Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
samedi 7 février 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1891-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 8» ANNEE.N\u201d 11 Paris, Samedi 7 Février 1891 PARIS-CANADA Organe Hebdomadaire des Intérêts Canadiens & Français.A BON N H MENI s j>i xx nu Numi.ro : I Aüonmmim : 25 o ntniirb b «¦< Mm- I l\u2019iidn 12ir.50 S2.50 Emile GIROUARI).\ts Maurice O'REII.I.Y.*< i ?Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX 10 rue de Rome.Paris ON SABONNK \\ Mo> TUI \\I, ¦ Fabre .l.oNURI- Canadian Government Offices 1\", Victona ilrtTt.s.W.\\ (il\u2019N'ÉVE au j r imai La Tribune.l\u2019.Itl'Xr.l.l ! - a i\u2019u;ü,,\u2018 (iuli i Lebégue etc SOMM A IKK J tr le Jour.\u2014 Revue.\u2014 Notice.\u2014 Echos.\u2014 l, s (n ir.die«> a Vans.\u2014 t'kambre de commerce fraa~ \u2014 l.u< Sa< nt-Jean.AU JOUR LE JOUR I,(s dépêches officielle*; reçues d'ottawa annoncent que le Parlement ferrai a été diss- us.La nominate u «le-» candidats aura lo u |t 'ili i'i \\ l ier et l'élection le .\"> mars.Sir (diaries Tapper, llaut-Uoinmissaire du Canada à Londres, vient d arriver a (Utawa.La conséquence des élections, l\u2019honorab e M.Mercier a ajourné son voyage en France.Le cabinet de Sir John Macdonald en appelle au jais pour en obtenir un nouveau mandat de confiance avant d\u2019entrer en négociations avec le> Etats-Unis pour la conclusion d'un traite de mmerce.Les pourparlers pqurrmtau- jusqu\u2019ici n\u2019ont été que pri liminaires.Le gonjverm*-ment canadien, avant d aller plus loin, croit née* vsaire de montrer «pi\u2019il est en pleine possession de la confiance publique.(*n semble convaincu, a Ottawa, que M.Blaine ne traitera que lorsqu\u2019il sera en présence d un cabinet re\\etu d\u2019une telle autorité.Alors, plutôt que de renonce i à une entente vivement désirée, en particulier par les Etats limitrophes du Canada, il s* Ta de bonne composition.Ht si* taisant, de part et d\u2019autre, des concessions équitables, on tomberait aisément d\u2019accord sur un arrangement qui mettrait tin à tous les différends et placerait les relations entre les deux pays sur un pied satisfaisant.La campagne électorale qui s ouvre, et qui sera aussi courte qu\u2019animée, a cela de particulier qu'elle excitera chez nos voisins un intérêt qui a fait defaut aux élections précédentes.D ordinaire, les Américains ne portent aucune attention aux élections canadiennes et se bornent.!o jour venu, a donner le résultat du scrutin dans une colonne éloignée de la page principale du journal.Cette fois, la question en litige les touche de près, et il est à présumer qu\u2019elle aura raison de cette indifférence.Plusieurs des orateurs de la gauche, sir Richard Cartwright, M.Longley, M.Laurier lui-métne, ont passé la frontière et porté la parole devant des réunions américaines, dans l\u2019espoir d\u2019y provoquer des manifestations de nature à convaincre l'électorat canadien que leur avènement au pouvoir aplanirait les obstacles et amènerait une entente entre les deux pays.Le chef de la gauche, M.Laurier, dirige un mouvement unique dans notre histoire et qu\u2019alimente un double courant d\u2019opinion.C'est un rôle singulièrement délicat et difficile, mais dont on peut compter qu'il se tirera avec honneur, grâce au tact parfait, à la mesure exquise qu'il a apportés jtisiju\u2019i'i à tous les actes de sa vie politique.11 est digne de remarque que ce soit un Canadien-Français qui dirige une pareille evolution dont l'effet, a toute éventualité, est un rapprochement sensible entre les deux groupes d'origine anglo-saxonne de l\u2019Amérique.Les gens pressés de conclure, et où il y en a-t-il autant qu'en France '¦ vont peut être en tirer cette induct: n que M.Laurier, dans sa préoccupation dominante, dans son désir d unir ces deux groupes, perd de vue son propre groupe, le grou; e français.Ils se tromperaient.Si M.Laurier e>t arrivé, sans eflort.