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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
vendredi 15 juillet 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1898-07, Collections de BAnQ.

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[" 16e ANNÉE Paris, 15 Juillet 1808 w W , £S IfJTÉKÊTS PjR.G^r4*\"¦ Canadiens a Français - Paraissant let' s le 15 de chaque mois F K A N C F , anm mfnth : î\u2019h an.10 fr.! >\u2022» Ann >nc*\u2018t us avons sans cesse à écarter de la phrase les anglicismes qui, indiscrètement, s\u2019y glissent.L\u2019oraUur n\u2019a pas à se urveiller à ce point, et la phrase correcte n est pas la règle absolue de la tribune : la voix, le geste, la véhémence et l\u2019ampleur des périodes, étouffent le bruit de la légère et inévitable incorrection qui ne frappe que les doctes auditeurs.Parmi ceux qui ne sont plus, M.Chauveau a été le plus pur et le plus correct de nos orateurs ; sans écrire ses discours, il parlait toujours comme s il les écri- vait.C\u2019était un orateur parlementaire exquis : chaleur, mesure, élévation, aucune qualité ne lui manquait.Si 1 Académie française faisait place aux Français de l\u2019extérieur (mais peut-elle y penser lorsqu\u2019elle est absorbée par son dictionnaire?), sa place s\u2019y serait faite naturellement.Taine, qui avait eu la curiosité de connaître Mercier pour une de ses monographies à venir, aurait trouvé là l\u2019occasion d\u2019un beau développement académique.Il ne faudrait pas oublier Drummond et Loranger.C est dans la défense des accusés de l\u2019insurrection de 1837 que 1 )rummond se révéla tout d\u2019abord.Au cours d\u2019un portrait trè> bien tracé, et qu\u2019il faudrait retrouver dans la collection du /J/VS, Joseph Doutre a peint en termes lumineux cette apparition d orateur dans le prétoire.Ce fut une musique merveilleuse dont les accords retentissaient encore aux oreilles de tous ceux qui les avaient entendus; musique d\u2019autant plus délicieuse qu'elle succédait à des heures de terreur et adoucissait de poignantes angoisses.Loranger était un parfait et supérieur avocat parisien transporté en Amérique.Lorsque de sa voix un peu câline, de son argumentation lumineuse, il abordait les questions politiques à la Chambre ou lev affaires au Palais, aussitôt la pleine lumière se faisait dans les esprits.Les saillies se pressaient les unes après les autres, sans s\u2019entrechoquer, dans un ordre parfait et cependant tout spontané.Cela jaillissait de source, d'une source intarissable à la limpide surface.Notre pays n'a cependant produit que deux tribuns hors pair : Papineau et Chapleau.Le premier a été un tribun de combat, et quel tribun ! Moralement et physiquement, c était un dominateur.De la tète, il dominait la foule, et la commandait ; avant d\u2019etre son oracle il était son maître.On l\u2019aurait cru taillé dans la chair antique encore vibrante.La première fois qu\u2019on le voyait, on pensait voir apparaître à la tribune \u2014 aux Rostres \u2014 un Romain.Chapleau a été le tribun des temps constitutionnels, la sirène des luttes paisibles.Il avait l'aspect, la voix, l\u2019élocution d\u2019un charmeur.C\u2019était un séducteur de peuple ; il enchaînait la foule à sa parole, élevée, fleurie, enchanteresse.La Grèce aurait reconnu en lui Apollon descendu parmi les citoyens assemblés.Il paraissait, et la foule était conquise, enchaînée à son char.Avant même d ouvrir la bouche, il aurait ainsi mené la foule à sa suite, guettant sa parole, des journées entières.Enfin, après un silence, il parlait, il parlait des heures entières, et la foule à la fin lui dirait : Parlez encore, parlez toujours! Et il recommençait après l\u2019adversaire, se modelant s\u2019il le fallait sur lui : agressif avec les agressifs, enjoué, avec les badins.Et le peuple en se retirant lui criait : A dimanche prochain (car au Canada, les orateurs populaires parlent au peuple, comme les curés, le dimanche, après la messe).S il l'avait voulu, il aurait fait durer