Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1 janvier 1977, Décembre
F-195 ©TO 10 VCJL I f UM deoembne 77 Saguenay Lac-St-Jean fQdioqrdphie defleff&cJio entrêMie:^ «F1*?a^olUli» 1 S \ C«l1 KTbq T ®na Ik iKrT^^ Ws.«^^1 ftfPTi Ih s// 1 lUtfv, 0 ^HgTJ 1 »1 a GERARD MALO X - L'INFORMATION A CJMT LOUIS TREPANER REJEAN GAUDIN MARIO CJMT ÆSt VOLIH07 œœrrcre7T •«sw NOTRE PAGE COUVERTURE Photos: Yves Caron Paul Laliberté Maquette: Richard Langevin FOCUS Vol.1, no 7 Le collectif de Focus: Bernard Polvin, Yves Caron, Mireille La-Irance, Jean-Guy Girard, Alan McLean Claire Page, Richard Langevin, Joce lyn Pagé.Marc Bégin et Daniel Hébert Comité de rédaction: Journalistes: Jocelyn Pagé, Jean-Guy Girard, Alan McLean Conseiller: Yves Caron.Conseiller artistique: Richard Langevin.Responsable de la rédaction: Daniel Hébert.Comité de relations extérieures: Promotion et publicité: Yves Caron et Daniel Hébert.Secrétariat, gestion et calendrier: Claire Pagé.Conception et réalisation graphique: Richard Langevin.Bandes dessinées: Marie-Suzanne Gay.Collaborateurs: Pierre Demers, Roger Sarazin, Alain Painchaud.Collaboration technique: Guylaine Emond.Remerciements: Mme Albert La-flamme, Pierre Gravel, Mme Louis-Georges Langevin, Gilles Sénéchal, Bertrand Gagnon, Jude Potvin, Serge Pagé.Imprimeur: Imprimerie Le Progrès du Saguenay.Distributeur: Les Diffusions Saguenay-Lac-St-Jean Inc.Editeur: Les Productions Carouges Inc.,290, rueSt-Dominique, Jonquière.La revue Focus est publiée à Jonquière, 290, rue St-Dominique, Jonquière (téléphone: 547-3245).Toute reproduction des textes, photos, dessins est la propriété de Focus qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction, sauf dans les cas où l'on indique les références.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale.Chroniques Activités culturelles en vrac Les boiseries Cascouia par J.-G.Girard L'entrevue du mois: /A l’occasion du temps des Fêtes, Focus plonge aux sources de la musique folklorique du Saguenay-Lac-St-Jean.Pour ce périple, Louis “Pitou” Bou-dreault a bien voulu être notre guide.Une musique qui renaît Propos recueillis par J.Pagé Photos: Y.Caron A Noël, nous pouvons difficilement éviter de consommer des cadeaux.Canalisons du moins ces fonds.Dossier consommation "Du pithécanthrope au sur-consommateur".Pierre Demers nous présente le porte-folio du mois.Michel Gauthier, photographe: "Le réel sans tricher" Faisant suite à une série d'articles sur les media de masse de la région.Le portrait des radios au Sag.-Lac-St-Jean par Pierre Demers Si on apprenait à aimer notre hiver.nous vive-rions notre hiver! Rapatrions nos hivers par J.-G.Girard Musique: Environnement: Ecrits: La musique disco, par Alan McLean et Conventum.Réflexions d’un biologiste.Livres, bouquins, paroles d’ici et d’ailleurs.Bande dessinée Calendrier Vos activités culturelles au jour le jour.Découpez ce calendrier et affichez-le bien en vue. TOUT UN MONDE service 545-4474 ESTimnnon GRAPHume ABCDEF GHIJKL MNOPQ RSTUV WXYZ composiTon CARIERA imPRE5JIOn PHOTO-UTHO IMPRIMERIE DU SAGUEIMAY LIMITEE 316, avenue Labrecque-Chicoutimi - Tél.: 545-4474 tu ne sais pas?renseigne-toi!.demande nos dépliants, affiches, brochures, formulaires auprès de ton professeur d'information ou de ton conseiller d'orientation.tu hésites?.consulte ton conseiller d'orientation, après tu pourras taire ton choix: • général ^ • professionnel s* \ • concentration / .-• spécialités / ) - .\ • options quand ton collège t'aura, comment t'inscrire il te dira.collège régional du Saguenay Lac St Jean mmm Antonio Girard Lfcée LIBRAIRIE, PAPETERIE, AMEUBLEMENT DE BUREAU 555, rue Collard Ouest ALMA, Qué.- G8B INI La Spatule PLACE DU ROYAUME chicoutimi matériel artistique Boutique essentiellement vouée à promouvoir vos talents artistiques.Service d'encadrement de tout genre.%a Caféiers EN R 298, Ste-Anne, Chicoutimi Tél.: 543-7584 J.P.GIGUÈRE La Société des Arts dp Chicoutimi Incn EXPOSITION J.C.S i mard 9-18 décembre paysages' pour en êtremembre.tel.54 9-3618 Le Service de l’éducation des adultes Outre les cours d'administration, les cours aux secrétaires d’écoles et de collèges et les cours populaires tels le yoga, le prénatal, préparation à la retraite, et conditionnement physique, le Service d'Education des Adultes du Collège de Jonquière offre en exclusivité plusieurs nouveaux programmes.Il s'agit de: FORMATION DE SUPERVISEURS: (Contremaître, surveillant(e), chef d'équipe).FORMATION DE PREVENTIONNISTES: (Accidents de travail).COMMUNICATION: (Publicité pour les entreprises, boutiques, magasins).CENTRE DE FORMATION CHRETIENNE: (Groupes engagés en pastorale, leaders chrétiens).L'inscription à ces cours et programmes se fera du 9 au 12 janvier 1978.Pour plus de renseignements, communiquer avec le Service de l’Education des Adultes, au numéro suivant: 547-3672.Si vous rencontrez les exigences de la loi sur la FORMATION PROFESSIONNELLE, vous pouvez vous inscrire à la COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE, 210, des Oblats, Chicoutimi, la semaine du 9 janvier 1978.CES COURS SONT GRATUITS.PLUS PLUS D'INFORMATIONS, COMPOSER LE NUMERO SUIVANT: 547-3672, quelqu'un se fera un plaisir de vous répondre. Un cadeau d’une durée d’un an qui se renouvelle chaque mois OFFREZ A NOËL rajjoljjj IPUBr ±\\+m I \ A t * ____!__=__ m - gag «rzi et orisorc! www •Od.tttam r~ I NOM: Donnez Focus à votre père, votre mère, votre fils, votre fille, votre ami, votre amie, votre nièce, votre neveu, grand-père, grand-mère, votre chou d’amour, votre lapin, votre minou, votre cocotte, votre amant, votre maîtresse, votre boulanger, votre laitier, plombier, électricien.ABONNEMENT ANNUEL: ABONNEMENT DE SOUTIEN: $12.00 $20.00 1 - | NOM -_____________________________________________ ADRESSE: VILLE: ¦ ADRESSE: VILLE: Je désire m'abonner à partir du no: Payable par chèque ou mandat-poste.Je désire m'abonner à partir du no: Payable par chèque ou mandat-poste.NOM: NOM ADRESSE: VILLE: | ADRESSE VILLE Je désire m'abonner à partir du no: Payable par chèque ou mandat-poste.Je désire m'abonner à partir du no: Payable par chèque ou mandat-poste J POSTEZ A: 290, ST-DOMINIQUE a/s Claire Pagé Etant donné qu’au mois d’octobre précédent, nous avons utilisé l’“A PROPOS” pour expliquer notre situation financière précaire, nous l'utilisons à nouveau afin d’expliquer pourquoi Focus a survécu et survivra.Les choix sont faits.Dans I’A PROPOS du numéro d’octobre, “A l’heure des choix”, nous expliquions nos difficultés financières et les différentes alternatives qui s’offraient à nous.Il est important de repréciser qu’en se retrouvant sans subventions au début de juillet, Focus a survécu grâce à l’énergie et le bénévolat de ses permanents et de ses collaborateurs.Au niveau fédéral, le Conseil des arts refusa notre demande de subventions tout en laissant présager une possibilité d’aide lorsque la revue aurait acquis plus de stabilité.Parallèlement au projet de la revue Focus, cette dernière parrainait un projet Canada au Travail, secteur Jonquière, ayant comme but la recherche au niveau du phénomène de l’édition et de la vie culturelle au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ce projet pour dix personnes (8 recherchistes, une secrétaire et un coordonnateur) consiste donc à la recherche sur l'édition, l’édification d’un centre de documentation, ainsi que l’organisation de rencontres-débats sur la vie culturelle au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Les objectifs de ces recherches sont: la constitution d'un répertoire bibliographique des oeuvres publiées dans la région, une analyse historique de ces publications, le rôle des politiques gouvernementales dans ce domaine, une étude sur des media d'information régionaux et la préparation de rencontres-débats (artisanat et culture populaire, les media d’information, l’édition et la consommation du livre, les régionalismes culturels et la décentralisation).Ces recherches contribueront à mettre sur pied un centre de documentation qui sera mis à la disposition des chercheurs et des travailleurs culturels de la région.Cette somme de travail (le champ de l’étude est vaste et complexe) canalisera une grande quantité d’énergie, et nous espérons qu'elle aidera au développement etlfla corhprêheTiston du domaine socioculturel régional.Focus continuera ses activités grâce au bénévolat des collaborateurs et des permanents de la revue.No us espérons donc toujours obtenir les subventions nécessaires à la normalisation de cette situation.Nous croyons que le bénévolat au niveau culturel, demeure un problème qui est à solutionner, et ce, non seulement pour Focbs.La situation de la revue, quoique encore précaire, s’améliore de mois en mois (augmentation des ventes de revues, diffusion géographique de plus en plus étendue, entrée quotidienne des abonnements, ainsi que l’obtention de notre quota de publicité, i.e.un maximum de 25%).LA CONTINUITE DE FOCUS EST MAINTENANT ASSUREE, grâce aux objectifs atteints et au bénévolat.Une aide substantielle des paliers gouvernementaux permettra d’augmenter la stabilité de la revue et sa permanence au niveau du personnel.Au niveau du gouvernement du Ouébec, nous avons essuyé un refus du ministère des Affaires culturelles.Nous espérions un certain minimum de ce ministère, étant donné l’ouverture d’un nouveau programme d’aide aux périodiques.Nous avons reçu comme réponse l’annonce de la naissance prochaine d’une revue culturelle nationale subventionnée et parrainée par le ministère des Affaires culturelles.Pour ce ministère, subventionner Focus serait alors un dédoublement.Cue penser des politiques de décentralisation du ministère des Affaires culturelles et du gouvernement?Le tribunal de la culture, tenu à Montréal en avril 1975, insistait grandement sur la nécessité d’une décentralisation des budgets de fonctionnement.Refuser d’octroyer une subvention à une revue du type de Focus nous semble être la négation de l’affirmation des identités régionales, et le refus de concevoir un tel projet comme travail culturel productif et nécessaire à l’animation et à la diffusion des cultures régionales.Est-il nécessaire d’être fonctionnaire pour être considéré par ce gouvernement?Le point étant fait, nous vous présentons donc, pour ce mois de décembre, une analyse des radios AM et FM du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une première partie d'un dossier sur la consommation, une entrevue avec Louis Pitou Boudreault et un article sur l’hiver, ses plaisirs, ses loisirs, bref, la redécouverte de nos hivers.Nous vous souhaitons une joyeuse période des fêtes, sans excès, avec plaisir.Profitez delà naissance de l’hiver.De la rédaction et le collectif de Focus.La rédaction de FOCUS.CONCOURS DU MOIS: Le concours du mois dernier a connu peu de succès, si l’on en juge par le nombre de lettres reçues.Nous espérons du moins qu’il vous aura permis un moment de réflexion sur l’évolution de notre région.Pour ce mois-ci, le concours est le suivant: si, comme René Lévesque le disait à l’émission Télé-Mag, le 15 novembre 1977, le peuple québécois n’a jamais connu de référendum en tant que peuple, il n’en reste pas moins qu’il a participé à divers plébiscites (résolution soumise à l’approbation d’un peuple tout entier).Le lundi, 27 avril 1942, étaient proclamés les résultats d'un plébiscite tenu dans l’ensemble du Canada, et auquel la province de Québec répondit NON dans une proportion de 71 %.De quel plébiscite s’agit-il?Ceux qui ont participé au Jour du Souvenir s’en rappellent sûrement.Il y aura donc deux gagnants pour ce concours, et ils se mériteront un abonnement d’un an à Focus. O o o O FONDATION DU CONSEIL REGIONAL DE LA CULTURE L'assemblee générale de fondation du Conseil regional de la culture” du Saguenay-Lac-St-Jean, Chibougamau, Chapais, aura lieu le 11 décembre 1977 au Collège d'Alma.Depuis le 24 juin 1976, nous fonctionnons avec un conseil provisoire ayant pour mandat de former le conseil permanent régional.Nous invitons tous les organismes culturels, ainsi que tous les artisans, artistes et travailleurs culturels de la region afin d'élire une structure de représentativité, d'accepter la charte et les règlements et d'élire un conseil d’administration.Le mandat du conseil permanent est celui d'être le seul organisme officiel ayant des droits de consultation, de concertation, afin de faire des recommandations au MAC (ministère des Affaires culturelles).L'ordre du jour: 1) Préliminaires; 2) Mandat du conseil provisoire; 3) Acceptation de la charte et règlements; 4) Election du conseil d'administration.Le Bureau régional des Affaires culturelles.C.P.CINEMA LIBRE La tournée du film 15 NOV.a été organisée par CINEMA LIBRE.CINEMA LIBRE est d’abord une société à but non lucratif constituée par des cinéastes et des producteurs artisans.CINEMA LIBRE accueillera toutes les collaborations et veut surtout faire appel aux instances naturelles d’animation culturelle de chaque localité, de chaque groupe, de chaque institution.Au même titre que celle des chansonniers, groupes musicaux et de théâtre, l’oeuvre des cinéastes québécois est le reflet de ce que nous sommes, de notre réalité, notre imaginaire et notre fantaisie.Il est essentiel à l’affirmation et à la recherche d’identité que nous poursuivons.CINEMA LIBRE présentera les films québécois partout où les portes seront ouvertes, salles commerciales, salles parallèles, ciné-clubs, salles de paroisse.Nous reprenons pour notre compte l’objectif des cinéastes suédois de Film Centrum; “L’une des conditions fondamentales de l’existence d’un cinéma libre et dynamique, c’est la possibilité pour chaque film de rejoindre le public auquel il s’adresse." CINEMA LIBRE se veut un lien direct entre les cinéastes et la population.Nous croyons que pour peu qu’on leur en donne l’occasion, les Québécois se reconnaîtront dans l’oeuvre de leurs cinéastes.Ils apprendront à se connaître et à s’apprécier.Au cours de l’année 1978, nous vous proposerons les films suivants: “L’EAU CHAUDE, L’EAU FRETTE" de André Forcier, "TI-CUL TOU-GAS” de Jean-Guy Noël, "BAR-SALON” de André Forcier et “TRICOFIL, C’EST LA CLEF” de François Brault et Roger Lenoir.PRENEZ DONC LA BONNE HABITUDE DE SUIVRE NOS ACTIVITES.BARDE Si je ne les avais pas entendu parler, j’aurais cru qu’ils étaient des Québécois pure laine.En fait, (ils n’étaient que cinq (5) à l’UQAC, jeudi, le 10 novembre), ils sont six anglophones: deux Québécois de Montréal, deux Irlandais de Dublin et deux Américains (un de New York et un du Vermont).Des "tounes” de musique traditionnelle, acoustiques, dans lesquelles on se retrouve avec “joie et rythmes".Pourtant, certaines “passes” sont originales, on n’y est pas habitué.C’est que cette musique prend ses origines dans tout le folklore nord-américain, les influences étant celtiques, irlandaises, écossaises, américaines, françaises et québécoises.Violon, mandoline, piano, flûte à bec, banjo, guitare, flûte irlandaise et percussions discrètes: tambourine, mara-cas.On se croirait facilement dans une soirée joyeuse d’Irlande au XVIIlième siècle.Le spectacle est dynamique (et le public aussi), chaque chanson propose un nouvel arrangement.Les musiciens changent souvent d’instrument.Chaque pièce est précédée d’une petite histoire.Finalement, chacun dit son petit mot.L’Irlandais que j’ai rencontré après le spectacle m’a d’ailleurs dit que cela était important pour eux: il n’y a pas de personnage plus dominant ou plus imposant dans le groupe.Chacun prend sa valeur et acquiert l’estime du public.La chanson que j’ai préférée était celle de cet Irlandais.Celle qu’il a interprétée en solo, sans instrument d’accompagnement.Une chanson de “lutte" sur l’Irlande.Je lui ai demandé aussi pourquoi il avait quitté l’Irlande.“Trop de chômage, mauvaise situation économique, etc.” La musique ne semblait pas être, alors, pour lui une préoccupation ma- jeure.Elle l’est devenue, ici, au Québec.Il ne pense pas retourner dans son pays, tant que ça ira bien pour Barde.Peut-être.après.Sur les cinq musiciens que nous avons entendus, ce soir-là, quatre (4) parlaient très bien le français.Un accent qui nous charme.ils sont vraiment sympathiques et sont très bien acceptés du public.C’est à se demander si nous le serions autant si nous ferions carrière au pays du Canada.Il est vrai, cependant, que ce type de musique (traditionnelle) n’est pas beaucoup appréciée dans l’Ouest.Par contre, l’Est du pays (du Canada) semble plus réceptif.Barde arrivait donc de Toronto et fait maintenant une tournée au Québec.L’“lrlandais" m’a d’ailleurs avoué que ça "marchait" très, très bien, en Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick.Effectivement, Barde devient de plus en plus populaire.En plus de cette tournée qu’ils entreprennent cet automne (et qui marche très bien), ils ont fait une émission de trente (30) minutes à Radio-Canada d’Ottawa, préparent la musique du film “1847" de la série "The New Corners", ont déjà enregistré un microsillon et participeront au Festival international sur les arts celtiques qui aura lieu en février.Sans compter qu’ils joueront au cinéma Outremont à Montréal, les 18 et 19 novembre.Enfin, qu’ils ont joué.A suivre.C.P.9 MOUVEMENT DES TRAVAILLEURS-TRAVAILLEUSES DE LA MUSIQUE QUEBECOISE (M.T.T.M.Q.) On nous annonce que les promoteurs de ce mouvement se déplaceront dans notre région pour animer une rencontre avec les artisans de la musique au Saguenay-Lac-St-Jean.Il sera question du droit des travailleurs culturels à s’organiser en association syndicale pour protéger et promouvoir les intérêts des musiciens québécois dans l'industrie, tout en permettant -stimulant la production, la diffusion, la recherche, l’expéri- Musique danse et spectacle Ouvert de 8h00 p.m.