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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Références

Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1957-10, Collections de BAnQ.

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pp.8, 10 et 11 : Bibliothèque St-Sulpice ; p.13 : Archives de la Province ; pp.15 et 16 : Bibliothèque St-Sulpice ; p.17 : Inventaire des Oeuvres d'Art, Province de Québec ; pp.19-25 : Eddy MacFarlane ; pp.26.27 et 28 (tepi : Westinghouse Research Laboratories, Pittsburgh ; pp.28 (bottom) and 29 (top) : The English Electric Company Limited ; p.29 (bottom): Maurice Broomfield Ltd., British Crown Copyright ; pp.30-36 : Central Feature News, Inc.; pp.37 et 38 : Science Service, Washington ; pp.40 et 41 (haut) : Service provincial de Ciné-photographie ; p.41 (bas) : Studio B.-J.Hébert, St-Hya-cinthe : pp.42 : Ecole d’Arts et Métiers de Thetford-Mines ; p.43 : Ecoles d’Arts et Métiers de Port-Alfred et de Mont-Joli ; p.44 : Service provincial de Ciné-photographie ; p.45 : Studio B.-J.Hébert, St-Hyacinthe ; pp.46.47 et 51 : Corporation des Techniciens Professionnels.Enluminure pour octobre du Calendrier de Charles d'Angoulème (XVe s.) « The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology » DEUX TECHNICIENS DU CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES ETUDIENT LE FONCTIONNEMENT DE GICLEURS INSTALLES DANS UNE SOUFFLERIE POUR L’ETUDE DU GIVRAGE.mb Üsfi ' ' ¦ ¦ ’ ¦ %:® : s ' _ ÎÉÉf^ - i X :¦ : : X 4 L'AVION SOUS LE GIVRAGE par Amable LEMOINE, Pilote aviateur, breveté d’E.M.de l’Air.QUOIQUE le fait se soit produit il y a une trentaine d’années, la catastrophe de Yltalia reste encore un pénible souvenir dans la mémoire de ceux qui ont suivi les exploits aéronautiques d’entre les deux guerres.Voici un résumé de l’aventure du général italien Nobile dans sa tentative de conquérir le pôle Nord, aventure qui s’accomplit en deux étapes dont la seconde montrera pour la première fois un aéronef aux prises avec la glace.Parti le 10 avril 1926 avec Amundsen sur un dirigeable baptisé le Norge (la Norvège), Nobile réussit à survoler avec précision le pôle Nord mais ne put atterrir.Il se contenta de lancer sur la glace les drapeaux italien et norvégien attachés à de lourdes hampes ; geste purement symbolique, la conquête n’était que virtuelle.Cependant, malgré mille difficultés, le voyage de retour fut normal.Reprenant l’expédition pour son propre compte, Nobile quitta Milan le 15 avril 1928 à bord de Yltalia, ballon de construction italienne, identique au Norge avec un équipage de 20 hommes.L’atterrissage au pôle Nord se révéla de nouveau impossible mais au retour Nobile expérimenta pour la première fois un phénomène inattendu : engagé dans une turbulence, l’aéronef s’alourdit soudain sous l’effet du givrage et vint heurter violemment une banquise.Sous le choc, une nacelle fut projetée sur la glace avec les neuf hommes qu’elle contenait, dont Nobile.Le ballon ainsi lesté rebondit vers le ciel, emportant l’autre nacelle avec son équipage, dont on n’entendra plus jamais parler.Le silence polaire s’était refermé sur Yltalia.Que s’était-il passé ?un phénomène bien connu aujourd’hui de tous les pilotes qui sur- ON VOIT ICI LE GIVRE QUI S’EST DEPOSE SUR UNE HELICE DE “NORTH STAR’’ APRES DEUX HEURES DE VOL DANS UN NUAGE PROD U C T E U R DE GIVRE.volent l’arctique : le givrage de certaines surfaces de l’appareil plus exposées au vent, quand cet appareil traverse une zone de brume dont les gouttelettes, encore à l’état du surfusion, se cristallisent instantanément au contact d’un corps solide.Qu’a-t-on fait depuis la malheureuse expérience de Yltalia pour parer à cette calamité du givrage ?beaucoup de tentatives, dont les essais n’ont pas complètement résolu le problème.Ce fut d’abord l’adjonction d’une énorme chambre-à-air de caoutchouc sur le bord d’attaque des ailes, dont le gonflement faisait craquer puis décoller les couches de glace qui se formaient sur cette partie de l’appareil la plus exposée au vent.Mais au fur et à mesure que les avions s’engagèrent plus avant dans les zones polaires et que la vitesse s’accrut toujours davantage, le givre attaqua le dessous des ailes, dont l’angle d’incidence offrait une surface de plus en plus soufflée.Le givrage gagna même les ailerons du bord de fuite, gênant et parfois bloquant leur fonctionnement ; puis, le givre s’étendit au montant vertical des gouvernes de direction, pourtant les moins exposées au froid grâce à l’échappement des moteurs.Un procédé ingénieux fut alors employé : le réchauffement des parties les plus exposées de l’appareil par un réseau de résistances électriques dont les filaments couraient jusqu’aux extrémités les plus menacées.Malgré ce procédé de dégivrement, dont les risques d’incendie n’étaient pas toujours éliminés, les avions, qui augmentaient sans cesse leur vitesse, virent la glace atteindre le nez des moteurs et recouvrir la surface des pales.Il sembla, dès lors, que la LE CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES S’INTERESSE DEPUIS LONGTEMPS AU PROBLEME DU GIVRAGE.VOICI PAR EXEMPLE UN HELICOPTERE "BELL" VOLANT DIRECTEMENT DANS LA TRAJECTOIRE D'UN NUAGE GIVRANT CREE ARTIFICIELLEMENT, A L’AEROPORT D’UPLANDS, OTTAWA.navigation aérienne dans les régions polaires devenait un problème insoluble pour les nouveaux appareils dont l’excès de puissance s’avérait inutilisable.Ce fut en 1950 que la Cie Viking Aircraft de Londres fit ses premiers essais d’un procédé nouveau : l’arrosage de toutes les parties de l’appareil (moteurs et hélices compris) par un fluide antigel, le “Porosint”, sur lequel le givre n’a aucune prise.Mais le lancement du liquide, par des distributeurs fixés sur les surfaces menacées par le givre, devait se faire avant le commencement du givrage, c’est-à-dire que l’opération était laissée au jugé du pilote ; celui-ci, en traversant les couches brumeuses, projetait l’antigel par mesure de précaution et consommait ainsi une quantité considérable de fluide.Pour remédier à ce gaspillage, la Viking vient d’expérimenter un instrument capable de mesurer la quantité de vapeur d’eau d’un nuage et la grosseur des gouttelettes qui la composent ; la rapidité de cristallisation des gouttelettes au contact d’un corps solide dépend beaucoup plus de leur diamètre que de leur quantité.Le principe du Viking system consiste à recueillir les gouttelettes sur trois cylindres de différentes grandeurs (Vs" dia., I" dia.et 2" dia.) montés co-axiallement sur un tube de métal de trois pieds de long.Après une exposition de deux minutes au courant d’air, chaque cylindre est placé dans un autre appareil qui permet de mesurer exactement la densité de la vapeur d’eau et la grosseur des gouttelettes.Grâce à cet instrument, l’arrosage n’est opéré que si la nécessité l’exige, et l’on a pu réduire ainsi la projection du liquide de 62 à 29 gallons.Malgré l’ingéniosité du système, son emploi n’a pas donné tous les avantages escomptés ; la manipulation des instruments reste encore trop lente et il est arrivé souvent que le givre s’était formé avant que le résultat des calculs fût connu ; or, l’antigel, pour être efficace, doit être projeté avant la formation du givrage.Le bulletin de l’OACI de mars dernier vient de donner la conclusion d’une étude statistique de givrage, publiée par les services irlandais, sur les observations météorologiques recueillies pendant douze mois et transmises directement à Shannon par les avions volant sur l’Atlantique nord.La compilation des renseignements donne des résultats assez décevants.Les avions commerciaux ne sont pas encore équipés d’un indicateur suffisant pour mesurer la vitesse d’accumulation de glace ; l’intensité du givrage signalé n’a pu être, en général, observée à l’aide d’un instrument, la méthode employée étant essentiellement subjective et influencée par des paramètres relatifs à l’avion qui se prêtent difficilement à des comparaisons.Toutefois, l’expérience a montré que les pilotes, observant la glace accumulée sur la cellule de l’avion et la baisse de performance qui en résulte, parviennent généralement à des valeurs du givrage très proches de celles obtenues à l’aide d’instruments spéciaux.Pendant la période de douze mois en question, Shannon a reçu 37,746 comptes rendus d’observations d’aéronefs.Ces comptes rendus sont sensiblement plus nombreux pour la région située entre les 50ème et 55eme parallèles nord ; les cas de givrage signalés se montent à 582, soit 1.5 pour cent du total des comptes rendus reçus ou une moyenne de 1.6 comptes rendus par jour.Une étude de la répartition géographique des cas signalés semble indiquer que les avions rencontrent plus fréquemment du givrage dans les hautes altitudes.Il apparaît également que le givrage se produit plus fréquemment en hiver.Pendant 135 jours, sur les 361 pour lesquels il y avait des comptes rendus, aucun cas de givrage n’a été signalé.Il a été noté que très souvent du givrage avait été signalé par un avion en un point donné alors que d’autres avions, passant par le même point peu de temps après le compte rendu, n’avaient pas rencontré de givrage.Deux cas de fort givrage n’ont jamais été observés le même jour ou deux jours de suite.L’étude contient également des renseignements détaillés sur les fréquences d’occurrence de givrage sur les divers types d’avions transatlantiques actuels.Il est évident que certaines structures aérodynamiques, spécialement étudiées et expérimentées en laboratoire en vue d’obtenir une puissance et une vitesse accrues, présentent à l’air froid des surfaces dont l’inclinaison offre une très grande prise au givrage.On ne peut exiger des techniciens la mise au point d’un type idéal d’avion amphibie capable de voler à grande vitesse à la fois dans les régions tempérées et dans les zones glaciales.Il faut souvent, dans toute application technique, sacrifier un élément au profit d’un autre, soit pour l’utilité, soit pour la sécurité.Dans de nombreux comptes rendus, le givrage était associé à la turbulence ; sur 366 cas de turbulence, 121 étaient accompagnés de givrage.Il est souligné dans cette étude qu’il ne faut pas considérer la fréquence des comptes rendus de givrage ou de turbulence comme une indication de la probabilité de givrage ou de turbulence aux altitudes auxquelles volent actuellement les avions sur l'Atlantique nord.En effet, les avions évitent généralement les zones et les altitudes où de la turbulence ou du givrage sont prévus ou signalés et les chiffres cités ne représentent donc que les probalités minima d’occurrence de ces phénomènes.