an, la France atteignait environ o,5o pour too, et ce chiffre est devenu beaucoup plus bas depuis dix ans.Quelques personnes même prétendent que, si l\u2019on faisait défalcation de l\u2019apport considérable que divers peuples étrangers fournissent chaque année à la France, le gain se réduirait à néant et se résoudrait peut-être en perte sèche.Ces faits aujourd\u2019hui sont si bien connus, si bien établis, que beaucoup les acceptent sans plus de réflexions : « Le Français, dit-on, n\u2019est pas prolifique, et chacun en prend son parti.» Mais cette raison elle-même n est pas exacte : car, d\u2019une part, si l\u2019on distingue certains groupes de départements de certains autres, on constate que les uns présentent une croissance normale et les autres une diminution constante.Il se produit aujourd\u2019hui un fait beaucoup plus grave, et qui doit nous donner singulièrement à réfléchir.Nous avons laissé en Amérique, il y a 120 ans, un noyau de population française, peu considérable mais vigoureux, qui est arrivé aujourd'hui à former un groupe relativement important.En étud\u2019ant son histoire et son développement, on a été frappé de la rapidité de sa progression, et il s\u2019est trouvé qu\u2019il présentait une des plus fortes progressions connues, même dans l\u2019Amérique, où les nations s\u2019accroissent si vite.Ce peuple est celui qui habite notre ancienne colonie du Canada ; je me propose aujour- d\u2019hui d\u2019étudier la marche de son extraordinaire développement; heureux si cette étude peut nous montrer par quelles raisons, la race française a pu être en Amétique une des plus fécondes parmi les plus fécondes, tandis qu'en Europe elle parait s\u2019acheminer vers le minimum de la production.I.\u2014 LE DÉVELOPPEMENT DE LA POPULATION CANADIENNE.Comme nous avons un temps limité et des faits assez nombreux à exposer et à étudier, vous me permettrez d\u2019entrer immédiatement dans le vif du sujet (i).En 1763, nous avons laissé au Canada 70,000 colons; au dernier recensement, en 1881, on comptait dans la province de Québec 1 ,o5o,ooo Français.Dans l\u2019espace de cent vingt ans, le noyau depopulation abandonné par la mère patrie était donc devenu i5 fois plus considérable; encore ce chiffre de i,o5o,ooo n\u2019est-il pas exact.Si l\u2019on considère en effet les nombreuses émigrations que les Canadiens français ont envoyées dans les contrées limitrophes, on s\u2019aperçoit qu\u2019il faut porter leur nombre à près de i,5oo,ooo âmes, et encore ne tient-on aucun compte des émigrations perdues dont on ne peut suivre la trace.Les Canadiens se sont donc multipliés 20 fois en cent vingt ans.Il en résulte que leur population se double dans les vingt-huit ans, ce qui donne un accroissement moyen pour chaque année de 2,5o pour 100.C\u2019est assurément un des plus forts chiffres connus dans les études statistiques portant sur de longues périodes.Quant à l\u2019authenticité des éléments de ce calcul, elle est facile à établir.Le point de départ est connu par les anciens recensements français ; la suite du développement nous est donnée par les recensements anglais, tenus par l\u2019administration des conquérants et qui tiennent un compte séparé des Canadiens d\u2019origine française.Ici, toutefois, une question se pose : les r,o5o,ooo Français recensés descendent-ils tous de ceux que nous avons laissés ?Oui, et la preuve de l\u2019influence insignifiante de l\u2019immigration française est facile à établir.On comptait en 1851, 3 5 Voir, pour plus de détails, notre précédent rapport : Exposé sur le rôle de la race française dans la colonisation du Canada.1Bulletin, t.IV, p.45.) de colonies anglaises destinées à enfermer les paroisses canadiennes et A empêcher toute extension ultérieure hors du pays purement canadien.Il fallut clone s infiltrer au travers des colons anglais.Les plus hardis parmi ceux qui tentèrent un établissement au dehors, se trouvèrent donc au milieu des Anglais, les unsse louant comme ouvriers ou domestiques à gages; quant aux autres, qui auraient voulu créer un établissement dans les territoires nouveaux, il était nécessaire de sortir absolument des anciens usages d\u2019arrentement,et acheter des terres aux spéculateurs anglais, que l\u2019administration britannique avait semés autour des seigneuries en leur distribuant si libéralement tous les territoires vacants.Les Canadiens en général répugnaient extrêmement à recourir à cette implantation en pays étranger;\u2014 les formes traditionnelles au pays seigneurial étaient devenues pour eux le dernier emblème de la patrie survivante: P at ri a super s tes.On peut suivre pas à pas dans le bel ouvrage de Bouchette l\u2019histoire de cette lutte entre cette passion de la nationalité concentrée et la nécessité de sortir d\u2019un domaine patrimonial trop étroit.Cependant c\u2019était la nécessité qui était la sage conseillère, et cette généreuse passion du patriotisme était aveugle; les événements l\u2019ont bien montré.L\u2019expatriation fut enfin tentée ; il était permis de craindre alors que parmi les Canadiens ainsi disséminés au milieu des conquérants ceux qui seraient restés pauvres ne devinssent leurs ilotes, tandis que ceux que la fortune aurait élevés couraient grand risque de se dénationaliser.Il n'en fut rien ; les Canadiens achetèrent des terres, s\u2019y multiplièrent, se groupèrent, se resserrèrent si bien, qu\u2019ils devinrent comme un filet qui enlaçait les colonies anglaises dans ses mailles.Ainsi, non seulement les colons anglais ne purent absorber les Canadiens, mais les émigrants canadiens avaient disjoint les établissements anglais, en avaient séparé les éléments, et, chose étonnante, les forcèrent en un demi-siècle à s'éloigner ou à s\u2019assimiler à eux.Conquis par la force des armes, ils redevenaient conquérants de leurs vainqueurs par l\u2019énergie de leur tempérament et par la force morale de leurs vertus domestiques.