à se taire agréer comme un interprète sur et fidèle du sentiment anglais, on n'a pas vu pour cela s\u2019altérer en lui le patriotisme français qui s** combine tort bien (q,p/ nous avec le patriotisme canadien.Ce sont là deux sources d\u2019inspiration, rivales et non pas ennemies, se reflétant à merveille dans son éloquence, très française d\u2019esprit, très anglaise de forme et de ton.REVU K La Reforme sociale publie une intéressante étude de M.J.Cazajeux sur Y Emigration cana-dienn -fed* çaisecUins la Nouvelle-Angleterre, au sujet de l\u2019étude du Père Hamon insérée dans les R (iules Religieuses et que nous avons signalée.\\ la crainte souvent exprimée que les C ina-diens-Français émigrés aux Etats-Unis ne s'américanisent, l\u2019auteur répond: Cest là ce que démentent les faits.Ou est plus Français que jamais dans les paroisses canadiennes de la Nouvelle-Angleterre et le flot des nouveaux arrivants y monte toujours, de telle sorte qu\u2019il faut que les Américains renoncent a l\u2019espoir de l\u2019assimilation qui leur réu-sit parfaitement avec les Irlandais, beaucoup moins déjà avec les Allemands, mais pas du tout avec les Canadiens de l'Est.Les uns s'en affligent et redoutant l\u2019avenir cherchent vainement les remèdes, car c\u2019est au début qu\u2019il aurait fallu s\u2019opposer soit a lcmigrali n, soit à l'émigration autonome des émigrants.Les autres en prennent leur parti en reconnaissant soit au point de vue industriel, soit au point de vue religieux, s'ils sont catholiques, qu'il y a la un contingent de forces dont pourra profiter, même son- se l\u2019assimiler et même sans l\u2019aimer, la grande nation américaine.Plus loin : Le Père Hamon montre les Canadiens-Français possédant ces trois forces qu\u2019il sera bien difficile de détruire: 1\" la paroisse catholique, avec son église et sou école Irai.raises : l * des mœurs sociales qui ne se prêtent guère a l\u2019assimilation américaine ; :c enliu, une position géographique qui les aidera fortement a conserver leurs idées nationales, et leur permettra toujours de réparer facilement les pertes partielles qu'ils feront aux Flats.Cette proximité de la mère-patrie les différencie absolument des autres races, Irlandais, Allemands.Italien-, Français delà Louisiane.Lue permet de faire, sans tomber dans le lève, toutes les suppositions : le contact n\u2019est jamais rompu entre l\u2019avant-garde du peuple canadien et le corps principal qui sépare une simple frontière ideale.Le Journal des Débats publie une lettre de Montréal a i cours de laquelle le correspondant exprime lavis que les négociations pour un traité de commerce entre Londres, Ottawa et Washington sont assez avancées « pour qu on ne puisse douter de leur succès ».11 ajoute qu en février ou mars, le gouvernement canadien serait en mesure de l\u2019annoncer au pays et profiterait du grand effet que produirait cette nouvelle « pour enlever les élections ».D\u2019après le correspondant canadien, le point difficile était d\u2019amener les « Américains a nous faire des ouvertures lorsque, depuis 18bf, ils ont repoussé toutes les nôtres ; d autre part, a entraîner les Anglais à les favoriser, lorsque toutes les concessions faites aux Etats-Unis seront autant d'avantages enlevés au commerce anglais ».En manœuvrant très habilement, le gouvernant canadien y serait parvenu. O 1WHIS-CAN ADA Notico r.-v Q .\\fgrdc L ira |\u2022 mi- ;\u2022 êque d Québec, par l\u2019abbé Augu-te i.os> :.:s, \u20182 volumes, L.