(x).(1) Department of Industry and Commerce, Meteorological Service.Note Technique No.21 — « Aircraft Icing over the Easter North Atlantic ».Dublin, Octobre 1956.LE TECHNICIEN PAT HARWOOD EXPLIQUE A UN GROUPE DE JEUNES LE ROLE DES ARETES DE CAOUTCHOUC DANS LE DEGIVRAGE D'UNE HELICE DE "NORTH STAR".a rure u gi:i ÿf.wrÀ'ikee % .-y*.jnrr' Jk'.il on ne trouve pas en Angleterre un ordre de Saint-Georges autre que l’ordre de la Jarretière.Cet ordre, fondé par Edouard III en l’honneur de la sainte Trinité, de la vierge Marie et de saint Edouard confesseur fut placé sous l’égide de saint Georges.Les chevaliers portent, pendue sur le collier de l’ordre, la représentation de saint Georges à cheval qui tue le dragon.Cette représentation s’appelle George, tout simplement.(13) Henri VIII en réforma les statuts en 1552.L’ordre de la Jarretière comprend vingt-cinq chevaliers, appartenant à la haute noblesse britannique.Chaque chevalier, qui a sa stalle dans la chapelle Saint-Georges à Windsor, porte un costume spécial (manteau de velours bleu doublé de blanc avec croix brodée sur le côté gauche, capuchon en velours cramoisi, chapeau rond de velours vert avec aigrette de la plume d’autruche et de héron), et la jarretière attachée au-dessous du genou gauche.Cette jarretière est un ruban de velours bleu avec bordure d’or et la devise: Honi (14) soit qui mal y pense ! Us portent en outre sur le côté gauche de la poitrine une plaque d’argent ou étoile à huit pointes, représentant la croix de saint Georges et entourée de la jarretière, puis un collier d’or composé de vingt-six pièces en forme de jarretières émaillées d’azur, auquel est suspendue l’image de saint Georges terrassant le dragon.En-Un, un ruban bleu foncé porté en écharpe de droite à gauche terminé par un bijou d’or en forme de jarretière, portant la devise de l’ordre en entourant l’image de saint Georges.LES SOUVERAINS ANGLAIS ET LA FRANCE Est-ce qu’il n’y a pas peu d’années que le souverain d’Angleterre ne s’intitule plus, chez lui, roi de France ?A cette question posée dans YIntermédiaire des Chercheurs et Curieux, il y a de cela une cinquantaine d’années, un correspondant de cette revue, M.L.Baillet, fit remarquer qu’il possédait dans sa collection une petite médaille en cuivre commémorative du couronnement de George II.Sur la face, le profil gauche, avec, en exergue : GEORG.II D.G.Mag.Bri.Fra.ET H.Rex.Au revers : le couronnement ; en exergue, Volentis per Populos ; au-dessous, la date CORON XI O C T.M D C C X X V 11.Comme question de fait, Henri II, roi d’Angleterre de 1154 à 1189, après avoir épousé Aliénor d’Aquitaine et réuni à l’Angleterre une grande partie de l’ancien domaine royal français, joignit à ses titres celui de roi de France.Croyez-le ou non, tous les souverains qui se succédèrent sur le trône d’Angleterre conservèrent cette dénomination, jusqu’à la mort de George III, survenue en 1820.Ce n’est qu’avec l’avènement de George IV, qui régna de 1820 à 1830, que le nom de la France disparut des monnaies anglaises, soit une quinzaine d’années avant le couronnement de la reine Victoria.L’ouvrage de Henry William Henfrey, intitulé A Guide to the Study of English coins, édité à Londres en 1870, fait mention que sous George III, qui régna en Angleterre en 1760, la monnaie anglaise portait encore l’inscription suivante : GEORGIVS III, D.G.M.BR.FR.ET HIB.REX F.D., c’est-à-dire, GEORGIUS III, Dei Gratia, Magnae Britanniae, Franciae, et Hiberbiae Rex Fidei Defensor, ou si l’on préfère la traduction anglaise : GEORGE III, by the grace of God, King of Great Britain, France, and Ireland, Defender of the Faith.Il est tout de même assez curieux de constater que c’est précisément sous le règne de George III que l’Angleterre perdit les colonies anglaises de l’Amérique, et lutta contre la Révolution française.L’histoire ne fait pas mention que la France ait exigé, au cours des siècles qui précédèrent la chute de Louis XVI, que les souverains anglais qui régnèrent en Angleterre du 13e au 18e siècle cessent de faire graver sur leurs monnaies, le titre de roi de France.Pour terminer cette rétrospective sur l’histoire d’Angleterre, soulignons que ce n’est que sous George 1er, en 1714, que les souverains anglais firent graver sur leurs monnaies le titre de Défenseur de la Foi.Ce titre avait été décerné par Léon X (bulle Ex supernae disposition's du 11 octobre 1521) à Henri VIII qui venait de publier son Assertio septem sacramentorum contre Luther.Ce fut sous le règne de ce souverain que le Parlement anglais enleva au pape tout pouvoir religieux en Angleterre et vota, en 1535, l’Acte de Suprématie, qui a fait du roi le chef de l’Eglise d’Angleterre (15).Cependant, c’est sous le règne d’Elisabeth, que son père Henri VIII avait fait déclarer bâtarde, que l’Angleterre devint légalement protestante ; toute la législation catholique de la reine Marie (16) fut abrogée, et le souverain fut déclaré Suprême gouverneur de l’Eglise d’Angleterre.L’Angleterre était alors la seule nation protestante d’Europe.(1) Voir la Grande Encyclopédie, tome 9, p.395.(2) Dès 1745, le God Save the King ! était chanté comme hymne loyaliste durant la révolte d’Ecosse.(3) Voir PIERRE LAROUSSE, Diet, du XIXe siècle, tome 3, p.390.(4) ARNE (Thomas-Augustin), compositeur anglais, né à Londres.Auteur d’opéras célèbres (Rosamonde) (1710-1778).(5) THOMSON (James) 1700-1748, poète écossais.(6) MALLET (David) 1705-1765, Scottish-English poet.(7) G.-F.HAENDEL, Sa Vie, ses travaux et son temps.Editions Calmann Lévy, Paris 1884.(8) C’est l’ortographe italienne de ce nom.Quant à Lully, il a toujours employé l’y ; ses contemporains se sont servis indifféremment des deux graphies.(9) EUGENE BORREL : "Jean-Baptiste Lully” Editions du Vieux Colombier, Paris, 1949.(10) Nulle part, dans les biographies de Haendel, il est question d’une visite du célèbre musicien à la Maison de Saint-Cyr.(11) Voir le Dictionnaire des devises historiques et héraldiques, de MM.A.Chassant & Henri Tausin.(12) Voir le dictionnaire héraldique dît comte Amédée de Foras, Le Blason, Grenoble, 1883, p.261, et Sir Bernard Burke, The Book of orders of Knighthood, Londres, 1858, p.99 et pi.28.(13) Voir L'INTERMEDIAIRE DES CHERCHEURS ET CURIEUX, 1898, Vol.2 (No.231).(14) Le mot "Honni” est écrit avec un seul "n”, car la devise a été composée à une époque où honi s’écrivait de cette façon.Etymologiquement, honir vient du vieux haut-allemand honjan, qui comportait un seul n, parce que la voyelle était longue.Cette citation est empruntée de Walter W.Skeat et elle a paru dans la revue NOTES and QUERIES, en 1898.(15) Winston Churchill n’est pas très tendre pour Henri VIII, lorsqu’il écrit l’histoire de ce souverain ; "Ce partisan déterminé de la monogamie basée sur l’échafaud, écrit-il, et qui résolvait, d’une façon très personnelle, les équations sentimentales, ce roi dont le bourreau avait sa permanence à la sortie de la sacristie.Avec le pape, qui n’avait pas voulu dissoudre son premier mariage pour lui permettre d’épouser Anne Boleyne, ajoute Winston Churchill, ce maniaque de la hache finit par se fâcher tout rouge.Et il n’y alla pas quatre chemins pour divorcer, il se fit pape lui-même d’une Eglise indépendante d’Angleterre — laquelle n’en sut par la suite nul gré aux divorcés, comme Vont appris à leurs dépens quelques Anglais des temps modernes.” (16) Marie Tudor, fille du roi Henri VIII, soeur d’Elisabeth, catholique fervente, reine de 1533 à 1558.12 :________________________ ¦ îift ssiia mû i! Ecole élémentaire française de M.Perrault, protonotaire à Québec, 1830.Dessiné et gravé par James Smillie.