Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 août 1888, jeudi 30 août 1888
[" 5* ANNÉE.\u2014 N» 31-36.Paris, Jeudi 30 Août 1888.Organe Hebdomadaire des Intérêts Canadiens & Français.FRANCE Prix du Numéro: I Abonnements: 25 Centimes I Un an, 12 fr.50 Émile GIROXJARD, administh vte: u Directeur: HECTOR FABRE BUREAUX, 10, rue de Rome, Paris.CANADA Prix du Numéro: I Abonnements: 5 Centius\tI Un an , g 2.50 S.MARCOTTE, aoknt gi^bal, QUÉBEC SOMMAIRE .i\t-\t.\t___ La fin de la fédération impériale.\u2014 Notes diverses.\u2014 Paysans bretons au Canada.\u2014 Le Pacifique canadien.\u2014 Voltaire et le Canada.\u2014 Informations.\u2014 J.e Crédit foncier franco-canadien.\u2014 Les Indiens.\u2014 La Confédération canadienne.\u2014 Commerce et finances: Notes.LA FIN 1)E LA FÉDÉRATION IMPÉRIALE La fédération impériale avait fait en ces derniers temps une importante recrue dans la personne du chef de l\u2019Irlande, M.Parnell.On pouvait croire que cela lui porterait bonheur, ou, tout au moins, attirerait sur elle l\u2019attention publique.Il n'en a rien été.Malgré l\u2019intérêt qu\u2019excite, naturellement, tous les actes d\u2019un homme dans la situation de M.Parnell, celui-ci est passé à peu près inaperçu et resté inexpliqué.Il n\u2019est susceptible d\u2019ailleurs que d\u2019une seule explication.M.Parnell cherchait l\u2019occasion de revenir sur ses anciennes déclarations.Il jugeait le moment venu àc dire que, advenant une nouvelle mesure au sujet de l\u2019Irlande, il ne verrait aucune objection au maintien de la représentation irlandaise à Westminster.Chaque Etat ou colonie faisant ses affaires particulières, tous les pays fédérés se feraient représenter à la Chambre des Communes siégeant à Londres pour le règlement des questions d\u2019intérêt commun.Que cela soit ou non, il n\u2019en demeure pas moins acquis que l\u2019obstacle sur lequel le bill de M.Gladstone en 1885 a échoué, est supprimé.C\u2019est tout ce que voulait M.Parnell, et on peut être certain qu\u2019il ne parlera plus que, pour mémoire, de la fédération impériale dont il ne paraît avoir qu\u2019une idée bien vague.Si ceux qui s\u2019occupent depuis longtemps de cette question bizarre semblent n\u2019avoir à son sujet aucune notion précise, on peut juger ce qu\u2019il en doit être lorsqu\u2019un homme comme M.Parnell, occupé de problèmes autrement actuels et tangibles, l\u2019etlleurc en passant.j Cette attitude inattendue de M.Parnell > vis-à-vis de la fédération impériale a pro-i'voqué de la part du Spectator, de Londres, j une nouvelle explosion de traits ironiques | et justes à l\u2019endroit du malencontreux projet qui se présentait cette fois à ses yeux sous le double aspect d\u2019une mesure chimérique et dangereuse, et d\u2019une idée qui venait d\u2019obtenir les faveurs du leader irlandais.Véhément dans la forme, son langage n\u2019en est pas moins au fond plein de justesse et de raison.« Si M.Gladstone, dit le Spectator, a lu ce pronostic de ce qu\u2019on attend de sa politique, il a dû frémir à la pensée que c\u2019est lui qui a fait naître, involontairement, cette conception.Si nous ne nous trompons, jusqu\u2019ici du moins, M.Gladstone n\u2019a jamais prête son autorité à l\u2019idée que nos grandes colonies, l\u2019Australie, le Canada et l\u2019Afrique du Sud, pourraient un jour être identifiées avec nous à ce point que nous réglerions de concert notre politique étrangère.En vérité, une politique étrangère ainsi déterminée ne serait en aucun sens digne de ce nom.» Pour nous, obliger ces grandes colonies, qui deviendront de jour en jour plus importantes, à contribuer à nos guerres ou à nos préparatifs de guerre, à s\u2019identifier avec notre politique européenne et à en subir les conséquences: ou, d\u2019autre part, pour elles, nous imposer leur politique extérieure australienne, canadienne ou africaine, découvre devant tous un horizon chargé d\u2019orages, dont la vue terrifierait M.Gladstone.» Presqu\u2019au même moment, sir Hector Langevin tenait au Canada, dans une grande réunion