Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1 février 1956, Février
err FEVRIER 1956 FEBRUARY POPULAR POUR TOUS PO PULAR POUR TOUS La revue de PE The Vocatinnnl j’ÆS'USæyjS PROVINCE % QUEBEC Ministère du Bien-Être social et de la Jeunesse Department oj Social Welfare and Youth Février February 1956 Vol.XXXI No 2 Directeur, ROBERT PREVOST, Editor Secrétaire de la rédaction, pDDY-L.MacFaRLANE, Assistant Editor Conseil d’administration Le conseil d’administralion de la revue se compose des^meinbres du Conseil des directeurs des Ecoles de l'Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (province de Québec).Hoard of Directors The magazine's Board of Directors consists of the members of the Principals' Council of Vocational Training Schools coming under the authority of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).Président — President Jean Delorme directeur général des études de l’Enseignement spécialisé Director General of Studies for Vocational Training Directeurs — Directors Redaction Editorial Offices Mi R a PIHDPI7 adjoint du directeur général des études AU RI CL DAIuutiKb Assistant Director General of Studies Sonio Robitaille Gaston Tanguay directeur, Office des Cours par Correspondance Director, Correspondence Courses Bureau directeur des études pour les Écoles d’Arls et Métiers Director of Studies for Arts and Crarts Schools Rosario Rélisle École Technique de Montréal Montreal Technical School L.-Philippe Reaudoin scwphiq“ea Gaston Francoeur Taper-Making School Jean-Marie Gauvreau I-'urniture~ Making School Georges Moore f«!Ld&Z”tile‘ Darie Laflamme JT?r a ttt m École Technique des Trois-Rivières • *-T .1 HERIAUL1 Trois-Rivières Technical School xMarie-Louis Carrier llull Technical School -T i tvt A TVTrT'/'NTTVTT-’ F i /->ivT/-k7VT École Technique de Rimouski el École «le Ma U.IIAN.jANTOIN L CrAClNON Rimouski Technical School and Murine School Albert Landry' École Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School Abbé Eloi Genest École d’Arts et Métiers de Mont-Laurier Mont Laurier Arts and Crafts School R ADroT Ripa r>r» École Technique de Sherbrooke IvOBERT IAICARD Sherbrooke Technical School Paul Gingras section est, École d’Arts et Métiers de Montréal West Section, Montreal Arts and Crafts Schools 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Administration Business Offices 506 est, rue STE-CATIIERINE St.E.Montréal (24) P.Q.Canada Abonnements Subscrif>tions Canada: $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries 10 numéros par an issues per year Aulorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa Secrétaire — Secretary W7TT XY7 directeur adjoint, École Technique de Montréal W ILFRID W .\V ER Ri Assistant Principal, Montreal Technical School «La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie» Sommaire Summary Notre couverture Un excellent artisan de Montréal, M.Jean-Noël Gauvreau, fileur de verre, surpris en plein travail.(Service provincial de Ciné-pliotographie.) Edmond Mount Front Cover A Montreal artist.Mr.Jean Noel Gan vreau, shown at his bench while ere ating a glass figurine.(Provincial Service of Cine-photography.) Une civilisation sans charrue par Alfred Ayolte.4 Un art vieux comme le monde par Eddy MacFarlane.9 Science Review for 1955 and Forecast for 1956 by Watson Davis .15 La mise au point des locomotives diesel.18 Aspects techniques et touristiques d’une mission par Marie-Louis Carrier.20 Off-Shore Drilling Platform .26 L’Exposition France-Canada de Paris par Jacques Boyer .28 De l’échoppe du fripier à la haute couture par Roger Boucher .31 Beehive of the Sea by Horace Loftin.34 Couleur et vie par Paul Trotier .35 New Machines and Gadgets.39 Projet d’ébénisterie par Gérard Parent.40 The Bison is no Native by Horace Loftin.42 The Future in Automation by William Grigg.13 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé .4-1 Sources Credit Lines P.4: Alfred Ayotte; p.5: Librairie Plon; pp.6 à 8: Alfred Ayotte et Raoul Clouthier; pp.9 et 10: Eddy-L.MacFarlane; p.11 (haut): Centrale d’Arti-sanat du Québec; (bas): Service provincial de Ciné-photographie: p.12: Centrale d’Artisanat du Québec; pp.13 et 14: Service provincial de Ciné-photographie: pp.15 et 16: Science Service; pp.18 et 19: Canadian National Magazine.C.X.R.: pp.20 à 25: photos rapportées d’Europe par l’au-leur: pp.28 à 30: Jacques Boyer; p.35: Eddy-L.MacFarlane; p.36: Country Life, Londres: p.39: Science Service; pp.40 et 41: Gérard Parent; p.43: Science Service: p.46: Ecole Technique de Montréal; p.47 (gauche): Studio Lauzanne; p.47 (droite) Dwight Dolan; pp.48 à 50: Service provincial de Ciné-photographie.Vocational Training Facilities are still at the Threshold of a New Expansion — According to Industry .— Marine School Cited as "Canada's Best" — Hector-P’.Beaupré laisse le souvenir d’un éducateur dynamique — La robe du “couronnement” est l’objet d’un concours à l’Ecole des Métiers Commerciaux — Mission confiée à un autre technicien — Trophées remis à quatre directeurs — M.David Pednault fête 25 ans d'enseignement — Permutations chez nos professeurs — Importance des bourses d’études — Une appré dation du président de la Corporation — Un employé de papeterie sc classe premier — M.J.-M.Gauvreau nommé président d'un comité de décorations — 1,'Ecole d’Arts et Métiers de Joliettc."The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology” m^7 - " : - ' é'.^,i gKS§ ¦0^#: ,-u'm A HK< , •V’fM ftlzamal MayaPan(§ Ca A T A N • (S) g>Man «es confédérées du Neuve' Cmpt V'Hci du Nouvel £rr/p, (migration de Iancien peuple Maya tors delà fondation du Nouvel Cm pi Infiltrations folteçucs dans le Nouvel Cmpme Uxmal _ ai—: /gjChichén Itzé Campeche rA Q /î^Teoiihuacan ®^MEX|CCr Cuicuilcb Xochicalco tW o fera cru z Puebla Palenouê Redresse ara Oaxac onte/AI nie Viçjo NÇIEN ^-Iscu MPIRE=MAYA=^ uirigua HONDURAS pan LES EMPIRES AZTÈQUES et TOLTÈQUES a Capitale de l'Empire Azteque Résidence du ” dernier Montezuma .aujourd'hui : Mexico.capitale moderne ® Ville de fondation to/tèque devenue par la suite ville aztèque 5 r'*V q ^ ' ‘ * £!*& *?w&^&'' ¦ ""* ** SEULE LA COULEUR POURRAIT RENDRE JUSTICE A CE TEMPLE DE SAYIL, AU COEUR DE LA FORET DU YUCATAN.CET EDIFICE DE PIERRE ROSATRE SE DRESSE SUR UN PROMONTOIRE.ON N’EN VOIT QUE LA MOITIE; L’AUTRE EST COMPLETEMENT AFFAISSEE.AU CENTRE, IL RESTE TRACE D’UN VASTE ESCALIER PYRAMIDAL.LES VOYAGEURS RAOUL CLOUTHIER ET ALFRED AYOTTE ONT PASSE UNE NUIT DANS CE TEMPLE, SEUL ENDROIT OU ILS POUVAIENT TROUVER UN ABRI AU COURS DE LEUR EXCURSION EN FORET YUCATHEQUE.LA FLECHE INDIQUE LEUR CHAMBRE OUVERTE A TOUS LES VENTS.MM.CLOUTHIER ET AYOTTE ONT IMITE LES MAYAS ET ONT DORMI — PLUTOT REPOSE — DANS DES HAMACS RECOUVERTS DE MOUSTIQUAIRES DANS LE TEMPLE MILLENAIRE DE SAYIL.AVEC EUX.ON VOIT, AU CENTRE, LEUR GUIDE FRANCISCO; A DROITE, AUDOMARO A Y CH AN, PUR MAYA, GARDIEN DU TEMPLE.A GAUCHE, LE FILS DE CE DERNIER.s;f?