(Québec - Archives de la Province - L - 12) Les premières écoles (Lagriculture au Canada par Louis-Philippe AUDET, de la Société Royale du Canada LE régime français connut quelques-unes de ces institutions que nous appellerions sans doute aujourd'hui, non sans y faire intervenir un peu notre imagination, des écoles spécialisées.Grâce au dévouement de Mgr de Laval, de Mgr de Saint-Vallier et des Frères Charon, des écoles d'arts et métiers furent établies à Saint-Joachim, à Québec et à Montréal : voilà ce que nous avons tenté de fixer dans notre articles précédent f1).Reprise sous le régime anglais, l'idée de l'enseignement spécial va donner naissance à des initiatives nombreuses et variées.Il importe de remarquer cependant que l'expression enseignement spécialisé, dont nous nous servons couramment pour désigner l'instruction dispensée par les écoles techniques, par les écoles d'arts et métiers, etc., n'avait pas tout à fait la même signification qu'on lui donne aujourd'hui.Par enseignement spécialisé, on entendait l'enseignement agricole, l'enseignement commercial et l'enseignement industriel.Il convient donc de parler aujourd'hui des premières écoles d'agriculture qui ont dispensé ou qui ont tenté de dispenser, durant le dix-neuvième siècle, les rudiments de la science agricole, dont nos ancêtres avaient alors un urgent besoin.Le précurseur de cet enseignement, dans le Bas-Canada, fut Joseph-François Perrault, que l'on a surnommé le Père de l'éducation du peuple canadien. L'ECOLE D'AGRICULTURE DE SAINT-JOACHIM Notre étude sur l'école d'arts et métiers de Saint-Joachim nous a permis de constater qu'un certain nombre d'élèves y étaient occupés, tantôt à l'apprentissage d'un métier, tantôt au travail sur la ferme dont Mgr de Laval était le propriétaire au Cap Tourmente.Il nous semble assez difficile de délimiter chacune des deux institutions puisqu'il paraît bien qu'une école d'agriculture exista à cet endroit et qu'elle prit même la place de l'école d'arts et métiers, surtout à partir de 1705.Le directeur des deux organismes est l'abbé Louis Soumande ; né à Québec en 1652, il est ordonné prêtre en 1677 ; peu après, on le retrouve à Saint-Joachim d'où il dessert la paroisse de Sainte-Anne.Il est en même temps directeur de la ferme et de l'école, depuis 1679 au moins jusqu'à sa mort en 1706.Après sa résignation comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France, Mgr de Laval séjourna à Saint-Joachim d'où il put suivre avec plus d'attention les progrès de sa ferme et de son école.Un historien de l'époque décrit ainsi la propriété : Le domaine est de deux lieues, il consiste en prairies et bois et a une lieue de terres labourables.J'y ai vu un très beau château de pierres de taille, de cent cinquante pieds de long et qui a coûté 60,000 livres à bâtir.La grange et les étables sont de la même grandeur.Il paraît (que c'est) une muraille de 600 pieds de face qui n'est pas encore finie et tous ces bâtiments sont estimés à 50,000 écus.Les pâturages y sont admirables et on y compte cent cinquante bêtes à cornes (2).Le premier évêque de Québec tenait beaucoup à ses fondations de Saint-Joachim : nous avons vu qu'il établit des bourses pour encourager les jeunes gens à fréquenter ses écoles.L'incendie du Séminaire en 1710 et en 1705 n'empêcha pas le paiement de ces allocations.M.de Maizerets écrira même en L'ECOLE D'AGRICULl La seconde école d'agriculture à s'établir au Canada fut ouverte en 1832, à la Petite Rivière Saint-Charles, près Québec, par les soins de Joseph-François Perrault : en fait, ce fut la première qui eût véritablement l'allure d'une école, avec cours théoriques et pratiques, comme nous l'entendons aujourd'hui.Elle ne fut malheureusement en opération qu'une seule année.Mais avant de relater les principales étapes de cette fondation, il convient de jeter un coup d'oeil rapide sur l'état de l'agriculture dans le Bas-Canada, à partir de 1760, et sur la tentative infructueuse de William Henry Shadgett, instituteur au Lac Beauport.a) Pitoyable état de T agriculture Durant le premier demi-siècle d'allégeance britannique, la majorité de la population était nettement rurale.En effet, sur les 161,311 habitants du recensement de 1790, Montréal en comptait 18,000 et Québec tout près de 9,000 : le reste vivait donc à la campagne et généralement de la terre ou des occupations connexes.1705 : Nous avons six enfants à Saint-Jochim suivant la fondation de Mgr l'Ancien (Mgr de Laval), qu'on appelle mitoyens, parce qu'on leur apprend à lire, écrire et qu'après leurs études ils vont au travail, aidant à sarcler les bleds, les jardins, à faner, à engerber les bleds.(3).Ces boursiers, à qui l'on enseignait donc de façon pratique la science agricole, ne devaient pas être les seuls puisque le procureur du Séminaire trouvait, à l'époque, que les mitoyens étaient trop nombreux pour les services qu'ils rendaient ! Il est difficile d'établir la liste complète des élèves qui auraient fréquenté l'école d'agriculture de Saint-Joachim ; il est intéressant cependant de relever quelques noms de ces élèves que l'on appelait mitoyens.En voici deux d'abord, Charles La Salle et François Jolliet que l'on voit passer du Séminaire de Québec à l'institution de Saint-Joachim, le premier en 1699 par ordre de Madame l'Intendante et le second, la même année, sur le conseil de sa mère.On relève également, dans les Archives du Séminaire de Québec, quelques autres noms d'élèves qui, cette fois-ci, quittent Saint-Joachim pour entrer au Séminaire : Raphaël Gagnon, J.-B.Choret, Claude Lavoye, Labaume en 1702 ; Jean Véco, Claude Legardeur en 1703 ; Louis Maufils en 1706 ; Pierre Maufils en 1708 ; Jean-Baptiste St-Mars en 1708 ; Julien Fortin qui entre au Séminaire en 1713 après avoir passé quelques années sur la ferme de Saint-Joachim et qui sera le premier fermier de la grande ferme après la conquête (4).La disparition successive de Mgr de Laval d'abord en 1708, et celle de l'abbé Soumande ensuite, vinrent hâter la fin de l'école d'agriculture de Saint-Joachim, une école dans laquelle l'enseignement fut à peu près exclusivement pratique.Comment d'ailleurs aurait-il pu en être autrement, en cette fin du dix-septième siècle, sur les bords du Saint-Laurent ?’ DE CHARLESBOURG Tous les historiens s'accordent pour admettre l'état pitoyable de l'agriculture au milieu du dix-huitième siècle : Le cultivateur canadien, écrit l'abbé Ivanhoë Caron, avait beaucoup gardé de son ancienne indolence et de son esprit de routine.Il en était aux anciennes méthodes, cultivant la même pièce de céréales pendant des années et des années, ignorant tout des systèmes d'assolement et d'amendements (5).L'histoire de l'agriculture dans le Bas-Canada a passé par deux phases nettement caractérisées : la première de 1763 à 1792, pendant laquelle nos ancêtres n'ont à peu près rien changé à leurs anciennes habitudes de culture ou d'élevage ; et la seconde, de 1790 à 1815, pendant laquelle l'agriculture subit une évolution sensible à cause des conditions qui prévalaient alors en Europe.Jusqu'à 1792, l'agriculture seigneuriale fut aussi retardataire et aussi routinière qu'avant 1763.Quelques historiens ont attribué cet état de choses à la 14 tenure seigneuriale, au commerce des fourrures et à la rigueur du climat.Un examen attentif de la situation fait douter de la valeur réelle de ces raisons.Il semble que les retards de notre agriculture soient attribuables plutôt : 1) au conservatisme invétéré des cultivateurs ; 2) à l'absence de marchés (6).La révo- T R AIT Ë THEORIQUE ET PRATIQUE DK L’AGRICULTURE, ADAPTÉ A LA CULTURE ET A L’ÉCONOMIE DES PRODUCTIONS ANIMALES ET VÉGÉTALES DE CET ART EN CANADA ; AYKC UN PRÉCIS BE L’HISTOIRE DE L’AGRICULTURE ET UN APERÇU DE SON ÉTAT ACTUEL DANS QUELQUES-UNS DES PRINCIPAUX PAYS, ET PARTICULIÈREMENT DANS LES ILES BRITANNIQUES ET LE CANADA.PAR WILLIAM EVANS, Secrétaire de la Société d’Agriculture de Montréal.o va vc -il: IMPRIMÉ PAR LOUIS PERRAULT, AU BUREAU DU VINDICATOR.1836-’37.Page de titre du Traité d’Agriculture de William Evans.lution française et les guerres européennes viendront modifier quelque peu ce dernier état de choses.Quoi qu'il en soit, il reste établi que l'habitant canadien du début du dix-neuvième siècle ne manifesta ni l'esprit d'entreprise des pionniers des Cantons de l'Est, ni le sens des affaires, ni les connaissances techniques des fermiers anglais établis en banlieue de Montréal ; il demeurait confortablement ins- tallé dans le sentiment inné de sa propre suffisance, se souciant fort peu d'accroître son troupeau, d'améliorer ses méthodes de culture et de profiter des innovations dont il était le témoin ébahi.Aussi le Comité de la Chambre nommé pour enquêter sur l'état de l'agriculture condamnait-il vigoureusement, dans son rapport de 1816, les méthodes routinières et désuètes des Canadiens et prenait-il soin d'avertir que la persistance de cet état de choses conduirait inévitablement au désastre (7).Il convient d'ajouter que des efforts sincères furent tentés pour faire sortir l'agriculture de son marasme.Le 6 avril 1789, en effet, on fondait à Québec, sous le patronage de lord Dorchester, la première Société d'Agriculture du Canada.Des prix étaient offerts pour exciter l'émulation des habitants et on proposait d'importer des graines de semences et d'améliorer la race des bestiaux (8).b) Projet de Shadgett au Lac-Beauport En voilà assez, croyons-nous, pour montrer l'urgence d'établir au plus tôt une école d'agriculture qui se serait appliquée à apprendre à la jeunesse les rudiments de la science agricole.C'est à quoi va s'employer Joseph-François Perrault.Signalons cependant la tentative infructueuse du maître d'école du Lac-Beauport, William Henry Shadgett.En 1831, cet instituteur, qui connaissait une vogue remarquable à cause de ses talents pédagogiques, entreprit de fonder, dans cette localité, un collège d'agriculture et une ferme modèle.Il érigea même une maison de 123 pieds de front, comprenant 12 chambres et 3 grands dortoirs.Trente jeunes gens s'étaient déjà inscrits à l'institution et une vingtaine d'autres attendaient la décision du Parlement du Bas-Canada à qui Shadgett avait demandé de l'aide.Le Comité de la Chambre chargé d'effectuer les enquête préliminaires à l'octroi des fonds publics décida cependant de différer son assistance pour deux raisons principales : la première, c'est que l'école n'était pas située dans un endroit assez central et la seconde, c'est que l'initiateur du projet, tout en étant un excellent maître, ne paraissait pas avoir les aptitudes ni les connaissances indispensables pour devenir professeur d'agriculture.Les grands projets de Shardgett durent être abandonnés (9).c) Joseph-François Perrault et l'agriculture.Joseph-François Perrault naquit à Québec le 2 juin 1753.Il suivit