Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 octobre 1886, jeudi 14 octobre 1886
[" 3e ANNÉE, \u2014 Noi 36.Paris, Jeudi 15 Octobre 1886 PARIS-CANADA Organe Hebdomadaire des Intérêts Canadiens & Français.FRANCE\tDirecteur: HECTOR FABRE\tCANADA\t Prix du Numéro: f\tAbonnements: 25 Centimes\t1 Un an, 12 fr.50\t\tPrix du Numéro: I 5 Centius\t\u2022\tAbonnements : Un an , $ 2.50 Émile GIROUARD, administrateur\tBUREAUX, 76, Boulevard Haussmann, Paris.\tS.MARCOTTE, agf\tNT GÉNÉRAL, QUÉBEC SOMMAIRE Un d, awe canadien.\u2014 Le secret de l'ancien régime.\u2014 Le général Facerot de Kerbrech.\u2014 Notes diverses.\u2014 Exposition coloniale.\u2014 Pacifique Canadien.\u2014 Les Pêcheries du Nouveau-Brunswick.\u2014 Informations.\u2014 Aéronautes français an Canada.\u2014 Montréal.\u2014 A travers Paris.\u2014 Études historiques ; Haldimand.\u2014 Chronique canadienne.\u2014 Commerce et finances.UN DRAME CANADIEN Il y avait longtemps que M.Henri Rochefort n\u2019avait fait du théâtre.Il va opérer sa rentrée, non à Paris, son vrai théâtre, mais à New-York, et non par un vaudeville parisien, mais par un drame irlandais; irlandais, vous avez bien lu, le Home Rule le gagne, il y succombe comme M.Gladstone.Le Figaro donne une analyse de la pièce qui sera représentée à New-York dans quelques jours, le 20 octobre.Il serait injuste de juger définitivement le drame sur cette simple esquisse.Grâce à l\u2019obligeance de M.Jules Prével, on peut prévoir pourtant, qu\u2019il n\u2019ajoutera rien à la réputation de l\u2019auteur de tant d\u2019articles spirituels et de quelques vaudevilles gais.M.Rochefort en juge ainsi probablement, et ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019il a préféré pour son œuvre le parterre de New-York à celui de Paris.Le drame se passe au Canada, à Québec.A ce titre il nous appartient, et s\u2019il nous faut attendre la représentation pour juger du mérite littéraire de l\u2019œuvre, l\u2019analvse de NI.Jules Prével nous permet, dès aujour-d hui, de nous prononcer sur la valeur exacte des données historiques qui ont servi de canevas au dramaturge.Elles sont bien étranges.Cest O\u2019Donovan Rossa qui les a fournies à M.Rochefort, à qui il doit la vie, paraît-il, et qu\u2019il récompense mal pour ce service.Espérons que Y Intransigeant est d\u2019ordinaire mieux servi par ses obligés, et surtout mieux informé.La scène se passe à l\u2019époque de l\u2019invasion du Canada par les Féniens, que M.Roche-fort, ou M.Jules Prével, porte à i856, mais qui, en réalité, doit être ramenée à 1865-66.Cette invasion qui, inexactement racontée, a ému l\u2019esprit généreux de M.Rochefort et ranimé sa verve dramatique, ne méritait absolument aucune sympathie; elle n\u2019en obtint aucune, ni parmi les Irlandais raisonnables, ni parmi les Américains qui aidèrent loyalement les Canadiens à en avoir raison.Les envahisseurs venaient s\u2019attaquer sans raison ni prétexte à un peuple et à un gouvernement qui n\u2019avaient eu aucune part aux malheurs de l\u2019Irlande , et n\u2019avaient point à coup sur le pouvoir de porter remède à ses griefs actuels.Voici comment, d\u2019après M.Prével, O\u2019Donovan Rossa raconta cet épisode de notre histoire à M.Rochefort.Durant plus d\u2019un mois trois cents révoltés Irlandais tinrent en échec la puissance anglaise.On finit par s\u2019emparer d\u2019eux.Tous les trois cents Jurent fusillés.Les Anglais sont moins cléments que les Espagnols, ajoute M.Prével, pour se conformer à l\u2019actualité.C\u2019est sur cette donnée de trois cents Irlandais fusillés par ordre du gouverne ment anglais que repose le drame.La pièce peut être admirable, elle doit l\u2019être ; mais le fait sur lequel elle roule est inexact.Les trois cents Irlandais qui ont combattu dans les montagnes, près ' de Québec, et qui ont fini par être fusillés en même temps que l\u2019héroïne Mise Suzanna, n\u2019ont jamais existé.Ils n\u2019ont pas combattu dans les montagnes et ils n\u2019ont pas été fusillés, ni même aucun autre Irlandais.Pas une exécution ne ternit l\u2019éclat de notre victoire.Le Gouvernement Canadien, d\u2019accord avec le Gouvernement Anglais, fut aussi clément que si tous deux avaient été Espagnols.\u2014 Espagnols comme les Espagnols eux-mêmes ne le sont pas toujours.Il n\u2019y eut pas d\u2019insurgés proprement dits, mais quelques bandes envahissant le pays par la frontière américaine.Personne dans les montagnes.Un seul prisonnier fut condamné.