Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
jeudi 1 décembre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1898-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" c UUQ 10* ANNÉE Paris, 1er Décembre 1898 No 23 , £S MrttfTS ^NADiENS & Français Paraissant lei\u2019 s le 15 de chaque moi F R A N C E Abonnements: Un an.10 fr.I.»»* Annonça* et Fl>-clame* «ont reçu?» \u2022u Bureau du Journal.Annonckh.la lijrne.1 franc, Ri'ci a\\ikh,\t\u2014 .2 \u2014 t aith-LMvkks.\u2014 .3 \u2014 Directeur: PAUL FABRE Kt \u2019HKArX 10, 11uus son appel au public français en faveur de l\u2019émigration fran-< lise au Canada.La conclusion de cet opuscuK est que *>.l'émigration sagement comprise n\u2019a jamais appauvri un pays* ; et l'auteur ajoute : * Les contrées lointaines que nous venons tie passer en revue ne sont pas, pont les Français, la terre étrangère ; c\u2019est l énergie de nos pères qui les a découvertes; c e1 1 zèle de nos missionnaires qui îeN a regénérées et préparées a l\u2019ère tie prospérité qui s\u2019ouvre devant elles, l\u2019ne terre où l\u2019on parle notre langue, où on trouve nos mœurs, notre religion, où l\u2019on garde précieusement le culte de la patrie d'origine, n est-elle pas une terre plus française que des territoires où nous n\u2019avons pas d administres de notre race ?* Ces paroles peuvent servir de guide et de sauvegarde à tous ceux qui désirent voir s\u2019accroître le courant d\u2019émigration française, régulier, normal, déjà établi entre la France et le Canada.Là-bas, les Français retrouvent une seconde patrie sous un régime île liberté ; le progès s\u2019y unit à la tradition, et les intérêts bien compris aux sentiments pieusement conservés.Ils entrent sans effort daiiN une société qui a conservé de celle qu'ils viennent de quitter les traits essentiels.Aucune entrave administrative ne les gêne, et en se soumettant aux lois faites par leurs anciens compatriotes, d\u2019accord avec leurs nouveaux concitovens, ils n\u2019ont pas à oublier ce qui leur est cher, en recherchant ce qui leur est utile.C\u2019est par excellence le régime de la liberté.Administres, le mot dont se sert, par habitude, 1 amiral de Cuverville, qu\u2019il emprunte au répertoire officiel, n\u2019a pas de sens chez nous.Le colon n'est à aucun titre un administré.Personne ne l'administre, ne songe à l\u2019administrer.Qu'il se garde bien, de son côté, de penser à administrer les autres.Il ne serait pas compris; il se heurterait de tous cotés à des gens qui entendent bien nôtre pas administrés.Ils ne connaissent ni le mot, ni la chose.La vue de l appareil administratif, tel qu\u2019on le connaît dans les colonies administrées ou administratives, les mettrait tout de suite en révolte, ou en fuite.Il est loyal de les en prévenir, et nous n'y manquons jamais.Les colons européens qui vont s\u2019établir au Canada doivent renoncer, en partant, à l\u2019espoir de voir, en arrivant, des fonctionnaires qui les attendent sur le rivage ; c\u2019est une figure familière qui n\u2019a point de place dans le panorama nouveau qui va se dérouler devant eux.Mais chaque médaillé a son revers ; s\u2019ils sont délivrés des fonctionnaires, il faut qu\u2019ils renoncent, de leur côte, à devenir fonctionnaires.C est un gros sacrifice sans doute ; mais une si grande délivrance le compense et au-delà ! Ne point ordonnera autrui, mais aussi ne point obéir aux autres ; ne gêner t - personne, mais aussi n\u2019être gêné par personne : c\u2019est une situation que partout accepteraient volontiers, j\u2019imagine, les administrés, en échange des protections, recommandations, entraves et enceinte réservée qu\u2019on leur offre.Dans tous les cas, c\u2019est l\u2019idéal rêvé par les sages et les libres.L\u2019administré a disparu pour faire place au citoyen, ou plus simplement, au bon colon.Cela convient aux Canadiens, ils s\u2019en jugent contents et s\u2019en montrent fiers ; il n\u2019y a pas de Français, de Français d\u2019autrefois ou d\u2019aujourd\u2019hui, qui ne puisse faire de même.Hector FAURE.REVUE LITTÉRAIRE Le Père Lefebvre et l\u2019Acadie, par Pascal.Poirier.