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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1956-03, Collections de BAnQ.

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or/= E 3 A) |g||p|| MARS 1956 MARCH ¦ ^ Z^z&ù S#SS: W^£0-' m '• • rXi u.¦Zs&m IP# n in 5 Ï \f .:.:-'ïï-''*v'".: .‘•Vxi^W V 1 f,; ' ., \ :mm : ; ; ‘î.mI'M1; ¦ ;;:.v -' .7' ¦ '1 IV.VA ¦ 1 •: •:• ' • M» t ¦ • : • > ¦f • ' WORTIQUE DU TUNNEL, AU LAC CASSE.UNE FOIS TERMINE, IL \SERA RECOUVERT DE 35 PIEDS D’EAU.IL FERA DEVIER VERS iL’ENTREE DU TUNNEL LA MASSE D’EAU DONT UNE VANNE CONTROLERA L’ADMISSION.\VUE INTERIEURE DU TUNNEL, DONT LA LONGUEUR EST DE 7.6 MILLES ET LE DIAMETRE DE 35 PIEDS (AVANT REVETEMENT \BETONNE).IL AMENERA L’EAU DU LAC CASSE JUSQU’A LA i CENTRALE SOUTERRAINE, VIA LE PORTIQUE CI-DESSUS.iL’ENTREE DU TUNNEL.C’EST ICI QUE LES HOMMES, DEVENUS \TERM1TES, ONT PRIS CONTACT AVEC LE GRANIT, A FLANC DE MONTAGNE.ON REMARQUE LA DOUBLE CONDUITE D'AERA-; TION PERMETTANT LE REJET DE L’AIR VICIE.\LA CHEMINEE D’EQUILIBRE SE COMPOSE DE DEUX SECTIONS: M SUPERIEURE A 360 PIEDS DE PROFONDEUR ET 35 PIEDS DE \DIAMETRE, ET L’INFERIEURE, 320 PIEDS DE PROFONDEUR ET UN \D1AMETRE DE il PIEDS.DEUX HOMMES REMONTENT VERS LA \SURFACE AVANT L’EXPLOSION D’UNE CHARGE DE DYNAMITE.mSSïfné 7 .- ¦ JP * mf, 1 N *¦ / * a / «MW.»»! mm : ' - mSm .SSc, **/ en parle aussi comme celle d’une deuxième révolution industrielle.Peu importe ce que dira l’histoire, il est évident que les progrès technologiques de l’industrie, la création et l’amélioration des produits jouent un rôle important dans l’équilibre des forces économiques.Ces progrès contribuent à activer la demande et à abaisser le coût de revient; ils sont donc des facteurs importants du maintien de la prospérité de l’individu et de la nation.” Voilà ce que déclarait récemment M.R.-C.Williamson, gérant général des divisions des peintures et du Fabrikoid de la Canadian Industries Limited, à des journalistes canadiens réunis aux laboratoires de recherches de cette importante entreprise.Et M.Williamson ajoutait que l’industrie au Canada avait atteint le point où elle ne pouvait plus se permettre de se reposer autant qu’auparavant sur l’importation des progrès technologiques et des techniques, et qu’elle se devait maintenant d'apporter sa propre contribution à la recherche et à la mise à jour de nouveaux produits.Il résulte de cette situation que la recherche et le développement doivent se pratiquer sur une grande échelle, en fonction des besoins de notre pays.Pour sa part, la C-I-L a exprimé sa confiance dans l’avenir en accroissant ses facilités en ce domaine.Elle compte maintenant un personnel de plus de 200 techniciens, et les travaux qu’ils poursuivent représentent une dépense de plus de deux millions de dollars par année.En 1954, elle complétait un agrandissement à son laboratoire central de recherches situé à Beloeil, établissement qui dessert toutes les divisions de la compagnie.La division des plastiques dispose maintenant d’un nouveau laboratoire d’évaluation du polythène, à Edmonton, et elle possédera bientôt un laboratoire de service technique qui sera érigé à Toronto.A Millhaven, la C-I-L a investi plus de deux millions de dollars pour assurer la poursuite des recherches sur la fibre de terylene de même que sur les filés et tissus de cette fibre et le finissage et la teinture des textiles tricotés ou tissés; Technique pour tous a récemment publié un reportage consacré à cet établissement (numéro de janvier 1956, p.31).La C-I-L maintient également des laboratoires de recherches sur les explosifs, les munitions et les tissus enduits.18 UN ENTHOUSIASME MOTIVE En 1952, la compagnie ouvrait un laboratoire de recherches sur la peinture et autres produits connexes, et elle se félicitait déjà d’une telle réalisation.Pourtant, l’espace allait vite manquer et une aile nouvelle vient d’être inaugurée.Ce centre représente l’immobilisation d’environ $900,000 et une centaine de techniciens s’y affairent.Au premier abord, un tel geste pourrait sembler résulter d’un enthousiasme mal contenu.Pourtant, un coup d’oeil sur les statistiques officielles démontrent qu’il n’est rien moins que proportionnel à l’importance de l’industrie.On sait que le Bureau fédéral de la Statistique place les peintures et vernis sous la rubrique: industries des produits chimiques et connexes; or, si l’on se reporte aux chiffres de 1954, on constate que la valeur de la production totale de cette année, en peintures et produits connexes, s’est placée au second rang et a dépassé les cent millions de dollars, ne le cédant qu’à celle des produits chimiques industriels.Les chiffres de 1955 n’ont pas encore été révélés, mais on prévoit que la production atteindra 115 millions de dollars, représentant environ 33 millions de gallons! On le voit, les argents investis dans les recherches n’ont rien de disproportionné en regard de ces chiffres! STRUCTURE INTERNE DU LABORATOIRE Les ateliers du laboratoire ont une superficie de 34,000 pieds carrés.Comme on ne s’y adonne pas à des recherches en sciences pures, mais bien UN CHIMISTE EPROUVE LA DURETE D'UNE PEINTURE A L'AIDE D'UN INSTRUMENT ELECTRONIQUE.' i sur l’application industrielle des sciences, la structure interne a été établie en fonction des fins particulières qu’elle sert.C’est ainsi que le travail se trouve divisé entre six équipes dont cinq s’intéressent à des produits de peintures à des fins déterminées tandis que la sixième s’occupe de l’évaluation de nouvelles matières premières.La répartition des tâches s’établit comme suit: première équipe, finis à meubles en bois et autres finis in- dustriels du bois, enduits à papier, finis d’avionne-rie et finis industriels du type laque: deuxième équipe, peintures et vernis destinés au commerce de détail, peintures d’entretien pour usines et édifices commerciaux et finis à structures métalliques; troisième équipe, finis automobiles destinés à l’industrie; quatrième équipe, finis d’appareils et accessoires électriques, finis à meubles et cabinets métalliques, enduits de décoration et de préservation de contenants métalliques, finis pour enseignes en métal fabriquées en série et enduits de type émail pour produits divers ou finis clairs à base de résine synthéthique (cette équipe est également chargée de recherches sur les résines synthétiques) ; cinquième équipe, enduits de refinissage d’automobiles et finis à wagons de chemin de fer; et sixième équipe, évaluation et sélection préliminaire de nouvelles matières premières afin de déterminer si leur emploi peut être avantageux ou non.Le tout se complète de deux services: le premier, dit technique, a pour mission de fournir les informations techniques sur les procédés de finissage de tous les produits, et particulièrement sur les nouveaux produits émanant du laboratoire de recherches, aux clients, vendeurs, personnel de service, etc., constituant en quelque sorte le trait d’union entre les désirs de la clientèle et l’orientation des recherches; le deuxième, dit de conditionnement par la couleur, est chargé de préparer des manuels afin de guider la clientèle dans le choix des teintes pour les édifices industriels ou à bureaux, les écoles, hôtels, usines, institutions, hôpitaux et autres immeubles où la couleur peut jouer un rôle de premier plan EXPOSITION AUX INTEMPERIES Un court reportage ne saurait expliquer en détail l’appareillage complet dont les techniciens disposent pour la poursuite de leurs travaux.Il convient pourtant d’en donner une idée, au moins superficielle.La section d’exposition, par exemple, s’avère intéressante pour le profane.Avant de por ter jugement sur la valeur d’une peinture extérieure, il faut évidemment évaluer sa durabilité.Or, la section d’exposition prépare des panneaux d’épreuve, les soumet aux conditions atmosphériques de Toronto, Halifax, Vancouver ou de Floride.La résistance des finis varie considérablement selon la région où on les emploie; ainsi, le mois-Floride constitue, dans le langage des techniciens, une sorte de commun dénominateur (l’exposition d’un fini en Floride pendant neuf mois, par exemple, constitue une épreuve aussi concluante que son exposition à Toronto pendant deux ans!).Si nécessaire, on fait tremper les échantillons dans des réservoirs d’eau chaude et d’eau froide, ou encore, on les fait séjourner dans une chambre d’humidité ou dans un compartiment de vaporisation d’eau salée.Enfin, si l’on désire des résultats rapides, on a recours à un appareil accélérant les diverses conditions atmosphériques.On examine ensuite les échantillons en fonction du blancbie-ment, du changement de couleur, de la craquelure, du jaunissement, des gerçures, etc.Cette section est donc équipée de réservoirs à eau froide et à eau chaude, d’une chambre d’humidité, d’une chambre à vapeurs d’eau salée, pour étudier la résistance à la corrosion, et d’un Weather-Ometer, pour accélérer les intempéries.19 EPREUVES PHYSIQUES On devine facilement que le degré de température et d’humidité est sans cesse contrôlé dans la salle d’épreuves physiques, car ces deux facteurs agissent sur certains procédés, et l’uniformité quotidienne des résultats suppose la constance des conditions atmosphériques.On y trouve de nombreux instruments: un basculateur automatique Sward, qui mesure la dureté d’une pellicule de peinture; un appareil Taber, qui évalue la résistance de la pellicule de peinture à l’abrasion ou frottement; un microscope stéréoscopique, qui donne aux contours des surfaces un effet de trois dimensions; un mandrin conique, qui éprouve