à 3h00 a.m.Avenue Labrecque Hôtel Champlain Chicoutimi mentation, et enfin, l’échange et la collaboration pour acquérir les moyens de réaliser notre indépendance.Ce mouvement est né d’une insatisfaction grandissante face à la guilde des musiciens affiliée à la Fédération américaine des musiciens, mais ce bastion syndical nord-américain semble s'effriter, après avoir mis à l'amende bon nombre de musiciens et aussi de salles de spectacles.Puis, finalement, sur la liste noire, sont apparus les noms, les groupes, les salles aussi connus que Félix Leclerc, Beau Dommage, Contraction, l'Evêché de l'Hôtel Nelson qui se sont refusé de jouer le jeu de la peur ou du liche-cul.Un comité provisoire a été formé qui s'est chargé d’organiser des séances d'informa1 tions à Québec et à Montréal où s'est dégagée une force, appuyés par des gens qui veulent faire progresser le débat et le concret.Je citerai les gens du Tamanoir, du Centre d'essai, le Conventum, de la Coop du Géant Beaupré, alliés à une équipe de chercheurs sur la sociologie de la musique, le droit d'auteurs, les ententes contractuelles dans l’industrie du disque.Ronald Gareau, Raymond Faquin.C.S.N.Cela nous donne une idée de l’énergie déployée pour s’avancer dans la construction d'une organisation autonome pour le développement sensé d’une politique de la musique au Québec.Ce syndicat doit correspondre aux besoins d'informations, puisqu'il est très compliqué de se demêler dans la paperasse des contrats de disques ou d'éditions, sans se faire fourrer”.Puisqu’il faut inventer des nouvelles musiques et des nouveaux lieux, ce syndicat peut accueillir toutes les tendances ainsi que tous les collaborateurs immédiats, techniciens, éclairagistes, régisseurs, gérants, etc.Cela nous concerne tous.On se prépare des questions et on se donne rendez-vous à la Maison communautaire'de Jonquière, rue de la Fabrique, le mercredi, 14 décembre, à 20h00.A.A.P.LA PORCHERIE B V.Beaucoup de gens connaissent la "Porcherie” de Laterrière.Une visite familiale et dominicale est souvent coutumière pour bon nombre de clients et d'amis.La poterie n’est d'ailleurs souvent qu'un prétexte pour rendre visite à Bernard Noël.Il arrive qu’on y achète ou qu'on y commande des pièces.mais plus souvent qu’au-trement, c'est le "chouen-nage” saguenayen (sague-néen?) qui occupe les visiteurs.Les prétextes ne manquent pas! Le potier a un beau jardin, des fleurs à profusion, une rivière quasiment à lui tout seul.et un sens de l'hospitalité unique.Qui n’a pas rêvé de “tout lâcher", dans notre monde de rendement et d’indice de productivité! Bernard l'a fait, il y a quelques années déjà.Il a laissé son poste de prof, de chimie à Ottawa pour devenir potier de village.Aux dernières nouvelles, il ne s’en est pas encore repenti.En laissant sa vie de citadin, il a aussi essayé de quitter ses idées toutes faites sur le confort.C'est ce qui lui a permis de trouver des qualités exceptionnelles à la porcherie de monsieur Gauthier, son voisin actuel.Grâce au caustique, à la ténacité et au polyuréthane, Bernard a fait d'une porcherie centenaire à moitié abandonnée, un lieu coquet et habitable, moitié studio, moitié logis.Cet été, afin d’améliorer son atelier, il a fait l'acquisition d’une nouvelle porcherie maintenant adjacente à la première.Pour communiquer entre les deux, il faut passer par une serre.vite devenue florissante grâce aux "mains vertes" de Roméo et Juliette, les parents de Bernard.Et puis, si vous "voulez en savoir plus long, ou si vous croyez que vous avez des aptitudes pour lâcher le "système", ou si vous aimez la poterie, ou les cochons, ou les épagneuls, regardez les images.Si ça ne suffit pas, demandez doncJa direction de la rue Gauthier à Laterrière.Laterrière.un nom prédestiné pour les potiers, non?Roger Sarrasin 10 LE RETOUR DU MARCHAND DE VELOURS Eh oui! après s'être fait dorer au soleil pendant tout l’été, à discuter avec de fins connaisseurs en matière d'arts plastiques, le marchand de velours frappe encore.C’est en feuilletant le Progrès-Dimanche du 13 novembre 1977, page 124, dans la rubrique divers, que nous avons remarqué l'annonce suivante: "Cours de peinture à l’huile sur tissu et velours, pas nécessaire de savoir dessiner.Pour informations: Rolande Gauthier, instructrice.Tél.: 547-3005." On a donc une preuve rationnelle qu'il ne faut pas de talent pour faire de la peinture sur velours.C'est le professeur lui-même qui l'affirme?Ce doit être un cours très intéressant.Bientôt, on pourra peut-être lire: hobby idéal pour manchot et aveugle! Le plus drôle, c'est que ma propre mère s’appelle Rolande Gauthier (nom de fille!) Enfin! Pour ceux qui veulent plus d'informations, à propos de la peinture sur velours, vous pouvez téléphoner ou consulter la revue Focus, vol.1, no 3.Est-ce que le marchand de velours m’a joué un vilain tour?NON, il m’a joué deux vilains tours.Premièrement, il peint.Deuxièmement, il donne des cours!!! A.Mc.MUSEE DU SAGUENAY Le Musée du Saguenay est en pleine campagne de récupération d’objets anciens.C'est principalement durant les mois d'octobre et novembre, què la population est invitée à collaborer avec nous, afin de réunir le patrimoine sa-guenéen.Vos dons seront une source inestimable en tant que reconstitution régionale de notre histoire.Photos, documents et volumes variés seraient grandement appréciés pour compléter la bibliothèque du musée.La connaissance du passé peut bien souvent nous aider à construire l’avenir.Pour de plus amples informations, communiquez aux numéros de téléphones suivants: 545-9400 ou 545-9409 A noter que nous acceptons les frais d'appels.ASSC4 IATION DIES MARCHANDS DI DDDIE E SSIONNEL S] DIE IA ST-DCMINICIJq Vous nous connaissez .on vous connaît! m PROGRAMMATION DE DECEMBRE &DENIS ROBERT PHARAONS: FILM, CONFERENCE, EXPOSITION D’ART EGYPTIEN.9 FILM: WOODSTOCK.14- CONCERT RADIO CANADA: LILIANE G.-LESAGE.15- GRANDS EXPLORATEURS: “LES JURDES".8- DENIS ROBERT PHARAONS: FILM, CONFERENCE EXPOSITION D'ART EGYPTIEN.9- FILM: WOODSTOCK.14- CONCERT RADIO CANADA: LILIANE G.-LESAGE.15- GRANDS EXPLORATEURS: "LES KURDES".TEL: 549-3910 NIH Les boiseries Cascouia ¦v.v mœv Les lutins du Père Noël ont vieilli et devant l’avance de l’homme dans le grand nord, ils n’ont eu d’autre choix que de venir s’installer dans notre région où ils sont presque passés inaperçus.Ils ont délaissé leurs costumes légendaires pour les jeans et on peut difficilement les différencier des autres jeunes femmes et hommes.Leur occupation qui n’a pas changé, ne cesse cependant de les trahir.Se croyant à l’abri des tracas sous le vocable anodin des Boiseries Cascouia, ils continuent inlassablement ou presque leurs travaux millénaires.Les temps ont cependant bien changé et les lutins n’ont plus comme autrefois une seule préoccupation.La distribution des cadeaux qui se faisait autrefois par les cheminées emprunte aujourd’hui des chemins beaucoup plus compliqués et se retrouvent plus souvent qu’autrement dans nos supermarchés.La concurrence des multinationales crée à nos lutins des problèmes énormes de mise en marché, d’approvisionnement en matière première au niveau des prix et que dire du côté publicitaire.La télévision, par exemple, ne laisse que bien peu de place aux produits artisanaux.Le village de Larouche, les voyait arriver avec une certaine appréhension, il y a maintenant un an et demi.On a d’ailleurs pas réussi à abattre cette barrière de préjugés qui anime la population de ce paisible village.L’arrivée de 8 à 10 jeunes gens vivant dans la même maison, travaillant dans le même atelier et qui essaient de faire partager à un cercle toujours plus étendu l’idéologie communautaire qu’ils vivent quotidiennement, ne pouvait que créer un certain froid.Résultat: les artisans n’ont vendu que deux jouets à des villageois depuis leur arrivée à Larouche, et les relations pourraient s’améliorer.Quels jouets Les jouets sont fabriqués à partir de bois franc, ce qui les différencie de ceux des 5 autres artisans du jouet au Québec.Le bois franc est plus difficile à travailler mais il est beaucoup plus résistant.Tous les jouets sont assemblés avec des chevilles et de la colle, aucune vis, aucun clou qui pourrait blesser l’enfant.Ce seraient des jouets par excellence pour les grosses familles d’antan, ils auraient pu servir de l’aîné au cadet à moins que, par un dur froid d’hiver, un père éploré ne s’en soit servi pour allumer son poêle.Les jouets représentent un éléphant, une citrouille en plusieurs morceaux que l’enfant devra recréer, une maison en petits blocs, une grue, un train, des casse-tête, etc.Les dessins de ces derniers sont reproduits en sérigraphie mais chacun est peint puis huilé (Mazola) à la main.Le même modèle de jouet se retrouve en plusieurs exemplaires mais ceux-ci, comme me le disait une des artisanes, sont caressés si souvent par les mains qu’ils revêtent une véritable dimension artisanale.Cette concession que l’on fait à la série, l’a été pour rendre les jouets accessibles à un plus grand nombre.Le train et la grue sont plutôt réservés aux garderies et -;-v 'AJ mm aux commissions scolaires.Ces deux objets se vendent pour un peu plus de cent dollars ($100.00) chacun, mais leur solidité est telle qu’ils sont un placement sûr pour les endroits où plusieurs enfants circulent.Le seul problème qu’on aurait décelé au niveau des garderies, c’est que les enfants veulent les emporter le soir à la maison, une éventualité qui est contrecarrée par un argument de poids: verriez-vous un enfant ramenant sous le bras une grue de 40 à 45 livres?Même le prix de ces énormes jouets reprend une dimension 12 abordable quand on le compare à celui des pistes de courses, des trains électriques, etc., qui ne fonctionnent le plus souvent que pour quelques semaines.Les casse-tête, qui sont de toute beauté, sont disponibles à partir de douze dollars ($12.00), Je ne sais s’ils plaisent autant aux enfants qu’aux adultes mais si c’est le cas ils sont les cadeaux rêvés et ils offrent une alternative dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle est valable à G.I.Joe, Barbie, la femme bionique et les autres.Les partisans de “L’achat chez nous” devront donc commencer sérieusement à le faire dans ce domaine du jouet éducatif.Ceux des Boiseries Cascouia, de par leur originalité, leur qualité et leur prix sont même en voie de devenir exportables.Nos lutins n’ont toujours pas de problème pour ce qui est de la confection de beaux jouets.Ils le font d’ailleurs bénévolement pour l’instant.Issu de milieu de travail aussi diversifié que l’hôpital, Price, le C.N., le CEGEP, etc., ils tentent de se créer un outil qui leur permettrait d’échapper à un marché du travail qu’ils n’ont pas apprécié.Les travailleurs vivent l’autogestion, depuis le début de l’entreprise des Boiseries.Ces derniers sont très polyvalents et tentent autant que possible d’éviter la spécialisation, chaque artisan est donc interchangeable à chacune des étapes de la fabrication.Le design est lui aussi le fruit d’un travail d’équipe.Ils se sont d’ailleurs fixé un maximum de 15 artisans à l’intérieur de l’atelier pour garder intact le genre de relations qui existent en ce moment.Mais ce désir de rester petit dans une société qui est pensée pour les gros a fait jaillir des problèmes d’ordre très économiques.Les caisses populaires, déjà échaudées par leur expérience avec des entreprises communautaires (dixit le cas CHUT-FM qui fermera ses portes et pour bien des années même s’il n’avait de communautaire que le nom), refusent de prêter pour créer le fond de roulement nécessaire.11 ne reste donc plus que les subventions gouvernementales, mais elles sont aussi pensées en fonction d’expansion.On oublie souvent le côté économi- que dans le secteur culturel, mais là comme ailleurs, l’absence de capitaux de base, empêche presque tout développement.Les P.I.L.(maintenant Canada au travail) qui sont les subventions les plus faciles à obtenir, assurent presque à coup sûr la non-continuité des organismes subventionnés.Ce n’est pas pour rien qu’un des artisans les comparait “à un cataplasme sur une jambe de bois”, et le bois c’est leur affaire.Les Boiseries, par exemple ont reçu des salaires par le biais d’un projet d’initiative locale, ils avaient cependant l’obligation de donner leurs jouets.Ils se sont donc retrouvés dans la même situation à la fin de la subvention, c’est-à-dire au moment où vous lirez ces lignes les problèmes seront probablement aplanis, soit pour le mieux, soit pour le pire.En attendant, même si la survie des boiseries est passablement reliée avec la conquête du marché toujours grandissant des garderies du Québec, la population régionale reste un élément très important dans l’avenir de ces artisans.Nous pouvons difficilement éviter de tomber dans la vague de consommation des Fêtes, essayons au moins de la canaliser.Nous, qui sommes à la recherche de notre identité, nous en avons peut-être trouvé un élément.Même en faisant fi des problèmes que traversent les boiseries, achetons leurs jouets qui sont toujours aussi beaux.Jean-Guy Girard collège de Chicoutimi du collège régional du Saguenay-Lac St Jean Le Service d’éducation des adultes A-s tu suivi des cours à la session d’Automne 1977?Si tu n’as pu le faire, tu peux te reprendre bientôt.Il y aura inscription tout le mois de décembre pour les cours dispensés par le Centre de l’activité physique du Collège de Chicoutimi.Téléphone à 549-2428 pour plus d’information.En passant, les cours de formation générale et professionnelle débutent en janvier 1978.Tu pourras t'y inscrire les 9, 10, 11, 12 janvier, aux heures régulières.Si tu veux plus d'informations, téléphone à 549-9520, extensions 246-244.534, rue Jacques-Cartier est, Chicoutimi, Qué.Tél.: 549-9520 13 Louis “Pitou” Boudreault, une musique qui renaît Depuis plus d’une dizaine d'années, on assiste à une remontée de la popularité du folklore.Ce phénomène n'est pas propre au Québec, mais également à des contrées aussi différentes que la Bretagne, l'Acadie, la Louisiane.Dans un monde qui tend à V uniformisation, doté d’une musique de plus en plus conformiste et hypnotique, ce renouveau de la musique folklorique s'offre comme une volonté de renouer avec un passé encore récent mais menacé de disparaître complètement.Les dernières années ont permis à certains, tel “Louis “Pitou’’ Boudreault, qui ont conservé intactes les traditions folkloriques, d’être mieux connu de la population.Nous vous présentons cette entrevue où ce menuisier violoneux nous raconte comment se vivait, du temps de sa jeunesse, la musique et le temps des Fêtes.Propos recueillis par Jocelyn Pagé Photos: Yves Caron Focus: Faites-vous des tournées depuis longtemps?Louis “Pitou” Boudreault: Non.Cela aurait dû commencer voilà longtemps, par exemple.J’ai fini de vivre.Je me suis remis àjouerdu violon il y a six, sept ans, lors d’un concours de violoneux à Chicoutimi.Ca faisait trente ans que je n’avais pas joué du violon.J’avais tout mis ça de côté.Je suis allé à ce concours-là qui avait lieu au centre d’achats.Ca m’intéressait un concours de violoneux; je m’y suis rendu comme curieux.Quand j’ai été rendu, même si ça faisait longtemps que j’avais déjà joué du violon, j’étais connu.Je suis né ici.Il y en avait qui savait que j’a-vais déjà joué du violon.Ils me disaient: “Tu vas pas jouer, tu vas pas jouer”.“Je suis pas venu ici pour ça, ça fait trop longtemps que j’ai pas joué du violon.” Il y en a un qui me passe son violon: “Allez-y, vous êtes pas pire que les autres.Après-midi, ce n’est pas le concours.C'est seulement pour garderceux qui sont acceptables dans le concours.” Je demande la permission à ceux qui conduisaient l'affaire, Philippe Bruneau, le joueur d’accordéon, et Gilles Lauzier de Montréal.