\u2014 C.O.Ueauchemin et ills, éditeurs, Montréal.La France qui, à travers tant de difficultés, lait aujourd'hui 1 *s plus louables efforts aliii de se constituer un grand empire colonial, en a possê 1 \u2022 un bien beau autrefois.Le règne de IDnri IV en vit les humbles débuts.Louis XI11 et surtout Richelieu le développèrent et il atteignit son apogée sous Louis XIV.Mais les revers de la tin du règne du Grand-Roi en marquèrent la première décadence.La perte de Saint-Christophe, aux Antilles, des territoires de la baie d'Hudson, île Terre-Neuve et surtout de l'Acadie, par suite des revers de la guerre de la succession d'Espagne, nous affaiblirent au protit.des Anglais, dont ies facultés colonisatrices étaient encore à naître.Parmi toutes nos anciennes colonies, il n'en est aucune dont l'histoire soit plus palpitante que celle de P Acadie, cett * terre O PARIS-CANADA si française, passée aux Anglais par le traité d\u2019Utrecht.L\u2019Acadie, à l\u2019origine, ne comprenait que la Nouvello-Keosso, mais les colons f rançais de ce pays \u2014 les Acadiens \u2014 ayant essaimé tiens le Nouveau-Brunswick et dans les îles du Cap-Breton et du Prince-Edouard, c\u2019est lVn>eiiible de ces pays qui constitue mainten.ut i\u2019Acadie.Qui ne connaît les infortunes des Acadiens?Le grand po< te américain, Longfellow, les a chantées en vers immortels dans son beau pu-me iVL'caujehne.M.Rameau et M.l\u2019abbé Casgraui ont écrit l'histoiro de la malheureuse Acadie, avec une noble passion.Dans leurs ouvrages, le culte de la vérité brille du i me éclat «pie le mérite du style, le soin des recherches et la valeur des réflexions < t ties pensées échappées à ces plumes éloquentes, au cours d\u2019un récit dont m.cun eho ne peut redire le poignant itu .M.R un -au est Fi mçais.M.l\u2019abbé Cas-grain appui: ut au Canada.L\u2019Acadie a aujourd\u2019hui un > t-Len si rti de son sein.M.\ti révélé, il y a près de trente ans, par une première publication : l'Origine des Acadiens.Cet ouvrage, tout en n\u2019envisageant qu\u2019un seul côté de l\u2019histcire de i\u2019Acadie, donnait déjà une bonne idée du talent de l\u2019auteur, C\u2019est une histoire complète de l\u2019Acadie de nos jours, que l\u2019historien acadien vient de faire paraître en publiant : \u201c Le Père Lefebvre et l'Acadie \u201d, M.Pascal Poirier a été un des premiers et le plus brillant élève d\u2019une riche pléiade sorti de St-Joseph de Memramcook, ce Collège Acadien que le R.Père Letebvre.en 1864, reçut au berceau, des mains d\u2019un vénérable prêtre, Canadien comme lui.M.Lafrance, et dont il fut pendant plus de trente ans le Supérieur et, on peut bien le dire, l\u2019âme et t \\ ie.Pendant ces longues années l\u2019influence du Supérieur de Memramcook n\u2019a pas été renferméeiuniquement dans l\u2019intérieur de son collège.Ce vénérable religieux aimait l\u2019Acadie, il en était aimé et il s\u2019intéressait à toutes les question' dont dépendait la renaissance religieuse, nationale, intellectuelle et même matérielle de ce peuple sacrifié.Cette intervention du Père Lefebvre dans tous les évènements contemporains a permis à son historien am si bien documenté que consciencieux, de raconter successivement tous les faits ou changements qui se sont produits en Acadie à l\u2019époque qui vit, en même temps, que la résurrection nationale, la prospérité du Collège St-Joseph, devenu, aujourd\u2019hui, comme une petite université.M.Pascal Poirier nous fait connaître aussi tous les hommes qui rivalisaient de courage et de .dévouement .pour travailler avec le Père Lefebvre, au relèvement des Acadiens, sans oublier ceux qui les avaient précédés, et c\u2019est justice, car les unset les autres ont eu le même amour au c
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.