Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
jeudi 23 septembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1886-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3* ANNÉE \u2014 N* 33.Paris, Jeudi 23 Septembre 1886 PARIS-CANADA Organe Hebdomadaire des Intérêts Canadiens & Français.FRANCE Prix du Numéro : I Abonnements : 25 Centimes I Un an, 12 fr.50 Émile GIROUARD, administrai euh Directeur: HECTOR FABRE BUREAUX, 76, Boulevard Haussmann, Paris.CANADA Prix du Numéro: I Abonnements: 5 Centins\tI Un an , g 2.50 S.MARCOTTE, AGENT GÉNÉRÂT., QUÉBEC SOMMAIRE A Glasgow.\u2014 Notes diverses.\u2014 Exposition coloniale; Petites notes.\u2014 Sir Richard Te a pie e\u2018, e Ncfl-Ouest \u2014 Lac Témiscamingue.\u2014 Informations.\u2014 Les chevaux français en Amérique.\u2014 Correspondance : le Nord-Ouest Canadien.\u2014 A travers Paris.\u2014 Commerce et finance : Notes.A GLASGOW Nous quittons Edimbourg avec quelque regret.Cette ville pittoresque et qui a une si noble histoire, avait bien de l\u2019attrait pour des esprits encore un peu neufs.Quelques-uns de nos compagnons voulaient retourner à Holyrood, pour songer à Marie Stuart.D\u2019autres désiraient interroger Lord Roseberry sur le problème de la fédération impériale dont on n\u2019a pas encore retrouvé le véritable auteur, simple mystificateur, je le crains bien.Mais une adresse d\u2019adieu nous attendait à la gare, il fallait nous mettre en route.Glasgow offre le plus grand contraste avec Edimbourg : nous délaissons les souvenirs historiques pour rentrer dans le progrès, qui est chose plus familière aux représentants de pays pour la plupart nés d\u2019hier.Notre entrée en ville excite, comme toujours, un vif intérêt.Quelqu\u2019un s\u2019approche d\u2019un des Africains qui font partie du cortège et lui demande discrètement, en confidence, à quelle race il appartient.Le noir répond avec un sourire également discret : A la race humaine, comme vous.Le badaud se retire rêveur.Hommage rendu au maire qui nous offre une collation à l\u2019Hôtel-de-Ville, nous visitons la ville ; puis le soir nous nous retrouvons réunis dans un banquet offert par la municipalité.Toasts nombreuxcommed\u2019ordinaire.Le Lord Provost invite à répondre au toast porté aux colonies, sir Saul Samuel pour l'Australie, M.Lallee pour les Indes et moi pour le Canada,avec ce commentaire : Pour le Canada, qui nous est si cher et qui a été en grande partie colonisé par les colons français, j\u2019appellerai un Canadien-Français, M.Fabre, à répondre.Qu\u2019eussiez-vous dit à ma place après ce compliment ?A peu près ceci, j\u2019imagine, en y mettant autant que possible l'accent écossais : Que nous savions d\u2019avance que nous serions bien reçus en Ecosse, l\u2019hospitalité écossaise étant proverbiale ; que, désirant que le rapide progrès qui entraînait notre pays fût en même temps sûr et solide, nous aimerions à l\u2019appuyer sur un bon contingent de colons écossais ; qu'il n'y aurait pas lieu de se préoccuper du sort de ces Ecossais une fois au Canada, et qu\u2019ils sauraient s\u2019y frayer promptement leur voie, comme en témoignaient la carrière de Sir John Macdonald, depuis tant d\u2019années premier ministre, et celle de Sir George Stephen, président du Transcontinental canadien ; que si nous voulions être bien accueillis à notre retour au Canada, il nous fallait ramener avec nous un bon nombre d\u2019Ecossais, sinon on nous dirait : Mais qu\u2019avez-vous fait en Europe ?Que les steamers ne manquaient pas dans le port et qu\u2019en nous levant de table nous n\u2019avions tous qu\u2019à nous embarquer à destination de Québec, un petit voyage au Canada ne pouvant être que fort agréable, après dîner, etc.Le lendemain, excursion sur le Clyde, à bord du vapeur Ylona, excursion tout à fait charmante.Nous saluons, en passant, les chantiers de MM.Stephen, berceau du Damara et de YUlunda.Ces deux excellents bateaux qui, comme élégance et solidité de construction, n\u2019ont guère, en dehors des grands transatlantiques français et anglais, de rivaux sur l\u2019Océan, font aujourd\u2019hui, pour la Compagnie Furness, le service de Londres à Halifax et Saint-Jean.Il faut espérer que nous les reverrons avant longtemps sur la ligne du Havre à Québec, et que leurs vertus nautiques ne seront pas perdues pour nous.Nous étions hier 800 touristes à bord de Ylona, et je ne saurais dire combien de repas divers on nous a servis.L\u2019hospitalité écossaise n\u2019est pas un vain mot.Toutes les tentatives de toasts et de discours ont été vigoureusement réprimées à bord.Les rives du Clyde sont très pittoresques, seulement il règne au sortir de Glasgow, et durant une demi-heure de route, une certaine odeur qui rappelle celle de ' Paris, l\u2019été; les gens avisés font le parcours en chemin de fer, et ne prennent le bateau que lorsqu\u2019enfin à bord on commence à respirer le parfum des champs.Mais, comme le poète nous voulions tout sentir: nous avons donc traversé, dans Ylona, cette région que, par culte pour les vieilles traditions écossaises, on n\u2019a point assainie.Le lendemain un train éclair nous a ra*» menés à Londres à grande vitesse.Nous avons semé des coloniaux sur toute la route.On nous en réclamait à chaque station, pour les fêter, pour les porter en triomphe, pour leur soumettre une série de toasts à commenter au dessert, pour leur montrer la ville et ses environs, l\u2019industrie locale et ses merveilles.Nous avons d\u2019abord livré les noirs, puis les blancs.Le train allégé repartait au milieu des acclamations.Même dans les engagements les plus meurtriers, le général Burne qui commandait l\u2019expédition, n\u2019avait en si peu de temps perdu autant de troupes.Le train lui-même allait être enlevé par les populations folles de nous, lorsqu\u2019il est entré en gare de Londres.NOTES DIVERSES Inscrits à l\u2019agence du Canada, 76, boulevard Haussmann : M.Arthur Simpson, Sherbrooke.Hôtel Chatham.M.A.II.Choquet,St-Hyacinthe.HôteldeBretagne.M.R.Caisse.Ptre Trois-Rivières.\tid.M.Cyprien Peltier.id.\tid.Mm« Blumharl, Montréal, Grand-Hôtel.M.Blumhart, directeur de La Presse, Montréal* Grand-Hôtel.Madame Albani, M.Gye et Mlle Lajeunesse ont été invités récemment à Balmoral.Mme Albani a eu l\u2019honneur de chanter devant la Reine.M.Théodore de Leusse, de Reichshoflen (Alsace), s'embarquera le 24 courant à Liverpool, pour le Canada.Il se propose d\u2019étudier pratiquement les conditions de l\u2019agriculture dans la province de Québec, en vue de l\u2019établissement ultérieur dans cette province de fermiers alsaciens.Il est question d\u2019ériger sur les bords de la baie Géorgienne, à Penetanguishene, un monument à la mémoire des premiers martyrs de la colonie, les O PARIS-CANADA pères jésuites De Brcebeuf, Lallemand et leurs T compagnons.M.le Curé de la paroisse de Penetauguisheue s est mis a la tète du mouvement.Le Docteur AlexeelT, de Moscou.[Russie, pert pour le Canada le 23 courant.