Ég|§ « f, * m m i Y nY inventé le zéro, ce qui au dire de l’écrivain Yvar Lissner « place les Mayas non seulement en tête des peuples amérindiens, mais également au-dessus des Grecs et des Romains ».Quatre classes Quelle était donc l'organisation sociale de ce peuple?La société maya se divisait en quatre classes: les nobles, les prêtres, le peuple et les esclaves.Parmi les nobles se recrutaient les chefs locaux.Il faut remarquer que les villes formaient de petites républiques indépendantes les unes des autres comme autrefois Sparte, Athènes et Corinthe et plus près de nous Venise, Gênes et Florence.Parfois, elles se liaient les unes aux autres et formaient des ligues comme celle de Mayapan au Yucatan.Les prêtres jouissaient d’un grand prestige.Leur fonction était héréditaire.Les uns se consacraient aux choses du culte proprement dit, les autres s’occupaient des arts et des sciences: astronomie, chronologie, écriture.Tous veillaient à l’observance des préceptes religieux qui réglaient de la naissance à la mort l’existence des Mayas.Dans la langue maya, prêtre se dit « ahkin ».Le nom est resté pour désigner le prêtre catholique.Aujourd’hui encore, à Mérida, par exemple, on applique ce titre au religieux ou au prêtre séculier.Le mot espagnol « Padre » est également répandu parmi les Métis.Agriculture et bâtiment Le peuple formait la masse de la population maya.C’est lui qui fournissait la main-d’oeuvre pour l’agriculture et le bâtiment.On dit parfois que les Indiens sont indolents.Il ne faut pas généraliser.Les Mayas, certes, ne méritent pas plus aujourd’hui qu’autrefois cette épithète.Quand on songe à leur outillage rudimentaire, on n’arrive pas à imaginer le nombre d’heures qu'ils ont dû consacrer à édifier les imposants temples et pyramides demeurés debout.Enfin, la dernière classe de la société était constituée d’esclaves.Ceux-ci se recrutaient surtout parmi les prisonniers de guerre, les orphelins, les criminels de droit commun.Ils étaient, comme les esclaves de l’antiquité et plus tard des Etats-Unis, achetés et revendus à qui mieux mieux.Les nobles et les prêtres habitaient dans les palais des villes.Mais le peuple logeait dans des maisonnettes d’une grande sobriété.Sauf au Guatemala où, en raison de l’altitude le temps est froid la nuit, le climat du reste du territoire maya est chaud et permet de demeurer dans des huttes de pisé ou des cases de bambou.Le climat change tout Nous, Canadiens, nous avons beaucoup de peine à imaginer un pays où il est toujours possible de coucher à la belle étoile.C’est le cas du Yucatan.Supprimez le froid, et toute l’économie d’un pays est changée, depuis le costume de ses habitants jusqu’à leur alimentation.Aussi le Maya peut se construire une maison sans difficulté.Quelques briques de terre pour les murs; des feuilles de palmiers pour le toit; une seule ouverture, la porte, et le tour est joué.Aujourd’hui, grâce à la chaux, la surface extérieure en est blanchie, ce qui donne un air propret aux habitations.Quant à l’intérieur, la plus grande simplicité règne là encore.En général, il n’y a pas de lit.Depuis des millénaires, les Mayas couchent dans des hamacs.Le matin, ils décrochent un bout et le raccrochent à l’autre, et le lit est fait.Hamacs dans un temple Raoul Clouthier, directeur des Services français des relations extérieures du Pacifique Canadien, et moi, nous avons fait l’expérience d’une nuit dans un hamac.Nous étions au coeur de la forêt yuca-tèque.Il fallait passer la nuit dans un temple construit il y a près de mille ans.Notre chauffeur et notre guide nous ont installé des hamacs avec moustiquaires.C’est d’eux que nous avons appris les deux principales raisons pour lesquelles les Mayas ont adopté le hamac: d’a- |||nij iyi iïin “ni theS bord, parce que c’est plus frais que le lit ou la natte, ensuite parce que c’est moins périlleux.Expliquons: dans la forêt maya il y a des serpents.Notre voiture Ford, modèle 1921, en a écrasé un de six pieds de longueur et en a frôlé un autre d’aussi bonne dimension.Pour nous rassurer, notre guide nous montrait dans ces cas-là sa fiole de remède contre les morsures.Conséquemment, dans un hamac, il y a moins de danger d’être attaqué par un serpent que si vous êtes au niveau du sol ou dans un lit bas.Que le serpent se présente, il circule et ne rencontre pas d’obstacle sur son chemin.Sinon, en se heurtant à quelque chose, il pourrait se croire attaqué et chercherait à se défendre en se lançant à l’attaque lui-même.Cette nuit de Sayil, ce ne sont pas les reptiles qui nous ont empêchés de dormir, mais les chiens, les coqs et les dindons des environs, intrigués par cette présence insolite dans le temple.La maison maya est plutôt exiguë: on vit principalement dehors.Elle mesure généralement de douze à dix-huit pieds de longueur et dix à douze de largeur.Les Indiens vont nu-pieds, même dans des villes comme Mérida.Bien rares sont ceux qui portent des sandales.Les sandales à la mode Une mode est en train de s’introduire là comme dans d’autres pays amérindiens: la sandale de pneu.Des Indiens recueillent les vieux pneus d’automobile.Aux marchés mêmes, ils tiennent boutique.Us fabriquent sur commande des sandales découpées dans un vieux pneu, qui sont ensuite assujetties au pied par des cordes.Mais nombre de Mayas se moquent de telles « modernités ».Leur peau cornée est devenue tellement insensible aux roches pointues, aux herbes piquantes, au chaud et au froid qu’ils considèrent ces semelles bonnes seulement pour les douillets.Quant au costume, celui d’autre-lois se composait d’une sorte de pagne pour les hommes, et cl’une jupe large et longue, ouverte sur les côtés pour les femmes.Les uns et les autres se peignaient le corps tie peinture noire ou rouge.La couleur bleue était réservée aux prêtres.Lever matinal; bain vespéral La rûche maya bourdonnait tôt d’activité.Dès trois ou quatre heures du matin, les femmes se levaient ïk* pour préparer le petit déjeuner.Les hommes partaient ensuite travailler soit à la culture de la terre, soit à la construction des grands édifices.Les femmes, pendant ce temps, préparaient les aliments pour le repas principal pris une heure avant le coucher du soleil.Venait ensuite le bain.Les Mayas sont encore aujourd’hui d’une propreté corporelle remarquable.Il ne se passe pas de jour sans qu’ils prennent leur bain.Dans un angle de la case, chaque membre de la famille va à tour de rôle se laver.11 prend un bassin d’eau et une serviette et se rafraîchit tout le corps.L’ombre assure la décence nécessaire.Enfin, avant le coucher, il y a un léger repas.La civilisation du maïs Le travail agricole comportait avant Lout la culture du maïs.Le maïs! N’a-t-on pas dit des Mayas qu’ils appartiennent à la civilisation du maïs comme les Canadiens, par exemple, font partie de celle du blé?Dans les hautes terres du Guatemala, les Mayas auraient découvert il y a des milliers d’années une plante sauvage, le « teosinte » ou herbe