d'abord le cours d'études dispensé par le Séminaire, puis s'intéressa au commerce des fourrures jusqu'en 1781.Vers cette date, il ouvrit un magasin à Montréal, mais il y connut assez peu de succès.Il décida alors d'étudier le droit et, en 1790, il s'inscrivit au Barreau.Après cinq ans, il fut nommé clerc du tribunal de la justice de paix à Québec, et en 1802, protonotaire, charge qu'il occupa tout le reste de sa vie.En 1783, il avait épousé, à Montréal, la fille du major Richard MacCarthy, qui lui donna deux garçons et trois filles.Il mourut à Québec le 4 avril 1844, à l'âge respectable de 91 ans (10).Joseph-François Perrault fut toujours d'une activité débordante en divers domaines qui sollicitaient son attention et son intérêt ; en effet, il fut successivement ou simultanément protonotaire, greffier de la Cour du Banc du Roi, greffier de la paix, magistrat, député de l'Assemblée législative, horticulteur et agronome.Le domaine de l'éducation en particu- 15 lier fut toujours l'objet de sa constante sollicitude (u).C'est ainsi qu'il fit construire, en 1829, une école pour les garçons dans le faubourg Saint-Louis et, deux ans plus tard, une autre pour les filles.Ces fondations, que nous nous contentons de mentionner aujourd'hui, feront l'objet d'une étude spéciale car l'école située aux coins des rues Artillerie et Saint-Michel fut à la fois une école élémentaire et une véritable école d'arts et métiers où l'on enseignait la menuiserie, comme l'école des filles était en même temps une école ménagère pratique, selon le sens que nous donnons aujourd'hui à cette expression.Page de titre du Traité d’Agriculture de Perrault (1839).Dès son arrivée à Québec, en 1795, Perrault acquit un terrain et bâtit une résidence sur les hauteurs d'Abraham, à l'endroit le plus élevé du Cap Diamant, appelé les Buttes-à-Neveu.Le terrain comprenait un arpent de front sur la rue Saint-Louis ou Grande-Allée, par cinq arpents de profondeur, borné à l'ouest par la rue Claire-Fontaine d'aujourd'hui.Comme cet endroit se trouvait alors en pleine campagne, il le nomma Asile champêtre.On l'appela assez longtemps la Côte-à-Perrault.Le protonotaire aimait l'horticulture : il s'appliqua donc à y créer un verger, un potager et un jardin planté de fleurs.Ce goût pour les choses de la terre, il s'appliqua à le répandre parmi ses concitoyens à qui il décida d'en- seigner l'art de faire donner à la terre son maximum de rendement.En 1803, les députés du Bas-Canada — Perrault représentait alors le comté de Huntingdon ¦— songent à établir une maison de réforme pour les vagabonds.Perrault imagine alors d'annexer à ces deux maisons de correction, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes, une ferme modèle afin de réformer les délinquants, tout en les occupant à des travaux utiles et aussi afin de procurer à l'établissement les produits de l'exploitation agricole.La Chambre d'Assemblée refusa de concourir à l'exécution de ce projet.En 1826, nous voyons de nouveau Perrault reprendre ses projets d'un enseignement agricole et d'une ferme modèle.Avec quelques citoyens enthousiastes, il fonde La Société d'Agriculture du district de Québec dont le but est de donner aux agriculteurs le souci d'une culture progressive.Sans se laisser décourager par le peu de collaboration qu'il reçut des campagnes environnantes, il résolut, en 1832, de fonder lui-même un collège agricole auquel serait annexée une terme modèle.A cette fin, il invita au Palais de Justice les citoyens les plus en vue à qui il remit une circulaire dont on lira, avec intérêt sans doute, les passages les plus importants : Comme ami dévoué de l'instruction publique, j'ai pris la liberté de convoquer aujourd'hui cette assemblée, pour vous soumettre un nouveau projet d'instruction publique de la plus haute importance, et qui, s'il est exécuté, peut procurer à la Province un bien réel, et la taire considérer par la mère-patrie comme la plus belle perle de sa couronne .Chargé déjà de l'entretien de deux établissements d'éducation élémentaire, je me trouve torcé de recourir à votre générosité pour établir une ferme modèle.le regarde ce projet comme le meilleur moyen de disséminer les connaissances agricoles, en mettant sous les yeux des agriculteurs les moyens que l'on emploie dans la bonne culture, dans les pays étrangers, et en élevant des sujets destinés à l'enseigner ensuite dans les différentes campagnes, ou à les exécuter eux-mêmes pour leur avantage particulier .Votre grande charte s'est agrandie par les efforts persévérants de vos représentants ; la province se couvre d'écoles élémentaires ; l'agriculture même commence à s'améliorer ; un peu d'effort et vous allez l'élever au niveau de celle d'Europe ; vous ferez cesser ces propos humiliants d'ignorance littéraire et agricole, dirigés contre nous.L'agriculture proprement dite est l'art de cultiver la terre, de la fertiliser et de lui faire produire en plus grande quantité possible, sans l'épuiser, les grains, les fruits, les plantes, et généralement tous les végétaux qui servent aux besoins de l'homme, ou qui sont destinés à augmenter nos jouissances.Cette science embrasse encore l'art de gouverner, de multiplier tous les animaux utiles, d'en améliorer les races et de les soigner dans leurs maladies, ainsi que les arts économiques qui appartiennent à l'industrie agricole.La pratique TRAITÉ D’AGRICULT U RE, ADAPTÉ AU CLIMAT DU BAS-CANADA, RÉDIGÉ PAR JOS.FRS.PERRAULT, POUR J/U3AOE DES ÉTABLISSEMENTS D'ÉDUCATION DAN8 LES CAMPAGNES.MLîX*' :er^-~ ^A»'A>A'ttVWÀr/ft, Ray Gall (Winnipeg), Dick Brodribb (Toronto), Bill Gordon (Vancouver) et Cyrille Rey (Montréal).M.Marcel Prescott, professeur en charge de la section de filature du coton, leur explique ici le fonctionnement d’un appareil, en présence du directeur, M.Georges Moore (en arrière de la machine).41 INTERESSANT MOUVEMENT ARTISTIQUE A THETFORD=MINES ON SAIT que l’Ecole d’Arts et Métiers de Thetford - Mines offre chaque année des cours du soir en cuir ciselé, cuir repoussé et peinture d’art.Cet enseignement post-scolaire a été confié à Mme Jeanne Poudrier, qui est diplômée de l’Université de Montréal et de l’Ecole des Beaux-Arts, et qui a étudié le dessin à l’Ecole des Métiers Commerciaux après avoir été initiée à la peinture par l’artiste Georges Delfosse.Mme Poudrier a également étudié la pyrogravure et le travail sur étain avec Mlle Marguerite Lemieux, de Montréal.En mai dernier, les élèves de Mme Poudrier tenaient une exposition en la salle Poulin du Centre paroissial de Thetford-Mines.Nous qualifions cette exposition de magistrale, écrivait un rédacteur du « Progrès de Thetford », car elle nous a réellement dévoilé des talents remarquables dont nous ne soupçonnions point l’existence chez nous.Nous avons pu admirer au cours de cette exposition des travaux d’une rare précision qui ont certes dû exiger de leurs auteurs de longues heures de travail minutieux et exténuant.Un fait qui mérite notre admiration est que ces petits chefs-d’oeuvres furent réussis par des personnes d’âges et de professions variés qui, avant de s’inscrire aux cours, étaient loin de s’imaginer qu’elles pourraient atteindre un degré de perfection aussi avancé.Parmi ces élèces, nous remarquons des professionnels, hommes d’affaires, professeurs, commis, secrétaires, et même des ménagères et des journaliers.Quelques jours avant l’exposition, un groupe d’élèves anciens et actuels s’était réuni afin de jeter les bases d’un Cercle artistique à Thetford.Le bureau de direction se compose de Me Rémy Taschereau, président ; de Mlle Helen Bateman, de MM.Fernand Daigle, c.a., et Harry Foster, ingénieur minier ; la secrétaire est Mlle Marie-Paule Binette.Certes, l’Enseignement spécialisé du Québec a pour but premier de former les jeunes de la province en vue de carrières industrielles, mais la souplesse de son organisation permet également l’institution de cours variés répondant à des besoins locaux ou régionaux.Le succès des cours artistiques et d’artisanat à Thetford illustre une heureuse façon de joindre l’agréable au nécessaire.«If-' tf> IAT 4* .-*¦ • «gjaÿtr.QUELQUES ASPECTS DE L’EXPOSITION TENUE PAR LES ELEVES DES COURS DU SOIR OFFERTS PAR L’ECOLE D'ARTS ET METIERS DE THETFORD-MINES EN CUIR CISELE, CUIR REPOUSSE ET PEINTURE D’ART.42 RECENTES PROMOTIONS ET PERMUTATIONS AU SEIN DU PERSONNEL LA DIRECTION générale des Etudes de l’Enseignement spécialisé nous informe que plusieurs membres du personnel de notre ministère ont récemment été l’objet de promotions ou de permutations : M.François-Louis Mayano a été promu inspecteur des écoles de l’Enseignement spécialisé; ses services ont ensuite été prêtés à l’Administration des Ecoles d’Arts et Métiers, après le décès de M.Hector Therrien.M.Pierre-Emile Cyr, qui était à la Section Est des Ecole d’Arts et Métiers de Montréal, a été promu surintendant des ateliers à la Section Nord des mêmes écoles.M.Conrad Giasson, de l’Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine, a été nommé directeur de la nouvelle Ecole d’Arts et Métiers de Louiseville.M.Eugène Gervais, autrefois de l’Ecole d’Arts et Métiers de Drum-mondville, est devenu le directeur de la nouvelle Ecole d’Arts et Métiers de Sainte-Anne-des-Monts.M.Onésime Piette, qui faisait partie du personnel de l’Ecole d’Arts et Métiers de Rouyn, a été promu directeur des études à l’Ecole d’Arts et Métiers de Joliette.M.Adéodat Perron, qui était directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Grandes-Bergeronnes, a été nommé directeur de la nouvelle Ecole d’Arts et Métiers d’Alma.M.Bernard LeFort a été promu inspecteur des Ecoles de l’Enseignement spécialisé.M.Lionel Poisson, autrefois membre