\u2014 C\u2019est là, disons-lc, un des .phénomènes les plus extraordinaires que l\u2019on puisse inscrire à l\u2019actif de la famille française.\u2014 Combien de victoires, combien de guerres illustres, dont nous nous enorgueillissons avec tant de vanité, qui sont en réalité moins notables, moins glorieuses, moins solides que cette reconstruction de la patrie reprise pied à pied par le vaincu sur le vainqueur ! Moins solide surtout! combien en effet de conquêtes éphémères, action matérielle d\u2019une force mécanique, ne nous ont laissé que la satisfaction inutile d\u2019une vanité posthume; tandis que l'œuvre des Canadiens, action vivante d\u2019une force morale, grandissant chaque jour, sans violence et sans bruit, conquiert les hommes en se les assimilant.Nous avons donc laissé les Canadiens, devenus trop pressés, dans les anciennes seigneuries françaises, où ils s\u2019étaient cantonnés d\u2019abord, cherchant à pénétrer dans les territoires que la couronne concédait aux colons anglais; nous avons exposé les difficultés et les dangers que présentait cette expansion de la nationalité française; nous allons maintenant vous montrer quels en furent les résultats au bout de trente ou quarante ans.En 183 l , on comptait en ce pays 415,000 4 PARIS-CANADA Canadiens et i38,ooo Anglais, immigrés depuis soixante ans.Mais, à partir de ce moment, on s\u2019aperçoit que, malgré l'apport constant de l\u2019immigration anglaise, la progression de l\u2019élément canadien devient proportionnellement plus forte que celle de l'élément anglais; car de i83i à 1844., la progression des Canadiens est de 144.000 âmes, donnant un croît annuel de 2 pour cent, tandis que celle des Anglais est de 31,000 âmes, soit par an 1,7?pour cent.Depuis lors, d'année en année, la progression proportionnelle des Canadiens va toujours en augmentant, et celle des Anglais en faiblissant.En voici une preuve significative : c'est une étude de la distribution topographique de l'accroissement des Canadiens français.Le Bas-Canada, ou province de Québec, est aujourd'hui divisé en 62 comtés.Sur ces 62 comtés ou leurs équivalents, 40 possédaient une majorité française prédominante.7 offraient une population où les deux races se balançaient en nombres à peu près égaux; i3 possédaient une majorité anglaise fortement accentuée, et dans la plupart d'entre eux, le chitl're des Canadiens était insignifiant, variant de 100 à 400 personnes.Ces i3 comtés étaient disposés tout autour des comtés français, et comprenaient les deux tiers de la contrée.Les deux autres avaient été créés de toutes pièces par les Canadiens, Chicoutimi et Saguenay.Tel était l'état de la population avec sa distribution en i83i.Si nous nous reportons 3o ans plus tard, en 1861, nous trouvons, d'une part, que les 40 comtés français ont conservé leur majorité, et que celle-ci s'est notablement accrue, tant pour l'augmentation des Français que pour la diminution du faible contingent des Anglais.J\u2019ai calculé que.si l'on met de côté le comté de Lévis, qui est un vrai faubourg de Québec, et que l\u2019on fasse la somme des comtés canadiens du sud, savoir : Filet, Montmagny, Bellechasse, Dorchester, la Beauce, Lotbinière, Nicolet, Yamaska, Richelieu et Saint-Hyacinthe, on trouve, en 185 r : 11,200 Anglais, et en 18(51, seulement 7.486.Si les comtés français ont conservé leur majorité en l\u2019augmentant, il n'en est pas de meme pour les Anglais dans les comtés partagés, ni dans leurs propres comtés.Nous avons vu qu\u2019il y avait, en [83 i, 7 comtés douteux, y compris la cité de Montréal.Or, trente ans après, en 1861, quatre de ces comtés: Arthabaska.Drummond.Chateau-gav et Bonaventure, sont entièrement passés entre les mains des Canadiens, qui y possèdent une majorité considérable.La seule ville de Montréal présente encore un partage entre les deux populations.Il n\u2019en sera pas longtemps ainsi, comme nous le verrons.Quant aux i3 comtés qui appartenaient aux Anglais, et qui sont contestés, 4 ont été conquis par la population française: Ottawa 24,357 Français contre 13.400 Anglais; Shef-fort, i2,o3q Français contre 5,65o Anglais; Mégantic, 11,161 Français contre 6,700 Anglais; Wolfe, 5,357 Français contre 1,100 Anglais, et dans tous les autres comtés les Français dessinent un mouvement d\u2019envahissement toujours croissant.Il est donc visible que l\u2019expansion des Canadiens hors de leurs vieilles paroisses et seigneuries a réussi au delà de toute espérance, et que partout la population française, non seulement s\u2019accroît considérablement, mais pousse devant elle la population anglaise, et se substitue à elle dans la possession et dans la culture des terres.Mais si nous nous portons maintenant-jusqu\u2019en 1881, époque du dernier recensement, nous trouvons : i8 que les Canadiens ont désormais une majorité notable dans la ville et le comtéde Montréal ; 2° que sur les 0\tcomtés où les Anglais avaient conservé la majorité, il en est deux; Missisquoi et Sher-broke, où elle est en train de leur échapper.7.570 contre 8,000,6,3oo contre 5,85o ; 3° que dans trois autres comtés : Argenteuil, Compton et Brome, les Canadiens forment déjà plus du tiers de la population, tandis qu'il s'en trouvait à peine quelques centaines dans ces quartiers il y a cinquante ans.Il ne reste donc plus que quatre comtés où les Anglais aient une majorité solide et notable, c\u2019est Pontiac, Richemond, Stans-tead et Huntingdon.Il est probable qu\u2019à la tin du siècle ces 4 comtés seront les seuls, sur 62, qui conserveront le caractère britannique.Résumons maintenant les diverses observations que nous avons faites : i° Nous avons constaté la multiplication rapide, extraordinaire, des populations franco-canadiennes.Cette puissance d\u2019accroissement, dix fois plus forte que celle des Français d'Europe dans leurs meilleures années, s\u2019est trouvée même supérieure à celle des populations anglaises qui les avaient conquises et qui les étreignaient de toutes parts.