-Son.but est - d\u2019examiner lesainéaagcments d'hiw des hôpitaux au Canada- Jusqu\u2019ici,dit te-Doeteur AtextMl, les hôpitaux russes ont été administrés d\u2019après la méthode des hôpitaux allemands et français.La similitude de climat entre le Canada et la Russie lui fait espérer qu\u2019il pourra obtenir au Canada des suggestions importantes pour le chauffage des hôpitaux.Sir Edward Watkin.Barouet, M.P., doit se rendre au Canada.Ou croit qu\u2019il y viendrait à propos de la ligue projetée des steamers du Pacifique Canadien, sur l\u2019Atlantique et le Pacifique.Il ferait uu rapport sur les chances d'une pareille entreprise.Sir Watkin fut président du chemin de fer du Grand^Tronc, de * 861 a 1867.D\u2019après le correspondant de Winnipeg de Toronto Mail, sir John Mc Donald, premier ministre du Canada, aurait reçu pendant tout son voyage à travers le continent les assurances les plus positives de la part des Indiens qu'ils sont satisfaits de la manière dont on les a traités, qu'ils remercient le gouvernement pour l'aide qu\u2019ils eu out reçu et qu ils désirent être aidés davantage pour leur permettre d'adopter la civilisation des blancs et leur méthode de travail.De toutes les parties du Nord-Ouest, on est informé que les fermes de plusieurs Indiens sont classées parmi tes meilleures dans plusieurs localités.L\u2019adresse des Sioux u sir John est significative eu ce qu'ils habitent en plus grande partie sur le territoire américain et qu'ils ont affirmé qu'ils fout une grande différence entre leur traitemeut par le gouvernement américain et celui qu'ils reçoivent du gouvernement canadien.La frégate la Minerve, battant pavillon de l\u2019amiral Vignes, commandant en chef de l\u2019escadre française de i\u2019AtianUque-N'ord.et l\u2019aviso le Talisman, sont entrés dans le port de Québec le 31 août dernier, échangeant avec la citadelle un salut de vingt et un coups de canon.Les consuls étrangers ayant à leur tète M.Du-bail, consul générai de France, les honorables MM.Chapleau, ministre secretaire d\u2019État, C ; Langelier.maire de Québec ; Würtele.Ü ancien président de l\u2019Assemblée législative et toutes les notabilités civiles et militaires ont rendu visite a l\u2019amiral et ont reçu u bord de la Minerve l\u2019accueil le plus courtois.Lorsque Son Éminence le cardinal Taschereau, accompagné de M.le grand vicaire Légaré, de M.l'abbé Méthot, supérieur du séminaire et de M.l'abbé Marois, secrétaire de l\u2019archevêché, est monté a bord, l\u2019équipage, rangé sur le pont, lui a présenté les armes.Les visites officielles et les salves règlementaires ont été suivies par une série de l'êtes qui dureront pendant tout le séjour de l\u2019escadre, et qu\u2019ont ouvertes delà façon la plusbrillanteSon Excellence M.Masson, lieutenant-gouverneur de la province, a sa belle résidence de Spencer-Wood ; l\u2019honorable M.Chapleau; 1 honorable juge Würieloau Paiais législatif, fêtes données en l'honneur de l\u2019amiral et de ses officiers, auxquelles prend part tout eutière la société qué-becquoise dont 1 hospitalité et la courtoisie sont depuis longtemps renommées dans la marine fran çaise.A bord de la Minerve et du Talisman, des milliers de visiteurs se succèdent chaquejour, de six heures du matin a six heures du soir.Le dimanche, célé-btalion de la messe a bord du bâtiment amiral Sur la terrasse Dufïerin, la musique de l\u2019escadre a enricbison répertoire des airs des vieilles chansons françaises qui sont restées en si grand honneur dans le pays,et après l\u2019exécution du programme du jour : A la claire fontaine, alterne avec la Marseillaise, devant une foule enhousiaste.EXPOSITION COLONIALE Le prince de Galles a adressé la lettre suivante au lord-maire de Londres : « Marlborough House » Pall-Mall.^S.'W.» i3 septembre r88t>.» Mon cher lord-maire, » Mon attention a été fréquemment appelée par la préoccupation générale qui règne au sujet de la manière dont on fêtera le très prochain jubilé du règne de Sa Majesté.» Il me semble que l\u2019on ne pourrait mieux le fêter qu'en créant un Institut représentant les arts, les manufactures et le commerce de l'empire colonial et indien de la reine.» A mon avis, une fondation de ce genre serait absolument appropriée à la circonstance, car elle permettrait de constater les progrès réalisés dans les possessions coloniales ou indiennes pendant le règne de Sa Majesté, et elle enregistrerait, en quelque sorte, année par année, le développement de la civilisation dans l'empire britannique.» Cet institut intéresserait par conséquent tous les sujets de Sa Majesté, aussi bien ceux des îles britanniques que ceux d\u2019Outre-Mer, et il aurait pour etfet de stimuler l'émigration vers les possessions anglaises où il peut être utile d'étendre le commerce et de resserrer les liens qui unissent l'empire.* Ce serait, en même temps, un musée, une exposition et un lieu de réunion où l'on pourrait discuter les questions coloniales et indiennes.» Le succès remarquable de l\u2019exposition coloniale et indienne à South Kensington prouve que l\u2019attention publique est déjà portée sur ces questions, et je suis convaincu que l\u2019on pourrait s\u2019assurer dès à présent, pour l\u2019Institut, des collections les plus importantes qui ont si largement contribué au succès de l'exposition.» J\u2019éprouve une vive satisfaction en adressant cette lettre au premier magistrat de la capitale de l\u2019empire et en lui demandant son concours pour la fondation de cet Institut impérial des colonies et des Indes.» Si cette proposition vous agréait et si vous étiez disposé à ouvrir à cet effjl une souscription au Mansion house, je proposerais que les sommes'versées fussent confiées à une commision nommée par la Reine et que le nouvel Institut fût placé sous la présidence de l'héritier de la couronne.» Je reste, mon cher lord-maire, votre dévoué » AlbertjEd\\vard.» Le lord-maire a adressé au prince de Galles la réponse suivante : » Mansion House » Londres, 14 septembre 1886.« Monsieur, » J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019accuser, à Votre Altesse Royale, réception de sa lettre du i3 septembre et de lui exprimer le grand plaisir que j\u2019aurai d\u2019apportermon concours lc plus empressé à la fondation d\u2019un Institut des colonies et des Indes.» Votre Altesse Royale dit avec raison que tous se préoccupent de la manière dont sera célébré le futur jubilé du règne de Sa Majesté.» Il y aura, j\u2019en ai la ferme conviction, un désir universel d\u2019exprimer le profond attachement et le respect que les sujets de la reine,.dans toutes les partiesdu monde, professent pour une souveraine dont le long et glorieux règne a été si fertile en bénédictions pour-son peuple et marqué par tous les progrès.de hucivilisation.«(Quelque difficile qu\u2019il soit de marquer d\u2019une manière convenable les sentiments qui se manifestent dans le peuple à l\u2019approche du jubilé du règne de Sa Majesté, je suis convaincu que la proposition de Votre Altesse Royale, appuyée par votre influence, sera considérée comme très appropriée à la circonstance.» Je serai donc heureux d\u2019ouvrir une souscription à la Mansion house, ainsi que le propose Votre Altesse Royale.» J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être, Monsieur, avec le plus profond respect, de Votre Altesse Royale, le très respectueux et très obéissant serviteur.» John Staples, » Lord-maire.» EXPOSITION COLONIALE PETITES NOTES M.Emile Solvyns, de Gand, Belgique, a visité l\u2019exposition coloniale dans le but d\u2019obtenir des iu-formations sur le Canada comme objectif d'une émigration importante.Le nombre des visiteurs à l\u2019exposition coloniale a été lu semaine dernière de 263,000.Lu semaine précédente il était de 212,000.Le nombre total des visiteurs depuis l\u2019ouverture est de 3,550,000.M.Gordon, de Leamington, qui était l'un des délégués au Canada en 1879, a fait une longue visite a l\u2019exposition.Il «loit retourner au Canada avec sa famille celte semaine même par le Parisian, de lu ligne Allan, qui part tie Liverpool le 23.Après avoir fait quelque séjour à Winnipeg, il ira passer l\u2019hiver sur le versant du Pacifique.Son intention est de se fixer définitivement au Manitoba ou à la Colombie anglaise.M.Gordon dit que plusieurs personnes de Leamington se proposent d\u2019émigrer au Canada au printemps prochain.A l\u2019importante exposition d\u2019agriculture