Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1 janvier 1981, Mars
Mars Numéro 39 |)THE0UE DE^L'A £ DE MONTREAL 1 1SMAR1981 A G N 0 M $1.00 ¦ ¦ > v % .’V.V VI i ix 11 Dublin t, Giono, Benoîte et Flora Groult ette Leduc, Kerouac, Maicom Lowry, John Hawkes, Pavese, Kundera; et des trouvailles: o Carpentier, Muriel Cerf, Chen Fou, Peter Handke, Yachar Kemal, Custine, Mishima, etc.Une librairie?Berlin Alcxanderplalx -, -, ÜSÜ mmm Goethe Les Alïinilés éleelives Preface de Nidi cl iburmer a iKlLECW juft S1 îiyit M «il Roger Nimier I, Etrangère 9 LE COLLECTIF DE FOCUS: Sylvie Chenard, Jean Gauvreau, Jean-Guy Girard, Réjean Laforest, Claude Martel, Claude Ménard, Jules Ross et Andrée Sa-vard.À propos: Y en as-tu qui ont quelque chose à dire?5 COLLABORATEURS(TRICES): Quelques éléments de la lutte Lise Brunet, Jean Désy, Maurice Dumas, Lucie Lavoie, Lina Lessard, Micheline Lévesque, Richard Martel, Claire Pagé, Yvon r Tremblay et Denis Trottier.des femmes au SLSJ 12 Les nouveaux cultivars 1fi f MONTAGE: Une ville dans la ville, l’hôpital de Chicoutimi 19 Claude Martel, Claude Ménard et Michel Poirier.Répertoire 24 Un C.R.C.r pourquoi?34 .PUBLICITÉ: Jean Gauvreau.ÉDITEUR: Oui fait quoi 8 Alimentation 37 Les productions Carouges Inc.234, rue Saint-Dominique, Jonqulère.Tél.: 547-3245 - 542-7807.Art 39 ABONNEMENT: Environnement 41 La revue Focus, C.P.10, lonqulére.G7X 6K8 Régulier: $10.00 Institution: $15.00 De soutien: $25.00 En coulisse 42 Livres, bouquins.43 Les revues de femmes au Ouébec 45 DÉPÔT LÉGAL: Bibliothèque nationale.1700, rue Saint-Denis, Montréal.Bibliothèque nationale.Ottawa.COURRIER DE DEUXIÈME CLASSE: 1 „éedeïIî' SUtf°CUS Courrier de deuxième classe Enregistrement N° 4204 Port de retour garanti: La revue Focus C.P.10.Jonqulère.G7X 6K8 La revue Focus est membre de l'Association des éditeurs de périodiques culturels québécois.m°^s ° ¦ des oTH 5 e«e\>* d®d® res^ Aé e^eS xé&o*.Les articles du magazine peuvent être reproduits sans autorisation écrite dans toute publication non vendue et à but non lucratif.Dans ce but précis, la rédaction du magazine apprécierait recevoir un exemplaire de la publication où est reproduit un ou des articles de la revue Focus.Dans tous les autres cas, une autorisation écrite est requise.L'autorisation expliquée plus haut exclue la reproduction des photos.Tout genre de publication doit demander l'autorisation au photographe concerné.wte-" 3 Salle Francois a Brassard /Auditoriunr d'Alma Jeudi, le 5 mars Théâtre du Nouveau Monde présente: "L’IMPROMPTU D’OUTREMONT” de Michel Tremblay avec Monique Mercure Admission: $8.-$7.-$6.Samedi, le 7 mars SYLVAIN LELIÈVRE Vendredi, 13 mars Concert de Radio-Canada Guy Fouquet, violonceliste Denise Massé, pianiste Dimanche, le 15 mars Les Grands Explorateurs présentent: "CONQUÊTE DES GRANDS ABÎMES” avec Alain Baptizet Adultes: $4.- Étudiant: $3.Jeudi, le 19 mars Théâtre populaire du Québec "LE VOYAGE DE M.PÉRICHON” Admission: $8.-$7.-$6.Samedi, le 21 mars GAROLOU Dimanche, le 22 mars PIERRE LABELLE Mercredi, le 25 mars OCTOBRE Samedi, le 28 mars ENSEMBLE CLAUDE GERVAISE Jeudi, le 2 avril "LA CÉLESTE BICYCLETTE” avec Albert Miliaire Admission: $8.-$7.-$6.Samedi, le 4 avril "L’ÉROTISME AU QUOTIDIEN” conférence du dr Jean-Yves Desjardins Admission: $5.00 Samedi, le 11 avril MICHEL LOUVAIN Lundi, le 20 mars, 20h30 "Les Grands Explorateurs présentent: "COLOMBIE” Vendredi, le 20 mars, 21h00 "PIERRE LABELLE” Samedi, le 21 mars, 20 h 30 Les Farandoles Dimanche, le 22 mars, 20h30 "LE CONCERT DE L’HARMONIE DU COLLÈGE D’ALMA" Vendredi, le 27 mars, 21h00 Samedi, le 28 mars, 20h30 "OPÉRETTE DU CARNAVAL DE CHICOUTIMI” La Belle Hélène Vendredi, le 27 mars, 21h00 Samedi, le 28 mars, 20h30 Dimanche, le 29 mars, 20h30 Opérette du Carnaval de Chicoutimi présente "LA BELLE HÉLÈNE” Mercredi, le 1er avril, 20h30 "LA CÉLESTE BICYCLETTE" Cie Albert Miliaire Mercredi, le 8 mars, 20h30 JACQUES MICHEL À confirmer Lundi, le 13 avril, 20h30 Les Grands Explorateurs présentent: "IRAK” Vendredi, le 24 avril DIANE TELL Début mai CLEMENCE DESROCHERS À confirmer Les vendredi et samedi, 22-23 mai "LA TROUPE L’ARABESQUE D’ALMA Mercredi, le 27 mai "GALA MÉRITAS" Lundi, le 16 mai, 20h30 "Les Grands Explorateurs” présentent COLOMBIE 'Auditoriurrv Dufour Jeudi, le 5 mars, 21h00 ANNAPRUCNAL Admission: $7.-$6.-$5.-$4.Vendredi, le 6 mars, 21h00 Le Théâtre du Nouveau Monde présente: L’IMPROMPTU D’OUTREMONT” de Michel Tremblay avec Monique Mercure, Rita Lafontaine, Denise Morelle et Ève Gagnier Admission: $8.-$7.-$6.Mardi, le 17 mars, 20h30 "Les Grands Explorateurs" présentent: "À LA CONQUÊTE DES GRANDS ABÎMES" avec Alain Baptizet Adulte: $4.00 — Étudiant: $3.00 Mercredi, le 18 mars, 20h30 Les Jeunesses musicales présentent: "DANCE MAKERS” Adulte: $5.00 —Étudiant:$3.00 Vendredi, le 20 mars, 21h00 Le Théâtre populaire du Québec présente: "LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON” d’Eugène Labiche Admission: $8.-$5.-$3.Samedi, le 21 mars, 18h30 et 22h00 Dimanche, le 22 mars, 14h30 et 20h30 STARMANIA Prix à déterminer Samedi, le 28 mars, 14h00 "SI J’ÉTAIS CHEVALIER BLANC" Film pour les jeunes Admission: $1.00 Vendredi, le 3 avril, 21h00 "LA CÉLESTE BICYCLETTE" de Roch Carrier avec Albert Miliaire Admission: $8.-$6.-$5.-$4.Samedi, le 4 avril, 20h30 JULOSBEAUCARNE Admission: $7.-$6.-$4. FOCUS mmm m I el ^iSSgiiiÜ S"£e mmmmm ^mocratisé e\“ePC;S de vote- M»™^ sa croixu« £*„, plus que «9^ de noueux mmmsssm „tor v0us d^r®z p devrez aussi, à 1° ontrPS (comme ce fut „,^r la nr0pagande, ,_„anr\ \\ y en a) son P_A^at-rf af,n de ies grands centre8 l âchededé„ .\/niis atieici • ._ a'\\ nQionî ont croire qu «n Y ¦ ^ ,a documentai- rieuse. ( -,s très difficiles." v&t&gssar ' „ ¦£^S&SS&**»*~~.o Nous devrons de position, m i+ornativn a*i ‘ef States les coesécuenoes.__ „oie, mais __inmpnt nou seTViv,v.w aarebï>c.*¦ 'oisbien a 10 Nlous devron de position, alternative, atm intéressés a ch"9 conséquences.,s bien offrir une * sage devra r^Ks^saseSS^**48-"" que les 9e!^ our contrer la m ('environ"* être optimiste P , réservation a ____ ^ ie gens K "**“ P°“' ~.„weaU de le gens- idées, au nivea n,est pas par le „ teudre que des favIlK «mpS P'e'" '° i0“" ^enterooe- -es Idées de ce „ présentado„ de U puePla composition^^ noUS comptons^'or^^^ montage ^ ^.Mernes.no^ Lévesque ne s es P y même de pulation aura-t faUtsouhai- “ “ÏÏÏS de -°-O-Cse.ecs P-"*» m» rr tofet UN REGROUPEMENT DE CHÔMEURS ET CHÔMEUSES AU SAGUENAY, LE SAVIEZ-VOUS?Le groupe existe officiellement depuis fin octobre et s’est donné comme buts de 1) former un regroupement de chômeurs(eu-ses) sur une base autonome et permanente; 2) défendre les droits des chô-meurs(euses) et 3) revendiquer des changements à la loi.Les moyens pour y arriver: 1) donner de l'information aux chômeurs(eu-ses); 2) donner de l'information aux travailleurs(eu-ses) sur les conditions de vie et la situation du chômage; 3) apporter un soutien aux chômeurs(eu-ses) face à la Commission d’emploi et d'immigration du Canada (ancienne Commission d’assurance-chômage) et 4) mobiliser les chômeurs(euses) pour faire respecter leurs droits acquis et exiger des changements à la loi sur l’assurance-chômage. IS ES .Y, JS?En pratique, des chô-Tieurs tiennent une permanence du lundi au vendre- ursfeu- di, de 13h30 à 16h30, à 'édifice de la C.S.N., 200 ue Racine est, C.P.111, Chicoutimi, 545-8228.Le :omité désire également grossir».ses rangs.Tous les chômeurs et chômeuses du Saguenay sont donc incités à en faire partie.\ i» ip laude Martel — Mouvement action chômage (M.A.C.) Saint-Félicien, Dolbeau et Albanel Irène Gagnon 892, rang 7, Albanel Comté Roberval ou C.P.116, Dolbeau Tél.: 279-5206 Dolbeau, les mardi et jeudi, tél.: 276-0909 Saint-Félicien, le mercredi, tél.:679-5270 I 1 1 si — M.A.C.Roberval Louise Villeneuve 841 boul.Saint-Joseph Roberval Tél.: 275-4222 A.S.