la flexibilité; un vérificateur de choc, servant à évaluer la résistance aux coups et la flexibilité ; un vérificateur d’éraflures et un autre microscope à puissante lentille.AUTRE EQUIPEMENT Les laboratoires sont pourvus d’une zone de broyage, ouverte à toutes les équipes.Les chimistes peuvent y préparer à leur gré n’importe quelle composition, sans risquer de maculer le laboratoire auquel ils sont attachés en permanence; on y trouve les pigments et résines d’usage courant.On y procède au mélange des pigments secs avec des dissolvants et des résines afin d’obtenir une matière homogène pouvant servir à la fabrication du produit fini.Les chimistes y ont à leur disposition des broyeurs faits de contenants en porcelaine re-célant des boules d’acier qui pulvérisent les pigments, un laminoir à triple rouleau d’acier dont les révolutions dispersent les pigments et un broyeur Kady, machine à dispersion cinétique ultrarapide.A la section des vernis, l’outillage se prête à la fabrication par volume de cinq litres de résines; un appareil permet également la préparation par volume de dix gallons.On ne saurait évidemment énumérer tout l’outillage que recèlent les laboratoires.Toutes ces machines présentent au premier coup d’oeil une apparence hétéroclite, mais si on y regarde de près, elles s’intégrent parfaitement dans l’ensemble.Ici, c’est un appareil muni d’une brosse automatique qui va et vient sur une surface peinturée afin d’évaluer sa résistance au lavage; là, c’est un bain savonneux obtenu au moyen de savon domestique granulé comme on en trouve sur le marché et qui permet d’éprouver la résistance des émaux à lessiveuse ; plus loin, c’est un compteur établissant la quantité d’acide et d’alcali dans les solutions; dans le laboratoire voisin, un réfrigérateur à température sous zéro permet d’évaluer la stabilité de la peinture à base de latex au gel et au dégel et la résistance à la craquelure, par le froid, des laques à meubles.NOUVEAUX PRODUITS Avec de tels laboratoires, il n’est pas étonnant que notre industrie des peintures et produits connexes ait atteint l’importance que les statistiques lui reconnaissent.M.R.-C.Williamson, que nous citions au début de cet article, a profité du passage des journalistes à Toronto pour lqpr annoncer trois nouveaux produits: l’émail CA, le vernis Velour et l’émail RL-100.L’émail CA est destiné au finissage des réfrigérateurs, machines à laver, sécheuses à linge et autres accessoires électriques de ménage.On le dit réfractaire à la décoloration ou jaunissement par les vapeurs et la graisse; il résiste à l’amollissement et à l’usure causés par les savons et les détergents, aux taches d’iode, teintures et autres produits chimiques domestiques.Son extraordinaire résistance à la chaleur en fait le fini par excellence des surfaces extérieures des poêles de cuisine.Il possède une étroite ressemblance avec l’émail de porcelaine vitreux, sans en posséder la même résistance à l’abrasion, et son séchage rapide permettra aux fabricants d’accessoires de subir moins de pertes causées par la saleté ou la poussière.Il peut être cuit beaucoup plus vite et à des températures plus élevées que par les méthodes usuelles (qui sont en moyenne de 30 minutes à 300 degrés F.), ce qui augmente le rendement de production aux lignes de finissage.La vaporisation de deux couches ou plus peut s’effectuer à quelques minutes d’intervalle et une seule cuisson suffit.Le vernis Velour est inodore et à base d’alkyde, et l’on peut s’en servir sur les panneaux de contreplaqué et les boiseries intérieures.Il possède un reflet atténué fort attrayant et donne au bois un effet de riche fini à la main.Il sèche complètement en trois ou quatre heures, résiste extraordinairement aux taches et sa pellicule transparente ne voile pas la beauté naturelle du bois.Il est stable dans le contenant et n’a pas tendance à se coaguler.Enfin, l’émail RL-100 est destiné aux véhiçules et il est présentement l’objet d’expérimentations par des manufacturiers canadiens d’automobiles.Sa plus importante propriété est de résister à toute cuisson prolongée sans décoloration; ici encore, la hausse des températures normales de cuisson accélère le procédé de finissage.Au sortir du four, il est déjà aussi dur que le sont les émaux actuels après trois mois; cette propriété diminue les dangers d’avaries mécaniques au fini pendant l’assemblage, réduisant les réparations à l’atelier.Le client bénéficie également de cet avantage, car sa voiture se trouvera protégée des égratignures légères.L’apparence et la durabilité du lustre de ce nouvel émail sont améliorées au point qu’un lavage d’auto occasionnel, sans polissage, suffira à conserver presque indéfiniment l’apparence et le lustre du premier fini.Le RL-100 est offert aux fabricants d’automobiles seulement; il n’est pas destiné au refinissage.Il est loin le temps où l’humble mélange de pigments, de blanc de plomb et d’huile de lin servait à protéger toutes les surfaces.Aujourd’hui, les finis sont fabriqués en fonction de leur emploi précis.Si les manufacturiers mettent sur le marché autant de variétés de produits, c’est que l’on n’a pas encore inventé de peinture universelle.Les quelques détails que contient ce reportage démontrent que l’introduction de nouvelles matières premières, la mise au point de formules modernes et l’amélioration constante des produits existants ne sont pas l’effet du hasard, mais qu’ils naissent des recherches auxquelles se consacrent d’oniniâtres techniciens dans le silence de leurs laboratoires.20 .SgSSSa CUISINE ANTIQUE ON connaît encore peu de détails sur la façon dont nos très lointains ancêtres préparaient Y“émincé de mammouth” ou la ‘‘selle de rhinocéros à l’é-touffade” mais il n’est pas interdit de penser que si l’homme moustérien, en lui apportant les plus délicats gibiers, s’est attaché une compagne, celle-ci s’est fait aimer de l’adroit chasseur en lui mijotant quelque plat de son invention.Merveilleuse coopération qui scella les unions préhistoriques sous le signe de la gastronomie .! Ne soyez pas trop sceptique.Il y a quelque 20,000 ans, des êtres étaient suffisamment raffinés pour déguster à 150 milles des lieux de pêche, des huîtres, des crustacés, des poissons dont on a retrouvé les déchets au cours des fouilles dans les abris sous roche, dans ce que l’on appelle en jargon archéologique: des “fonds de cabanes”.Beaucoup plus tard, au début de notre ère, l’homme Scandinave fera son régal d’un brouet d’orge et d’avoine qui apportera une variante à la venaison quotidienne.Violettes des bois, graine de lin, oseille, camelines, persicai-res, sont mets de gourmets et composent un menu de cérémonie.Comment le sait-on, direz-vous?C’est très simple.Il existe en Scandinavie et plus spécialement au Danemark d’anciens marais où les gens du pays se fournissent en tourbe.Souvent, en creusant, on tombe sur un cadavre plus ou iqoins bien conservé qui s’y trouve enseveli depuis quelque vingt siècles; dernière trace d’un assassinat, d’un accident, d’une exécution, car l’on sait que certains criminels y étaient condamnés par les lois du pays.Tacite en fait mention dans son “Histoire de la Germanie”: “les lâches et les poltrons, les gens de moeurs infâmes sont jetés dans la boue d’un marais.” Mais quelquefois on se trouve devant un véritable sacrifice humain tel celui de l’homme dit de Tollund, nom du lieu où il fut découvert en 1950.On constata qu’il s’agissait d’un Chef, qui, volontairement, en grande pompe, s’était offert en holocauste aux dieux, choisissant par humilité une mort ignominieuse pour le mieux-être de sa tribu.Particulièrement bien conservé, l’autopsie et l’analyse du contenu de l’estomac permirent de reconstituer les éléments du dernier repas solennel dont la digestion avait été arrêtée net par la mort ; en bref, une sorte de soupe qui ne contenait pas moins de 19 sortes de graines et de plantes, toutes soigneusement cultivées si l’on s’en rapporte aux botanistes qui en jugent par la proportion et la densité de chaque espèce.EN MARGE DU XXe SALON CULINAIRE DE LA PROVINCE GOURMAND’ et qui lies autres Ainsi la gastronomie ajoutait un nouveau titre à notre reconnaissance: servir à l’histoire de l’humanité ! A cette époque relativement récente, à peine 50 générations, les aïeux de nombreux canadiens français, les Gaulois, étaient déjà renommés pour leur charcuterie qu’ils savaient présenter avec art.Les Romains en effet furent surpris du raffinement avec lequel étaient servies, outre les “cochonnailles”, les viandes rôties, débrochées sur table, les venaisons cuites à l’étouffée sur des pierres chaudes disposées RETOUR DE CHASSE.CETTE MOSAÏQUE DU DEBUT DE NOTRE ERE FAIT PARTIE D'UN ENSEMBLE DE PLUS DE 2,000 VERGES CARREES DECORANT UNE RICHE VILLA DE PIAZZA ARMERINA (SICILE).par Eddy L.MacFARLANE Membre-fondateur et Maistre-Epistolier de la Confrérie des Fins-Gousiers d'Anjou 14 FEMME CUISINANT.D'APRES UN ANCIEN ESTAMPAGE CHINOIS.dans des trous creusés en terre.Il est vrai que les Romains n’étaient que des goinfres pour qui seule la quantité importait.Chacun sait qu’à la fin d’un repas ils s’introduisaient deux doigts dans la gorge pour .enfin vous me comprenez .et, allégés, entamaient un autre repas.De pauvres goinfres vous dis-je, non des gourmets; d’ailleurs ils ignoraient la saveur délicieuse que peut recéler un potage et ne dûrent cette révélation qu’à des “barbares” plus exactement à des hordes franques venues de Germanie.Le patronyme d’un Romain s’inscrit toutefois au Livre d’Or du “bien-manger” : Lucius Lu-civius Lucullus, consul en 74 avant J.