qui s\u2019est tenue dernièrement à Chester Angleterre^, le Canada était représenté par la collection du gouvernement sous la surveillance de M John Dyke.Comme d\u2019habitude on avait réuni une nombreuse collection de grains, d herbes, de bois et de minéraux des dil'érentes parties de la confédération.Les visiteurs ont examiné avec un intérêt particulier un échantillon de blé rouge du Manitoba provenant de la récolte de cette année.Il avait été semé le 9 avril et récolté le 12 août a Biuscarth, sur le chemin de fer du Manitoba et du Nord-Ouest.Ce blé est d\u2019une qualité tout à fait supérieure.Il pèse soixante-deux livres au minotou à peu près 83 kilos à l'hectolitre avec uu rendement de 35 minois à l\u2019acre ou 30 hectolitres à l\u2019hectare.SIR RICHARD TEMPLE SUR LE NORD-OUEST Le Times apprécie comme suit un essai de Sir Richard Temple sur le Nord-Ouest canadien.L\u2019essai sur le Nord-Ouest canadien, qui est la reproduction d\u2019un discours prononcé PARIS-CANADA 3 à Winnipeg, donne les impressions de l\u2019auteur sur l'immense territoire agricole que la nouvelle voie ferrée a ouvert à l\u2019immigration.Son rapport sur cette vraie terre promise est très encourageant et avait été reçu avec enthousiasme par ses auditeurs.Pour la fertilité du sol depuis Winnipeg jusqu\u2019au pied des Montagnes-Rocheuses \u2014 distance de 2,3oo kilomètres\u2014 il n\u2019y a pas, on peut le dire, un mètre carré de terrain qui ne puisse être utilement employé.Les colons auxquels on pose des questions se moquent des antiques notions de culture méthodique.Ils ne songent ni aux assole ments, ni à l\u2019engrais, ni au labour profond.Avec leurs attelages légers ils labourent à quelques pouces au printemps et recueillent d\u2019abondantes récoltes.Mais ce système ne peut se maintenir indéfiniment, ce qui ne les empêche pas de ne concevoir aucune inquiétude sur l\u2019avenir.Sir Richard Temple a été frappé de la rareté des moutons quoiqu\u2019il y eût beaucoup de bétail bien entretenu.Comme il n\u2019y a aucune occupation sans ses inconvénients propres, tous ces laboureurs se plaignent un peu de la rareté des travailleurs.Mais ce besoin a stimulé l\u2019esprit d\u2019invention et le voyageur remarqua la perfection et la variété des instrumentsd\u2019agriculture.Ainsi, par suite de l\u2019extrême sécheresse du climat, les faucheuses et les machines à battre peuvent facilement se combiner et n\u2019en faire qu\u2019une.Le grain est engrangé sur place et conservé là jusqu\u2019à ce que la neige permette les transports à distance.L\u2019étendue cultivée se trouve ainsi hors de toute proportion avec le nombre de travailleurs nécessaire en Angleterre.On ne voit pas de maisons pour les travailleurs aux champs car il n\u2019y en a presque pas ; mais la maison du propriétaire est commode et presque toujours entourée d\u2019un jardin potager.On a exagéré, dit Sir Richard Temple, la sévérité du climat.A quelque distance des brouillards pluvieux qui se concentrent sur les montagnes, les hivers sont resplendissants et gais.La neige prépare la terre pour les semailles, le froid pulvérise les sols pesants et permet les labours de printemps.Quant au combustible il est très rare sur d\u2019assez grandes surfaces.Aussi, Sir Richard qui est au fait de la question des forêts dans l\u2019Inde, a donné de salutaires avertissements aux Canadiens.Les forêts les plus facilement accessibles ont été incroyablement gaspillées.L\u2019orateur rappelle ici à son auditoire qu\u2019il ne parlait nullement dans l\u2019intérêt de l\u2019Angleterre qui pouvait toujours obtenir ses bois de la Scandinavie ; mais il dit franchement aux Canadiens que comme plusieurs régions manquant de bois ils mettraient en grave péril l\u2019avenir de leur commerce s\u2019ils ne passaient pas de lo\u2019s pour la protection des forêts.Faisant suite à ces excellents conseils on trouve, dans l\u2019essai, un chapitre sur l\u2019administration des forêts dans les possessions britanniques où l\u2019auteur fait une description dramatique des malheurs que produit dans un pays une trop grande dénudation ; la détérioration du sol et du climat, les sécheresses prolongées auxquelles succèdent les pluies et les inondations comme en Russie, en Turquie, en Grèce, en Syrie, à Chypre et en plusieurs parties de l\u2019Inde.(Traduit du Canadian Galette.) LAC TÉMISCAMINGUE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE COLONISATION Il s\u2019est formé l\u2019année dernière, en France, une société de colonisation sous le patronage de M.Onésime Reclus, que ses travaux géographiques et statistiques sur le Canada, si remarquables à la fois par leur précision, leur exactitude et le sentiment national qui les inspire, ont depuis longtemps rendu populaire parmi les Canadiens-Français.L\u2019auteur de La Terre à roi d\u2019oiseau, planant du regard sur une région dont la connaissance lui est si familière, a placé le berceau de la nouvelle colonie entre la baie d\u2019Hudson et le Saint-Laurent au fond de la vallée de l\u2019Ottawa, sur les bords fertiles du beau lac Témiscamingue.M.L.-N.Bonaparte-Wyse vient de visiter les travaux de défrichement qui ont été effectués et les premiers établissements dont il s\u2019est, ainsi que nos lecteurs l\u2019ont vu par sa lettre publiée dans notre dernier numéro, montré très satisfait.La société qui comprend 44 adhérents français et 101 lots de terrain, représentés par autant de parts de mille francs, n\u2019accepte plus provisoirement de nouveaux souscripteurs, mais, lorsqu\u2019elle aura terminé son œuvre première, après une marche prudente et dans les conditions restreintes qu\u2019elle s\u2019est imposées à elle-même, elle deviendra la base de vastes entreprises dont le succès sera dû à MM.Onésime Reclus et Bonaparte-Wyse et à leurs amis et associés dont -nous sommes heureux de publier la liste ci-après: Georges Baquié, secrétaire de la Commission de l\u2019Afrique du Nord à la Société de Géographie commerciale, secrétaire de la rédaction de la Revue de l\u2019Afrique française.1\tlot.Georges Beaugrand, rentier.\t2\tlots.Abbé Biron, ancien missionnaire en Acadie, professeur au collège de Vaugi-rard.1\tlot.Désiré Brissaud, professeur agrégé de l\u2019Université, président de la Commission d'examen de Saint-Cyr.2 lots.Édouard Brissaud, professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, médecin des hôpitaux.2\tlots.Carcenac, rentier.3\tlots.Henri Chopy, médecin.2\tlots.Gustave de Coutouly, ministre de\tFrance en Roumanie.1\tlot.Adolphe Dumée, médecin.1\tlot.G.Eberhard, ingénieur.2\tlots.Pierre Faure, agriculteur et viticulteur.2\tlots.Et ses trois fils Elie Faure.\t1\tlot.Léonce Faure.\t1\tlot.Louis Faure.\t1 lot.René Fouret.l\u2019un des chefs de la maison Hachette.1\tlot.Hubert Henrotte, banquier.10 lots.Jacottet, géographe.1\tlot.Paul Joanne, directeur des Guides Joanne et du Grand Dictionnaire géographique de la France.2 lots.Édouard Krafft, rentier.1\tlot.Paul Laffitte, publiciste.\t3 lots.Louis Larrouy, propriétaire .\t1\tlot* Georges Laurand, médecin.\t1\tlot.Alfred Marche, explorateur en Afrique.1\tlot.Abbé Martenon et abbé Socquet, professeurs au Collège de Vaugirard.1 lot.Edouard Marty, agrégé de l\u2019Université, sous-directeur de l\u2019enseignement classique à l\u2019Ecole l\u2019Asacienne.2\tlots.Gabriel Monod, maître de conférences à l\u2019Ecole normale supérieure, directeur de la Revue historique.1\tlot.Mademoiselle Cécile Monvel, professeur de musique.1\tlot.Madame Oster.2\tlots.Julien Poinssot, directeur de la Revue de l'Afrique française.1\tlot.Saint-Edme Rameau, auteur de la France aux Colonies, et d\u2019une Colonie Féodale.1\tlot.Armand Reclus, officier de marine en re*-traite, promoteur en second du percement de l\u2019isthme de Panama.3\tlots.Onésime Reclus, géographe.