des dieux.Us l’ont domestiquée et elle devint pour eux leur principal aliment.Us consomment encore aujourd’hui le maïs sous diverses formes.Les tortillas, qui remplacent le pain pour eux, sont un genre de crêpes faites de farine de maïs.Au cours des ans, le maïs a acquis une valeur symbolique.Comme le blé pour les chrétiens, le maïs est un emblème religieux.II.Y A DBS MAISON -NBTTBS MAYAS QUI NE SONT FAITES QUE DE PETITS ARBRES TRES DURS ET RESISTANTS.LE CLIMAT CHAUD PERMET DE TELLES FANTAISIES.A L'INTERIEUR, UNE FEMME ET SES DEUX FILLES DANS LEURS AMPLES ROBES BLANCHES PREPARENT LES TORTILLAS SUR LA LOURDE TABLE BASSE.LE POELE?IL EST FAIT DE TROIS PIERRES AVEC FEU DE BOIS AU CENTRE.IL Y A TELLEMENT DE RUINES ARCHEOLOGIQUES AU MEXIQUE QUE L’ON EN TROUVE FREQUEMMENT LE LONG DE SON CHEMIN.DANS LA FORET YU-CATHEQUE, VOICI LES RUINES D’UN PETIT TEMPLE CHARGE D'ANNEES ET DE PLANTES VARIEES.NE MERITERAIT-IL PAS D’ETRE RESTAURE?U figure dans la plupart des dessins allégoriques des temples, des palais et pyramides.U est même curieux de constater qu’il est tenu pour l’image de la vie, même de la résurrection.Les rites mayas d’autrefois se rapprochaient étrangement des pratiques chrétiennes.A la naissance, de l’eau était versée sur les enfants pour les purifier, ce qui fait songer à notre baptême; dans leurs tem-ples, notamment à Palenque, on trouve des croix, comme la Croix Foliée.Les dessins de la pierre tombale de Palenque comportent des allégories de caractère vraiment chrétien. f/MS » i.wî^^v ¦^$at- mpm- **••: SM» Æ !-¦ i*-,Jr •" adfefe L’historien Morley cite le passage suivant de la Chronica de la Santa Provincia del Santissimo Nombre de Jesus de Guattemala pour montrer le rôle que jouait le maïs dans la vie du Maya.« Si on y regarde de près, on constatera que tout ce que faisaient et disaient les Indiens avait trait au maïs; en vérité, il s’en fallait de peu qu’ils ne le divinisent.Et leurs champs de maïs leur apportaient tellement de contentement et de délice qu’ils pouvaient en oublier leurs femmes et leurs enfants et tout autre plaisir, comme si ces champs étaient leur but final et leur bonheur suprême.» Tout cela indique bien l’importance que le maïs tenait dans la vie du Maya.Comment cultivait-il cette herbe des dieux?Témoignage sur la culture primitive du maïs Pendant notre randonnée à travers la forêt du Yucatan, Francisco Campos, notre guide maya, nous fournit les renseignements suivants : — Les cultivateurs de maïs doivent adopter le roulement.Après deux récoltes, les champs doivent se reposer quelques années.Qu’arrive-t-il?Pendant cette période, des arbustes, des plantes de toutes sortes poussent.A la fin de la saison sèche, tout cela est brûlé.La cendre fournit l’engrais.Les cultivateurs sèment au plantoir.Il n’est pas question de labour; on continue d’ignorer la charrue.Les habitudes sont tenaces.Quand il s’agit d’un champ neuf où se dressent des arbres, les hommes commencent par étouffer les plus gros à l’aide de cordes pour les faire sécher.Ils s’abattent plus facilement ensuite.Cela était surtout nécessaire dans le passé quand les Mayas ne possédaient que des instruments de pierre pour les jeter à terre.Les femmes s’occupaient aussi du maïs, mais c’était pour le préparer comme aliment.Une bonne partie de leur journée se passait à l’égrener, à le faire cuire, à le dépouiller de son enveloppe, à le moudre sur une pierre, enfin à le transformer en pâte pour les tortillas.La femme maya d’aujourd'hui remplit encore ces tâches.Les Mayas, outre le maïs, cultivaient aussi la patate douce, le cacao, la tomate, le manioc, la papaye, etc.Les viandes consistaient en cerf, en pécari, animaux que les hommes allaient chasser à l’aide de chiens ou de trappes.L’arc et la flèche, inconnus longtemps, furent adoptés après l’immigration mexicaine dans le nouvel Empire.Us avaient de plus domestiqué le dindon, l’ara et une espèce d’abeille qui leur fournissait un miel utilisé dans la confection d’une boisson fermentée, la balche.A part le coton qu’ils cultivaient pour se fabriquer des vêtements, les Mayas savaient utiliser les fibres du henequen ou sisal pour confectionner des cordes et celles du palmier pour des corbeilles.Enfin, ils se construisaient des routes de pierre calcaire d’environ quinze pieds de largeur et des embarcations capables de porter une quarantaine d’hommes.Souci des sciences; oubli de la charrue Comme on voit, les Mayas menaient une vie active, laborieuse.Eussent-ils connu la charrue et la bête de trait, leur histoire eût sans doute été toute différente.Petite cause, grands effets.Il est probable que l’Empire n’aurait pas eu besoin de quitter la région tropicale du Guatemala et de courir au-devant des infiltrations des au-tres peuples, des guerres intestines, de la division, de la décadence, enfin de la conquête espagnole.Les prêtres mayas ont-ils trop regardé les astres et pas assez les champs?Ont-ils trop consacré de temps aux spéculations de l’esprit et pas assez à l’observation du travail agricole.Pendant qu’ils échafaudaient de savants calculs n’ont-ils pas oublié d’inventer un instrument aratoire indispensable à la survie d’un peuple: la charrue?AU SUD BT A L’OUEST DU YUCATAN LE DECOR EST NETTEMENT TROPICAL.LES PLUIES SONT PLUS ABONDANTES DANS LA REGION DE PALENQUE QUE DANS CELLE DE MERIDA.LES ARBRES SONT AUSSI PLUS HAUTS ET’ PLUS GROS.LA VEGETATION ENFIN EST PLUS LUXURIANTE.DANS UN TEL ENVIRONNEMENT, N’EST-ON PAS HEUREUX MEME DANS UNE SIMPLE HUTTE? V : un fin vieux com m e le monde par Eddy Mac FARLANE Plusieurs manifestations montréalaises dont Technique s’est fait l’écho, ont récemment mis l’accent sur un art qui fut florissant, puis connut des déboires avant de renaître avec une vigueur qui laisse bien augurer de son avenir: la céramique.Art complet s’il en est, par la multiplicité des formes d’expressions et matières qu’il revêt; art vieux comme le monde et qui reste attaché fidèlement des premières aux dernières activités de 1’ « homo faber ».Car la céramique, ne l’oublions pas, sous un de ses aspects les plus humbles: la terre mise en forme et séchée au soleil, est contemporaine du plus ancien outillage lithique que l’homme ait produit pour se nourrir et se défendre.Art qui a ses lettres de noblesse car il est probable qu’il suggéra d’abord puis servit de support, par sa plasticité même, avant les parois des abris sous roche et clés grottes, à des ornements aussi élémentaires que gratuits pour revêtir ensuite un sens mystique.On peut, sans pécher par excès d’imagination, revivre la naissance de la poterie: l’homme, un jour, n’a pas l’écorce séchée d’un fruit, ou le bois creux dont il a besoin mais il a remarqué que certaine terre retenait l’eau et a fait de cette terre un grossier gobelet; il a observé aussi qu’en séchant elle devenait dure.Alors qu’il vivait au jour le jour de pêche, de chasse et de cueillette, il a accompli son premier acte économique en déposant dans ce récipient le surplus de sa récolte.Peu à peu le façonnage fut plus soigné pour répondre à des impératifs utilitaires et la femme sans doute, avec son sens inné de l’harmonie, son besoin absolu de parure, fit le reste: formes, dessins, couleurs.Les civilisations les plus primitives, — entendons par civilisation tout groupement humain obéissant à certaines règles propres à la tribu, — ont fait usage de la poterie, ne serait-ce qu’à l’état embryonnaire.Ainsi des « Basket Makers » ou fabricants de paniers, peuplade agricole vivant dans le sud des Etats-Unis, un peu avant notre ère, qui furent anéantis et remplacés par les Indiens des Pueblos et les « Bâtisseurs de Collines »: ils confectionnaient une très belle vannerie qu’ils tapissaient d’argile pour la rendre étanche.