-C.Qui se souviendrait de ce général, à qui l’on doit l’introduction du cerisier en Europe, et de ses victoires sur Mi-thridate et sur le roi Tigrane, si le luxe de sa table n’avait popularisé son nom.On raconte qu’un jour, n’ayant exceptionnellement pas d’invité et le repas lui paraissant moins soigné, il appela son intendant : “Ne savais-tu pas, dit-il.que Lucullus soupait ce soir chez Lucullus”! Sur quoi il lui fit trancher le col.Douce époque! Essayez donc aujourd’hui d’appliquer une telle sanction aux innombrables gar-gotiers qui nous gâtent le palais! CUISINE LITTERAIRE Chaque métier a ses ouvriers, ses spécialistes, ses techniciens, mais la cuisine a ses artistes, ses artisans et ses poètes; ses réformateurs et ses doctrinaires, ses inventeurs connus ou anonymes, ses martyrs, ses mécènes, ses amateurs, auxquels est venu se joindre récemment le scientifique diététicien.Laissons celui-ci à ses cornues et gardons-nous de le prendre trop au sérieux.Puisons plutôt dans l’énorme bibliothèque que pourrait constituer un spécialiste : du grammairien grec Pal-ladas épiloguant sur une poêle “un fondeur a fait d’un Amour de bronze une poêle à frire non sans raison puisque ainsi nous brûle l’Amour même .au poète latin Columelle, chantre des choux, des laitues, des concombres; du spirituel épicurien Brillat-Savarin (1) auteur de “la Physiologie du goût” et de son contemporain Grimod de la Roy-nière (2) avec “VAlmanach des gourmands” aux derniers ouvrages de notre bon maître Curnon-sky, Prince élu des Gastronomes .cela ferait des milliers de volumes propres à exalter l’appétit des “Chevaliers de la Fourchette”.A toute cette cuisine théorique et •‘mnrimée à laquelle, et non sans expérience, ont contribué d’illustres noms: Rabelais en tête, Diderot, Alexandre Dumas, Léon Daudet; de plus modestes gens de plume .et de bec, sans être pour cela de moindre compétence: Gaston Derys, Robert Courtine (3) Henry Clos-Jouve (4) ; à toute cette littérature, dis-je, il convient d’ajouter les innombrables livres de cuisine signés tante Lily, Catherine, Marie .(tous les prénoms féminins ont été exploités!) et ces encyclopédies culinaires où la maîtresse de maison apprendra avec stupeur qu’il lui faut cuire pendant six heures deux douzaines de grives dont elle n’emploiera que trois cuillerées de sauce pour préparer un autre plat plus compliqué qu’une machine électronique .Méfions-nous de l’intrusion de ces “mathématiciens” en un Art qui peut atteindre ses sommets en restant simple et sain.Avant eux, J.K.Huysmans, le vibrant auteur de “Sainte Ludwig de Schiedam”, de “La Cathédrale”, de “L’Oblat” avait imaginé dans “A rebours” des plats extraordinaires dont je me garderai de vous donner la recette .Plus équilibré dans ses goûts, prenons plutôt Montaigne pour guide, le Montaigne exaltant les “plaisirs de gueule” car le mot est de lui, non de Rabelais ou d’un autre: “le corps à table ne doit pas se vautrer mais s’appliquer et se plaire”.Et dans les “Essais”: “Que ne renoncent-ils encore à respirer, dit-il, parlant des “ratiocinateurs et philosophes de façade qui par ostentation, intérêts cachés, ambitions, parfois même par stupidité, font les dégoûtés des plaisirs naturels de la table?” Comment voulez-vous après cela qu’un théologien puisse, de LA TABLE SERVIE.PEINTURE DE FLORIS VAN SCHOOTEN (CONNU DE 1621 A 165S) COLLECTION D.CARLSSON, SUEDE.K» «Ai f ?j .WJ 22 sang froid, condamner la gourmandise, lorsqu’elle n’est pas entachée d’excès! Et voilà que j’allais oublier un contemporain, véritable bienfaiteur de l’humanité, célèbre tant par ses recettes culinaires que par ses cures médicales: le docteur Edouard de Pomiane.En un délicieux volume hors commerce, devenu très rare, il nous offrait en ,1938 les recettes de “20 plats qui donnent la goutte”, en déplorant dans la préface que les jeunes générations ne l’aient plus, mais se morfondent au régime des nouilles sans beurre, du beurre sans pain, du pain sans sauces, des sauces sans viandes, — à moins que ce ne soit le contraire — des viandes sans truffes .Comment redonner la goutte à l’humanité, disait-il, pour ne pas la priver à jamais de ses maux et de ses plaisirs “car la goutte se meurt; en vain pour faire une leçon à l’Hôpital le Professeur cherche-t-il un malade classique pour palabrer sur la vieille podagre”.Est-ce une perte pour l’humanité?“Eh! oui car cette affection était l’apanage de ceux qui avaient su trouver dans la vie des plaisirs qui ne nuisaient qu’à eux-mêmes”.Et il est beaucoup plus moral de jeter un regard de convoitise sur une table bien servie que sur l’épouse du voisin.Vous ai-je dit que ce précieux et fort bénéfique ouvrage avait été édité par les soins d’un très important laboratoire pharmaceutique dont une des spécialités justement .CUISINE DIPLOMATIQUE Ecoutons Bossuet: “Quand la cuisine sera inutile aux autres hommes il faudra encore l'apprendre aux diplomates car c’est par des dîners que l’on dirige les hommes .” Pas besoin de cette recommandation à notre ambassadeur en France.Sa table a étonné bien des Parisiens raffinés qui estimaient que “hors de France, point de.menu!” De menu digne d’un palais délicat .Sa réputation de “fine fourchette” l’a fait “admettre” récemment à l'Académie des Psychologues du goût, où selon la coutume, le récipiendaire est tenu pour le repas d’intronisation, d’ordonner le menu et de veiller à son exécution.Ce que fit notre Excellence; saumon des grands Mm!® ¦ rapides, terrine de castor, noisettes d’orignal à la gelée d’ato-cas, cuissot de wapiti sur purée de mojettes, torquettes au sirop d’érable furent présentés aux convives.Les Académiciens en avaient le souffle coupé! Et M.Daniel-Rops, y perdant son latin, au nom de la docte assemblée demanda des explications .On n’osera plus dire de longtemps à Paris, qu’à part la soupe aux pois le Canada manque de spécialités culinaires! Bien avant ce banquet, le monde diplomatique avait été subjugué par le faste que déployait Jean-Jacques de Cambacérès, duc de Parme.Celui-ci après avoir été Président de la “Convention”, puis Ministre de la Justice en 1799, promoteur du code civil, deuxième consul — le premier étant Buonaparte — et Archichancelier de l’Empire Napoléonien, recevait à ce titre de nombreux Ambassadeurs et Ministres plénipotentiaires.Lors d’un diner officiel, où les convives étaient loin d’être tous des amis de la France, il imagina, après la présentation, sur un plat d’argent massif tenu par quatre laquais, d’un superbe saumon, de simuler une maladresse lors du découpage.La comédie fut bien réglée; le maître d’hôtel prit un air consterné, Cambacérès fronça le sourcil puis à mi-voix, souverain, ordonna: en-levez-le, servez-en un autre! Et à l’ébahissement des hôtes, on apporta sur-le-champ un saumon plus magnifique encore.L'Archichancelier s’était concilié sans aucun doute la sympathie des invités avec lesquels, au sortir de table, il devait négocier le .découpage de l’Europe.Bonne table engendrant bonne humeur et bonne humeur, pacifisme, c’est l’évidence même que si les joies du palais n’avaient été pour Hitler, Staline et quelques autres un mystère impénétrable, la vie du monde eut été changée! Ceci admis, pourquoi ne pas créer une section culinaire à l’O.N.U.où chaaue homme d’Etat sous la direction d’un grand maître-queux serait délicatement initié aux subtils enthousiasmes papillaires?CUISINE AUX ARMEES “Ici on fait ce qu’on peut”, a dit en m’accueillant l’adjudant du petit groupe qui patrouillait, lors de la dernière guerre, dans le Sud Tunisien, entre le désert de Libye et les confins du Sahara.— A défaut de beurre, cuisine au sable! A tous les repas et même entre les repas.Tu t’habitueras.Et puis avec de la chance, entre deux boîtes de conserve, on peut attraper un lézard, une gerboise, un serpent que l’on fait griller sur de la crotte de chameau .tu verras, c’est fameux .! Nous prenions, le soir, notre revanche sur cette frugalité involontaire en énumérant lentement, les papilles en émoi, les plats que nous aimions .— Tu prends trois beaux oignons, pas des espagnols, des oignons dorés de Roscoff, que tu fais revenir dans de la graisse d’oie .Ça sentait bon autour de nous rien que d’y penser et l’on s’endormait d’un oeil, dans un trou de sable, sous les étoiles, la gorge sèche, en rêvant d’un énorme steak avec quelques patates frites.— Connais-tu le “gulu-gulu” m’a dit mon frère d’armes?Tu Le plus ancien recueil de recettes imprimé vers 1530: Livre fort excellent de Cuysine très utile et profitable contnenant en soy la maniéré Dhabiller toutes viandes; Avec la manière de servir ès Bacquelz et festins; le tout reveu et corrigé oultre la première Impression par Te grant Escuyer de Cuysine; On les vend à Lyon près nostre dame de Confort chez Olivier Arnoulet.fare fo:r ercellér te £apflnctT(fBtitk$pfoffUa5(c contenStei) fof tamanUte DÇaôlffcc loutre 6(an5rs.Butt(amanitttbc(ctuitte -GScqurlj pine.lt fout teut u (i lottiQt ouftte fe pmlt: «fflmpflrflWgfcfirüf efcu^ttU Cufflnt.ï fr e Se n8 o ! porj pjf6 noffrt ôamc ûe Confoft rÇrç jDUuUtlïtnouUcL 23 DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR.PAS DE PROBLEME POUR CELUI-CI: TRANSPORT ET ALI- MENTATION NE FONT QU'UN.haches très fin six échalottes, trois gousses d’ail, trois piments rouges et deux verts; tu ajoutes de l’estragon et du poivre de Cayenne; tu sers avec des sprats en saumure.C’est formidable! Ça réveille un mort! — En as-tu mangé répondis-je d'un air soupçonneux?