Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 juin 1895, samedi 15 juin 1895
[" PARIS-CANADA RÉDACTION HT ADMINISTRATIF) Rue de Rome, ÎO e des Intérêts Canadiens et Français 4- WNONCKS HT H ICI.AMIS aux Buraaux du Journal Paris, Samedi IG .Juin 18 DG 13 Année - N I Directeur : PAUL FABRE ABONNEMENTS : Un An, 5 francs 8 I.00 l'ARJs : 10.Rue de Rome MONTH K AI.: Fabre et Gravel IjrKhKC \u2022 S.Marcotte LONDRES : Canadian Government Office» 17, Victoria Streit, S.\\V.HRI'XEI.LKS i 1 office de [nihlicitc Lebégue GENÈVE : au journal La Tribune 80MMAIRE Eête y at tonale.\tImpressions tie Voyage.Ait Jour le Jour.- Echos.Les (Jantt-tliens à Paris.Etudiants ( iatuidiens en E rance.\u2014 .1 1 racers Pans.FETE NATIONALE La Société .Xalionalc (htnudienne Française Saint-./cun-llapi iste t/c Paris célébrera notre Fêle Xationale /as moins besoin d'indulgence que le passé, trouve en lui un juge é«[uitable, un témoin ! plein «le générosité et «h* largeur d\u2019esprit.Mais, du reste, notre auteur ne tarde |>as, sauf à avoir l\u2019air «le se contredire, à remettre les choses au point.Parlant du collège que dirigent les Sulpiciens, décrit : J'ai trouvé «liez ces excellents maîtres un esprit d'initiatice, une ardeur as le cousin «le M.de Rothschild, s\u2019est-il écrié, je «h>is renoncer à faire le généreux, ('/est bon pour les gens «jui sont en peine pour placer leurs revenus, e!c.» 9 PARIS-CANADA Ne vous parait-il pas qu'un piètre devrait mieux eonnaitre l\u2019étendue des générosités que l'Eglise attend des fidèles, en particulier d\u2019un simple abbé en voyage, et ne pas ignorer qu\u2019on ne force pas ainsi les gens à construire une chapelle, en leur remettant un imprimé?C\u2019est par Toronto que l\u2019abbé est entré au Canada et la description qu\u2019il en fait dans les lignes suivantes, est tidèle : Ce qui frappe le voyageur qui débarque pour la première fois à Toronto, o\u2019est la physionomie tout anglaise de la ville.Au lieu tie ce provisoire qui caractérise toutes les habitations américaines, ou constatequ\u2019ici tout est délinitif.Les monuments officiels, églises, hôtels-de-ville, banques, théâtres et écoles font honneur à la cité.Il semble même qu'ils aient été construits avec un goût plus s hr qu'on ne le fait communément en Amérique.Ceci est amusant, même si ce n\u2019est pas j lout à fait certain : On fait observer le repos dominical jusqu'aux tramways électriques: ils restent en détresse dans les rues à l'endroit précis où ils étaient au premier coup de minuit, dans la nuit du samedi au dimanche.\u2022 aurions voulu citer un très bel éloge de l'abbé Enflamme et nous arrêter sur les passages relatifs à IT\u2019nivcrsité-Laval.Reproduisons, du moins, ce tableau de Québec \\u de la terrasse Dufl\u2019erin : De ce point, très animes en été, on jouit d un spectacle absolument merveilleux.A gauche, on aperçoit bile d\u2019Orléans a\\ee -es clochers pointus, et, par-delà, la cascade de Montmorency qui ressemble à un Ilot de neige croulante ; en lace, sur l'autre rive du Meuve, c'est la coquette et charmante ville de Lévis, et tout autour, un peu en arrière et comme pour fermer l'hori/.on de Lim bec, la chaîne de- Laurentides, lesquelle- ne sont pas d'un pittoresque grandiose, mai- dont le-esearpemeuts bleutés sont revêtus d'une grâce légère et harmonieuse.L'ensemble est admirablement beau.La ville, le Meuve et les montagnes donnent à l'Aine une telle fête que l\u2019on voudrait demeurer toujours en cet endroit et ne plus bouger, de peur qu\u2019en approchant pourvoir le détail, le charme ne s'eiix olAt.Relevons, cependant, avant de fermer ce charmant ouvrage, une appréciation où h* faux sc mêle encore une fois au vrai.Parlant du monument élex c à la mémoire de Montcalm et Wolfc, l\u2019abbé Lacroix fait Est - il bien sur cependant d\u2019avoir retrouvé sur son carnet cette note sur le chemin de fer du Grand-Tronc : « Les wagons sont dépourvus de tout confortable et les trains marchent avec une irrégularité inconcevable.» La première visite du voyageur à Montréal a été pour le parc Sohmer.Il y a vu là de près le bon peuple de nos faubourgs et a été frappé de son air joyeux et bon enfant.