* * # Des milliers d’années après ses timides essais, l’Homme inventera le tour et l’on peut affirmer que dans son principe celui-ci a peu évolué.Les archéologues, selon leur spécialisation, le font naître tantôt en Extrême-Orient, tantôt en Egypte où il était en tous cas en usage sous les premières dynasties historiques, soit 3,500 ans environ avant le Christ.Grâce à lui apparaissent des formes subtiles, variées à l’in-lini et si précises, si caractéristiques que l’Archéologie moderne pourra établir des typologies qui aideront grandement à augmenter nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et son histoire.Le plus humble tesson est en effet un précieux indice pour le fouilleur.La qualité de la matière, sa texture, sa forme, son décor, l’emplacement et la couche d’où on l’a extrait, tout concourt à le situer dans le temps, concurremment avec les objets qui l’entourent.On trouve ainsi une céramique peinte du IVe millénaire qui suit une ligne partant de Chine et de Mandchourie pour aboutir au Turkestan et en Iran: enseignement important pour suivre l’évolution et les « échanges culturels » entre ces peuples.Plus près de nous, au néolithique européen, une production extrêmement abondante nous révèle une céramique très évoluée, à surface lisse ou à décors en relief, mamelonnés ou cylindriques.Elle est quelquefois dite « cordée » c’est-à-dire à dessins obtenus par impression d’une cordelette sur l’argile encore fraîche, ou incisée comme nous avons eu la chance d’en trouver au cours de fouilles effectuées au nord du Pays de Galles, il y a quelques années; 1’ « atelier » avait dû être évacué rapidement, il y a quelque 3,200 ans, par un artisan en pleine production, qui, indépendamment de sa volonté sans aucun doute, n’avait pu y revenir pour achever son oeuvre.Au milieu de débris innombrables, certains grands fragments actuellement au Musée de Cardiff, gardaient parfaitement imbriqués dans UN BEAU SPECIMEN DE POTERIE DE L’AMAZONE (INDIENS SALINA) ET CI-DESSOUS: TASSE A ANSE DU NEOLITHIQUE ALPIN (FRANCE).9 Deux types parmi les innombrables motifs décoratifs que l’on trouve sur la céramique du premier âge du bronze.Ceux-ci sont caractéristiques, à droite de Cornouailles et à gauche de l’ile d’Anglesey au Pays de Galles (croquis-relevé de fouilles).MM la matière les éléments destinés à produire le dessin: arêtes de poissons tenant à la dorsale, soigneusement égalisées à l’horizontal et parallèlement, petits os rigoureusement calibrés, coquillages à reliefs, etc.Après ce rapide survol des âges préhistoriques, franchissons d’un bond une huitaine de siècles : nous sommes trois ou quatre cents ans avant la naissance du Christ en pleine civilisation celtique; plus exactement dans cette période de la Tène I qui n’a pas fini de nous émerveiller au fur et à mesure des recherches entreprises depuis moins de cinquante ans et dont les résultats nous obligent à reviser en- tièrement nos conceptions du monde antique et plus spécialement méditerranéen.Ce sont des maîtres potiers que les Celtes, de véritables innovateurs à en juger par les magnifiques spécimens, bruns ou noirs, à décors rectilignes d’une diversité extrême et les vases à pied moulure, les vernissés que l’on trouve en abondance dans les tombes des Chefs.Laissons pour une autre fois l’évolution de la céramique au Moyen-âge avec ses terres cuites, ses carrelages.Ne mentionnons que pour mémoire les élégantes faïences italiennes à émail stannifère: les majoliques, qui tirent leur nom de l’île Majorque; technique importée en Italie au XVe siècle par les Arabes, via les îles Baléares, qui eux-mêmes la tenait des Persans.Quoique ce procédé fut connu en France dès le XlVe siècle, par le canal de la Sicile et de l’Espagne, la faïence française sera totalement influencée par l’Italie et ce type de céramique illustrera un nom qui restera une sorte de symbole de la recherche obstinée, de la réussite engendrant les pires maux.# * * Bernard Palissy serait certainement le saint patron des céramistes.s’il avait été canonisé! Tout concourait à ce postulat car le populaire s’est plu à l’auréoler d’une légende: de naissance basse, sachant à peine lire et écrire, voulant avec un inhumain acharnement retrouver un procédé de cuisson; maintes histoires nous le représentent en proie à ses créanciers, trop pauvre pour acheter le combustible indispensable, brûlant ses meubles et ses parquets pour alimenter son four; méconnu, persécuté, misérable, toute une iconographie nous le montre finissant LA CERAMIQUE ET L’ARCHEOLOGIE Le plus humble tesson est quelquefois une précieuse indication pour l’archéologue.C’est par une constante et minutieuse confrontation des formes, des motifs, des matières employées par les anciens que l'on arrive peu à peu à reconstituer l’histoire de civilisations très éloignées quelquefois les unes des autres et les rapports qu’elles avaient entre elles soit par migration soit par échanges commerciaux.Ici des types établis pour étudier les “civilisations'’ des champs d’urnes (successeurs des constructeurs de “tumuli”).Formes dominantes du groupe MAIN-SOU AB K Echelle : 1 à !i: 1/10 — 10 et 11: 1/16 — 12: 1/20 Formes dominantes du groupe Rhin- Exemple d’une forme mixte.Vase du groupe Suisse (A) et zone Nord Alpine (B) Main-Souabe orné intérieurement d’une dé- coration du groupe Rhin-Suisse et B: formes dominantes un peu plus récentes.A « ¦tu’ft J Echelle: Echelle: A: J/10 — B: 1, ‘2, 3, 4, 5: 1/10 — 6: 1/20 A: 1/20 - B: 1, 2, 3, 4, 6, 7: 1/10 - 5, 8: 1/20 lü ¦^ÈAf'Æ- IVV£5' »/< 'SM «LAV ses jours, enchaîné dans un cul de basse-fosse de la redoutée Bastille.La réalité, comme souvent, est toute autre.Né à Agen, dans le sud-ouest de la France, vers 1510, il semble avoir eu une éducation au-dessus de la moyenne si l’on en juge par ses connaissances en géométrie, en latin, en grec; par l’intérêt qu’il porta.comme tout homme cultivé de son temps aux oeuvres des humanistes français et italiens de la Renaissance, ses contemporains; féru qu’il est comme eux d’allégories, de mythologie, de symbolisme dont on retrouvera d’ailleurs trace, dans les travaux qui lui sont attribués, sans