à l\u2019amende.Il y avait là un cadre superbe pour un drame, dit encore M.Prével.Rochefort alors n\u2019avait rien à faire.Il se rappelle tout à coup que les femmes de Garibaldi s\u2019habillaient en hommes pour combattre à côté de lui.C\u2019est ainsi que dans le cerveau des dramaturges les idées naissent et se développent par juxtaposition, etc.On s\u2019explique assez aisément que M.Rochefort, n\u2019ayant rien à faire en ce moment-là, ait été touché du sort des 3oo Irlandais fusillés était songé à les faire monter sur la scène.S\u2019il avait eu quelque chose à faire, les choses se fussent passées autrement : il n\u2019aurait pas fait attention aux trois cents victimes de la cruauté anglo-canadienne; mais il était de loisir.On se rend compte moins facilement comment cet hécatombe ait pu le faire songer à la seconde femme de Garibaldi.Nous ignorons quel sort attend le drame de NI.Rochefort à New-York, et nous souhaitons, sans l\u2019espérer, que la donnée principale, aggravée par la mise en scène, ne paraisse pas par trop inadmissible à un public très au courant de ce qui s\u2019est passé lors de l\u2019invasion fénienne.S\u2019il faut en juger par l\u2019analyse de NI.Prével, les erreurs de détail dont est parsemée la pièce ne sont pas faites pour atténuer ce que la scène capitale a de fantaisiste.Tous les Américains, ou à peu près, ont visité Québec, et la mise en scène va offrir bien des difficultés à surmonter.M.Roche-fort a placé dans Québec des palais qui n\u2019y existent pas : d\u2019abord le palais du gouvernement, qui n\u2019est qu\u2019une villa située hors de la ville; puis le château d\u2019un Irlandais, viveur et traître, château qui, à un moment donné, est entouré par l\u2019armée anglaise, etc.De fait, il n\u2019y a à Québec qu\u2019un château, lequel n\u2019en est pas un, le vieux château, occupé aujourd\u2019hui par l\u2019Ecolc normale Laval.C\u2019est le seul où le metteur en scène puisse placer l\u2019Irlandais, traître et viveur ; mais on aura quelque peine à faire assiéger l\u2019École normale par l\u2019armée anglaise, même sur la scène.NI.Jul es Prével assure, en terminant,que la pièce est tout imprégnée de souftle de Patrie.Fort bien, car il ne faudra pas moins que ce souflle pour enlever un auditoire dérouté par les invraisemblances du scenario. O PA lî I S-CANADA LE SECRET DE L'ANCIEN RÉGIME La Xourelle Perue publie un premier article fort intéressant de M .Louis l'auliat sur la Politique coloniale sous l'ancien regime.L'auteur fait grand éloge de la politique coloniale de la France au Canada.M ais à vouloir prêter trop de sagesse à l\u2019ancien regime, il en arrive a lui faire honneur d'une mesure de prudence à laquelle certainement personne alors ne songeait.Il assure que « dans la crainte de lui voir éprouver le même sort qu à celui « des Florides \u2022 nous étions allés, en remontant le Saint-Laurent, cacher dans l\u2019intérieur, notre premier établissement auquel avait été donné le nom de Québec ».Champlain ne songeait pas à cacher sa conquête, et si plus tard elle a échappé à la France, ce n\u2019est pas qu'il l\u2019eût mal cachée, c\u2019est que cet ancien régime, que M.Louis Pauliat loue avec une rare équité dans une revue libérale, axait fini par laisser tl ce h i r le svstcme et les traditions que l\u2019écrivain conseille à la France républicaine de rechercher et de suivre à son tour, si elle veut voir prospérer ses colonies; comme le Canada a grandi et prospéré, grâce a ce qu il en a conservé, même sous la domination anglaise.LE GENERAL FAVEROT UE KERBRECH Au moment de mettre sous presse, nous apprenons que sur la proposition de M.le ministre de la guerre, le Président de la République a, dans le conseil des ministres tenu ce matin, signé la nomination de M.le colonel Favciot de Kerbrech au grade de général de brigade.Le général Faverot de Kerbrech est.cro-vons-nous, le premier otïïcier supérieur de l\u2019armée française qui ait xisité le Canada depuis le Traité de Paris (17ieurs membres de sa famille.M.L.Perron s\u2019est occupé decolonisation en Algérie où il a passé plusieurs années et spécialement delà construction économique des maisons de colons.Un Canadien français, M.S.S.Rédard, de Suint-Albans, a été élu député u la législature du Vermont Etats-Unis'.On annonce que le gouvernement de la province de Quebec et la Société de colonisation de Montréal, ïi la tète de laquelle se trouve l\u2019archevêque, Mgr Fabre, viennent de s\u2019entendre pour le rapatriement de I0j familles cauadieuucs-franeuises £ ^452 r PARIS-CANADA établies »bms les eu virons tie Lawrence et de Lowell Massachusetts).Ces familles désirent retourner au Canada, comme beaucoup d'autres l\u2019ont déjà l'ait.Leurs délégués ont signé avec le gouvernement un contrat par lequel ils se sont assure des terres à proximité des rivières la Lièvre (\u2018l la bouge, au nord-ouest de Montréal.I n certain nombre de familles canadiennes-françaises ont quitté le Massachusetts et sont retournées au ( lanada depuis quelque temps ; elles se sont établies dans la même région au nord-ouest de Montréal oit elles ont beaucoup mieux rt ussi qu elles ne l'avaient fait aux Etats-Unis.EXPOSITION COLONIALE iqtonrrrs manufactures Les poêles du Canada forment une collection intéressante à examiner.Ces poêles produisent une économie considérable de charbon, comparés