— Ah! non .j’attends d’être nort .N’oublie pas: six échalottes, trois gousses d’ail.Le lendemain, il était abattu d’une rafale de mitrailleuse.Cher vieux frère, excuse-moi, je n’avais pas ce qu’il fallait pour préparer ce repas posthume, mais je t’ai enseveli sous les plus grosses pierres que j’ai pu trouver pour que tu ne sois pas le festin des chacals.J’ai raconté cette histoire, un soir, et j’ai appris récemment qu’un chansonnier la “servait” à peine transformée, à des auditeurs bien repus qui en meurent de rire .Sic transit gloria mundi.CUISINE ET IMAGINATION Madame de Sévigné, elle, s’est singularisée en ne contribuant, sauf erreur, aux fastes de la Cuisine que pour immortaliser le nom d’un cuisinier: Vatel, On connaît ainsi les causes du suicide du maître-queux du grand Condé un jour que celui-ci offrait en son splendide château de Chantilly un dîner à Louis XIV.La marée n’arrivant pas, Vatel monta dans sa chambre et se transperça le corps de son épée, — il eut été plus logique de le faire d’une broche.— au moment même où la marée, enfin, était en vue.Faut-il admirer ce sens aigu de l’honneur professionnel?J’en doute.Le moins qu’on puisse dire est que Vatel manquait d’humour, de patience et surtout d’imagination, ce qui est rédhibitoire pour un Chef.Combien il faut lui préférer un Albert, le grand, celui du Maxim’s du Paris de la Belle Epoque, — d’autres prétendent que ce fut un certain Peter, restaurateur, — mais peu importe, ce n’est pas le lieu de rompre ici des couteaux de cuisine.De toute façon, le génial restaurateur vit arriver au moment de la fermeture six bons clients qu’il n’avait pas envie de mécontenter.Plus un plat présentable, plus un poisson .mais une idée géniale: il prit une casserole, y mit du beurre, des tomates, un rien d’ail et autant d’échalotte pilés, du vin blanc, un peu d’huile; au moment de l’ébullition, il jeta les deux homards seuls rescapés de la journée, coupés en quatre pour activer la çuisson, puis fit flamber dans sa sauce une bonne dose de cognac.Interrogé par ses clients reconnaissants sur le nom de ce plat exquis, l’hôte répondit à tout hasard: Homard à l’Américaine, toute innovation à l’époque se réclamant du Nouveau Continent.Le nom et le plat firent fortune et faillirent détrôner le classique homard à l’Armoricaine qui se fait selon la vieille recette des pêcheurs bretons.Et elle est fameuse! Un autre grand créateur fut Carême, né à Paris en 1784.D’abord cuisinier de l’Empereur de Russie, Talleyrand sut se l’attacher et s’en servir sur le plan diplomatique en l’“offrant”, cadeau royal, au Prince Régent d’Angleterre.Devenu plus tard George IV, le roi dit un jour à son “Chef”: "Carême, vous me ferez mourir d’indigestion!”.A quoi Carême de répondre: “Sire, mon devoir est de flatter votre appétit, non de le diriger”.Carême! Sage Carême! Si la gloire consiste à faire de la fumée, Carême en a fait autant que Napoléon, a pu dire de lui un auteur.Et tellement plus utile et agréable à l’humanité.CUISINE ET HERESIES Oh! il ne sera question ici que d’hérésies de bouche ou de schismes culinaires .Ce qui a quand même son importance.Ainsi lorsque Montagné, — eh! oui, le Maître Prosper Montagné, — nous propose dans “Les Délices de la Table” un menu de “Réveillon” où intervient après les huîtres de Marennes, les Canapés de Caviar, le Consommé de volaille, les filets de soles Montbry et le dindonneau truffé, un Foie gras à la gelée de Frontignan, il commet une hérésie.Le Foie gras se sert au début du repas, seul dans sa suavité; il ne tolère corrpne pages qu’un noble parasite du chêne: la truffe, et aussi un petit pain croustillant à souhait, comme ceux dont M.Charles Burke, professeur de boulangerie et de pâtisserie à l’école des Métiers Commerciaux semble avoir le secret.Entendez qu’il ne s’agit pas ici du démocratique pâté de foie, qui d’ailleurs n’est pas négligeable, mais de sa Sérénissime Altesse le Foie Gras d’oie tel qu’il se prépare en Périgord Noir ou en Alsace, encore que dans cette estimable province, depuis la guerre, une immigration massive de foies d’oie, venant de l’Etat d’Israël en a singulièrement modifié le goût.Donnons quand même l’absolution au Maître Prosper Montagné; il a tant fait pour notre gourmandise ! Est schismatique, — toujours en cuisine — quiconque, pour toutes sortes de raisons, travestit, modifie, altère, dénature sciemment ou inconsciemment par sauces équivoques, anonymes et industrielles, outrance d’épices, d’aulx et d’oignons, un mets qui ne doit vous plaire à priori que pour lui-même.Côté gourmet: “les choses doivent avoir le goût de ce qu’elles sont” ne cesse de proclamer depuis un demi-siècle notre bon Prince Cur; côté Chef: “la caractéristique de la bonne cuisine doit être la simplicité.Faites simple” a enseigné pendant quarante ans l’illustre chef du Ritz de Londres, Escoffier, le créateur de l’internationale et savoureuse Pêche Melba.C’est peut-être ce manque de simplicité que je reprocherai à certains exposants du 20ème sa- li Né à Belley; mort à Paris 1755-1826 2) 1758-1838 3) Auteur de: Le plus doux des péchés, Editions touristiques et littéraires.Bourg’ 1954 4) Auteur du “Promeneur lettré et gastronome en Bourgogne”, baptisé pour la circonstance par Cur-nonski: le gastronomade.Amiot Dumont, éditeur.Paris 1951 H LES ELEVES DE LA SECTION DE CUISINE PROFESSIONNELLE DONT M.EMILE PUVILLAND EST LE CHEF, SECONDE PAR M.CONSTANT COMTE ET M.CHARLES BURKE (BOULANGERIE-PATISSERIE).PREPARENT ACTIVEMENT LE "SAUMON EN BELLE VUE” QUI FIGURERA AU XXe SALON CULINAIRE DE LA PROVINCE.CI-DESSOUS.UNE PARTIE DES PIECES EXPOSEES.Ion culinaire de la province de Québec qui a eu lieu récemment à Montréal, reproche qui peut d’ailleurs s’adresser à la majorité des expositions de ce genre.La simplicité n’exclut ni l’imagination ni la dextérité mais lorsque celle-ci et celle-là l’emportent sur toute autre considération il ne s’agit plus de présentation de mets, mais de sculpture, de peinture, pour lesquels il ne manque pas de matériaux plus aptes à subir la volonté de l’artiste que la gelée ou le sucre.“Présenter” un plat c’est souhaiter réjouir l’oeil mais aussi aiguiser l’appétit, ce qu’oublient quelquefois les “présentateurs”.Certaines couleurs, agréables au regard n’incitent nullement à la dégustation, bien au contraire; quant aux formes, elles sont trop souvent si consciencieusement, si systématiquement “déformées”, qu’il est absolument impossible de distinguer un canard rôti d’un entremets ce qui peut mener à des erreurs regrettables.J’ai même trouvé insultant pour le porc dont on nous présentait la magnifique tête, d’être travesti en sanglier à l’aide de dérisoires défenses en.au fait: en quoi?en pain d’épices, en sucre?en carton?Certains ont mieux compris leur rôle et il est bien agréable de pouvoir citer parmi eux la belle table de la section de Cuisine et de boulangerie — pâtisserie de l’Ecole des Métiers Commerciaux non parce qu’elle compte parmi les écoles du Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, — je pourrais parfaitement n’en rien dire, — mais parce que, fait de mesure, d’équilibre et de bon goût, chaque plat avait l’air de ce qu’il était, c’est-à-dire de quelque chose d’agréablement comestible.Certes! l’habit ne fait pas le moine.et je me suis convaincu de la justesse de ce vieux proverbe certain soir où je mastiquais d’une dent indignée, un magnifique faisan, injustement bouilli, dont m’honorait fièrement M.Schmith que je considérais comme un ami.Et pour accompagner ce crime le plus grand bourgogne, une Romanée-Conti seigneuriale, servie elle, selon les règles de l’art, avec tout le respect qu’on lui doit.Depuis j’ai pardonné .ce n’était pas tout à fait de sa faute si “ÏAngleterre a plus de vingt religions et une seule sauce, celle-ci étant à base d’eau.” Méfions-nous toutefois de ces liai- sons dangereuses, tout autant que du chien-chow à la chinoise, de la truite farcie au foie gras, du riz au bleu de méthylène, cher à Paul Reboux.Il est bien permis de temps à autre de s’encanailler le palais d’un plat exotique ne serait-ce que pour la joie de retrouver bien vite des délices plus orthodoxes .Que voulez-vous .Certains se nourrissent, d’autres mangent ou .s’empiffrent.Savoure qui peut! C’est là une disposition naturelle, mais on parvient à ces hauteurs après de longues études sur pièces, des comparaisons, des expériences parfois décevantes.Ce qui est le propre d’un Art.Sybaritisme dites-vous?Eh! oui, et vive les sybarites de cette espèce et ceux qui les enfantent et ceux qui les flattent .Surtout profitons-en avant qu’un inestimable savant misanthrope, misogyne et dyspeptique ne s’avise de récupérer nos vieilles semelles pour nous les faire manger sous forme de pilules.Il est vrai que la publicité aidant, nous y trouverons peut-être une certaine volupté .yïTfà SES** ^ miiT i mümtfri i * ' .