certitude, en tout cas dans ceux de l’école qu’il a inspirée.11 exerce un métier fort honoré à l’époque, et rémunérateur, et il est vraisemblable que son père l’exerçait avant lui: peintre-verrier; il ne l’abandonnera progressivement que pour rechercher avec passion, pendant 15 ans, le secret d’un « émail blanc » qui l’a séduit, pour aboutir à l’invention des « rustiques figulines » qui lui apportera outre un « brevet » du roi, une large aisance et la célébrité.Car il fut célèbre de son vivant; il n’est pour s’en convaincre que se souvenir de la reine Catherine de Médicis faisant appel à lui en 1566 pour orner et mettre en place la célèbre grotte des Tuileries dont on retrouvera les fragments entre 1850 et 1875 lors de travaux effectués au Louvre et aux Tuileries, fragments conservés précieusement à la Manufacture Nationale de Sèvres, et au Musée Carnavalet.Le côté curieux de 1’ « aventure Palissy » c’est que l’insuffisance, dont il a conscience, de ses aptitudes de sculpteur et de dessinateur d’art lui suggère un « genre » de décor qui restera très en vogue, quoique de décadence en décadence, jusqu’aux premières années de notre siècle.Cela consiste, pour lui, à appliquer sur la pièce à décorer, des feuilles, des fruits, de petits animaux: poissons, lézards, grenouilles, moulés sur nature, et c’est cette technique qu’il emploiera pour la grotte des Tuileries; mais il n’est probablement pas le créateur de cette décoration rustique postérieure à 1547.Elle lui a été très certainement inspirée par un livre illustré, traduit de l’italien, qui connaît alors une grande vogue, introduit en France par Kerver: Le Songe de Poliphile, — dont nous avons parlé en détail dans un récent numéro J.-J.CARTIER, UN DES JEUNES MAITRES DE DA CERAMIQUE D'ART DU QUEBEC, POURSUIT UNE OEUVRE DE CLASSE INTERNATIONALE.PROBABLEMENT A SON INSU IL RETROUVE SPONTANEMENT LA SOBRIETE ET LA PURETE DES MOTIFS TRES ANCIENS.IL COMPTE PARMI LA BRILLANTE PHALANGE DES PROFESSEURS DE L'ECOLE DU MEUBLE.de « Technique pour tous » (x) et qui décrit en un de ses chapitres une grotte « où l’on voit des ani maux moulés sur le naturel.» Si Palissy meurt en 1590, ayant atteint 80 ans, dans une bastille, entendez par là la prison du châ teau de Burcy, c’est que, adepte de la « Religion prétendue réformée » pour employer le langage de l’époque, il a été arrêté sur l’ordre de la Ligue deux ans avant.Ce n’est donc ni la jalousie ni l’envie de concurrents qui le font emprison ner ou plus exactement interner d'autant qu'il a abandonné depuis longtemps la recherche céramique au profit exclusif d’études scientifiques et littéraires.(1) Un humaniste novateur: /tide Manure (janvier 1956).CI-DESSUS: QUELQUES PIECES EXPOSEES A HULL EN 1954 ET EN BAS.UN TRES BEAU PLAT DONT LA PHOTOGRAPHIE MALHEUREUSEMENT TRAHIT COULEURS ET FORME. J :¦>/ sfj mm- i: QUOI UE PLUS EMOUVANT A VOIR QUE CES MAINS QUI MODELENT ET QUE CES DOIGTS QUI CREENT AVEC UNE FACILITE D’AILLEURS TOUTE APPARENTE.ICI GAETAN BEAUD1N EBAUCHANT UNE PIECE.12 ïx*ù» *• «S •-w*?», T §»¦ gg^#.ÿgw&k II 8 a.« \^Si La grande infortune de Bernard Palissy, celle qui le poursuit au-delà de la mort est que: des centaines de pièces dont on lui accorde ordinairement la paternité, aucune ne peut lui être attribuée avec certitude, même par les experts, sauf naturellement les fragments retrouvés aux Tuileries.Sa gloire est malgré tout d’avoir su inspirer des écoles qui se perpétueront avec des chances diverses, jusqu’aux ateliers de Manerbe, en Normandie cpii produit au XVlIe siècle de ravissants épis de faîtage et ceux d’Avis-seau à Tours d’où naîtront encore dans la deuxième moitié du XIXe siècle les dernières expressions valables des « rustiques figulines ».Pour ne parler que de la France, après les belles périodes de Rouen, de Strasbourg, de Nevers, après celles de Sèvres et de Limoges qui, de facilité en abandon, aboutissent à un affreux vermicelle, 1’ « amateur » n’est plus attiré par cet art de la céramique où l’harmonie des formes, la qualité des pâtes, la préciosité d’une cuisson, la noblesse et la sincérité du décor doivent s’associer pour séduire; 1’ « amateur » disparaît, fait place au « collectionneur » qui recherchera les pièces anciennes, curieuses ou soigneusement sélectionnées, et n’accordera plus son attention à la production dont il est contemporain.La céramique devient une sorte d’art mineur; moins encore un métier quelconque.Longtemps Sèvres et Limoges, — celle-ci se confondant un certain temps avec celle-là dont elle n’est plus qu’une succursale, — vivront sur une réputation et contribueront par la médiocrité de leur production à accélérer cette défaveur; ne va-t-on pas au début du siècle dernier jusqu’à couler des pâtes pour reproduire sur porcelaine des tableaux du Louvre et peut-on oublier cette forme décadente de la sculpture qui fait son apparition à la fin du XVI lie siècle avec la pâte dure, connaîtra une vogue de mauvais aloi jusqu’au moment de la 1ère guerre mondiale et peut être rendue responsable en partie de la perversion du sens artistique de toute une génération.Mais Sèvres a su maintenir une belle technique, conserver le secret des pâtes précieuses, des cuissons savantes.Il ne lui faut qu’une direction intelligente pour reconquérir sa place.QUELQUES OEUVRES DE GILLES DEROME, PROFESSEUR A LA SECTION DE CERAMIQUE DE L’ECOLE DU MEUBLE, PRESENTEES LORS DE LA DERNIERE EXPOSITION ANNUELLE DE L’ARTISANAT.A L’HOTEL DE VILLE DE MONTREAL.DE NOBLES COULEURS.LA BEAUTE DES MATIERES EMPLOYEES FONT DE CES CERAMIQUES D’AUTHENTIQUES OEUVRES D’ART.Alors que Limoges et d’autres centres où subsistent quelques grandes fabriques, désespérément accrochées au plus mauvais goût, repousseront toutes suggestions artistiques salvatrices, Sèvres vers 1934, grâce à son nouveau directeur, feu M.Lechevalier Chevignard, ouvre ses portes aux artistes modernes, encourage les recherches et produit à côté du « Sèvres classique » qu’il faut obligatoirement maintenir, — car la manufacture est contrôlée par l’Etat, —- des pièces qui contribueront largement à susciter de nouveaux amateurs; cette renaissance de la céramique décorative persiste depuis 20 ans et durera UN PLAT DE MARCEL CHOQUETTE QUI FUT L’UN DES PIONNIERS DE CET ART; IL A MALHEUREUSEMENT ABANDONNE SES RECHERCHES.13 liSWf?» DEUX ASPECTS DE LA RECENTE EXPOSITION, AU COLLEGE JEAN-DE-BREBEUF, DE TROIS CERAMISTES: GAETAN BEAUDIN, GILLES DEROME ET PATRICIA LING.LE PUBLIC MONTREALAIS A REPONDU AVEC ENTHOUSIASME A CETTE INVITATION.A DROITE, LA VITRINE DE G.BEAUDIN, aussi longtemps que se maintiendront ses qualités artistiques.Ce n’était pas un phénomène localisé que cette renaissance: chaque pays y participait plus ou moins; animateurs, critiques et artistes surgissaient cà et là et le Québec, avec sa vieille tradition artisanale allait plus qu’honorablement y tenir sa place.C’est peut-être le lieu de parler ici des pionniers.Dans un ouvrage paru en 1940, « Artisans du Québec », un de leurs meilleurs défenseurs, M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’Ecole du Meuble, après avoir rappelé qu’il existait autrefois des centres importants de céramique à Baie Saint-Paul, à Pont-Rouge, à Saint-Jean d’Iberville et à Laprairie rendait hommage à un professeur d’origine belge, M.Miège qui avait fait des essais à l’Ecole Technique de Sha-winigan avec des argiles des environs, puis plus tard MM.Jolivet et Lockwell: « Vers 1934, disait-il encore, une recherche expérimentale et scientifique fut tentée le long du Saint-Maurice, près de Shawinigan, où l’on trouva une quantité abondante d’argile propice à la poterie ».