du personnel de l’Ecole Technique de Trois-Rivières, a été promu directeur des études à l’Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine.M.Lucien Monarque, professeur à l’Ecole Technique de Montréal, et qui agissait comme directeur intérimaire des études à la Section Est des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal, a été promu directeur des études à la Section Ouest des mêmes écoles.M.Gérard Bélanger, de l’Ecole Technique de Québec, a été promu directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Plessisville.M.Jacques Daignault, de la Section Ouest des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal, a été promu surintendant des ateliers à l’Administration des Ecoles d’Arts et Métiers.M.François Saint-Arnaud, de l’Ecole -de Papeterie de la Province de Québec, a été promu chef de section à la même école.M.Donat Corriveau, de l’Ecole d’Arts et Métiers de Montmagny, devient directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Grandes-Bergeronnes.M.Jules-A.Paquin, de l’Ecole d’Arts et Métiers d’Amos, a été nommé directeur des études à la Section Est des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal.A tous, nous présentons nos félicitations et nos voeux sincères de succès.HC«L ARTS HT METIERS En juillet dernier, notre Ecole d’Arts et Métiers de Port-Alfred participait à une exposition industrielle et commerciale tenue au Palais municipal de cette ville.Qn voit ici l’aspect que présentait son kiosque.Le rectangle blanc qui se détache sur la silhouette d’une tête d’adolescent servait d’écran pour la projection de 48 transparents en couleur ayant trait aux activités de l’école.Ces projections s’accompagnaient de commentaires et de musique enregistrés sur une bande magnétique synchronisée avec le projecteur.—¦'SUR DEUX EXPOSITIONS .2ART5 ET mETIER5 | uÜiL OCIiL ttf*"’" Il K U Notre Ecole d’Arts et Métiers de Mont-Joli a participé, à la fin de juin dernier, à une grande exposition régionale tenue en cette ville.Le personnel de l’école, guidé par le directeur, M.Louis-Philippe Maltais, avait préparé un fort joli kiosque illustrant les métiers qui font l’objet des cours du jour et du soir offerts par l’école.Le tout se complétait d’un étalage groupant quelques-uns des manuels techniques publiés par l’Office des Cours par Correspondance.Grâce à une fraiseuse, à un tour à bois et à une table de montage électrique, le public put y voir des élèves au travail.43 COURS D'ETE ORGANISES POUR LES APPRENTIS EN IMPRIMERIE UNE série de cours de perfectionnement en imprimerie a été organisée, en août dernier, à l’Ecole des Arts Graphiques de la Province de Québec, à Montréal.Ces cours ont été suivis par de jeunes apprentis provenant de villes situées dans un rayon d’une centaine de milles de la métropole : Sherbrooke, Trois-Rivières, Shawinigan, Ste-Agathe, St-Jovite, Granby, Valleyfield, Hull, etc.Cette initiative résulte d’une heu- liers commerciaux.Il s’agit là d’un précieux échange permettant, dans les deux cas, un enseignement à la fois théorique et pratique.Cette année, la Commission d’Aprentissage avait exprimé le désir que le même avantage fût mis à la disposition des apprentis résidant dans d’autres villes de la province.Le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse a accueilli favorablement cette suggestion.Le programme des études était sensiblement le même que celui dont bénéficient les apprentis de Montréal ; il comprenait, outre un enseignement théorique et technologique, des périodes de démonstrations et des travaux pratiques.Le mercredi, l’horaire régulier des cours était modifié pour permettre aux élèves de passer aux ateliers et de participer à des forums.En tout, une cinquantaine de candidats se sont prévalus de cette excellente occasion de parfaire leurs connaissances grâce au personnel et à l’équipement de l’Ecole des Arts Graphiques.Plusieurs d’entre eux sont parvenus à faire coïncider leurs vacances annuelles avec ces deux semaines de cours ; certains ont tout simplement renoncé à leur salaire, pendant cette période, pour s’inscrire.Le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, par l’entremise de son Service des cours de culture populaire, a consenti de généreuses allocations aux candidats et a contribué à défrayer leurs frais de transport jusqu’à Montréal et de séjour dans la métropole.De son côté, la Commission d’Apprentissage s’est chargée du recrutement des élèves, de contribuer à leurs menues dépenses quotidiennes et de leur trouver un logement temporaire à la Maison des étudiants de l’Université de Montréal.Quelques-uns des apprentis suivent avec attention une leçon que leur donne M.Guy Lusignan, professeur à la section de reliure, relativement aux caractéristiques du travail dont s’acquitte une plieuse.reuse collaboration entre l’école ci-haut mentionnée, relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, et la Commission d’Apprentissage des Métiers de l’Imprimerie du District de Montréal.PRECIEUX ECHANGE Une collaboration similaire existait déjà depuis plusieurs années.On sait, en effet, que les apprentis et artisans de Montréal, déjà à l’emploi au sein de l’industrie, viennent parfaire leur formation technique à l’école pendant l’année académique, en y passant une journée entière, chaque semaine, pendant une période d’environ 25 semaines, et cela, durant les 1ère, 2e et 3e années de leur apprentissage.Ces cours groupent normalement des apprentis (typographes, pressiers, relieurs) de la région métropolitaine.Pendant leur présence à l’école, les élèves réguliers travaillent dans les ate- Chaque matin, un autobus conduisait de la Maison des etudiants de l Université de Montréal jusqu’à l’Ecole des Arts Graphiques Les apprentis inscrits aux cours.44 LES EDUCATRICES EN ECONOMIE DOMESTIQUE SE PERFECTIONNENT UNE série de cours spéciaux portant sur l’identification et la comparaison des tissus a eu lieu à l’Ecole des Textiles de la Province de Québec, du 20 au 28 août.Ces cours de perfectionnement avaient été organisés à l’intention de 48 dames et jeunes filles qui enseignent elles-mêmes la coupe, la couture et la chapellerie, et qui font partie du personnel du Service de l’Education familiale, relevant du Département de l’Instruction publique.Ce service a pour but d’initier dames et jeunes filles, dans toutes les régions de la province, aux divers aspects de l’économie domestique.Son personnel enseignant est divisé par équipes et les cours comprennent, outre les trois sujets déjà mentionnés, le tissage, l’art culinaire et les fantaisies à l’aiguille.Chaque année, ces professeurs bénéficient eux-mêmes d’un entraînement intensif afin d’ajouter à leurs connaissances, et les sessions d’études ont toujours eu lieu à Québec.Cette année, les autorités du Service de l’Education familiale ont voulu que leurs éducatrices en coupe, couture et chapellerie se perfectionnent auprès du personnel enseignant de l’Ecole des Textiles, relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Un programme spécial d’études a été mis au point conjointement par le directeur de cette école, M.Georges Moore, et par Mlle Thérèse Thibodeau, directrice technique du Service de l’Education familiale ; il portait notamment sur les armures fondamentales (tissus Voici quelques-unes des élèves qui ont suivi les cours spéciaux organisés à l’Ecole des Textiles de la Province de Québec à l’intention des professeurs du Service de l’Education familiale du Département de l’Instruction publique.II1BI bbbbbbbb bbbbsbbbbbbbi ««¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦nui BaaaaaaaBaaeaaaaai i BBBBBBBB BBBBBBBB MB BBBBBBBB BBBBBBBB ibbl.:bbjbbb: BBBBBBBB BBBBBBBS i: ":bb.*:bbbi ¦ BBBBBt ,.B| _.BBBBBBBBI :BBB«BB»«a _ma_:iBBBBj èsSm -v/r ¦ Deux élèves, Ailles Monique Carrière et Marie-Blanche Rioux, respectivement de Ste-Marthe de Vaudreuil et de Rivière-à-C.laude.écoutent attentivement les remarques que leur fait l’un des professeurs, M.Gabriel Dion (à gauche), sur l'identification d’un tissu, en présence de Aille Thérèse Thibodeau, directrice technique du Service de l’Education familiale, et de M.Georges Aioore, directeur de l’Ecole des Textiles.unis, croisés, etc.), le dessin, l’harmonie des couleurs, l’analyse des tissus, l’application des teintures, etc.Ces sujets ont été enseignés par MM.Gabriel Dion et Georges Boullé, respectivement chefs des sections d’armure et des teintures et apprêts, et par MM.Maurice Loranger, professeur d’armure, et René Contant, professeur de dessin.Dans l’après-midi du mardi 27 août les élèves étaient les invitées du maire et des membres du Conseil municipal.Au cours de cette réception civique, Mlle Thibodeau s’est déclarée enchantée des résultats atteints.“Les résultats, dit-elle, ont dépassé les espérances, et en quittant l’Ecole des Textiles, nos professeurs auront acquis un précieux bagage de connaissances.Les autorités de l’Ecole des Textiles ont su tirer du vaste programme d’études d’une durée de quatre ans offert aux élèves réguliers tous les aspects pratiques nécessaires à l’élaboration d’un cours spécial convenant parfaitement aux caractéristiques de l’enseignement que diffusent nos propres professeurs dans toutes les régions du Québec.’’ 