¦ v' FOCUS Stimulé par la venue de français bordelais' à Montréal au cours de l’été 80 et qui ont fait valoir l’importance d'échanges d’expériences pluridisciplinaires, entre la France et le Québec, le Conventum a mis sur pied, en collaboration avec des artistes de la région de Bordeaux, “Exposition 80", événement qui a eu lieu à Bordeaux au cours du mois de décembre de la même année.Rappelons que cette “Exposition" donna lieu à des événements culturels fait d’animation, de spectacles et de performances.Tiré de l’événement bordelais, nous arrive à la galerie de l’Arche, une exposition de photographies “Un grand cru", sous les auspices de Dazibao (1671, St-Hubert, Montréal) ayant également participé à l’organisation de cet échange franco-québécois au niveau de la photographie.Issu du regroupement en collectif de 5 artistes québécois en septembre 80 à Montréal, la galerie Dazi- UNE MISE AU POINT COLLECTIVE bao se présente comme étant un centre d'animation et d’exposition photo, qui veut travailler au niveau du regroupement de photographes, et de prise en main de la photographie québécoise.L’exposition “un grand cru” nous sera présenté à la galerie de l’Arche en deux volets de 15 jours chacun.Le premier du 20 mars au 2 avril et le second du 3 avril au 17 avril.Cette exposition a reçu * un accueil très chaleureux en France, mais on a senti de la part des français une interrogation relative à l’identité québécoise des photos, ce qui a eu l'effet d'amener les photographes d’ici à s’interroger sur “la place de la culture dans la photographie, et la place de la photographie dans cette même culture".D’où l’intention de Dazibao de vouloir monter un dossier sur la situation de la photo au Québec: tendances, influences, bilan de réceptivité des photos de la part et du public et des exposants.De plus, suite à ce voyage, les photographes auront pris conscience des lacunes au niveau de la communication entre eux, d’un besoin de regroupement et par ce rapport de la photographie provinciale qu’ils veulent produire, Dazibao se ferait le lieu de rencontre, cet instrument de documentation mis au service et des photographes et de la population.Disons que l’exposition photographique “un grand cru" présentée en mars et avril à la galerie de l’Arche, regroupera des photos de 33 photographes québécois et qu'elle se déroulera également au cours de l’année, dans les villes de Rimouski, Québec, Hull, et Montréal.Ce projet d’exposition est possible grâce à une subvention du Conseil des arts du Canada ($2,500.00) et grâce aux différentes galeries qui offrent gratuitement leurs locaux et leur temps.J.R.pf rttctjr cnjNf orostrtoN A i us pf a PWTOfimPNes &0RPEHILrlfKAta) ; oiftâpts Voir la liste des participants en page 18. ÉROSION DES BERGES DU LAC SAINT-JEAN, DU NOUVEAU! tira SH /y- À LA POPULATION FÉMININE DU COMTÉ ROBERVAL Centre féminin “La Source” 1228, Boul.Sacré-Coeur Saint-Félicien, GOW 2N0 C.P.1237 Tél.: 679-5403 École Bon Conseil Les animatrices du Centre féminin “La Source” t'invitent à leur local de Saint-Félicien.Ce centre est né d'un projet de Développement communautaire du Canada.Il appartient à toutes les femmes et jeunes filles de Chambord à Dolbeau.La télévision communautaire de Saint-Félicien parraine le projet du Centre féminin ouvert du 9 février au 26 juin.En plus d'un accueil cordial, nous t’offrons un service d’information, d’animation et de documentation.Nous voulons être un soutien pour les femmes qui ont besoin d’aide.De plus, nous ferons le lien entre elles et les professionnels.ACTIVITÉS PRÉVUES: Animer des café-rencontres.Organiser des conférences Présenter des films Assister les femmes dans leurs prises de décision sur ce qui concernent et/ou les préoccupent: santé, travail, etc.Regrouper les femmes en collectif d’études Mettre sur pied un centre permanent Offrir de l’information par téléphone Il y a une place pour toi Nous t’attendons.Quitte à se répéter, le relèvement des eaux du lac Saint-Jean, sous le contrôle exclusif de l’Alcan cause de graves problèmes.Il affecte la qualité de l’eau mais plus évidemment une érosion artificielle des berges.Les terres, boisées et plages sablonneuses se volatisent pour être remplacées par des rives de gravier, quelques-fois constituées de roches de trois à quatre pieds de diamètre.L’Alcan, comme propriétaire des rives, a le devoir de les protéger.Malgré leurs interventions (drague, étendage de gravier), le mal s’accentue.Les vraies solutions tardent à venir et c’est pourquoi une association pour la protection des berges est prêt d’accoucher.Cette expérience sera une deuxième* tentative, probablement mieux déterminée cette fois-ci, car le comité provisoire semble avoir des objectifs plus larges que la seule satisfaction “immédiate” des propriétaires riverains.Pour de plus amples informations sur le comité, vous pouvez communiquer avec Monsieur Boisson-neault au numéro 662-6613.* Il y eut de 1969 à 1972, une association de riverains déterminés à négocier avec l'Alcan, des solutions pour la protection des rives.L.B.10 TOUJOURS PLUS DE CINÉMA! Le mois passé le ciné-club du cegep de Jonquiè-re annonçait avec1 satisfaction la reprise de ses activités, après deux années d’absence.Les difficultés techniques se sont réglées avec l’achat d’un écran neuf et la réparation du système de son et du projecteur.Le ciné-club présentera des films québécois et étrangers, la déclaration de principe du comité du ciné-club précisant que ce ne sera pas “un cinéma commercial à rabais mais un lieu de rencontre de films et de cinéastes réputés et négligés des vendeurs de soupe publicitaire”.Les projections ont lieu le lundi à 20h00, à la salle François-Brassard du cegep de Jonquière.V VI k ( Avec moins de fracas, le Ciné-cran de la Maison de l’Arche reprend aussi la projection de films québécois et de documentaires à caractère international.IVükJ ji Vu \ Ces films sont présentés en collaboration avec Cinéma Libre, l’O.N.F., les films du Crépuscule et Carrefour international.Les projections ont lieu le jeudi, à 20h30, à la Maison de l’Arche de Jonquière.A.S. FOCUS LE COMITÉ D’ENVIRONNEMENT D’ALMA INC.Mardis écologiques 1981 Les mardis écologiques ont lieu à la salle du Conseil de ville d’Alma à 19h30 à l’Hôtel de Ville situé au 140, St-Joseph, Alma.10 MARS: LES PLUIES ACIDES Invité: Alain Bernier, Environnement Canada.24 MARS: LE PROJET ASHUAPMOUCHOUAN Présentation d'un diaporama.- invités: Denis Trottier et Alain Doré.7 AVRIL: LE PROBLÈME ÉNERGÉTIQUE Invité: Michel Jurdant des Amis de la terre.21 AVRIL: LES GLISSEMENTS DE TERRAIN Source'.Intervention no 8 Présentation du film “Soudain à Saint-Jean Vianney.Invité: Robert Héroux, Université Laval.SAMEDI LE 25 AVRIL: ATELIER D’HERBORISTERIE (PLANTES MÉDICINALES) Invitée: Mme Ernestine Bernard, herboriste diplômée.Garderie Trotte-Menu (ex-école st-Louis), 1037, rang Double, Saint-Félicien.Pour réservations, Marc Désilets (679-2509) POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS NUMÉRO 668-7868. Quelques éléments de la lutte des femmes au SLSJ Une bien grosse entreprise, se dirent-elles, quand elles décidèrent de faire quatre tables rondes qui tenteraient de cerner la réalité des groupes de femmes au Saguenay— Lac-Saint-Jean mais curieuses comme nous étions, nous voilà lancées dans l’aventure.Et quelle aventure: regrouper une quarantaine de femmes en quatre coins différents de la région, dans un laps de temps très court (toujours les fameux délais de production!) '*** i mhil y ' Source: Bulletin du C.S.F., ect.78 Depuis cinq mois, nous avons cessé de paraître et le lien avait plus ou moins été rompu, on sentait le besoin de savoir ce qui se passait chez les autres groupes, pas seulement en tant que permanentes à la revue mais surtout, nous croyons, en tant que femmes.Réalisées conjointement avec la radio communautaire de Jonquière, les tables rondes permettaient aussi à CHOC de répondre à cette même préoccupation, la condition des femmes.Nous déplorons toutefois, à CHOC et à Focus, le fait que nos préoccupations se fassent surtout pressantes autour du 8 mars.