aux poêles anglais.Les poêles du Canada épuisent la chaleur du lover pendant que dans les poêles anglais elle s\u2019en va en majeure partie dans la cheminée.Ceci explique pourquoi les poêles canadiens se vendent en grand nombre.MM.Copp frères, de Hamilton, Ont., exposent, dit-on, le meilleur poêle en fonte qui existe en Amérique.On voit dans la salle «.les machines une très belle collection de haches et d\u2019outils.Les hôpitaux de Londres ont acheté un grand nombre de matelas en til d\u2019acier de MM.Gale et (ils, de Waterville.Plusieurs lignes transatlantiques les ont adoptés.MM.de Pontbriand, de Sorel (Québec) exposent des scies circulaires et autres.Les co lire s de sûreté en 1er de MM.Taylor, de Toronto sont très remarqués.AIM.Castle et tils, de Montréal, exposent vie très beaux verres coloriés et y ont reproduit des scènes locales, comme une chasse au bison, des courses en raquettes, etc., etc.pacifique canadien i ni: opinion ami iucaini: Le général Sherman, de l\u2019armée des Ktats-Unis, a écrit la lettre suivante àM.Van Horne, vice-président de la Compagnie du Pacique canadien.o chacun.Des principales espèces de poisson, la palme revient aux homards, suivis de près par le hareng.Voici leurs valeurs respectives.Homard.S STS.707 Hareng.isog.o.\", a Morue.Sardine.lia) Eperlan.\t:î2o,.s:tl Saumon.270 1 io Merluche.>\\ Ui,ü ! i Maquereau.lisyiii Alose.ÎJ(),I6(> Gaspereau.81,280 Huîtres.s a, 10 ».La pêche du homard, qui est la plus importante, se fait surtout sur le littoral du détroit de Northumberland et de la Baie des Chaleurs.Le rendement de 1S-S 3 accuse une augmentation de 2,378,180 livres sur Tannée précédente.Presque tous les pêcheurs demandent l\u2019adoption de mesures restrict\u2019ves pour mieux contrôler cette pêche.La pêche du hareng qui se fait un peu partout dans les comtés du Nord prend surtout des proportions considérables dans la Baie de Kundy, sur les côtes des comtés de Charlotte et Saint Jean.Là, à part de soixante mille » quarts de poisson salé, il fut pris durant l\u2019hiver 15,800,15o harengs, qu\u2019on vendit gelés à 3 francs le 100; plus 1,3 1 o,noo boites de hareng fumé; 55,860 boucauts de petits harengs, donnant une valeur totale du hareng et sardines pour ces deux comtés, de plus d\u2019un million de dollars.Il serait à l\u2019avantage du pêcheur et du commerçant de restreindre cette pêche.La saison de pêche étant plus courte, le rendement diminuerait sans doute un peu ; mais les marchés seraient moins encombrés, les prix plus élevés, et tous réaliseraient de meilleurs profits.La pêche à la morue semble avoir atteint son développement normal, le comté de Gloucester seul montrant un excédent de 27,000 quintaux sur l\u2019année précédente.On constate aussi dans le rendement des huîtres une augmentation qui provient presqu\u2019entièrement des bancs de Mira-michi.Cette pêche plus que toute autre a besoin d\u2019une protection énergique.La pêche du saumon a été de beaucoup supérieure au rendement des dernières années dans presque toutes les rivières de la province.Les autres pèches sont généralement dans un état satisfaisant.INFORMATIONS Plusieurs des agents t un ou deux de leurs tils pour s y établir.Le chiffre de entrées à l'Exposition la semaine dernière a été de 202,800, portant le total a 1,133,000.Lundi, 61,000 personnes sont entrées ; mardi.53,000.La compagnie de Témiscouata a signé le contrat pour la construction du chemin de l'raserville a Edinoustou.Les travaux vont commencer sans délai.La province d'Ontario a produit I s,000,000 de minois de blé cette année, soit une moyenne de 20 minots à l\u2019acre.Le rendement du blé dans plusi-sieurs états américains a été comme suit : Illinois, 1* minots a l\u2019acre; Missouri, 15 minots; Wisconsin, 14; Indiana, 15; Kansas, 10; Dakota, II; Iowa, II; Michigan, 16; Ohio, 16; Minnesota, I»; Nebraska, 10.______________ -\t____________JÈ__ AERONAUTES FRANÇAIS AU CANADA L\u2019académie d\u2019aérostation météorologique de Paris a donné dans sa salle des fêtes, 3 rue de Lutèce, un punch d\u2019adieu à son président d\u2019honneur.M.L.Perron, qui partait pour le Canada.En raison du pays qui va devenir pour M.Perron, une nouvelle patrie, cette réunion a pris bientôt un caractère tout-à-lait canadien.Le Président de lAcadémie, M.Wilfrid de Fonvielle, qui avait eu la courtoisie de nous inviter, lui a dès le début, dans son discours d\u2019ouverture, donné ce caractère.Le célèbre auteur des aventures des gi'ands aeronaut es, de la conquête du Pole Nord, de Néridah, les drames de la science, les grandes ascensions maritimes, et de tant d\u2019autres ouvrages de science aérostatique, a rappelé ce fait que Cyrano de Bergerac, le Jules Verne du dix-septième siècle, faisait attérir à Québec, le ballon créé de toutes pièces, et bien avant la lettre, par sa féconde et fantaisiste imagination.Il a assuré à M.Perron, qu\u2019en débarquant, à Québec, il