45 NOUVELLES DES TECHNICIENS PROFESSIONNELS par Léo CHARLEBOIS, T.P., secrétaire général NOTRE CORPORATION FETE LE 30e ANNIVERSAIRE DE SON INCORPORATION EN 1952, sous le vocable de Corporation des Techniciens Diplômés de la Province de Québec, notre Corporation célébrait avec éclat, dans la métropole, le vingt-cinquième anniversaire de son incorporation officielle.Le 26 octobre prochain, à Québec, des fêtes tout aussi grandioses marqueront le trentième anniversaire de cette incorporation ; notre groupement a reçu en 1954 son statut professionnel, pour être connu depuis sous le nom de Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec.Une revue même rapide des principales étapes de l’histoire de notre Corporation démontre un progrès constant qui l’a conduite, grâce au dévouement et à l’énergie des pionniers de la première heure comme de leurs successeurs, à des succès dont elle s’enorgueillit ; elle en est arrivée aujourd’hui à s’affirmer et à jouir d’un prestige toujours croissant, non seulement dans la province de Québec, mais bien à l’extérieur, et plus particulièrement dans la province voisine.C’est le 20 mai 1927 que des lettres patentes constituaient en corporation L’Association des Anciens Elèves de l’Ecole Technique de Montréal, laquelle avait vu le jour quelques années auparavant.Le 14 avril 1934, de nouvelles lettres patentes permettaient de changer le nom du groupement en celui de Corporation des Techniciens de la Province de Québec.Le 16 janvier 1935 marqua l’ouverture officielle de notre secrétariat provincial ; le même jour, le chapitre Technique de Trois-Rivières devenait le premier à se joindre officiellement à celui de Montréal, de la Corporation des Techniciens Diplômés.Les chapitres de Québec, de Trois-Rivières (papeterie) et de Hull emboîtaient le pas peu après, bientôt suivis par ceux de Rimouski, de Shawinigan, de St-LIyacinthe (textiles), de Chi-coutimi-Arvida et de Sherbrooke.En 1944, la Corporation franchissait une nouvelle étape ; le 31 mai, l’Assemblée législative de Qué- bec votait le bill 51, qui adoptait la loi concernant les techniciens diplômés, reconnaissant l’exclusivité du titre de Techniciens Diplômés aux membres de notre Corporation, laquelle devenait alors la Corporation des Techniciens Diplômés de la Province de Québec.A la session de 1950, le bill 155 consolidait nos droits acquis et accordait à la Corporation des pouvoirs plus vastes, notamment celui de conférer le titre de Technicien Professionnel à ses membres les plus éminents et fidèles aux conditions des nouveaux règlements.Enfin, 1954 devait permettre la réalisation d’un rêve caressé depuis longtemps ; la Législature provinciale sanctionnait le bill 233, conférait à notre Corporation son statut professionnel.Ce nouveau pas demeurera l’un des plus importants et des plus décisifs dans l’évolution de notre Corporation.La nouvelle loi modifiait la loi concernant les techniciens diplômés et notre Corporation prenait son nom actuel de Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec.En plus des droits et privilèges acquis par les lois précédentes, la Corporation obtenait une protection additionnelle en regard cle l’emploi des titres de Technicien Diplômé ou Technicien Professionnel.La nouvelle loi accordait en outre au Technicien Diplômé le droit d’agir sous une raison sociale, et de se prévaloir des dispositions de la loi des compagnies de Québec.Le nouveau statut professionnel que la Législature provinciale conférait ainsi à notre Corporation témoignait de façon éloquente du prestige qu’elle s’était acquise et que iui reconnaissaient les autorités.Il portait également à l’attention du public la compétence de ses membres.Tous les membres sont fiers, et à juste titre, des progrès effectués par leur Corporation, et ils voudront sans doute lui témoigner leur attachement et lui souhaiter de nouveaux succès en participant aux fêtes du 30e anniversaire de son incorporation.Qu’on se le dise : en route vers Québec le 26 octobre prochain ! Message aux épouses et compagnes des Techniciens Professionnels Mesdames, M esdem o ise l les, Nous avons rarement le plaisir de nous rencontrer pour causer; le 26 octobre, la Corporation nous en fournira une magnifique occasion, La Corporation célèbre cette année son 30e anniversaire.Plusieurs réunions importantes occuperont nos compagnons pendant ce congrès.Toujours gentils, ils ont pensé à nous grouper, dames et demoiselles, à une réception spéciale qui aura lieu au Château Frontenac, dans l’a près - midi du 26 octobre, de 3 h.à 5 h.Je serais très heureuse de vous y revoir.Evidemment, c’est avec joie que, le soir, nous assisterons avec nos compagnons au banquet dont l’invité d’honneur et le principal orateur sera l’honorable Maurice-L.Duplessis, premier ministre de la Province.Nos compagnons nous font honneur partout dans la société ; connaissances, habileté, dévouement, initiative, courage et collaboration sont des qualités qu’ils possèdent et qui nous assurent la joie de vivre.Je vous invite bien cordialement à assister aux fêtes qui marqueront le 30e anniversaire de la Corporation.Sincèrement, Mme Charles-E.Bréard, épouse du président général.46 Message du Président Général Mes chers amis.Le dévouement et l’énergie de nos pionniers et de leurs successeurs ont permis à notre Corporation de se développer et de s’épanouir puisque, cette année, nous célébrons nos 30 ans d’existence.Maintenant que nous exerçons une profession possédant des droits et des privilèges qui sont propres à assurer un avenir meilleur à nos membres, il m’est très agréable de vous inviter tout particulièrement à célébrer avec éclat cet important événement qui marque notre évolution.Ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons dans une très large part à notre distingué patron honoraire, l’honorable Maurice-L.Duplessis, c.r., premier ministre de la Province de Québec, grâce à sa collaboration, à sa générosité et à sa sollicitude, qu’il n’a jamais cessé de prodiguer à notre Corporation et à la jeunesse.Nous lui exprimerons notre gratitude au grand banquet de notre 30e anniversaire, le 26 octobre prochain, au Château Frontenac, à Québec, alors qu’il sera notre conférencier d’honneur.je vous invite cordialement, chers confrères, à assister à ce congrès et à prendre part à toutes les délibérations importantes pour notre Corporation.Maintenant que nous sont reconnus des droits et privilèges exclusifs, ce qui favorise notre épanouissement en toute liberté, tous les diplômés des Ecoles Techniques ont intérêt à faire partie de la Corporation qui les protège dans l’exercice de leur spécialité respective.J’invite également vos épouses ou compagnes à se joindre à vous et à prendre part à la réception organisée pour les dames et demoiselles.En terminant, j’invite tous les membres de la Corporation à participer à ces grandes fêtes qui ont été spécialement organisées à leur intention ; il y va de leur intérêt.CHARLES-E.BREARD, président général.To our Fellow English-Speaking Technicians, It is a great pleasure to invite our fellow English-speaking Technicians to celebrate with us the 30th anniversary of our Corporation, in Quebec City, on October 25th and 26th.Our distinguished guest speaker at the banquet which is to be held at the Château Frontenac on the 26th will be the Honourable Maurice L.Duplessis, Q.C., Prime Minister of the Province of Quebec.Please be with us on this memorable occasion.CHAS.E.BREARD, President General.Message de M.Jean Delorme LES diplômés des écoles spécialisées qui relèvent du Ministère du bien-être social et de la jeunesse célèbrent cette année le trentième anniversaire de fondation de leur association, la Corporation des Techniciens Professionnels.Trente ans d’association, c’est déjà un passé rempli d’activités multiples, c’est déjà aussi une longue série de faits marquants, une succession imposante d’événements, une somme éloquente de dévouement au service de la collectivité.Ce passé, que nous avons vu se dérouler en grande partie, nous rappelle le souvenir des nombreux anciens élèves que nous avons connus et qui nous ont honoré de leur confiance; il constitue une réalisation dont les écoles d’enseignement spécialisé doivent se réjouir.Aux félicitations que la Corporation a déjà reçues, nous ajoutons les nôtres; nous désirons surtout en faire hommage à tous ces anciens qui ont consacré de leurs loisirs au bénéfice des jeunes, sans lésiner ni sur leur temps, ni même parfois sur leur argent.Nous avons toujours admiré leur sens social et nous nous réjouissons des fruits que leurs efforts ont produits.Trente ans, ce n’est pas seulement un passé, c’est aussi un avenir.A cet âge en effet chez l’homme, le cycle de la formation s’est complété en passant par les balbutiements de l’enfance, les hésitations de l’adolescence et les extravagances de la jeunesse.Les réalisations de l’avenir dépendent en grande partie de l’expérience acquise, des erreurs commises comme des succès remportés pourvu, bien entendu, qu’il y ait continuité d’efforts.Il en est ainsi d’une association ou d’un groupement d’individus; son succès futur repose sur son passé et, bien entendu, sur la valeur de ceux qui tiendront les commandes, sur leur désintéressement, leur zèle et leur sens social.Aussi le trentième anniversaire de la Corporation des Techniciens Professionnels ne doit pas être uniquement une pause pour considérer avec satisfaction un passé fructueux et féliciter ceux qui en sont responsables; ce doit être aussi l’occasion de songer au rôle d’envergure que la corporation est appelée à jouer dans une société où la technique tient de plus en plus une place marquante.Nous ne craignons pas d’exprimer notre confiance en elle parce que ceux qui conduiront alors les destinées de la Corporation auront été formés dans les écoles de l’Enseignement spécialisé et que leur formation technique continuera de s’appuyer sur une culture générale assez poussée.Aussi, aux félicitations que nous adressons à la Corporation des Techniciens Professionnels, nous ajoutons l’expression de notre confiance dans l’avenir.Puisse ce groupement de nos anciens