-.I.Demers et frère, < lit- urs.Québec.Cet ouvrage, qui est en même temps qu'une < ililiante biographie un livre d'iii-tou-e du plus haut int* ré;.a ét étudié et composé* avec une rare conscience t f : U avec un talent arrivé à maturité.On p ut dire que mi^ ce suji t et sur cette grande ligure qui t.n; un ?place prépondérante dans une période si e msid- ruble, \\ >t un livre i '-tinitif.Il fixe l>»us les paints c ntl v -s d\u2019une main délicate, respectueuse \u2022 t n a ie.On sent partout à quel degré l\u2019auteur e*t p- n- tré d\u2019admiration et de vénération pour l'iiiustre prélat, d\u2019émotion en retraçant ces jours an cens de la période quasi-h-;roïque de notre existence nationale.Dans le tableau des quaiit s natutv lies de si n esprit et de sou cœur, il ie fait vivre devant nous.Au physique, Mgr de Lavai était d'une ' dll au-dessus\tyenn\t:un d de conformation.Les traits \u2022 s m visage, s.m-ètre beaux, étuieut nobles et régulier».avail le ¦ .\tgagé.i\tpro- nonce, la bouche et les lèvres pleines :e distiu \u2022-lion.La vieillesse avait répandu - ir ;.g- un peu austère je ne sais quel air : b uhomie, jui rassurait d'av.nce ci i.x qu.avai ni a un j at i .Tout dans sa pers mue et dans sou extérieur était noble et reflétait la haute c lucufion qu'il avait re«;ue.On sentait, en l'approchant, qu\u2019on aval allaire a quelque descendant de ces iiiusln -s familles de France, d ni l'origine se per - i de.us la nuit des temps.* Il n\u2019y avait pas de pre ta t dans l\u2019église, dit M.de la Colombièze, qui sortit d\u2019un \u2022 mais ui plus titrée, plus élev ;\t- 1 .\tMont- morency.Le sang : venait de sources de noblesse si pures et si anciennes, que, excepté les maisons des pri.res et des souverains, i! n'y a point de maison au monde qui soit au-dessus de la sienne.» Chez ce noble rejeton du premier baron chrétien, rien de petit ni de mesquin, rien su:*'ut d'affecté.Mgr -le Laval avait les belle- et grandes manières, la pohle.-se exquise et la noble simplicité du grand siècle.I.fallait le voir, surtout les ; ears rie grandes fêtes, quand il officiait dans -a cathédrale.juand il donnait solennellement sa beneiieti u aux fidèles, ou encore quand il as-istait aux séances du Conseil souverain, ou , n bie maintien, que lie dignité, quelle autorité?I veut, écrivait Marie de l\u2019Incarnation, que tout se fasse avec la majesté convenable a l'église, autant que le pays peut le permettre.» Dans la vie privée.îi ne perdait jamais cette di~-tincliou native; et - on n pouvait taire son admi-rution, quau'l ou mettait .-a moJestie, ses austérité- effrayantes, son pr fon ! det ich'-u -ni, en pré-sence des honneur- et des dignit s qu'il aurait pu avoir en France.« Quand on pense; di.-ait M.de Champignv, que cet homme, s'il fût resté dans le monde et a la cour, aurait posse lé, par ses mêmes et ses tares qualités, les premieres charges de l\u2019Etat.» Les facultés do Son esprit étaient à la hauteur de sa naissance.Il l\u2019a bien prouvé per les œuvres qu\u2019il a accomplies: l\u2019organisation d\u2019un vaste diocese dans des contrées encore sauvages, ia création d\u2019un séminaire, la participation qu'il a prise à rétablissement du Gous-il souverain et a tout ce qui pouvait intéresser le bien de la colonie.Son âme était ouverte a tout ce qui est beau et digne de l\u2019admiration des hommes.Nos grands fleuves, nos lacs et nos montagnes, nos forêts immenses, excitaient, ou le gait, son enthousiasme; et quand ses occupations pouvaient le lui per mettre, il n\u2019uvdit pas de plus grandes jouissances que d'aller se repeseï au pied du cap Tourmente, ait m ieu de cette nature si ricin r >i attrapante de Sa.nl-Joachim.Nous signalons ce bel t livra» i tous croix «pu s'intéressent à l\u2019histoiiv des Français en \\mé-rique.I.\u2019œuvre est vrnim ut magistral**, du sentiment le plus : i -1 \u2022 *, d\u2019un style atta liant, précis et (ie la meilleure
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.