- ^ ¦‘Vasj yt/'crrtj.s’/o - ' «*5 J ^ BALEINES ! ! d i ! MONSTRES MARINS I par i^olert f^réuoii AU début du dix-huitième siècle, le Père Charlevoix, notre premier historien, écrivait au sujet de la région du Saguenay: “Tout ce pays est plein de marbre, mais sa plus grande richesse est la pêche à la baleine”.Puis, il ajoutait: “En 1705, vers le mois d’août, étant mouillé avec le Héros dans ce même endroit (Tadoussac), je vis quatre de ces poissons qui, entre tête et queue, étaient presque la longueur de notre vaisseau.” Le jésuite faisait allusion à une industrie très prospère qui, après avoir été la première et la plus importante au Canada, est maintenant disparue.Déjà, au seizième siècle, celui de la découverte de notre pays par Jacques-Cartier, les Basques se livraient depuis longtemps à la pêche à la baleine dans le Saint-Laurent.Us érigèrent même sur l’île à laquelle ils ont laissé leur nom, au large de Trois-Pistoles, de grands fourneaux dont il subsiste encore des vestiges restaurés.Charlevoix dit d’ailleurs qu’en son temps, on y voyait le sol jonché de côtes provenant des cétacés dépecés sur place.C’est vers l’époque des voyages de Samuel de Champlain, semble-t-il, que les Basques abandonnèrent la pêche à la baleine pour s’adonner plutôt à la traite des pelleteries, qu’ils faisaient souvent en contrebande, en dépit des privilèges exclusifs accordés par le roi à ceux qui voulurent jeter les bases d’une colonie permanente en Amérique.Pourquoi cette volte-face commerciale?Les uns l’attribuent au fait que le troc des fourrures exigeait un capital moins important et rapportait des profits plus considérables et plus immédiats; les autres croient que la baleine, continuellement pourchassée, disparut comme par enchantement de nos eaux pour se réfugier dans le vaste golfe qu’elle fréquente encore.Au cours des cinquante dernières années du régime français, de hardis marins canadiens tentèrent de remettre sur pied l’industrie que les Basques avaient inaugurée deux siècles avant eux.Mais pour des raisons que l’on ignore, peut-être parce qu’ils ne disposaient pas des fonds nécessaires, ils laissèrent périmer leurs prégoratives.Parmi eux figuraient Hilaire Brideau et Jacques de Lafontaine de Belcour, membre du Conseil Souverain.En 1733, Brideau se construisit une barque qu’il munit d’un canon, de câbles et de harpons.Il s’assura les services de huit hommes expérimentés.Cette entreprise lui coûta une jolie somme; aussi pria-t-il Gilles Hoc-quart, alors intendant de la Nouvelle-France, de lui réserver le droit d’exercer son nouveau métier en exclusivité pendant quatre ans.Mais à cette époque, la Compagnie du Domaine avait des droits exclusifs sur le bas Saint-Laurent.Celle-ci écouta les représentations de l’entreprenant pêcheur et lui accorda le privilège demandé, à condition que le pétitionnaire ne fasse pas la traite des pelleteries ou le commerce de l’huile de loup-marin avec les sauvages, qu’il ne mette jamais pied à terre, sauf dans les cas d’urgence ou pour capturer les cétacés qu’il aurait blessés et qui iraient s’échouer sur le rivage.Cette blessure devrait alors être identifiée par la marque du sieur Brideau sur le boulet ou sur le harpon qui l’aurait occasionnée.Advenant le cas où il devrait recourir à l’aide desdits sauvages, il ne les pourrait récompenser qu’avec de l’huile de baleine, et non en vivres, en boissons et autres marchandises.Lorsque le baleinier reviendrait dans le port de Québec, son propriétaire devrait permettre aux représentants de la Compagnie de le visiter et de saisir toutes pelleteries ou huile de loup-marin qu’il pourrait contenir.Une amende de 500 livres devenait automatiquement imposable.Le contrôle s’avérait sévère ! On peut croire que le sieur Brideau ne vit pas ses efforts couronnés d’un très grand succès, car à la fin des dites quatre années, il ne renouvela pas sa requête.Dix ans plus tard survenait M.de Belcour.Celui-ci fit part de son projet au ministre de Pontchartrain, qui le recommanda à M.de la Jonquière, alors gouverneur du Canada, et à l’intendant François Bigot.Il s’agissait de faire la chasse ou la pêche à la baleine au moyen de rets.Le conseiller fit bien des démarches avant de voir sa demande acceptée.Ce n’est en effet que le 19 octobre 1750, soit après trois ans d’efforts, qu’il obtint pour quinze années la concession, sur la côte du Labrador, d’une zone de terrain appelée Apetepi ou Micatarain, ayant une profondeur de quatre lieues avec tous les îles, îlots et battures qu’elle contenait.M.de Belcour se voyait permettre en même temps, et à l’exclusion de tout autre, le construction d’un ou de plusieurs établissements de pêche.En retour, il était tenu de payer chaque année cinq castors ou la somme de dix livres.Mais le sieur de Belcour courait plusieurs lièvres à la fois.Il mena tant d’initiatives simultanément qu’il se ruina.Sa tentative connut le sort des autres.Dans les premières années du régime anglais, il était si pauvre que le général Murray fut obligé de voter des pensions à ses filles pour leur permettre de subsister.Ce fut la fin de cette industrie.La baleine ne se risquait plus en amont du golfe.Au 26 11—a— •n'.WVS mmm '/ncuyier o/siY/twa fir, Curing k.Dry ma of Cod jr-.- - -A T/u JTaLit of &u Fi/Tunrun M.ThJ1 in.e.CTfu ^t/scrry Jry/l X Tke 7h V» ; ~.'_s WmUSS Le 31 janvier dernier, Son Exc.Mgr Georges-Léon Pelletier, évêque de Trois-Rivières, effectuait sa première visite à l’Ecole Technique de Shawinigan.On voit le distingué visiteur ci-contre, au moment où il s’apprêtait à signer le livre d’or de l’institution, en présence de MM.Albert Blais, maire suppléant de Shawinigan, E.-A.Curtis, président du Bureau des gouverneurs de l’école, et Albert Landry, directeur.Ainsi que l’annonçait Technique pour tous dans un récent numéro, des cours en mécanique de marine se donnent maintenant à l’Ecole d’Arts et Métiers de Lauzon, sous la surveillance pédagogique de l’Ecole de Marine de la Province de Québec.Cet enseignement a pour but de préparer les élèves en vue des examens prescrits par le ministère fédéral des Transports pour l’obtention du brevet de mécanicien de marine {les 4 classes).Cette photo a été prise lors de l’inauguration des nouveaux cours, le 9 janvier 1956.De gauche à droite: M.J.-L.Laperrière, représentant la Clarke Steamship Co.Ltd, le capitaine Jacques Gendron, officier-commandant de l’Ecole de Marine, MAI.Denary Halle, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Lauzon, Michel M.oyle, M.B.E., ingénieur-chef à l’Ecole de Marine, et J.Bousquet, représentant du ministère fédéral des Transports.On sait que Son Eminence le cardinal Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal, fait appel à toutes les bonnes volontés pour la toilette du nouvel hôpital St-Charles-Borromée, établi à l’intention des vieillards malades dans l’édifice qu’occupait autrefois l’hôpital Général, rue Dorchester.Les citoyens qui répondent à l’invitation proviennent de toutes les couches de la société.Les élèves de l’Ecole des Métiers Commerciaux ne sont pas restés inactifs.On voit ici quelques-uns de ceux qui, au cours de février, ont consacré une soirée à cette oeuvre humanitaire.U .dans nos écoles A l'occasion de leur congrès d’hiver, les membres de VAssociation des Hebdomadaires de Langue française du Canada ont visité les ateliers de l’Ecole des Arts Graphiques, le 10 février.On voit ici, de gauche à droite, MM.Lionel Bertrand, secrétaire de l’Association et député de Terrebonne aux Communes, Fernand Dos-tie, sous-ministre adjoint du Bien-Etre social et de la Jeunesse, qui représentait l’hon.Paul Sauvé, c.r., retenu à Québec par la session, Orner Perrier, de St-Jean, le doyen des membres de VAssociation, Louis-Philippe Beaudoin, directeur de l’école, et Raymond Douville, de Trois-Rivières, président de l’Association.L’Ecole d’Arts et Métiers de Port-Alfred accueillait récemment quelques-uns de ses anciens élèves devenus professeurs dans l’Enseignement spécialisé.Après les noms figurent, entre parenthèses, la localité où chacun exerce maintenant sa profession.Première rangée, de gauche d droite, M.Gaston Brunet (Thetford-Mines), le Rév.Frère Berchmans (Port-Alfred), M.Henri Delisle (Port-Alfred), le Rév.Frère Julien, directeur de l'école, M.Maurice Girard (Port-Alfred), le Rév.Frère Edmond (Port-Alfred) et M.Martial Ver-reault (Chicoutimi).Deuxième rangée, même ordre, le Rév.Frère Gabriel (Port-Alfred), MM.C'aitde Boulianne (Rivière-du-Loup) et Marcel Simard (Gravelbourg.Sask.), et le Rév.Frère Joachim (Port-Alfred) .MM.Boulianne et Simard tiennent ici un tableau exécuté par M.Georges Routhier et groupant les anciens élèves de l’école maintenant devenus à leur tour professeurs.L’Ecole des A.rts Graphiques vient de recevoir en cadeau la 1,500e presse expédiée au Canada par la compagnie allemande Heidelberg.Cette maison avait décidé que cette presse ne serait pas vendue à une entreprise commerciale, mais remise à une institution canadienne où se donnent des cours en impnimerie.C’est notre Ecole des Arts Graphiques qui l’a obtenue, par le truchement de Graphie Equipment Ltd.Cette photo a été prise au moment où la presse atteignait Montréal, le 24 janvier 1956.De gauche à droite, MM.1.Reid, courtier en douane, E.Cushing, agent maritime, Horace Moisan, conseiller municipal et représentant le maire de la métropole, Pierre DesMarais, président du Comité exécutif de Montréal, Paul Langlais, représentant de Graphie Equipment Ltd., Louis-Philippe Beaudoin, directeur de l’Ecole des Arts Graphiques, et Robert Prévost, directeur du service des relations extérieures du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse. **£ '¦ ;ù* .1H4 f M%&M.Jl!OL*.5JÎgîï' '|Sf !m ».ipo If ?f r:™-/ «Mf 199 !f If 'f ¦i fl fi fl rrinn; fllSte PSIiÉIi Iff i'nTTia'» ./> ’Ecole des Métiers Commerciaux jj A variété et la disparité des métiers -L< enseignés à l’Ecole des Métiers Commerciaux en font une institution qui suscite généralement une certaine curiosité au sein de la population.Voyons tout d’abord comment cette institution a pris forme.C’est en 1945 que l’Ecole des Métiers Commerciaux s’installa dans l'édifice quelle occupe, rue St-Denis, près de la rue Ste-Catherine, et qui avait longtemps abrité l'université de Montréal avant son déménagement vers la montagne.Propriété du Gouvernement de la Province, l’immeuble