conservatrice, à laquelle assistaient ses deux collègues dans le cabinet fédéral, sir Adolphe Caron et M.Cha-pleau, un langage identique et qui montre que l\u2019opinion du gouvernement canadien coïncide en tous points avec celle du gouvernement anglais.Sir Hector s\u2019est exprimé avec la netteté et la fermeté qui caractérisent toutes scs déclarations.Après avoir peint la situation du pays, le degré de développement et de prospérité auquel il est arrivé soys l\u2019empire de la constitution de 187, il a continué son discours en ces termes : « Y a-t-il au monde, Messieurs, un pays, un peuple, plus heureux que le nôtre ?Et pourtant, je vois des gens sensés, bons patriotes aussi, se laisser entraîner par de vagues théories au point de vouloir mettre en péril cette liberté, ce bonheur, pour une simple affaire de sentiment, sans que la question ait été examinée mûrement et avec soin On semble croire qu\u2019il surfit de dire : Fédération impériale, pour qu\u2019on batte des mains et qu\u2019on se précipite tête baissée vers le nouvel ordre de choses.» Pour moi, je dirai avec lord Lansdowne : Prenons garde de presser cette proposition, trop fortement et trop précipitamment, et par là même de dépasser le sentiment public.» Si la proposition est bonne, on doit pouvoir la poser d\u2019une façon pratique.Qu\u2019on nous dise donc quelle sera notre situation nouvelle, quels sont les sacrifices que nous aurons à faire, ce que nous y gagnerons comme dépendance de l\u2019Empire, et ce que l\u2019Empire lui-même y gagnera ; qu\u2019on nous montre comment s\u2019établira la fédération impériale sans détruire nos libertés actuelles; qu\u2019on nous indique quelle place nous occuperons, quel rôle nous jouerons dans eu grand Parlement impérial appe\u2019é à régler toutes les questions se rapportant aux diverses parties de l\u2019Empire ; qu\u2019on nous indique en même temps comment le Royaume-Uni modifiera pour nous plaire sa politique fiscale! » Et puis, Messieurs, dans ce nouveau Parlement impérial, le Royaume-Uni et chaque pays fédéré seront-ils représentés d\u2019apres le chiffre de sa population ?J\u2019en doute, lorsque je songe qu\u2019en 1886, la population des trois royaumes était de trente-cinq millions d\u2019habitants, et celle des colonies et possessions anglaises de deux cent millions.» Qu\u2019on ne s\u2019imagine pas surtout qu\u2019une question de cette importance puisse se régler jamais indépendamment de nous et sans notre concours ! » Et en attendant qu\u2019on ait répondu aux questions que je viens de poser, je dis à 2 PA HI S-CANADA \u2014 mes compatriotes, comme à tous les autres Canadiens: Nous savons ce que nous avons ; gardons-le.Ce que nous avons nous a coûté assez cher, pour que nous ne 1 échangions contre un nouvel état de choses que lorsqu\u2019on nous aura démontré qu\u2019il sera meilleur ».-\u2014\u2014\u2014 \u2014 -\u2014 NOTES DIVERSES Inscrits au Commissariat général du gouvernement du Canada, 10, rue de Rome: Sir Alexander Campbell, Lieutenant-Gouverneur d\u2019Ontario, Ilôtel Castiglione.Mlle Campbell.id.M.G.Couture.Montréal.Ilôtel Damrémont.L\u2019abbé J.Chisholm.Antigonish.L\u2019abhé L.Leduc.North Adams.Ilôtel du Bon Lafontaine.M.H.G.Hospkirk.Strafford.Ilôtel Castiglione.Docteur Geo.Wilkins.Montréal.Grand Ilôtel.M.G.W.Grant.Ottawa.Hôtel de Suez.Le capitaine W.II Lee.id.Ilôtel St-Pétersbourg.Le capitaine John.Hodqins.id.\tid.M.W.H.Lynch.Danville.Le capitaine John Morrow.Toronto.Hôtel Normandie.M.C.L.de Martigny.Montréal.5, boulevard des Capucines.M.F.B.Mc Namée.Montréal.Ilôtel Normandie.Mme Mc Namée.\tid.\tid.M.Th.Cross.Ottawa.Hôtel Tète.Mlle Cross.id.\tid.M.J.F.Rousseau.Saint-Hyacinthe.Ilôiel Malherbe .A Aylmer, province de Québec, a eu lieu le mariage de M.le lieutenant de vaisseau Aubry, provenant de la Minerve, avec Mlle Florence-Fleurie Wiirtele.fille de M.le juge Würtele, officier de la Légion d\u2019honneur.Le baron et la baronne Léon de Montfort, de Montpellier, se sont embarqués à bord de la Champagne pour un voyage de quelques semaines au Canada.M.le docteur H.A.Mignault, de Saint-Denis, s\u2019est embarqué le 24.