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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
jeudi 25 novembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1886-11, Collections de BAnQ.

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[" 3e ANNÉE \u2014 N° 42 Paris, Jeudi 25 Novembre 1886.PARIS-CANADA Organe Hebdomadaire des Intérêts Canadiens & Français.FRANCE Prix du Numéro: 25 Centimes Abonnements : lin an, 12 fr.50 Émile GIROUARD, aiimimsthatsi h Directeur: HECTOR FABRE BUREAUX, 76, Boulevard Haussmann, Paris.CANADA Prix du Numéro: | Abonnements: I Un an , $ 2.50 5 Centins S.MARCOTTE, agknt générai., QUÉBEC SOMMAIRE Atlantique et Pacifique.\u2014 Flaubert, « Peau-Rouge ».\u2014 Notes diverses.\u2014 Exposition coloniale : Notes générales.\u2014 Informations.\u2014 Le bétail canadien.\u2014 A travers Paris.\u2014 La prospérité au Manitoba.\u2014 Les pêcheries canadiennes.\u2014 La fosse de Montcalm.\u2014 Commerce et finance : Notes.ATLANTIQUE ET PACIFIQUE Le président du syndicat du chemin de fer du Pacifique, sir George Stephen, est en ce moment à Londres et s'y occupe de la réalisation de deux projets qui sont le complément de la grande ligne reliant entre eux les deux océans.L\u2019un de ces projets est de créer un service direct de la Colombie au Japon, s\u2019appuyant sur une subvention donnée par le gouvernement anglais et probablement aussi sur une seconde subvention accordée par le gouvernement canadien ; l\u2019autre projet est de mettre sur la voie de Liverpool à Québec des steamers qui égalent en vitesse les « Cunards ».Le premier projet s\u2019impose dès maintenant aux deux gouvernements.Le Transcontinental, sans un service régulier sur le Japon, serait une œuvre inachevée.On aurait le droit de la considérer comme incomplète.Nous aurions l\u2019air de nous arrêter à mi-chemin et nous perdrions une partie des avantages et du prestige que nous a donné la rapide et quasi merveilleuse exécution de la ligne transcontinentale.Ce tour de force nous oblige à en faire d\u2019autres.Nous ne pouvons plus paraître douter un instant de nous-mêmes.Le succès, du reste, nous pousse et nous convie à de nouvelles entreprises.Il faut lui obéir et suivre la fortune sur les mers comme sur terre.Le gouvernement impérial n\u2019a aidé d\u2019aucune façon à la construction du chemin de fer du Pacifique.Elle s\u2019est faite sans lui.Il n\u2019y est point indifférent et il n\u2019y saurait rester plus longtemps étranger.La création d\u2019une ligne de steamers sur l\u2019océan Pacifique lui fournit une occasion toute naturelle de s\u2019intéresser à une œuvre si propre à développer ses relations avec la Chine et le Japon, et à jeter un nouvel éclat sur son empire colonial.Son concours est assuré.Nous ignorons quelle part se réserve le gouvernement canadien dans la nouvelle entreprise.Il est le véritable créateur de la grande voie de communications qui met Vancouver aux portes de Québec ; on peut être sûr qu\u2019il ne négligera rien de ce que peut compléter son œuvre et la porter à son plein épanouissement.Il ne saurait être satisfait que lorsque notre pays sera en possession de tous les avantages auxquels sa situation exceptionnelle lui permet d\u2019aspirer.La ligne sur le Japon et le Transcontinental seraient en partie désarmés devant la compétition actuelle ou éventuelle, si le service, sur l\u2019Atlantique restait dans des conditions d\u2019infériorité vis-à-vis des steamers allant à New-York.Comme entrée de jeu, nous avons cet avantage que le trajet de Liverpool à Québec est de près de 5oo milles plus court que celui de Liverpool à New-York.Avec des steamers de même vitesse, nous gagnons un jour sur nos rivaux.Nous ne saurions plus longtemps négliger bénévolement de profiter d\u2019un avantage qui nous livre la domination sur l\u2019Atlantique.FLAUBERT, « PEAU ROUGE » Le Journal des Concourt, que publie le Figaro, contient bien des révélations piquantes.La plus piquante, à nos yeux, est celle que nous trouvons, à la date du 21 février 18(02, au sujet de Gustave Haubert.Les de Concourt racontent