avait subi une transformation complète dans les premiers mois de la même année.La nouvelle institution portait alors le nom d'Ecole Centrale d’Arts et Métiers, qui allait être changé plus tard pour des raisons que nous exposons plus loin.Elle fut formée par la fusion de quelques sections de certaines écoles spécialisées de la métropole: celle de la confection du vêtement masculin, U6 inaugurée à la section est des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal en 1937, de haute-couture, organisée à la section nord des mêmes écoles en 1945, et de cuisine d’hôtel, d’horlogerie, de chaussure, de coiffure, créées en 1945 par la Direction générale des Ecoles d’Arts et Métiers.Le premier directeur fut M.Benoît Laberge, qui avait précédemment occupé les mêmes fonctions à la section nord.Au cours des premières années et pendant des périodes variables, l’espace permit de loger sous le toit de la nouvelle école de nombreux organismes gouvernementaux: le bureau des statistiques de l’Instruction publique, la Curatelle publique, le Service provincial de Ciné-photographie, les bureaux de la revue Technique, l’Office des Cours par Correspondance, les bureaux du pourvoyeur du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, la Direction des Ecoles d’Arts et Métiers, le magasin scolaire, les bureaux de la Corporation des Techniciens Profes- sionnels, la Direction générale des études de l’Enseignement spécialisé, les inspecteurs des écoles de l’Enseignement spécialisé et ceux des écoles professionnelles privées.A mesure que les cours gagnèrent en popularité et que l’inscription augmenta, il fallut s’agrandir par l’intérieur, avec le résultat que l’immeuble n’abrite plus, en dehors de l’école proprement dite, que l’Administration des Ecoles d’Arts et Métiers et les bureaux de Montréal du Service de Ciné-photographie.Les cours débutèrent à l’automne de 1946; la bénédiction et l’inauguration officielle eurent lieu le 8 mars 1947.Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, et l’hon.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, présidèrent aux cérémonies.M.Gérard Nepveu agit tout d’abord comme directeur des études, poste auquel M.J.-L.-P.Lambert fut nommé en septembre 1947.M.Nepveu devait être attaché à la Direction générale des études de l’Enseignement spécialisé à titre de secrétaire, au printemps de 1948.En septembre 1950, M.Rosario Bélisle, jusqu’alors inspecteur des écoles de l’Enseignement spécialisé, était nommé directeur.Il occupa ce poste jusqu’en septembre de l’année suivante, alors qu’il devint directeur de l’Ecole Technique de Montréal.Il fut à ce moment remplacé par M.Paul-Emile Lévesque, ci-devant directeur des études à l’Ecole du Meuble.En 1952, l’immeuble subit de nouvelles transformations, afin de mettre à profit l’espace libéré par le déménagement de la section de chaussure et par le départ d’organismes étrangers à l'école proprement dite.Au printemps de 1953, le directeur, M.Lévesque, était frappé par la maladie.Il fut remplacé à titre intérimaire jusqu’en août 1954 par M.Maurice Barrière, alors inspecteur des écoles de l’Enseignement spécialisé et maintenant adjoint du directeur général des études.C’est en février 1953 qu’un changement survint dans l’appellation de l’institution.Le titre Ecole Centrale d’Arts et Métiers prêtait à confusion.Le terme central laissait croire, de façon générale, qu’il s’agissait d’une sorte de maison-m'ere des Ecoles d’Arts et Métiers de la province.Enfin, l’expression arts et métiers inspirait la pensée que les domaines qui y font l’objet de l’enseignement s’identifiaient à ceux qui sont inscrits au programme d’études des écoles portant ce nom.Les métiers enseignés à lecole s’apparentant plutôt au commerce, les autorités du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse optèrent pour le nom d’Ecole des Métiers Commerciaux, ce qui identifie mieux la nature de l’enseignement et le différencie de celui que diffusent les Ecoles Techniques et les Ecoles d’Arts et Métiers, qui est de caractère plutôt industriel.En cette même année 1953 s’ajoutait une nouvelle section: celle de la couture de manufacture, dont le but est de former des opératrices pour l’industrie de la robe.Les pédagogues de l’Enseignement spécialisé suivent évidemment de près les différents programmes d’études sur lesquels s’appuie l’enseignement des diverses disciplines.Les programmes élaborés au début par M.Gérard Nep-veu furent soumis à l’expérience et modifiés par la suite, à mesure que les circonstances l’exigèrent, par un conseil pédagogique formé au sein de l’école même, et qui soumet ses recommandations à la Direction générale des études.C’est ainsi que les conditions d’admission se sont précisées d’année en année, et il en est résulté une précieuse influence sur la qualité des élèves.En janvier 1955, M.Gérard Nepveu revenait à l’Ecole des Métiers Commerciaux en qualité de directeur des études, M.Lambert ayant été nommé au poste de directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers d’Asbestos.La réputation de l’Ecole des Métiers Commerciaux ne cesse de s’accroître, au point de ne pouvoir accueillir tous les jeunes qui voudraient s’y inscrire.C’est ainsi qu’au début de l’année scolaire 1955-56, quelque 120 élèves ont été refusés, faute d’espace, dans le seul domaine de la coiffure pour dames.L’an prochain, deux autres salons viendront doubler ceux qui existent déjà.L’école maintient des relations très étroites avec les comités paritaires, les comités conjoints et les associations ouvrières, particulièrement dans les domaines du vêtement masculin, du vêtement féminin, de l’horlogerie, de la coiffure pour hommes et pour dames, de la cuisine d’hôtel, et de la boulangerie.Les exécutifs de plusieurs de ces organismes tiennent leurs réunions à l’école; le directeur, le directeur des études et les professeurs y participent lorsqu’on y étudie des aspects ayant un rapport avec l’enseignement des métiers.Ces contacts permettent la mise au point des programmes d’études lorsque se présentent de nouveaux besoins.En horlogerie et en coiffure pour hommes et pour dames, par exemple, l’élève qui obtient son certificat doit se soumettre à des examens prescrits par les comités paritaires.Il est vrai que ceux et celles qui souhaitent exercer un métier en ce domaine doivent consacrer une certaine période à l’apprentissage; or les diplômés de l’Ecole des Métiers Commerciaux bénéficient d’une intéressante réduction de cette période, réduction qui est déterminée grâce à ces examens ayant lieu à l’école même.L’Ecole des Métiers Commerciaux occupe souvent la vedette au moyen d’initiatives annuelles.Celles-ci sont si nombreuses qu’on ne saurait les mentionner toutes dans cette monographie.Rappelons que chaque année, depuis 1948, les élèves de la section de haute couture participent à un concours de croquis pour la robe que porte la reine de la radio et de la télévision à l’occasion de son couronnement.Chaque année également, la section de cuisine d’hôtel et de boulangerie participe au grand salon culinaire tenu sous les auspices du ministère de l’Industrie et du Commerce.Evidemment, l’école est hors concours, sauf pour ce qui a trait à la section du travail d’équipe et en 1955, elle a remporté sous cette rubrique un trophée que l’hôtel Shera-ton-Mont-Royal avait obtenu en 1954; ’es anciens élèves de l’école, cependant, sont éligibles, et 16 d’entre eux ont remporté des prix l’an dernier, dont M.Robert Petit, qui s’est vu attribuer le grand prix.L’Ecole des Métiers Commerciaux compte présentement 325 élèves aux cours réguliers du jour et quelque 1,800 aux cours du soir.C’est une véritable ruche qui vibre au rythme de la grouillante jeunesse qui la fréquente.PRIX LITTERAIRE DECERNE A M.LOUIS-PHILIPPE AUD ET ’EST avec un vif plaisir que le personnel de l’Enseignement spécialisé a appris l’honneur récemment échu à M.Louis-Philippe Audet, chef de la section de culture populaire au Service de l’Aide à la Jeunesse.En effet, M.Audet est un lauréat des concours littéraires et scientifiques de la province de Québec pour 1955, section des sciences morales et politiques.Il s’est vu attribuer un prix de $400 pour les tomes II, III et IV de sa série d’ouvrages intitulée Le système scolaire de la province de Québec.Personne ne s’est étonné de ce nouveau succès car M.Audet est un auteur fort connu.En plus d’avoir signé un bon millier d’articles consacrés à l’éducation et à l’histoire naturelle, dans les journaux de la province, il a de nombreux ouvrages à son crédit.Au cours de sa carrière, de nombreux parchemins sont venus confirmer sa compétence: brevet académique d’instituteur, diplôme d’enseignement moderne et de pédagogie, baccalauréat ès arts, baccalauréat en pédagogie, licence ès sciences, puis doctorat en pédagogie.M.Audet est né à Ste-Marie de Beauce et a fait ses études primaires au collège de sa paroisse natale et ses études secondaires à l’Université de Montréal.De 1921 à 1928, il est professeur de l’enseignement primaire, professeur d’école normale, puis professeur de l’enseignement secondaire.En 1939, il enseigne à l’Ecole supérieure d’Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière.En 1940, il est nommé publiciste au ministère des Affaires municipales, de l’Industrie et du Commerce, et on le charge d’organiser la section des bourses aux étudiants, au Service de l’Aide à la Jeunesse.En 1946, il permute à la section de la culture populaire, à ce même service.M.Audet est professeur agrégé à l’Université Laval, à l’Ecole de pédagogie