à Liverpool, pour retourner au Canada, après un séjour de trois mois à Paris, entièrement consacré à l\u2019étude et à l\u2019observation des opérations chirurgicales dans les grands hôpitaux de la Salpêtrière, l\u2019IIôtel-Dieu et la Charité.Le docteur Mignault se loue beaucoup de la courtoisie et de l\u2019accueil empressé qu'il a reçu des éminents professeurs de ces hôpitaux, notamment des docteurs Péan, Charcot, Yerneuil, Després, Trélat, qui lui ont offert un exemplaire de leurs œuvres à titre de souvenir amical.Au cours du séjour qu\u2019il est venu faire à Paris, M.Paul Wiallard, l\u2019artiste si connu et si applaudi au Canada et aux Etats-Unis, a été accueilli dans les salons et les cercles artistiques avec une faveur que quelques années d\u2019absence n\u2019ont fait que marquer davantage.Il assistait la semaine dernière à une soirée musicale chez Mme Johnston, avenue des Champs-Elysées,oùilachantéentr\u2019autres morceaux de son répertoire, Chant nuptial, un madrigal dédié au duc et à la duchesse de Bragance, lors de leur mariage, et qui lui a valu de vifs et chaleureux applaudissements.Les critiques les plus autorisés des grands journaux parisiens s\u2019accordent à reconnaître que le talent de diction si remarquable de M.Wiallard s\u2019est encore affirmé, en même temps que sa voix, sans rien perdre de sa pureté et de sou timbre si sympathique, avait gagné de la force et de l\u2019étendue.Ils expriment le regret de voir repartir bientôt pour Montréal, un ténor dont le concours serait si nécessaire sur l\u2019une ou l\u2019autre des deux scènes lyriques subventionnées de Paris.M.Edward Jack, de Frédéricton, N.B., dit avoir découvert dans un journal parisien qui porte la date du 5 mars 1793, qu\u2019un Canadien-Français avait été guillotiné à cette date, ainsi que plusieurs Français, pour avoir dit, au cours d\u2019une conversation., que la monarchie constitutionnelle anglaise était pour eux une meilleure forme de gouverne- ment que la République.Ce Canadien se nommait Antoine Beaupré et appartenait à la ville des Trois-Rivières.C\u2019est le Mercury, de Québec, qui raconte cette découverte.Prière à notre confrère de demander à M.Jack, le nom du journal parisien oii il a recueilli ce fait resté inconnu, et qu\u2019il aurait bien fait de donner de suite, pour appuyer sa découverte.Dernier exemple de fécondité recueilli au Canada.La famille qui nous le fournit a pour chef un vieillard qui a accompli sa cent-sixième année le 15 janvier dernier.Ce vieux chêne de la forêt canadienne a passé 102 années de sa vie sur le sol de sa patrie, vivant non loin de Québec, et habite, depuis un peu plus de quatre ans, la ville de Middle-ton, dans l\u2019état du Massachussetts.Il est encore vert ef plein de vigueur, au moral comme au physique.Il se nomme Charles Roy.Il y a quinze ans qu\u2019est morte, à l\u2019âge de 84 ans, la femme de ce patriarche.De cette union sont nés 14 enfants, dont neuf vivent encore.Un seul est mort en bas âge.Le deuxième, Jean-Baptiste, chez qui habite le vieillard est âgé lui-même de 78 ans.Il est le père de seize enfants.Parmi ses frères et ses sœurs, Charles a eu douze enfants, Michel 14, Auguste 14, François 13, Pierre 15, Rose 9 et Joseph 5.Ces petits enfants sont presque tous devenus chefs de famillle à leur tour.Quelques-uns des descendants à la quatrième génération sont aussi mariés, pères et mères de famille.Cette famille est devenue une puissante tribu qui compte, en cinq générations, sept cents âmes.M.Charles Roy porte ses 10(: an?avec aisance ; il est fort bien portant, pèse 185 livres, et se promet de vivre encore longtemps.PAYSANS BRETONS AU CANADA Le mouvement d\u2019émigration des cultivateurs de la Bretagne et de l\u2019Anjou sur la province de Québec, s\u2019étend et s\u2019accentue chaque jour.On se rappelle qu\u2019au printemps dernier une soixantaine de familles (ou chefs de famille) venant de cette région, furent placées dans différentes paroisses de la