À Focus, un collectif de femmes a réalisé pendant deux années successives un numéro spécial de mars.Mais le numéro d'avril 80, par exemple, était réalisé pres-qu'uniquement par des hommes; aucune collaboratrice à la rédaction de ce numéro.Nous avons omis involontairement quelques groupes.Nous nous excusons de notre oubli et tenterons de le corriger d'une autre façon.Pour connaître la composition détaillée de chacune des tables rondes, vous pouvez consulter l'énumération à la fin en référence.Si nous ne parlons pas de façon détaillée de chacun 12 FOCUS àdes groupes présents, la chro-ipnique de condition féminine à partir d’avril, traitera de certaines .questions soulevées lors des réu-, icnions.En février.I Jonquière, mercredi ie 4 fé-svrier, 7 heures et demi, nous sonnâmes 13, chiffre qui ne fut pas mal-schanceux ce soir-là puisque pres-3que toutes ont répondu à notre ^invitation.Un besoin?On dit que Roui.On y discute de nos groupes ^respectifs et de solidarité possible.\\ Saint-Félicien le lendemain, au IC.L.S.C., que deux femmes du HCentre féminin "La Source", qui rouvrira ses portes le lundi sui-Ivant.Déçues, nous l'étions un Bpeu, mais la soirée aura été ri-sche; elles nous racontent l'expé-Irience de mettre sur pied un lieu de rencontre pour les femmes, (non-mixte, un lieu non pour tri-Icoter mais pour s’informer, de-ivenir plus autonomes, un lieu en Imilieu rural et des préjugés qui ne tmanquent pas.Chicoutimi, la semaine ^suivante, dans une cuisine.Nous sommes neuf à parler de notre ivécu, l'atmosphère est au rire même si les hypothèses de s'en sortir ne sont pas toujours très évidentes.Alma, le lendemain, presque ! toutes sont présentes au rendez-vous.Là c'est surtout le milieu de i travail qui fait l'objet de discussions animées, la dévalorisation ! de nos interventions, notre place ; dans les syndicats, etc.r- i IL souvent des groupes ont tellement peu d'énergie que contacter d'autres groupes pour dire ce qu'ils font et savoir ce que les autres font devient un "luxe".On a de bonnes raisons mais quelle importance accorde-t-on alors à la solidarité."J'ai trouvé horrible la non-solidarité entre les groupes de femmes, je me sens démobilisée"."On peut facilement se trouver des points communs mais le plus compliqué, c'est au niveau de l'articulation"."Une solidarité exige aussi une connaissance minimale des autres.Tu ne crées pas une solidarité avec des gens que tu ne connais pas et envers qui souvent tu as des préjugés".On trouve en général les groupes "chauvins parce qu'ils ont peur de perdre leur identité en s’engageant dans une action commune”.2) l'isolement ou distance entre les membres et un "noyau plus actif de ce même groupe.Cela se passe autant chez des groupes bien structurés comme l'AFEAS, "c’est toujours le même monde qui s’implique” ou d'autres qui sont à l'intérieur de structures solides comme les Comités de condition féminine des syndicats: "Ce n'est pas parce qu’on est syndiqué qu'un comité peut se partir plus facilement.Là où je travaille, nous sommes divisés en six filiales, de Chibougamau à Chicoutimi, ça devient difficile de se réunir en comité".Une autre militante syndicale parle du milieu des Cégeps où malgré ce qu'on pourrait croire, celles qui y travaillent sont peu sensibilisées: là aussi le Comité de condition féminine est loin d'être chose facile à mettre sur pied.Ce n'est donc pas parce qu'un groupe est "backé” par une bonne organisation et un certain soutien financier tel que peut l'assurer une structure syndicale, que ce sera plus facile.On nous a habitués à considérer nos problèmes comme étant du domaine du privé: "Pas besoin de se réunir, ce n’est pas social, ni politique".Une ten- dance féministe dans les années 70 voulait sensibiliser au fait que “le privé est politique" (1), a-t-elle réussi?3) l'isolement finalement encore plus évident de X pour cent des femmes.Sont soulignées les formes d'organisation du travail tel le temps partiel: "C’est toute la problématique! Tu n'as pas les mêmes protections que le temps plein"."Des gens voudraient travailler à temps partiel mais ne le font pas à cause .de l'absence de protection.Par contre, ce pourrait être un mode intéressant d’organisation du travail à installer, il serait sûrement utilisé par des gens qui ont décidé qu’ils voudraient consacrer plus de temps à autre chose que le travail, à cause de certaines valeurs”, tel aussi le développement du travail à domicile: on offre de plus en plus aux femmes qui travaillent dans les industries du secteur mou, textiles et chaussures par exemple, de faire la job chez elles, moins bien rémunérées et isolées.Pour celles qui ne travaillent pas: le mari parti travailler avec l’auto, une gardienne à payer à moins que le mari ne veuille même pas que sa femme sorte."Je viens ici parce que mon mari n'est pas là, la semaine prochaine, il va être à la maison, donc je ne viendrai pas"."Les maris sont toujours là à certaines périodes parce que les chantiers sont fermés.Mais les maris ne veulent pas garder les enfants.C'est un problème familial.C'est effrayant comme les femmes sont obéis- De l'isolement à la solidarité À première vue, les quatre tables rondes nous paraissent très j différentes dans les sujets traités : sauf que s'y dégageront des problèmes communs.L’un des plus évidents concerne l'isolement.Pas besoin de i faire quatre tables rondes pour l’apprendre, direz-vous.Ne se j réunissant à la même table i qu'une fois tous les.(pas moyen de se souvenir à quand remonte un rassemblement du même genre, a-t-il déjà eu lieu?), le problème va d'autant plus de soi, problème qui se vit à plusieurs niveaux d'ailleurs: 1) celui qui vient d'être souligné, le peu de liens qu’ont les groupes entre eux.Une raison: ^ aieîi * • V i ' f Source: Bulletin du C.S.F., oct.78 TOUT AUTOUR DU O MARS journée internationale des femmes PAROLES ET LUTTES DE FEMMES santés.Il ne faut jamais qu'elles prennent trop de responsabilités parce qu'elles sont de moins en moins chez elle et n'arrivent plus à tenir la maison comme elles la tenaient avant; elles sont donc forcées de tout lâcher à cause des pressions familiales”, explique une femme qui travaille à un centre communautaire dans un petit village.En milieu urbain, c'est peut-être à un autre niveau, plus subtil: quand ce sont des activités qui ne risquent pas de menacer les habitudes du mari, ça va."J'étais à Québec.Une femme me dit: "Les cercles d'études et de conférences regroupent 200 femmes, vous devriez vous poser des questions quand vous n'en regroupez qu'une dizaine”.Je lui réponds: "Un cercle d’études et de conférences, c’est loin d'être menaçant, quel homme va “défendre” à sa femme d’y aller?" Ce n’est pas du tout le même genre d'action”.Ou encore il faut que les femmes y aillent à petite dose pour faire accepter leur engagement au mari, explique une militante syndicale.On en est venu à la conclusion, à voir revenir le problème un peu partout, que c'était une minorité de femmes, marginales en quelque sorte, qui pouvaient être qualifiées d'autonomes.La continuité Qu’une minorité de femmes s’impliquent vraiment, peut influer sur la continuité d'un groupe.Quelques-unes ont dit avoir ce problème.Mais la continuité est aussi un problème quand les subventions de l’État ne rentrent plus.Un centre de bénévoles et un centre féminin par exemple, ont vu cet automne le projet de développement communautaire qu'elles avaient présenté, accepté.Ces projets durent quelques mois, quelquefois un an, et après, aucune subvention n'arrive.Il faut alors apprendre à compter sur nous-mêmes en plus de toutes les autres tracasseries.La solution du bénévolat se présente.Ce qu'on en pense.La plupart des groupes n'ont aucun bénévole à temps plein.Le Centre de bénévoles Mieux-être fonctionne comme son nom l’indique, sur une base bénévole mais avec le soutien de quelques permanentes.Elles ne veulent "sûrement pas que ce soit de l'exploitation de la femme par la femme”."On essaie de tenir compte des besoins des personnes qui s'offrent comme bénévoles à partir d’un questionnaire, etc”.D'autres précisent, actuellement rémunérées dans leur travail, qu'elles ne travailleront plus bénévolement."C'est un droit d’avoir une rémunération au moins minimale".On regrette cependant que l'expérience que les femmes acquièrent en travaillant bénévolement soit difficilement reconnue quand elles se présentent sur le marché du travail.