\t8\tlots.Paul Reclus, professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux.8\tlots.Rempnoulx du vignaud , propriétaire.5\tlots.Louis Rousselet, directeur du Dictionnaire de Géographie universelle et du Journal de la Jeunesse.2\tlots.Anthyme Saint-Paul, archéo logue, 2 lots.Franz Schrader, directeur de l'Atlas géographique, secrétaire du Club Alpin-Français.2\tlots Alexandre Surfit., ingénieur en chef des ponts et chaussées, auteur du livre classique: Les Torrents des Alpes, promoteur du reboisement des montagnes, .\t1 lot; Abel Tarrapon, notaire.2 lots.Emile Templier, l'un des chefs de la maison Hachette,.1 loti Louis Thiébaut, chef du bureau de la direction du chemin de fer d\u2019Orléans.1 lot» Général Turr, président de la Société de percement de l\u2019isthme de Corinthe.4 lots.L.-N.Bonaparte Wÿse, promoteur du percement de l\u2019isthme de Panama.10 lots. 4 PARIS-CANADA INFORMATIONS La session de la société britannique qui s\u2019est tenue à Birmingham vient de se terminer.Nous sommes heureux de voir que la première reunion de ce genre qui se soit tenue sous la présidence d\u2019un savant Canadien constitue un succès complet.Au point de vue social et tiuaucier cette session est l\u2019une des meilleures des dernières années.Ou n\u2019a pas soumis à la société moins de 388 rapports ou essais sur plusieurs desquels de très intéressantes discussions ont eu lieu.Le savant président, sir William Dawson s'est multiplié pour pouvoir faire face à toutes les exigences ; il s\u2019est fait entendre dans plusieurs sections à propos de sujets entièrement différents et les membres de la société out quitté Birmingham avec la conviction que le Président de 1836 s\u2019était montré parfaitement digne de l\u2019honneur qu\u2019on lui avait fait.Le projet de colonisation des cantons du Nord, par les Canadiens-Français résidant aux Etats-Unis, est en excellente voie de réalisation.Un voyage d\u2019exploration fait, dans les régions de La Rage, par MM.Janson-Lapalme etc.Rousstn, vient d\u2019ètre terminé.Ils sont revenus très satisfaits de leur voyage et vont faire un rapport très favorable aux cercles agricoles de Lowell et Lawrence, qu'ils ont fondés il y a un an.M.Bedson, gardien du pénitencier de Manitoba, a déjà démontré la possibilité d\u2019obtenir des croisements entre le bison américain et les espèces bovines domestiquées.Le résultat est un métis superbe qui conserve les formes et la couleur de la vache pendant que le mâle transmet sa riche fourrure.Plusieurs de ces métis sont maintenant dans le troupeau, leur couleur variant du noir de jais au brun somore avec raies noires.Le succès de cette tentative en a suggéré une autre : croiser la vache métisse avec le bison.Les résultats ont été encore meilleurs, le veau ressemblant au bison de race pure, mais considérablement amélioré pour les quartiers de derrière, trop minces chez l\u2019animal sauvage et très fournis chez le métis.Le réseau des lignes télégraphiques du Pacifique canadien sera complété sous peu de semaines et on obtiendra ainsi une communication entre ce réseau et les divers points desservis par le Postal Telegraph Company des Etats-Unis qui est en communication avec le câble de la compagnie commerciale transatlantique.Le grand monopole de la Western Union a ainsi reçu un coup sensible, et la compagnie commerciale transatlantique va pouvoir lutter plus avantageusement que jamais contre les autres compagnies.Cette nouvelle combinaison va avoir l\u2019effet de maintenir les tarifs des dépêches a un taux raisonnable.Nous avons visité, ces jours derniers, un steamer français nommé Rouen, qui venait d\u2019arriver de Londres avec une cargaison de viande conservée par le froid.Le navire était amarré le long du quai d\u2019Orsay.Le chargement comprenait des moulons importés de la Plata à Londres, des poissons et du gibier.Les pompes à air comprimé entretiennent dans la cale une température de 5 à 6 degrés au-dessous de zéro : on ne les fait fonctionner que le jour, car la température se maintient au-dessous de zéro pendant la nuit sans l\u2019aide de la machine réfrigérante Il est incompréhensible que, dans un centre aussi populeux que Paris, ce mode d\u2019alimentation n\u2019ait pas réussi a se faire admettre, alors que Londres, Liverpool, etc., importent, par ce procédé, d\u2019immenses quantités de viande provenant du Canada et des Etats-Unis, concurremment avec le bétail transporté vivant.Bien des essais ont déjà été tentés, et tout le monde se rappelle encore le Frigorifique, le Paraguay et le Rafael qui ont apporté des chargements de viandes ou de poissons gelés ; mais cette importation si utile n\u2019a pu se continuer en France.Depuis bien des anuées, l\u2019Angleterre reçoit des cargaisons de viandes de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Plata, des iles Falkland, des Etats-Unis et particulièrement du Cauada, et tout le monde s\u2019eu trouve bien.Nous souhaitons que la nouvelle compagnie à laquelle appartient le Rouen réussisse a faire accepter ce genre d\u2019alimeutation par une partie de la population de la capitale, et que, au lieu de s\u2019approvisionner à Londres, el\u2019e puisse bientôt le faire au Havre ou à Rouen eu recevant des viandes directement importées du Canada par des navires français qui contribueraient grandement à développer le commerce général entre les deux pays.Le projet d\u2019un chemin de fer sous-marin entre Tile du Prince-Edouard et le continent est à l\u2019élude.Une compagnie qui veut se charger de l\u2019entreprise, vieut de s\u2019adresser au Gouvernement pour obtenir un bateau qui fera l\u2019examen des lieux.Cette compagnie est la même qui construit actuellement un chemin sous les eaux du Lac Michigan.Voici le relevé de l\u2019entrée et de la sortie du froment en France, pendant la campagne 1883-1886 I\" août 1885 au 31 juillet 1886 .Il a été importé 4,738.120 quintaux de froment, contre 10,333,659 eu 1884-1883, et 9,263,493 eu 1883-1884.La récolte de 1885 ayant été bonne, la diminution à l\u2019entrée se serait produite quand bien même il n\u2019y aurait pas eu d\u2019augmentation de droits de douane.» Il a été importé également 137,114 quintaux de farine, contre 485,527 en 1884-1885, et 508,391 en 1883-1884.Malgré l\u2019abondance de la récolte, l\u2019exportation a dimiuué.C\u2019est la conséquence immédiate de la campagne qui a été poursuivie contre les tarifs internationaux.On a constaté a la sortie 28.340 quintaux de blé et 80,44s de farine, contre 85,713 et 96,697 respectivement en 1884-1885, et 56,975 et 93,178 respectivement en 1883-1884.Ou doit s\u2019attendre pour la campagne 1886-1887, a une importation considérable.La récolte est abondante en volume, mais la qualité du grain laisse beaucoup à désirer.On ne pourra faire des farines bonues pour la panification, qu\u2019eu mêlant aux froments français des sortes étrangères riches eu éléments nutritifs.LES CHEVAUX FRANÇAIS EN AMÉRIQUE Au nombre des milliers de touristes qui encombrent à cette époque de l\u2019année les gares de Paris, en route pour les villégiatures, on pouvait voir l\u2019autre jour auxabords de la gare de l\u2019Ouest une armée de voyageurs qui allaient franchir l\u2019Océan et goûter les délices de la vie américaine.Ces voyageurs, groupés par trains spéciaux qui chauffaient pour le Havre, n\u2019étaient pas en sleeping-car^ pas même dans des compartiments de première ou de seconde classe, mais dans des wagons à cases, qui leur permettaient de circuler librement, de se coucher, de prendre leurs repas, etc.Eh bien, le