la période électorale des saisons entières.On invalidait des députés, rien que pour fournir à Chapleau l'occasion de discourir devant le peuple.Au parlement de Ouéhec, arène choisie, sorte d Académie, il a été tout à fait lui-même.Il a fait durer des séances, qu'il remplissait à lui tout seul, selon son bon plaisir, tribunes bondées.M.Joly, critiquant avec infiniment d adresse et d\u2019humour, ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler les actes du gouvernement, lui fournissait l\u2019occasion favorable.Dans le cours harmonieux ou tumultueux de sa harangue, Chapleau entraînait toutes les questions, évoquant les plus lointaines images et allant chercher au loin les plus proches solutions.« 9 PARIS-CANADA L horizon alors s\u2019agrandissait, et cette petite scène parlementaire devenait un grand théâtre.A Ottawa, Chapleau n\u2019a point donné toute sa mesure.Iln y aurait pu occuper tout à son avantage que la première place.Sir John Macdonald, qui l'admirait infiniment, lui disait en souriant un jour qu'il l'écoutait dans une grande réunion publique : Il n\u2019v a qu'une place qui puisse vous convenir, la mienne, et vous ne \\oudrez pas la prendre tant que je serai là.Comme avocat de Cour d'Assises, Chapleau a été sans conteste le premier de tous.Le jury ne lui résistait jamais ; en l'entendant, les accusés croyaient à leur propre innocence.Comme le lui disait un jour un jeune et encore naïf coquin, qu\u2019il avait sauvé : Ah ! M.Chapleau.j\u2019ai été bien coupable, mais je vous promets de ne pas recommencer, il convertissait à 1 honneur les gens qu il faisait acquitter.Tribun, orateur, avocat, dont il restera une légende qui ira grandissant dans la mémoire du peuple et l'imagination attendrie des survivants.Hkctor FABRE.LA TILLE DE TORONTO NOT LS DE VOYAGE Nous empruntons aux Notes de Voyage, de M.Pau! Fabre, publiées ici même, le chapitre qu\u2019il y a écrit sur Toronto, et auquel la prochaine Exposition donne un regain d\u2019actualité.A TORONTO Dans le train qui nous emporte vers la capitale de la province d\u2019Ontario, nous recueillons nos impressions et nous causons un peu de tout.Et d\u2019abord comme toujours, de I-rance dont les journaux nous suivent régulièrement et ramènent nos pensées vers Paris.Comme il est difficile de s\u2019**n détacher tout à fait, ceP;fris! On le voit toujours, ce point iumineux.do quelque cote qu\u2019on regarde.La pensée y revient, aussitôt qu elle ost laissée a elle-même t c\u2019es là seul que régnent sans partage l\u2019esprit, l\u2019art, la fantaisie, la gai té, qui ont des intermittences ailleurs, dos retours iré-quents vers la réalité simple.Les imaginations gaies qui remplissent ces feuilles diverses font plus de plaisir, à cette distance, que \u2014 tranchons le mot, dirons la chose \u2014 la découverte de l\u2019Amérique.Ah! si Emile Goudeau, Alphonse Allais, George Auriol, ^avaient combien ils contribuent a la joie universelle, à l\u2019allégresse de l\u2019bunianit\", combien ils sont nécessaires aux hommes, ils no seraient pas si paresseux et ils écriraient un volume par-jour.Mais nous y perdrions de les voir si souvent eu café ; n\u2019insistons donc pas.Et néanmoins, dans ce train rapide, nous les oublions bientôt.Le spectacle est si différent de celui auquel nous sommes habitués, que le contraste nous empoigne.Dans ce vaste wagon admirablement aménagé, où l\u2019on circule comme à l\u2019hôtel, distribue des poignées de main comme dans la rue, dort comme chez soi, nous n\u2019avons garde de regretter les compartiments où l\u2019on range les voyageurs par huit, en Europe, sans qu\u2019ils puissent bougerautrement qu\u2019ensemble et en dérangeant le voisin.Vous connaissez le mouvement : Veuillez écarter votre pied que je puisse à mon tour mettre le mien sur la chaufferette.Ici régnent la liberté, l\u2019aisance.On fait ce que l\u2019on veut, va où l\u2019on veut, dort dans un coin ou dans l\u2019autre.La seule chose qui ne puisse se faire c\u2019est, comme sur les