À propos du contexte Le livre "La.conjoncture au Québec au début des années ’80” divise le mouvement des femmes dans les années 70, en deux périodes (2) (surtout en contexte montréalais): — 1970-75, années principalement marquées par la création du Front de libération des femmes (FLF), mouvement traversé surtout par un courant féministe nationaliste et marxiste; — 1976-79, années où plusieurs femmes se démarquent du marxisme, alors surtout assimilé aux groupes ML, et forment des groupes féministes autonomes.Il est à noter aussi que beaucoup de femmes s'impliquent dans les groupes populaires.Cette analyse exclue les années 1980-81, importantes si l’on considère à quelle vitesse effarante les changements se produisent dans le mouvement des femmes.Entend-on plus ou moins parler de nos luttes?Sont-elles plus ou moins vigoureuses?Au niveau du quotidien, une femme dira qu'elle a l’impression "qu'on avance très peu, qu'il y a une certaine incompréhension face aux diverses tendances du fémi-, nisme.”.Chez quelques femmes, il y a un certain découragement: "Nous n'avançons plus, je trouve que d’année en année, ça se détériore.Des valeurs plus conservatrices sont revenues chez les jeunes".D’autres, par contre, constatent qu'il y a une évolution certainè mais "cette évolution est davantage individuelle que collective”."Cette évolution individuelle traduit aussi l'individualisme des groupes dans le sens qu'ils ne travaillent pas ensemble".Mais cette évolution même individuelle, est vue comme indispensable: "Je pense qu’on commence toutes par ça, après on peut aller plus loin, s'impliquer socialement".La grande popularité des cours offerts spécifiquement pour les femmes, Nouveau défi, Second envol, etc.reflète cette démarche.Mais pour d'autres femmes, le fait que de plus en plus de femmes prennent des cours n'est pas toujours une bonne chose pour le groupe.Une femme, en général, fera difficilement les deux en même temps: travailler dans un groupe et suivre des cours."Quand on a besoin des femmes sur le marché du travail, on fait de la publicité pour qu’elles aillent sur le marché du travail.Quand il n'y a pas de travail, on fait de la publicité pour qu'elles prennent des cours"."Et chaque femme de plus qui prend un FOCUS O O WH '< ç Çvç-»YOrOY< pv9vçvç’ »«YCOv< 9 çV »T0V0 t r9v9v9¦ JrqTt>Y< »vcoc-o’o-ü-i' • 9:.çIv:çYç,:y.c-.ç-ç^u-c'c-ç-ç' •v9'0'o' S." sWt ;?Xv; fç - 0YO- >V«V ,ç.Vv-c 9¦?'o“o ¦:v:çïou ,,9,Vç?V 1o ayo' l’t’u'l '9Ÿ0’çV3' y Ç’Ç VçV , 0V0V4 9V9V« ?'ovc « Y Y Ç « j'9yovO r ?Vocc ' c y c Y bwo¦m'6' c • YVÇVCV00VÇ': 'yvovçvgovç¦ j.îWçV; 9vçv9vçyç’ ,JVOyOyOV* '9Y?V«s i'v Çvj'oyI ¦ M», ’oYçy« .• u'* I ,9 9q9 j?yV0Çç?ç o-o- a-u-o-O'S jVo'j'o-j'o' •^v?î>jvsI ,V»?,Ÿc ?y?Y9 - VYÇT« >ycy9y< çYeYeYo 0V离‘o’ * vVy'?V ç yY0'yYoYç> jvVYoYoy»Yçvc oŸo“9YaŸ3'c’r9 'ç‘a - o' iWc 9Vo'cÿy- y-u•oY«* ?l9Y9y9VÇ^y9y9 < çYyVoYÇVÇy9V >Y9yÇYVy?’0V«y9¥« ‘yYçYy 1ç'o'oYç’• JvOYçYçYvYuY9Yo | o¥ç-a"oYf¥oY祻¥çYo ?Iç.çTv:.ÿy9vç.çyv*9“v.v cours est une subvention pour l’institution.Il n’y a pas une Commission scolaire qui n'a pas son programme de cours pour les femmes".Ce type de cours tire son origine des États-Unis suite à une vague d’échecs de groupes qui faisaient de l'action collective.Ce mouvement a été récupéré par l'État qui l’a transformé pour valoriser tout ce qui était centré sur soi "et je ne suis pas certaine que ça mène à des actions communautaires”.Il faut cependant faire une distinction entre celles qui poursuivent une démarche individuelle en dehors de tout groupe après avoir déjà travaillé dans des groupes et celles qui suivent des cours, etc.sans jamais s’être impliquées.Il a été aussi souligné que les groupes offrent, dans un sens, une forme d'éducation qu'on peut appeler populaire.Mais socialement, l’éducation populaire n'est pas reconnue quand une femme veut aller sur le marché du travail, comme l'expérience de travail que procure le bénévolat d'ailleurs.Sur l’avancement de la condition des femmes en milieu non-urbain, beaucoup de préjugés sont présents, avec plus de force qu'en ville, mais une action basée sur plusieurs années peut faire avancer les choses.Deux femmes parlent de l’expérience de mettre sur pied une halte-garderie et un centre de santé dans deux petits villages, qui sont toujours très difficiles à maintenir sur pied après plusieurs années mais où la situation a vraiment progressé, les femmes ont acquis de la confiance en elles-mêmes, dans les autres femmes aussi et "on sent qu'elles sont prêtes à passer à autre chose".Ailleurs, deux femmes parlent de l'expérience de mettre sur pied un centre féminin, il n'était pas encore ouvert au moment où nous en avons parlé; elles nous disent tous les préjugés, surtout de la part des hommes, mais aussi toute la curiosité chez les femmes; elles sont très confiantes dans la réussite du projet.Le mot d’ordre: toujours y aller tranquillement.Des solutions Quelques-unes ont dit qu’il faudrait qu’il y ait plus de femmes au pouvoir, mais encore faut-il que ce soit “des femmes qui aient fait un cheminement personnel et politique qui amènerait des mentalités nouvelles” et qui auraient des liens étroits avec le mouvement des femmes."On ne met pas des femmes en place pour reproduire le même modèle dominant".Un regroupement de femmes ou de groupes a aussi été amené mais peu discuté.On se souvient du défunt Regroupement des femmes du Québec sur lequel en 1979, un collectif se posait les questions: "Est-il trop tôt pour un mouvement politique de pression de masse au Québec?Les fem-femmes du Québec sur lequel, en s'engager dans une action de groupe ou ne le veulent-elles pas?Serait-ce nos vieux réflexes de peur et d'incapacité qui nous poursuivent?Débordées de tous côtés, maison, enfants, conjoint, travail, études, en sommes-nous à ne trouver ni le temps ni l’énergie de nous occuper de nous-mêmes et de notre sort collectif?" (3) On aurait probablement pu se poser le même type de questions en terme de regroupement de femmes au Saguenay— Lac-Saint-Jean lors des tables rondes.Et le regroupement des groupes?Peut-être pourrons-nous le faire au cours des prochains mois puisqu'il a été fortement suggéré de reprendre cette formule de table ronde entre femmes et groupes de femmes?Qui pourrait être le lien?La permanente de Con-sult-action au Saguenay—Lac-Saint-Jean?Mais ce qui a été unanime, c’est l'importance de travailler sur des projets communs tout en respectant l'autonomie de chaque groupe, pour renforcer la solidarité nécessaire.L’organisation du 8 mars a quelquefois été un projet commun, quelquefois non à cause de la diversité des tendances à l’intérieur des groupes, du manque d'énergie, etc.Nous devrons fort probablement jouer avec cette diversité pas seulement à l’occasion du 8 mars mais à chaque fois que ce sera nécessaire.Andrée Savard RÉFÉRENCES: (V La revue Possibles, vol.4 no 1, automne 1979, p.30.