éprouverait le même étonnement joyeux que les aéronautes de Cyrano de Bergerac, et il a fait aux applaudissements de l\u2019auditoire, de sa voix chaude et vibrante, un tableau de la situation prospère et désormais inébranlable que la nationalité Canadienne-Française occupe sur le sol d\u2019Amérique.Il a terminé par des considérations élevées nécessairement à la hauteur de son sujet, et exprimant l'espoir que les progrès de la science permettraient un jour aux nombreux amis de M.Perron, d\u2019aller le retrouver au Canada après avoir traversé i'Atlantiquc en ballon.On a écouté avec beaucoup d\u2019attention et d\u2019intérêt, une véritable conférence, lue par M.Marct-Lcriche.Nous regrettons que le manque d\u2019espace ne nous permette pas de publier le texte de cette conférence très nourrie de renseignements, qui témoignent d\u2019une étude approfondie et des sentiments patriotiques de son auteur.Puis, M.Eugène Godard, doyen des aéronautes de.France, a, dans une allocu-ton très chaleureuse, rappelé son séjour en i83ô, à Montréal.Le souvenirému qu\u2019il a gardé de l\u2019hospitalité montréalaise a très vivement impressionné les assistants.Nous sommes heureux à notre tour de le transmettre à nos lecteurs canadiens qui s\u2019en montreront non moins vivement touchés.Cette fête a pris tin au milieu des effusions des membres de l\u2019académie d\u2019aérostation et de leurs bons souhaits pour le succès de M.I \\*rron, leur président d\u2019honneur, dans sa nouvelle patrie qui, selon l\u2019expression de M.Wilfrid de Fonvielle, est toujours la patrie française.MONTRÉAL On parle beaucoup, présentement, des grands projets ou travaux qui ont pour but le développement du commercede Montréal.La Chambre de Commerce, en particulier, s\u2019occupe activement de quelques-uns de ces projets, et elle vient d\u2019inviter les autorités civiques, les Commissaires du Havre, les membres de la Halle au blé, la compagnie du Grand-Tronc et la compagnie du Pacifique.à en conférer avec elle.11 s\u2019agit, entre autres choses, des jetées pour prévenir les inondations, de la construction d\u2019une gare générale de chemins de fer, de la circulation des trains sur les quais, de l\u2019agrandissement de ces mêmes quais, de la construction d\u2019un bassin de radoub, et d\u2019autres travaux du même genre, qui sont considérés comme d\u2019un intérêt majeur, non seulement pour la ville, mais aussi pour la Confédération tout entière.On n\u2019a pas absolument tort sur ce dernier point, puisque Montréal est le grand centre commercial du Canada.Quels intérêts, en effet, ne représentent pas, pour la province de Québec et pour les autres provinces, la chambre de commerce et la commission du port de Montréal, la compagnie du Grand-Tronc et la compagnie du Pacifique?Et quelles idées de progrès et de grandeur, n\u2019évoquent-elles pas pour Montréal en particulier, avec les noms de nos grandes gares océaniques ?Ce serait une belle histoire à faire que celle de Montréal depuis un tiers de siècle, depuis l\u2019application de la vapeur aux chemins de fer et à la navigation, qui a fait de notre port blindes plus importants du continent; et de notre ville, le grand entrepôt de l\u2019Amérique Britannique.La ligne Allan et le Grand-Tronc, ont marqué le commencement de cette ère d\u2019agrandissement.Le Saint-Laurent creusé, notre port relié aux ports d\u2019Angleterre par une grande ligne de steamers en été, et à Portland par une grande voie ferrée en hiver, Montréal prit rapidement son essor, et notre commerce acquit bientôt des proportions inespérées jusque-là.Nous devenions une véritable grande ville, la plus grande du pays.Mais le pays, alors, ne comprenait que deux provincs, le Bas-Canada et le Haut-Canada.Vint la Confédération, l\u2019union avec la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick, puis avec la Colombie et TI le du Prince-Edouard, l\u2019acquisition du Nord-Ouest, la création de la province de Manitoba, la construction de TIntercolonial, qui relia Montréal avec Halifax, et le chemin du Pacifique, cette œuvre grandiose qui est le couronnement de tout ce vaste édifice de la Confédération canadienne, qui fait de notre ville l\u2019entrepôt d\u2019un commerce qui s\u2019étend non seulement sur toutes les provinces canadiennes, mais qui atteindra bientôt jusqu\u2019au Japon, à la Chine, aux Indes.La Minerve., A TRAVERS PARIS Beaucoup de nos compatriotes qui sont venus à Paris, ignorent qu\u2019il y existe une rue du Canada ; nous allons leur donner quelques détails sur celte rue.La rue du Canada n\u2019est malheureusement pour notre amour-propre national qu\u2019une petite voie qui mesure exactement 70 mètres de longueur.File commence rue Biquet et se termine rue de la Guadeloupe.Mais dans le quartier des Buttes-Montmartre elle est bien connue.Nous avons trouvé aussi dans le quartier des Batignolles, deux rues dont les noms se rattachent au Canada.D\u2019abord la rue Jacques-Cartier, qui a à peu près la même importance que la rue du Canada, comme longueur ; elle commence rue Lagille et finit rue Cliampionnct.Enfin la rue de Levis, qui, elle, est une rue d\u2019une grande importance, (tioo mètres de longueur et jouit d\u2019une grande célébrité par la fameuse salle I.evis, lieu ordinaire des réunions tapa g ettses des anarchistes.Signalons encore la rue Montcalm qui se trouve dans le quartier des Buttes-Montmartre, et la rue Champlain, située à Ménilmontant, près du cimetière du Père-Lachaise.d\u2019Akbois.