chemins defer île l\u2019Etat en France,de ralentir la marche du train, s\u2019il va à bord un sénateur que la vitesse incommode.Je ne crois pas qu\u2019il y ait au monde un chemin de fer mieux organisé que le Pacifique, des trains mieux conduits.Et dire que cela dure sans -accroc, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un parcours ordinaire, de l\u2019A-tlantique au Pacifique, la traversée d\u2019un continent.Nous arrivons en gare à Toronto.Quel tumulte! Quel mouvement! Et aussi quel ordre dans ce va-et-vient incessant! De tous côtés des trains partent, arrivent, car la gare sert au Grand-Tronc comme au Pacifique, les deux grandes Compagnies rivales.Je n\u2019ai jamais eu, comme dans cette descente de train, la sensation du mouvement prodigieux, qui, en vingt ans, sous l\u2019impulsion maîtresse du C.-P.-R., a fait entrer le pays dans une voie de progrès qui s\u2019étend à perte de vue devant lui.Cette irare, traversée en tout sens et comme on ébullition, et cependant bien ordonnée, c\u2019est comme l'image même du Canada.La ville de Toronto a grand air.C\u2019est une belle ville de province en Angleterre, ou mieux encore, un beau quart er île Londres avec une activité plus marquée.Ceux qui aiment la vie anglaise, ses aspects sévères, son charme pénétrant et durable dans l\u2019intimité, son caractère loyal et sérieux dans les affaires, ne sauraient désirer un séjour plus à leur gré.On s\u2019y sent pris par C\u201ctte existence sereine qui semble être celle même de la famille, dont la distraction ordinaire est la tasse de thé \u2014 cette bonne tasse de thé qui repose de tout \u2014 et qui s\u2019épanouit à Christmas dans tout l\u2019éclat, du foyer domestique grand allumé.Nous visitons la ville dans cette disposition particulière qui fait aimer ce que l\u2019on voit et désirer de prolonger la vision de l\u2019existence entrevue à travers les portes entre-bailléeset les tenétres entr\u2019ouvertes.11 nous semble que nous vivrions bien à Toronto, que nous y deviendrions peut-être riches, à la condition, bien entendu, d\u2019y asseoir une famille solidement et de ne jamais quitter son ombrage tutélaire.Nous jetons nn coup d\u2019oeil sur les édifices parlementaires.Ce que nous en admirons, sans réserve, c\u2019est la disposition intérieure.Nulle part il n\u2019existe dos bureaux publics mieux compris, plus spacieux,mieu éclairés.La lumière entre de tous les côt* Je ne sais pas où l\u2019on peut y cacher 1-paperasses.Rien n\u2019y sent la paperasxer; en tous cas.On ne doit guère y paperass* du reste.C\u2019est comme une grande adn nistration ouverte.A neuf heures du matin, le lendeni;.nous nous embarquons à bord du Cil en route pour Niagara.Ce*te traversée le lac < )nfario rappelle à s\u2019y méprendre *>.est saisi de stupeur.Cette masse d\u2019e qui tombe avec une force terrifiante \\ ébranle les nerfs.Vous vous sentez att vers elle de façon irrésistible.Les gens qui, alors, vont tout droit -jeter dans la chute ne m\u2019étonnent pas.C sont tout simplement, non des suiciff \", mais des gens nerveux, «les gens à impivs sions trop vives.Il leur faut un bain ou la mort.Mais il y a d\u2019autres moyens «1«\u2018 passer sous la chute.Il y en a même «h* très pr tiques et, revêiu d\u2019un costume conform aux usages, vous goûtez sans péri sensation de sentir crouler sur votise tourbillon liquide.Vous circulez sous \\> flots comme sous terre.A mesure que vous remontez à la surface, vous voyez tout au fond comme t et le Centennial, dont les grues balancent ssus des têtes les paquetages du Nord I\ti, jambon, pois, farine, provisions ou vête-i nts pour un an au minimum ( des trains t«rs de marchandises qu\u2019amènent au dernier i uent et sur le même quai les puissantes ! motives du « Canadien Pacifique ».Leurs t inents traversent la nuit d éclairs rouges, II\t; iis qu\u2019à l\u2019arriére pian, la mer reflète en ents de lumière les lampes électriques de Y icouver | de l\u2019autre coté de la rade, une très |\" tite chapelle ou viennent