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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
dimanche 1 avril 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1906-04, Collections de BAnQ.

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[" 25* ANNÉE Paria, l«r Avril 1906 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 5 PARIS-CANADA Crgane Bi-Mensuel des Intérêts Canadiens et Français FRANCE Abonnements : Un an.ÎO fr.Abonnements : Un an.Directeur : HECTOR FABRE CANADA $ ® IAiinonrrs et Hfclamrn sont reçues su Bureau du Journal.Annoncrk, la ligne.Rtl l.AH kh\t\u2014\t.Faivh Divkms, \u2014\t.BUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8\u2019) CODES : Atlantic Cable Directory 4.B.C et WES I KH N UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Au jour le Jour.Canada et Etats-Unis Domaine Forestier.Les Canadiens à Paris Informations.Rapport Consulaire.Mines de Québec.AU JOUR LE JOUR Une question assez nouvelle vient, incidemment.de surgir devant le Parlement canadien.Il s\u2019agit de savoir si notre Parlement ne sortirait pas de ses attributions en se prononçant sur les questions d\u2019ordre extérieur qui attirent son attention.La Métropole a renoncé, de son plein pré et libre volonté, à peser sur les décisions de ses colonies ; elle est résolue a ne les gêner en rien, et même à s\u2019abstenir de faire émet tre un avis, un vœu platonique, par le Parlement siégeant il Londres : ne lui devons-nous pas la réciprocité et les mômes égards?La réponse ne paraît pas douteuse, et pourtant on en discute.U\u2019est n i débat d\u2019ordre académique, car le Canada ou l'Australie déclarant qu\u2019elles ne voient pas les choses du même œil que la Métropole, en quoi cela en changerait-il le cours ?La sagesse, leur dignité même, conseille aux colonies de suivre l\u2019exemple de la Métropole et de se tenir sur la réserve lorsque surgissent des problèmes qui ne les concernent pas et sur la solution, bonne ou mauvaise, desquelles elles ne peuvent rien.Sous le bon roi Louis-Philippe, si l\u2019on s\u2019en souvient, chaque réunion des Chambres était marquée par un vœu en faveur de la Pologne; Mauguin, bel orateur, ne laissait sur ce point personne autre le devancer.La liberté de la Pologne ne reçut aucun secours de tant de belles manifestations; elle en était alors au même point qu\u2019aujourd\u2019hui.Peut-être sir Wilfrid Laurier pourrait-il en agir de la même sorte quo le roi Louis- Philippe, et ne pas contrarier les imitateurs de Mauguin, s\u2019il s\u2019en trouve.Cependant, où ce désir très séduisant de donner notre avis sur les choses extérieures pourrait-il bien nous conduire?A des entraînements dont il est difficile de préciser l\u2019étendue, non plus que de noter la variété; tant de choses sollicitent notre intérêt, en dehors des faits quotidiens de notre propre vie politique forcément un peu uniforme, et peuvent servir d\u2019occasion a de beaux gestes et des paroles éloquentes.Ainsi nous pourrions parfois blâmer ou louer des événements sur lesquels la Métropole serait d\u2019avis ditlérent du nôtre.Et si l\u2019Angleterre restait impassible en face de ces ébullitions platoniques, en serait-il de même des pays visés?La parfaite philosophie que l\u2019Angleterre apporte dans ses rapports avec ses colonies n'excuserait pas celles-ci d\u2019en abuser.Une personnalité politique très considérée, l\u2019honorable Alfred Jones, lieutenant-gouverneur de la province de la Nouvelle-Ecosse, vient de disparaître.11 a exercé, h un moment décisif, une inlluence marquée sur les destinées du parti libéral.Le cabinet Mackenzie était h mi-chemin entre son avènement et sa chute ; le pays traversait une courte période d\u2019accalmie économique; on cherchait un remède à ses maux passagers.Quelques-uns, pressés par certains industriels plus éprouvés que les autres, recommandaient comme spécifique le relèvement du tarif des douanes.11 faut le dire, dans le monde politique canadien le protectionnisme était alors fort discrédité.Cependant, il fallait faire quelque chose et montrer quelque zèle pour les intérêts en souffrance.On résolut, de guerre lasse, de répandre sur le budget quelque vague teinte protectionniste.Libre-échangiste convaincu, comme toute sa province du reste, M.Jones en apprenant la chose bondit chez le premier ministre.et ses scrupules si dignes de considération curent raison de tous les calculs; au dernier moment, le budget reprit son aspect ordinaire.L\u2019émotion, réelle ou sincère, aussitôt que l\u2019on connut ce revirement dans le monde industriel, fut très vive, si vive, que sir John Macdonald, avec son llair ordinaire, en mesura aussitôt la portée et, récalcitrant jusque-la, se rallia aussitôt au mouvement qui, deux ans après, emportait le cabinet libéral, qui se tient depuis lors comme averti.Hector Fabre.CANADA ET ÉTATS-UNIS Lord Grey, gouverneur général du Dominion, est en ce moment à l\u2019hôte des Etats-Unis, et l\u2019on tire de son voyage d\u2019importantes déductions au point de vue du rapprochement entre Canadiens et Américains