ÉTUDES ILLST0RRJUES H AI.IM MANU .Quand on feuillette les annuaires de l\u2019armée anglaise d\u2019il y a un siècle et au delà, on est étonné de voir le nombre de troupes étrangères que la fi ère Albion gardait à son service.Ce n\u2019est pas exagérer de dire que la moitié des soldats sous les drapeaux britanniques se composait de mercenaires engagés à l\u2019année ou pour toute une campagne, (\u2019.es troupes se recrutaient un peu partout à la mode des anciens romains.Il en vient du Danemark, de Hesse, du Hanovre, de la Suisse.Les petites principautésd\u2019Allemagne* surtout brillent par leur empressement à remplir les cadres de leur puissante alliée.C\u2019est principalement dans les guerres d\u2019Amérique que les soldats teutons à la solde anglaise ont joué un grand rôle.lit.quant au centenaire de Yorktown, le drapeau allemand fut hissé à côté du pavillon français parce qu\u2019un baron Steuben s\u2019était trouvé par hasard à combattre sous les ordres de Washington, les Américains se donnèrent un rude soufflet, car les légions teutonnes ont contribué à retarder de dix ans l\u2019indépendance des Etats-Unis, (.était bien mal payer le dévouement des Ro-chambcau, if es de Grasse, des Lafayette, et faire mentir audacieusement l\u2019histoire.Le Canada a eu sa large part d\u2019ofliciers étrangers aux gages de l\u2019Angleterre, Cra-mahé, Bouquet , Haldimand, Prideaux, Prévost, tous noms connus, étaient des Suisses français.Dans le seul régiment d\u2019Haldimand, cantonné à Oswego, on comptait bien deux douzaines d\u2019ofticicrs lielvé-tiens.C\u2019étaient les de Vignolles, les Rochat, les de Lutz, les Gugy, les de Mestral, les Monnin, les Rivet, etc.Après la cession du pays, les chambres anglaises passèrent une mesure pour naturaliser tous ces officiers étrangersqui servaient,pour la plupart, dans les bataillons du Royal American.Les premiers gouverneurs anglais de la colonie prirent des Suisses-français pour secrétaires, afin de se faire comprendre des habitants.Ils PARIS-CANADA avaient ii Quebec, M.Louis Gramahê ; aux Trois-Rivières, M.J.Bruyères; à Montréal, M.G.Mathurin.Plus tard, la libre Albion nous enverra deux régiments entiers des enfants de la non moins libre Hclvétic : les Meurons et les Wattcville (i).Aujourd\u2019hui , l\u2019Angleterre n\u2019a plus de mercenaires à sa solde.Le vieux système est passé de mode.Les principiculcs teutons broyés par la centralisation germanique n\u2019ont plus d\u2019armées permanentes à prêter aux nations riches et bien payantes.Quand le parlement de Westminster a voulu entreprendre de grandes guerres européennes, il a eu recours aux expédients des alliances.11 peut au reste compter sur ses colonies.tant qu\u2019elles seront bien disposées.De tous ces soldats de fortune que les hasards de la guerre ou leur esprit d'aven-turc poussèrent sous les drapeaux anglais, Haldimand est un de ceux dont l\u2019étoile fut la plus heureuse.Il en est peu, en effet, qui, partis simple soldat dans un royaume de seconde grandeur comme l'ancienne Sardaigne, soient parvenus, par une succession de promotions chanceuses,à gravir jusqu'aux premiers rangs dans l\u2019armée britannique.Ces avancements rapides se virent dans les troupes de France, après ijSq.Murat, Au-gercau, Lefebvre conquirent leur grade à l\u2019escalade, Après eux, chaque soldat de France pouvait espérer de trouver un jour le bâton de maréchal dans sa giberne.Mais, en Angleterre, le pays du formalisme par excellence, il était bien rare qu\u2019un enfant de troupe gagnât ses épaulettes à la pointe de l'épée.Le trafic des commissions, fort lucratif, se faisait sur un haut pied, et, à moins d\u2019avoir de puissants parrains à la cour, personne ne pouvait tenter trop avidement la fortune.Haldimand a été un chanceux.Soldat de bonne réputation, sans avoir jamais fait aucune action d\u2019éclat, possédant la confiance de ses chefs et l\u2019estime particulière du roi, le maître de son choix, sans appartenir à cette vieille noblesse anglaise, la land gentry, si jalouse de ses privilèges, si entière dans ses préjugés, on peut dire que pendant un quart de siècle sa carrière ne fut qu'une succession de succès.Jusqu'ici nous ne connaissions de la double carrière militaire et administrative d\u2019Haldimand que ce qu\u2019ont écrit Christie, Smith et Garncau.Chacun de ces historiens s\u2019est placé à son point de vue pour juger cet homme de guerre devenu tout à coup administrateur et commandant général d\u2019un pays plus grand que l'Europe entière.