croiriez-vous ?Ces touristes n\u2019avaient pas l\u2019air content : ils s\u2019agitaient, en proie à la plus vive impatience; et laissaient entendre des cris qui ressemblaient singulièrement à des hennissements.Informations prises, ces voyageurs venaient du Perche et n\u2019étaient autres que les superbes étalons achetés au dernier concours de Nogent-le-Rotrou, par les grands éleveurs américains qui s\u2019appellent MM.Dunham, Jolidon, Degan, de l\u2019Illinois ; Benson, de Topeka (Kansas) ; Peterson, du Minne- sota; Farnham, du Michigan; Bowles, de Wisconsin, etc., etc.Chaque été, ces maquignons yankees vont visiter le Perche et, de leurs beaux dollars sonnants, se procurent les meilleurs produits de la région,au prix moyen de 10,000 francs, qu\u2019ils revendent quatre fois plus cher aux fermiers américains.L\u2019introduction des percherons aux Etats-Unis ne date pas d\u2019hier; il n\u2019est pas sans intérêt de rappeler que les premiers chevaux français qui traversèrent l\u2019Atlantique furent exportés par un M.Edouard Harris, de Morristown (New-Jersey) en i83q.C\u2019étaient un étalon et une pouliche : le premier avait été baptisé Philippe-Egalité, et son fils, qu\u2019on appela Louis-Philippe, a été un des plus beaux produits de son époque, dont les descendants sont encore très haut cotés.Après l\u2019essai de i83c), il ne fut plus importé de chevaux français aux Etats-Unis avant 1851, lorsqu\u2019un M.Fullington acheta en France un poulain qu\u2019il appela Louis-Napoléon et que ses camarades surnommèrent Fullington\u2019s Folly.Cette « folie », cependant, lui rapporta une centaine de mille francs, et les descendants de Louis-Napoléon sont actuellement les rivaux les plus redoutables de ceux de Louis-Philippe.Cette coïncidence de noms ne valait-elle pas la peine d\u2019ètre signalée ?C\u2019est de préférence aux concours de Nogent-le-Rotrou que les éleveurs américains font leurs achats.Ils se guident d\u2019après le stud-book du Perche, lequel établit, on le sait, que seuls les chevaux nés dans le Perche et de parents percherons peuvent être inscrits dans le registre matricule de la région.Ainsi, si une jument du Perche pouline au dehors de la région, le nouveau-né ne pourra pas être inscrit, même dans le cas où le père serait percheron.Les Américains savent ainsi ce qu\u2019ils achètent et sont disposés à payer largement les étalons qu\u2019ils viennent chercher dans le Perche, ce qui ne manque pas de déplaire considérablement aux éleveurs normands, qui prétendent que leurs produits valent bien ceux des autres régions de la France.M.Mark Dunham, de l\u2019Illinois, qui va régulièrement en France depuis vingt ans pour visiter les concours régionaux, dînait l\u2019autre jour avec le ministre de l\u2019agriculture et le préfet d\u2019Eure-et-Loir.Au dessert, il les invitait à visiter ses propriétés dans l\u2019Illinois, qui ont une étendue fantastique.On en aura une idée lorsqu\u2019on saura qu\u2019avec chaque étalon français importé par lui on compte une quarantaine de pouliches : or, comme il importe dans une année plus de trois cents percherons, ses haras contiennent parfois plus de vingt milles bêtes à la fois.D\u2019après les dernières ventes, on peut évaluer à douze cents le nombre des étalons français qui iront, cette année, aux Etats-Unis et au Canada. PARIS-CANADA 5 CORRESPONDANCE LE NORD-OUEST CANADIEN.Edmonton, 17 août 1886.Monsieur le Directeur, Je viens remplir par cette lettre, la promesse que je vous ai faite de vous donner des informations sur les ressources du district d\u2019Edmonton.Il est incontestable que les 65,000 milles en superficie qu\u2019arrose la rivière Saskatchewan sont des plus riches pour l\u2019agriculture et n\u2019attendent que la charrue du laboureur pour transformer en champs fertiles ces immenses prairies couvertes d\u2019herbes succulentes et de foins abondants, qui autrefois donnaient la pâture à des milliers de buffles et qui maintenant nourrissent les bestiaux de ses trop rares colons.Il est inutile de parler de la richesse de ces pâturages qui sont suffisants à eux seuls, pour rendre la vigueur et l\u2019embonpoint aux chevaux et aux autres animaux épuisés par les travaux de la ferme ou par les transports qui se font en ce pays.Quelques statistiques suffiront pour faire comprendre ce qu\u2019une culture soignée et intelligente ferait produire au sol de ce district.L\u2019année dernière, 25o2 acres ensemencés en blé ont rapporté 44,5o6 minots de blé; 2,553 acres ensemencés en orge ont produit 51,867 minots.Le rendement de 898 acres en avoine a été de 27,195 minots.De 260 acres de pommes de terre on a récolté 3o,6io près de 118 minots par acre en moyenne.L\u2019automne dernier M.Edouard Brousseau, de Saint-Albert, un de nos cultivateurs les plus à l\u2019aise du district, a récolté au-delà de 2,000 minots de blé dont il a vendu 1,200 minots à un marchand d\u2019Edmonton à raison de $ 1.25 par minot.Ce blé était de première qualité.Les troubles de l\u2019année dernière ayant empêché les habitants de Battleford d\u2019ensemencer leurs terres, une quantité considérable de grains de semence et de patates ont été achetés ici pour approvisionner cette partie du pays.Ce qui paie le mieux ici, vu notre éloignement des marchés, c\u2019est l\u2019élevage des animaux, aussi beaucoup en font leur principale occupation.De Winnipeg à quelque distance d\u2019Edmonton, c\u2019est la prairie presque ininterrompue.Le paysage change, plus on approche d\u2019Edmonton ; à une cinquantaine de milles avant d\u2019arriver, commence un terrain boisé qui se continue jusqu\u2019à la rivière Saskatchewan, et de plus en plus boisé en gagnant l\u2019ouest.Les Lamoureux frères ont des limites de bois considérables à une trentaine de milles du village d\u2019Edmonton, et un moulin considérable emploie une quarantaine d\u2019hommes.Ces deux messieurs ont beaucoup fait pour l\u2019avancement matériel de notre district.Ils ont descendu par la rivière dans le courant de l\u2019été, près d\u2019un demi-million de pieds de bois.Le bois de construction se vend ici de 20 à 3o piastres par mille pieds selon la qualité.Il y a dans le district quatre moulins à scie, à em-bouveter et à bardeaux.Outre l\u2019abondance du bois de construction, nous avons aussi une quantité inépuisable de bois de chauffage, lequel se vend de trois à trois piastres et demie la corde.Le charbon abonde aux alentours d\u2019Edmonton et à Edmonton même.Sur tout le parcours de la rivière Saskatchewan, à l\u2019ouest, le charbon apparaît sur ses bords, de sorte qu\u2019il ne peut y avoir de crainte de manquer de combustible.Il n\u2019y a en exploitation que deux mines de charbon dans notre village, ce qui est plus que suffisant pour la consommation actuelle.Le charbon se vend $3,5o la tonne.La branche nord de la rivière Saskatchewan, charroie aussi du sable d\u2019or et dans les eaux basses ceux qui se livrent au lavage du sable ont un salaire de #4 à $5 par jour.L\u2019inconvénient jusqu\u2019ici, vu la légèreté des particules d\u2019or a été de séparer ce métal du sable.L\u2019année dernière un chaland à vapeur (Mining Scow), a été bâti sur la rivière avec les machines nécessaires au lavage du précieux métal, mais des défectuosités dans l\u2019appareil mécanique ont empêché son bon fonctionnement.Le problème qui reste à résoudre, est celui de savoir d\u2019où vient cet or charroyé par la rivière.Aussi plusieurs mineurs sont à en chercher la source.James Haney, un Canadien-Français, malgré son nomanglais, qui depuis quelques années est à la recherche de ces précieux filons, pense avoir trouvé sa provenance près de la rivière, à 60 milles d\u2019Edmonton.Des