et de l\u2019affermissement de la solidarité anglo-saxonne.Samedi, au banquet qui lui a été offert par la Pilgrims Society, à New-York, et où des toastsont été portés au roi Edouard et au président Roosevelt, tandis que toute l\u2019assistance agitait de» petits drapeaux anglais et américains, Lord Grey a dit que le roi Edouard a toujours été un sincère et fidèle ami des Etats-Unis.Toute idée d\u2019annexion éventuelle du Canada aux Etats-Unis, a-t-il déclaré, est envisagée par nous comme un événement aussi impossible que vous parait certainement, à vous autres Américains, l\u2019annexion des Etats-Unis au Canada.Lord Grey, après avoir interprété le désir des deux gouvernements de régler toutes les questions pendantes entre le Canada et les Etats-Unis : frontières de l\u2019Alaska, pêcheries de l\u2019océan, rapports commerciaux, navigation sur les grands lacs, etc., a parlé de la coopération si désirable de l\u2019Angleterre et des Etats-Unis pour faire progresser la cause de la civilisation et de l\u2019humanité, et pour remplir .< leur commune et splendide destinée.» Lord Grey a annoncé, comme gage de son sentiment personnel, qu\u2019il rendait aux Etats-Unis le portrait de Franklin, que sa famille détenait comme un trophée de guerre depuis cent trente ans.Le secrétaire d\u2019Etat américain, M.Root, qui assistait en caractère officiel au banquet, a dit : La politique traditionnelle des Etats-Unis leur interdit toute alliance avec d\u2019autres na- il I.TO h Fa B k E.H.F. PARIS-CANADA »> tions, mais les signatures et les sceaux n\u2019importent guère là où des intentions sincères scellent les relations aussi effectivement que pourrait le faire un accord formel.Le peuple américain a avec tout pays qui poursuit le même idéal élevé et les mêmes nobles desseins que lui une alliance effective et perpétuelle.Anglais et Américains s'entendent partout.Et M.Root a confirmé le désir des Etats-Unis d\u2019arriver à une prompte solution de toutes les questions avec le Canada, dans le même esprit d'équité, le même souci des généreux principes de justice et une égale horreur de la guerre.M.Choate, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Londres, a parlé au nom des « Quatre cents de New-York et a dit notamment: Le Canada deviendra probablement d'ici peu non seulement un formidable, mais un heureux concurrent des Etats-Unis et, du train dont il y va.il sera bientôt à même de nourrir la mere patrie sans notre concours et il nous faudra chercher d'autres débouches pour notre excédent de produits.Jamais, dit-on de ce banquet, réunion d\u2019An -glais, de Canadiens et d\u2019Américains ne fut plus cordiale ni plu- suggestive d'une étroite union anglo-saxonne.Domaine Forestier Discours prononcé» par 1 honorable A.Tnrgeon à 1 Assemblée Legislative de Quebec : I/honorable député de 1 islet a attiré ! attention de la Chambre -ur une question de la p!u~ haute importance, qui a été souvent débattue dans le pa-sé, -ur laquelle il y a d> grande- divergences d'opinion et -ur laquelle au-i.j'en ai bien peur, nou- ne somme- ; - prêt- de tomber d'accord.Je vais répondre a l'honorable député avec une entier» franchi- .I.*¦ n de -on discours m'y invite et d'ailleurs y- -ai- qu'il y a dan- la province* de brave- gens, de- homme- d< bonne lui, animé- des meilleure- int ntion-, qui voient avec inquiétude, quelqut -un - même avec alarme, notre politique sur ce sujet.Il y en a d'autres au-i.je le sais.qui.mal informé- ou mieux informés, se contentant de la traiter san- loyauté, en adv rsaires irréductible- et qui, sur ce terrain comme -ur tous le- autr» -.se contentent de faire du démgrerm nt systématiqu» ou du p rsi-flage à jet continu .En répondant à l'honorable député, je vais passer par de-'Us la tête de ces dernier- pour chercher à art intir»- < ux qui croient que les affaire- publique-, dan- ce pays, doivent c tre traitée- comme toute- les autre- affaires, avec I orne foi et -ans parti pris.Je pourrais d\u2019abord arguer que cette loi si vivement critiquée n'e-t pa- une loi libéral'-, qu\u2019elle n\u2019a pas été introduite dans nos statuts depuis 1S97, qu'elle est l'œuvre d\u2019un gouvernement conservateur et que sa partie la meilleure \u2014 celle qui consacre le prim ip de la publicité et de- enchère- publiques \u2014 a été insérée -ur le- représentation- et grâce aux effort-d- l'infime minorité libérale qui siégeait dans cette Chambre de 1868 à 1872.On en connaît le mécanisme: je vais l'indiquer en deux ou trois ph rases.\t; Le Département des Terres annonce dans la (îa-zette Officielle et dans tous les grands journaux qu'ii une date déterminée, il offrira en vente aux -nchèrcs publiques une certaine superficie do mille- qui ont etc offert- en vente l'an derni r, à peu près 7.-h mill - qui ! ¦ 111 été en j UJ05 et même en 1 4 et qui, dans uni1 grande pro portion \u2014 proportion cjui diminue au tur et a mesure que l'on remonte plus loin \u2014 l'ont été avant i»k>4 : I de telle -orte que le commerce est exactement renseigné-, na- la d
de

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