(A suivre).CimONIOUE CANADIENNE I NK MAISON DE Ct KTIVAIEtR.Voyez-vous là-bas sur le versant de ce coteau, cette jolie maison qui se dessine, blanche et proprette, avec sa grange, à couverture de chaume, sur la verdure tendre et chatoyante de cette belle érablière.C\u2019est une maison canadienne.Du haut de son piédestal de gazon, elle (il L\u2019artmie française était 3e composition plus homogène.Elle avait cependant ses legions irlandaise et écossaise.I.e seul Saxon que la !\u2022 rance nous envoya fut le baron Dieskau.II lit la campagne ridicule que l\u2019on sait à ia tête du lac Saint-Sacrement.5 sourit au grand fleuve, dont la vague, où frémit sa tremblante image, vient expirera ses pieds.Car, l'heureux propriétaire de cette demeure aime son beau grand fleuve, et il a soin de s\u2019établir sur ses bords.Si quelquefois la triste nécessité l\u2019oblige à s\u2019éloigner, il s\u2019en ennuie et il a toujours hâte d\u2019y revenir.Car, c\u2019est pour lui un besoin d\u2019écouter sa grande voix, de contempler ses îles boisées et ses rives lointaines, de caresser de son regard ses eaux tantôt calmes et unies, tantôt terribles et écumantes.L\u2019étranger qui, ne connaissant pas / habitant de nos campagnes, croirait pouvoir l\u2019assimiler au paysan de la vieille France, son ancêtre, se méprendrait étrangement.Plus éclairé et surtout plus religieux, il est loin de partager son état précaire.En comparaison de celui-ci, c\u2019est un véritable petit prince parfaitement indépendant sur ses soixante ou quatre-vingts arpents de terre entourés d'une clôture de cèdre, et qui lui fournissent tout ce qui lui est nécessaire pour vivre dans une honnête ai- mêlent au bruit du rouet, l\u2019apparence de santé et de bonheur qui reluit sur tous les visages, tout, en un mot, fait naître dans l'àme le calme et la sérénité.Si jamais, sur la route, vous étiez surpris par le froid ou la neige, allez heurter sans crainte à la porte de la famille canadienne, et vous serez reçu avec ce visage ouvert, avec cette f: anche cordialité que ses ancêtres lui ont transmise comme un souvenir et une relique de la vieille patrie.Car, l\u2019antique hospitalité française, qu\u2019on ne connaît plus guère aujourd\u2019hui dans certaines parties de la France, semble être venue se réfugier sous le toit de l\u2019habitant canadien.Avec sa langue et sa religion, il a conservé pieusement ses habitudes et ses vieilles coutumes.Le voyageur, qui serait entré, il y a un siècle, sous ce toit hospitalier, y aurait trouvé les mêmes meeurs et le même caractère.L\u2019Aimr: Casurain.COMMERCE ET FINANCE sauce.Voulez-vous maintenant jeter un coup d'œil sous ce toit dont l\u2019aspect extérieur est si riant ?Je vais essayer de vous en peindre le tableau, tel que je l\u2019ai vu maintes fois.D\u2019abord, en entrant dans le tambour, deux seaux pleins d\u2019eau fraîche, sur un banc de bois, et une tasse de ferblanc, accrochée à la cloison, vous invitent à vous désaltérer.A l\u2019intérieur, pendant que la soupe cuit sur le poêle, la mère de famille assise, près de la fenêtre, dans une chaise berceuse, file tranquillement son rouet.Un mantelet d\u2019indienne, (calicot) un jupon d\u2019étoile du pays et une câline propre sur la tête, c\u2019est toute sa toilette.Le petit dernier dort à ses côtés dans son ber.De temps en temps, elle jette un regard réjoui sur sa figure fraîche, qui, comme une rose épanouie, sort du couvre-pied d\u2019indienne de diverses couleurs, dont les morceaux, taillés en petits triangles, sont ingénieusement distribués.Dans un coin de l'appartement, l\u2019aînée des filles, assise sur un coffre, travaille au métier (à tisser) en fredonnant une chanson.Forte et agile, la navette vole entre ses mains, aussi (ait-elle bravement dans sa journée sept ou huit aunes de toile du pays à grand\u2019largeux qu\u2019elle emploiera plus tard à faire les vêtements pour l\u2019année qui vient.Dans l\u2019autre coin, à la tête du grand lit à courte-pointe blanche, et à carreaux bleus, est suspendue une croix entourée de quelques images.Cette petite branche de sapin flétrie qui couronne la croix, c\u2019est le rameau bénit.Deux ou trois marmots nu-pieds sur le plancher s\u2019amusent à atteler un petit chien.Le père, accroupi près du poêle, allume gravement sa pipe avec un tison ardent qu il assujettit avec son ongle.Bonnet de laine rouge sur la tête, gilet et culotte d étoile grise, bottes sauvages, tel est son accoutrement.Après chaque repas, il faut bien fumer une louche avant d'aller faire le train ou battre à la grange.L\u2019air de propreté et de confort qui règne dans toute la maison, le gazouillement des enfants, les chants de la jeune fl 1 le qui se ».NOTES Les exportations de phosphate, par Montréal, depuis l\u2019ouverture de la navigation donnent : 0,391 tonnes, pour Liverpool ; ils pour Londres, ts 2 pour Bristol ; 2 2.