« Vers la même époque, M.L.-M.Larochelle, fondateur des ateliers Larochelle de Shawinigan, saisit vite tout le parti que l’on pourrait tirer de cette excellente glaise dans l’industrie de la terre cuite.Avec des moyens rudimentaires, il se met aussitôt à l’oeuvre et réussit à tourner d’intéressantes potiches qu allèrent orner les foyers mauriciens.M.Larochelle voulait créer un art de la poterie qui s’inspirât du fait canadien-français, tout en gardant des attaches avec les maîtres-potiers français.A force d’audace et d’expérimentations, il parvint en effet à produire une poterie au caractère bien canadien-français, aujourd’hui très appréciée des connaisseurs de toute la province ».Puis ce fut M.Pierre-Aimé Normandeau qui, après avoir obtenu son diplôme de professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts, obtint une bourse d’études du gouvernement provincial, fit un stage à la manufacture de Sèvres et de retour au pays, riche d’expérience, se consacra à ses élèves.William Hutchison, Jean-Jacques Spénard, Louis Archambeault, Louis Parent, d’autres encore étaient cités dans l’ouvrage de M.Jean-Marie Gauvreau.Singulière clairvoyance qui, tout naturellement, le désignait à l’attention de pouvoirs publics pour présider aux destinées de l’Office d’Artisanat créé en 1945 où depuis il lutte avec efficience contre une production de bazar.Que le succès remporté par les expositions de l’Hôtel-de-Ville de Montréal et du Collège Jean-de-Brébeuf, soit en partie son oeuvre, nul n’en disconviendra et les exposants: Gaétan Beaudin, Gilles Heroine, Patricia Ling, etc.moins que d’autres; que l’intérêt du public se soit concrétisé par un succès fi- FIGURINE D'ARGILE AVEC DESSINS GEOMETRIQUES GRAVES, TROUVEE A CUCUTEVI, ROUMANIE (NEOLITHIQUE DE L'EUROPE CENTRALE).nancier, il est le premier à s’en réjouir: de jeunes artistes peuvent espérer vivre, désormais, de leur art dans leur propre pays! Encourageant et précieux indice en effet.Ce n’est pas condamner une expérience aussi naturelle que nécessaire, bien au contraire, que de dire: ayant abouti au fond de l’impasse où ils piétinaient depuis plus de 20 ans, certains peintres, non des moindres, ont senti la nécessité de se dégager d’un langage abstrait qui tourne actuellement au pompiérisme.La recherche d’une nouvelle discipline, d’une matière moins docile que la toile, d’une libération à trois dimensions, ont conduit ces peintres à l’enrichissante découverte de la céramique.Ils étaient fait pour s’entendre; une revitalisation mutuelle fut le premier fruit de cette alliance; du coup, la céramique, sous des formes diverses s’est élevée au rang de l’art pur, influençant profondément dans ses formes et décors, la production industrielle que nous avons passée sous silence, non par indifférence mais parce que cet aspect à lui seul justifierait une étude.De nombreux fours, petits et grands se sont allumés depuis quelques années et nous voulons leur faire confiance, mais la facilité reste le danger permanent qui menace cette forme d’expression.La moindre complaisance, l’abandon à certaines mièvreries, les niaiseries habilement camouflées d’anecdotes folkloriques ne manqueraient pas de ramener cet art particulièrement exigeant au rang de pacotille.Ce n’aurait été qu’une mode.L’art céramique vaut mieux que cela.o Science Review For 1955 And Forecast For 1956 By WATSON DAVIS Director, Science Service The future may look back upon 1955 as the year when man first took apart an infective virus and put it together again into a living whole, a step toward conquering virus diseases.It may, instead, be remembered for the Geneva atomic conference in August where scientists of the world revealed secrets and demonstrated that experimental findings, the same the world over, are not dependent upon ideologies.The peaceful atom at Geneva may have helped preserve the world’s armed, cold peace, giving undisturbed chances to continue our scientific and technological evolution.An international atomic agency of the United Nations was projected as a consequence of the Geneva meeting.The major atomic nations were revealed to have very long-range programs attempting to apply the principle of the thermonuclear or H-bomb to peaceful power, fusing light elements like heavy hydrogen instead of fissioning heavy elements, like uranium, to convert mass into energy.Secret research continued on the intercontinental ballistic missile, to replace the supersonic bomber for delivering atomic bombs to enemy heart territory, it was announced that tiny artificial earth satellites will be rocket-launched in 1957 as a part of the International Geophysical Year.In aviation, the NAGA-developed “area rule” that gives supersonic planes wasp waists was secrecy-unwrapped after having increased speeds 25% on U.S.military planes since 1952.in medicine, mass use of the Salk vaccine against polio, marred by a few accidentally defective doses, dominated public attention, with a reduction in the case rate in 1955 over 1954.Public attention was refocused upon the problem of heart disease, number one killer, by President Eisenhower’s heart attack.Steps toward the better understanding of life were taken both through the exploration of chemicals that make up living matter and through the partial rearrangement of a virus on the border between the living and the inanimate.A virus, that of polio, was crystal- POLIO VIRUS CRYSTALLIZED.This picture is a photomicrograph of poliomyelitis virus crystals produced at the University of California, This was the first time any human — or animal — infecting virus was obtained in pure enough form to produce crystals observable with an ordinary light microscope.lized for the first time, a preliminary to its purification and analysis.Controversy continued on the degree of danger from atomic radiation, both from bombs and power plants, to the health and heredity of human and other life on hearth.The United Nations authorized a commission to study the problem.Radiation applied to medicine, industry and biology continued to bring benefits, with prospects that new species created will eventually be of practical value.Research on photosynthesis reached the point where only the first steps in the plant’s capturing of solar energy remain