prier les Indiens de la presqu\u2019île se profile vaguement encore sur 1 abre des grands pins, des cèdres gigantesques de Colombie.La sirène crie une fois, on levé Paner»1; quelques adieux isole* : « Bonne cii te Body, éditeur Pedouo, rue Soufflot à Paris.M.Ariste Uody, un créole de la Nouvelle-Orléans, a publié chez 1 éditeur Pedone un ouvrage du plus grand in erêt et de constante actualité : iVos Victimes, tel est son titre.Le livre est divisé en deux parties: l\u2019une, De la compassion envers les animaux, uri petit chef-d'œuvre, est due h M F.Koullier d'Hyères, ami de 1 illustre historien Michelet ; l aut e est une question : Que pensez-vous de la cfiuuuté de l'homme envers les animaux ?a laquelle ont répondu cinquante célébrités du inonde littéraire, artistique et politique français.Beaucoup de noms sont étonnés de se trouver côte à côtlimare le Bien-Aune forme av-*c Celle qu'on aime et la Tricorne En-chant* e un spectacle charmant.La Fille de Roland et Hernani sont particulièment appréciés des lettrés et amateurs étrangers qui n ont pas eu occasion d\u2019applaudir chez eux ces beaux drames Enfin, Denise obtient son succès habituel.Quant a ; Monde ou Ton s\u2019ennuie, c'est toujours la même vogue.* ?» Des amateurs do drame se portent en foule à l\u2019AMim.i qui tient un gros succès avec la Bande à Fi fi.* ?* Los Vahikti\u2019.s commencent une saison lyrique qui h ur assureront salle comble tout 1 ulet je souffrais continueLeinent d \u2022 d >u; urs d\u2019estomac.Le - unmeil l\u2019appétit, le courage et la force, tout manquait à la fois.Ayant lu dans une brochure les résultats éton-nautsobtenuspaiTeiiipl'ii des Pi iules Pink pour personnes pâles du Dr Williams, je me suis décidé à en faire usage, et après les avoir employées pendant quelques semaines, je su s revenu dans mon état normal.Les douleurs d\u2019estornae ont complètement disparu, le sommeil lourd accompagné «le cauchemars est devenu léger et tranquille, l'appétit a repris sa vigueur, le courage et la force sont revenus tels qu\u2019ils étaient jadis, et je ne me ressens plus de rieu.Une «le mes voisines, une fillette de 15 ans, at-cinte d\u2019anémie et «le pâles couleurs, ayant vu mon retour merveilleux à la santé, veut suivre «Jésuite votre traitement.Je ne puis que 1 encourager après un si heureux résultat.» Depuis cette époque, M.Boulet se porte â ravir et cela grâce aux Pilules Pmk qui sont un grand \u2022\"spy-Xî régénérât ur du sang \u2022 t un tonique «i« - ii«m fs ; «dies vTUl.lS \u2022H IP W.K H!o PERSONNES V A ÀjLFS guéri'Stint rhumatisme, sciatique, névralgie, par ai - s e.ataxie locomotrice, d «u*-» -le feai'it-l lay.maux «ie tête, névroses, scrofule, e\\ Elles redonnent de belles couleurs aux teints pâli s, agissent dans toutes! es phases d\u2019affaibü'Sement chez la femme et produisent sur les hommes une acti«>n* effie ce c mtr \u2022 toute' les malailn-s causées par le surm nage physique et mental .3 cité Trevise.Paris, à 3 fr.50 la boite ou 17.frô'iliai t» b->ites fran «> tr«* ma\u2019)«lat-poste.MAISONS RECOMMANDEES VILLA DE LA PLAINE MONCEAU 13, Rue JoutTroy.au coin «lu Bd MaleHi rhes, près le Parc Monceau.Pension de famille de 1, r ordre, fréquentée par la colonie étrangère.Anparh uo-nts et «hambr-s meublés, avec service eu appartement sans augmentation.Maison recommandée pour sou confort et ses scs prix modérés.Arrangement pour séj«)ur prolongé.Renseignements par correspondance.Nombreuses lignes d'omnibus et tramways «dectrique.fetation de chemin «le fer et station de voitures à proximité.CHAMPAGNE LÉON LAURENT DÉPÔTS A PAU IS 6 Square de l\u2019Opéra et 22, rue Caumartin Téléphone 248-19 KOUMMSSEUIt BHKVKTÉ I»F.LA MAISON HOYAI.K UE I\u2019CHTL\u2019UAL Tube anesthésique Bourdallé «LE CHLORO-ETHYLEUR« BUEVETÉ s.«;.r>.Soulage instantanément les douleurs locales, maux -lveo de la réfrigération obtenue par la pulveris «lion «l'un melange «l'oxyde de ntetliylu et «le «dilorure dVihyle (lunrn
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