*» pour Harrow; G\u2018JO pour Hambourg, tolal U,ooo tonnes.Le tonnage des navires océaniques entrés dans !e port de Montréal au I\" septembre dernier est de .\u2019>20,000 tonnes ; ou 88,000 tonnes de plus qu\u2019eu 1885 ; 111,000 tonnes de plus qu\u2019en 1884; le nombre de bateaux de navigation intérieure a été de 3,328; en 188(1 contre 3,107 en tH8.*>.Les grains reçus au même port représentent : en 188.1 en 188ü au 1\"'sep.Hlô.4,186,000\tMinois\tî>,10.1,000 Alois.1,405.000\t3,8.10,000 |>0js.1,537,000\t1,423,000 Avoine.1,156,000\t1,508,000 Orge.40,140\t40,172 Seigle.33.000\t24,000 Farines.2,722,000\tquint.\t2,615,000 Pour le bétail (\u2019exportation a été : bœufs moutons lin 1883 .37,240\t51,527 1884.36,78 2\t30,097 1X8.1 .46,000\t32,000 1886.45,000\t46,000 D\u2019après les derniers rapports, la province d'Ontario possède 752 fromageries en pleine activité, pro-duisant environ 72,ooo,ooo de livres de fromage, représentant une valeur d\u2019environ 31,000,000 de francs.Le cajiital placé en propriétés forestières et scieries au Canada est estimé à la somme de $36,ooo,ooo ; la production annuelle a $38,ooo,ooo et le montant annuel de la main-d\u2019œuvre a $23,000,000.Depuis jdusieurs années, les exportations de bois ont formé une des principales branches du commerce du pays.Ce commerce s\u2019est développé très rapidement, la valeur des exportations s'étant élevée de $23,797/259, en 1879, a $27,296,083 en 1884.La consommation annuelle du bois pour les usages industriels atteint un chiffre vraiment étonnant; le dernier recensement énumère trente-quatre industries ou métiers se servant, en tout ou en partie, de bois comme matière première, et comprenant un total de 17,577 établissements produisant des articles manufacturés-estimes à $93,070,828.Un éleveur de Calgary dit qu\u2019au moins trente mille tôles de bétail sont arrivées dans le district de Calgary dans le cours de cet été.( in compte maintenant au moins 100,000 tôles de bétail dans cette partie du nord-ouest, distribuées sur soixante ranches. PARIS-CANADA ci POIDS ET MESURES L'usui go du système décimal français est facultatif et légal au Canada.Mesures de longueur.La verge\t3 pieds anglais ou 91 I 2 centimètres.Le pied\t12 pouces\t» 30 l 2\t« La brasse\t*2 verges\t» l ni.S t v> La perche\t5 12»\t>4 » 57 I 2 » La chaiue 22 o\t' *20 « 2\t» Le mille\t1700\t>\tkou SO chaînes\tlt>10\tm.40 cent.Mille marin\t2006\t-\tou 120 nœuds'\t1852\t»\t» Mesures de superficie.Verge carrée vaut un carre de ;»l I 2 cent, de côté.Perche carrée » 30 i 2 verges carrées ou 2 i m.25 e.Chaîne carrée » b>\tperches car rées ou\t4 ares\t* c.Acre\t»\t0\tchaînes *\t*0 >>\t40 \u2022> Mille carre » 6*0 acres ou 300 hectares 70 » Mesures de poids.Livre vaut 453 grammes .39 centigrammes.Once\t« ?s «\t35\t> \u2019Quintal\t¦»\t100 livres ou 45 kilog.35 gr.Tonne\t» 20 quint, ou 2uo0 livres ou 907 k.18g.Mesures de capacité.Güilou\tvaut * pintes ou » litres 54 cent il.Piute\t» 2 chopiues ou l ' 13\t-» Minot bushel anglais s gallons ou 30 lit.31 centil.Baril\t25 * » 1 hectol.13 lit.^Boisseau français; a peu près le demi-minot anglais'.La piastre $, divisée en 100 eentius, vaut (sauf les variations du change' 5 fr.25.Le GCrttit :\tFoursin.YER*ATT-LRS TVPRTMSRIS C'-HF K7 FILS, .VJ\t, R VE DUPLESSIS.POUR RECEVOIR FRANCO A l*j cents le franc Au Canada et aux États-Unis Tous les ouvrages en librairie française, il suffit d\u2019adresser le montant eu un mandat-poste, ou bien encore en Greenbacks et tinibres-pos-te canadiens ou américains, A Sylva Ciapin 142, boulevard d\u2019Enfcr, 142 PARIS Abonnernents aux journaux et rerues de Paris négociés SANS SURCHARGE de prix Demandez le Catalogue.Franco sur demande Soûl dépôt pour la France, de tous les ouvrages de marque publies au Canada.54 & 56, Rue Richer, PARIS \\ Ç/ LAIT DE CACAO \\Q [PARF OSMfJEDIAsFEC , ° EAUoeCOLOGNEduGRAND CORDON/uj a l*h£lÏotrope blanc, o> \u2022v T* CHEMIN DE FER \t\t\t\t¦\t \t\t\t\t\t ARRANGEMENTS HIVER A partir du IG Novembre 18SG.les trains-express directs à passagers feront le service tous les jours (les Dimanches exceptés) comme suit : Partant de Lévis .8 h.00 mat.Arrivant à Rivière-du-Loup.\t12 h.0o soir.Trois-Pistoles\t\t1 lo \u2014 Ri mou ski\t\t3 OU \u2014 Petit-Métis\t\t4\t11 \u2014 Campbell ton .\t7 o0 \u2014 Dalhousie Junction\t8 .32 \u2014 Bathurst\t\t10\t32 - Newcastle \t\t12\t15 mat.Moncton\t\t3\t40 \u2014 Saint-Jean\t\t7\t00 \u2014 Halifax\t\t12\t05 soir.Ces trains correspondent à la jonc-\t tion Chaudière avec\tles trains du Grand-Tronc partant 10.1 o heures du soir.