que l\u2019auteur de Madame Bovary attribuait ses ardeurs de tempérament, ses emportements d\u2019amoureux, à son origine canadienne.Un de ses grands-pères, disait-il, avait épousé une femme au Canada.Et les de Concourt, aussitôt d\u2019ajouter: « Il y a effectivement parfois chez Flaubert du sang de Peau-Rouge avec ses violences.» C\u2019était un Canadien intermittent que Flaubert.Il ne l\u2019était pas tous les jours.Il paraît du moins qu\u2019il l\u2019était souvent avec les dames.Un jour, dans un accès de passion, il faillit tuer Mme Louise Collet.Le Peau-Rouge revenait.Une autrefois, il lui fit une scène d\u2019une telle violence devant sa mère, appelée comme arbitre du différend par Mme Louise Collet, que Mme Flaubert donna tort à son fils et en conserva rancune contre lui.« C'est le seul point noir entre ma mère et moi », s\u2019écriait-il.Tout ceci est fort peu canadien et ne nous flatte guère.Nous n\u2019y reconnaissons pas la marque d\u2019origine, encore moins nos sentiments et nos mœurs.Si Flaubert avait été vraiment de descendance canadienne, il ne se fût pas prêté à ce débat désobligeant devant sa mère.Nous voulons bien que M.Flaubert soit canadien, sans y tenir particulièrement cependant ; mais il nous déplaît qu\u2019on s\u2019en souvienne pour expliquer des écarts inconnus, même des Peaux-Rouges.Faire remonter jusqu\u2019à nous quelques-unes des phrases harmonieuses auxquelles se complaisait Flaubert ferait mieux notre affaire.NOTES DIVERSES Inscrits à l\u2019ageace du Canada, 76, boulevard Haussmann : M.II.Lamarre, Montréal, hôtel Bellevue, Paris.M.Georges Larue, Québec, Grand-IIôtel, Paris.M.F.Faure, notaire, Montreal, Paris.L\u2019honorable A.Lacoste, sénateur, Montréal.Paris, hôtel Bellevue.M.L.-J.Lacoste, Montréal, hôtel Bellevue, Paris.AL J.-O Joseph, avocat,\tid.\tid.M.L.-P.Hébert a prié le marquis de Lome de vouloir bien accepter le buste de sir Hector Lan-gevin que l\u2019on admirait a l'exposition coloniale.Le marquis de Lome a accepté cette œuvre d'art, mais eu exprimant le désir qu\u2019elle restât u l'Iusti-tut impérial.L\u2019honorable M.A.Lacoste, MM.Joseph et J.-L.Lacoste, venant de Belgique, sont arrivés à Paris cette semaine.Ils parlent aujourd\u2019hui pour l\u2019Italie.M.W.Blumhart, directeur de la Presse, et M\"10 Blumhart partent samedi parla Gascogne delà Compagnie Transatlantique pour retourner à Montréal.Le comte de Semoucourt, un gentilhomme frau- PAHIS-CAWADA «jais établi ici depuis quelques aimées, dit ie Winnipeg Sun, vient de louer un étal de boucherie dans notre marche M.île Semoneouri possède un rauehe considerable pres du lac Manitoba qui lui fournit uu grand nombre de bestiaux.EXPOSITION COLONIAL K NOT K S TiÉNÉKAI.HS NOl \\ l Al -ÜKUNSWIUk nouveaux pays, le gouvernement donne gratuitement à chaque colon cent soixante acres «.le terre, à la seule condition de s\u2019y établir et de les cultiver, et que le sol est si fertile, qu'il n\u2019a pas besoin d\u2019aucun engrais quelconque.Ils ont vu les grains récoltés sur ce sol, et qui sont égaux et souvent supérieurs, presque sans culture, aux grains les plus soigneusement cultivés de l'Europe.Ils ont appris que les charges publiques, taxes gouvernementales ou municipales, sont presqu'insigniliantes, que les colons n ont aucune rente ou loyer à payer, qu ils sont propriétaires incommutables de leurs terres, et qu'avec un peu de travail on s\u2019y acquiert en peu d\u2019années une véritable aisance.Ces informations ont eu un effet immense sur les classes industrielles et les fermiers d\u2019Angleterre, et ne peuvent avoir d\u2019autre ellet que d\u2019augmenter notablement l\u2019émigration qui se dirige déjà vers ces pays fortunés où chacun est maître chez soi.L'Exposition a démontré l'immense importance du grand Nord Ouest, au point de vue de la production des produits alimentaires, dont l\u2019Angleterre ne peut se passer.La production du sol.relativement considerable, n'a pas encore atteint l'importance que lui donnera l'augmentation progressive de la population, mais on s\u2019est convaincu que les céréales