province de Québec par les soins de M.Fa b re, commissaire général du Canada en France, et du département de l\u2019Agriculture et de la Colonisation dirigé par l\u2019honorable Honoré Mercier, premier ministre, et M.le curé Labelle.Ces émigrants, choisis avec discernement, et placés dans les conditions les plus propres à assurer leur réussite, ont été pleinement satisfaits ; ils ont envoyé à leurs parents et à leurs amis, des rapports très encourageants qui nous sont communiqués par M.l\u2019abbé Maindon, l\u2019un des prêtres français les plus dévoués à l'œuvre de la colonisation et de l\u2019établissement de cultivateurs français au Canada.Dans toute la région qui comprend les trois départements de Maine-et-Loire, Sarthe et Loire-Inférieure, la population agricole se préoccupe de cette question dans laquelle le paysan voit de plus en plus le moyen d\u2019améliorer sa condition présente et d\u2019assurer l\u2019avenir de ses enfants.Quatre familles, la famille Thiévin, composée de io personnes; la famille Denis, composée de 5 personnes ; la famille Bossé, composée de 4 personnes et la famille Robin, composée également de 4 personnes, ont passé hier 29 août à Paris se rendant à Liverpool, où elles s\u2019embarqueront sur le steamer Montréal, de la ligne Dominion, pour aller rejoindre des parents ou des g amis déjà établis, notamment à Verchères, chez M.Dansereau, lesquels leur ont préparé d\u2019avance une installation.Se trouvent dans les mêmes conditions, les nommés Auguste Blondeau, Jean Barron, Auguste Goujon, D.Chapeau, ainsi que la femme Gasnier qui rejoint son mari, tous provenant de la même région.Pour l\u2019année prochaine, au printemps, qui est la saison la plus avantageuse pour ceux qui n\u2019ont pas d\u2019installation préparée et qui ont alors avantage à se placer, pendant une année au moins, chez un propriétaire canadien, on s\u2019attend à une émigration importante.Et, contrairement à l\u2019opinion généralement répandue en France et un peu aussi au Canada, à savoir que le Français\u2014 le paysan français surtout \u2014 n\u2019émigre pas, on pourra constater qu\u2019un courant s\u2019est définitivement formé, s\u2019accroissant d\u2019année en année par lui-même, et amenant peut-être, peu à peu, une solution à la crise agricole provoquée par la concurrence américaine et dont la France, en raison de sa propriété-mo-rcclée à l\u2019infini, souffre plus qu\u2019aucun autre pays d\u2019Europe.En tout cas, les écrivains et les économistes français qui sont au courant de la situation actuelle de l\u2019Amérique du Nord, sont unanimes à se réjouir du mouvement qui porte le paysan français dans la vallée du Saint-Laurent, et à désirer le développement des relations financières et commerciales créées récemment entre les deux pays.Ils savent, en effet, que de tout ce qu\u2019eile peut envoyer au Canada, argent ou colon, rien ne sera perdu pour la France.LE PACIFIQUE CANADIEN Un reporter de Montréal a eu une entrevue avec M.Van Horne, président du Pacifique Canadien.M.Van Horne examinait des échantillons de blé et d\u2019orge qu\u2019il a rapportés du Nord-Ouest.« Que pensez-vous de cela ?» demanda-t-il au reporter, en tirant de sa poche un pied de roi en ivoire et mesurant l\u2019un des échantillons, six pieds et quatre pouces ! « Oui, continua-t-il, j\u2019ai fait un voyage très satisfaisant, un voyage d\u2019affaires ordinaires.J\u2019allais surveiller l\u2019arbitrage que nous avons avec le gouvernement au sujet de la section construite par le gouvernement dans la Colombie.Ilest de fait que c\u2019était là le seul objet demon voyage.» Quelles sont les apparences de la récolte au Nord-Ouest ?