to be discovered.A world conference on solar energy focused light upon the problems and progress in using sunshine for heating and cooling, cooking, desalting water, and producing very high temperatures.Antibiotics were used against formerly incurable plant diseases by spraying loliage, soil and by injection.A major achievement in technology was the production synthetically of real diamonds by application of high temperature and pressure.Real garnets were also made by the same means.Through the use of the world’s largest atom smasher, the fundamental particle, Lhe antiproton, was produced, another slep in the exploration of the nature of matter and energy.Element 101 was created in extremely small quantity and named mendelevium, while elements 99 and 100 discovered last year were named einsteinium and fermium after great scientists who died this year.The size of the universe expanded, noL physically but because of new astronomical measurements, ft is now estimated that it takes light six billion years to travel from Lhe most distantly visible galaxies lo us.Weather began lo be forecast by an electronic brain in the United States.This is only the beginning oi the meteorological automation era.Hurricane tracks for eastern United States shifted westward to strike populated areas more often for the TW * ' v* b,'V-' Wi&Ær.second year, raising fear of a continuance of such paths.The possibility of using space stations outside the earth for forecasting of earthly weather was suggested when a gathering atmospheric storm was detected in a photograph taken from a high altitude rocket.The world’s first atomic submarine, the U.S.S.Nautilus, cruised 25,000 miles without refueling, and the second, U.S.S.Seawolf, was launched.WHAT TO EXPECT IN 1956 ANDROMEDA NEBULA.This galaxy and all of the other millions of such “island universes’’ scattered in space will be penetrated more deeply by use of new electronic image converters on giant, telescopes.Andromeda, one of the closest, looks like this through the 100-inch Ml.Wilson telescope.The new device in effect will give a more detailed picture of such far away galaxies.It will reach stars beyond the range of the largest telescopes and the best photographic plates.ATOMIC AGE SUBMARINES.The Navy’s two atomic-powered submarines, the U.S.S.Seawolf, on the left, and the U.S.S.Nautilus, line up at Groton, Conn., for a family portrait.The Nautilus in November had cruised 25,000 miles without refueling.During 1956 there will be continued attempts to solve some of the major problems in the application of science to the world.One of these is the effect of atomic radiation upon the human present and future.It will, however, continue to engender controversy.The atomic competition between Soviet and Western groups was clarified but also sharpened by the successful meeting of atomic scientists of the world ai Geneva last August to discuss peaceful atoms.The possibility of atomic power from the fusion ol light (hydrogen) elements, has been conjectured for several years, but at the Geneva conference major atomic powers admitted research programs are under way.Nevertheless it is too much to expect results in the present year.The number of fission (uranium) power plants building will continue to grow, with the possibility that the British 60,000 kilowatt reactor will begin operation about midyear.In the United States seven major atomic power plants should be under design or construction at the end of 1956, but none will be completed by then.Do not be surprised if the Soviets claim atomic submarines to match the atomic sub fleet being built to join the U.S.S.Nautilus.The testing of atomic weapons will continue, with H-bomb explosions by the United States, Russia and Britain.In the United States and presumably in Russia there will be almost frantic emphasis on intercontinental ballistic missiles to replace long-range bombers for delivering H-bombs accurately to the other side of the globe.This research is wrapped in secrecy.Less concerned with what happens on earth is the development of a means of pushing farther out the known boundaries of the universe.In effect, the application of an electronic device, an image converter, should increase the power of the giant telescopes tenfold.The great 200-inch telescope on Mt.Palomar, world’s largest, notv reaches out into space so far that it takes light about six billion years to come to earth.Does the universe extend ever outward?How much farther?When the image converter goes into service during 1956, more information regarding depths of the universe will be obtained.It will observe stars now beyond reach, and it will also obtain stellar spectra in shorter exposure times than heretofore.The image converter may make unnecessary the building of telescopes larger than 200 inches.The famous 100-inch on Mt.Wilson through its aid is expected to be the equivalent of a 1,000-inch telescope.The 200-inch telescope should do the work now of a 2,000-inch telescope.Thus the limits of human probings of the universe are pushed outward again, considerably more spectacularly than the improvements made in the past decade through the use of better photographic plates.The most recent of big telescopes, a 120-inch instrument of Lick Observatory on Mt.Hamilton, Calif., will begin operation during the year to become the world’s second largest telescope.Always curious about our own solar system, astronomers will use television techniques, such as the image converters, to try to photograph for the first time the so-called canals on Mars.In determining distances in the universe, globular clusters will be used as one yardstick to measure distances.The earth’s rotation rate and lunar motion will be checked against the super accurate atomic clocks using cesium and ammonia, thus comparing gravitational and atomic time keeping.Atomic clocks have an accuracy of one part in a hundred million or a billion.At the other end of the scale of the universe, within Lhe heart of the atom, there will be continued exploration of subatomic particles.The bevatron, world’s largest atom smasher, which produced anti-protons in 1955, will yield needed information about the spins and other properties of the “strange particles,” K-particles and hyperons.In the accelerating application of electronic com-putors to many problems and tasks, you can expect these devices to take on a new facility to understand instructions in plain English and then work out and set up their own programing, telling them what to do.Instead of weeks of work by mathematicians, the com- putor will work out its own instructions by itself in minutes.Computing machines will be developed in which the internal mechanisms for doing things like square roots are replaced by programing.Machines will be applied to the retrieval of information without the need of elaborate, time-taking classification procedures, and one of