(2) La conjoncture au Québec au début des années '80, 1979, pp.178-179.131 Possibles, vol.4 no 1, p.111.Merci à celles qui ont participées aux tables rondes: Raymonde Aubin (Centre communautaire Ferland-Boileau) Marguerite B.-Tremblay (Match international) Huguette Boivin (CHOC-MF) Diane Bouchard (Comité condition féminine Cégep de Chicoutimi) Viviane Bouchard (Comité de condition féminine C.S.N.) Sylvie Brassard Sylvie Chenard (Focus) Lucille Demers (AFEAS) Bibiane Gilbert (C.E.Q.) Marguerite G.-Lalancette (Mieux-être) Suzanne Gravel (Garderie populaire d’Alma) Louise Grenier (Syndicat des prof, du Cégep de Chicoutimi) Esther Harvey (Comité de condition féminine C.S.N.) Francine Lachance (CHOC-MF) Lise Lacroix (Consult-action) Réjeanne Lapointe Monique Major Odile Martin Diane Maziade (Théâtre de la Rubrique) Louise M.-Lemieux (Centre communautaire Ferland-Boileau) Rachèle Ouellet (Éducation permanente) Claire Pagé (Focus) Monique Perron (Ass.des familles monoparentales de Jonquière) Gisèle Rousseau (Comité de condition des femmes, synd.des profs du Cégep de Jonquière) Michèle Roy (Mieux-naître et le comité contre la violence) Noëlla Saint-Pierre (Ass.des familles monoparentales de Jonquière) Andrée Savard (Focus) Marthe Vaillancourt (Conseillère en condition féminine à la S.Q.) 15 Les nouveaux cultivars * pour 1981 À mon avis, les nouveaux cultivars procurent le souffle vital au jardinage.Les gens ont besoin de motivation pour jardiner et en même temps, oublier les impératifs économiques.On entrevoit aussi un grand besoin de promouvoir la passion du jardinage, et à coup sûr, l'un des aspects les plus emballants du jardinage sont les nouveaux cultivars; ils sont un peu comme de nouveaux jeux dont il faut profiter, des objets qui suscitent la fascination et le sens de la découverte.La variation est l'essence même de la vie et certaines des nouvelles variétés (syn: de cultivars) offertes cette année sont certainement capables d'apporter un peu d'émerveillement et de satisfaction.De ce point de vue, il y a une compagnie qui semble avoir bien fait les choses et c'est Gurney seed et Nursery company.En effet, en 1980, Des milliers de gens ont essayé de cultiver un jardin et l'ont abandonné avant même de récolter.Plusieurs milliers d'autres ont eu de bonnes intentions, mais, le printemps venu, ont perdu leur motivation.En effet, ne coûte-t-il pas moins cher d'acheter ses tomates à l'épicerie, même à $2.50 le kilo?Et pourquoi faire pousser du maïs, alors qu'on peut s'en procurer pour presque rien?Même en Grande-Bretagne où les légumes coûtent particulièrement cher, le jardinage est, en ce moment, en perte de vitesse, surtout si on compare avec la période de 1973 à 1975, qui fut spécialement lucrative pour les grainetiers.cette cômpagnie introduisit 150 nouveaux cultivars, ce qui est plutôt exceptionnel.L'un de ceux-ci fut la pomme de terre "Butte" qui battit tous les records de vente en ce domaine.Pour l'année 1981, cette compagnie continue dans le même sens avec les légumes de jardin, et l'un des apports les plus intéressants est un oignon suffisamment doux pour qu'on puisse le manger comme une pomme.Ce cul-tivar se nomme "Giant Walla Walla" et on dit qu'il est trop bon pour être cuit.Il provient de la côte ouest des Etats-Unis où des maraîchers le cultivaient en tant que curiosité à cause de sa grosseur impressionnante.Ces bulbes extra-gros sont ronds, ont une pelure jaune et une chair blanche et croustillante.Ces oignons parviennent à maturité en 115 jours à partir du semis (à l'intérieur) et on devrait les consommer aussitôt que possible après la récolte, car ils se conservent mal.Les cerises de terre n'ont jamais fait furèur chez les jardiniers.J'en ai cultivé mais en général, les fruits étaient petits et pour ce qui est de la saveur, "il n'y avait pas de quoi en faire un plat".L'an passé, j'ai essayé un cultivar nommé "Pineapple Cherry" et je fus a la fois surpris par sa grosseur et sa saveur.Le fruit tourne au jaune doré à maturité et le goût est à son meilleur après une légère gelée.A ce moment, la saveur est celle d'un délice tropical, et je l'aime bien pour dessert avec de la crème sure.Le fruit se développe à l'intérieur d'une enveloppe qui ressemble à une lanterne chinoise qui tourne au brun parchemin à maturité.Les plants doivent être semés à l'intérieur comme les tomates, puis transplantés après les dernières gelées du début de juin.Cette plante préfère les sols pauvres et semble produire davantage lorsque les nuits sont fraîches.Les tiges peuvent mesurer jusqu'à 1.80 mètres, aussi devrait-on les tuteurer.Une autre nouveauté pour 1981 est le pois "sans feuilles" nommé "Novella" dont les tiges produisent des centaines de vrilles qui tiennent lieu et place de feuilles; il y a bien sûr quelques feuilles, mais peu nombreuses; de plus les gousses sont disposées par paire.Un autre apport intéressant est le haricot "Winged bean", c'est une plante originaire de l'Asie dont les propriétés nutritives sont étonnantes.Cette plante a la particularité d'être totalement comestible, des racines jusqu'aux feuilles et aux graines.Les feuilles se préparent comme les épinards et les tiges ont un goût d'asperge.Cuites à la vapeur ou bouillies, les gousses et les FOCUS ïrgraines ont un goût de cham-ppignons; les fleurs et les tubercules ont leurs qualités iiidistinctives.Cette plante peut i'idonc accompagner n'impor-') te quel mets.Cependant, on ne connaît ?.pas encore toutes les zones climatiques où cette plante peut s'adapter.Donc, si certains jardiniers aventureux décidaient d'essayer cette curiosité, il serait intéressant de connaître leur expérience.Voici un bref aperçu de ses qualités nutritives: les racines qui grossissent un peu comme des pommes de terre, sont riches en protéines.Les graines contiennent en moyenne 37% de protéines et 17 % d'huile.Le cultivar est disponible chez Gurney.Chez Thompson et Morgan, on présente un cultivar de chou de Bruxelle qui a la particularité de produire un chou pommé au sommet de la tige, en plus de nombreux bourgeons situés le long de la tige.On retrouve normalement une rosette de feuilles lâches au sommet, alors qu'avec "Cabbage-Sprout" on retrouve une pomme, petite, mais tout de même assez intéressante pour être récoltée.Plusieurs autres nouveaux jetifj | cultivars sont présentés dans les catalogues des grainetiers c® dont les adresses sont menial tionnées plus loin.Mais auparavant, il est bon de faire re-! marquer que le nombre de de.: jours indiqué pour chaque cultivar donne une idée relative du moment de maturation de la plante.Ces valeurs ont souvent été, obtenues dans des régions plus favorables, par conséquent, on devrait s'attendre à des variant! fions de l'ordre de 5 à 10 des: | jours plus tard dans les con-et I ditions nordiques du Qué-jr| de leurs nouveautés pour jj 1981: ),SS £5 ':!$ te pjrer side- CCiï — Semence Laval Inc.3505, boul.St-Martin, Laval.H7T 1A2 Leur catalogue est gratuit, il y a un bon choix de cultivars, mais peu de nouveautés.— Stokes C.P.10, Ste-Catherines, Ontario.L2R 6R6 Stokes continue de produire le seul catalogue contenant 'une information détaillée des cultivars sans le tape-à-l'oeil de.ce genre de catalogue.Ceci, combiné avec une sélection de plus de 600 cultivars, a fait de Stokes le plus important grainetier au Canada à procéder par commande postale.Son catalogue est gratuit: il y a plusieurs nouvelles variétés dont le pois "Novella", la tomate "Early rouge", le maïs "White Lightening", pois "Sugar Snap", etc.La mante religieuse ^Grosseur demi-nature nature La mante religieuse se cache en embuscade et s'empare des insectes en les agrippant avec ses pattes avant.Les carabes et les papillons glauques se nourrissent de plusieurs espèces d'insectes nuisibles.Ils recherchent leurs proies dans les débris et les déchets sur le sol.