“Allez-y mon cher monsieur, plus il y en aura, plus ce sera facile de faire un choix qui aura du bon sens”.J’avais choisi deux vieilles gigues avec lesquelles j’étais certain de ne pas me tromper, faciles à jouer, des affaires que papa jouait.Ca bien été.Quand j’ai eu fini, Philippe Bruneau se lève et me dit: “Vous avez pas donné votre nom pour le concours!” Je lui dis: “J’ai pas l’intention de le donner non plus”.Il me dit: “Ca n’a pas de bon sens.Ce que vous venez de nous jouer, c’est de ça que l’on a besoin, du folklore bien joué.Si ça vous fait rien, donnez votre nom, ça presse, occupez-vous pas du reste, ça marchera bien”.Le lendemain soir, c’était la première étape, et le deuxième soir, l’at- premier prix.Cela m’a animé.Je me suis remis à pratiquer un peu.Je répare des violons, donc j’y touchais déjà un peu.Dire que j’en jouais pas du tout, ça serait mentir.Il y avait le festival Mariposa à Toronto.Ils se sont organisés pour m’y amener.Maintenant, ça fait six fois que j’y vais.Petit à petit, cela a repris de l’ampleur.14 Focus Combien de disques avez-vous faits?' Louis “Pitou” Boudreault: J’en ai fait deux à Montréal et un aux Etats-Unis.Le dernier n'est pas encore sorti.J’attends la première copie bientôt, il a été fait à Seattle par la compagnie Voyageur.Il y avait une autre compagnie américaine intéressée.J’y ai été, mais je n’ai pas consenti à travailler pour eux.Quand tu sens que tu vas avoir de la misère à en retirer quelque chose et qu’il n’y a aucune garantie.Tu leur donnes ton affaire pour qu’ils fassent de l’argent avec.Je n’ai pas besoin de ça pour vivre, mais c’est plutôt choquant! Se faire mettre une poignée dans le dos et te faire vider comme un teapot au besoin, ce n’est pas intéressant.Focus: A quel âge avez-vous commencé à jouer?Louis “Pitou” Boudreault: A onze ans.Vers l’âge de quinze ans, j’étais bon pour aller jouer dans une noce.Dans ce temps-là, il n’était pas question de voyage de noces, ni de partir de la place.Les gens se mariaient et faisaient une fête de deux, trois jours, à jouer du violon et à danser.Les grosses familles, ça durait trois jours.Je parle des années 1918-25.La manière de s’amuser, c’était pareil partout: ils engageaient un violoneux.Dans ce temps-là, tout le monde était parent; un village, c’était peuplé de parents.Ils faisaient leur règne toujours à la même place.Mon père était violoneux aussi.Quand il a commencé à m’amener avec lui, il aimait bien ça car c’était une belle occasion pour prendre un coup.Il était bien soigné le joueur de violon, et mon père aimait ça pas mal.Il en est venu à se fier sur moi un peu plus qu’il aurait fallu.A l’âge de dix-neuf ans, j’ai arrêté de m’engager pour jouer dans les noces.Quand j’ai réalisé qu’on était destiné, obligé, condamné à gagner notre vie à la sueur de notre front, mais travailler pour vivre, pas travailler pour mourir le plus tôt possible.Installé sur une table et cogner du pied, quand même que tu n’es plus capable.Il fallait que tu continues, tu étais engagé! Et respirer toute la poussière que le monde faisait en dansant.La mode était qu’ils avaient tous leur petit flasque dans leur poche; ils sortaient prendre un coup dehors.Quand il mouillait, ils se vasaient les pieds, et ils revenaient continuer à danser.Il y avait parfois trois à quatre pouces de poussière sur le plancher, on ne se voyait plus dans les appartements.Le joueur de violon, il respirait ça tout le temps.Focus: Le joueur de violon était-il seul à jouer?Louis “Pitou” Boudreault: Il n’y avait personne pour lui donner une chance.Celui qui était engagé, il devait jouer.Il allait se coucher un peu pour se reposer.Quand ça forçait trop, il prenait un p’tit coup de plus.On avait pour trois, quatre jours à cracher noir après avoir joué à une noce.C’était malsain en maudit.Quand j’ai eu compris le fond de la chose, j’ai averti mon père: “Fiez-vous pu sur moi, j’y dis, pour aller jouer du violon dans les noces, c’est final.” Focus: Avez-vous continué à jouer du violon?Louis “Pitou” Boudreault: Oui, un peu, mais dans les veillées d’amis.Il n’y avait pas de place où je n’étais pas invité.Quand il y avait un petit rassemblement, j’étais toujours présent.A partir de 1930, les danses américaines ont commencées à arriver.Ca commencé par le charleston, et le rock n’roll est arrivé ensuite.La jeunesse s’est mise à être fascinée par ces danses et à les pratiquer.Le folklore s’en allait, s’oubliait, diminuait tout le temps.Focus: Est-ce la raison pour laquelle vous avez arrêté de jouer?Louis “Pitou” Boudreault: Quand je jouais des reels, les jeunes n’en faisaient pas de cas.Ca leur prenait du moderne.Cela a duré une trentaine d’années.Depuis une dizaine d’années, le folklore a repris de la popularité, dans les carnavals et dans les cegeps.Les jeunes reprennent goût à ça, ils s’achètent des violons, des accordéons et des musiques à bouche.Focus: Vous avez appris à jouer du violon de votre père.De qui avait-il appris?Louis “Pitou” Boudreault: De Thomas Vaillancourt, d’Hébert-ville, qui faisait ses reels lui-même^ Il était cultivateur.Il a fait sa vie à Hébert-ville.Je l’ai vu deux fois jouer à Chicoutimi.Dans ce temps-là, c’était tout un voyage que de venir ici à partir d’Hébert-ville.Il est venu deux fois en une dizaine d’années, une occasion qu’il avait d’embarquer dans une voiture d’un de ses amis.15 "Je me suis remis à jouer du violon il y a six, sept ans, lors d’un concours de violoneux à Chicoutimi." C’était l’oncle de mon père, qui a appris de lui.Je l’ai entendu jouer aussi, c’était exactement pareil.Ils prenaient chacun leur violon et ils jouaient le même reel ensemble, on aurait dit qu’il n’y avait seulement qu’un violon.C’est un style particulier que les autres ont pas.J’ai conservé ce style-là, ces vieux morceaux que ces deux gars-là jouaient.Focus: Vous-même, vous avez fait des reels.De quand date le reel d’Alexis le Trotteur?Louis “Pitou” Boudreault: J’avais vingt ans à peu près.J’en ai 72 aujourd’hui.Alexis Le Trotteur était un ami intime à papa.Il dansait bien.Quand il partait de Baie St-Paul à pied, le samedi après-midi ordinairement, il s’en venait coucher ici.Il repartait le dimanche après-midi.On savait jamais où il s’en allait, il trottait.Ce reel-là, qui n’était pas tout à fait fini comme je le joue aujourd’hui, quand je jouais ça, Alexis partait à danser sans que personne ne lui demande.Il dansait aussi bien qu’il courait fort.Focus: Pouvez-vous nous raconter une veillée de cette époque?Louis “Pitou” Boudreault: Une veillée d’amis, comme c’était seulement ce qui se faisait dans ce temps-là.Les jeunesses se rassemblaient dans une maison et ça commençait à chanter au piano, les places où il y avait un piano.Ils chantaient une secousse, chacun son tour.Puis, la danse commençait.C’était des sets carrés, accompagnés seulement du violon.Le Cotillon Valsé était très populaire.Les gens dansaient ça une couple de fois par veillée.Il y avait aussi le Vieux Brandy, mais il était dansé moins souvent parce que c’était une danse frottée.Ca prenait des bons frotteurs.La veillée se passait à danser et à s’essuyer, puis à recommencer à danser.Mais dans une noce, ce n’est pas de même que ça se passait.Le monde prenait pas le temps de souffler entre deux danses.Pendant qu’il s’en dansait une, il y avait le suivant et la suivante qui en criaient une autre.Juste le temps d’accorder son violon, le monde se plantait à leur tour pour aller danser.Ca commençait à une heure de l’après-midi pour finir à quatre heures.Le temps de souper.A sept heures, le joueur de violon devait être assis sur sa chaise jusqu’à minuit.Quand un gars était tout seul, qu’il n’avait d’aide de personne, c’était dur.On vient que les genoux en peuvent plus, les pieds tapent tout le temps.Il fallait jouer fort pour être entendu dans les appartements, il n’y avait pas d’amplificateur dans ce temps-là.Il fallait tout sortir ce qu’on pouvait.Le joueur de violon était payé 5 piastres pour une après-midi et une veillée.C’était un bon prix, ça en vaudrait 150 aujourd’hui.Focus: Comment se passait le temps des Fêtes?Louis “Pitou” Boudreault: Les Fêtes commençait à Noël par une veillée pas trop longue.Le Jour de l’An était la journée principale, c’est à ce moment que les festivités commençaient.Le déjeuner se prenait chez celui qui était le plus en moyen de la place.Il invitait autant de monde qu’il pouvait en loger dans sa maison, et chacun avait sa petite étrenne.Les gens arrivaient à partir de six heures du matin, après avoir été à la messe.Il n’y avait pas plus de deux messes dans ce temps-là.Après le déjeuner, ça prenait un p’tit coup et ça jouait du violon tout l’après-midi.Passé le Jour de l’an, chacun de la parenté avait son tour pour donner sa veillée.Ordinairement, ils donnaient un souper aux plus proches, et les autres étaient invités pour la veillée.Quand le Carnaval était trop court, que le carême arrivait trop de bonne heure, on recommençait à Pâques pour que chacun ait son tour.La parenté était toujours assez grande 16 .it-: "Quand je jouais ça, Alexis Le Trotteur partait à danser sans que personne ne lui demande.” la veillée un petit verre corsé, d’une once, soit du whisky et du vin rouge pour les femmes.Celui-là qui avait passé deux fois, il avait bien reçu son monde.Mon parrain Philibert Vaillancourt, qui restait au Bassin, adonné le repas du Jour de l’An jusqu’à ma vingtième année.Il commençait à être âgé et la famille trop agrandie.La dernière fois qu’il l’a fait, il a donné 400 déjeuners.Cela a duré de six heures du matin à quatre heures de l’après-midi, les déjeuners.Et chacun avait son étrenne, une chemise, une cravate.Focus: Qu’est-ce que les gens mangeaient au temps des Fêtes?Louis “Pitou” Boudreault: De la dinde, de l’oie surtout.De l’oie, je m’ennuie de ça.On n’en trouve plus.Du ragoût de pattes aussi et des tourtières.Il y avait toujours deux menus.Ils avaient tous des gros appétits.Ils commençaient par une assiette de ragoût puis on les reservait à la dinde, à l’oie, aux patates jaunes.Les tourtières étaient faites avec du lièvre.On trouvait toujours moyen de se procurer du lièvre.Les tourtières avec de la tourte, c’était avant moi.Vers 1900-1905, le clergé avait défendu de chasser la tourte.Le monde perdait la messe pour aller chasser la tourte.Ils appelaient ça la perdrix blanche.Il fallait en tuer beaucoup; la chair d’une tourte, ce n’est pas beaucoup.Les gens étaient excommuniés s’ils étaient déclarés.Ca s’est effacé et la tourte en même temps."Les gens se mariaient et faisaient une fête de deux, trois jours à jouer du violon et à danser." pour que ça prenne au moins un mois, un mois et demi.Ils appelaient ça une dette; ils avaient été invités au Jour de l’An chez le pacha, il fallait qu’ils rendent ça.Il n’y avait pas d’orgie ou de désordre par rapport à la boisson.Tout le monde était maître de soi, personne se mettait trop chaud.La mode était que celui-là qui avait les moyens de le faire, il passait deux fois dans 17 Tsega bec prend le soleil au piege et Le récit qui suit est tiré de la collection de Frank G.Speck Montagnais and Naskapi Tales from the Labrador Peninsula publiée dans THE JOURNAL OF AMERICAN FOLK-LORE de janvier-mars 1925.L'auteur l’avait recueilli de Joseph Nicolar, Marie Denis et Alek Denis à Tadoussac et aux Escoumins entre 1915 et 1921.Il signale que ces narrateurs ‘ ‘avaient entendu leurs récits de leurs parents et de leurs ajfüiés aux Escoumins sans aucune relation avec des individus appartenant à d'autres bandes de Montagnais.” — Nous traduisons.Dans les temps anciens, il y avait un vieil homme qui avait une femme et un fits qui s'appelait Tsega’bec.“Homme fini”, “homme parfait’ '.Ils étaient les seuls vivants et Tsega’bec était le seul enfant achevé, fini.Le vieillard était le maître de tous les oiseaux et les petits mammifères de la terre, lesquels vivaient près de lui dans les bois.Quand il avait besoin de certains d’entre eux il n’avait qu’à les appeler à lui.Le soleil était tellement chaud dans ces jours-là, que ces petits animaux et les oiseaux ne pouvaient pas vivre et le vieillard était grandement désolé de voir les oiseaux et les animaux tués par le soleil.En conséquence, le vieil homme projeta de capturer le soleil et ainsi de mettre fin au mal dont souffraient les bêtes.Il construisit un piège de troncs d’arbres là où se levait le soleil, au bord de l'univers, dans l’intention de le prendre par ce moyen.Mais le garçon T sega bec, quand il vit ce que ce père était à faire, dit: “Cela ne fera pas! Si vous êtes en frais de capturer le soleil, il faut que ce soit avec quelque chose de mieux qu’une chausse-trape en bois; mais moi je vais faire pour vous un piège qui prendra le soleil’ ’.Cette nuit-là, il fabriqua une ganse de babiche et la mit en place là où le soleil se lève.Le matin suivant, quand le soleil se leva, il fut pris et retenu dans le piège.Alors l’univers demeura dans la noirceur.Quand les bêtes s’éveillèrent le matin tout était encore noir et elles crurent que la fin du monde était arrivée et qu’elles allaient toutes périr.Certaines d’entre elles tentèrent de s'approcher du soleil et de la ganse, mais ce fut en vain.Le lièvre essaya, mais c' était trop chaud pour lui; il se brûla le poil.Les oiseaux ne purent pas approcher du lieu parce qu'ils ne pouvaient pas bien voir dans la noirceur.Alors intervint la souris des champs, qui court tout près du sol, et la taupe, qui passe sous terre, mais elles ne purent pas approcher suffisamment pour couper le lien.Quand l’épouse de l’homme s’éveilla, elle vit qu’ il faisait encore noir, bien qu’il fût tard dans la journée.Elle dit à son mari: “Qu’est-ce que tu as fait?As-tu capturé le soleil?— Oui, dit le vieillard.Moi j’ai seulement essayé de l'accrocher, mais Tsega’bec a réussi à le prendre au piège pour moi, parce qu’il brûlait tout l’univers.— Eh bien, dit la vieille, tu as mal fait, car maintenant il fait noir et nous ne pouvons pas voir pour gagner notre vie.C’est une mauvaise chose que tu as faite".Alors Tsega’bec tenta lui-même d’approcher le soleil pour rompre le piège.Il tint un écran de cuir devant son visage, mais il ne fut pas capable d’approcher le soleil assez pour couper la ganse.Pendant tout ce temps chaque chose était calme et le soleil ne se plaignait pas.Il n’y eut que la lune qui restait pour éclairer le monde et c’était très difficile pour les gens de se procurer le vivre dans la noirceur.Seuls le hibou et quelques-uns des autres animaux avaient les yeux assez grands pour circuler dans noirceur des forêts.Bientôt la vieille femme prit son hameçon et sa ligne et sortit pour aller pêcher dans le lac.Tse g a’ bec se tenait près d’elle au moment où elle lança sa ligne; tout à coup l’hameçon accrocha un de ses yeux et l’arracha.Il ne lui restait plus qu’un oeil.“Tu as été puni pour avoir capturé le soleil,” dit sa mère.Il revint à la maison et dit à son père: “J’ai un oeil d’arraché et maintenant je ne peux pas voir du tout.Appelle tes oiseaux, enlève un oei! de la tête du hibou et mets-le à la place du mien.Le hibou a un bon gros oeil pour voir dans la noirceur.H peut aller n’ importe où dans les ténèbres; ôte-lui un oeil et mets-le moi." Ainsi le vieux appela à lui un hibou, déracina un de ses yeux et le plaça dans la tête de Tsega’bec.Alors Tsega’ bec s’aperçut qu’ il pouvait tout voir avec l’oeil du hibou beaucoup mieux qu' avec le sien propre.Il partir à tachasse et pouvait voir passablement bien.H revint donc vers son père et lui dit de faire venir devient soleil le hibou et de lui donner un autre oeil de hibou comme le premier.Le vieillard appela alors le hibou, prit son autre oeil et le fixa à la tête de Tsega’bec comme il avait fait pour l'autre.Tsega’bec avait désormais deux bons yeux pour la noirceur et pouvait voir pour circuler selon son besoin.Il avait deux gros yeux ronds comme ceux du hibou.Tsega’bec ne tarda pas à grandir et voulut se marier; il se mit donc à la recherche d'une femme.A la fin, il trouva une créature qu’il prit pour épouse.La première nuit, au lieu de se coucher avec elle, il dit: “Suis-moi”.Toute la nuit, il la conduisit ici et là dans les bois, faisant la chasse.Parce qu'elle ne pouvait pas voir aussi bien que Tsega’bec, elle pouvait à peine le suivre.Elle buta contre des arbres et tomba, de sorte que Tsega’bec pensa qu il ferait bien de faire changer ses yeux pour une paire comme les siens.Il l’amena à son père et dit: “Procure-lui un oeil de hibou comme le mien”.Ainsi le vieillard appela ses oiseaux, enleva un oeil d’un hibou et le plaça dans l’orbite de la femme.Maintenant, elle pouvait voir assez bien quand ils circulaient dans la noirceur.Bientôt la femme de Tsega’ bec porta un enfant.Ils le nommèrent “Petit-Tsega'bec”, comme son père.Quand il naquit, il avait deux gros yeux ronds comme ceux du hibou et de ses parents; il pouvait voir dans les ténèbres aussi bien qu’ un vrai hibou.Quans il eut pris un peu d’âge, il dit à son père: “Tu as capturé le soleil, toi ! C’est pour cela qu' il fait si noir et que nous avons de tels gros yeux.— Oui, dit Tsega'bec.“Eh bien alors, dit Petit-Tsega’ bec, je vais capturer la lune ( soleil de nuit)’ '.Il fit donc un piège et le plaça là où la lune surgit.C’était dans le sentier que suivait Tsega’bec pour tendre ses chausse-trapes.Tombant dans le piège Tsega’bec fut pris au lieu de la lune.Il fut pris par les jambes et il pendait là, la tête en bas, les pieds en l’air, criant au secours.Alors, Petit-Tsega’bec s’en vint et dit: “Tuas été pris à la place de la lune; tu es puni pour avoir capturé le soleil; tu peux rester là et donner de la lumière toi-même”.Ainsi, il laissa son père, qui devint le soleil, pendant là par ses pieds attachés à une ficelle.Et Petit-Tsega bec continua de vivre avec sa-mère.Sources: La Société Historique du Saguenay 547-2014 559 ST DOMINIQUE - JONQUIERE Dr.Paul Ruel, O.D Dr Damien Laberge.O.D.OPTOMETRISTES Examen de la vue Verres de contact Rééducation visuelle CLINIQUE OPTOMETRIQUE SAGUENAY 73.King-George.C.P 415.Jonquière (secteur Kénogami) 542-7235 Us Sucreries Livraison ouvert 24 heures 180 ST-DOMINIQUE JONQUIERE 547-6256 La radio qui vous aime IA (CONSOMMATION du Dithe du pithécanthrope ¦ - - V' AYAWÂ'vTV kww.w ?.'• >’> '¦ .'