échantillons de surface, envoyés il y a quelque temps à M.Chapman, analyste, de Toronto, ont produit #25 par tonne.Une autre analyse d\u2019échantillons trouvés plus récemment tendrait à démontrer l\u2019existence de mines merveilleusement riches.La population du district d\u2019après le dernier recensement est de 5,6i8 âmes dont 2,978 catholiques.La population métisse française et canadienne est à peu près la moitié de celle du district.A TRAVERS PARIS On vient de jouer au théâtre des Bouffes du Nord une vieille pièce de l\u2019Ambigu, intitulée : Les environs de Paris.Le principal auteur se nomme Montréal.Ce nom lui a porté bonheur.La pièce est pleine de situations drôles et de mots gais.Les Canadiens de passage à Paris ne pouvaient protester cette signature, ni laisser passer cette occasion d\u2019applaudir les excellents artistes delà troupe de M.Abel Ballet.Ceux d\u2019entre eux qui ont visité Anvers l\u2019an dernier, lors de l\u2019Exposition se rappellent de M.Dupuy qui les a si souvent amusés, M.Dupuy est maintenant régisseur des Bouffes, mais cela ne l\u2019empêche pas de jouer et par conséquent de se faire applaudir tous les soirs.Dans les Environs de Paris il tient le premier rôle avec une autorité et une gaité, auxquelles tous les spectateurs rendent hommage.Il faut le voir dans le troisième acte lorsqu\u2019il fait un discours à un brave paysan qui n\u2019y entend goutte, c\u2019est à mourir de rire.Malheureusement pourM.Abel Ballet, il ne pourra garder longtemps son régisseur, car ses confrères du boulevard, le lui auront bientôt enlevé.Nous avons remarqué aussi dans l\u2019excellente troupe que possède ce théâtre, une vieille connaissance de nos compatriotes canadiens.M.Claude qui a joué avec succès la comédie à Montréal et à Québec, il y a quelques années.d\u2019Arbois.COMMERCE ET FINANCE NOTES M.Joseph Barsalou fait construire à Montréal de grandes usines pour la fabrication du verre.M.Lumsden, ingénieur en chef du chemin de fer Ontario et Québec, annonce que l\u2019embranchement de Smith\u2019s Falls à Montréal sera ouvert au trafic cet automme.Le mouvement d\u2019importation et d\u2019exportation du port de Montréal pendant les sept mois finissant le 31 juillet, représente une valeur de 162,713,125 francs en 1886, contre 158,105,785 francs en 1885.Les importations pendant les sept mois se sont montées à 104,388,010 francs en 1886 contre 100,630,420 francs en 1885; et les exportations ont été de 58,327,065 francs en 1886 contre 57,475,365 francs en 1885.La Compagnie de chemin de fer du Grand Trône du Canada a ouvert un comptoir à l\u2019Exposition coloniale pour donner des informations sur le Canada.Un troupeau de quatre mille moutons est récemment arrivé à Calgary du Montana.Ce troupeau est l\u2019un des plus beaux qui soient jamais entrés au Nord-Ouest.On dit que plus de 70,000 livres de la plus belle laine mérinos ont été recueillis cette année dans Alberta.Les troupeaux de cette localité sont tous venus du Montana et leur laine n\u2019a rien perdu de sa qualité.Il y a quelques semaines, le premier chargement de thé provenant du Japon arriva à Vancouver et fut expédié par voie du chemin de fer Pacifique canadien.Depuis, d\u2019autres bâtiments sont arrivés et l\u2019on annonce l\u2019arrivée prochaine de quatre autres navires à Vancouver, avec 100,000 caisses de thé, de riz et une cargaison générale.On nous informe aussi que les marchands de New-York préfèrent importer leur thé parla voie du Pacifique Canadien plutôt que par la route de Suez.Les renseignements dernièrement transmis par dépêches, sur l\u2019abondance de la récolte au Nord-Ouest sont pleinement confirmés par un message de l\u2019agence Reuter arrivé la semaine dernière.D\u2019après le correspondant, qui date son message du 10, la récolte était alors engrangée et on avait un excédant d\u2019environ 5,000,000 de minots de blé pour l\u2019exportation.M.Bois, de la Baie Saint-Paul, comté de Charlevoix, vient de découvrir une mine de plombagine, à Saiut-Placide, rang Saint-Joseph, à sept lieues seulement de l\u2019église de la Baie.Les échantillons produits ont été trouvés d\u2019excellente qualité.Des experts, MM.Vainton, de Boston, Creighton, de Londres, ont trouvé le minerai riche et de facile accès.M.Bois emploie, en ce moment, vingt-cinq ou trente ouvriers.Les vastes scieries de la maison Price Frères et Cie, à la Grande-Baie, sont encore en pleine activité.Plus de 300,000 billots ont été coupés sur les limites à bois de cette maison, dans le comté de Çhicoutimi, et le sciage de ces billots donnera de l\u2019emploi jusqu\u2019à l\u2019hiver à plus de 400 hommes.Plusieurs navires sont déjà venus prendre dans le port de Chicoutimi leur chargement de bois pour l\u2019Europe, et d\u2019autres sont attendus prochainement.On a exporté du port de Montréal, depuis le commencement de la navigation jusqu\u2019à aujourd\u2019hui 42,868 tètes de bétails et 45,221 moutons, contre 42,446 tètes de bétails [et 30,267 moutons l\u2019année dernière.On a exporté jusqu\u2019à cette date.1,303,614 minots de grains, soit 3,534,824 minots de blé, 2,995,235 de maïs, 1,123.207 de pois, 1,634,235 d\u2019avoine et 15,922 de seigle.Les recettes brutes du chemin de fer canadien du Pacifique en juillet dernier se sont élevées à 5 998,348.36; les dépenses d\u2019exploitation à $340,126.2t et les profits nets à $458,221.15.Pour le temps écoulé du 1ei jauvierau31 juillet dernier les chiffres correspondants sont $ 5,158,691.34, $3,406,854.14 et $1,751,837.20.Eu juillet 1885 les profits nets furent de $445,378.66 et du 1er janvier au 31 juillet 1885 ils formèrent un total de $ 1,559,986.62.Augmentation pour juillet $ 12,643.49 ; augmentation pour la période de six mois, $ 191.850.58.Les recettes brutes pour juillet comprennent un item de $49,421.00 pour transport de matériaux de construction contre un item de $ 127,776.00 pour les mêmes fins durant juillet 1885.UNE DAME FRANÇAISE SSTÜ famille une ou deux jeunes personnes désireuses d\u2019achever a Paris leur éducation.Elles y trouveront des leçons de français, d\u2019allemand, d\u2019italien, Eiano, dessin, etc., plus des cours de littérature, istoire, etc.Prix : 300 francs par mois. 6 PARIS-CANADA POIDS KT MESURES Lu sa go du svstèuit* décimal français est lacul-tatif et légal au Canada.La verge Le pied La brasse La perche La cliaiue Le mille Mille mariu Mesures de longueur.3 pieds anglais ou 91 I 2 centimètres.12 pouces\t\u201c 30 I 2\t» 2 verges\t»\tl m.Si\t» 5 12\t»\t4\t» 37 I\tî\t» 22\t¦\ta\t20\t» 2\t» 1760 ,ou80 chaînes 1610 m.70 cent.2006 »vou 120 noeuds' 1832 \u2022\t» Mesures de superticie.Verge carrée vaut uu carré de 91 I 2 cent, de côté.Perche carrée » 30 1 2 verges carrées ou 2 > m.25 c.Chaîne carrée »\t16\tperches carrées ou 7 ar es 7 c.Acre\t»\t6\tchaînes »\t» 40 »\t40\t» Mille carré » 6*0 acres ou 309 hectares 70 » Mesures de poids.Livre vaut 453 grammes 59 centigrammes.Once\t«\t?8\t»\t33\t» Quintal\t\u2022>\t100 livres ou\t75\tkilog.35\tgr.Tonne » 20 quint, ou 2ü00 livres ou 907 k.18g.Me>ures de capacité.Gallon\tvaut 4 pintes ou * litres 54 cent il.Piute\t» 2 chopines ou I» 13\t\u2022> Minot bushel anglais 8 gallons ou 36 lit.3* ceutil.Baril\t23\t»\t» t liectol.13 lit.(Boisseau français; à peu près le demi-minot anglais'.La piastre (S, divisée eu 100 ceulius, vaut (sauf les variations du change! 