et d’orientation.Il est membre de la Société zoologique de Québec (dont il a été le président) et de la Société des Ecrivains canadiens, de même que sous-directeur général des Cercles de Jeunes Naturalistes.Il dirige depuis 1932 une chronique hebdomadaire sur l’histoire naturelle dans Y Action Catholique; depuis le mois d’août 1953, il signe dans ce même journal une deuxième chronique consacrée à l’éducation et à l’orientation.Technique pour tous est heureuse de présenter ses plus sincères félicitations à M.Audet pour le nouvel honneur qui vient de lui être décerné.17 LA “REINE” A DÛ CHOISIR ENTRE 450 CROQUIS! DANS son numéro de février, Technique pour tous soulignait qu’un grand enthousiasme s’était emparé des élèves de la section de haute-couture de l’Ecole des Métiers Commerciaux au moment où la reine de la télévision et de la radio, 1956, Mme Thérèse Cadorette, leur avait rendu visite juste avant l’ouverture du concours annuel relatif à la robe du couronnement.Ce n’était pas une exagération puisque les quelque 75 élèves de cette section, première et deuxième année, ont soumis environ 450 croquis.Le jeudi 26 janvier, Sa Majesté a consacré plusieurs heures au choix de son croquis préféré, en présence du directeur de l’école, M.Paul-Emile Lévesque, du chef de la section de haute-couture, M.Gérard LeTestut, de Mlle Thérèse Emond et de Mme Bertha Lemay, toutes deux professeurs à la même section, et de M le Huguette Proulx, journa'iste à Radiomonde.On devine que le choix n’a pas été facile, car de nombreux croquis, de l’avis de spécialistes en la matière, étaient vraiment remarquables.Ce n’est pas sans hésitation que la reine a fait part de ses préférences.Le concours prévoit la remise de cinq prix; le premier est attribué à l’auteur du croquis choisi pour la robe, et le deuxième au créateur du manteau; les autres prix sont attribués, selon le mérite, aux autres croquis soumis pour la robe.Les élèves suivants sont les heureux gagnants: 1er prix, Mlle Jeannine Ger- DEVANT AUTANT DE CROQUIS, COMMENT FIXER SON CHOIX?¦ .aCt-L J - vais (confection, 3e année); 2e prix, Mlle Mpnique Milette (couture, 1ère année); 3e prix, M.Normand Hamel (confection, 2e année); 4e prix, Mlle Jeannette Authier (couture, 3e année); 5e prix, Mlle Thérèse McGreevy (confection, 2e année).Expliquons que les termes couture et confection désignent N H Mme Thérèse Cadorette entowée des gagnants du concours; de gauche à droite, Mlles Micheline Dion, Monique Milette et Jeannette Authier, M.Normand Hamel, "sa majesté la reine” et Mlles Thérèse McGreevy et Jeannine Gervais; cette dernière a remporté le premier prix.les deux options qui s’offrent aux élèves de haute-couture.Deux autres croquis ont attiré l’attention de la reine, et celle-ci n’a pas voulu que les noms de leurs auteurs soient passés sous silence.Aussi les autorités de l’école ont-elles consenti à l’octroi de meqtions honorables dans l’ordre suivant: Mlle Michèle Boulanger (couture, 1ère année) et Mlle Micheline Dion (couture, 2e année).Nous ne pouvons malheureusement pas donner de 'détails sur le croquis choisi par la reine.La description de la robe reste un secret bien gardé pour répondre aux désirs des organisateurs de la cérémonie du couronnement.Avec l’autorisation du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, l’Ecole des Métiers Commerciaux confectionne la robe du couronnement depuis 1948.M.MAURICE DUPUIS OBJET D’UNE PROMOTION L’HONORABLE ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse annonçait récemment la nomination de M.Maurice Dupuis au poste de directeur adjoint du Service des Ecoles de Protection de la Jeunesse.M.Dupuis est un ancien élève de l’Ecole Technique de Montréal, où il a étudié de 1936 à 1939.Il fut lieutenant dans l’armée et l’aviation canadiennes au cours de la dernière guerre.Revenu à la vie civile après avoir fait partie des forces armées de 1941 à 1945, il entrait à l’emploi du Mont-St-Antoine en 1946; l’année suivante, il méritait le diplôme de l’Ecole de service social de l’Université de Montréal.M.Dupuis resta au service du Mont-St-Antoine jusqu’en 1952 et, pendant cette période, travailla en collaboration étroite avec le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse à l’organisation d’un service social au sein des Ecoles de Protection de la Jeunesse.En 1952, il était nommé secrétaire du Service Social Jeunesse, un organisme s’intéressant de façon particulière aux problèmes de la délinquence juvénile et de l’enfance mésadaptée; il y trouva l’occasion d’ajouter encore à l’expérience qu’il avait acquise en ce domaine.M.Dupuis agit maintenant, pour la région de Montréal, comme adjoint de Me Paul Emile Marquis, directeur du Service des Ecoles de Protection de la Jeunesse.Technique pour tous lui présente ses plus sincères félicitations et ses meilleurs voeux.WQ'K.™ Les plus récents décrets de la mode masculine LES membres de la section de Montréal de l'Association des dessinateurs et des tailleurs du vêtement masculin des Etats-Unis et du Canada ont eu l'occasion, au cours de la soirée du 9 février dernier, d'admirer les plus récentes créations de la mode masculine, grâce à un défilé de modèles qui a eu lieu à l’Ecole des Métiers Commerciaux.Chaque année, l’Association invite les membres de ses différentes sections à dessiner et à créer des modèles nouveaux; le tout fait l'objet d’un examen minutieux, et les modèles ainsi primés sont ensuite présentés à chaque section à l’occasion de son congrès annuel; ils représentent dans l'ensemble la mode de demain.Le congrès de la section de Montréal a eu lieu dans les premiers jours de février et certaines des assises ont été tenues en l’Ecole des Métiers Commerciaux, relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Cette institution comprend une section con- sacrée à la coupe et la confection du vêtement masculin.Les tailleurs et dessinateurs de la région métropolitaine ont eu ainsi l'occasion d’apprécier l’excellence de cet enseignement.En plus des modèles primés par l’Association, les sections du vêtement masculin et de haute-couture, respectivement dirigées par MM.Napoléon Dubeau et Gérard LeTestut, ont présenté des modèles réalisés par leurs élèves.Ce défilé du 9 février a permis de constater quelques modifications dans la mode masculine, notamment le retour du veston croisé et la disparition des retroussis de même que de certaines teintes telles que le noir charcoal et le rose.Cette soirée a constitué une autre occasion de rapprochement entre l’Enseignement spécialisé et les représentants de l’industrie.L’invité d’honneur était M.Jean Delorme, directeur général des études de l’Enseignement spécialisé.¦¦¦ AU BRAS D’UN MANNEQUIN PROFESSIONNEL, UNE ELEVE, MLLE JEANNINE GERVAIS, PRESENTE UNE ROBE CREEE A LA SECTION DE HAUTE COUTURE DE L’ECOLE DES METIERS COMMERCIAUX.“DESSIN INDUSTRIEL ” La Bibliothèque du Technicien: A la liste déjà imposante des manuels édités par l’Office des Cours par correspondance vient de s’ajouter un volume: "Dessin Industriel” appliqué aux métiers par M.Roger Lafleur, directeur des Etudes à l’Office.Destiné tout particulièrement aux élèves des cours de métiers, conformément au programme de l’Enseignement Spécialisé de la Province de Québec, ce livre s’avérera, nous en sommes sûrs, très en demande parmi la population industrielle de notre province qui sera dotée pour la première fois d’un manuel de dessin complet, rédigé en langue française.Nous sommes sur ce point, en avant de nos compatriotes anglais encore à la merci de manuels américains.L’auteur a su joindre, à une présentation très vivante, un style à la portée de tous.Il a condensé dans ce volume tous les éléments nécessaires à l’initiation d’un profane en dessin industriel, science constituant aujourd’hui une partie intégrale de notre industrie moderne.L’ajusteur mécanici :n, le menuisier, l’électricien, le soudeur, le plombier, le modeleur, le travailleur en métal en feuilles, auront donc avantage à se procurer cet ouvrage qui traite à la fois du dessin industriel général et appliqué à leur spécialité.L’auteur définit d’abord le but et l’utilité du dessin, ainsi que son rôle éducatif.A l’aide d’illustrations variées il introduit les instruments et leurs usages, les notions et les tracés géométriques ainsi que les projections orthogonales accompagnées de la marche à suivre pour dessiner une pièce.Viennent ensuite les diverses règles qui régissent la mise des cotes et les annotations nécessaires pour assurer la fabrication précise.Suivent les coupes, le croquis, et les vues auxiliaires simples et doubles.Le chapitre des organes d’assemblages contient les plus récentes informations sur les filets, y compris les filets unifiés en V, les rivets, les ressorts, et les divers dispositifs d’assemblage spéciaux et standardisés.L’exécution des dessins d’ateliers étant étroitement liée aux procédés de fabrication, un chapitre décrit les diverses opérations des ateliers d’ajustage, modèlerie, fonderie, etc.Les conventions et les particularités des dessins de chacune de ces diverses spécialités complètent ce chapitre.L’ouvrier en métal en feuilles étant en quelque sorte un dessinateur, un chapitre complet est réservé à l’étude des développements et des intersections.Les derniers chapitres sont consacrés aux dessins d’assemblages et de détails, aux dessins isométriques et obliques et à l’engrenage droit.L’usage courant veut que dans l’industrie les dessins portent des annotations uniquement anglaises.L’auteur, tout en gardant à son texte son caractère essentiellement