continuer d’être dirigé par des personnes compréhensives, aux vues larges et uniquement animées du désir d’aider les jeunes qui se forment dans les écoles de l’Enseignement spécialisé.JEAN DELORME, Directeur général des études.47 PROMOTION INDUSTRIELLE CHEZ LES TECHNICIENS PROFESSIONNELS par Lionel THIBEAUL.T, T.P., président du chapitre de Shatvinigan LA PROMOTION industrielle a pour objet la création d’entreprises nouvelles, de même que l’amélioration des industries existantes afin de grossis le potentiel productif de la nation.Cette augmentation de la production a pour effet direct l’enrichissement de toutes les classes de la société, d’où élévation générale du niveau de vie.Afin de donner une meilleure idée de l’évolution économique provoquée par la création de nouvelles entreprises, permettez-moi de souligner les résultats d’une enquête menée aux Etats-Unis.Celle-ci démontre que pour chaque cent nouvelles situations créées dans une municipalité, la population a augmenté de 295 âmes ; il a fallu construire 112 maisons supplémentaires ; l’inscription scolaire a augmenté d’une cinquantaine d’élèves ; 105 nouveaux permis d’automobiles et 36 pour autobus et camions ont été émis ; on a installé 70 nouveaux téléphones ; les ventes au détail ont augmenté de $360,000, les revenus, de $590,000, et les dépôts bancaires, de $270,000; quatre nouveaux magasins ont été fondés.En un mot, cette enquête a prouvé que le facteur industriel constitue la prospérité d’une municipalité, d’une province, d’un pays.Le développement industriel connaît dans notre province un essor formidable, qui selon les économistes devrait se continuer en core pendant plusieurs années ; aussi, notre Corporation, soucieuse de ses responsabilités dans ce domaine, veut cette année contribuer à cette évolution d’une manière spéciale en lançant une grande campagne de promotion industrielle à travers tout le Québec.Le technicien, vu la formation qu’il a reçue et les fonctions qu’il doit remplir dans l’industrie, est directement intéressé à cette nouvelle phase de l’activité humaine ; il doit surveiller étroitement l’évolution dans ce secteur et participer d’une façon concrète à son avancement.Cette vigilance est d’autant plus nécessaire qu’avec l’arrivée de l’automation, l'industrie prend une nouvelle orientation.L’enquête sommaire que nous avons menée dans notre région nous laisse croire que les grandes entreprises, dans le but de réduire le coût de production, seraient désireuses de se départir de certains départements d’entretien : peintu re des bâtisses, installation et réparation de tuyauterie, ferblanterie, soudure et ajustage mécanique, réparation des moteurs électriques, des instruments électroniques et autres, etc.; elles consentiraient à confier ces travaux à de petites entreprises compétentes et responsables, capables de donner un bon service.Il va sans dire qu’une petite entreprise spécialisée dans un domaine bien déterminé peut fonctionner plus économiquement qu’une grande, surtout si elle s’occupe de la réparation et de l’entretien de plusieurs industries.Il est donc urgent de vérifier, par une enquête sérieuse, jusqu’à quel point cette tendance est vraie et ensuite, prendre les moyens nécessaires.Il faudra organiser de toutes pièces les entreprises capables de remplir adéquatement les tâches que les grandes industries seraient disposées à leur confier.Nous sommes donc en face d’une situation qui nous oblige à développer un vieux thème, celui de la petite industrie.Il serait certainement utile de rappeler que cette dernière est non seulement rentable, mais qu’elle constitue un des meilleurs placements en autant qu’elle soit organisée d’une façon scientifique.Je suis d’avis qu’il serait avantageux de remplacer le propriétaire unique des temps passés par une petite société anonyme ou compagnie limitée, car au sein de ces petites compagnies, les individus qui la composent peuvent, sans être obligés de risquer le tout pour le tout, s’associer et faire fructifier non seulement un petit capital mais aussi monnayer leur ingéniosité, leurs talents, leur travail ; c’est dans ce genre d’entreprises que l’on peut opposer à la puissance de l’argent les ressources de l’imagination, de la débrouillardise, du savoir-faire.Nous nous proposons de préparer deux questionnaires différents, l’un à l’intention des compagnies et l’autre, à l’intention de nos membres, pour les inviter à nous soumettre les projets susceptibles d’être réalisés par l’entremise de notre association.J’espère que tous les techniciens réalisent l’importance de cette enquête, qui en plus des avantages déjà mentionnés, aura une grande valeur publicitaire pour notre groupement, puisqu’elle va nous permettre de rencontrer un grand nombre d’industriels de la province et nous fournir l’occasion de préciser les buts de notre Corporation.Je propose donc aux divers chapitres le programme suivant avec l’espoir que vous en prendrez connaissance et n’hésiterez pas à me faire parvenir les suggestions que vous jugerez utiles : 1.Chaque chapitre devrait nommer, le plus tôt possible, deux personnes capables de conduire l’enquête régionale auprès des compagnies, et qui auraient aussi comme tâche de recueillir les suggestions présentées par les membres de leur chapitre.Ces deux personnes feront automatiquement partie du comité provincial de promotion industrielle qui sera composé de deux représentants de chaque chapitre, ainsi que de votre humble serviteur (J.Lionel Thibeault), comme président, et d’Yvan Chartier (chapitre Shawinigan), qui agira comme secrétaire.2.Pour permettre à nos membres de réaliser les projets qui auront été ébauchés au cours de l’enquête, et afin de s’assurer que les nouvelles entreprises seront dirigées par des gens compétents, nous demanderons au ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse la permission d’ajouter s’il y a lieu certains nouveaux cours du soir dans les différentes Ecoles Techniques de la province, cours traitant des différents aspects que présentent la création et la mise en route d’une nouvelle entreprise.En résumé les sujets au programme seront les suivants : activité économique (les affaires en général), différents modes de constitution, comptabilité, sources et emplois du crédit, achats et ventes, taxes municipales, provinciales, fédérales, droits de douane, impôts sur le revenu des particuliers, des sociétés et des corporations, assurance-chômage, accidents du travail, assurances, choix de l’empla- cement des usines, centres industriels pour les petites industries, certaines normes de construction, législation ouvrière, loi de faillite, loi Lacombe, brevets d’inventions, analyse sommaire du Rapport Gordon.Peut-être trouvera-t-on ce projet un peu vague, mais au fur et à mesure que nous avancerons, il se précisera et se développera ; il y aura des adaptations inévitables à lui apporter, mais l’important c’est de se rendre bien compte de la tâche énorme qui nous attend, et que le seul moyen efficace de l’aborder est de passer à l’action sans retard.Nous avons besoin de l’appui franc et sincère de tous les techniciens, car nous entreprenons un travail d’équipe qui demandera des efforts constants et soutenus.Je vous propose comme objectif la fondation d’au moins une compagnie par chapitre pour l’année 1958 ; c’est ainsi que nous réaliserons le mot d’ordre qui a déjà circulé dans nos rangs : l’avenir appartient aux techniciens.A SHAWINIGAN-FALLS Depuis sa fondation le comité de promotion industrielle du chapitre de Shawinigan-Falls a présenté plusieurs causeries sur des sujets se rapportant aux différents aspects que présentent la création et la mise en route d’une nouvelle entreprise industrielle.Nous avions comme objectif de lancer une entreprise par année, et nous avons à date organisé trois compagnies limitées, deux à Sha-winigan et une à Chicoutimi, ce sont : la compagnie Shalwin de Shawinigan, qui manufacture portes, fenêtres, auvents, armoires, etc., en aluminium, la compagnie Shal-win du Saguenay, filiale de celle de Shawinigan, et enfin la compagnie Moreco Electric Inc., qui s’occupe de l’installation et de la réparation de moteurs électriques.Nous avons également aidé d’autres entreprises moins considérables de diverses façons.Plusieurs de nos recommandations ont été incorporées au projet d’annexion de l’ancien maire, M.Gaston Hardy.Veuillez faire parvenir les noms, adresses et numéros de téléphone de vos représentants au comité provincial de promotion industrielle soit au chapitre, soit au signataire de cet article (J.