— W.H.Perron 515, boul.Labelle, Laval.H7V2T3 Perron est le 3e grainetier d'importance au Canada et son catalogue (coût $1,00) est l'un des mieux illustrés.La description des variétés est imprécise et n'est pas particulièrement utile, mais les sélections sont nombreuses, comprenant les gagnants All-América et quelques autres surprises.Ori retrouve entre autres: le pois "Sugar Snap", le piment hybride "Gipsy", l'aubergine “oeuf de Pâques", la tomate hybride “Perron 50", le maïs sucré hybride "Dame Platine", etc.— J.Labonté et fils 560, Chemin Chambly, Longueuil.J4H 3L8 Le catalogue est actuellement sous impression et il devrait sortir sous peu.— Purpee Seed Co.Doylestown, Pennsylvanie 18901, USA.Burpee est une grosse compagnie, filiale de General Mills.Son catalogue contient toutes sortes de gadgets et aussi de nombreuses sélections de plantes.Burpee possède une bonne réputation de service rapide et consciencieux des deux côtés de la frontière.Le catalogue est tout en couleur.Nouveautés: Brocoli "Green Goliath", pois “Grenadier", tomate’ "Early Pick VF", etc.Photo: Claude Martel ¦ Thompson et Morgan 132, James Avenue East, Winnipeg, Manitoba.R3B0N8 Cette compagnie britannique fut citée deux fois dans le livre des records "Guiness", la première fois pour le nombre de pays (130) desservis par une telle compagnie, et la seconde pour la publication du plus gros catalogue de se-' mences au monde.Les Nord-Américains reçoivent une version abrégée du catalogue publié en Grande-Bretagne, il est quand même unique en son genre.Voici quelques nouvelles introductions: Chou de Bruxelles "Cabbage-Sprout", pois "Snoopes", etc.— Johnny's Selected Seeds Box 100, Albion, Maine 04910 Fondé il y a environ sept ans, c'est une compagnie qui inspire confiance, de par les descriptions originales écrites par la petite équipe de Johnny's à la suite des essais effectués sur leur petite ferme au Maine.C'est une des rares (sinon la-seule) à offrir des semences produites "organiquement" sans pesticide , quoique une bonne partie des graines proviennent des sources conventionnelles.Nouvelles variétés: tomate "Earlibright, chou-fleur "Stove-pipe", etc.Ciné mardi Salle François-Brassard arc Mardi, le 17 février L'HÉRITAGE DES VARGAS Mardi, le 3 mars TIM Mardi, le 17 mars LE CONVOI Mardi, le 31 mars JAMAIS JE NE T'AI PROMIS UN JARDIN DE ROSES Mardi, le 14 avril LE JAUNE, LE BLANC, LE NOIR: Mardi, le 28 avril MORT SUR LE NIL.18 — Gurney Seeds and Nursery Co., Yankton South Dakota 57078 Tomate "Gurney Girl", oignon "Giant Walla Walla", cerise de terre "Pineapple Cherry", melon "Honeyloupe", pois "Novella" et le haricot "Winged bean".Cultivar: variété d'une espèce végétale qui n'existe pas dans la nature et qui est obtenue par l'effet de la culture.?3 Yvon Tremblay, agr.Cégep d'Alma Département Technologie agricole, ALMA O CN O Je a nAudet Louise-Abbott CN LO Cave’s freaulieu CakI frrubacke-r CN LD Marik froudreau Je-an-ClAude- frustres T- Claude-Ct,rle- StepfjAnie-Colvey co Paniel Cournoyer PieKKe- Crêpé CN -C Cric Paudelin André- Pe-nis "Ôj Suzanne-Girard î Michel Pubreuil ¦*-» c jAme-sGray fS GilheKtPuclos O E Matc Cramer » Roger PuFxesne- tf CAmille- Mafieu y Robert C tcheverry 0) JD D Ronald Maisonneuve- MichelGauthier JD Sylvain Malette- Jean-Pierre-Garièpy en Alain PrAtte- Christiane- üamelin D" CD Clyse- St-Amour Alain Péricard Pierre-Paul Tremblay Crik Rcy O «O Michel Pekeman Lois Sfiflal .Û M Guy Turcot ro "O exposition itinérante subventionnée par le Conseil des Arts £ 3 Une ville dans la ville Il Mt huit htuTM et demi*, cinq ou six personnes sont assises dans une petite pièce • ' » _ — il enfumée, quelques-unes ont les traits particulièrement tirés et l'intensité de la lumière au néon ne leur permet guère de le dissimuler.L'air est surchauffé et la senteur prégnante de désinfectant la rend presqu'irrespirable.Les conversations tombent invariablement sur le même sujet: l'état de santé d'un de leurs enfants.C'est ce qui les réunit au quatrième étage de l'hôpital de Chicoutimi où ils attendent que leurs enfants soient endormis avant de s'en aller, a moins qu'une d'entre elles n'ait décidé de veiller toute la nuit.Il y a ceux qui sont là tous les soirs depuis une semaine, deux semaines.un mois, et qui se laissent difficilement aller aux confidences; les autres dont les enfants ne sont entrés que pour une opération de routine et qui se déchargent de leur anxiété dans un flot ininterrompu de paroles.Il y a peut-etre ce soir, cette femme de Chapais dont le bébé a attrapé le virus de Kawasaki, (virus souvent mortel dont on a recensé seulement une dizaine de cas au Canada), cette femme de Chambord dont la petite fille en est à une phase terminale d'un cancer, ce couple des Grandes-Bergeronnes dont l'enfant a failli perdre un oeil des suites d'un incident et de la nonchalance d'un médecin, cette autre dont la petite fille en est à sept ou huit hospitalisations pour des crises d'asthme aigues, cette autre encore qui a appris hier que son bébé de sept mois souffrait de fibrose kistique du pancréas.Tous vivent un drame, souvent le drame de leur vie.Source Québec science, oct.80 / miers(ères) et des infirmiers(ères) auxiliaires qui cohabitent journellement avec le drame.Les 3 soeurs Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec qui débarquaient à Chicoutimi en 1884 pour tenter de mettre sur pied l'hôpital de la marine, n'en croiraient pas leurs yeux.Que de pierres ajoutées sur les fondations de ce bâtiment de 35 pieds par 40 qu'elles faisaient construire il y a 97 ans.Ce sont cependant les soeurs de cette congrégation qui auront la main haute sur cette institution jusqu'au détour des années 60 où un vent de laïcisation les balaiera sur son passage.L'histoire n'en reste pas moins marquée dans les pierres et dans l'aménagement des lieux, à l'image des maisons auxquelles on ajoutait une pièce nouvelle à chaque fois que la famille augmentait de deux ou trois enfants.LHémiscan, une histoire de gros sous, mais plus.L'arrêt de travail des médecins et des spécialistes et la campagne de presse à laquelle il a donné lieu a permis au profane de pénétrer quelque peu dans une sphère de décision dont il est habituellement exclu.On estimait en 76, "que chaque médecin qui possède des privilèges complets d'hospitalisation suscite des dépenses hospitalières d'au moins $150,000 par année" (1).Et ce, sans tenir compte de la rémunération qui lui est versé et qui s'élevait en moyenne à $57,000.00 à la même époque dans la région.L'Hé-miscan (appareil servant à faire des examens en neurochirurgie) qui a tant fait couler d'encre, coûte à lui seul $800,000.00 et occasionnerait un budget de fonctionnement de $300,000.00 an- [ Et si on se promène un peu, traverse un corridor, prend l'ascenseur, on retrouvera presqu'invariablement un drame, une tragédie.Un infarctus à 45 ans, un accident de la route, un internement au huitième pour "dépression nerveuse", un cancer, une ablation de la vésicule biliaire, etc.Tragédies qui se sont terminées par 440 décès à l'hôpital, même, l'année dernière.Il y aussi ceux qui sortent, pour qui le cauchemar est terminé.Guéri! ou pour qui enfin ça va mieux.Paradoxalement, c'est aussi à l'intérieur de ces murs que plus de 2,000 enfants vont naître chaque année.Un événement habituellement heureux, malgré qu'il se produise dans un milieu hyper-médicalisé, et qui apporte encore plus de résistance à l'idée de démédicalisation de l'accouchement que ne le font les hôpitaux de taille moyenne.Un penchant que lui vaut probablement sa vocation régionale pour les accouchements à risque.Alors qu'à Alma, par exem- ple, le groupe qui milite pour une humanisation de la naissance a pu rencontrer l'administration et que certaines améliorations ont été apportées, à Chicoutimi le groupe "Mieux