« Elles sont tout simplement magnifiques.Elles ont même une meilleure apparence que l\u2019année dernière dans tout le pays entre Winnipeg et les Montagnes Rocheuses.Les plus belles récoltes que j\u2019ai vues sur pied sont entre la Mâchoire de l\u2019Original et les Montagnes, dans les 400 milles ouest des prairies.Passé la Mâchoire de l\u2019Original le blé, l\u2019avoine et l\u2019orge seront prêts à être coupés dans une quinzaine.S\u2019il n\u2019arrive rien d\u2019imprévu (et il n\u2019y a guère de danger maintenant vu l\u2019époque avancée de la saison), les colons auront une aussi bonne récolte que celle de l\u2019an dernier ; il faut ajouter que l\u2019étendue de terrain en culture est beaucoup plus considérable.» Dans quelles mesures les moyens de transport de la récolte ont-ils été augmentés cette année ?« Nous avons ajouté plusieurs milliers de wagons au matériel roulant et nous construisons deux grands élévateurs à la Baie du Tonnerre.Il est de fait que nous n\u2019avons éprouvé que peu PARIS-CANADA 3 d\u2019embarras l\u2019année dernière, malgré ce que l\u2019on a dit.En outre, plusieurs particuliers construisent des entrepôts locaux, ainsi que des élévateurs, tout le long de la ligne.» Que pensez-vous des arrangements projetés entre le gouvernement du Manitoba et la compagnie du chemin de fer Northern Pacific, par cuite desquels cette dernière obtiendrait le contrôle du chemin de fer de la vallée de la Rivière Rouge et construirait un prolongement vers l\u2019ouest jusqu\u2019au Portage la Prairie?« Je ne connais rien de l\u2019arrangement entre le Northern Pacific et le Manitoba.Je n\u2019y ai pas même prêté la moindre attention.» La compagnie a-t-elle l\u2019intention de transporter ses ateliers de Winnipeg à Fort William ?« Je ne puis dire que nous ayons cette intention.Nous construisons de nouveaux ateliers à Fort William, voilà tout.» Comment marche le développement du trafic sur la côte du Pacifique ?« Très rapidement.Durant les trois semaines que j\u2019ai passées à Vancouver, il y avait quatre navires de Chine dans le port, et leurs cargaisons tant d'aller que de retour, étaient très considérables.Le commerce local sur la côte du Pacifique se développe aussi très rapidement.Vancouver devient comme par enchantement, non seulement une ville très affairée, mais aussi très belle.» Sa population dépasse maintenant le chiffre de 8,000 et elle possède des édifices publics et privés dont s\u2019enorgueilliraient Montréal ou Toronto.Il s\u2019est produit une grande augmentation dans le nombre des touristes par suite de l\u2019ouverture de cinq hôtels à Banff et à Vancouver.» Quand la ligne à Minneapolis et à Dututh sera-t-elle ouverte régulièrement au trafic régulier?« Elle est maintenant ouverte au trafic du fret ; mais je ne puis encore dire quand commencera le service rapide des passagers.Des trains locaux de passagers, circulent maintenant, mais nous ne désirons pas inaugurer le service rapide avant que le chemin de fer ne soit en état parfait.Il est déjà en bon état ; mais il reste bien des choses à faire.» Croyez-vous que Montréal retirera quelques grands avantages de cette ligne du Sault ?Croyez-vous que le C.P.R.apportera beaucoup de grain à Montréal, cet automne, pour l\u2019exportation ?« Si Montréal est prêt à profiter des avantages que ces nouveaux débouchés lui offriront, ces avantages seront sans aucun doute immenses pour la métropole commerciale du Canada.Mais il faut pour cela trouver les moyens de faciliter le commerce d\u2019exportation et d\u2019importation, se débarrasser des charges qui pèsent sur le port de Montréal et achever les travaux du lac Saint-Pierre ; en un mot faire disparaître tous les obstacles naturels et artificiels qui s\u2019opposent à ce commerce.Le grain qui arrivera à Montréal cet automne dépendant entièrement des facilités de transport par eau et des taux du fret océanique de ce port à l\u2019étranger.Plus nous ferons d\u2019affaires à Montréal, plus nous serons contents, mais cela est entièrement subordonné à ces conditions.» Le mouvement d\u2019émigration vers le Nord-Ouest continue à être considérable et les nouveaux colons sont pour la plupart d\u2019excellente classe.Ils semblent heureux de ce qu\u2019ils voient là-bas.Ils viennent en grande partie de la Grande-Bretagne ; mais les Scandinaves, les Belges, Français, Suisses et autres nationalités sont représentés en bon nombre.» VOLTAIRE