\u2014 2° Cette puissante multiplication a déterminé un essaimage,et cet essaimage, opéré dans les conditions les plus fâcheuses, a été couronné d'un plein succès.\u2014 Nous avons analysé dans ses détails comment s\u2019était opérée l'infiltration des Canadiens à travers et au milieu des populations anglaises qui s'étaient emparées du sol autour d'eux, et nous avons vu comment le progrès des Canadiens avait prédominé sur celui des Anglais par un mouvement patient, continu, invincible.En 5o ans (de 1831 à 1881) la puissance progressive des Canadiens répandus dans toute la contrée s\u2019était élevée à une proportion deux fois plus forte que celle des Anglais malgré l\u2019immigration.Nous avons de plus montré, comté par comté, comment les Canadiens avaient conquis les pays occupés par les Anglais, se substituant à la population anglaise ou la transformant.Il est donc bien visible que le mouvement d\u2019expansion s\u2019est opéré avec plein succès, autant par la multiplication de la race que par sa répartition dans le pays, et par 1\textension topographique du territoire occupé par elle.Cependant ces progrès de nos compatriotes, si remarquables qu'ils puissent nous paraître, ne constituent pas toute leur expansion.En eflet, cette multiplication si rapide de leurs familles que je vous ai exposée tout d abord (une moyenne de 2 pour cent par an) fournissait et au delà à ce peuplement si extraordinaire qui s\u2019opérait dans leur propre pays, et leur mouvement d\u2019expansion s\u2019est propagé bien loin des frontières de la province de Québec; nous en retrouvons les puissantes poussées sur tout le pourtour-.(^4 suivre).INFORMATIONS Le gouvernement d\u2019Ontario a mis à l\u2019étude le projet d\u2019une nouvelle ferme modèle, dans l\u2019Est de la province, près de Kingston ou d\u2019Ottawa.Le chemin de fer « Northern et Pacific Junction » est maintenant achevé, les rails étant posés et la voie ballastée.Les trains circulent jusqu au pont sur la branche sud de la rivière Muskoka, vis-à-vis Bracebridge.C.inq mille émigrants se sont établis dans le district d\u2019Ottawa, dans le cours de l\u2019an dernier.Une dizaine de familles canadiennes-françaises de Cohoes, N.Y., sont arrivées il y a quelques jours à Montréal, de retour au pays.Dans une conversation qu\u2019un reporter a eue avec ces compatriotes rapatriés, il a appris d\u2019eux qu\u2019ils seraient suivis d'un grand nombre d\u2019autres familles canadiennes qui reviennent au pays, ayant acquis la conviction que l\u2019ouvrage est plus abondant et plus rémunérateur ici qu\u2019aux Etats-Unis.Un propriétaire de St.-Alexandre, comté d\u2019Iberville, vient de découvrir par hasard une source d'eau minérale en creusant le sol, dans un de ses bâtiments, pour y placer une pompe.L\u2019eau qui sort de la pompe a un goût sulfureux prononcé.Un échantillon a été envoyé à un chimiste de Montréal pour en faire l\u2019analyse, et en faire constater les propriétés médicinales.Un bel exemple de longévité nous est rapporté par le Herald d\u2019Halifax : Mad.Anne Decoste, qui vient de mourir en cette ville, était née à Arichat, Cap Breton, eu 1775, et était, par conséquent, âgée de llOans.Elle était probablement la personne la plus âgée de l\u2019univers.Elle n\u2019a été malade que dix jours et conserva l\u2019usage de toutes ses facultés jusqu'au dernier moment.Elle put jusqu\u2019au jour de sa mort raconter, avec une exactitude parfaite tousles événements qui se sont passés depuis cent ans.Elle laisse trois tils, cinq tilles, 9ü petits enfants et 140 arrière-petits enfants.3\u2019il est une industrie qui a fait des progrès depuis un demi-siècle, c\u2019est bien l\u2019industrie des chemins de fer; tout le matériel roulant et l\u2019outillage est sans cesse renouvelé, changé et amélioré, afin de procurer de plus grandes facilités, de simplifier les mécanismes, et diminuer les frais de traction.Seule au milieu des machines américaines, la charrue à neige était restée stationnaire, on en est encore à la vieille charrue d\u2019il y a vingt ans, construite sur le principe de la charrue pour labourer le sol.L\u2019action de cette charrue était de tasser la neige de chaque côté de la voie et, après deux ou trois tempêtes, les trains circulaient dans une fosse de neige durcie à coupe verticale, et la plus petite bordée accompagnée de vent, suffisait pour la remplir et arrêter la marche des trains.Après de nombreuses tentatives infructueuses, le génie américain vient de remporter une nouvelle victoire, et le problème d\u2019enlever automatiquement la neige de la voie et de la lancer à 50 ou GO pieds sur les côtés, parait être résolu.M.Hawley, de Rochester, vient de faire l\u2019essai d\u2019un excavateur de son invention sur le chemin