¦ SUR- CONSOMMATEUR] PAR JEAN-GUY GIRARD Pierre-Elliot Trudeau disait, il y a quelque temps, que le cléricalisme renaissait au Québec et qu’il était maintenant représenté par l’Etat.H renaît également au Saguenay-Lac-St-Jean et sa nouvelle Eglise, c'est le centre d’achat.Si les dons continuent d’affluer dans quelques années, chaque paroisse aura le sien.Le pouvoir temporel était autrefois à Rome, au-jourd’hui, il a son siège social à Toronto (Multi-Mails), en Australie (Galeries du Lac-St-Jean) et ailleurs.Nos grands-pères se sont saignés pour ériger des temples au temps de la colonisation, pendant combien de temps paierons-nous les nôtres au temps de la consommation?Si nous n’avions pas à nous payer les centres d’achat, peut-être pourrions-nous nous payer plus que des maisons mobiles; excusez, sectionnelles! Les centres d’achat Avec la neige et le mois de décembre, revient la période la plus fertile en consommation de toute sorte.Comme nous sommes la région-cible pour l’essai de nouveaux produits, nous serons choyés et pourrons consommer des produits qui ne verront peut-être jamais le jour à Québec et à Montréal.Nous consommerons sans aucun doute comme par les années passées notre quo ta de cadeaux, de boissons, de nourritu re, de publicité pro-consommation et de publicité anti-consommation.Nous serons malheureux, nous sentant coupables en consommant, et.frustrés en ne consommant pas.Tout est consumé, sauf le centre d’achat lui-même.Mais comment les payons-nous ces fameux centres d’achat?Nous les payons d’abord en énergie humaine, 66% des travailleurs de notre région travaillent dans le secteur des services.Combien d’entre eux passent leurs journées à attendre que madame vienne s'acheter la robe qu'elle portera à trois ou quatre occasions, ou que monsieur vienne prendre livraison de son ensemble de ski alpin dernier modèle, orange vif.On dit quelquefois que les centres d'achat économisent des pas, car tout est sous le même toit.Combien de personnes sont parties du Lac-St-Jean pour aller magasiner à Chicoutimi, depuis l'ouverture de Place du Saguenay?Combien de personnes peuvent se permettre de tout acheter dans leur village depuis que la concurrence des centres d'achat en a fait disparaître la majorité des marchands?Le coût du loyer dans les centres d’achat se calcule d’après la dimension du commerce; plus vous occupez d'espace, moins vous payez au pied carré.De là à dire que les petites boutiques (habituellement louées par des autochtones), paient pour les gros (Steinberg, Dominion, Woolco, Zellers, etc.), il n’v a au’un pas.20 Quand vous allez vous acheter une paire de jeans à $32.00, peut-être payez-vous les deux dollars que vous avez économisés en faisant votre épicerie chez Steinberg.Une boutiquière m’expliquait qu’elle payait $450.00 de loyer par mois, mais qu’une fois payé le chauffage, l’éclairage, l’entretien et la publicité, le tout montait à $800.00.Ajoutez à ceci quelques salaires et une petite marge de profit et vous comprendrez peut-être le prix effarant que vous payez pour une robe.Le crédit La concurrence que se font les supermarchés à grand renfort de publicité, ça se paie, que vous soyez un consommateur de télévision, de journaux, de revues ou non.Comme le disait un de mes amis: “Puisqu’il faut payer pour la télévision, j’aimerais autant payer pour qu’ils me fichent la paix?” C’est probablement aussi difficile de vous faire rembourser la fraction du prix d’un objet dont la publicité ne vous a pas atteint que de vous faire rembourser quand vous payez comptant, le pourcentage que le commerçant paie sur chaque objet pour accepter la carte de crédit.Ce qui est moins réjouissant, c’est que 42% des familles québécoises vivent sous le seuil de pauvreté (Statistique de 1972) et qu’elles doivent elles aussi payer le même pourcentage de publicité, de loyer, etc.sur des marchandises essentielles.Ces mêmes familles sont les clients préférés pour le crédit des grands magasins, crédit qu’il faut payer à des taux comparables, sinon directement aux compagnies de finance (17 à 22%).D’après l’Association des caisses d’économie familiales (ACEF): “Le crédit constitue, de fait, un moyen de ficeler le travailleur à son chèque de paye.11 sera d’autant plus difficile au travailleur de choisir librement d’aller ou non en grève, si son niveau d’endettement est élevé.En ce sens, le crédit est un puissant facteur d’intégration sociale”.Même si les chiffres ne sont pas disponibles, notre région détiendrait un des premiers rangs pour le taux d’endettement.L’implantation de centres d’achat Qui décide de l’implantation d’un centre d’achat.Toute personne qui a suffisamment d’argent et qui est conforme aux règlements de zonage des municipalités (le règlement peut toujours être amendé).Notons que toute municipalité est intéressée à augmenter ses revenus par le biais de la taxe de vente et de la taxe foncière d’où les règlements de zonage favorisant plutôt l’implantation de centres d’achat aux espaces verts.Prenons le cas d’Alma, qui vient de se doter de son troisième centre d’achat, et où les services offerts sont sensiblement les mêmes dans trois centres d’achat, certaines boutiques se retrouvant même dans deux de ceux-ci.La population de la région devant rester sensiblement stable pendant quelques années et qu’on annonce la construction prochaine d’un centre d’achat à St-Félicien, il serait surprenant que la population du Saguenay, avec ses cinq (5) centres d’achat (et je ne compte pas les “rallonges”) vienne s’approvisionner à Alma.Nous devons donc conclure que la population du secteur devra les faire vivre, ou qu’un des concurrents disparaîtra, à moins que ce ne soit la classe des petits commerçants qui ne disparaisse complètement.Un économiste de la région affirme que la prolifération des centres d’achat n’arrêtera que lorsque l'un deux fera de mauvaises affaires.Les sociétés prêteuses émettront alors de sérieuses réserves avant de financer l’installation d’un autre centre d’achat.Ils auront alors prouvé que les poches des consommateurs ont un fond.D’autres secteurs de la consommation Le phénomène de la consommation dépasse largement le secteur des centres d’achat.L’absence de moyens de transport en commun efficace au Saguenay-Lac-St-Jean n’est certainement pas étranger au fait que notre région soit l’un des endroits où il y ait le plus de voitures par personne au Québec.Chicoutimi compte 0.49 automobile contre 0.37 pour Québec et 0.36 pour la région métropolitaine, d’après un article récent paru dans Québec-Science.Nous avons choisi la voiture individuelle qui nous coûte si cher en argent, mais surtout en énergie fossile, ou non renouvelable, qui pollue l’air, qui pollue par le bruit et qui dévisage l’environnement par l’espace toujours grandissant qu’elle exige (l’autoroute Alma-La Baie, le boulevard Talbot à quatre voies, etc.).La consommation c’est aussi le barrage publicitaire auxquels sont soumis nos enfants pendant la période des Fêtes.Cette publicité, qui est réglementée par le gouvernement depuis le 11 septembre 1973, laisse néanmoins une grande latitude aux compagnies.Un feuillet de l’Office de la protection des consommateurs nous apprend par exemple: “Il est donc défendu d’utiliser une personne ou un personnage connu des enfants, pour mousser, auprès de ces derniers, la publicité d’une marchandise”.On se rappellera cependant toute la consommation qu’a donné lieu le personnage de “Patof”.Cette année, c’est la “Femme Bionique” qu’on offre à nos enfants.Le héros de la télévision n’a pas besoin de mousser la marchandise, il devient la marchandise dont le soutien publicitaire est avant tout son émission.Un projet de loi qui interdirait la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans dort sur les tablettes depuis 1975.Le présent gouvernement avec son ministre d’Etat au développement social, Pierre Marois, qui est l’ancien président des ACEF, laissait supposer un changement radical dans les politiques face à la consommation.Un an après la prise du pouvoir du Parti Québécois, nous espérons que nous n’avons rien perdu pour attendre.Ce qui est plus dangereux, c’est de laisser pendant encore longtemps les schémas d’aménagement à des impératifs économiques à court terme.Un cri d’alarme a été levé depuis plusieurs années par des écologistes, économistes, biologistes et d’autres “istes” au fait que nous courrions au suicide collectif avec notre société de surconsommation.Les promoteurs de centres d’achat ont-ils le schéma d’aménagement qui nous convienne?LES MARCHES D’ALIMENTATION ALTERNATIVES ALIMENTAIRES 11 est très difficile de parler d’alternative à la société de consommation, la seule serait la société de conservation dont on commence à peine à glisser un mot et qui ne se pratique pour l’instant que sur de petites échelles.11 n’y a pas de solution individuelle à ce problème collectif.On peut cependant parler d'une amorce de re- 27 prise en main, après un net recul du contrôle par le consommateur du secteur de la distribution alimentaire.Notre région fut l’un des berceaux de la coopération.En 1938, les ouvriers de Price et de l’Alcan fondaient la Glaneuse de Jonquière, la Gardienne de Kénogami, la Sociale d’Arvida, la Paroissiale à Alma, etc., autant de coopératives de consommation en milieu urbain.Elles ont détenu à une certaine époque plus de 20% du marché de l’alimentation, l’arrivée des grandes chaînes allait cependant tout remettre en question.Les techniques de marketing très au point et la publicité conjuguées à l’essouflement du mouvement coopératif en milieu urbain eurent tôt fait d’acculer 8 coopératives de consommation à la faillite; la Paroissiale d’Alma a été la dernière à fermer ses portes (ces chiffres datent de 1971).Et, comme le dit un feuillet à l’usage des magasins coop: “.Certaines y réussissent mieux que d’autres mais plusieurs se contentent de maintenir l’entreprise à un niveau de rentabilité compétitif: oubliant souvent la raison même de l’existence de la coopérative: la promotion et la protection des intérêts des membres.” Avec un certain retard, on est en train de faire unlravail d’éducation auprès des travailleurs des coopératives puis des membres.“Même si on sait que le Cool-Aid n’a aucune valeur nutritive, on ne peut cependant pas l’enlever de sur les tablettes, sans risquer que le membre qui en consomme aille l’acheter chez Dominion et en profite pour y faire son marché.Nous adoptons donc une politique visant à renseigner l’usager sur la qualité de l’aliment.” D’après Normand Casaubon du Conseil régional d'intercoopération, c’est la seule façon de rendre service à ces membres.Les règles de l’antimarketing, telles que placer les aliments par ordre “du plus utile au moins utile”, sont pratiquées par les Cooprix et sont en voie de l’être dans les magasins Coop dont le cadre physique le permet.Dans les grandes chaînes, les produits inutiles sont placés à la hauteur de la cliente alors qu’elle doit se pencher pour atteindre les produits indispensables.Les coopératives qui n’occupent que 3.4% du marché de l’alimentation au Québec auraient cependant un effet régulateur sur la totalité de ce marché.Raymond Mardi, responsable des coopératives pour le ministère des Institutions financières, m’a assuré qu’on avait assisté à des baisses allant jusqu’à 35% des prix dans les gran- des chaînes, suite à l’établissement d’une coopérative dans les parages.Des relevés de prix, par les quotidiens, démontrent que l’acheteur sauve en moyenne $3.00 sur un panier de marchandises de $50.00.Dominion dit cependant vendre au même prix ou moins cher que toute chaîne d’importance, il ne ment pas car Cooprix n’est pas considéré comme une chaîne d’importance.Le gouvernement Québécois actuel, toujours d’après Raymond Mardi, ne verrait pas d’un si mauvais oeil une baisse des ventes des produits inutiles.La main-d’oeuvre québécoise n’en subirait aucun préjudice, car la grande majorité de ces produits nous proviennent de l’Ontario ou des Etats-Unis par le biais des multinationales de l’alimentation.Les actuels 100,000 membres (on peut compter 4 personnes pour chaque membres ce qui nous donne environ 400,000) continueront donc à être soumis à une campagne de sensibilisation face aux produits inutiles qu’on leur suggère par le biais de la publicité télévisée ou autres.Nouvelles formes coopératives Parmi les 11% du marché régional qu’occupent les coopératives, notons l’entrée en jeu des Clubs Coopératifs de Consommation qui, bien que timides, démontrent un certain renouveau.Ceux-ci, qui ne peuvent regrouper beaucoup plus de 100 personnes, fonctionnent sans employés, chaque personne se doit de fournir 4 heures de travail par mois, Michel Brassard, un des artisans du Club, croit que: “les gens retirent quelque chose beaucoup plus dans leur être que dans leur avoir”.Que de travail de groupe pour faire en sorte que ça fonctionne avec 10 caissières différentes dans l’espace de 2 semaines.C’est donc sur le plan de la stabilisation du groupe que le gros du travail s’est fait durant ces 3 premières années et le côté éducation à la consommation n’a été qu’à peine effleuré.On est toutefois allé beaucoup plus loin au niveau de l’éducation coopérative et les 98 familles se sentent vraiment propriétaires, contrairement à ce qu’on peut observer dans le reste des coopératives en milieu rural ou urbain.Notons qu’un groupe de membres du départ ont fondé, en accord avec le reste des membres, un autre club coopératif à Ste-Jeanne-d’Arc.Les profits réalisés grâce à cette formule sont de 5 à 10% sur les produits de base, de 25 à 30% pour les cannages et de 50 à 100% pour les produits de luxe (crevettes, crème à mains, etc.).Les coopératives alimentaires naturelles Un autre secteur qui est en plein essor est celui des coopératives d’aliments naturels.Raymond Marcil affirme qu’il est très difficile de comptabiliser un tel secteur alors qu’il naît un nouveau club presque chaque jour.Ce mouvement, qui s’est amorcé à Montréal, il y a 5 ou 6 ans, ne cesse de faire des petits.Travaillant un peu à la façon des clubs coopératifs de consommation (c’est-à-dire aucun permanent), on met cependant toute l’emphase sur la qualité du produit.On exige, en effet, que celui-ci n’ait pas passé dans les mains de l’industrie chimico-alimentaire.La plupart des aliments passent par l’entrepôt la Balance à Montréal, puis par l’entrepôt du C.R.A.C.à Québec où chaque groupe va se ravitailler.Il existe présentement 2 comptoirs dans la région, un à Alma, l’autre à Chicoutimi.Un groupe est en voie de formation à Jonquière, pendant qu’un groupe de St-Félicien et un autre à Girardville reçoivent leur commande par l’intermédiaire du C.R.A.C.à Québec.Le groupe “Les Graines”, d’Alma, a fonctionné pendant 4 ans sur un système de commande en couvrant les frais de transport et de location avec un pourcentage sur les aliments de chacun.Ils viennent à peine de s’incorporer comme coopérative et de s’ouvrir un local avec un étalage d’aliments.Trente membres permanents et les membres temporaires (qui ont 3 mois pour devenir permanents) feront fonctionner ce local.Le groupe tient à se limiter à une centaine de membres pour éviter les problèmes organisationnels qu’engendre un trop grand nombre de personnes.Denis Boily, un des membres fondateurs, explique que cette forme de coopérative préfère la multiplication des groupes plutôt que celle des membres, pour en conserver le caractère humain.Le tableau montre bien que malgré le faible pouvoir d’achat de la coopérative, elle concurrence avantageusement une coopérative conventionnelle, et ce qu’on pourrait appeler le Steinberg de l’alimentation naturelle.Quand les prix sont plus élevés, d’après Denis: “C’est lorsque nous sommes persuadés de la supériorité de notre aliment, comme dans le cas de la farine de blé qui est produite dans un moulin familial dans les environs de Montréal, ou du macaroni de blé, comparé au macaroni Ca- telli qui n’a à peu près pas de valeur nutritive.” Tous les aliments arrivent en vrac et on réutilise les anciens contenants pour l’empaquetage.On s’attend, avec l’augmentation des membres, à inclure les fruits, les légumes et les produits laitiers.Une des caractéristiques de la coopérative, c’est qu’elle réunit des personnes sensiblement du même âge, sauf quelques rares exceptions.Même si ces coopératives sont soutenues par un idéal végétarien, notons que la majorité des membres mangent encore de la viande.“C’est difficile de changer en quelque temps un mode de vie qui nous a été inculqué depuis la naissance.Mais on améliore lentement notre alimentation.” Cette distribution parallèle des produits de luxe que sont devenus les aliments naturels, même s’ils ne touchent qu’une infime partie de la population, remet tout de même en question toutes les phases de la commercialisation des aliments, de la transformation, de l’empaquetage, de la publicisation, de la mise en vente, etc.Ce n’est pas la société de conservation, en serait-ce une amorce?NDLR: Nous vous présentons un premier dossier sur la consommation, dans le prochain numéro nous donnerons une suite au dossier consommation .TABLEAU COMPARATIF DES PRIX FUTURE COOP LES GRAINES COOP EN MILIEU URBAIN COMPTOIR D’ALIMENTS NATURELS CENTRE D’ACHAT ITEM PRIX LIVRE MAJO- RATION 25% PRIX LIVRE PRIX A L'UNITE PRIX LIVRE PRIX A L'UNITE PRIX LIVRE RIZ LONG $0.27 $0.07 $0.34 Dainty $0.97/28 oz $0.63 $1.39/2 Ib $0 65 FLOCON D'AVOINE 0.23 0.06 0.29 Quaker 1.54/5 lb 0.31 0.89/2 Ib 0.45 FEVES BLANCHES 0.33 0.09 0.42 Coop 2.59/4 lb 0.65 — FARINE DE BLE (blanche) ENTIER MACARONI 0.24 0.06 0 30 Coop 1.20/7 lb 0.18 0.89/2 Ib 0.45 DE BLE HUILE 0.61 0.16 0.77 Coop 0.64/2 lb 0.32 0.99/lb 0.99 D'OLIVE 1.10 0.28 1.38 Gattuso 1.89/lb 1.89 — — ARACHIDES ROTIS BEURRE 0.59 0.15 0.74 Krispy 0.79/10.5 oz 1.21 — — D'ARACHIDES 0.95 0.24 1.19 Coop 1.68/32 oz 0.84 1.49/lb 1.49 RAISINS SULTANAS MELASSE DES 0.76 0.19 0.95 Jaffa 2.25/2 lb 1.13 1.59/lb 1.59 BARBADES 0.45 0.12 0.57 Coop 1.09/47.5 oz 0.37 2.10/40 oz 0.84 MIEL (REGIONAL) SAUCE SOYA 0.70 0.18 0.88 2.16/24 oz 1.44 2.90/2 Ib 1.45 (TAMARI) 0.73 0.19 0.92 VH 0.77/lb 0.77 1.79/1 b 1.79 PLUS CHER — 7 9 MOINS CHER 1 — 5 - c < “ „ 2 O CD r4 T3 en QJ o eu t en o -5 3 qj w 3 CD 3 rr ro Q.