ET LE CANADA Cher Monsieur, Paris-Canada du 21 juin transmettait à scs lecteurs la question suivante posée par Y Intermédiaire des chercheurs et curieux : « On cite souvent un mot de Voltaire au » sujet du Canada.Il a écrit quelque part, » à l\u2019époque de la cession de la colonie à » l\u2019Angleterre, que la France ne perdait » là que quelques arpents de neige.Il serait » intéressant de connaître le texte exact de » Voltaire, et dans quelles circonstances il >» a laissé échapper cette boutade.» Je ne sais si la réponse à cette question a été faite dans Y Intermédiaire que je ne reçois pas.Mais voici cette réponse pour Paris-Canada.Je vous l\u2019eusse envoyée plus tôt, si je n\u2019avais été tout ce mois absent de Versailles.C\u2019est dans une lettre adressée à M.de Moncrif, et datée de Monrion, 27 mars t~b~y que se trouve le passage où le philosophe histrion (comme il s\u2019est appelé lui-même) parle avec ce fier dédain de l\u2019objet de la guerre engagée alors en Amérique et sur le continent.Il décrit l\u2019emploi de son temps à son correspondant : (( .Je suis histrion les hivers à Lau-» sanne, et je réussis dans les rôles de vicil-» lard; je suis jardinier au printemps, à » mes Délices, près de Genève.Je vois de » mon lit le lac, le Rhône et une autre » rivière.Avez-vous, mon cher confrère, » un plus bel aspect ?Avez-vous des tulipes » au moins de mars ?Avec cela, on bar-» bouille de la philosophie et de l\u2019histoire ; on » se moque des sottises du genre humain et » de la charlatancrie de vos physiciens qui > croient avoir mesuré la terre, et de ceux » qui passent pour des hommes profonds, » parce qu\u2019ils ont dit qu\u2019on fait des anguil-» les avec de la pâte aigre.On plaint ce » pauvre genre humain qui s'égorge dans » notre continent apropos de quelques ar-» pents de glace en Canada.On est libre » comme l\u2019air depuis le matin jusqu\u2019au » soir.Mes vergers, mes vignes et moi nous » ne devons rien à personne___ » Je ne prétends d\u2019ailleurs aucun mérite à vous envoyer aujourd\u2019hui cette citation.Ce n\u2019est pas une découverte pour moi.Dans mon Histoire du Canada et des Canadiens français, le mot de Voltaire, avec référence à la lettre qui le contient, est cité, p.238, et la note correspondante indique la date de la lettre.Votre bien dévoué, Eug.Réveillaud.INFORMATIONS Trois nouveaux journaux canadiens-francais aux Etats-Unis : le Nouvelliste publié à Marlboro, YOuest Français à Bay City,Massachussets, et la Gazette à Brockton, Massachussets.Nous lisons dans le Manitoba : Certains journaux de la province de Québec se Tout une fausse idée des sentiments qu\u2019a pu provoquer parmi nous la nomination de Thon.John C.Schultz au poste de lieutenant-gouverneur de Manitoba.Si cette nomination s\u2019était faite en 1870, elle aurait pu provoquer des mécontentements et des craintes, mais les choses et bien des hommes sont changés depuis.Aussi, cette nomination rencontre l'approbation générale, et nous comptons que non seulement elle sera utile au pays, mais même agréable à la population de langue française.Le colonel Ilerchmer, commissaire de police à cheval du Nord-Ouest, de passage a Ottawa, dit qu'il y a une émigration considérable des Métis non seulement de Batoche, mais de plusieurs autres sections du Nord-Ouest, vers le district de la Rivière de la Paix.Il ajoute que le mouvement parait être spontané et noii concerté d\u2019avance.L\u2019au dernier, quelques-uns se sont rendus à la Rivière de la Paix.Cette année un grand nombre ont été attirés par les rapports sur la fertilité de cette région et il esl probable que l\u2019émigration sera très forte l\u2019année prochaine.Il dit que tout est prospère au Nord-Ouest.La récolte est belle et le rendement sera beaucoup plus considérable que l'an dernier.Les Indiens sont parfaitement tranquilles, les propriétaires de ranches réussissent bien et tout le pays est prospère.Conclusion d\u2019un article de M.de Mandat Grancey dans le Correspondant : « Autrefois, chez nous, personne ne songeait à