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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1906-09, Collections de BAnQ.

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[" 25* ANNÉE Paris, 1er Septembre 1906 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 11 PARIS-CANADA Organe Bl-Mensoel des Intérêts Canadiens et Français FRANCK\tDirecteur : HECTOR\tFABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t ÎO fr.\t\t\tAbonnements : Un an\t $ 0 Ii liberale accordée par U Angleterre au 1 ransvaal a fourni aux publicistes internationaux l\u2019occasion toute naturelle d\u2019ingénieuses allusions a notre propre situation à l'époque de l'union du Haut et du Bas en 1S41.( lomme tous les rapprochements opérés à l aide des procédés rapides d'assimilation dont le journalisme quotidien dispose, et entre états de choses et de races sensiblement diltérents, celui-ci a particulièrement frappé les observateurs qui recherchent plutôt les fictions que les réalités pié-cises.Comment ne pas être saisi de voir tout à coup surgir, côte à côte dans un tableau d'ensemble, des laits restés jusque-là si étrangers les uns aux autres, et des figures si diverses! Il ne faudrait pas, cependant, par amour de Pellet, laisser s'accréditer la légende et faire passer à la postérité cette fausse peinture.Un soulèvement suppose préméditation, preparation, organisation, enchaînement de faits d\u2019armes; rien de tout cela ne s est produit au Canada : quelques coups de fusil isolé.s ne sauraient constituer une guerre civile ou autre.En réalité, entre l'insurrection partielle qui a éclaté en 1837-38 dans le Bas et le Haut-Canada et soulevé contre le régime arbitraire que nous subissions, à la fois des patriotes français dans une province et de-' Anglais libéraux dans l'autre, il n\u2019y a absolument aucune analogie à établir avec la guerre du Transvaal.Il n'y a eu chez nous aucun mouvement insurrectionnel d'ensemble.Des provocations, d'un côté, des imprudences, de l'autre, ont amené des explosions partielles, aisément réprimées.La grande majorité canadienne-française, comme la majorité anglaise, est restée en dehors du mouvement.M.Papineau ne songeait point à cueillir les lauriers sanglants que l'avenir réservait à Krüger.Il entendait bien ne pas sortir de la résistance légale et pacifique, de la voie des discours, de l'enceinte de l'éloquence.L'Union des deux provinces faite à la suite de la répression.en rapprochant les deux majorités, libérale et conservatrice.française et anglaise, bientôt les unit ; et l'excellent publiciste Le Tourneux,lorsque dans réchauffement de la polémique, il proclamait que l'Union c était le salut, n'était pas aussi loin de la vérité qu il le pensait lui-même.Depuis 1841, les événements ont marché à souhait pour unir les deux populations; il n v a vraiment aujourd\u2019hui aucune différence entre les opinions et les tendances d'un homme d'Etat français et celles d'un homme d'Etat anglais.L'Union des deux Canadas avait été imposée; vingt-six ans après, la Confédération s'établissait, on peut le dire, de consentement général.Le semblant de résistance qui se produisit alors dans les provinces maritimes fut le fait, non des populations elles-mêmes, mais d'hommes politiques, inquiets de leur avenir, incer- tains de la place que leurs nouveaux collègues ménageraient à leur influence : ils se rallièrent a la Confédération aussitôt que cette place leur parut assurée et suffisante.Il faut souhaiter, dans l'intérêt général.que les choses se passent de même au Transvaal ; sans que pour cela il >oit besoin d\u2019invoquer notre exemple en particulier.Ce qui est tout à l'honneur de l'Angleterre, c'est qu'elle revient toujours à -a règle de conduite, qui est d'accorder le plus de liberté compatible avec la sécurité de sa domination.Dans cette voie, les esprits timorés ont trouvé qu'elle allait quelquefois un peu loin: et à voir ainsi les liens se relâchera vue d'œil, ils ont pu penser qu'ils disparaîtraient comme insensiblement.Cependant, l'événement est toujours venu justifier le libéralisme de la politique britannique.Hector Fabre.CAUSERIE Le lieutenant-gouverneur Tl )ntario,l honorable William Clark, vient chaque annoe passer ses vacances en Angleterre.Il observe de très près la marche des choses britanniques : et il y recherche aussi l'écho des événements canadiens.C est un esprit très libre, un observateur clairvoyant, et il n\u2019hésite pas à faire connaître au retour les impressions qu'il rapporte de ses séjours île ce côté-ci de l\u2019Atlantique.11 vient dele faire,d'une façon tresnette, au banquet de la Société Medicale de Toronto, auquel assistaient des notabilités de Londres.Il reproche aux Anglais de nous montrer quelqu indifference