de fer de Toronto, Grey et Bruce, devant un grand nombre d\u2019ingénieurs, de gérants et de conducteurs de chemins de fer qui, tous, ont déclaré que la nouvelle machine fonctionnait à merveille et répondait aux besoins des chemins de fer du Canada et des Etats-Unis.Cet excavateur se compose d\u2019une tourelle mobile entourée d\u2019une plaque d\u2019acier en forme d\u2019hélice et mue par un engin puissant qui est placé au-dessous.De chaque côté et à l\u2019arrière, une cloison en acier fondu rejette la ueige sur les spirales de la tourelle et donne à la voie une largeur supérieure à celle des chars.A l\u2019avant, une pelle de la largeur de la voie dirige la neige sur la spirale de la tour qui tourne à une vitesse de 300 tours à la minute, enlève la neige dans l\u2019hélice et la décharge par le haut ; par un mécanisme ingénieux, la décharge de la neige se fait du côté du vent en donnant une inclinaison à l\u2019ouverture d\u2019en haut.A l\u2019essai du Toronto, Grey et Bruce, l\u2019excavateur a traversé une coupe de 150 pieds de longueur sur 6 pieds de hauteur et remplie de neige durcie, à une vitesse de 5 milles à l\u2019heure.Avec cette nouvelle machine, nous n\u2019aurons plus a craindre les retards que nous éprouvons chaque hiver.Le ministre des pêcheries du Canada a déposé PARIS-CANADA.5 à la Chambre des communes, son rapport annuel .Le commerce des pêcheries représente pour Tannée 1884: Nouvelle-Ecosse.$*,738,000 Nouveau-Brunswick.3,731,000 Province de Québec.1,800,000 Colombie Britannique.1,500,000 Province d\u2019Ontario.1,000,000 Ile du Prince Edouard.1,000.000 $17,709.000 Ces chiffres ne comprennent ni le Manitoba ni le Nord-Ouest.L\u2019augmentation sur 1883 d été d\u2019un million.Les dépenses du service des pêcheries se sont élevées à 117,000 dollars.Il existe maintenant douze établissements destinés à la multiplication du poisson.Ils ont produit ensemble 53,000,000 depoissonsdont 30,000,000 de poissons blancs.Les employés'surveillants des pêcheries, soit de la mer, soit des lacs et rivières, sont au nombre de 561.La compagnie du Grand Tronc organise en ce moment trois excursions colossales pour le transport des émigrants qui ont l\u2019intention de se fixer au Manitoba, à la Colombie Anglaise ou au Nord-Ouest.La première partira de Montréal'le 18 mars, la seconde le 8 avril et la troisième le 22 avril prochain.C\u2019est la saison la plus favorable pour émigrer ; le colon qui part en avril arrive à temps pour ensemencer sa terre et faire une bonne récolte six mois après son arrivée dans le pays.Les détails de l\u2019organisation de ces excursions sont très curieux.I! faut pourvoir à tous les besoins de 4 à 500 personnes pendant six jours, les coucher, les nourrir, transporter leurs bagages qui sont très encombrants; en surveiller l\u2019examen à la frontière, etc., etc.Pour pouvoir transporter en chemin de fer de telles caravanes, il faut un matériel roulant spécial et une organisation parfaite pour les approvisionnements et le confort des voyageurs.Quelques détails sur le pont projeté pour relier Québec à Lévis : C\u2019est une construction gigautcsquc sur le principe du contre poids (cantiliver system).L\u2019ouverture de l\u2019arche principale est de 1500 pieds de largeur et le tablier sera à une hauteur de 150 pieds.Pour supporter un tablier de cette longueur, la superstructure sera de 252 pieds de hauteur, reposant sur deux piliers faisant contre-poids au tablier et le maintenant fixe.Le pont aura une largeur de 105 pieds aün de lui donner la solidité nécessaire pour résister aux tempêtes.Une voie de chemin de fer sera placée de chaque côté et le centre, qui aura une largeur de 65 pieds, pourra être utilisé pour le passage des voitures et des piétons.Le coût du pont est évalué à $5,000,000 et celui du chemin pour arriver au pout à $1,000,000.Cette partie du chemin entre l\u2019endroit du pont projeté et la jonction de la chaudière est très dispendieuse, il y a des coupes de roc considérables et il sera probablement nécessaire de percer un ou deux tunnels.Si ce projet s\u2019exécute, ce sera un des plus beaux , ponts de chemin de fer du moude entier et il ajoutera à l\u2019intérêt et à la beauté pittoresque des environs de la vieille capitale.Nos lecteurs ont souvent vu figurer aux maisons recommandées le nom de l\u2019importante fabrique d\u2019ornements d\u2019église de M.Biais aîné, fournisseur de N.-S.-Père le Pape, 74, rue Bonaparte à Paris.Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs cet important et honorable établissement avec lequel un grand nombre d\u2019entre eux est en rapport depuis longtemps.M.Biais ainé envoie sur demande les catalogues illustrés de sa maison dont on trouvera la liste plus loin et la nomenclature qui en est le résumé alphabétique; ilresteen rapport avec ses clients de France et de l\u2019étranger par le Bulletin catholique, publication périodique illustrée envoyée gratuitement à toutes les personnes qui en feront la demande.LES INDUSTRIES CANADIENNES III 7.\tFabriques de tricots.\u2014 Les commissaires nous fournissent des statistiques sur vingt établissements de machines à coudre, dont io établis avant 1879 et 10 après.\tFab.\tOuv.\tSal.\tProd.\tCap.Fabriques en 1878\t10\t611\tS 134,500\ts 579,500\ts 500,000 Us mêmes fabriques en 1881.