-j CD o t-T QJ ^ 3 Q_ ° 2 0) CL 3 • T C CD .V_______________________________ y 23 L’Entraide Économique est un véritable mouvement coopératif (Un dénomme ) _____X LENTILLE1 au-dessous de tout Du pot-pourri au bain-marie Le Service gouvernemental d’aide aux jeunes drogués vient de sortir un tout nouveau programme qui a déjà fait ses preuves après quelques semaines d'essai.L’on sait que de longues périodes d’absorption de substances hallucinogènes ou de boissons euphorisantes ont de fortes tendances à provoquer la persistance d’images ou d’idées insécurisantes.La nouvelle cure consiste donc à faire évoluer ces hallucinations vers d’autres, jugées plus saines et rejoignant le monde sécurisant de l’enfance.On procède donc en plusieurs étapes: d’abord on remplace les lectures malsaines par le petit catéchisme, ensuite on occupe les temps de loisirs par des distributions de médailles et autres objets pieux, et enfin l’on forme ces jeunes en équipes diverses sous la direction d’un gouro spirituel.Ce programme se nomme les Enfants de Marie.Si votre enfant montre des signes de fatigue ou d’excitation subites, s’il croit qu’il est possible de transformer ce monde sans en attendre un deuxième meilleur, inquiétez-vous et consultez sans tarder un agent gouvernemental.Il se fera un plaisir de le^remettre dans le droit chemin.C’est une heureuse façon de retourner au passé et, qui sait, peut-être qu’un jour guérira-t-il assez pour faire une carrière militaire.diquent bien que de telles affirmations sont sans fondements et dénuées de toute véracité: le Père Noël existe bel et bien, et chacun de nous peut le vérifier.S’il a échangé son renne contre un cheval, il n’en a pas pour autant délaissé son habit rouge.Il est toujours à l’écoute des rêves des petits et des moins jeunes; il est plus que jamais toute oreille pour capter vos moindres désirs.Il a même accroché une étoile à son veston, une belle étoile, un peu gercée il est vrai, mais qui sonne à vos oreilles quand on la tape.Il y a, écrit dessus, en code: “Gens du pays, réjouissez-vous et chantez” (G.R.C.).On peut maintenant le rejoindre par téléphone.Il est déjà loin le temps où la barbe du vieil homme nous chatouillait la joue lorsqu’on lui confiait nos voeux secrets à l’oreille.Prière de ne pas bourrasser sous aucun prétexte! — Allô! Allô.— M.Bourassa?— M.Bourassa, m’entendez-vous?— Je vous reçois mal.— M.Bourassa, vous êtes maintenant en ondes, me recevez-vous mieux?— Oui, ça va.Vous savez, les communications en France, c’est pire que le ministère du même nom au Québec.— M.Bourassa, après ces moments soupçon d’exil et de réflexion, avez-vous de nouveaux commentaires à faire au sujet de votre défaite le 15 novembre dernier?— Je crois qu’à l’exemple du marché commun, nous évoluons vers un monde de plus en plus complexe dont il serait malaisé d’expliquer les fondements.Toute situation mérite réflexion et réciproquement.C’est cela la démocratie.Il faut s’y soumettre.Mes penchants s’orientent de plus en plus vers le régime présidentiel.— On a souvent reproché à votre gouvernement son attitude passive lors de la crise d’octobre, vous opposez-vous toujours à ces allégations?— Fortement.C’est nous les grands responsables! C’est nous qui avons demandé l’appui du fédéral! Même Drapeau nous a consulté avant d’expédier son télégramme.— Croyez-vous que nous évoluons vers un Watergate canadien?— Premièrement, je trouve que la police fédérale n’a pas d’affaire au Québec.On a notre propre police qui peut être aussi efficace; c’est à nous-mêmes à nous espionner.Pour ce qui est du Watergate lui-même, je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas droit à notre propre Watergate.On est aussi développé qu’aux Etats-Unis! — Quelle question vous préoccupe le plus actuellement?— Suis-je le plus bel homme du Canada?Gens du pays, réjouissez-vous et chantez On tentait depuis quelques années déjà d’insinuer dans le coeur de notre jeunesse le doute religieux, la contestation, l’anarchie et même, voulant s’attaquer aux fondements de notre société, l’on ridiculisait de sains mythes tels que le Bonhomme Sept-Heures, Cendrillon et le Père Noël.On affirmait que ce dernier était une invention idéaliste de l’esprit humain, un délire psychotique, un faux espoir en la charité humaine.Des informations récentes, divulguées par nos média d’information, in- SUIS-JE nus | / rv.SMÊIÜI, i'll*"v.il',ut mâWÊ .V f&EZ Êi m* fiaità g»1 24 Michel Gauthier En vivant.' im* uttfwi'l' 8 -1 ¦ p I .U AJ .- 1 = ¦ - • .WSSr'ÆSk WSmtimZeL 5vs§0S *r/f; v ifV.% MSM xrnmz .> ¦ I "UpP .•: P ;M — *i- '*V*^ ¦ '„ ; ¦ ‘* ;~;s ,rr\ râpfrir?¦Jaa^* ***»¦¦ »& - gjSssiijsS&l ¦ ¦ SÉilli ' '¦ • ' .Warm k!rv,'iX: mm* iMéÊïÊMÊâ "- ¦•¦'j* -¦•-v-.mm vV VV ¦H WW-V.W W®.•-• :: Si^Éêâ P K» •J.-,;.\ tfsî-ïfe* £l§£%;: mmMï wm i.'iSsS . Mi® .TVÇ***.«ttafcr hhh MÊm .ji*^nrafte: awa^1. HBH V ' -'ate- Michel Gauthier “Le réel sans tricher” ¦ Michel Gauthier de Jon-quière pratique, utilise l’expression photographique, résolument, depuis cinq ans.Il exerce aussi d’autres métiers liés à l’image comme ceux de monteur et de réalisateur de films.Mais c'est "la photo" qui occupe une bonne partie de son temps quand il ne dort pas.Michel Gauthier considère que la photographie est un moyen d’expression global, un moyen de communication fondamental.On peut tout exprimer, tout dire par la photo, à la seule condition d'en connaître et maîtriser les possibilités.Il parle à ses appareils photographiques comme à des personnes intimes, un peu comme fait l’écrivain ou le journaliste qui ne peut se passer plus de deux jours de sa machine à écrire.Il considère la photographie comme une manière de vivre.Par exemple, s'il prend la décision de changer d’appartement, il choisit celui-ci en fonction de sa "future chambre noire".La photo, ou plus pré- cisément sa pratique quotidienne de la photo, fixe son environnement, son décor personnel, et même les gens qu’il fréquente.Il photographie pour rendre compte de ce qui l’entoure, des points de vue qui l’habitent, des décors urbains ou ruraux qu'il traverse, des personnages qu’il y rencontrent.Il fixe, bien sûr, comme tous les photographes “réalistes” des instants, des paysages rares et surtout, des visages.Il reste fondamentalement, après quelques années intensives de pratique photographique, un portraitiste.Les visages le fascinent, sollicitent les déclics de son appareil, lui demandent presque de “fixer la lumière qui passe sur eux." Sans tricher, sans mise en scène, sans fard, les portraits de Michel Gauthier retournent leur regard au photographe et aux amateurs de photos qui savent porter attention.Les photos de Michel Gauthier nous apprennent à mieux regarder ceux qui circulent quotidiennement autour de nous, les passants qui nous croisent sur la rue Saint-Dominique, les voyageurs qui attendent l’autobus au terminus, les chauffeurs de taxis qui regardent la télé dans leur kiosque.Les sujets qui le poussent à “fixer l’instant" sont toujours quotidiens, ordinaires, à la portée des yeux de tous.C’est aussi un photographe qui a participé activement à la naissance d’une pratique photographique intensive à Jon-quière et dans la région (et dont "Focus" témoigne depuis le premier numéro) en préparant des expositions de groupe au Centre culturel, à la galerie L'Arche, une rétrospective solo de ses meilleures photos à L’Arche encore une fois et en assumant, avec un groupe de photographes amis, le projet de "photos historiques”.A travers cette sélection de photos de Michel Gauthier, on peut peut-être discerner la place qu’occupe la photo dans sa vie et le point de vue “réaliste" (le réel sans tricher) qu’il a adopté.PAR PIERRE DEMERS. Î Si ^ s- $ ^ * s uisr» Portrait des postes de radio du Saguenay-Lac-Saint-Jean PAR PIERRE DEMERS 34 Ce dossier sur les postes de radio de la région suit ceux qu’a déjà publiés la revue “Focus” sur les salles de cinéma et les journaux d’ici.Le point de vue est le même: qui contrôle les postes de radio qui diffusent dans la région?A qui profitent ces entreprises de communication de masse?et, dans la mesure du possible, est-il profitable pour les auditeurs de la région de voir ces media réorienter leur tir?En d’autres mots, peut-on, sans risques de passer pour des auditeurs capricieux, souhaiter que ces stations de radio se branchent sur des nouveaux modèles, évoluent au rythme d’une certaine radio montréalaise et québécoise?C’est toujours difficile de prétendre tracer un portrait plus ou moins ressemblant de la radio d'une région donnée.Les émissions radiophoniques sont aussi fugitives que les ondes sur lesquelles elles circulent.On peut relire des journaux, revoir un film, mais il est pratiquemment impossible d’écouter une seconde fois une journée de diffusion radiophonique.D’ailleurs, c’est peut-être mieux ainsi.Quoi qu’il soit, la radio meuble nos petites vies quotidiennes et alimentent nos “temps morts” avec tellement de fidélité qu’il serait “inconséquent” de ne pas lui attacher une certaine importance.Mais à quoi se référer quand on veut examiner ce qui se passe à la radio?Spontanément, on serait tenté de s’accrocher aux slogans-maison utilisés par ces postes.Pour une raison bien simple: c’est à peu près tout ce qu’on retient de la programmation de ces radios.Des slogans évidemment racoleurs, “commerciaux”, souvent prétentieux et presque toujours plus ou moins conformes à la véritable image de “marque” du poste en question.Des slogans qu’on pourra lire, en partie, dans les portraits individuels des postes de radio de la région, des slogans qui Règles du jeu radiophonique parlent par eux-mêmes sans trop qu’on ait besoin d’insister, de les commenter en long et en large.Un autre point de vie, plus objectif celui-là, c’est celui qui consiste à déterminer l’identité des postes de radio d’ici à partir de leur propriété et de leur aire de diffusion.Quand on examine la propriété des stations de radio qui nous concernent, on se rend compte, en premier lieu, que ces entreprises appartiennent en grande majorité à des actionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Seul le poste MA de Jon-quière, CKRS, appartient à des intérêts étrangers à la région, un groupe d’avocats de la ville de Québec, Baribeau, Pratte et Lepage, lequel groupe contrôle également quelques postes de radio et de télé un peu partout au Québec.Les autres postes de radio d’ici, en principe, sont la propriété de personnes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Par le biais des affiliations, on peut également avancer que certains postes semblent moins “régionaux” (au sens de la programmation, de la couverte informative régionale) que d’autres.Le poste CJMT-MA de Chicoutimi, par exemple, appartient à deux actionnaires de Chicoutimi, mais son affiliation au réseau Télémedia (propriété de Power Corporation-Paul Desmarais) indique un net penchant vers “la montréalisation” de ce poste qui, à un moment donné, pourrait devenir plus qu’un affilié au réseau Télémedia.De même le poste MA de Radio-Canada, à Chicoutimi, CBJ, reste malgré tout, un poste de radio régional fortement conditionné par la programmation nationale et montréalaise du réseau d’Etat.Dans cette station, on détermine la grille-horaire (i.e.les émissions locales d’information, de divertissement, d’animation) en fonction d’abord de ce qu’on diffuse de Montréal.Les administrateurs locaux de Chicoutimi ont une marge de manoeuvre très mince.Et il faut de “bonnes raisons” pour faire sauter, par exemple, un match de hockey du mardi soir.En somme, ce sont des conditions comme celles-là qui fixent à un moment donné les possibilités d’une station de radio régionale.On peut encore entreprendre de faire le portrait des postes de radio d’ici en utilisant leur attitude à l’égard des “cotes d’écoute”, le fameux barème classique et presque unique des radiodiffuseurs.Mais là aussi la méthode est trompeuse.On croit que seuls les postes privés réagissent à ces références.Car pour eux, ces cotes déterminent leur “crédibilité commerciale”.Dans la jungle des postes privés de radio, celui qui décroche la plus large audience assure par le fait même “sa réputation” de bon vendeur de messages publicitaires auprès de ses clients.Mais ce ne sont pas uniquement les stations privées appartenant à des actionnaires indépendants (souvent dissimulés derrière le sceau de la confidentialité du CRTC ou du ministère des Institutions financières) qui “réagissent” aux résultats du BBM.Les stations de base de Radio-Canada dans toutes les régions du Québec, y comprise celle de Chicoutimi, CBJ-MA, malgré qu’elles ne diffusent plus de messages publicitaires depuis avril 1975, se fient surtout aux cotes d’écoute pour modifier tant soit peu leur programmation et faire leur petit remu-ménage-maison.Tout ça pour dire, que c’est toujours très difficile pour les postes de radio de connaître la portée de leur diffusion.Il y a toujours les petits concours et les appels répétés au public pour “sonder” régulièrement l'auditoire.Mais la fréquentation” radiophonique reste une affaire tellement personnelle, j’allais écrire “intime” qu’il reste pratiquement impossible de déterminer pourquoi la majorité ou la minorité se branche là plutôt qu’ailleurs.Il y a ceux qui écoutent toujours le même MA (il faut dire que dans la région, 35 la pratique du MF est réduite surtout depuis la chute récente de CHUT) parce qu’ils réparent des voitures dans leur garage et qu’ils n’ont pas le temps de changer de poste.Il y a les autres qui sautent d’un poste à l'autre, du matin jusqu'au soir, et du soir jusqu’au matin, surtout en roulant dans leur voiture.Il y a aussi les autres qui courent les bulletins de nouvelles et les quelques émissions d’affaires publiques produites ici.Il a ceux qui, comme moi, en ce début de novembre ’77, écoutent souvent “Culbute” à CBJ, l’après-midi, quand c’est possible, parce que c’est une émission différente et souvent plus drôle que celles que diffuse habituellement le réseau d’Etat.Plus drôle, plus habile, plus détendu que les niaiseries animées par l’ami Boulanger, par exemple.Après “Culbute”, il y a toujours “les 20 heures” à CBJ, le soir, quand les maniaques du “Canadien” se reposent un peu.Pendant qu’ils écoutent “les Saguenéens” à CJMT-MA, le soir à la même heure.Et puis, une fois mal pris, le soir, il y a toujours moyen d’écouter CBJE-MF, le poste anglais de Radio-Canada qui diffuse souvent, durant la soirée, des disques américains potables.Ou encore, prendre un risque, et tenter d’écouter une heure d’émission d’un quelconque poste privé MA de la région, surtout en soirée, quand l’animateur se donne la peine de choisir un peu ses disques.Mais c’est rare.Alors, on attend de pouvoir se brancher sur CHOC-FM qui représente une certaine alternative louable et valable dans les circonstances actuelles.Avec une équipe réduite, ce poste communautaire diffuse une programmation discutable mais sûrement plus potable que les MA de la région.En fait, le portrait qu’on peut faire des postes de la radio d’ici reste toujours très flou, subjectif, personnel, car, en somme, on écoute pratiquement toujours la radio seul, avec ses humeurs, ses penchants, ses attentes comme on lit la plupart du temps son journal tout fin seul.Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il reste pas mal de place ici pour d’autres types de radio, une diffusion régulière du MF musical, moins bavard que les MA qu’on connaît.La radio privée MA commerciale, publicitaire, est piégée de par sa vocation.On y applique un modèle stéréotypé repris par tous les postes.C’est difficile d’entreprendre une analyse fouillée de la programmation radiophonique régionale.Vous demandez au poste de Radio-Canada de vous fournir la grille-horaire, le relationniste vous remet la liste des émissions du réseau.Si vous faites la même demande auprès des postes privés, ils vous donnent la feuille de route des messages publicitaires que suivent les animateurs de service.Mais çà ne veut pas dire pour autant qu’on se limite uniquement à la diffusion publicitaire et musicale dans les postes de radio de la région.Les salles de nouvelles souvent sous-peuplées (excepté à Radio-Canada) couvrent assez bien l’actualité régionale.Obligées de meubler des bulletins de nouvelles réguliers, ces salles n’ont pas le choix, elles couvrent souvent trop tout ce qui passe ici, diffusent abondamment les communiqués de presse officiels (comme ceux de l’Alcan, de Price-Abitibi, du CRD, de la CSN, par exemple) et assument l’information régionale.En fait, toutes les salles de nouvelles des postes de radio du Saguenay (CJMT, CKRS, CKPB) suivent en même temps et diffusent à quelques minutes près l’actualité régionale.La nouvelle radiophonique reste on ne peut plus officielle, stéréotypée, neutre, et même prévisible pour tout dire.Ca finit par en devenir inquiétant quand on examine cette situation de plus près.Du côté du commentaire, de l’analyse de l’information, on se demande pourquoi les postes de radio qu’on connaît ne prennent pas plus de risques, n’innovent pas davantage.On prépare des émissions d’affaires publiques en surchargeant les mêmes journalistes qui doivent alimenter les bulletins de nouvelles.Toujours pour réduire les frais, on limite les salles de nouvelles au personnel minimum.Et on pourrait peut-être en arriver à utiliser une formule que quelques postes montréalais et québécois empruntent.On fournit aux animateurs un recherchiste qui lui permet de parler d’autres choses que de la météo, de l’heure, des sports, ou des centres d'achats.Et on peut également lui proposer les services d’un conseiller musical pour faire tourner d’autres disques que ceux du palmarès.Mais c’est une formule que n’impose pas le CRTC et qui ne plaît pas beaucoup à des actionnaires de postes privés de radio peu penchés vers “la nouveauté” dispendieuse.Même la Société d’Etat prend le risque de laisser ses animateurs devant “la solitude du micro”.C’est la formule du bord, la plus facile, celle qui permet de donner l’illusion qu’on fait de la radio.Mais peu d’animateurs peuvent se permettre de “causer” en profondeur, intelligemment, comme Jacques Languirand “par quatre chemins”.La véritable radio différente n'existe pas beaucoup ici.On peut peut-être la capter, de temps en temps, du côté de CHOC-FM, ou à CBJ-AM, parfois, surtout en fin de semaine, quand les chroniqueurs de toutes les couleurs donnent la chance à l'animateur de souffler un peu.La radio régionale est, somme toute, plutôt commerciale, évidemment bavarde, souvent trop criarde, très peu différente, peu alternative (comme dans certaines périodes de CHUT-FM morte d’asphyxie musicale.) et résolument sclérosée.Elle nous donne l'envie de faire réparer notre table tournante, en attendant la venue des autres MF qui s'en viennent.Indice d’importance des raisons pour lesquelles on écoute la radio au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Raisons d’information (se renseigner 78 (comprendre les événements) 74 (se tenir au courant de ce qui se passe) 73 Raisons vicariantes (s’évader des soucis) 28 (se sentir participer à la vie des autres) 46 36 H suit «Il imps toiipj eut.W Ikt ïii"! lèè, Mè ni».ie» itii aiiai fai» m 06 i» is,» cto .ml up-il®, oui fil® ilKip ée.élit «a —1 utefe Je#; ) 1 Autres raisons (pouvoir discuter) 57 (satisfaire sa curiosité) 48 (passer le temps) 43 (faire une musique de fond) 50 Ordre de satisfaction manifestée à l’endroit des media au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Radio MA 3e rang Hebdomadaires 2e rang Quotidiens 1er rang Télévision 4e rang Journaux locaux 5e rang Le chiffre d’affaires des stations de radio privées de la région.Le total du chiffre d’affaires (les profits peuvent atteindre de 24 à 35% de ce total) des stations de la région Saguenay-Lac-Saint-Jean): environ 31/2 millions.Les normes du CRTC: pas plus de 26 minutes de publicité à l’heure.Le coût d’une minute publicitaire/radio: de $5.00 à $25.00, dépendant de la cote d’écoute du poste.Références: la station montréalaise CJMS vend sa minute publicitaire, $100.00.Radiographie des postes MA et MF du Saguenay-Lac-Saint-Jean CHOC-MF — MF français.— Diffuse depuis Jonquière.— Propriété: société à but non lucratif financée par des cotisations, des contributions d'organismes, des subventions, etc.— Personnel: 4 permanents non syndiqués.— Slogan: “radiocommunautaire”.— Cote: les gars ont perdu ces illusions-là.— Pas de publicité.— Particularités: plus “communautaire” que CHUT-FM.— Si tout le monde écoutait CHOC-MF, ils auraient la cote à la place de CKRS-MA.deux postes de Jonquière situés aux antipodes, deux postes “populaires” à leur manière.— Affiliation: diffuse certains dossiers de Radio-centre-ville de Montréal, station communautaire multi-lingue et militante.— Avenir: dépend de la résistance (physique et intellectuelle) des permanents.CKPB-MA — MA français.— Diffuse depuis La Baie et rayonne beaucoup à Chicoutimi, pour des raisons qu'on ignore.— Propriété: des actionnaires de La Baie: Léon Coulombe, Guy Dion, Normand Claveau, Gilles Morin, Gérald Champagne, etc.— Personnel en train de négocier une première convention collective (12 syndiqués).— 5 cadres non syndiqués.— En train de s’affilier à Radio-mutuel.— Cote: le 3e rang au Saguenay.— Particularités: les animateurs li- sent mal les bulletins de la Presse Canadienne.— Slogan: “la radio qui vous aime”.Le slogan de CJMS-Montréal, en 1968.— Musique: celle des palmarès de la semaine.CKRS-MA — MA français.— Propriété: la seule radio appartenant à des intérêts étrangers à la région: Baribeaii Fils Inc., la société Lepage Inc., Inter-Québec publicité Inc., Belleau, Auger Ltée, tous des actionnaires de la ville de Québec.— Diffuse depuis Jonquière et rayonne au Saguenay et pas mal au Lac-Saint-Jean.— Personnel syndiqué (18).— Cadres non syndiqués: 11.— Slogan: “la radio la plus payante à écouter”.— Cote: la 1ère cote d’écoute, donc, la radio la plus écoutée.— Diffuse la nuit.— Particularités: très penchée sur les concours de toutes sortes et sur la diffusion publicitaire en “reportages”.— Information: pas de journalistes aux sports .et aux affaires culturelles, mais une salle des nouvelles omniprésente.— Chiffre d’affaires: près de $1 million par année, “une radio payante aussi pour les actionnaires.” Groupe Pratte-Baribeau-Lepage (des avocats de Québec) Propriétaires de: CKRS (Jonquière).CHRC (Québec).CHRC-FM (Québec).CKCV (Québec).CKLM (Montréal).CKRS-TV (Jonquière).CFCM-TV (Québec).CKMI-TV (Québec).37 CJMT-MA — MA français.— Diffuse depuis Chicoutimi et rayonne surtout au Saguenay.— Affilié au réseau Télémedia, surtout pour les bulletins de nouvelles nationales, internationales et “le festival de l'humour” du samedi matin, entre autres.— Propriété: deux actionnaires de Chicoutimi, P.Tremblay et R.-J.Laroche.— Personnel (environ 20 employés) en train de négocier leur première convention collective.— 7 cadres non syndiqués.— Slogans: “tout l’monde le fait, fais-le donc” et “CJMT, le numéro 1 de l’information”.— Particularités: information régionale plus immédiate qu’ailleurs et accent mis sur les sports semi-professionnels (le poste des Saguenéens juniors majeurs de Chicoutimi).— Cote: a déjà eu la première cote, se contente maintenant de la seconde.— Diffuse la nuit.— Avenir: risque un jour d’être digéré par les actionnaires du réseau Télémedia.— Défaut: la météo vient de Montréal.CBJ-MA, RADIO-CANADA — MA français.— Diffuse depuis Chicoutimi et rayonne surtout au Saguenay.— Une programmation réseau d’environ 60%.— Dort la nuit.— Ne diffuse plus de publicité depuis avril 1975.— Propriété: station d'Etat relevant du gouvernement fédéral et financé par les fonds publics, i.e.nos taxes.— Personnel syndiqué.— Slogan: “en écoutant CBJ, on est jamais seul.” — Cote: 4e position régionale.— Particularités: a la réputation de faire une radio plus “professionnelle” que les stations privées.avec un équipement technique plus sophistiqué et un personnel plus nombreux (et mieux rémunéré que dans les stations privées).— Information: quel journaliste du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne “rêve” pas de travailler à CBJ?.CBJ-MF, RADIO-CANADA — Réseau MF intégral de Radio-Canada diffusant depuis CBJ-Chicoutimi.— Aucune programmation régionale.— L’identification est lue par les annonceurs-maison de CBJ à la voix radio-canadienne.— Particularités: beaucoup de musi- que classique et trop d’émissions culturelles (lire “littéraires”).— Cote d’écoute: “entre 50 et 2,000 auditeurs de la région” disent les vilains jaloux.CBJE-MF, RADIO-CANADA — Le réseau anglais intégral de Radio-Canada, sur MA, retransmis dans la région sur MF, depuis CBJ-MA.— Particularités: bons bulletins de nouvelles en langue seconde et musique rock, tard en soirée.— Cote: rentre fort à la Base de Ba-gotville, au Manoir du Saguenay, et dans les autres ghettos anglophones de la région.CFGT-MA — MA français.— Diffuse depuis Alma.— Affiliation à Radio-mutuel.— Personnel non syndiqué.— Propriété: les employés cadres se refilent les actions: E.Villeneuve, N.Bergeron, J.-Y.Harvey, J.-R.Maltais, etc.— Slogan: change souvent.CHVD-MA — MA français.— Diffuse depuis Dolbeau.— Personnel non syndiqué.— En train de s’affilier à Radio-mutuel.— Propriété: Carmen Duchaine, George Villeneuve.— Slogan: “l’ami public no 1”.38 3893 — Cote: la 1ère a Dolbeau.« — Affilié par la propriété à CJMD-MA de Chibougamau.GROUPE J.DUCHAINE CJMD (radio) de Chibougamau.CHVD (radio) de Dolbeau.CHRL-MA — MA français.— Diffuse depuis Roberval.— Propriété: les placements Benoît Lévesque Ltée.— Affiliation à Télémedia.— Personnel non syndiqué.— Slogan: “Y’a pas de problème”.— Cote: la première durant la Traversée internationale du lac Saint-Jean.Le réseau “Télémédia” — Propriété par actionnaires interposés de Power Corporation (Paul Desmarais).— Comprend les stations suivantes: CKAC-MA (Montréal), CHLN-MA (Trois-Rivières), CHLT-MA (Sherbrooke), CKCH-MA et CIMF-MA (Hull), CKCV-MA (Québec), CJBR-MA (Ri-mouski), CJMT-MA (Chicoutimi) et une petite affiliation à CHRL-MA (Roberval).— Mais les deux postes régionaux affiliés à ce gros réseau national, CJMT et CHRL ne sont pas la propriété majoritaire de “Télémédia'’ malgré que ce réseau puisse à moyen terme mettre “la patte” sur CJMT de Chicoutimi, par exemple.— Un réseau qui voudrait faire de l’information immédiate “sa marque de commerce” (reportages en direct, entrevue exclusive avec Robert Bourassa, affaires publiques nationales du dimanche matin, etc.) mais qui produit aussi, depuis deux ans, des “variétés humoristiques” payantes et populaires au niveau publicitaire.— Les postes affiliés régionaux alimentent assez régulièrement les bulletins de nouvelles nationales, au même rythme et dans la même proportion que les postes régionaux de base de Radio-Canada, par exemple.Le réseau “Radiomutuel” — Propriété de la Corporation Civi-tas Ltée (E.Prévost).— Comprend les stations suivantes: CJMS-MA (Montréal), CJRS-MA (Sherbrooke), CJRC-MA (Ottawa-Hull), CJRT-MA (Trois-Rivières), et CJRP-MA (Québec) et le MF Montréal, CKMF.— Ce réseau commence à diffuser ici, par le canal des postes affiliés (CKPB-MA La Baie, CHVD-MA Dolbeau et CFGT-MA Alma), une partie de sa programmation, surtout son information nationale et ses émissions “de prestige”.— Un réseau qui pourrait devenir actionnaire majoritaire de ces trois postes régionaux ad venant des “jours difficiles”.— Le réseau “Radiomutuel” connaît une grève pénible (pour les syndiqués) depuis de longs mois déjà et cette grève affecte l’affiliation aux stations régionales du Saguenay-Lac-Saint-Jean et d'ailleurs.Le chiffre d’affaires des radio-diffuseurs canadiens (et des autres media publicitaires).N.B.: Chiffres de 1975 fournis par le chroniqueur économique de “La Presse”, Alain Dubuc, le 24 mars 1977.Total des revenus des media en 75: $1.8 milliard.Part des imprimés: $1.2 milliard (67% du marché) journaux: $643 millions — autres: 65% Part des media électroniques (radio et t.v.) $448 millions.— La télé: 13.5% de $1.8 milliard — La radio: 11.2% de $1.8 milliard.De 1970 à 1975, le taux de croissance moyen des revenus de la radio est de 12.3% et sa part du marché publicitaire est passé de 10.7% à 11.2%.Nombre moyen d’heures d’écoute de la radio par région administrative Région Ecoute hebdomadaire moyenne (hres) 1- Gaspésie 17.4 2- Saguenay-Lac-Saint-Jean 15.2 3- Québec 17.8 4- Trois-Rivières 16.1 5- Cantons de l’Est 15.4 6- Montréal 17.2 7- Outaouais 16.5 8- Nord-Ouest 16.1 9- Côte-Nord 13.1 Popularité des media au Québec La télévision 97% La radio MA 94% Les quotidiens 80% Les journaux locaux 69% Les hebdos 67% La radio MF 54% Les revues mensuelles 52% Auditeurs de la radio MA et MF, en pourcentages des répondants 1- Gaspésie-Bas du Fleuve sur 151: 89 (radio MA) 19 (radio MF) 2- Saguenay-Lac-Saint-Jean sur 201: 97 (MA) 5 (MF) 3- Québec sur.280: 94 (MA) 52 (MF) 4- Trois-Rivières sur 202: 93 (MA) 37 (MF) 5- Cantons de l’Est sur 293: 94 (MA) 49 (MF) 6- Abitibi-Outaouais sur 192: 95 (MA) 41 (MF) 7- Montréal francophone sur 613: 92 (MA) 67 (MF) 8- Montréal anglophone sur 135: 96 (MA) 68 (MF) PHOTO: Hélène Chevrier Nos contacts avec le climat hivernal sont réduits au minimum.Nous sommes probablement le meilleur exemple qui soit de mésadaptation au milieu.Tout est fait en fonction de ce dur hiver, de ce long hiver, de cet hiver froid et pénible.Un peu à la façon dont les gens qui ne savent pas nager craignent l’eau, nous craignons l’hiver.Y a-t-il eu rupture entre les générations passées, du bûcheron, de l’agriculteur, du coureur des bois, et la nôtre?Combien de personnes planifient leur hiver en fonction des une, deux ou trois semaines où ils iront faire les crabes sur des plages floridiennes, antillaises, cubaines, mexicaines.Notre situation économique (chute du dollar canadien) privera peut-être de leurs ailes quelques oiseaux migrateurs.Une de nos agences de voyages me disait que: “Maintenant même les secrétaires partent dans le sud l’hiver, ce n’est plus réservé aux seuls bourgeois comme au début.” Même si ça prend toujours pas mal d’argent pour voyager (rares sont les assistés sociaux du Lac-St-Jean qui se promènent à Miami), le Québec subit une véritable saignée à chaque année.La situation alarmante du tourisme pourrait bien devenir catastrophique.LE TOURISME AU QUEBEC rapatrions NOS- Jll® liai» I Une des industries importantes au Québec, l’industrie touristique, accuse un déficit de $200,000,000.00 cette année.On s’attend à un déficit de $300,000,000.00 l’année prochaine.Rien de bien reluisant n’est-ce pas?Et un fonctionnaire du ministère du Tourisme avouait: “Il ne nous reste que quelques années pour opérer un virage, sinon c’est l’enlisement à coup sûr.” Au ministère, on commence sérieusement à se demander si on a pas tout mis ses oeufs dans le même panier en essayant de vendre un été qui n’offre rien de plus que celui des autres.La solution serait peut-être notre hiver.Pourquoi ne pas le vendre, lui, il est plus long, on peut skier plus longtemps, il y a de meilleures pentes que chez notre voisin du sud.Le Québec pourrait peut-être devenir l’équivalent de la Norvège, ou de plus en plus d’Européens se réservent deux ou trois semaines pour aller skier.HIVERS PAR JEAN-GUY GIRARD skrle few SOI.mule relief 'lire, molonei Qil) 1)0 JOS Ml put Jléei pistes de plis les C'eslen pne.pol caibone menés nr mec d’une ir pries La cita fonddep démontr pource debéné feièie sanies.( nouspra bases Pot ion, il a Jies.Fi farçaiej «esse du régional leuness IV 40 Avant d’attirer nos voisins, il faudrait cependant, penser à s’offrir à nous-même lesplaisirs de l’hiver, ceux dont nous nous sommes lentement privés avec l’américanisation envahissante de notre mode de vie.Il y a toute une rééducation à faire pour sortir les gens de leurs maisons, leur faire geler le bout des orteils et des doigts, les faire avoir chaud puis les faire suer.Notre région, malgré son industrialisation, est tout de même entourée de forêt et cette situation privilégiée nous permet de nous retremper sans trop de difficultés dans la nature.C’est cependant l’apparition de la motoneige (moteur à explosion très américain) qui sonnera le retour à la nature, de nos motards de la poudrerie.Nature vue à quarante et soixante milles à l’heure et protégée par un scaphandre de nylon.Les pistes de “ski-doo” ont reculé de plus en plus les limites du silence et de l’air pur.C’est encore l’heure de la ville à la campagne, pollution par le bruit, le monoxyde de carbone et le stress de l’automobiliste sont amenés en plein coeur de la forêt.Parallèlement à cette forme de plein air mécanisé, un engouement croissant d’une minorité de la population se créait pour le ski alpin, le ski de fond, la raquette.La création de vingt-cinq clubs de ski de fond depuis quelques années dans la région démontre bien la vogue de ce sport.Mais pour ce faire, il a fallu le travail incessant de bénévoles et une politique, bien que discrète des gouvernements, a permis l’aménagement de quelques pistes intéressantes.On est encore loin des 2,200 kilomètres de pistes qui entourent la ville d’Oslo, mais ça ne fait pas 4,000 ans que nous pratiquons le ski de fond.BASES DE PLEIN AIR REGIONALES Pour animer et encadrer cette évolution, il a fallu des Gilles Couët, Jean For-gues, Fernand Turcotte, etc.Ils transformaient, il y a 3 ans, l’Auberge de Jeunesse du Rang-des-Iles en base de plein air régionale.Celle-ci étire une subvention d'été (voile, canot, spéléologie, kayack, escalade, etc.), du Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports jusqu’à l’hiver.Les subventions du fédéral (Canada au travail, P.I.L.) servaient jusqu’à maintenant à engager du personnel supplémentaire à la base.Richard Désy, directeur exécutif de la base, m’assure cependant qu’à l’avenir, on essaiera à l’aide de subventions stables, d’assurer un personnel permanent.Les subventions de courte durée ne seront acceptées que pour des travaux d’aménagement, elles ne pourront créer de cette façon des besoins qu’il est ensuite impossible de combler.BASE ST-GEDEON Il ne faut pas confondre la base avec le club de ski de fond qui se sert des mêmes pistes.La base offre des services d’animation, d’hébergement, de cafétéria, et de locations d’équipements.