naître" se heurte au statu-quo, l'administration affirmant pourtant que les correctifs ont été apportés et qu'il n'y a plus qu'à s'arranger avec le médecin.C'est notre impuissance devant la maladie qui nous fait nous livrer pieds et poings liés à cette structure, à ce monstre tentaculaire ou circule 2,531 employés et une centaine de médecins pour qui on a décomposé les tâches.A partir de celle de cet étudiant qui poussera sa moppe sans conviction, d'une chambre à l'autre pendant tout l'été jusqu'à celle du chirurgien qui, à l'aide d'une équipe et d'un équipement ultra-spécialisés tentera de garder un accidenté en vie.Tout ce monde, féminin à 80%, des cuisiniers(ères), des gardes de sécurité, des informaticiens(nes), des menuisiers, surtout des infir- UNE VILLE DANS LA VILLE nuellement.Nous ne pouvons discuter du bien-fondé de .son achat car il manque trop de pièces au i puzzle.Nous voudrions tous, lorsqu'un de nos proches est touché, que les meilleurs soins lui soient prodigués dans les meilleurs délais possibles mais nous savons d'autre part qu'il y a des limites aux investissements qu'une société peut se permettre dans le système de lutte contre la maladie.Comme les autres centres hospitaliers du Québec, les services de l'hôpital de Chicoutimi se sont développés en fonction des demandes des médecins et des spécialistes; ce qui ne cadrait pas toujours avec les besoins réels de la population.Une approche plus .globale de la santé a d'ailleurs été sacrifié sur l'hôtel de la technologie médicale.Le développement erratique du réseau des C.L.S.C.en est la preuve flagrante.Les médecins et les spécialistes se sont surtout installés à Chicoutimi de 1952 à 1978, période d'affiliation de l'hôpital avec l'université Laval.Cette affiliation faisait de Chicoutimi un centre hospitalier universitaire et les spécialistes qui y séjournaient comme résidants, jouissant de certaines facilités pour y parfaire leurs recherches, décidaient souvent de s'y installer à demeure.C'est ce qui explique en partie que la région soit autonome à 95% dans le domaine des soins hospitaliers alors que d'autres régions périphériques ne le sont qu'à 50%.Ce qui n'infirme pas le.jugement que porte Ivan Illich sur la profession médicale: "À première vue, cela veut simplement dire que les médecins s'implantent suivant leurs inclinations plus facilement que d'autres professionnels et qu'ils ont tendance à se concentrer là ou le climat est sain, là où l'eau 20 FOCUS est propre et là où les gens travaillent et peuvent payer leurs services" (2).L'achat éventuel de l'Hémiscan et d'autres appareillages en neuro-chirurgie l'illustre bien.Sur les 70 neuro-chirurgiens actuellement formés au Québec, il y en a un à Chicoutimi, trois à Sherbrooke, une dizaine à Québec, le reste est cantonné à Montréal.La répartition géographique de l'appareillage (on retrouve 7 Hémiscan à Montréal alors que l'utilisation optimale de 2 ou 3 de ces appareils seraient suffisantes pour l'ensemble de la population montréalaise, un à Sherbrooke et-un à Québec) explique-t-elle la disparité dans la répartition géographique des spécialistes ou si ce n'est pas plutôt l'inverse?De appareils en neuro-chirurgie seraient même inutilisés dans le Bas du Fleuve depuis le départ de son seul neuro-chirurgien.Que se passerait-il avec l'équipement et le personnel qui y seraient rattachés, à l'hôpital de Chicoutimi, pendant les vacances du docteur Roberge ou en dehors de ses heures de pratique?Est-ce que l'achat du matériel sera suffisant pour attirer un autre neuro-chirurgien?N'est-on pas en droit de questionner cette fameuse liberté de mouvement des spécialistes dont la formation nous coûte extrêmement cher et qui sont grassement rémunérés par notre "système d'assurance-médecin".La santé; une industrie!.Questionné sur ce récent conflit, les représentants du S.P.I.I.C.(syndicat professionnel des infirmiers et des infirmières de l'hôpital de Chicoutimi) Thérèse Carrier et Francine Morin de la C.S.N.(regroupant les infirmiers et tout le personnel de soutien) apportent sensiblement la même réponse: "Nous sommes d'accord qu'il faut maintenir les spécialités et les super-spécialités dans la région, mais on voit de quel côté se situent les médias d'information" me répondent-elles avec un sourire moqueur.Elles font référence aux campagnes de dénigrement auxquelles ont donné lieu chaque débrayage des employés d'hôpitaux.Cette fois-ci curieusement, rien n'est venu ternir l'auréole des médecins, Don Quichotte combattant pour le maintien de la qualité des soins dans la région.La seule fausse note dans le concert, nous est venu de Marc-André Béd ird qui, lors d'une timide déclaration soulignait la disproportion entre les demandes des spécialistes et les moyens de pression qu'ils ont employés."Lorsque nous débrayons pour demander le remplacement des absences, lorsque nous luttons contre l'établissement du P.R.N., contre les coupures de poste, nous, luttons aussi pour une meilleure qualité des soins" nous déclare Thérèse Carrier."L'année dernière, on a agrandi le service d'urgence, une amélioration qui entraîne cependant plus de déplacements;' le personnel infirmier a bien vite été débordé.Il a fallu attendre que l'administration se réajuste, trouve une solution temporaire, fasse une étude; un processus qui est très long.Car c'est de plus en plus difficile de faire ouvrir un poste".À l'hôpital de Chicoutimi qui est le deuxième employeur de la région tout de suite après l'Alcan dont il reçoit d'ailleurs de nombreux travailleurs (la région se situe au premier rang pour les maladies respiratoires et dans les premiers pour les maladies cardio-vasculaires, ce qui n'est pas étranger aux conditions de travail de ses habitants), on a longtemps travaillé sur les "shifts".Depuis 77, on a mis sur pied des quarts stables de nuit et de soir.On règle un problème, pour en créer un autre.Une infirmière ou un employé de soutien qui "réussit" à entrer à l'hôpital de Chicoutimi pourra travailler pendant six ou sept ans de quatre à minuit ou de minuit à huit avant de pouvoir espérer travailler le jour.Toute vie sociale normale devient alors impossible et la vie familiale s'en trouve grandement affectée.La loi du silence L'hôpital de Chicoutimi, avec ses 622 lits, ses 15,136 hospitalisations annuelles, son million d'analyses en laboratoire, ses 270,000 prescriptions annuelles, avec ses 70,000 examens radiographiques n'échappe pas à ce pas à ce quYvan Illich (3) qualifiait du plus grand fléau du, siècle: les maladies iatrogènes.Ces maladies qui sont induites par la médecine.Combien d'erreurs dans ces 270,000 prescriptions?Combien d'actes chirurgicaux inutiles et dangereux, l'ablation des amygdales qu'on pratique encore couramment par exemple?Quels sont les effets à long terme de l'exposition aux ra-< diations sur les patients et sur- tout sur les techniciens(nes)?Comment expliquer qu'à Jonquière il ne se prenne aucune radiographie sur un enfant à moins qu'il ne soit muni d'un cache-sexe plombé alors qu'aucune mesure du genre n'est prise à Chicoutimi?Comment expliquer qu'un médecin qui est reconnu incompétent par ses confrères, dangereux par le personnel infirmier qui le cotoie puisse continuer à pratiquer pendant des années sans que la population n'en soit avertie?Comment accepter la loi du silence qui prévaut dans ce milieu, surtout dans ce milieu! Par l'auréole qui entoure encore la profession médicale?Par la hiérarchie existante à l'intérieur de l'hôpital et qui fait qu'après qu'un médecin ait parlé, on obéit, même si cela va à l'encontre de toute logique! Bien sûr, cela n'existe pas qu'à l'hôpital de Chicoutimi, mais sa taille, ses dimensions la prédisposent à une plus grande déshumanisation.Jean-Guy Girard Voir réf.en p.50 j «¦ mmw 21 scienca, oct.80 Claude Martel 6 V01s ^intérieur de snn lèvres lorsgu'pll corPs.Une meurtrissure 9 q elJe entend chanter "Ja H i ¦ Sa V°ix rauque et penda * que les miaul ^u^cin©e est an rti ^ ndantes ses S miaulements dilatent T ^apason".Déliranf u —- w*î£& un r>oos \.avjteuf v\.