5 fr.23.CHiMM DE FER ARRANGEMENTS NITER À partir du 16 Novembre 1886.les trains-express directs à passagers feront le service tous les jours (les Dimanches exceptés) comme suit : Partant do Lévis .8 h.00 mat.Arrivant à Le Gérant : Folrsix.VERSAILLES.IVPfUVSRIK C.KRF ET FILS, ï)9, Rl\u2018E DUPLESSIS.POUR RECEVOIR FRANCO A lg cjnls le franc Au Canada et aux 'Mats-Unis Tous les ouvrages en librairie française, il suffit d\u2019adresser le montant eu uu mandat-poste, ou bien encore en Greenbacks et timbres-poste canadiens ou américains, A Sylva Ciapin 142, boulevard d\u2019Enfor, 142 PARIS Abonnements aux journaux et revues de Paris négociés sans surcharge de prix Demandez le Catalogue.Franco sur demande Soûl\tpour la France, de tous les ouvrages de marque pub ies au Canada.A RF U Richer.PARIS $/ LAIT DE CACAO \\\\ 1 ( P ARF8 OSMlfËDIÀ SPÉC SSIeAUoeCOLOGNEduGRAND CORDON/i tgXpARF'AL-HÉUOTROPE BLANC vX SAVON SATIN \u2019X.\t+>-«- Rivière-du-Loup.\t12\th.05 soir.Trois-Pistoles .\t1\t15 \u2014 Rimmmki\t3\t00 \u2014 Petit-Métis\t\t4\t11 \u2014 Campbellton .\t7\t50 \u2014 Dalhousie J unction\t8\t32 \u2014 Bathurst\t\t10\t32 \u2014 Newcastle \t\t12\t15 mat.Moncton\t\t3\t40 \u2014 Saint-Jean\t\t7\t00 \u2014 Halifax\t\t12\t05 soir.Ces trains correspon\tlent\tà la jonc- tion Chaudière avec les trains du Grand-Tronc partant de Montréal à 10.15 heures du soir.Les trains pour Halifax et Saint-Jean se rendent à destination le dimanche.Le char Pullman qui part de Montréal les Lundi, Mercredi et Vendredi, se rend directement à Halifax, et celui qui part les Mardi, Jeudi et Samedi, se rend a Saint-Jean.Tous les trains marchent sur l\u2019heure de l\u2019Est.On peut obtenir des billets pour le chemin de fer ou les bateaux à vapeur pour tous ies points en bas du fleuve et les provinces maritimes.Four billets de passage et informations concernant les prix de passage, taux du fret, le service des trains, etc., s\u2019adresser à : G.W.ROBINSON, Agent des pass et du fr?t pour la div.de l\u2019Est, 136 1/2, rue Saint Jacques (en face St Lawrence Hall'., Montréal.D.POTTINGER, Surintendant en chef.» Moncton, N.B., 11 Novembre 1845.CHEMIN DE FER DU QUÉBEC EST et les DIVISIONS D\u2019ONTARIO QUÉBEC, MONTRÉAL, OTTAWA, KINGSTON, TORONTO, POUT-ARTHUR, WINNIPEG, MANITOBA, ET LES MONTAGNES ROCHEUSES TABLEAU DE SERVICE LES TRAINS PARTENT DE MONTRÉAL POUR Winnipeg, ù 2 h.soir, tous les jours (dimanches exceptés) ; Ottawa, à 7 h.15 matin, 9 h.matin, 2 h soir, 0 h.suit* et 8 h.soir.Toronto, à 9 h.matin et 8 h.soir.Québec, à 8 h.05 matin, 4 h.soir et 10 h.soir.LES TRAINS ARRIVENT A MONTREAL OE Winnipeg, à 12 h.35 soir, tous les jours (les mercredis exceptés).Ottawa, à 8 h.18 matin, 12 h.35 soir 3 h.55 soir, 10 h.soir.Toronto, à 8 h.matin et 10 h.soir.Québec, à 6 h.30 matin, 9 h.10 et 10 h.35 soir.La seule ligne pour tous les points dans le liant de la vallée de l\u2019Ottawa, et la plus directe pour Winnipeg, Manitoba et leNord-Ouest se raccordant à Toronto avec tous les trains allant à l\u2019ouest, au sud et au nord-ouest.Élégants wagons-palais sur les trains du jour et somptueux wagons-lits sur les trains de nuit.Cinq trains pour Ottawa tous les Jours.Pour toutes informations concernant les billets, etc., s\u2019adresser aux bureaux des billets suivants : 266, rue Saint-Jacques (coin de la rue Mc Gill) : bureau des billets de l\u2019hôtel Windsor, et à la gare des anciennes Casernes Montréal.W.C.Van Horne, W.Mc Nicoll, Vice-Président.\tAgent Gén.aes Pass^ White, Sucint.Gén.div.O.et Ont.A.David, Surint.Gén.div.O \u2022 PARIS-CANADA n LA GAZETTE DU CANADA Contenant toutes tes proclamations ET AVIS OFFICIELS Du Gouvernement du Canada EST PIBI.IÉK TOUS LIS SAMEDIS A OTTAWA L\u2019abonnement est tie 1 piastres par année, du I01' juillet au 30 juin.PRIX d\u2019un NUMÉRO : DIX CKNTINS.Ottawa, mars 1885.B.CHAMBERLIN I.R.STATUTS DU CANADA Les Statuts du Canada sont en vente au Bureau de l\u2019Imprimeur de la Heine a Ottawa, de même que les actes fédéraux, séparément, depuis 1874.Une liste des prix sera envoyée a touie personne qui la demandera.DOMINION LINE Paquebots-Poste Anglo-Canadiens DE PARIS AU CANADA DÉPART : De LIVERPOOL à OLÉBEC toutes les semaines De DKISTOL à QUEBEC tous les quinze jours PRIX DE PASSAGE DE PARIS : Première classe : 358 fr.85 à 558 fr.85 Billets d aller et retour valables pour une année avec 5 0,0 de réduction sur deux passages simples 2e classe « intermediate » De PARIS : 203 fr.55 c.(2e classe bateau, 3e classe chemin de fer).ÉMISSION DE BILLETS POUR TOUS LES POINTS DU CANABA Pour retenir les places, les passagers de première classe doivent verser un acompte de 127 fr., et les passagers de 2° classe, 50 francs 80 c.par passager, et le solde du prix de passage devra être payé avant l\u2019embarquement.Il est alloué à chaque passager de lre classe 20 pieds cubes de bagages en franchise, et au passager de 2* classe 10 pieds cubes gratis.Aux passagers de 2° classe, la compagnie fournit gratuitement tout ce qui est nécessaire pour le voyage et des repas copieux et variés.Les passagers de 2e classe formant une société peuvent, en avisant une semaine d\u2019avance, avoir une chambre commune.Les salons ainsi que les cabines de lre classe des Paquebots-Poste : OREGON; SARNIA et VANCOUVER se trouvent au milieu du navire.Le VANCOUVER est éclairé à la lumière électrique dans tous ses compartiments.Bagages.\u2014 A tout voyageur, il est accordé sur le chemin de 1er, en franchise, 30 kilos et aux enfants payant demi-place, 20 kilos.11 est expressément recommandé aux voyageurs d\u2019inscrire d\u2019une manière très lisible et inedaçable leurs noms et leurs destinations sur chaque colis ; des étiquettes à cet elfet seront fournies par la Compagnie par l\u2019entremise de notre bureau de Paris (Pittet Scott, 7, rue Scribe).L\u2019excédent de bagages peut être expédié d\u2019avance par petite vitesse directement aux paquebots à Liverpool en transit, sans être ouverts en Angleterre, et mis à bord.Le voyageur de cette façon aura une grande économie et évitera les ennuis d\u2019ouverture eu Angleterre.Pour plus amples renseignements, Billets de passage, Fret, etc., s'adresser à : PITT £T SCOTT (Agents généraux pour le continent) Farlu, 7, rue Skjritoe, Patrie Adresse-Télégraphique \u201c PITT .\u201d PARIS.LE ET LE MANITOBA Concessions gratuites 60.000.\t000 d\u2019Hectares DE TERRES A 1!LÉ LES PLI S l\u2019EKTILES 1>U MOXDE ET 20.000.\t000 d\u2019hectares EN PRAIRIES Le chemin de fer du Pacifique est maintenant terminé à l\u2019ouest de Winnipeg, et atteint la cote de l\u2019océan Pacifique.La ligne de Winnipeg à la baie du Tonnerre, sur le lac Supérieur, est livrée à l\u2019exploitation.La longueur totale du réseau actuellement terminé est de plus de 3,000 milles.La ligne entière est achevée et sera inaugurée en 1880.La grande région de terres à blé comprend les vallées de la Rivière-Rouge, de la Saskatchewan, de la Qu\u2019Appelle, etc., etc.Ces territoires sont également très riches en mines, notamment de charbon d\u2019une excellente qualité.Climat très salubre.65 hectares sont concédés gratuitement aux colons dans la province du Manitoba et les territoires du Nord-Ouest.S'adresser pour bi'ochures donnant tous les renseignements relatif s au placement de capitaux, règlements pour la vente des terres, demande d'emploi, taux des salaires, prix des denrées d'alimentation, etc., etc.: Au bureau du Haut-Commissaire du Canada, 9, Victoria-Chambers, Londres S.W.(M.J.-G.Colmer, secrétaire.M.C.-C.Chipman, secrétaire-adjoint), ou à M.John Dyke, Water-Street, 15, Liverpool; Et à M.Hector FABRE COMMISSAIRE-GÉNÉRAL DU CANADA 76; boulevard Haussmann, 76 PARIS MINISTÈRE DES POSTES TU CANADA Ottawa, 12 novembre 188i.D\u2019après les arrangements récemment conclus avec le gouvernement français, ou peut maintenant obtenir, dans tous les bureaux de post» du Canada où l\u2019on émet des bons de peste, des bons à vue sur la France et l\u2019Algérie, payables dans tous les bureaux de poste des deux pays.J.Carling, Maître de postes général.LIGNE ALLAN FAISANT LE SERVICE DE LA MALLE ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA Départ tous les jeudis entre Liverpool et Québec, par les paquebots-poste : Parisian, Peruvian, Sardinian, S trimâ t, Polynesian, Circassian.Départ tous les mardis en quinze de Liverpool à Saint-Jean tT.