\tI0\t1,118\t258,500\t1,066,500\t788,000 Semelles fabriques en 1884\t\t10\t625\t138.500\t687,000\t444,000 Augment, de 1881 sur 1818\t10\t1,132\t262,500\t1,174,000\t730,000 Le nombre d\u2019ouvriers\t\t\t\temployés dans\t cette industrie a augmenté de 185 pour cent, et la moyenne des gages qui s\u2019élevait, en 1878,11 $220.i3, atteignait le chiffre de $ 227.82 en 18S4, soit une augmentation de $ 7.O9 par tète.Avant l\u2019adoption du tarif actuel, le Canada importait la plupart des machines à coudre de la Grande-Bretagne, mais aussitôt après que le gouvernement conservateur eut doté le pays d\u2019une politique vraiment nationale, les Canadiens se livrèrent à cette industrie, et la production augmenta avec une rapidité merveilleuse, trop peut-être pour les besoins des consommateurs, car les producteurs furent obligés de vendre à des prix extrêmement réduits et de restreindre ensuite leurs produits, qui trouvèrent cependant un débouché dans le Nord-Ouest.Aujourd\u2019hui l\u2019avenir s\u2019annonce sous un bon aspect.8.\tFabriques de cuir, brosses, balais et cordages.- Nous avons des renseignements pour 25 fabriques, dont 18 en opération avant 187c) et 7 établies depuis cette date.Cette industrie comprend la fabrication des brosses, des balais, des courroies de cuir, des valises, du cordage, des dessus de voi- tures, et\tdu\tcuir :\t\t\t \tFab.\tOuv.\tSal.\tProd.\tCap.Fabriques en 1818\t18\t550\t$ 139,500\ts 928,000\ts 590,000 les memes fabriques en 1884.\t18\t1,204\t311,000\t1,951,000\t865,000 Nouvelles fabriques en 1884\t\t7\t213\t51,300\t203,000\t102,000 Augment, de 188-1 sur 1878\t7\t867\t222,800\t1,226,000\t377,000 La main-d\u2019œuvre a augmenté de 07 pour 100.Il est difficile de fixer l\u2019augmentation des gages à cause de 1 indifférence des salaires dans les différentes branches de cette industrie.Dans une tannerie, les gages sont assez élevés, tandis que dans une fabrique de brosses, où l\u2019on emploie un grand nombre de jeunes gens, les gages sont bas en général.Les commissaires n'ont pas eu le temps de faire ce travail.On remarque une grande augmentation dans la fabrication des brosses, des cuirs et du cordage.9.\tLes lainages.\u2014 Les Commissaires ont visité 55 fabriques de lainages, dont 55 établies avant 1879 et 19 après.Sous ce titre, ils comprennent la fabrication de toutes sortes de laines : laines filées, tapis et étoiles à robes : \tFab.\tOuv.\tSal.\tProd.\tCap.\t\t\ts\tS\tS Fabriques in 1878\t35\t1,090\t429,360\t2,022,400\t1,900,000 les mêmes fabriques en 1884.\t35\t2,275\t584,600\t2,860,600\t2,353,000 üonvelles fabriques en 1884\t\t19\t1,138\t268,800\t1,270,500\t933,500 Augment, de 1884 sur 1878\t19\t1,623\t404,050\t2,108,900\t1,386,500 La main-d\u2019œuvre a augmenté de 91 pour cent; la moyenne des gages a peu varié; elle s'est élevée cependant de $ 239,86, en 1878, à $ 244,18, en 1884, soit une augmentation de $ 4,32 par tête.Avant 1870 nous recevions des importations considérables de lainages de l\u2019Angleterre, et la concurrence se fait encore sentir quelque peu, mais l\u2019expérience met rapidement nos fabricants canadiens en état de lutter avec les produits étrangers.Les prix de cette branche ont subi une grande réduction.Il va eu aussi dépression en certains quartiers, mais l\u2019ensemble des affaires est certainement satisfaisant.10.\tLes différentes fabriques d\u2019ouvrages en bois.\u2014 Cette industrie embrasse les fabriques de cadres, de vitrines, voitures, voitures d\u2019enfants et de fantaisie, pièces en bois pour carosses, carosses, chars, bobines, manches de faux et formes de cordonniers.Nous avons des informations sur 29 établissements, dont 17 en opération avant 1879 et 12 fondés depuis cette date.\tFab.\tOuv.\tSal.\tProd.\tCap.fabriques en 187s\t17\t966\tS\tS 318,250\t1\t,487,000\t8 807,500 Les mêmes fabriques en 1884.\t17\t1,085\t420,100 1\t,980,300\t1,091,100 Nouvelles fabriques an lssl\t\t12\t340\t116,200\t414.000\t260,000 Augment, de\t\t\t\t\t 1881 sur 1878\t12\t639\t218,050\t907,300\t543,600 Le nombre des employés a augmenté de 68 pour cent.Nous ne pouvons établir de comparaison pour les gages, pour les raisons que nous avons données au n°8.Cette industrie fait d'excellentes a fiai res.11 .La confiserie et la pâtisserie.\u2014 Nous avons des statistiques sur 1*) établisse- ments, dont 17 en opération avant\t\t1879 et \u20222 après.\t\t Fab.Ouv.\tSal.\tProd.\tCap.s Fabriques en 1878\t17\t715\t195,200\tS 1,715,500\t$ 6 46,500 las mêmes fabriques en 1884.\t17 1,07?\t300,-500\t3,603,300\t975,000 Nouvelles fabriques en 1*84\t 2\t37\t8,600\t74,000\t24,000 Augment, de 1884 sur 1878\t2\t3 9 4\t113,900\t961,800\t352,500 Le nombre d\u2019ouvriers\temployés dans\t ce genre de manufacture s\u2019\test accru\tdans la population de 55 pour cent.Les gages étaient en moyenne $ 273,00 en 1878, et $ 278,81 en [884, soit une augmentation de $ 5,8i.En 1877, deux ou trois sociétés, qui faisaient de grandes affaires dans ce genre d\u2019industrie, succombèrent à la dépression que causait alors la crisectcomme personne n\u2019osait placer des capitaux dans les entreprises industrielles, les autres fabriques se divisèrent la clientèle des trois qui n\u2019avaient pu tenir.L\u2019accroissement d\u2019affaires qui en résulta pour celles qui restaient les mit en état de faire de rapides progrès lorsque vinrent les temps meilleurs.Elles se firent une si excellente position dans le commerce et exercèrent un contrôle tel sur le commerce de détail du pays qu\u2019il devint difficile pour une société nouvelle de se fonder.Ainsi, bien que les industries nouvelles soient peu nombreuses, l\u2019accroissement des affaires que font les vieilles compagnies est très grand.Ce genre d'industrie ne se ressent d\u2019aucune compétition étrangère appréciable.Dans les villes qui touchent à la frontière on importe un peu, mais les fabricants canadiens sont pratiquement maîtres de ce commerce.