dans le tète-à-téte : il ne les trouve pa-> toujours assez empressés à nous plaire.En venant en Angleterre, M.Clark s'attendait sans doute à y trouver une 9 PARIS-CANADA curiosité très éveillée à l'endroit du Canada, comme bien d'autres, comme nous tous.Et tout d'abord, on peut le supposer, séduit par le spectacle que présente la vie dans cette grande ville de Londres, il n'a pas songe à faire un retour vers nous-mêmes et à se demander quelle place nous occupions dans ce prodigieux courant d\u2019affaires, dans ce grand tumulte de choses et de foules.L éblouissement peu à peu s\u2019est dissipé : il a cherche, dans ce vaste cadre, les choses qui lui sont familières : alors, il s'est aperçu, et il a constaté avec quelque regret, qu\u2019elles n'y jouaient pas le rôle qu\u2019il souhaitait .Parmi tous ces passants qui accourent, circulent, bon nombre ne pensent et ne parlent du Canada, de l'Amérique, qu'en passant.L attention générale, particulière, reste fixée sur l'Europe.Chacun pour soi.chacun pour son pays, n'est-ce pas le dicton universel?II faut qu\u2019un interet direct, pressant, vienne vous saisir pour que vous fixiez longtemps votre regard au loin.I ons, reconnaissons-le.nous faisons de même : il n\u2019y a que les j grands événements qui nous attirent ; et bientôt, nous revenons aux moindres s'ils sont près île nous, s'ils nous frôlent.Il est sage en conséquence de recueillir les marques d intérêt plutôt que les signes d indifférence : ils vont se multipliant, c'est l\u2019essentiel.Le développement, même rapide, d'un pars, ne sullit pas à passionner les autres peuples: soit.Le progrès ne crée pas de fanatiques.Félicitons-nous surtout que le Canada n'attire pas brusquement l'attention par ties coups d\u2019un trop grand éclat.Que le sort éloigne de nous les violences, les aventures, les catastrophes, les conflits, qui attirent les regards du monde entier ; et un jour mettent en fièvre les esprits.Nous suivons en ce moment \u2014 nous avons toujours suivi \u2014 la voie régulière, normale, qui va de l\u2019effort au succès : il faut nous v tenir : inspirons plutôt confiance solide qu admiration agitée, momentanée.Le monde vient a nous, sans que nous allions à lui.autrement que par nos œuvres, par nos actes.Ces régions qui se développent, ces villes qui naissent et grandissent, ces moissons qui se balancent à l\u2019horizon, ces chemins de fer qui s\u2019étendent et se croisent : voila ce qui, a l'heure qu'il est.attire sur nous l\u2019attention dos esprits sérieux, des populations a la recherche d'un sort meilleur.Cela vaut mieux que si on s'entretenait de nos faits et gestes.Que nous ne comptions que sur l\u2019accroissement de nos ressources, de notre valeur positive, pour nous faire connaître, c'est notre force; et aussi notre originalité.Jean Carionan.Etude sur 1 Histoire DE LA LITTERATURE CANADIENNE 1800-1820 Pah l\u2019Aubhk CAMILLE IUA Cette étude est une véritable page d histoire.L\u2019abbé Camille Itoy a tracé, en parlant de nos origines littéraires, un tableau intéressant tie nos premières luttes politiques.Il a montré en termes justes 1 esprit qui animait nos ]>ères.Se détachant du présent mouvementé et bruyant, il a fait retour vers le passé lointain, et qu'aucun éclat fulgurant n impose à l'attention distraite ties contemporains.11 a vécu dans l'intimité ties bons patriotes du commencement tlu XIX' siècle \u2014 Pierre Bé-tlard, Joseph Papineau, Bourdages, \\ iger \u2014 et s\u2019est pénétré de l\u2019esprit simple et droit qui les animait.Et il a eu quelque peine à sen détacher et à rentrer dans la vie contemporaine ' plus compliquée et à revenir à ses auteurs moins simples et par cela même moins vrais.C\u2019est avec une parfaite bonté en même temps qu'une justesse parfaite qu il a jugé ces orateurs, ces journalistes, ces politiques primitifs, qui croyaient servir leur pays, qui ne servaient que lui.Discours et articles, projet vers, d un trait discret, chaque homme ou chose est mis à sa place ; il n y aura plus a l\u2019en retirer, à le mettre ailleurs, à l\u2019exhausser ou le diminuer.C'est là où le retrouveront ceux qui repasseront plus tard dans ces sentiers.Son amour du pays, île son histoire, de ses honnêtes gloires, lui a tait aimer tous ces braves gens, l\u2019a rendu indulgent pour leur prose et clément à leurs vers ; sans cependant, ne l'oublions pas, faire fléchir la bonne règle, qui est de ne pas louer ce qui décidément est médiocre.Les ai nés de 1 excellent professeur seront touchés du souci qu\u2019il a apporté à ce travail de reconstitution historique.Ils lui sauront gré d'avoir senti tout ce qu il y avait de générosité et de délicatesse dans ces aines
de

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