Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 juillet 1896, mercredi 1 juillet 1896
[" 14 A\\m:i.\tParis, ltfr Juillet 1896\tN n.PARIS CANADA ORGANE DES INTÉRÊTS CANADIENS ET FRANÇAIS PARAISSANT l_ E 1er ET L_ E 15 DE CHAQUE MOIS \t«\t\t\t\u2014\t\t ABONNEMENTS\tPAUL FABRE, Directeur\tBUREAUX France\tCanada Un an\t 10 fr\t *s 2 Le numéro.\t25 centimes .5 cts.\t\t10 \u2014 Rue (Je Rome \u2014 10 PARIS Annonces, Réclames et Faits divers AUX BUREAUX 1)1 JOURNAL\tRODOLPHE BRUNET\t30 et 32, rue St-Jacques \t\t.MONTREAL.\tADMINISTRATEUR ET SECRÉTAIRE DE LA REDACTION\tArthur BRUNET, gérant pour le Canada V SOMMAIRE \\ Les Elections.lia Fête Nationale.La Presse parisienne et la fciu.il Jean-Baptiste.Le Carnet.du Paris-Canada.Le Congrès des Chambres de commerce de l\u2019Empire.Échos.Les Canadiens à Paris Courrier des.Théâtres.Hector Fabre.I Darbois.\tj i X.Hodolphe Brunet Lucien Delort.Darbois.K.B.Baoul Bresseau.LES ÉLECTIONS Les élections qui ont eu lieu au Canada dans la journée, maintenant mémorable, du a3' juin, ont été favorables aux libéraux.M.Laurier soi t de la lutte avec une majorité de 3a voix, selon les dernières dépêches.Cette majorité est prise presque loul entière dans la province de Québec.Ce résultat avait, dit-on, été pressenti par Sir Charles Tupper dans la dernière phase de la lutte, lorsqu'il avait vu que la province de Québec, qui a maintenu pendant tant d'années Sir John Macdonald au pouvoir, ne se ralliait pas spontanément autour de lui.Avec son sens politique très avisé et sa longue expérience, il avait compris, dès le premier jour, qu\u2019il faudrait un ellort extraordinaire pour emporter la victoire, et il ne s\u2019y est pas épargné.Jamais chef de parti n\u2019adonné de sa personne iw-oc tant vie vigueur, fl avait Trouvé «u mois de janvier le parti conservateur désuni et démoralisé.La situation était comme désespérée.De fait,la retraite de sept ministres venantaprès celle de M.Angerset semblantconfirmer les soupçons qu\u2019elle avait fait naître sur le manque de cohésion et d\u2019entente ducabinetsurla question des écoles,avait porté au parti conservateur un coup dont il ne s\u2019est point relevé.Le retour de M.Vngers aux affaires après sa retraite n\u2019a pu éloigner des esprits la pensée qu\u2019il se sacrifiait une seconde fois pour une cause qu'il jugeait sacrée, et que peut-être après la lutte électorale, il se trouverait, en face des mêmes obstacles sur lesquels s\u2019était précédemment brisée sa volonté.L\u2019opinion française n\u2019a pas eu foi dans le le moyen héroïque qu\u2019on lui offrait ; elle n\u2019a pas cru que Sir Charles Tupper et M.Angers, malgré leurs fermes résolutions d\u2019aboutir, trouveraient dans une majorité hésitante et ralliée à grand -peine la force suffisante pour dompter la résistance du Manitoba et les hésitations intermittentes (l'un certain nombre de leurs paVtisans.EL.* a préféré s\u2019en remettre à la politique de concilia- tion proposée par M.Laurier, assuré du précieux chef de lî^randcpiovkiwô d\u2019Ontario.M.Movvat, pour le règlement de la question scolaire el l\u2019apaisement.C'est Jà la cause immédiate el directe de la déroute du parti conservateur dans la province de Québec ; il y en a une autre plus générale, (pii s\u2019étend au parti conservateur dans tout le Dominion.Lorsqu'un pari i a régné aussi longtemps, la dis-parition de sou chef,lorsque ce chef c-l un homme de la valeur el de l\u2019habileté de Sir John Macdonald, amène fatalement une crise.Il est san-exemple qu'une catastrophe ne suive pas de près une si grande perle.V la mort de Sir John Macdonald, la crise aurait certainement éclaté si elle n\u2019avait été conjurée à la fois par le prestige de Sir John Thompson et l\u2019adresse de Sir John \\hbotl, celle-ci singulièrement servie par la diversion créée parles embarras (pii assaillirent M.Mercier à son retour de France : et si.d'autre part.M.Laurier n\u2019avait préféré attendre l'appel au peuple plutôt «s*» O PAULS-CANADA saluaient avec une émotion commune l\u2019image do la patrie.La messe a été «lift» en la chapelle «les Dominicains, laubourg Saint-Honoré L\u2019abbé Gustave Leclère officiait.Le Très-Révérend Père Itoulenger, provincial «le l\u2019«h«lre, a bien voulu, en souvenir «le son séjour