émigrer, parce que tout le monde se trouvait bien.U parait qu\u2019il n\u2019en est plus de même maintenant, car le nombre est grand de ceux qui veulent quitter notre pays, et ce nombre augmente tous les jours.Ce ne sont pas les coquins qui veulent partir, ce sont les autres qui se voient ruinés, et qui sentent que le temps est passé où il suffisait du travail et de l\u2019honnêteté pour se relever.» M.Bourinot, greffier de la Chambre des Communes à Ottawa, a été chargé par une revue anglaise des plus importantes d\u2019écrire une série d\u2019articles sur le Nord-Ouest et les côtes du Pacifique ; il doit partir sous peu pour cette partie du pays.Nul doute que les notes de voyage de ce littérateur distingué ne soient des plus intéressantes.Le rapport du surintendant de l\u2019instruction publique donne des renseignements intéressants sur l\u2019éducation dans la province de Qiuébec.Les chiffres qu\u2019il fournit démontrent que la population comprend mieux d\u2019année en année que l\u2019instruction est de nos jours indispensable.Il y a dans la province 8,247 maisons d\u2019éducation, 8,226 instituteurs et institutrices enseignant dans ces écoles.Les écoles élémentaires out été suivies par 174.309 élèves dont 15:5,848 sont catholiques romains et 30,461 protestants.Les écoles supérieures ont eu 80,950 élèves ; les écoles normales 281 ; les universités, 1,347, et les écoles spéciales, 1,720.Le steamer Cremona, parti de Montréal, au commencement de juillet, et le steamer Escalona, parti du même port, fin du même mois, avaient à leur bord, l\u2019un soixante et l\u2019autre quarante chevaux destinés à l\u2019armée anglaise.Nous lisons dans le Courrier du Canada : M.E.Rameau de St-Père, l'économiste écrivain que 110s lecteurs connaissent tous, au moins de réputation, l\u2019auteur dv La France aux colonies, Une colonie féodale en Amérique, etc., etc., ainsi que madame et mademoiselle Rameau de St-Père, sont arrivés il y a quelques jours à Québec, et sont les hôtes de M.S.Le Sage, à Boisbrillant.Les distingués visiteurs assistaient jeudi a la prorogation du parlement.Samedi après midi, ils sont allés passer quelques heures au château de Spencer Wood, sur invitation de S.E.le lieutenant gouverneur.Hier, ils ont entendu la messe à la Basilique, puis sont allés présenter leurs hommages aux dames du monastère des TJrsulines.M.Rameau s\u2019est rendu aussi au Palais cardinalice, où il a renouvelé ou fait connaissance avec les prêtres et prélats de la maison de Son Eminence.Nous sommes heureux de souhaiter la bienvenue à l\u2019écrivain qui, depuis si longtemps, s\u2019est montré l\u2019ami constant, l\u2019ami par excellence du Canada et des Canadiens, et nous faisons des vœux pour que cette nouvelle visite qu\u2019il fait à la France d\u2019Amérique lui laisse, ainsi qu'à madame et à mademoiselle Rameau, les plus agréables souvenirs.D\u2019après la dernière statistique officielle, la population du Canada est de 1,321,610 habitants, dont 30 pour 100 sont de race française; 22 pour 100 de race irlandaise; 20 pour 100 de race anglaise; 16 pour 100 de race écossaise ; 6 pour 100 de diverses autres races.61 pour 100 de la population sont Canadiens de naissance. 4 PARIS-CANADA A la suite de la convention canadienne de Nashua, un journal de Boston a dit que les groupes Anglo-Irlandais et Franco-A méricains devaient disparai tre- Le rédacteur de VÉcho de l'Ouest, qui est français, répond au journal de Boston : |ïni*.DE GRÉ A GRÉ Les Émigrants devront arriver à Paris le jeudi de chaque semaine et passer au bureau de M.Alex.HUNTER, avant 3 heures.Il leur sera donné des lettres de recommandation pour les autorités canadiennes.Ils ont droit au transport gratuit de 100 kil.de bagages de Paris à Québec.Le passeport n\u2019est pas exigible.Les bagages en excédent seront, sur l\u2019ordre du passager, dirigés sur Liverpool de manière à éviter les frais de transports en grande vitesse et l\u2019ouverture des colis en Angleterre.Pour billets de passage, fret et émigration s\u2019adresser à : ALEX.HUNTER