(A suivre) ü PARIS-CANADA COMMERCE ET FINANCE NOTES Montréal.H mars.Notre bourse vient (Tavoir un certain mouvement : seulement les fluctuations de la semaine dernière ne peuvent être attribuées qu'a la speculation.Il n\u2019y avait pas de raison sérieuse pour que nos valeurs canadiennes s'élevassent comme\u2019elles l'ont l'ait pendant quelques jours.Les variations ont été très prononcées.Au point de vue commercial, la semaine n\u2019a rien offert de bien particulier.La seule chose remarquable a été la hausse du blé sur les marchés américains et par contre-coup sur les nôtres.Les craintes de guerre entre l'Angleterre et la Russie y ont contribué pour une bonne part, et les spéculateurs ont naturellement accentué le mouvement.Les cours variaient de 2 c.d\u2019une clôture sur l'autre.La situation du blé ne permet ras de compter sur une hausse sérieuse et permanente : les nouvelles du Nord-Ouest et des autres pays de pro iuc* tion sont favorables, et on estime qu\u2019il y a encore entre les mains des fermiers des restes de la dernière récolte.Les marchandises sur place n'ont que peu varié de prix et d'activité.Le fer en gueuse est calme et ferme aux derniers prix.Le fer blaue est assez soutenu et la demande du printemps commence à se faire sentir.Les prix sont sans changement sur les peaux vertes de boucherie.En cuirs, le marché est assez calme.Pour le foin, la demande d\u2019exportation augmente dans une proportion notable; les expéditions pour Boston ont été très actives pendant ces derniers jours.Cinquante wagons sont partis pendant ces derniers jours et on s'attend a une demande suivie et importante.Les prix sont de beaucoup supérieurs a ceux de l'an dernier, à pareille époque, et la demande excellente malgré cettf* augmentation.Les expéditions par le Grand Tronc, en février 1883 ont été de 11 b wagons contre 30 en février 1884.Sur place nous cotons : Foin eu bottes de $ 9 a 9.50 les 100 bottes pour premier choix.Foin pressé, $12 à $13 la tonne.Le Brockville Recorder constate que les bois ont déjà commencé leur mouvement vers les points de concentration, et que la coupe, sur plusieurs points a été assez considérable.MM.Timmins et Gorman, de Mattawa, préparent un radeau qui sera expédié à Québec dès l\u2019ouverture de la navigation.Des bois de grande valeur existent dans cette région et on pense qu\u2019ils seront très exploités pendant ta prochaine saison.Des sondages sont actuellement faits dans l\u2019Ottawa, au-dessus de Mattawa, en vue d\u2019améliorer la navigation de cette rivière.Si les travaux actuels permettent de rendre la rivière exploitable, il est certain qu\u2019ils auront pour résultat de favoriser la colonisation des Canadiens-Français, dans cotte partie du pays.Trente-cinq Canadiens-Français sont arrivés de Lowell a Montréal.Ils doivent commencer lundi à travailler a la manufacture de coton dTIochelaga.On écrit d'Halifax, 11 mars.\u2014 Trente et un navires et berges de pèche sont arrivés à Halifax dans leeours de la semaine dernière.Ils avaient u leur bord 516,000 livres de morue, 100,400 livres d\u2019halibut (flottant) et 2,18G.t)90 livres de hareng.Les quantités reçues dans la semaine correspondante de Tanné» dernière étaient de G48.000 lbs morue, 4Ü9,100o d\u2019halibut et 210,00 lbs hareng gelé.Celles de la semaine dernière étaient comme suit 193,000 lbs morue, 19,500 lbs halibut et 3,7t8,000 lbs hareng gelé et 6,000 botte* hareng fumé.Le vapeur Dominion a fait voile poor Liverpool aujourd\u2019hui, avec 274 tètes de gros bétail évaluées à $19,000.Les recettes du chemin de fer du Pacifique pour la semaine Unissant le 7 mars ont été de $106,000.Celles de la semaine correspondante de 1884 n\u2019étaient que de $34,000, ce qui fait une augmentation.de $42,000, pour cette année.On annonce de Québec, que les travaux continuent toujours et vont être poussés encore plus activement, sur le chemin de 1er a Saint-Laurent, Temiseouata et Edmunstou.» Cette ligne est l\u2019un lies chaînons de la route projetée du Pacifique aux ports océaniques.Trois-Rivières veut assurer à son port une partie de l\u2019exportation du bétail.Le conseil offre un vaste terrain près du chemin defer du Nord, pour y faire brouter le bétail, et Ton y disposera d\u2019un quai spacieux pour la commodité des navires et l\u2019embarquement des bestiaux.l ue industrie toute nouvelle est eu train de s\u2019établir à l)u iswell.Une compagnie de Boston y construit, sous la direction et surveillance du Prof.J.II.Huntington de cette ville une usine à nettoyer le minerai aurifère qui abonde, parait-il, dans le lit et sur les rives du Davis Brook, afin d\u2019exploiter les gisements d or que Tou estime fort riches.Les droits perçus sur les mines d\u2019or de la Nouvelle-Ecosse n'ont pas rapporté au gouvernement moins de 11.386 piastres pour Tannée 1884.\u2014 Ce chiffre montre l\u2019importance acquise par leur exploitation.\t________ DENRÉES \tMontréal, 17 mars 188S.\t Nous cotons ;\t\t Blé roux d\u2019hiver du Canada.\t\t\t 0 90\t0 91 Blé blanc d°\td°\t\t 0 00\t0 89 Blé de printemps d°\t\t 0 00\t0 89 Pois\t\t \u2022\t\t 0 72\t0 73 Avoines \t\t\t 0 00\t0 32 Seigle\t\t\t 0 60\t0 62 Orge\t\t\t 0 50\t0 60 Mais\t\t\t 0 53\t0 56 Farine ;\t\t Patents\t\t\t$4 10à$ 4 73\t Supérieure extra\t\t\t 4 00\t4 03 Extra superfine\t\t\t 3 90\t0 00 Fancy\t\t\t 0 00\t3 70 Extra du printemps\t\t\t 3 65\t3 70 Superfine\t\t\t 3 33\t3 45 Can.forte pour boulaugers\t\t 4 00\t4 90 Am.forte pour boulangers.