^ =a'S du ?f des ree’asur 'a tu’Ve -sr-ass- n0t c\ on n°u® V-e V\- - MOW S' .c d3^S C 1C s°vr^ndde qu -enta^xent \a -doc^ent*- \U> (VlV'.H't SUC8& JârtS&fa* ^YVl LKS É» ETIONS I)Ë MlNl)lT ya\\rrv^" ac0 canne ° cnere vé9'°n +hrés^en* norà^stb report re sX^Ke\S^éc% C t.s rooriW i,ce dePu S qui u°ds en pite>c n\srnes ,u coup r xou^e R4.dateduircacCu\er Vme.p°%s“^ne' w',e,„ou\at'on® -«.potf uuepoPu .«avai»e^uoe c^^er-o^'ese ^a\ro Q°' "La malnutrition pendant la vie embryonnaire et les dix-huit premiers mois de l'enfance entraîne la déficience mentale définitive: il manque aux enfants jusqu'à 60% des neurones du cerveau et cette destruction est irrémédiable.Autre conséquence: la taille moyenne des paysans diminue.Nous allons vers des générations de nains." Ici c'est un nutritionniste qui parle, ailleurs c'est un ceuilleur de cannes, un syndicaliste ou encore un des organisateurs de la rébellion d'avant 64 qui avait apporté des changements en profondeur mais qui après l'accession des militaires au pouvoir a été noyé dans le sang.Une plaquette qui nous fait connaître le Brésil et qui n'a pas cette saveur d'exotisme que l'on retrouve trop souvent.Décidément le sucre.Jean-Guy Girard 43 .,\e événe- „Un ^'nusC^express>on „j< se\on ' e*P vwre.rils à corrP sû-rr Peut-être.Mf ,s plès Vavoir Pe npu rr\0\ns ap.:eCtWement un P n'est^us subiec^au- \u: nenr^e q^un"Vuf et qu'on °f sans P?on n'a PaS 'üpSt\e mur ou Je treSoaaS L,'rnpaStSré"érendurn¦ ^?on- ?»* “SSoS *» p'°eo S"in °de dans ce» v envers .t passer P° ^4^éQU,s r&a\\té' • Opnout 3\ndront J.enter.t érigés sur ailleurs à in éfjexion sont duc- °atér'aU osant sur une s^brante et eaux rep .ctes", à 'a un point de deux "arC hapitre Présen>e référendum Ün PSû CEQ.CSNÏ su ejarde è des rdicaf ^TQ’ c0nd donne la P chrétien-suites, un se00 «érnin»»»*^^ em satlons P°P,?.yn trolslem s se situant écÆ^rsaï'i^ies non 9r^e ¦•£** , cW,et comme rattques- °u pde première 'e ésUitats sont es impress'00 UeCtlve, 'es ue de 'a f toute oeü^e Jde la quant té ^ dans jaux, tant au P» s bon0® un \ugement V,té 01315 .* ,P de balancei terai de mble Plutôt d°e ° tide, je 1e° "La défaite QU\ est a u ,Q la aaucbe, m , |0Urd 3i'fpendantlste" ¦ d-ical n’a PaSuPc0urs des £«^?ïr AJ* au* 6 "taSCOVe-amet^ScïonesP^ene « i':Æa«ffSon relance 68 conditions ¦- , libéral, » -îïs.ïï contenu P'u ^ uberté de5 , s.monde U-K 1¦» ^î!?le0ïS2* ^SS^ac'tÏÏ".^ 1 Sonal d'iniornta- "Né?refen1eo" - «££&»•«• “mïa 18 98wceUï»",ie"ee oardonnera sinv me;Jn P- ïSK - s#î^gSstf£ ao*?BÆ et lecteurs's s ^ doute 44 FOCUS \c«'n'cS> DES LUTTES ET DES RIRES DE FEMMES Cette revue prend origine en 1977 ijjavec la publication d’un bulletin de |[liaison des groupes autonomes de •(femmes “Pluri-elles” et qui prend (format revue en oct.-nov.1978 avec I l’apparition "Des luttes et des rires Ide femmes”.La revue se penchent sur divers sujets touchant la condition féminine: femmes immigrantes, femmes et enfants, les femmes d’âge en âge.Sexualité, les lois, la presse féministe, les voyages, l’autonomie.» Des luttes et des rires de femmes, C.P.687 i Suce.N Î MONTRÉAL H2X3N4 Abonnement: $7.00 I LES CAHIERS DU RAIF j.I Le RAIF est le Réseau d’action et I d’information pour les femmes.Les K cahiers du RAIF correspondent à un 'I désir de sensibilisation et d’infor-.i mations pour les femmes sur les E< ,l différentes lois concernant la famille l8t ( et les femmes.[Sî* L Les Cahiers du RAIF p ; c.p.5 ï&s SILLERY f G1T2P7 I Abonnement: $12.00 DES REVUES DE FEMMES AU QUEBEC LA GAZETTE DES FEMMES La revue du Conseil du statut de la femme.Différents dossiers sur divers sujets touchant les femmes.Diverses chroniques, entrevues, reportages, témoignages.La Gazette des femmes 700, boul.Saint-Cyrille est 16e étage QUÉBEC G1R 5A9 Gratuit, sur demande.LA VIE EN ROSE Revue féministe pleine d’humour, de chroniques.La Vie en rose 4073, Saint-Hubert MONTRÉAL H2L4A7 Abonnement: $6.00 ENTRELLES Journal des femmes de Hull.Différents dossiers, chroniques culturelles.Entrel les C.P.1398 Suce.B HULL ¦ J8Y 3Y1 Abonnement: $5.00 LES CAHIERS DE LA FEMME Revue torontoise bilingue.Dernier numéro spécial: sur la photographie des femmes.Bonne qualité.Les Cahiers de la femme C.P.631 Suce A SCARBOROUGH, ONTARIO MIK5E9 Abonnement: $10.00.Claire Pagé Claude Martel olio, firm ira : ¦¦¦¦¦ "> w LES MONDES Boîte à lunch, carte de crédit Sur le pouce, vol nolisé Gorge serrée, geste dégagé Pepsi fret, oranges pressées Cheveux hirsutes, ongles vernis Robe froissée, épingles tirées Deux enfants crottés cherchent l'ombre près d'un arbre rachitique Un homme traîne les pieds son chemin toujours est le même Une femme grosse de la vie se penche sur son râteau Où sont vos enfants?À la campagne, à la piscine Où est votre mari?Dans les affaires, au gouvernement Que faites-vous?Du ski de randonnée, oeuvres de charité Derrière les barbelés Dans un parc ensoleillé Quel est votre côté?Lina Lessard Auditorium Dufour Dimanche, le 5 avril, 20h30 Dans la série "Conférence audio-visuel”: "L’ÉROTISME AU QUOTIDIEN” par le dr Jean-Yves Desjardins Admission: $5.00 Jeudi, le 12 avril, 21h00 MICHEL LOUVAIN Prix à déterminer Mardi, le 14 avril, 20h30 “Les Grands Explorateurs” présentent: “AU PAYS DES CALIFES DE BAGDAD" avec Alain St-Hilaire Adulte: $4.— Étudiant: $3.Mercredi, le 22 avril, 20h30 DIANE TELL Admission: $9.-$8.-$7.-$5.Samedi, le 25 avril, 14h00 Le Théâtre des Pissenlits présente: “ICARE” Admission: $2.00 Dimanche, le 10 mai, 20h30 Dans la série “Conférence audio-visuel": “LES CORPS ÉROTIQUES, un art d’aimer” par le dr Jean-Yves Desjardins Admission: $5.00 Mercredi, le 13 mai, 20h30 Jeudi et vendredi, les 14-15 mai, 21h00 À la demande générale La compagnie Jean Duceppe présente: “BROUE” Admission: $9.-$6.-$5.Samedi, le 23 mai, 20h30 Dimanche, le 24 mai, 14h00 SPECTACLE DE DANSE de l'École de Ballet Florence Fourcaudot Salle François-Brassard Dimanche, le 12 avril ANDRÉ GAGNON Mercredi, le 15 avril Les Grands Explorateurs “AUX PAYS DES CALIFES DE BAGDAD” avec Alain St-Hilaire Adulte: $4.- Enfants: $3.Jeudi a dimanche, les 16 au 19 avril Festival provincial de la Fédération des Harmonies du Québec 954 RTE 170 JONQUIERE 548-8265 | RESTAURANT | Rés.: 547-3017 Rés.: 547-9666 Bur.: 542-OU: 547- 7959 4820 Me LOUISE LAVOIE Notaire CONSEILLER JURIDIQUE Mardi et Mercredi, les 21-22 avril Cie Jean Duceppe Inc.“BROUE” Admission: $8.-$7.-$6.Jeudi, le 23 avril DIANETELL Admission: $9.-$8.-$7.Samedi et dimanche, les 2-3 mai THÉÂTRE RICHELIEU DE KÉNOGAMI Mercredi, le 9 mai “LES CORPS ÉROTIQUES: un-art d’aimer” conférence du dr.Jean-Yves Desjardins Admission: $5.00 Dimanche, le 10 mai TARETELLE Samedi, le 16 mai Concert de la chorale “PRÉLUDE” Mercredi au vendredi, les 2:-21-22 mai La troupe “VIVE LES GENS” Dimanche, le 24 mai Concert LES GAIES LUTINS Samedi, le 30 mai LE COLLÈGE DES BALLETS (en hout de la Banque Provinciale) 234 St-Dominique Jonquière, app.3 Ouvert Lun., mar., mer U Café Noir À Confirmer ANDRÉ LAPLANTE, pianiste donnera un spectacle « 8 h 00 P.M.à 3 h 00 A.M.Jeudi et vendredi, Samedi, Dimanche.2 h 00 P.M.à 3 h 00 A.M.ANDRÉ GAGNON donnera un spectacle Prix et date à confirmer 290, St-Dominique Tél.: 542-9240 ADRESSE: VILLE:___ Payable par chèque ou mandat-poste à la REVUE FOCUS, C.P.10, .lONOUIÈRF \ ‘ Ça roule encore! Mets-toi à la table C’est toé qui casse Mais poche toé pas Abonne toé à Focus O c Abonnement régulier $10.00 Abonnement-institution $15.00 Abonnement de soutien $20.00 NOM:_________________ REFERENCES RÉFÉRENCES O’ ^ ^xeS 9°^\\sée ^ æ ô0^\\e^0°^v ô'®V \o
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