the first applications which may begin in 1956 will be to the Patent Office files and to scientific literature.Expect a concentrated attack on hurricane and tornado forecasting problems by the U.S.Weather Bureau in the coming year.There will also be an expansion of both surface and upper air observations over the seas on merchant ships, ocean buoys, civil aircraft, and offshore commercial and military installations.Techniques will be improved for the reporting and forecasting of flash floods.The man-made satellite that is due to be launched by rocket in 1957 will undergo promising development and there may even be some preliminary trials of early versions.To the continuing problems of the mechanism of photosynthesis, the nature of life, and structure of amino acids important to living things, there probably will be no definite conclusions, but research will continue.As in the case of the nature and treatment of cancer, heart disease, and other great, unconquered diseases, there may be “break-through” but this may be too much to expect.There is hope that there will be further steps toward the early detection and diagnosis of cancer.With the mass use of the Salk vaccine for polio, the coming year will bring continued and more extensive use of this measure with further evidence of its safety and effectiveness.There should also be progress toward the use of similar vaccines in other virus diseases.Tuberculosis is being fought chemically through the use of isoniazid and such progress will continue in the coming months.The spread of the disease, infectious hepatitis, through the serum plasma of blood transfusions, will be prevented by methods of processing pooled bloods to be developed in the coming year.The immense drain of mental illness upon our civilization will be lessened through the continued application of tranquilizing drugs to mental patients.You can expect the promising developments of the past few years to continue.The most promising of these chugs are chlorpromazine and reserpine, but it may well be that we shall see further drugs developed in the coming year which will be useful in treatment, not as panaceas, but in making the patient more comfortable and accessible to psychotherapy.Personality development research will be undertaken with greater intensity because of the prospect lhat it will give aid in handling problems of juvenile delinquency.The exploration of the past, particularly the early history of the human race, holds fascination for scientists and laymen alike.The bones of the earliest Americans, whose ancestors are believed to have come over from Asia, may in the near future be unearthed in Arctic America.In Africa the focus is upon the remains of early man and his ape-man ancestors, and there is hope that in the not too distant future they can be dated.17 ÜflHftW àmSËÊË v'Vm .V ¦ >'.& 1 fl^É| ' >'x' Ajustement du générateur fournissant la vapeur nécessaire au chauffage des wagons à passagers.LA MDSE AU Un coin du dépôt de pièces de remplacement, aux ateliers de la Pointe-St-Charles, à Montréal.Comme on le voit, les rampes entre lesquelles séjournent les locomotives sont à trois niveaux différents, ce qui permet l’accès à tous les organes vitaux des véhicules.L’une des grosses locomotives diesel de la série “6500”, affectées au remorquage des trains à passagers, arrive aux ateliers d’entretien.Elle a parcouru 9,000 milles depuis sa dernière mise au point.De l’avis des experts, la locomotive diesel constitue l’unité de traction la plus avantageuse dans le transport ferroviaire.Ainsi que le signalait récemment M.John-T.Coleman, dans le Canadian National Magazine, la diesel, tout comme l’auto familiale, doit subir des mises au point et des inspections périodiques, et une entreprise aussi vaste que les Chemins de fer nationaux du Canada doii posséder plusieurs ateliers pour as jSgpS£- A cause de leurs lignes profilées, les locomotives diesel sont de toilette facile comparativement aux locomotives à vapeur.Des techniciens réparent le générateur de l’une des 143 locomotives Diesel que les réseaux emploient pour le remorquage des trains de fret.POONT DIS LOCOMOTIVES DDESEL surer l’entretien des lourdes machines qui remorquent ses trains tant dans les Maritimes que sur la voie trans-canadienne.Quand il s’agit de réparations majeures, telles que le remplacement de roues ou de générateurs usés, ou encore un examen complet, les locomotives passent par des ateliers situés à Montréal et où les photos illustrant ces pages ont été prises.Comme on le devine, il s’agit d’ateliers ultramodernes et parfaitement outillés.Ainsi, ils sont munis de fosses qui s’ouvrent sous les locomotives, entre les rails, afin de permettre l’accès au dessous et le changement rapide des roues, ainsi que de rampes superposées grâce auxquelles les préposés à l’entretien peuvent travailler confortablement, au niveau même des principaux organes des véhicules.Ces ateliers se trouvent groupes tlans un vaste édifice dont l’appa- rence extérieure s’apparente à celle des hangars pour avions.Les diesels y entrent et en sortent au rythme d’une par heure.Pourtant, chaque inspection générale exige une moyenne de huit heures.Les locomotives qui remorquent des trains à passagers subissent un tel examen à tous les 9,000 milles de route; quant aux locomotives attelées aux rames de fret, elles doivent passer par les ateliers à tous les 6,000 milles.i'-nSniMOéS ; • -cujAitj IrlMW W .es outils servant à l’entretien sont classifié: Le remplacement d’un groupe complet de roues constitue un travail de techniciens qualifiés.7 0 ÜHXÏft.ff'/î ' fMi t ie v ' &§».*§£ 1 j.ii.i**- ««HI ' £f**L "-%Q ^>b •" * Le temple d’Athéna, à projection horizontale circulaire, situé à Delphes, sur le flanc et presque au pied du mont Parnasse.L’Oracle de Delphes se trouve situé à quelque 100 milles au nord d’Athènes.les cours leur ont été profitables.Les résultats sont transmis aux quartiers généraux, à Genève.Cette partie de mon travail complétée, je rentrais à Genève, mon adjoint prenant charge de la direction des cours pour toute la Grèce.A ce moment, le Comité décida de lancer des projets semblables en Autriche et dans le sud de l’Italie.Il m’en confia la responsabilité tout en me chargeant de retourner périodiquement en Grèce.Je partis donc pour Salzbourg, Linz et Vienne où je jetai les premiers jalons d’un deuxième projet: mais il fut retardé pour des raisons relevant du gouvernement autrichien.L’Italie étant prête à procéder, le Comité m’y délégua pour l’organisation de cours dans les provinces de Campobasso, de Bénévento et d’Avellino, situées près de Naples, de même que dans celles de Cosenza, de Gatanz.aro et de Reggio Calabria, dans le sud.L’Erechthéion, temple élevé sur l’Acropole d’Athènes, avec le célèbre portique fies Caryatides (à l’extrême droite).Page de droite: détail du portique.WW
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