produites au Nord-Ouest, sont supérieures en qualité à celles d'aucune des autres colonies anglaises.Et ce qui est vrai des céréales est déjà à peu près démontré aussi pour les bestiaux vu la richesse des pâturages.Les capitalistes ont vu, par les produits exposés, quel avantageux emploi de capitaux ils pourraient faire de ces immenses contrées et tout indique que, dès l'année prochaine, des sommes importantes seront envoyées au Nord-Ouest pour développer diverses sources de richesses d\u2019une grande importance.Au Nord-Ouest revient l\u2019honneur d\u2019avoir fourni les matériaux dont on a composé le splendide tropiiée de la galerie centrale.Ce trophée seul a décidé nombre de sportmen à aller faire des excursions de chasse dans ces pays riches en gibier de toute espèce.Dans la section des minéraux on voit les minerais de fer, les lignites, les houilles et les anthracites des énormes dépôts de Manitoba ; des districts de la baie d\u2019Hudson, on a tiré des échantillons magnifiques de galenes, de mica, etc., etc.COLOMBIE ANGLAISE Les ressources minérales et forestières, ainsi que les pêcheries de cette province ont été mises en plein relief par l\u2019Exposition.Comme dans la Nouvelle-Ecosse on a d é-norines dépôts ferrugineux, houilliers, et des calcaires superbes dont on a fait de très belles collections à l\u2019Exposition.La prov ince produit aussi beaucoup d\u2019or, et la pyramide dorée qu\u2019elle expose montre le volume de Tor qui en a été tiré depuis i5 ans.Dans la section des pêcheries on a vu avec beaucoup d'intérêt quels immenses développements doit prendre l\u2019exploitation du poisson et animaux marins sur la côte du Pacifique.# Mais c\u2019est surtout par les splendides produits de ses forêts que la Colombie a étonné le public anglais.Ses bois, soit dans leur état brut, soit après avoir été travaillés, ont été jugés très supérieurs.Les grandes ressources locales de cette province lui assurent une émigration considérable et régu- La société do colonisation du lac Teuûscamiugue envoie dvs colons sur les (tires le iules do ce district.Douze famille.\" > >ut .urnesdernièrement pour aller s'établir dans le canton Duhamel.Le H.P.Gendreau, du collège d\u2019Ottawa, 1 énergique president de cette compagnie, a dit cos jours derniers que ies progrès rapides de la colonisation dans ce district, surtout depuis l\u2019inauguration du chemin de fer, dépassent sou attente.D'après le nouveau traite signe par VA ng\u2019.eteriv et l'Espagne, ie juel esi entre eu vigueur le I aoùi dernier, les exportateurs anglais eu Espagne doivent signer une déclaration eu presence du chef de la douane au port d'exportation, par laquelle ils déclarent que ies marchandises y mentionnées sont le produit de manufactures auglai>es.Dans ce but, on a prescrit une formule spéciale, et le gouvernement anjiai> a attiré l'attention du gouvernement canadien sur ce fait.Le Canada pourra profiter des dispositions de ce traité.Sir A.T.Galt vient de faire l\u2019inspection des mines et du chemin de ter Galt, au Nord-Ouest.A l'aide des améliorations qui ont été introduites dans l\u2019exploitation de ces miu*-».0:1 extrait quutn cents t mues de eharoun par our.L'énorme quantité qu\u2019ou expédie chaque jour sur ie marché de Winnipeg a réduit le prix du charbon u SLOO la tonne.Le nouveau consul général belge.M.Von Bruyssel vient d\u2019ouvrir, avec le gouvernement fédéral, des négociations daus le but de développer les relations commerciales qui existent entre le Canada et la Belgique.Il désire aussi recueillir des renseignements sur les avantages que 1 Canada peut offrir à l\u2019émigration Le:ge.Avant de partir pour ie Canada, un de ses compatriotes lui a demande de lui assurer 20,000 acres de terre au Nord-Ouest, pour y établir cent coluus belges.Un grand nombre de Juifs ont débarqué au Canada, la plupart venant de la Roumanie et de la Russie où sévit, en ce moment, une persecution contre la race sémitique.Ces immigrants ne connaissant pas un mot de français ni d\u2019anglais, n'ont pu trouver immédiatement d'emploi ; ils ont été secourus par les