“Notre but ultime, me disait Sylvain Tremblay, directeur-adjoint, c’est de mettre la clef sur la porte.Nous la mettrons quand tous les gens seront autonomes, quand ils n’auront plus besoin d’encadrement pour pratiquer les disciplines de plein air.” Ce n’est pas pour demain, et en attendant, la base doit s’efforcer de garder un personnel qui aime à sensibiliser.Il faut refréner certains animateurs qui seraient toujours prêts à partir en expédition alors que la population régionale et même québécoise n’en est peut-être pas rendue à ce stade.On préfère cependant que les gens viennent plus d’une journée.Ils ont alors le temps de mieux se familiariser avec le plein air.Douze classes de plein air d’une durée d’une semaine sont présentement cédulées surtout pour l’élémentaire.Sylvain avoue que tout est à faire dans ce domaine.Tous les enfants devraient profiter de pareilles classes, ce serait un grand renouveau pédagogique qu’une semaine à l’extérieur pour apprendre à apprécier la neige.Pour l’instant, les seuls à en profiter sont ceux dont le professeur a assez d’initiative pour réussir à réunir les fonds nécessaires à cette semaine.Pour les autres, c’est plus souvent qu’autrement une heure de ski de fond pour deux heures de transport, d’habillage et de déshabillage.Pour ceux qui manquent de disponibilité, on offre deux fins de semaine de ski de randonnée, pour les autres quatre randonnées de quatre jours qui se dérouleront soit sur le Mont-Valin ou dans le parc des Lau- rentides à la Belle-Rivière.Ces stages se veulent à la mesure de notre région où le ski de randonnée n’est qu’à ses débuts, ils escomptent toucher le plus grand nombre possible de participation.On donne trois stages d’initiation au camping d’hiver qui recrute de plus en plus d’adeptes.Et pour ceux qui songent à s’égarer en forêt, ils pourront le faire agréablement pendant quatre jours à la Belle-Rivière, dans la grande nature.Ils se perdront, cependant avec une bonne boussole, quelques victuailles, bref, rien de bien mortel.Les directeurs de la base m’ont fait part d’une ouverture d’esprit de plus en plus grande de la part du ministère de la Chasse et de la Pêche.Il est grand temps! Il serait absurde de se priver plus longtemps des merveilleuses possibilités de plein air qui nous sont offertes par nos Laurentides.On peut même espérer, dans un avenir rapproché, l’ouverture du sentier des Jésuites, assorti ‘de relais, reliant Métabetchouan à Québec (on peut bien rêver maintenant que l’on sait que les préoccupations ne vont plus seulement pour la chasse et la pêche).CEPAL Du côté du Saguenay, CEPAL offre de la grande randonnée, trois de douze jours et deux de sept jours.Luc Amarnier croit que les Québécois sont prêts à ce genre de rendonnée et que des groupes se formeront avec l’aide des Services aux étudiants des cégeps.Nous pourrons juger à la fin de la saison de la réponse à ce genre d’excursion très intéressante a été suffisante.CEPAL offre de plus, cinq programmes de fin de semaine.Les gens qui désirent faire du ski de randonnée seront donc choyés cette année par CEPAL et la Base de plein air St-Gédéon, peut-être aussi par d’autres.Pour plus de renseignements sur les coûts, les dates, les critères d’éligibilité, demandez leurs dépliants.PERSPECTIVES ET NECESSITES Le Conseil économique d’Alma s’est vu accepter un Canada au Travail qui étudiera les coûts, les différents alternatives pour le trajet et l’impact d’un sentier de ski de randonnée faisant le tour du Lac-St-Jean avec des haltes, etc.Si un pareil projet pouvait dépasser le stade desétudes préliminaires, le Saguenay-Lac-St-Jean serait tout de suite promu Norvège nord-américaine.Les fervents de la motoneige se sont déjà donnés les leurs, les adeptes du ski de randonnée même s’ils génèrent beaucoup moins d’argent, pourraient certainement mettre la main à la pâte pour .créer ce réseau intégré de ski.Je n’ai pas parlé du regain que connaissent les attelages à chien.Pour ceux qui ont le temps, l’espace et l’argent, c’est sans aucun doute un des sports d’hiver les plus passionnants (beaucoup moins bruyant que Bombardier).Les malamuths, huskys, samoyèdes, chiens esquimaux envahissent la région.Quelque peu malheureux durant l’été, ils retrouvent toute leur vigueur en plein coeur de l’hiver.Je ne les proposerai pas comme solution aux problèmes de calcium sur les routes, mais je suis persuadé que si vous les essayez, vous les adopterez.Peut-on finir un article sur l’hiver sans parler du moyen de locomotion que nos prédécesseurs ont mis 6,000 ans à fignoler.Parfaitement adoptées au climat, elles vous permettent de quitter les sentiers battus.Elles vous donnent la sensation de “dominer” ou plutôt de flotter sur le monde.Pour s’en procurer une paire de qualité, quoi de mieux pour nous que d’aller les chercher directement à Pointe-Bleue.La raquette montagnaise est parfaitement adaptée à la configuration géographique de notre région.Avant d’investir quelques milliers de dollars pour les quatorze soleils (1 par jour), pensez un peu au nombre que vous pourriez vous offrir ici pour le même prix.Nous devons rapatrier, et s’il le faut, unité-ralement, nos hivers.WM CERTIFICAT DE PREMIER CYCLE EN THEATRE A compter de janvier 1978, l'Université du Québec à Chicoutimi offre un programme de certificat de premier cycle en théâtre.Le programme comporte les cours obligatoires suivants: Production I.Initiation à la séminologie du théâtre.Techniques et modes de production.Théories contemporaines du théâtre I.Production II.Théâtre d'aujourd'hui.L'étudiant complète son programme avec deux cours à option choisis parmi les suivants: L'analyse de spectacles.Le travail théâtral.Théories contemporaines du théâtre II.Lectures.Conditions d'admission Etre titulaire d’un diplôme d'études collégiales (DEC) ou d'un diplôme équivalent ou posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins 22 ans.Demande d'admission Pour être admis à suivre les cours de ce programme, à la session d'hiver 1978, on doit faire parvenir une demande d'admission avant le 9 décembre 1977.On obtient un formulaire de demande d'admission en s'adressant au Bureau du registraire, téléphone: 545-5613.Pour obtenir plus de renseignements sur ce programme, on s'adresse au responsable du programme, téléphone 545-5260."I Université du Québec à Chicoutimi Réflextion d’un biologiste PAR ALAN MCLEAN S’il y a une chose dont on est certain, c’est bien la mort.Alors vaut mieux s’interroger sur la vie.L’altération du milieu, causé par un développement irrationnel et un aménagement sauvage, met en danger la possibilité de survie non seulement de la race humaine mais aussi de toutes autres formes de vie.La vie est une interaction et rompre l’équilibre naturel existant entre les êtres, c’est s’exposer à sa propre mort.Pollution de l’eau, de l’air, du sol, chimique, alimentaire, radioactive.un véritable suicide collectif.La qualité de la vie est une question de conscience collective et non de connaissance technologique.Mais, il semble qu’elle ne peut être régler que par d'impératifs politiques! La biologie, bien qu’étant une science pure, est une science socialisante (à ne pas confondre avec socialisme).Son essence est la compréhension du système vivant dans sa totalité.Subdivisée en une centaine de spécialités, la biologie s’attarde tant aux animaux qu’aux végétaux qu’aux interactions existant entre les êtres.La vie étant une situation d’équilibre, le biologiste ne peut préférer une espèce à une autre, il ne peut favoriser une des deux parties de l’équation sous peine d’altération irréversible grave (extinction d’espèces, pollution, épidémie, famine, mort.).Le tout ne se dissocie pas en partie car le tout est plus grand que la somme des parties.On parle certes de productivité biologique mais dans le sens d’optimaliser le développement et la croissance d’une espèce tout en respectant l’équilibre naturel.Il s’agit d’idéaliser la nature en lui donnant les conditions optimum de fonctionnement.Ne pas respecter cet équilibre, c’est l’échec assuré à court terme.C’est une loi biologique.Cette vision globale et généraliste véhiculée par la biologie environnementale (ou écologie) est très intéressante car elle •débouche sur une foule de sujets d’intérêts fondamentaux et originaux.Etude des sociétés animales (zoosociologie), des sociétés végétales (phytosociologie), biologie interstellaire (exobiologie), répartition spatiale des espèces (biogéographie), ou étude du comportement animale (éthologie, neurobiologie,.), etc.De tels études nécessitent des connaissances spécialisées (chimie, physique, mathématique, informatique.), en plus d’une formation biologique (connaissance du langage et des lois).Mais elles ne débouchent pas vers la solitude intellectuelle ou la spécialisation ignorante, car ses travaux s’orientent vers la connaissance de la vie au sens le plus large, dans son essence socialisante et collective.D’ailleurs, dans un système capitaliste (ou totalitaire), il y a les gros et les petits, les exploiteurs et les exploités.Pour les socialistes, tout le monde est égal, il n’y a pas de gros ni de petits.Pour le biologiste, il n’y a ni gros, ni petits, ni égalité; la vie étant un système en interaction et en interdépendance, c’est un ensemble, c’est un engrenage.S’il manque une pièce, le mouvement ne fonctionnera pas et l’équilibre sera rompu et débalancé.La connaissance des lois environnementales amène donc une amélioration de la qualité de la vie tant au niveau philo- sophique (socialisation de la pensée) qu’au niveau physique (anti-pollution, nature.En fait, la biologie débouche sur toutes sortes de sujets.petits oiseaux, plantes comestibles, définition moléculaire de l’amour, maladie du lièvre variable, différence entre une corne et un bois, comportement sexuel de l’écureuil roux un soir de septembre.La connaissance biologique converge vers une conscience et une responsabilité collective face à l’environnement, à la pollution et à la notion de vie et de survie.Il n’y a qu’un défaut en biologie: on ne peut rien faire, le biologiste n’étant pas reconnu légalement par l’ordre établi.Médecin, chimiste, agronome, vétérinaire, ingénieur.ce sont eux qui décident des questions fondamentales et appliquées à l’environnement, à la pollution, etc.Tous travaux réalisés par un biologiste doit être confirmé et approuvé par un de ses personnages même s’il n’y connaissent complètement rien! Même un ingénieur en mécanique peut endosser le relevé biologique d’un ruisseau! Sa signature prouve que le travail a été bien fait et qu’on peut si fier, même si l’endosseur n’y connaît rien et qu’il n’arrive même pas à comprendre le dossier! ! ! Il y a même certains diplômés de CEGEP (DEC) qui peuvent signer les travaux qu’un biologiste (B.sp.sc.) a réalisé et qu’il ne peut lui-même signer?Et c’est peut-être un biologiste qui lui a donné son cours?Le biologiste est un être irresponsable car il n’est pas reconnu légalement.Et pourtant, s’il y a quelqu’un qui travaille pour la collectivité, c’est bien le biologiste.f L’ATELIER DE VERRE JACYNTHE BOUCHARD LAURIER GARIEPY Rang 3, Saint-Nazaire.418-662-5587 543 54Ô4 Centre d'artisanat — GALERIE DART ESQUIMAU 33>C|-A EST Racine Chicoutimi pue.Sylvie Lej-oax GERANTE Sylvie kdudrc ASSIST AMI t 43 Livres, bouquins, paroles d’ici et d’ailleurs "Radiodiffusion interdite" par Richard Morissette Voici un recueil de notes de cours de radio rédigé par un prof du département des arts et technologies des media du CEGEP de Jonquière.Le recueil assez volumineux est très bien fait et à l’avantage de traduire pour des futurs “radiodiffuseurs” (et aussi pour des auditeurs curieux) la réalité radiophonique québécoise.Morissette insiste beaucoup sur les principes de base de la communication radiophonique, sur les instruments utilisés par les radiodiffuseurs.Il utilise un langage en français (on sait combien les expressions anglaises sont nombreuses dans ce métier, questionnez les techniciens, les réalisateurs et les animateurs de la radio à ce sujet) précis et qui a l’avantage de dénoncer en même temps le jargon habituel du milieu.11 présente' aussi en termes clairs le métier de journaliste que doit souvent exercer le futur radiodiffuseur.En somme le recueil de textes de Morissette sur le métier de la radio est bien documenté et précis.Cependant, il néglige une dimension de taille, l’histoire de la radio québécoise et le fonctionnement (les propriétaires, les circuits, les réseaux, etc.), de la radio que la masse écoute au Québec, et dans la région.Il aurait dû préciser davantage les possibilités d’emplois de la radio québécoise, aujourd’hui.Car la majorité de ses étudiants deviendront dans peu de temps des “disjockeys” limités aux propos anodins de la radio privée ou encore des journalistes radiophoniques surchargés de conférences de presse à couvrir.Dans un recueil de texte sur la radio québécoise, aujourd’hui, il faut fournir toutes les règles du jeu pour que ceux qui y décident de jouer soient le moins mal pris possible.44 Par exemple, Morissette aurait dû expliquer dans son livre, c’est quoi la différence entre un gars qui travaille à CBJ-AM à CHOC-FM, à CKRS ou à CHRL?Et dans quelle mesure, les futurs communicateurs radiophoniques peuvent-ils changer les règles du jeu de la radio québécoise actuelle?Le reste, comme on dit, c’est une affaire de technique, de pratique, de métier, de travail sur le tas.Mais dans l’ensemble de livre de Morissette sur le métier de la radio est surprenant par sa clarté, sa précision et sa démarche.Un travail de prof conscient, quoi.Il fallait le signaler pour faire réfléchir les autres.P.D.Paukttc-Maoc Sstnfc La Teinture naturelle au Québec ,AURÛ«E La teinture naturelle au Québec, de Paulette-Marie Sauvé.Les Editions de l’Aurore dans la collection Connaissance des pays québécois, ont publié dernièrement un livre de réfé- rences complet sur la teinture naturelle.On y trouve un répertoire des plantes d’ici et des méthodes nécessaires à cet art qu’est la teinture.L’auteur, Paulette-Marie Sauvé, nous présente son livre de références de façon à ce qu’il soit aussi un guide pratique.Un outil qui vous permettra d’utiliser la matière première pour les étudiants de la nature ou encore pour ceux et celles qui s’intéressent à la fabrication de vêtements ou d’étoffe.Les Editions de l'Aurore, 1651, St-Denis, Montréal.M.-J.M.Derme.Alfa ire Cuisinons plantesnsauvages ¦ \ «lires l'ail fc fougère lit»' ml île meme.sirlep Gaston queues tes au des pla pure ¦1 Cuisir de l’Aï teal, P "Ecris Cuisinons nos plantes sauvages Nés, “Attendre d’en savoir assez pour agir en toute lumière, c’est se condamner à l’inaction”, telle est bien l’orientation idéologique de l’auteur face à la flore québécoise et à l’alimentation.Ce livre s’adresse aux fins gourmets qui ont de l’imagination et de l’audace, et qui sont U», fe,si "“iîiildf j leur | Stni'o ce Québec, auusdf | intéressés à faire l’expérience du beurre à l’ail des bois, des quiches aux pousses de fougères, des quenouilles au fromage, du riz sauvage, etc.La plupart des recettes ont été mises au point par l’auteur, elle-même.Les titres, qu’elle leur a donnés, sont d’ailleurs très suggestifs: saucisses sur le pré, croustilles de trèfle, souper frugal en tête-à-tête, nid au printemps, souper Gaston (et oui, un des Coqueluches.), queues de violon au four, omelettes fourrées au fromage.Pour l’instant, il nous faut attendre l’été prochain pour récolter des plantes comestibles.Un livre à se procurer pour compléter sa bibliothèque.