\t\t4 50\t5 00 Fine\t\t\t 3 20\t3 23 Middlings\t\t\t 2 90\t3 00 Recoupes\t\t\t 2 65\t2 75 Eu sacs, d'Ontario\t\t\t 0 00\t0 00 Moyenne\t\t\t 1 90\t2 00 Extra du printemps\t\t\t 1 80\t1 85 Superfine\t\t\t 1 60\t1 70 En sac (livrée)\t\t\t 2 30\t2 10 Provisions :\t\t Lard Mess amer, par barl.\t\t15 73 Lai d Mess do (short eut)\t\t\t 0 00\t16 00 Lard Mess Canadien (short\teut)\t 16 25\t16 50 Bœuf Mess\t\t\t0 00 Bœuf salé en tierce\t\t\t 0 00\t0 00 Jambons fumés par lbs\t\t\t 0 00\t0 13 Saindoux de l'Ouest, sceau.,\t\t 0 10;-\t00 00 Saindoux Canadien do .,\t\t00 10 Lard fumé par lb\t\t\t00 13 \t\t00 11 \t\t Suif ordinaire clarifié, p.lb\t\t00 08 Porcs abattus\t\t\t6 20 Dindes la lb\t\t\t12 Canards\t\t\t 8\t40 Oies\t\t\t 6\t7 Poulets\t\t\t7 Beurre :\t\t Crémerie, choix\t\t\t\t 0 21\t0 23 Cantons de l'Est do\t\t\t 0 20\t0 00 d°\tmoyen\t\t\t 0 17\t0 19 Morris!) urg\t\t\t\t\ta 20j Brockville\t\t\t9 19 De l\u2019ouest\t\t\t0 17 Fromage: Fabrication, sept, et oct., 11 \\ à 12$ c.D» antérieures, 9 a 11 e.D® communes, 7 à 8 c.BULLETIN FINANCIER lIMI IENi: ¦>!.; PARIS DU 6 AVRIL Fonds d\u2019Etat 3 O/O\tfrançais.7# 3\t0 0\tamortissable.80\t50 4\t1/2\tO/O ancien.103\t75 4 1,2\tO O 1883.108\t85 Emp.Canada, 4 0/0 garantis, r.1903-1904- 1908-1910-1913 (négoc.ch.fixe 23.20)\t.Id.4 0/0 non garantis, r.1904-1905-1906- 1908 (négoc.ch.fixe 25.20).Emp.du gouv.de Québec 1880, 4 1/2 0/0, remb.à 300 fr., t.p.515\t.Valeurs de Crédit (Actions) Rauque de France.5U5\t.Rauque d'Escompte.553\t75 Banque de Paris.735\t.Comptoir d\u2019Escompte.985\t.Crédit Foncier de France.1350\t.Crédit Foncier Franco-Canadien, act.500 f., 123 fr.payes (nominatives).498\t.Chemins de Fer (Actions) Est.795\t.Lyon.1273\t.Midi.1165\t.Nord.1620\t.Orléans.1331\t25 Ouest.845\t.Valeurs diverses (Actions) Gaz Parisien.1510\t.Omnibus.1150\t.Canal de Panama.481\t25 Canal de Suez.2105\t.BOURSE I>E LOIDRES DU 2 AVRIL Emprunts Canadiens Canada 1860 5 0/0.\u2014\t1868 3 0,0.\u2014\t1868-78 4 0/0 .\u2014\t1874-79 4 0 0.\u2014\t1884 4 1/2 0/0 .Province de Quebec 1874 5 0/0 ___ \u2014\t1876 5 0/0 ___ \u2014\t1879 5 0/0 ___ \u2014\t1880 4 1/2 0/0.\u2014\t1883 5 0/0.Prov.du Nouveau-Brunswick 6 0/0 Prov.de la Nouvelle-Ecosse 6 0/0 .Prov.de la Colombie brit.6 0 0.\u2014\t1877 6 0/0 Ville de Québec 1872 6 0/0.\u2014\t1873 6 0/0 .\u2014\t1873 6 0/0 .\u2014\t1878 6 0/0.\u2014\t1880 6 0/0.Ville de Montréal 1873 5 0/0.\u2014\t1874\t5\t0/0.\u2014\t1879\t5\t0/0.Ville d'Ottawa, juin 1873 (> 0/0_ \u2014\toctobre\t1\t«73\t6 0/0.\u2014\tmai 1875 6 0/0.\u2014\toctobre 1875 6 0/0.Ville de Toronto 6 0/0.\u2014\t1874-76 6 0/0___ \u2014\t1876-77 6 0/0,.\u2014\t1879 5 0/0 .-\t188-2-83 4 0/0.Ville de Winnipeg 1875 6 0/0.\u2014\t4883 6 O/.O.\u2014\t4884 3 0/0.100 .\t102 111 .\t113 .112 .\t114 .104 .\t106 .90 '/a\t90 8/* 105 .\t107 .105 .\t107 .100 .\t102 .! 106 .\t108 .103 .\t107 .100 .\t103 .111 .\t113 .120 .\t123 .108 .\t110 .108 .\tMO .117 .\t119 .417 .\t119 .106 .\t108 .106 .\t108 .106 .\t108 .111 .\t113 .110 .\t112 .116 .\t118 .113 .\t115 .110 .\t117 .114 .\t120 .114 .\t116 .108 .\t110 .97 .\t99 .109 .\t111 .140 .\t112 .105 .\t107 Banques Canadiennes Banque de Montréal, act.de $ 200, tout payé.Banque de l\u2019Amérique britannique du Nord,act.de £ 30,t.p.Banque de la Colombie britannique, act.de £20, t.p.387 V» 388 .54 .\t56 .21 V.21 \u2022/, PARIS-CANADA 7 Chemins de Fer Atlantique et Saiul-Laureut, act.de £100 .Canada Ceutral, bous 5 0/0, 1re hypothèque.Pacifique Canadien, act.de $ 100.\u2014\tobi.fouc.5 0/0 Grand Tronc, Baie Géorgienne et Lac-Erié, bons 5 0/0, 1\u201c hyp.Grand Tronc Jonction, \u2014\t- Montréal et Champlain Jonction, b.y 0/0, I\" hyp.Montréal et Sorel, act, de #100, t.p.\u2014\tbons G 0 0, P® h.Québec Central, bons 5 0/0, ire h.\u2014\tact.de £ 25.t.p.St-Laurent et Ottawa, b.6 0/0, 110 h.126 .\t129 .106 .\t108 .38 V*\t38 */* 90 .\t92 .13 .\t95 .89 .\t91 .\t 29 .\t33 .63 .\t70 .BULLETIN COMMERCIAL POIDS ET MESURES L\u2019usage du système décimal français est facultatif et légal au Canada.La livre est égale à.0 kilog.453,59 La tonne à.907 kilog.Le gallon contient.\t4 litres, 54 Le miuot contient.3G litres, 34 La verge est de.0 mètre, 91 Le pied est de.0 mètre, 30 Le mille est de.1,609 mètres L\u2019acre a une superficie de___\t40 ares, 47 La piastre ($', divisée en 100 cenlins, vaut (sauf les variations du change) 5 fr.25.Le Gérant : Tiret-Bognet.VERSAILLES.IMPRIMERIE CERF ET FILS, 59, RÜE DUPLESSIS.SERVICE FRANCO-CANADIEN Subventionné par le Gouvernement du Canada pour le transport des Malles.LIGNE RÉGULIÈRE DE BATEAUX A VAPEUR ENTRE Le Havre et Halifax - Québec - Baltimore Desservant tous les points du Canada et des Etats-Unis AVEC ESCALE A SAINT\u2014PIERRE-MIQUELON par les magnifiques steamers de 1ro classe, confortablement emménagés pour passagers de salon et émigrants.Damara 2,250 Tx I Olympia 2.300 T* Ulunda.\t2,250 » 1 Stanmore.2,G50 » Les départs auront lieu comme suit, du Havre pour Halifax et Baltimore (touchant à Swansea : Stanmore, vers le 21 Stanmore, mardi 2 juin, avril.Damara, samedi 2 mai.Olympia, mardi 19 mai.Damara, mardi 16 juin.Olympia, mardi 30 juin.Prix du passage pour Halifax ou Baltimore lre classe 2°\t\u2014 3*\t\u2014 300 fr.160 80 S'adresser, pour fret, passages et renseignements : A MM.E.Ficquet, au Havre, 105, boulevard de Strasbourg; Joseph Wood, à Halifax.N.S.; W.-M.Macpherson, à Québec; H.Dobell et Gie, à Montréal; J.-R.FoaRu, à Baltimore ; John Bruce, à Glascow.Bükuess et C®, a Swansea ; W.-P.Howlands etc®, à Toronto; J-J.Rkm>, à St-John.N.B.F.