sociétés de bienfaisante juives de Montréal.On nous informe que M.Kaiker-Norden, marchand de peaux et de cuirs d\u2019Amsterdam, est a Montréal en vue de développer les rapports commerciaux entre le Canada et la Hollande.Il faut voir, dans cette visite, le résultat de l\u2019examen des cuirs du Canada fait à l'exposition coloniale, provenant tant de Quebec que d'Ontario et de la Colombie Anglaise.Nous lisons dans la Montreal Gazette: « Malgré les relations amicales qui existent actuellement entre l\u2019Angleterre et les Etats-Unis, il surgit de temps en temps des événements qui prouvent que ies choses pourraient bien changer.Ainsi, il y a quelques semaines, ie département de ia marine, a Washington, a envoyé une circulaire aux principales compagnies de chemins de fer ' Vous avez ici, dans vos paroisses, tout ce qu'il faut pour former de beaux troupeaux canadiens.Que ceux d\u2019entre vous qui peuvent le faire s\u2019étudient à perfectionner ces troupeaux, car viendra un temps qui n\u2019est peut-être pas éloigné, où les vaches canadiennes se vendront ce que se vendent aujourd'hui les vaches de Jersev.» Ce que je viens de dire pour les bêtes à cornes, je puis l\u2019appliquer avec un égal à propos aux chevaux canadiens.Vous avez ici en abondance des matériaux pour reconstituer cette race.Faites vous un nom pour les chevaux canadiens et vous verrez les étrangers affluer dans vos paroisses pour vous les acheter à prix d'or.Un mot, et je termine.La section de l'industrie domestique fait le plus grand honneur aux dames et aux jeunes filles de votre comté.Nous avons vu là des tissus d'un fini remarquable.Le cultivateur qui possède dans sa famille le secret de toutes ces industries du lover est l'homme heureux et indépendant par excellence, car il peut se suffire à lui-même.J\u2019aime à croire qu'ils sont nombreux parmi ceux qui m'entendent et qu'ils se feront toujours un honneur de porter les riches vêtements fabriqués sous leurs toits par les mains de celles qui les aiment.» M.LeSage conseille avec raison aux cultivateurs de ne pas négliger le perfectionnement des races canadiennes pures, de chevaux et de bétail, dont les qualités peuvent être mises en parallèle avec les races étrangères importées à grands frais et trop souvent croisées avec peu de discernement et de méthode.M.Le Sage s\u2019est plu aussi à rappeler qu\u2019il y a deux cent vingt ans, le premier bétail dont la race actuelle tire son origine, fut introduit dans la colonie par le grand Colbert et l'intendant Talon qui durent apporter un soin tout particulier à cette opération.Rappelons à notre tour qu\u2019en 187^ eut lieu en France une importation de six cents moutons qui venaient précisément de la paroisse de la baie Saint-Paul, où se tenait l'exposition.L\u2019absence d\u2019une ligne directe de steamers entre la France et le Canada n\u2019a pas permis de renouveler cette importation.Mais elle ne passa pas inaperçue à Paris.M.Tisserant, directeur de l\u2019agriculture, s\u2019en préoccupa vivement et tint à examiner les moutons canadiens, avec la curiosité qu\u2019y eût mise Colbert lui-même.Ajoutons, pour compléter l\u2019analogie que M.Le Sage, de son côté, a montré dans le discours que nous venons de reproduire, une hauteur de vues, un souci de la prospérité publique qui auraient fait honneur a l\u2019intendant Talon, dont il est du reste, à l\u2019égard de l\u2019agriculture, le digne successeur. PARIS-CANADA A THAYERS PARIS Les casernes de Paris viennent de changer de nom ; par exemple, la caserne de la Pépinière s'appellera désormais: Les Gardes-Françaises.Suivant la promesse du général Boulanger, La Noutelle-France garde son nom.Nous avons môme remarqué en passant dans la rue du Faubourg Poissonnière, que ï-a façade et la plaque en marbre qui porte l\u2019inscription : Caserne de la Nouvelle-France, avaient été remises à neuf récemment.Nous renouvelons tous nos remerciments à M.le ministre de la guerre On vient de faire une îécolte de pommes en plein Paris, au jardin du Luxembourg.Mais notre éton nement a été rendu plus vif lorsque nous avons