au Canada et «Je l\u2019aH\u2019ection «pi\u2019il porte à nos coi iotes, prononcer l'allocution de circonstance.Ses paroles éloquentes, «pie nous avons saisies au passage et que nous reproduisons, ont vivement touché l\u2019auditoire : Mes Frères, Dans les familles chrétiennes, quand un petit nouveau-né a été déposé dans son berceau, on lui cherche au ciel un protecteur dont le nom deviendra le sien.Et désormais tous les ans, en même temps «jue l'on célébrera la fête «lu saint, on célébrera la fête de l\u2019enfant.Le peuple canadien est bon chrétien.Il était encore au berceau et il s\u2019est lui-même choisi son patron dans le ciel, Saint-Jean-Baptiste, et aujourd\u2019hui vous venez célébrer à la fois, dans notre Eglise, et la fête de votre saint patron et votre Fête Nationale.C\u2019est de tout e«eur que je viens vous souhaiter votre fête.Je no suis peut-être pas tout à fait étranger au v^HiDiçu de vous.Depuis unc^dain nombre d\u2019années, ' làTrovince dominicaine deFranco «jue j\u2019ai l\u2019honneur «le représenter en ce moment, s\u2019est répandue au Canada et aux Etats-Fnis dans les Etats limitrophes.Et il me semble voir d\u2019ici nos Frères de saint-Hyacinthe, d'Ottawa, de Lewiston, de Fall Hiver célébrant dans leurs paroisses, la Fête Nationale du Canada.Ils me seront, j'en suis sur, reconnaissants d\u2019avoir interprété leurs sentiments devant vous.Mais je ne veux pas vous laisser croire que le sentiment de sympathie que nous éprouvons pour vous n\u2019est dû qu\u2019à ces rapports auxquels je viens de faire allusion et lc Français, La (lazelle européenne.L'Evénement.La Libre Parole, L\u2019 Iulorilé, La Liberté, Ije Temps, Xew-York lierait.Le Moniteur Universel, La Vérité.Le Patriote, The Pali Mall Gazette, etc., (de.Merci à tous nos confrères.I).Carnet dû \u201cParis-Canada\" Nous apprenons que notre compatriote le docteur Martel, qui a fait ici de brillantes éludes comme -wtuliste, va s\u2019établir à Boston.Nous sommes conxaincu que le docteur Martel dont le savoir et l'habileté ont été très appréciés à Paris, ne lardera pas à se créer aux Etats-Unis une réputation enviable.A la suite de la réception de la me Marbcul.les Canadiens se sont réunis à l'appartement des docteurs Lasnier et Rousseau, sur I invitation de ces deux aimables médecins.La réunion a été marquée par cette cordialité et cet entrain qui ne font jamais défaut aux l\u2019êtes canadiennes.Le champagne a arrosé une série de toasts patriotiques.On a chanté à nouveau les vieux airs canadiens qui mettent la joie au cœur.Les Canadiens présents étaient : docteurs (Juillet, Gauthier, Lesage, Lasnier, Mercier, Rousseau, Saint-Denis, Samson avec M.l\u2019abbé Fillion, M.ThéoDubé, artiste, et moi-même.Il était impossible, à la nouvelle de l'événe-nement politique dont le Canada venait d'être le théâtre, de ne point parler politique.Les deux partis étaient représentés à la réunion, et après I un débat courtois et amical, les libéraux résolurent d\u2019envoyer une dépêche de félicitations à M.Laurier.On voulut bien m\u2019en confier la rédaction.En voici le texte : Honorable H ilfrid Laurier.Enthousiastes et iinccres félicitations des Canadiens à Paris : Docteurs Louis Gauthier.\u2014\tNoël (Juillet.\u2014\tHenri Lasnier.Vldéric Saint Denis.Théo Dubé, artiste.Louis Larose, artiste.Rodolphe Brunet, journaliste.Au milieu de tant de bonnes nouvelles et de félicitations de partout, l'honorable M.Laurier a cependant, dù être heureux de recevoir de Paris les bravos des Canadiens, ses lointains mais sincères admirateurs.\u2022 # M.l'abbé a Courras béni, samedi, à Saint-Honoré d\u2019Eylàu, le mariage de M.Harry Monlun avec Mlle Hélène Giles, petite-fille de M.Spencer, ancien consul-général des États-Unis à Paris.Les témoins étaient pour le fiancé: M.Hector Fabre, commissaire général du Canada à Paris, et le marquis de La Vcrpillière, ses cousins; pour la fiancée, le général Meredith Read, ancien ministre plénipotentiaire des Etats-Unis, et le comte de Pontevès.# * Notre confrère Le Monde Illustré, de Montréal, est toujours de plus en plus intéressant.Les gravures, admirablement faites, expliquent la vogue du premier journal illustré du Canada.Voici le sommaire du numéro du
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