-NY, Halifax et Baltimore par les paquebots-posle : Caspian, Hanoverian, Nova Scotian.Les prix de passage en lro classe varient entre Fr.318 15 et Fr.477 20 Pour billets de passage, fret et émigration, s\u2019adresser à M.Alex.HUNTER, agent de la ligne ALLAN, 4, rue Gluck, à droite de l\u2019Opéra, Paris.FABRE «SS GFRAVEL LIBRAIRES Rue Notre-Dame, \u2014 MONTRÉAL LA NOUVELLE REVUE Poliliqup, Économique, PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS AVEC LA COLLABORATION DES PREMIERS ÉCRIVAINS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS PARIS \u2014 23, boulevard Poissonnière, 23 \u2014 PARIS REVUE FRANÇAISE O DE L\u2019ÉTRANGER ET DES COLONIES Parait le 1er de chaque mois 20, RUE BERGÈRE, PARIS L.B GAULOIS LE PLUS COMPLET ET LE MIEUX INFORMÉ DES JOURNAUX DK PARIS Prix de l\u2019abonnement pour le Canada (Union postale).Un an, 72 fr.; Six mois, 3G fr.Bureaux à.Paris, 9, Boulevard des Italiens.BOURGOUIN, OUCHESNEAU & CIE NOUVEAUTÉS ET MERCERIE (Small Ware) IMPORTATEURS Ml, 3*3, 995, rue Kuint-Paul MONTREAL.L\u2019EXPANSION COLONIALE Moniteur des Colons français Revue politique, littéraire, agricole, industrielle, commerciale, financière, le plus grand des journaux coloniaux français.Paraissant tous les 28 jours.48 pages de texte, treize numéros par année.ADMINISTRATION ET RÉDACTION DU JOURNAL : PARIS, rue St-Vincent~de-Paul, 17, PARIS D9.^^+4C PARIS-CANADA CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE CANADIEN LA ROUTE LA PLUS DIRECTE LA PLUS ÉCONOMIQUE POUR LE NORD-OUEST CANADIEN et toutes les Localités DU CANADA ET DES ÉTATS-UNIS La distance entière par chemin de fer est de 278 milles plus courte que par aucune autre ligne.Des wagons-salons et wagons-dortoirs superbes font partie de tous les trains de jour et de nuit, et les wagons-dortoirs pour les émigrants leur sont fournis sans tarif supplémentaire.Le materiel roulant de la Compagnie est supérieur à ceux d'aucun autre chemin de fer en Amérique.Des restaurants ont été établis sur des points choisis de la ligne.Ils sont directement sous la surveillance de la Compagnie, et on y trouve d\u2019excellents repas à des prix très modiques.Cette ligne seule fournit des wagons de parcours complet depuis Montréal jusqu\u2019au Nord-Ouest.Sur toutes les autres lignes, il faut plusieurs transbordements et on est exposé aux vexations douanières toujours si désagréables.LE VOYAGE AU NORD-OUEST Par chemin de fer et bateaux Par Oie en Sound et le Lac Supérieur Les nouveaux steamers en acier Alberta et Athabaska qui voyagent entre Owen-Souud et Port-Arthur sont rapides, surs et très confortablement installés.Tous les aménagements de bord sont de premier ordre.On n\u2019a épargné aucune dépense pour les rendre commodes et confortables.En fait, ils sont égaux sous tous les rapports aux plus beaux steamers transatlantiques.Soit par la ligne ferrée exclusivement, soit par la ligne mixte, chemin de fer, rivière et lacs, le voyage entier se fait sur territoire canadien et il n\u2019y a qu'une seule visite de douane à subir a l\u2019arrivée au Canada.L\u2019achèvement du Chemin de fer Canadien du Pacifique, qui forme la seule route directe vers le Nord-Ouest Canadien, a ouvert à la colonisation les plus belles terres du Manitoba et du Nord-Ouest.Le gouvernement du Canada y donne 160 acres de terre gratis.Pour les prix do passage, tarifs de première classe ou d\u2019émigrants, et pour tous autres ron-eignements, s\u2019adresser à ALEX.BEGG, Bureau du Chemin de fer du Pacifique Canadien, 88, Cannon-Street, LONDRES, E.C.On vient de publier des brochures et des cartes qui sont envoyées gratis sur demande.Maison Recommandées CAFÉS-RESTAURANTS Bruneaux, 24, boulevard Poissonnière, Paris.\u2014 Déjeuner à 3 fr.Diner à 4 fr.CHEMISES, GANTS, CRAVATES C.Dupré, F.Ysern, 46, rue Vivienne, près le boulevard.HABILLEMENTS POUR HOMMES CONÇUS GRATUITES DE TERRES -A.U CANADA 66 hectares au Manitoba et dans les territoires du Nord-Ouest *0 à 86 hectares dans les autres provinces On trouve à acheter des fermes et des terres eu partie défrichées à des prix raisonnables dans les provinces do Québec, d'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick, de Vile du Prince-Edouard et do la Colombie anglaise.Passages à prix réduits.\u2014 Avantages spéciaux offerts aux domestiques.S'adresser pour brochures donnant tous les renseignements relatifs au placement de capitaux, réglements pour la vente des terres, demandes d\u2019emploi, taux des salaires, prix des denrées d'alimentation, etc., etc., au bureau du Ilaut-Commissaire du Caaada, 9, Victoria-Chambers, Londres S.W.(M.J.-G Colmer, secrétaire; M.C.-C.Chipmau, secrétaire-adjoint); ou à M.John Dyke, 15, Water-Street, Liverpool, et à M.Hector FABRE, commissaire-général du Canada, 76, boulevard Haussmann, Paris.NOUVELLES / SOIRÉES CANADIENNES RECUEIL DE LITTÉRATURE NATIONALE REVUE LITTÉRAIRE Paraissant par livraisons mensuelles de 48 pages ABONNEMENT : 10 FRANCS PAR AN PAYABLES D\u2019AVANCE S\u2019ndreaser à TI.HIIILG CIKOUARD Administrateur du PAKIS.OANADA 76, BOULEVARD HAUSSMANN, 76 PARIS Mtireeteus' s ]9i.Eauia H\u2022 TA CME DKPAIt l'KMBNT DU SKCHKTAIRK D ÉTAT OTTAWA ( CANADA) Volumes I, II, III et IV (1882-83-84-85) ( En vente à 9 fr.AO le Volume ORNEMENTS D\u2019ÉGLISE CHASUBLERIE, BRODERIE LINGERIE ET VÊTEMENTS BRONZE ET ORFÈVRERIE AMEUBLEMENT ORIFLAMMES ET TENTURES SERVICES MORTUAIRES BIAIS Aîné c- *>+\u2022 Fournisseur de Notre Saint-Père le Pape Ru© Bonaparte, 74, à Paris MÉDAILLE D\u2019OR, PREMIÈRE MEDAILLE O\u2019ARGENT EXPOSITION UNIVERSELLE 1878 18 Médailles aux Expositions universelles Prix : Médaille de Progrès à l\u2019Exposition de Vienne 1873, Médaille à Philadelphie en 1876,Médaille d'or, Exposition internationale Arnheim (Hollande), 1879.DIPLOME D'HONNEUR, AMSTERDAM 1883 INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS Paris, 4:1, Cours de Vincennes, 41 (près la place de la Nation) CONSTRUCTION DE SCIERIES ET MACHINES-OUTILS POUR LE TRAVAIL DU BOIS Pour arsenaux, chemins de fer, mécaniciens, constructeurs, marchands de bois, exploitants de forêts, construction de wagons, charpente, menuiserie, carrosserie, charbonnage, scieries mécaniques, tonnellerie, etc.NOTA.\u2014 Envoi de l\u2019album (dernière édition) en langue française, anglaise, allemande, italienne, espagnole, russe ou polonaise (200 lig.contre o fr.en timbres-poste français ou étrangers.Envoi franco de prix-courant (dernière édition) en langue française, anglaise, italienne, russe, allemande, espagnole, polonaise, hollandaise, portug., hongroise.POUR TOUTES ESPÈCES DE PATES OU CORPS DEMI-SOLIDES PÊTItlSSEUItS HHC INIQUES 0.BOLAM) 18 Médailles aux Expositions universelles.\u2014 Médaille à Philadelphie, 1876.\u2014 Médaille d\u2019or à l\u2019Exposition de Paris, 1878.\u2014 Médaille d\u2019or à l\u2019Exposition d\u2019Arnheim, 1879.\u2014 Diplôme d\u2019honneur à Amsterdam, 1883 ENVOI GRATIS DE LA NOTICE DÉTAILLÉE Sur demande adressée à MM.F.ARBEY & Fils CONSTRUCTEURS-CONCESSIONNAIRES Paris, 41, Cours d.© Vinoonnos», Paris 7 ~ V -Z rjZZJjL A.Baux, tailleur, 43, rue Saint-Augustin, au -coin de l\u2019avenue de l\u2019Opéra.LIBRAIRIE Xiéopold Bossange, commissionnaire en Librairie, 6, rue Chabanais.EMILE TOURTIN l\u2019tiiYmitE A PHOTOGRAPHIE D\u2019ART 8, Boulevard des Italiens, 8 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.