Agent d\u2019émigration autorisé par le gouvernement français.Agent de transport pour le Canada, les Etats-Unis, etc.4, rue Glück (à droite de l\u2019Opéra), Paris.Adresse télégraphique » Hunter » à Paria.4247 6289 PARIS-CANADA MINISTÈRE DES POSTES DU CANADA Ottawa, 12 novembre 1884.D\u2019après les arrangements récemment conclus avec le gouvernement français, ou peut maintenant obtenir, dans tous les bureaux de poste du Canada où l\u2019on émet des bons de poste, des bons à vue sur la France et l\u2019Algérie, payables dans tous les bureaux de poste des deux pays.J.Carling, Maître de postes général.LA NOliVIÎIXIÏ iil'.VIIi: Politique, Economique, Scion!ifHjtie rl Lilléraire PARAISSANT LE Ie'- ET LE 15 DE CHAQUE MOIS AVEC LA COLLABORATION DES PREMIERS ÉCRIVAINS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS PARIS 18, boulevard Montmartre, 18 \u2014 PARIS REVUE FRANÇAISE o DE L\u2019ÉTRANGER ET DES COLONIES Paraît le Ier de chaque mois 20, RUE BERGÈRE, PARIS L.EI Lit PLUS COMPLET F.T LF MIEUX INFORMÉ DES JOURNAUX I)E PARIS Piix de l'abonnement pour le Canada (Union postale) Un an, 72 fr.; Six mois, 36 fr.Bureaux à Paris, 9, Boulevard des Italiens.BOURG OUI S, DUCHESREAU & CIE NOUVEAUTÉS ET MERCERIE (Small Ware) IMPORTATEURS 33 a, 333, 335, rue Suint-!'nal MONTREAL L\u2019EXPANSION COLONIALE Moniteur des Colons français Revue politique, littéraire, agricole, industrielle, commerciale, financière, le plus grand des journaux coloniaux français.Paraissant tous les 28 jours, 48 pages de texte, treize numéros par année.ADMINISTRATION ET RÉDACTION DU JOURNAL : PARIS, 68, Boulevard Voltaire, PARIS Maisons Recommandées MODES A.Parent, 11, avenue de.l\u2019Opéra, Paris.CHEMISES, GANTS, CRAVATES C.Dupré, F.Ysern, 46, rue Vivienne, près le boulevard.HABILLEMENTS POUR HOMMES Cochard, tailleur, 63, rue Saint-André-des-Arts (Quartier Latin).\u2014 Maison de confiance.ontâtfV * pb$s sisulpice + De«**«*,\u2022 l|> m ni .1 Hi R E STA U R^NT m paris * Franc © - Canada LIGNE RÉGULIÈRE DE STEAMERS FRANÇAIS Subventionnée par le Gouvernement Canadien BOSSIÈRE FRÈRES & CIE S Envi CE «\u2019ÉTÉ LES BEAUX PAQUEBOTS FRANÇAIS PARTIRONT DU HAVRE Le Sully, le\t19 Juin.Le Henri-IV, le\t9 Juillet.POUR QUÉB EC et MO Lv TRÉ AL AVEC Connaissements directs pour tous les points du CANADA ET POUR CHICAGO & SAINT-LOUIS Pria?tie gtassa/fe gtttttr QDfibfc I Montreal «.JSnSCTS?U* 350f Les passagers d'entrepontseroDt pris à conditions très réduites ot par engagement spécial Le Château-Léoville est de grande marche et a de magnifiques installations de passagers S\u2019ADRESSER POUR FRET, PASSAGES & RENSEIGNEMENTS : A MM.Sossière frères & C° Havre, 47.Quai d\u2019Orléans - 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Rome, Paris.NOUVELLES SOIRÉES CANADIENNES RECUEIL DE LITTÉRATURE NATIONALE REVUE LITTÉRAIRE Paraissant par livraisons mensuelles de 48 pages ABONNEMENT : 10 FRANCS PAR AN PAYABLES D\u2019AVANCE S'adresse** à M.EMIIÆ G1HOUABÜ Administrateur du PARIS-CANADA 10, rue de Rome, 10 PARIS MH revient' t AM» Mjoni» MM» TA VMM B DEPARTEMENT DU SBCRÉTAIRK D\u2019ÉTAT OTTAW.A.(CA.KTA.I3A.) 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D.\t\u2014 Les paiements se font à 30, 60 et 90 jours.Avis aux Canadiens résidant en France la Maison Enrique Richardson, de Malaga [Espagne), se charge (sur demande du Client) d\u2019expédier franco de tous frais, en gare de n importe quelles stations françaises, les vins ci-dessus aux conditions suivantes : N° I.\u2014 Pour recevoir franco bord dans un port français, ajouter aux prix\u2019ci-dessus le 10 pour 100.N i.\u2014 Pour recevoir franco en gare d\u2019un port français, y compris les frais do douane, transit, camionnage, etc., etc., ajouter aux prix ci-dessus le 40 pour 100.N° 3.\u2014 Pour recevoir franco en gare ou domicile de n\u2019importe quelles villes françaises, ajouter au total du n° 2, le prix du chemin de fer par pelilo ou grande vitesse, et le camionnage de la station à domicile.4962 D$3D "]
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