« C\u2019était des éclats de rire sans tin, comme on n\u2019en entend pas à Toronto.» Une comparaison entre les deux races s\u2019imposait et en voici la conclusion : 11 est évident que -i les Anglais ont pour eux la réflexion, la prudence et l'esprit d'observation, on ne saurait refuser aux Français ees qualités de finesse, «l'entrain et de gracieuse urbanité qui sont le charme de la vie.Notre part ici, contrairement aux intentions de l\u2019auteur, sc trouve un peu faible.En réalité, au contact des populations anglo-saxonnes, nous avons pris quelques-unes de leurs qualités et elles nous ont, de | leur côté, emprunté quelques-unes des J nôtres.G\u2019ost très frappant, pour qui y j regarde de près.Du haut de la montagne il a entrevu le pont \\ ietoria qui, « de loin, a l'humble apparence d'un pont de chevalets ».et.aussitôt l'homme du passé se retrouve en cet abbé moderniste et proteste par celte exclamation à laquelle nous faisons écho : « Combien sont préférables, au point de vue du pittoresque, les courbes harmonieuses de nos vieux ponts de pierre ! » Poursuivi par l\u2019absence du pittoresque, il aurait souhaité faire la descente des rapides de Lachnc en pirogue.Il se venge de ce mécompte en assurant que celte descente rappelle la promenade de Paris à Saint-Germain.Oui, comme la Seine elle-même rappelle la mer, vaguement.Mais nous ne voudrions pas avoir l'air de critiquer ainsi par le détail cet aimable volume écrit par un homme très sympathique.Nous engageons le lecteur à le lire, en allant de Paris à Saint-Germain ; il passera ainsi une heure très agréable.Nous les réflexions suivantes : Au premier abord, uii trouve un peu -iugulier ee patriotisme eu partie double, cette association des vainqueurs et des vaincus dans une égale apothéose ; mais c'est là le résultat d'un état d Ame tout spécial, à la fois sentimental et rusé.Les Canadiens aiment la France dont ils sont sortis, et j'aurai occasion de donner à ee sujet les preuves les plus décisives ; mais il- se sentent aussi dans l'obligation d'être les loyaux sujets de I Angleterre.Pour satisfaire leur co ur et leur intérêt, ils se sont fabriqué une patrie factice, honorant dans un même culte des gens qui se flattaient avec fureur il \\ a cinquante ans.A vrai dire, eet éclectisme n'est pas dépourvu d'une certaine noblesse.Lu tous cas, il prouve «pie les deux races -ont capables de cohabiter l'une à côte de 1 autre et cette tolérance réciproque leur fait le plus grand honneur.Il n'y a ni éclectisme ni ruse dans l'affaire, qu on veuille bien le croire, ef rien ne seul moins 1 adresse que 1 attitude de la popula-lion française vis-à-vis des autres populations au Canada.Très sincèrement, elle fait et dit ee qui lui convient.Elle ne met aucune sorte de diplomatie ou de réserve dans 1 expression de ses opinions.Comme leurs frères de France, les Canadiens ne possèdent aucun des dons qu\u2019on loue chez les Italiens.La trop grande souplesse n\u2019est pas notre tait, non plus que le vôtre, amis de Franco.Seulement, dans une situation differente, au contact journalier ax ee tant de forces diverses, nous axons appris, mieux que vous, non pas à ruser, mais à nous prêter aux arrangements honorables, aux compromis justes et nécessaires.Et lorsque notre auteur nous dil que, pour satisfaire notre m*ur et notre intérêt a la fois, nous nous sommes fabriqué une patrie lactiee, 1 expression a certainement dépassé sa pensée, comme il arrive souvent dans le discours.Le mot est, dans tous les cas, assez malheureux, quoique l\u2019auteur se hâte d'ajouter que 1 éclectisme qu il nous prête n\u2019est pas dépourvu de noblesse.La patrie que nous servons est bien réelle et vivante ; sans oublier 1 autre, la grande, celle d oit nous sortons, nous l'aimons comme bien nôtre 1 ombeati de mes aïeux et nid de mes amours.Au Jour le Jour Le garden party donné à l\u2019ambassade d'Angleterre, la semaine dernière, a été non seulement très brillant, comme toutes les fêtes ordonnées par lord I)uf-ferin, mai Ire de maison incomparable, mais encore extrêmement anime et cordial.Le * e, vraiment supérieur et tout à fait aimable, qui représente l\u2019Angleterre à Paris, a vu peu à peu dispuraitre, sou-sa bonne grâce et son sincère désir de réussir dans ce milieu si bien fait pour -a parfaite élégance d esprit et de goût, |-Icgères prêxentious qu ax aient sotilex ées au début le renom d'habileté «pii l\u2019avait précédé parmi nous et avait mis un peu rit garde contre lui le- gens dit' et.'tnent sur le- -t.»m\u2022 puissent voir, -ont renommes P\"'ir leur confort et I excellent n ménagement qu'ils offrent < ' pa-sHgers I toutes I - '\u2022la-*'-.Pour plus .impies Renseignements, Fret, billets, etc s'adresser a HENRY GAZF et Fils ?, Hue Scribe} Paris AlilMs .> f N K I.AI X l\u2019OlIII 1 X MIAMI VOYAGES SUR LE NIL M M.Gaze et pils sont les souls agonis pour ' -paquebots
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