appris qu\u2019une grande partie de cette récolte se composait de c.pommes du Canada ».D\u2019Ahbois.LAPR0SPÉR1TÊAU MANITOBA Nos compatriotes établis dans la province du Manitoba ont beaucoup de confiance dans l\u2019avenir de ce pays.Cette année, en dépit de la sécheresse, on a récolté du blé aussi bon qu\u2019on pouvait le désirer, En certains endroits aux Etats-Unis, tout t péri sous les rayons ardents du soleil, mais le Manitoba, plus favorisé sous le rapport du climat, a eu une récolte très satisfaisante Les grains ont donné un rendement moyen très élevé.Et c\u2019est particulièrement les terres concédées gratuitement, qui ont été favorisées d\u2019un si heureux résultat.L\u2019industrie laitière et l\u2019engrais du porc prennent une grande importance.Ces industries agricoles ne sauraient manquer de devenir avant longtemps une immense source de revenus pour ce pays.Tous les cultivateurs, sans distinction de fortune, peuvent les entreprendre, car l\u2019exploitation en est facile et remunerative.L\u2019engrais du porc a déjà donné de beaux résultats.Un premier train de porcs gras, à destination des marchés étrangers, a franchi la frontière du Manitoba le mois dernier; il sera suivi de bien d\u2019autres, nous le prédisons sans crainte.Peu de pays peuvent fournir aux colons des conditions d'établissements plus avantageuses que le Manitoba, où le sol est pour ainsi dire tout prêt pour la culture, et où enfin, l\u2019agriculture, le commerce et l\u2019industrie, sont servis par les voies de communication nécessaires à leur développement.Rien ne manque pour y faciliter à l\u2019homme laborieux et intelligent, les moyens de se créer une position prospère.LES PÊCHER IES CANADIENNES Il y a tout lieu de croire, dit la Minerve, que nos excellents voisins des Etats-Unis viendront avant longtemps à résipiscence, relativement à la question des pêcheries.Ce sera quelque peu à leur courte honte, et le triomphe sera pour notre diplomatie.Nous avions le droit et la justice pour nous, il est vrai ; mais cela n\u2019est pas toujours suffisant, tant s\u2019en faut, pour qu\u2019un peuple faible se fasse respecter d\u2019un peuple puissant.Il fallait, en présence des protestations des pêcheurs américains, et en présence des démarches officielles des autorités locales de la Nouvelle-Angleterre elle-même, user de tact et de prudence en même temps que de résolution et de vigueur.C\u2019est ce qu\u2019a fait le gouvernement d\u2019Ot- tawa, lorsque le Times de Londres, entre autres, nous intimait de plier, de céder à mauvaise humeur des Yankees, dans* l\u2019intérêt général de l\u2019empire britannique et dans notre propre intérêt.La crise est passée, les droits du Canada sont pleinement reconnus, et bientôt peut-être nous verrons nos rivaux se montrer beaucoup plus accommodants.Leurs pêcheurs n\u2019ont rapporté à Portland que deux mille barils de maquereau, cette année, contre quatre-vingt mille en i88qet cinquante-cinq mille en 1885, et toute la Hotte de pêche de la Nouvelle Angleterre réunie, six mille barils seulement contre trois cent dix milleen 1884 et quatre cent quatre mille en 1885.La chute est énorme, comme on le voit.Elle prouve que les pêcheries américaines ne valent que peu de chose comparées aux nôtres, et que les Américains de la Nouvelle-Angleterre ont commis une insigne maladresse en s'opposant au renouvellement du traité de Washington.Us s\u2019imaginaient qu\u2019ils n'avaient qu\u2019à nous interdire en par tic l\u2019accès de leur marché pour en avoir le contrôle exclusif.Us comptaient pouvoir violer à leur aise 1 ancien traité.Le go vernement canadien les a forcés à respecter les lois et ils se trouvent présentement dans une position des plus fausses.Us ont manqué leur saison de pêche, et ce sont nos pêcheurs qui alimentent le marché des Etats Unis.Mais ils sont gens pratiques avant tout La leçon, une leçon sévère, leur a profité, et l\u2019on peut être sûr qu\u2019ils ne s\u2019opposeront pas, la prochaine fois, à la nomination d\u2019une commission congressionnelle pour étudier la question d\u2019un traité de corn merce, dût M.Blaine leur conseiller encore l\u2019hostilité et même les moyens violents.LA FOSSE DE MONTCALM A l'endroit où les boulets anglais pieu-vent plus serrés, M.le marquis de Montcalm est debout, en grande toilette, comme s'il assistait en pleine sécurité à une de ces fêtes données à Versailles par un monarque indifférent au sort de ses sujets d\u2019Amérique.