\tde Montréal à Les trains pour Halifax et Saint-Jean se rendent à destination le dimanche.Le char Pullman qui part de Montréal les Lundi, Mercredi et Vendredi, se rend directement à Halifax, et celui qui part les Mardi, Jeudi et Samedi, se rend a Saint-Jean.Tous les trains marchent sur l\u2019heure de l\u2019Est.On peut obtenir des billets pour le chemin de fer ou les bateaux à vapeur pour tous ies points en bas du lleuve et les provinces maritimes.Four billets de passage et informations concernant les prix de passage, taux du fret, le service des trains, etc., s\u2019adresser à : G.W.ROBINSON, Agent des pass et du fr*5t pour la div.de l\u2019Est, 13G 1/2, rue Saint Jacques (en face St Lawrence IlalP, Montréal.I).POTTINGER, Surintendant en chef.Morcton, N.13., 11 Novembre 1835.CHEMIN DE FER 1)U QUÉBEC EST et les DIVISIONS D\u2019ONTARIO QUÉIIEC, MOVI HEAL, OTTAWA, lilAGSTOV.Tonovro, pour- ah mi n, MITMPEIÎ, MVMTOItA, ET LES MOYI VC.NES ItOCIIEl SES TABLEAU DE SERVICE LES TRAINS PARTENT\u2019DE MONTREAL POUR Winnipeg, à 2 h.soir, tous les jours 'dimanches exceptés) ; Ottawa, à 7 h.15 matin, 9 h.matin,?h.soir, 0 h.soir et 8 h.soir.Toronto, à 9 h.matin et 8 h.soir.Québec, à 8 h.05 matin, 1 li.soir et 10 h.soir.LES TRAINS ARRIVENT A MONTREAL DE Winnipeg, à 12 h.35 soir, tous les jours les mercredis exceptés).Ottawa, à 8 li.18 matin, 12 li.35 soir, 3 li.55 soir, 10 h.soir.Toronto, à 8 h.matin et 10 h.-soir.Québec, à (} h.30 matin, 9 h.10 et 10 h.35 soir.La seule ligne pour tous les points dans le haut de la vallée de l\u2019Ottawa, et la plus directe pour Winnipeg, Manitoba et le Nord-Ouest se raccordant à Toronto avec tous les trains allant à l'ouest, au sud et au nord-ouest.Elégants wagons-palais sur les trains du jour et somptueux wagons-lits sur les trains de nuit.Cinq I rains pour Ollaiva Ions 1rs Jours.Pour toutes informations concernant les billets, etc., s\u2019adresser aux bureaux des billets suivants : 206, rue Saint-Jacques (coin de la nie Mc Gill): bureau des billets de l\u2019hôtel Windsor, et à la gare des anciennes Casernes Montréal.W.C.Van IIoiine, Vice-Président.W.Mc Nicoll, Agent Gén.des Pass.White, Suriut.Gén.div.O.et Ont.A.Davtd, Surint.Gén.div.9.171749 PARIS-CANADA 1 GAZETTE Sdü CANADA Contenant toutes les |M*oelamalions ET AVIS OFFICIELS Du Gouvernement du Canada i:sr mti.it t rot s lis samedis a Ottawa L\u2019abonnement est do 4 piastres pur année, du IJ:' juillet un 30 juiu.l'RIX d\u2019un NUMÉRO : I>IX centins.Ottawa, mars 1885.B.CHAMBERLIN I.R.STATUTS DU CANADA Los Slatuls du Canada sont on vonto au Bureau de rimprinieur de lu Reine a ( Htawa, do même que les actes fédéraux, séparément, depuis 1874.Une li-l-* ties prix sera envoyée a toute personne qui la demandera.DOMINION LINE Paquebots-Poste Ang lo-Canadiens DE PARIS AU CANADA DÉPART : LE ET LE MANITOBA Concessions gratuites 60.000.\t000 cTHeetares DE TERRES A BLÉ n pli s i i hm ii.i s uu aioiüe ET 20.000.\t000 d\u2019hectares EN PRAIRIES MINISTÈRE DES POSTES EU CANADA Ottawa, 12 novembre 1884.D\u2019après les arrangements récemment conclus avec le gouvernement français, on peut maintenant obtenir, dans tous les bureaux de poste du Canada oii l\u2019on émet des bons de poste, des bons à vue sur la France et l\u2019Algérie, payables dans tous les bureaux de poste des deux pay s.J.Carling, Maître tie postes général.LIGNE ALLAN FAISANT LE SERVICE DE LA MALLE ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA Départ tous les jeudis entre Liverpool et Çiuébec, par les pacpiebots-poste : Parisian, Peruvian, Sardinian, Siriuian, Polynesian, Circassian.Départ tous les mardis en quinze de Liverpool à Saint-Jean (T.-N., Halifax et baltimore par les paquebots-poste : Caspian, Hanoverian, Nova Scotian.Les prix de passage en l'J classe varient entre Fr.318 15 et Fr.477 20 Ile LIUr.l'OOL à IjlÉüEC loules 1rs .semaines Du ÜlllSIOL à QCÉ8EC tous les quinze jours PRIX DE PASSAGE DE PARIS : Première classe : 358 fr.85 à 558 fr.85 Billets d'aller et retour valables pour une année avec 5 O O de réduction sur deux passages simples 2e classe « intermediate » De PARIS : 203 fr.55 c.(2' classe bateau, 3' classe chemin de fer).Le chemin de 1er du Pacifique est maintenant terminé à l\u2019ouest de Winnipeg, et atteint la côte de l'océan Pacifique.La ligne de Winnipeg à la baie du Tonnerre, sur le lac Supérieur, est livrée à l\u2019exploitation.La longueur totale du réseau actuellement terminé est de plus de 3,000 milles.La ligne entière est achevée et sera inaugurée en 1880.La grande région de terres à blé comprend les vallées de la Rivière-Rouge, de la Saskatchewan, Pour billets de passage, fret et émigration, s'adresser à M.Alex.1IUNTEH, agent de la ligne ALLAN, 4, rue Gluck, d droite de l'Opera, Paris.FABRE «S£ TRAVEL LIBRAIRES Rue Notre-Dame, \u2014 MONTREAL LA NOUVELLE ItEVUE Politique, \u201d\t, Scicnlilitjitc et Lilleraire EMISSION DE BILLETS POUR TOUS LES POINTS DU CANA9A Pour retenir les places, les passagers de première classe doivent verser un acompte de 127 fr., et les passagers de 2° classe, 50 francs
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