“Cuisinons nos plantes sauvages”, par Denise Allaire, 197.7, 178 pages, Edition de l’Aurore, 1651, rue St-Denis, Montréal, P.Q., H2X 3K4, ($9.95).A.Mc.Ecris et tais-toi Les dessous ds l'Information >, "'7.; i” , Sx s "Ecris et tais-toi" Recueil de textes édité par le Syndicat des journalistes de Québec.Une grève qui dure ça donne des idées, surtout à des journalistes qui s’ennuient de leur machine à écrire.Pour justifier leur geste et aussi pour financer leur grève certains journalistes du “Soleil” de Québec ont voulu décrire quelques “dessous de l’information” qu’ils connaissent bien dans leur boîte.La sélection des textes est inégale, souvent superficielle, très subjective, mais quelques bons papiers précis et lucides nous font oublier les souvenirs anodins des autres.J’y ai retenu pour leur pertinence (ceux qui parlent vraiment de ces fameux “dessous de l’information”) les textes de Fernando Lemieux (“le porteur de pancarte”), de Léonce Gaudreault (“la censure se porte bien, merci”), de Jacques Dumais (“information à vendre”), de Claude Tessier (“un mois à bord de “Bum Air”), de Jean-Paul Gagné (“Et si l’économique était spectaculaire?”), de Jean St-Hilaire (“le sport; un début, pas une fin”), de Gilles Ouellet, (“Derrière les phoques de B.B”), de Jean Didier Fessou (l’Editeur et ses éditeurs”) et de Nicole Beaulieu (“la course au scoop”).Des textes utiles pour mieux saisir le marketing de l’information et le penchant pour le sensationnalisme du “Nouveau Soleil” de Francoeur et ses deux exécutants; Beau-champ et Masson depuis 1973.Tous les journalistes en grève devraient publier de tels textes pendant leurs temps morts, pour ne pas rouiller et surtout pour indiquer à leurs lecteurs quelle direction prend leur journal.Ce serait intéressant de lire un recueil de textes comme ceux-là écrits par les journalistes du “Quotidien” (le petit frère du “Soleil” pendant leur prochaine grève, dans quelques mois, du moins, espérons-le.P.D."Ovo/photo": une revue remarquable Le magasine québécois “Ovo/ photo” vient de réimprimer en petit livre les numéros 24-25 sur les prisons canadiennes signé par Pierre Gaudard.C’est, à mon humble avis, le plus percutant recueil de photos jamais publié ici.De plus, le calendrier 77, en couleurs, vient de sortir.On y trouve des photos prises dans les coins suivants du Québec: le lac des Castors, le Mont-Tremblant, Kamou-raska, la Gaspésie, St-Joseph-de-la-Rive, le parc Forillon, St-Léon-le-Grand, le Lac Memphémagog, la rue Duhamel à Montréal, St-Jean-de-Matha, le Mont-St-Hilaire, et St-Léon-le-Grand.Ca repose du calendrier des scouts (avec des b.d.européennes) et même de celui de “Playboy” avec des majorettes nues américaines gonflées aux hormones.Un prochain numéro double à surveiller, les numéros 27-28, sur “l’immigration”.Le numéro d’hiver portera sur “l’automobile”.On trouve “Ovo/photo” dans les tabagies et les kiosques à journaux.C’est une remarquable revue de photos engagée, militante qui publie avec les photos des textes bien articulés sur les thèmes proposés.Une revue exceptionnelle, trop mal connue.P.D.45 Anürv-G.ftotrrassa me Littérature québécoise LtltNCtllE Surréalisme et Littérature québécoises, d'André-G.Bou-rassa.Editions de l'Etincelle.A la différence de bien d’autres, commentateurs qui n’ont point le respect, ou plutôt le courage, de nous donner à voir la culture liée à l’ensemble social, André-G.Bourassa brosse un panorama très vivant de l’évolution de la culture québécoise.Le surréalisme a opéré une transformation globale de la culture en y jouant la sexualité (la psychanalyse), la révolution (le marxisme), et la perception (la surréalité).Plus qu’un mouvement artistique, ce fut un mouvement de pensée qui se voulait une saisie globale de son époque et une urgence de transformation.Au Québec, par le biais du mouvement automa-tiste surtout, il était possible de saisir cette réalité “surréaliste” qu’a vécu le Québec et dont les prolongements sont encore présents.L’auteur, avec ce livre très documenté, nous plonge dans l’atmosphère de ce pari insensé (sic) que fut le mouvement automatiste et les débats qu’il a introduits dans la réalité culturelle québécoise.Accompagné d’une abondante bibliographie, ce livre est loin du traité théorique.C’est un voyage où l’on peut vivre de près la naissance d’une culture.VILLE DE JONQUIERE Timothy Leary Neuro logique Il n’y a pas de «maladies mentales», il n’y a que des circuits nerveux inconnus ou mal explorés.Neurologique de Timothy Leary, Editions de l'Aurore, $5.50.Timothy Leary, avant de devenir l’un des plus fervents propagateur du LSD-25, était professeur de psychologie clinique à l’université de Harvard, aux Etats-Unis.Arrêté en 1968 pour possession de marijuana (2 cigarettes).Il sera condamné à dix années de prison.Il s’en évadera, sera repris puis relâché à l’automne 1976.C’est une des figure de proue de la contre-culture américaine, le pape du psychédélisme et de la transformation de la conscience par le LSD, appelé communément acide.Pour Leary, le LSD est un des moyens d’introspection prévilégié et un outil important de l’auto-transformation.Avec Richard Al-pert, un ancien collègue, il déclare dans les deux commandements de base de l’Age Neurologique: 1- tu ne modifieras pas la conscience d’autrui; 2- tu n’empêchera en rien autrui de modifier sa propre conscience.” Dans Neurologique, il expose sa conception du cerveau et du système nerveux, le rôle des deux hémisphères cervicaux, de l’ADN comme moyen de communication de l’information.Le LSD a ouvert les portes de l’âge neurologique, l’Age cosmique: une biologie religieuse, un traité du corps comme véhicule.Le livre est évidemment consommable sous sa forme livresque.Message du maire Il m'est très agréable de m’asso-cierà mes collègues du conseil pour offrir nos meilleurs voeux à toute la population de la Ville de Jonquière à l'occasion de Noël et du Nouvel An.Puisse l’année 1978 apporter à chacun de vous la paix, la joie et la sérénité.FranfisDuLeur Maire MM.les Jean Marchand conseillers: Henri Carrier MM.les Jean Marchand conseillers: Henri Carrier Mme Jean-Marie Larouche Lionel Salesse Victorien Gagnon Angéline Girard Le directeur Jules Laferrière Edouard Lapierre Yvon Dubé Paul-André Cantin Gérard Pelletier Rosaire Villeneuve Eugène Bugeaud Marcel dufour Jean-Marc Gagnon général: J.P.J.P. L'information culturelle (suite) "La critique des arts plastiques" Une remarque qui s’impose d’entrée: la critique des arts plastiques, dans les média régionaux, est surabondante, enflée, ampoulée, exagérée et particulièrement déplacée.Déplacée surtout par rapport aux autres secteurs de l’information culturelle régionale.Les journalistes qui couvrent les expositions montées ici se font un devoir de tout couvrir avec une régularité surprenante.Tandis qu’on néglige de critiquer bien des films, des émissions de télé et de radio et même des spectacles aussi accessibles que bien des expositions.En plus de leur accorder une place de choix, dans les cahiers culturels de fin de semaine, sur des émissions radiophoniques dites d’information culturelle, on ne fait pratiquement aucune sélection.On couvre tout et on parle avec toujours le même point de vue.Le peintre ou l’artisan qui expose ses “oeuvres” suit une démarche bien personnelle et on lui donne le bénéfice du doute.On l’interview assez rarement sur cette fameuse démarche.On préfère pondre un papier impressionniste sur les “oeuvres” exposées.Parler de “ses couleurs”, de “ses lignes”, de “ses thèmes”, de “ses vibrations”.On ne s’interroge que très rarement sur cette entreprise de mise en marché que constitut la plupart des expositions régionales.On ne discute que très rarement du rôle des galeries de la région.On préfère, dans des textes d’une naïveté souvent surprenante, écrits dans des journaux ou déclamés à la radio, résumer ses propres vibrations devant les “oeuvres” de monsieur ou madame une telle.Ce genre de couverture systématique des expositions solistes ne se pratique presque plus dans les autres média du Québec.On préfère, par exemple, s’attarder longuement sur une exposition montée par un musée ou par une galerie d’envergure qui a d’autres préoccupations que de soigner ses clients réguliers.Je pense, par exemple, à l’exposition récente des tableaux de Charles Huot préparée par le musée du Saguenay.On aurait pu profiter de l’occasion pour vérifier la place qu’a occupée ce peintre québécois dans la vie culturelle régionale du XIXe siècle.Il a rempli “des commandes de tableaux” pour plusieurs organismes de la région, des communautés religieuses, sans oublier son travail de décoration de la chapelle du Lac-Bouchette.En somme, on aurait pu profiter de cette exposition pour préparer un bon reportage sur la présence de Charles Huot au Saguenay-Lac-Saint-Jean au lieu d’en parler avec les mêmes termes qu’on décrit la dernière exposition d’un jeune peintre de la région en mal de clients.Le rôle d’un chroniqueur des arts plastiques consiste aussi à couvrir ce qui se fait dans le milieu scolaire en ce domaine, à publier des informations sur les activi- tés de ce secteur pour stimuler l’évolution, en provoquer une régulière remise en condition.Et le milieu régional des arts plastiques souffre d’un cancer généralisé, si l’on remarque dans ce milieu une tendance à tout réduire à la mise en marché, à la vente de croûtes sous pression.Il faudrait que le chroniqueur des arts plastiques ne devienne pas complice d’une telle situation.Mais la première chose qu’il faut faire au plus tôt c’est de ne plus couvrir si abondamment ce champs, car ça tombe dans le plus gros ridicule.Le bon sens l’exige.Critiquer, c’est faire un choix.Pierre Demers «sr SESSION D'HIVER 1978 DATES D'INSCRIPTION L'Université du Québec à Chicoutimi avise la population que l'inscription aux cours de la session d'hiver 1978, se fera comme suit: A Saint-Félicien: le mardi 29 novembre, de 15h à 19h, au Collège de Saint-Félicien.Pour renseignements, composer 679-2682.A Alma: le mercredi 30 novembre de 15h à 19h, au Collège d'Alma, 675 ouest, boulevard Auger.Pour renseignements, composer 668-7268.A Chicoutimi: les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 décembre, de 9h à 12h et de 14h à 18h.Pour renseignements, composer 545-5314.Université du Québec à Chicoutimi 47 1 Oh lord! Please don't let me be misunderstood! ! ! Plus qu’une musique, le disco est devenu une mode avec tous ses attributs: vêtements, postures et gesticulations.S’il est aisé de définir la musique disco, il est beaucoup plus difficile de cerner le phénomène socioculturel “Disco”.C’est une mode et, comme les autres, elle va passer.Musique disco: Ce qui différencie le disco des autres musiques (de danse)?Tout simplement le mixage.C’est au cours de cette opération en studio que se dessine le son disco, caractéristique intrinsèque de l’évolution régressive convergeant vers l’absurde de la pensée psycho-pat ho-socio-musicale contemporaine de l’homme de la me, i.e., musique pour néanderthal sur-doué.C’est par modification électronique, altération des fréquences au moyen d’un égalisateur de fréquences et mixage judicieux des sons, qu’est créé le son disco: mise en évidence des basses fréquences surtout pour la guitare basse et la grosse caisse, augmentation du relief rythmique des percussions (2 ou 4 temps avec temps fort très accentué et temps faible entre chaque noire!!!, etc.Certains groupes font de la recherche sonore avec des synthétiseurs, d’autres travaillent surtout les arrangements; mais la majorité ne font pas grand-chose! On n’a qu’à penser à l’utilisation des thèmes folkloriques de Noël.Petit papa Noël, tonk! Quand tu descendras du ciel, tonk! tonk! Apporte moé un record de Soft Machine’stie.On utilise des chansons de folklore québécois de Noël, des thèmes de films (S.Leone), il y a des groupes qui imitent le style de Pink Floyd.Même Emerson, Lake and Palmer joue régulièrement dans les “discobars”.que voulez-vous: c’est la vie! Portrait-type d’un disco: Cheveux mi-longs, moustache italienne, chemise blanche ou avec des brillants ayant le colet relevé, pantalon à tuyau, bottes de cow-boy à bouts pointus.Les filles peuvent porter une robe mais ce n’est pas obligatoire.Dans toute chose, c’est la finition qui compte et les petits détails sont importants.Enfin, veillez à vous munir d’un petit porte-monnaie disco: petit carré en cuir avec un grand lacet que-l’on place autour du cou.C’est même plus qu’un porte-monnaie, c’est une tirelire.essayez donc d’aller chercher l’argent avec votre main.elle n’entre pas! Impact social: Outre les aspects économiques du marché du disque et du vêtement, la musique disco a un impact important au niveau social.D’abord, elle fait vivre plusieurs discothèques du genre: Pic, Fer à Cheval, Place.Au fait, si vous allez à la Place, ne mettez pas vos “Bleu de Travail” (jeans), car vous serez refusés à l’admission: si vous voulez avoir l’air con, je vous suggère d’aller chez Zabé.Vous n’aurez pas l’air frisco mais dix-co(n).Ce qui est tripatif à propos de cette option musicale, c’est d’entrer voir les “disco-danseurs” dans un “disco-bar”.Il y a quelques mois, on m’avait souligné que la musique disco rendait tapette! Il m’a fallu quelque temps pour comprendre.Non seulement les vêtements sont de type homophile, mais toutes les gesticulations et les rituels de danse ont cette tendance.Balancement du tronc, mouvement alternatif des bras, soulèvement des pieds, clin d’oeil à son voisin, dandinement de la tête à la façon d’un coq, mains dans les poches (pas celles des voisins).Il faut le voir.A la Place, cet été, il y avait même un groupe de ballet-jazz qui.dansait, faisant ainsi tripper les friscos qui osaient échanger leur grosse Black pour une petite bière à $1.35.On aurait dit une compétition.Chaque disco-danseur voulait être plus sauté que l’autre et exécutait'des chorégraphies de plus en plus complexes.Joe Clark du “American Tap Danse” aurait aimé ça.Participe-Action aussi! Ce phénomène de masse est une mode avec tout son cortège musical et esthétique.Grâce aux discothèques, aux stations radiophoniques AM et à la télévision, B£f-Jeans ter “Des jeans pour tout le monde’’ 339, Davis, Arvida.419, Racine, Chicoutimi.|(! ijjai ni m A vol in SK .Il Ail i Ci lui là ou dis j JA ! D I 0 G) I fil II) M ï m x D 1 m 2 > m I 0 FC on a pu créer un courant disco chez la jeunesse.Au niveau de l’impact socioculturel: il ne se passe pas grand-chose.Stagnation culturelle, américanisation, goût pour la facilité et non pour la recherche et l’audition réfléchie.D’ailleurs, on peut souligner la tendance chez les “disco-boys” en ce qui a trait à la haute fidélité d’un système de son.On mélange volontiers puissance en décibels (db) et la dimension des baffles avec la qualité du son?A la Place, on peut même se mettre la tête à ^intérieur d’un haut-parleur.Ainsi, on peut voir la qualité du son!!! Moralité: Ce qui me rend optimiste: le disco est une mode, donc, un phénomène passager.Ce qui me rend pessimiste; elle sera suivie par le 1 ‘ Punk’ ’.Le terrain étant déjà préparé par le seul adversaire du disco: le Bavarois.Personnellement, j’ai peur d’aller dans les Bars Bavarois.On dirait que la soirée va se terminer par une bagarre générale!!! De toute façon, chacun fait son choix caron est seul responsable! En fait, on disco.n veut et puis, c’est mon dernier disco.ur.PAR ALAN McLEAN CONVENTUM:.L’affût d'un complot Cinq ans de travail acharné pour forger les outils de production-diffusion qui permettent la recherche musicale en atelier.L’expérimentation en spectacle et en musique de film, une tentative de pollution des ondes et de questionnements sur le sens du travail culturel dans le procès politique québécois et de réaction contre l’impérialisme sous toutes ses formes.Le disque, rien de connu ou de déjà entendu, une multitude de cordes construisant une oeuvre sonore qui puisent dans le traditionnel et le moderne une énergie qui délie les chaînes du commerce facile des boy-scouts québécois.et provoque l’oreille à une attention.révolutionnaire.La patience marque de sa griffe, la profondeur de champs, nous sentons maintenant qu’il existe une “marge de manoeuvre” qui ressemble aux projets d’indépendance nationale alliés aux efforts de syndicalisations pour le respect des travailleurs dans les sphères de l’industrie de la musique qui rendent compte du sérieux et de la volonté de ces artisans à s’insérer dans le développement (par l’acquisition auto-gestionnaire des moyens de production) d’une autonomie qui peut traverser les frontières.En attendant, il suffit d’écouter des pièces comme La Bataille, Le piège ou Ronde pour s’apercevoir qu’une implosion historique s’est produite, sous pression, où cuisait un romantisme progressif et une révolte pratico-pratique qui faisait avancer la musique québécoise et où des êtres comprenait que même dans ce “pays de bruit” tout était encore à inventer.Au coeur de la présence, une cellule saguenéenne, J.-P.Bouchard, B.Cormier, A.Duchesne et A.-A.Painchaud exilés par la force des choses, mais s’infiltrant dans la vie musicale montréalaise, s’activant et sympathisant avec des Lussier, Laurin, Kaczinsky, Therrien, des forces en chaleur voulant fabriquer des musiques ouvertes et synthétisantes.La présence des choeurs, Oh! collaboration de camarades expérimentés, Forestier, La-ferrière, Robichaud, McLean et plusieurs autres.C’est une nouveauté dont on sent la sueur, l’angoisse, le déchirement, mais qui laisse entrevoir que par une lutte de la continuité et du dépassement l’on peut franchir le cap du désespoir et que “la musique fait parfois le silence quand elle ne répand pas des rumeurs endormantes dans ces pays où tout ce qui se passe fait du bruit En regardant par delà Pécoutille, écoutant les signes d’une mission impossible, nous fonçons tête baissée vers un redressement attendu, nous connaissons un Québec en musique, allons-nous voir naître une musique québécoise, résolument moderne, s’éloignant des communes productions strictement commerciales.?Ecoutons voir, le vent se lève qui balaye les peurs de l’expérimentation, Conventum nous offre cet espoir.mais aussi l’inquiétude du guerrier devant la lutte finale.A.P.SPECIAUX DE DECEMBRE Place du Saguenay Alan Parsons Project r Michel Rivard nm Tous les disques hors séries et nouvelles parutions sont disponibles sur commande.Délai de livraison: 4 jours seulement.Prix régulier: $7.98 : Spécial: $4.99 -j- Prix régulier: $7.98 O Spécial: $4.99 FOLKLORIQUE - QUEBECOIS - FUNKY - REAGGY - PUNK - INDIEN JAZZ - BLUES - ROCK'N’ROLL - CLASSIQUE - - PROGRESSIF JAZZ - BLUES - ROCK'N'ROLL - CLASSIQUE - FOLKLORIQUE - QUEBECOIS - FUNKY - REAGGY- ANDIN - PARTIS - PUNK - INDIEN 49 ANDIN - PARTIS-OUF! » 01 jXcuX JJJVOL, JU^vO jjairxl jûjüJL jEUUO /v\Ml> COv\jCÏÎmjLJ6iJ> : ibou aVajUüL - - IxXJj».VîLmjvojJu, ÆjXLl fWllxui>J- AAjjlXÆatÎL.AslAJ W^çljÜLrwO , (U/) X>VoCjlCo>1 A JpjoljLÀfi-O DlXLC ÎLft- AjuO>^ joAIoO VBJL>o 1o_> u ®UJ~ "5sbwJpAj> AjlA) .^iÜJUJ li- ^JJUR- - ïkijjuvvvviL a_ û/vvA*AAJL- Ai^J rrJiXxM^JLXO ( du cVaa&& - jcm>5jlX)JL JuvULrJU j'iüfiix.Ai tom).ùawaxjur 1/x^jl '.Haxxs - Gbj_^ .• ÏS?• ¦ ssysr îa?® V_.i v> ¦ - „ .y-.- -fcJ jyvuaS ü stliywix) .LLv\j_ rvvjL)UL/MiijijL-> XsAuy_trv\ J5> ir'rv0^jCX/v\XoiJi &UÙ XlJjLûJ : rOML - ^O^vvuuyL , JfUujiuijJji 1 r^ievuu *3 -|p^L>J|2JAAo&a\u«!sâx^jjjl ÀjuO >^!A^àxi À-L jùUoH_, .OiJk-MO ( P
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.