\u2014 Prenez garde, Monsieur le marquis, il n\u2019est pas séant que notre général s\u2019expose ainsi à la mort, lui répètent à l\u2019envie ses soldats effra}rés pour sa vie et non pour la leur.Mais lui, impassible dans son jabot de dentelle et sous sa perruque poudrée, il se contente de sourire.Son costume l\u2019a-t-il signalé aux Anglais ?Les ennemis l\u2019ont-ils reconnu ?Les boulets sèment la mort et creusent tout autour de lui une fosse dans la terre 011 ils s\u2019enfoncent.D\u2019heure en heure, elle devient ph s large et plus profonde.Montcalm croise les bras ; il médite sous la pluie de fer et murmure : « Oui, si je dois mourir dans une victoire, je veux pour dernière couche les drapeaux enlevés à l\u2019Anglais.U n\u2019est point de plus beau lit funéraire pour un général victorieux.» Ma is pourquoi parler de victoire : Est-il possible de s\u2019abandonner ainsi à des illusions mensongères ?Des succès passagers nous sont peut-être réservés encore.L\u2019héroïsme de nos soldats et mon dévouement pourront conserver quelque temps des postes à peine défendables.Mais nos efforts, oubliés comme nous sommes, ne feront que retarder la défaite suprême, fatale, inévitable.Je vois le flot toujours montant des Anglo-Saxons nous enserrer de plus en plus.Nous ne pouvons prétendre qu'à un trépas glorieux.» Non, je ne dormirai pas sur les étendards britanniques mon sommeil de triomphateur ; mais puisque je dois mourir vaincu, je choisirai, du moins, ma fosse ; c est la que je veux être enterré.» Le doigt étendu, il montrait le trou que creusaient les boulets de l\u2019assiégeant, et il souriait encore en ajoutant : « La fosse est encore trop petite, mais elle s\u2019agrandit avec rapidité.Elle sera bientôt assez profonde pour recevoir le cadavre du chef des Français d\u2019Amérique.» Et quand, dans la mêlée où succomba son adversaire, Wolf, Montcalm eût été lui aussi, frappé a mort, la fosse était suffisante.Léon Barat.COMMERCE ET FINANCE NOTES vient d\u2019établir une deuxième fromagerie à la baie Saint-Paul.On écrit de la baie du \\ in : La pèche des huîtres, est en pleine activité.Plusieurs goélettes de 10 à 50 tonneaux chacune, prennent des chargements pour Montréal; elles valent de 3 fr.75 à * tr.50 le baril.Les bancs d\u2019huîtres paraissent inépuisables.La situation des banques du Canada, pendant le mois de septembre dernier, indique un actif de 1,166,965,120 fr., et un passif de 646.146,000 Ir., les dépôts a vue représentaient 260.000,000 fr.et les dépôts à terme à peu près le même chiffre.Les effets escomptés représentaient 662,463,500 fr.On a commencé à expédier du miel du Canada en Angleterre, dans des boîtes en fer blanc de 10 livres et de 60 livres.Un seul des comtés d'Ontario où se fait en grand l\u2019apiculture, en a produit cet automne au delà de 1,200,000 livres.Quand M.Sandford Fleming est venu dernièrement en Angleterre il a publié dans le Canadian Gazette, de Londres, des renseignements détaillés sur l'établissement de lignes télégraphiques sous-marines entre la côte canadienne du Pacifique et les colonies australiennes.Nous sommes aujour-l\u2019hui en mesure d\u2019ajouter quelques informations.Les promoteurs de l'entreprise du Cable Parifi-cifîque-Australien, se proposent de demander £2 000,000 pour son exécution et espèrent établir un tarif de 60 centimes par mot à travers l\u2019At antique, de 25 centimes par mot de l'Atlantique au Pacifique, le prix total devant être de 5 fr.par mot entre l\u2019Kurope et l\u2019Australie.Le tarif pour la presse serait de 1 fr.25 par mot.ÎI a été exporté de la vallée d'Annapolis Nouvelle-Ecosse), pour les marchés de l\u2019Angleterre,
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