français, a rendu son volume à tous points de vue réellement pratique en indiquant en italique la version anglaise de tous les termes tel que l’aspirant dessinateur sera appelé à lire ou écrire dans l’industrie.Ce manuel à couverture rigide est original autant par sa présentation générale, que par son texte et ses illus- par Roger LAFLEUR trations.Il contient plusieurs innovations, entr’autres la publication des représentations conventionnelles telles que préconisées par la Canadian Standards Association, qui tout en suivant la ligne de conduite tracée par sa soeur aînée du continent américain l’Ameri-can Standards Association, tient compte de plusieurs modalités propres à notre industrie canadienne.Le lecteur constatera que ce manuel a été conçu, non pas en se basant sur des manuels déjà publiés mais bien sur les us et coutumes de l’industrie canadienne et américaine.Nul doute qu’il facilitera l’assimilation du dessin industriel par les élèves de l’Enseignement Spécialisé et qu’il contribuera aussi à la formation d’ouvriers compétents en leur procurant une documentation technique en langue française.Nos ateliers de dessin trouveront dans ce volume une source inépuisable de renseignements précieux.L’auteur mérite nos sincères félicitations pour l’oeuvre qu’il a réalisé.Le meilleur témoignage que nous puis sions lui rendre est de souligner qu’une requête lui a été récemment adressée par deux grandes industries bien connues demandant une version anglaise de ce volume, version qui serait très utile à leurs dessinateurs.L’une d’el'es était une compagnie américaine de Cincinnati, Ohio.F.-L.Mayano, T.D.Directeur des Etudes.Ecole d’Arts et Mét'ers, de Montréal, Section est. NÙOVULiS des techniciens Professionnels Un remarquable technicien M.J.-W.fetté par Bernard ]anelle, t.p.MJ.-W.Jetté est né le 6 septembre 1886, à Charlemagne, comté de l'Assomption, du mariage d’Urgel Jetté, mécanicien, et d’Ovila Ethier, fille de François Ethier.Il fit ses études primaires à l’école paroissiale, suivit ensuite des cours privés à Montréal, puis s’inscrivit aux cours du soir de l’Ecole Technique de Montréal (1913-14).Après avoir fait l’apprentissage des métiers de plomberie et d’installation d’appareils de chauffage, il devenait en 1913 surintendant de la maison T.La-tourelle et Fils, Ltée.De mars 1934 à mars 1937, il occupa le poste de technicien et surveillant de la section mécanique de la société Viau et Venue, architectes.Mais ce que ses confrères techniciens ignorent peut-être, c’est que M.Jetté est une sorte d’autodidacte, puisque c’est surtout par sa persévérance au travail et son ambition de réussir qu’il a acquis la pleine maîtrise de son métier.Dès l’ouverture de l’Ecole Technique de Montréal, il s’y présentait pour suggérer au directeur l’inauguration de cours du soir en plomberie et chauffage.Le directeur lui répondit: "Trou-vez-moi quarante élèves prêts à verser d’avance douze dollars pour l’année, et je me chargerai de leur procurer les professeurs nécessaires”.Malgré ses devoirs de père de famille, il parvint à recruter les quarante élèves, et pendant trois années consécutives.Il est vrai qu’il n’en restait parfois qu’une douzaine, au bout de quelques mois, mais sa suggestion s’était concrétisée.Jusqu’à date, M.Jetté s’est acquitté de travaux représentant une valeur totale de plusieurs millions de dollars, dans sept différentes provinces de notre pays.Ce qu’il importe de souligner à l’attention des lecteurs de Technique pour tous, c’est qu’il ne lui aurait pas été possible de mener à bonne fin ses nombreuses entreprises s’il n’avait suivi des cours en mécanique appliquée, de 1911 à 1915 (cours du soir), ni s’il n’avait consenti à travailler une moyenne de dix-huit heures par jour, pendant la plus grande partie de sa vie, afin de résoudre ses nombreux problèmes et de se tenir à la page.Il a prouvé que seuls l’étude et le travail sont la garantie de l’avenir.Signalons quelques à-côtés de la vie professionnelle de M.Jetté, ne serait-ce que pour démontrer la nécessité pour ceux qui sont en affaires de s’intéresser à différents aspects de la vie sociale ou de leur métier.Malgré ses multiples occupations, M.Jetté a été pendant plusieurs années conseiller de la Chambre de Commerce de Montréal et membre du Conseil provincial de l’Association des marchands détaillants du Canada.Il fut également membre du Conseil municipal de Montréal de 1940 à 1947.M.Jetté est aussi membre fondateur de la Corporation des entrepreneurs en chauffage et plomberie de la province de Québec et membre de la Corporation des techniciens professionnels; il agit comme président du comité nommé pour l’étude des problèmes inhérents à la plomberie en vue de la modification du code de ce métier dans notre province.Enfin, ses activités professionnelles ne l’ont pas empêché de s’occuper d'oeuvres paroissiales et sociales et il n’a pas hésité à endosser certains mouvements même si son attitude devait lui imposer des sacrifices financiers.L’espace ne nous permettrait pas même de résumer ici les travaux que M.Jetté a poursuivis dans son domaine de prédilection.Il suffira de rappeler qu’il est l’instigateur au Canada du chauffage par rayonnement, système que l’on considère généralement comme celui de l’avenir.L’introduction de ce système chez nous ne s’est pas effectué sans de nombreuses tracasseries, certains ayant été jusqu’à prétendre qu’il fallait être insensé de croire à la possibilité de chauffer les édifices de notre pays au moyen d’eau chaude à basse température.Cependant, le temps a eu raison de l’opposition, et ces appareils se multiplient sans cesse.M.Jetté est un liseur.Il consacre ses loisirs à se renseigner sur les progrès de la science en général et s’intéresse aux questions internationales.Il s’est toujours passionné pour les arts.Ses goûts l’auraient porté vers la sculpture sur bois et dans l’argile ainsi que vers la peinture à l’huile.Il a d’ailleurs produit dans ces domaines des oeuvres qui ont retenu l’attention des connaisseurs.M.Jetté a épousé en premières noces, le 28 octobre 1907, Albina Brady, fille d’Armand Brady, qui lui donna deux enfants: Wilfrid et Jeanne; en secondes noces, le 28 avril 1915, Anna Gervais, fille de Delphis Gervais, et six enfants sont nés de cette union, dont trois survivent: Madeleine, Marcel et Guy.Enfin, le 22 février 1927, il épousait en troisièmes noces Marie-Alice Favrault, fille de Pierre Favrault.Rôle du technicien mis en Vedette au chapitre de Hull aT L existe un telle pénurie de bons A ingénieurs, techniciens et savants que bon nombre d’entrepreneurs et de chefs d’industries doivent importer des spécialistes de l’étranger.” Voilà ce que déclarait M.Raymond Brunet, autorité internationale en construction, au dernier dîner-causerie de la Chambre de Commerce française d’Ottawa.Cette remarque a été reprise par M.Antoine Grégoire, t.p., le 11 février dernier, à l’occasion du banquet annuel du chapitre de Hull de la Corporation des Techniciens diplômés de la province de Québec, qui réunissait plus d’une centaine de convives.Dans son allocution, M.Grégoire a souligné que, sur le plan fédéral, s’organisait une campagne pour remédier à la pénurie d’ingénieurs et de techniciens dans notre pays."La création d’un Institut des Techniciens professionnels du Canada, a continué M.Grégoire, rapprochera les hommes de science et de profession et formera une élite qui sera en mesure d’étudier les problèmes d’ordre technique intéressant le Canada.D’autre part, il importe qu’un vaste programme s’élabore incessamment afin d’ac-croitre encore les facilités de formation technique et le nombre des techniciens, tant dans notre province que dans tout le Canada.” Ce banquet du chapitre de Hull a remporté un magnifique succès tout à l’honneur de l'exécutif récemment formé.A la table d’honneur, on remarquait: Me Avila Labelle, c.r., représentant du Gouvernement provincial; Me François Chevalier, représentant M.Alexis Caron, député de Hull au Gouvernement fédéral; Son Honneur le maire de Hull, M.Thomas Moncion; Mgr Hilaire Chartrand, vicaire général du diocèse d’Ottawa, représentant Mgr l’archevêque Marie-Joseph Lemieux, O.P.; M.l’abbé Joseph Hébert, professeur à l’Ecole Technique de Hull et aumônier du chapitre local; M.Antoine Grégoire, t.p., président du chapitre, et M.Charles-E.Bréard, t.p., président général de la Corporation et invité d’honneur au banquet.M.Ho-rece Tessier agissait comme maître de cérémonie.Chacun des orateurs se dit heureux des activités de la Corporation et assura le chapitre de Hull que de telles réunions ne pouvaient que faire mieux connaître le technicien quant à son rôle et resserrer davantage les liens unissant déjà les membres et les chapitre.J.W.JETTE ( ** * 50 *,iL L’INTERIEUR DE LA CENTRALE SOUTERRAINE DE BERS1MIS APRES AVOIR REÇU SON REVETEMENT DE BETON.ON DIST1N.GUE LES FONDATIONS SUR LESQUELLES REPOSENT MAINTENANT LES BACHES SPIRALES DE DEUX DES HUIT TUR BINES «V* ¦ : mi y -s=SS~ v ¦" '1 ¦— Cette antenne sert aux expériences que poursuivent les spécialistes des laboratoires Bell à Holmdel, dans le New Jersey, en matière de transmission des ondes micrométriques par-delà l’horizon.Malgré sa taille impressionnante (60 pieds de diamètre), sa fabrication a été effectuée avec une précision à trois-seizièmes de pouce près.Elle est du même genre que celle que des équipes de techniciens érigent présentement dans le grand nord canadien.(Voir reportage en page 36).Jacques de Lamirande, imprimeur, Gardenvale, Qué.
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