-T.Newberry, à Charlottetown; Adamson et Ronaldson, à Londres.LE ET LE MANITOBA Concessions gratuites 60.000.\t000 d\u2019Hectares DE TERRES A BLÉ I-ES PLUS PEUTI1.ES DU IIOÜ\u2019DE ET 20.000.\t000 d\u2019Hectares EN PRAIRIES Le Chemin de fer du Pacifique est maintenant à 900 milles à l\u2019ouest de Winnipeg, et atteint le sommet des Montagnes Rocheuses.La ligne de Winnipeg à la Baie du Tonnerre, sur le lac Supérieur, est livrée à l\u2019exploitation.La longueur totale du réseau actuellement terminé est de 2,'240 milles.La ligne entière sera achevée et inaugurée en 1885.La grande région de terres à Lié comprend les vallées de la Rivière Rouge, de la Saskatchewan, de la Qu\u2019Appelle, etc., etc.Ces territoires sont également très riches en mines, notamment de charbon d'une excellente qualité.Climat très salubre.G5 hectares sont concédés gratuitement aux colons dans la province du Manitoba et les territoires du Nord-Ouest.S'adresser pour brochures donnant lotis les renseignements relatifs au placement de capitaux, règlements pour la vente des terres, demande d'emploi, taux des salaires, prix des denrées d'alimentation, etc., etc.: Au bureau du Ilaut-Commissaire du Canada, 9, Victoria-Chambers, Londres S.W.(M.J.-G.Colmer, secrétaire; M.C.-C.Chiprnan, secrétaire-adjoint); ou à M.John Dyke, Water-Street, 15, Liverpool ; Et à M.Hector FABRE C0MMISSAIRF.-GÉNÉRAL DU CANADA 30, rue de Larochefoucauld, 30 PARIS MINISTÈRE DES POSTES DU CANADA Ottawa, 12 novembre 1881.D\u2019après les arrangements récemment conclus avec le gouvernement français, on peut maintenant obtenir dans tous les bureaux de posto du Canada où l\u2019on émet des bons de poste, des bons à vue sur la France et l\u2019Algérie, payables dans tous les bureaux de poste des deux pays.J.Carling, Maître de postes général.LIGNE ALLAN Paquebots-Poste de Liverpool an Canada DATES DES DÉPARTS DE LIVERPOOL A QUÉBEC Peruvian .\t,.Jeudi 2\tavril, Circassian .\t.\t\u2014\t9\t\u2014 Sarmatian .\t.\t\u2014 1(3\t- Polynesian.\t\u2014 23\t\u2014 Circassian .\t.\t\u2014 30\t\u2014 Ces vapeurs louchent à Londonderry le lendemain de leur départ pour embarquer les passagers et la malle.PRIX DES BILLETS DE PREMIÈRE CLASSE Fr.318 15.\u2014 Fr.397 65.\u2014 Fr.477 20 suivant la position des cabines.Sur le Parisian, les prix varient do Fr.397 65 5 557.Les passagers de dillerentes catégories de première classe jouissent du même salon et de la même table.Les enfants de moins de 12 ans paient demi-place.Au dessous de 2 ans, ils voyagent gratuitement.Chaque passager adulte a droit au transport gratuit d un colis n\u2019excédant pas 20 pieds cubes.Le colis qu\u2019il prendra avec lui dans sa cabine ne devra pas excéder plus de 15 pouces de haut.Les billets de passage sont délivrés contre un acompte de Fr.126 25 ou contre la totalité de leur valeur.Le passager muni d\u2019un billet do retour devra l\u2019échanger contre un nouveau billet avant de retenir son passage.Pour billets de passage,s\u2019adresser h M.Alex HUNTER, 1, rue (ilucL, à droite de l\u2019Opéra, Paris; agent de MM.ALLAN brothers C\", 19, James street, Liverpool.FABRE «Sc GRAVEL LIBRAIRES Rue Notre-Dame, \u2014 MONTREAL LA NOUVELLE REVUE Politique, Économique, Scientifique cl Littéraire PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS Par livraisons de 225 à 260 pages AVEC LA COLLABORATION DES PREMIERS ÉCRIVAINS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS 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des denrées d'alimentation, etc., etc., au bureau du Haut-Commissaire du Canada, 9, Victoria-Chambers, Londres S.\\V.(M.J.-G Colmer, secrétaire; M.C.-C.Chipman, secrétaire-adjoint); ou à M.John Dyke, 15.Water-Street, Liverpool, et à M.Hector FABRE, commissaire-général du Canada, 30, rue de Larochefoucauld, Paris.LE GAULOIS LE PLUS COMPLET ET LE MIEUX INFORMÉ DES JOURNAUX DE PARIS Prix de l\u2019abonnement pour le Canada (Union postale) : Un an, 72 fr.; Six mois, 36 fr.Bureaux à Paris.9, Boulevard des Italiens BOURGOUIN, DUCHESNEAU & C« NOUVEAUTÉS ET MERCERIE (Small Ware) IMPORTATEURS 331, 333.333, rue Saint»Paul MONTREAL LIGNE DOMINION De Paris an Canada Départ de Liverpool pour Québec tous les jeudis LOrégon, Le Sarnia, Le Vancouver Les salons, ainsi que les cabines de lri\u2019 classe, se trouvent au milieu du navire.Le Vancouver est éclairé à la lumière électrique dans tous ses compartiments.Prix de passage : lr0 classe, de 266 \"70 à480 fr.Pour tous renseignements et pour les billets de passage, s\u2019adresser à NOUVELLES SOIRÉES CANADIENNES RECUEIL DE LITTÉRATURE NATIONALE REVUE LITTÉRAIRE Paraissant par livraisons mensuelles de 48 pages ABONNEMENT I 10 FRANCS PAR AN PAYABLES D\u2019AVANCE S'adresser à 1TI.EHIIiE GIROVARD Administrateur du PARIS-CANADA 30.RUEDE LAROCHEFOUCAULD, 30 PARIS Bireeleur t M.Louis H.T AVMMÉ DEPARTEMENT DU SECRETAIRE D'ETAT OTTAWA ( CANADA) Volumes I ëtT?(1882-1883) En vente à 9 fr 50 le Volume REVUE FRANÇAISE DE L\u2019ÉTRANGER ET DES COLONIES Parait le ltT de chaque mois 20, RUE BERGÈRE, PARIS PITT ET SCOTT, 7, rue Scribe, Paris.MÉDAILLE D\u2019OR, PREMIÈRE MÉDAILLE D\u2019ARGENT EXPOSITION UNIVERSELLE 1878 18 Médailles aux Expositions universelles Prix : Médaille de Progrès à l\u2019Exposition de Vienne 1873, Médaille à Philadelphie en 1876, Médaille d\u2019or Exposition Internationale Arnheim ^Hollande) 1879 DIPLOME D\u2019HONNEUR, AMSTERDAM 1883 3F1.ARBEY & FILS INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS Maisons Recommandées ORNEMENTS 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