-Lionel Thibeault, t.p., 1032, rue St-Paul, Shawinigan-Falls, Qué.Tél.: LE.0-5965 ou LE.6-4481).LE PRESIDENT GENERAL, ORGANISATEUR DU CONGRES DES qu’il eut décidé de marquer de façon éclatante le trentième anniversaire de la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec, l’exécutif voulut confier à un organisateur compétent le soin de mettre au point tous les détails du programme; il s [imposa it de désigner un membre du chapitre de Québec.C’est vers le confrère Gérard Bélanger que l’on se tourna, car chacun connaît son talent en ce domaine et le souci qu’il apporte à l’exécution d’un tel travail.Il fut donc nommé organisateur général du congrès.Le confrère Bélanger ne tarda évidemment pas à se mettre à l’oeuvre.Déjà, le programme du congrès avait été arrêté et l’organisation mise en route lorsqu’il se vit dans l’obligation de suspendre ses activités pour une excellente raison.On sait qu’il faisait partie du personnel enseignant de l’Ecole Technique de Québec; or, le ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse vient de l’honorer d’une belle promotion en le nommant directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Plessisville.L’ami Bélanger se voyait donc obligé de s’installer dans cette dernière localité.Nous nous réjouissions de cette belle nomination, mais il devenait évident que le bonheur de l’un allait faire le malheur des autres.La Corporation, en effet, se voyait privée de ses précieux services pour l’organisation du congrès.L’exécutif accepta sa résignation de fort bonne grâce, le remerciant chaleureusement du travail dont il s’était déjà acquitté et lui souhaitant plein succès dans son nouveau poste.Nous voulons profiter de cette occasion pour lui présenter les félicitations de tous les membres de la Corporation.C’est notre directeur général, M.Charles-E.Bréard, qui accepta d’assumer la lourde tâche de succéder au confrère Bélanger.Sur ses épaules repose maintenant la responsabilité de mener la barque à bon port.L’enthousiasme avec lequel il se donne à la grande cause de notre Corporation constitue une promesse de plein succès et nul doute que notre groupement vivra, les 25 et 26 octobre, le plus éclatant de tous ses congrès annuels.LEO CHARLEBOIS, secrétaire général.CORPORATION DES TECHNICIENS PROFESSIONNELS DE LA PROVINCE DE QUEBEC 1927 — PROGRAMME DU 30e ANNIVERSAIRE — 1957 VENDREDI, 25 OCTOBRE 4 h.00 p.m.— Inscription des congressistes à l'Ecole Technique de Québec.5 h.00 p.m.— Réception par les autorités civiles.6 h.00 p.m.— Temps libre.8 h.00 p.m.— Soirée académique.9 h.30 p.m.— Réception par le chapitre de Québec.Banquet aux huî- tres, danse.SAMEDI, 26 OCTOBRE 9 h.00 a.m.— Inscription des congressistes à l'Ecole Technique de Québec.9 h.30 p.m.— Séances d'études.12 h.00 a.m.— Ajournement, temps libre.2 h.00 p.m.— Assemblée générale : résolutions.4 h.30 p.m.— Photographie du groupe.7 h.00 p.m.— Banquet au Château Frontenac.Invité d'honneur et principal orateur, l'hon.Maurice-L.Duplessis, c.r., premier ministre.Danse.(Tenue de ville de rigueur).Spécial pour les dames : 3 h.à 5 h.p.m.— Thé au Château Frontenac; musique du XVIIle siècle.49 LA CORPORATION A PROGRESSE A PAS DE GEANT DEPUIS SA CREATION par louis DUSSAULT, c.r., conseiller juridique SI NOUS parcourons les Statuts refondus de la province de Québec de 1925 concernant la législation des corps professionnels, plus spécialement intéressés au domaine technique ou industriel, nous constatons que leur nombre est plutôt restreint.En effet, les seuls corps professionnels intéressés plus spécialement au domaine technique ou industriel et jouissant de privilèges spéciaux à cette époque sont: la Corporation des Ingénieurs pro-fessonniels de Québec, la Corporation des Arpenteurs-géomètres, l’Association des Architectes et l’Association des Ingénieurs forestiers.Par contre, si nous faisons aujourd’hui un examen sommaire de notre législation concernant ces mêmes corps professionnels, nous constatons que leur nombre a plus que doublé puisque nous retrouvons aujourd’hui dans nos lois, des corps professionnels nouveaux, tels que: L’Association des Opticiens de la province de Québec, l’Association des Opticiens d’ordonnance de la province de Québec, la Corporation des Agronomes (27 mai 1942), l’Institut des Comptables Agréés (17 avril 1946), la Société des Comptables en administration industrielle et en prix de revient (11 mars 1948), la Corporation des Entrepreneurs en plomberie et chauffage (10 mars 1949), la Corporation des Maîtres-élec-triciens (29 mars 1950), l’Association des Mesureurs de bois licenciés de la province de Québec (29 mars 1950), la Corporation des Techniciens professionnels de la province de Québec (5 avril 1950), la Corporation des Courtiers en immeubles de la province de Québec, (29 janvier 1954), etc.La création de ces nombreuses associations professionnelles mettant à la disposition du public de nouveaux techniciens, hommes de métier spécialisés, spécialistes des questions industrielles, a été rendue nécessaire par le développement industriel gigantesque qu’a connu la province de Québec et le Canada tout entier durant ces dernières années et nous croyons que les progrès réalisés par la Corporation des Techniciens professionnels de la province de Québec depuis quelque trente années, figu- rent parmi les plus importantes réalisations dans ce domaine.Le 20 mai 1927, les diplômés des écoles techniques fondaient leur première corporation.En 1944, cette association, qui avait progressé et comptait de nombreux membres, obtenait l’exclusiveté du titre de “Technicien Diplômé”.Mais on peut dire que c’est le 29 mars 1950, grâce à l’honorable Maurice Duplessis, premier ministre de la province, que les Techniciens diplômés obtenaient de véritables privilèges et droits spéciaux par la loi 14, George VI, chapitre 145.Cette loi contient pour ainsi dire le principe de vie du Technicien professionnel et du Technicien diplômé, qui est le suivant :— La Corporation a comme but : Permettre à ses membres d’agir, de pratiquer et ainsi de se servir des connaissances acquises dans les Ecoles techniques de la province de Québec en effectuant un travail technique ou industriel suivant la formation qui est donnée dans les Ecoles techniques régies par la Loi de l’Enseignement spécialisé.(Statuts refondus 1941, chapitre 63).A ce principe, sont venus s’ajouter d’autres privilèges spéciaux comme celui de l’exclusivité du titre de “Technicien Professionnel”, et du droit pour les Techniciens d’accomplir leur travail sous une raison sociale ou en bénéficiant des privilèges de la loi des compagnies de Québec.Le Technicien professionnel et le Technicien diplômé jouent un rôle de plus en plus important dans le domaine économique et industriel.La Corporation des Techniciens professionnels est là pour aider ses membres à remplir leur mission et à parfaire encore si possible la législation qui les régit.La naissance de nombreux corps professionnels nouveaux pose cependant un problème difficile, celui de délimiter d’une façon claire et précise les droits et les pouvoirs de chacune de ces corporations, et seules la bonne foi et la coopération entre ces divers organismes peuvent les faire coexister dans la paix et l’harmonie, précisément pour le plus grand bien du public.La Corporation des Techniciens professionnels de la province de Québec est heureuse d’avoir pu coopérer avec les autres corps professionnels dans ce domaine et elle remercie ces derniers de la collaboration qu’elle a eue de leur part.Depuis trente années, la Corporation des Techniciens professionnels a progressé à pas de géant et elle entend continuer de servir ses membres et de servir plus spécialement le public en permettant aux Techniciens professionnels et aux Techniciens diplômés d’exercer leur profession dans tous les domaines de la technique où leur compétence est reconnue et appréciée.A l’occasion de ce trentième anniversaire, permettez-moi d’offrir à la Corporation des Techniciens professionnels, mes plus sincères félicitations ainsi que mes meilleurs voeux de succès dans l’accomplissement de cette mission.LOUIS DUSSAULT, C.R., Conseiller juridique.TECHNICIENS PROFESSIONNELS TOUS à QUEBEC, les 25 et 26 octobre ! Venez participer au congrès du 30e anniversaire Vos confrères vous y attendent Le comité d’organisation compte sur votre présence 50 - Cette photo groupe le conseil central de la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec pour la présente année.Assis, de gauche à droite, MM.Vladimir Sokolyk, 2e vice-président sortant de charge; Raymond Clavet, 2e vice-président général; Jean Frigon, 1er vice-président général; Charles-E.Bréard, président général; Alexandre Castagne, 1er président ex-officio; Léo Charlebois, secrétaire général; Albert Lapierre, trésorier général.Deuxième rangée, même ordre, MM.J.-Charles Dorval, Gérard Bélanger, Georges Moore, Marcel Pilon, Roger Giasson, Raymond Cadieux, Maurice Normandin, tous directeurs délégués.Troisième rangée, même or dre, MM.Benoit Hamel, Charles Cantin, Pierre Beetz, J.-Lionel Thibeault, Jean-Marie Beaulne, Hector Séguin, Roger-P.Deschamps, également tous directeurs délégués.M.Wilfrid Beaulac, 2e président ex-officio, naparaît pas sur cette photo.Tou J à Québec peur les fête* élu trentième anniversaire c!e la Corporation! Conseil central de la Corporation des Techniciens Professionnels TTTiT1 « * • * AsttOjiik.Tmm?¦ .FUTUR VISAGE DE MONTREAL OUT récemment.les journaux révélaient certains détails relatifs à la véritable cité verticale qui s’élèvera d’ici quelques années au coeur même de la métropole du Canada, sur l’emplacement du terminus des Chemins de Fer nationaux du Canada.Plusieurs aspects d'une maquette préparée par les ingénieurs et les architectes chargés de la réalisation du projet ont été publiés avec d’abondants commentaires.On voit ici la plus récente photo de cette maquette; elle donne une excellente idée de cet imposant centre que les progrès de la technique moderne ont rendu possible.On g distingue la silhouette du gratte-ciel de 40 étages qui s’élèvera sur la Place Ville-Marie, au nord du boulevard Dorchester.Les constructions subséquentes prévues sont.au premier plan, le centre du transport, dont le toit servira d’héliport.L’édifice au toit bombé logera les services administratifs des Chemins de Fer nationaux.Entre cet édifice et le gratte-ciel figure la maquette d’un autre édifice à bureaux de 20 étages, sur le boulevard Dorchester, dont l’aménagement s’achève, et l’édifice de l’Aviation internationale.La Cathédrale et l’édifice “Sun Life’’, à gauche, permettent de bien situer l’ensemble.Grâce à la technique, Montréal prendra de plus en plus l’allure d'une fière Métropole.MINISTERE DU BIEN-ETRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE Hass, PAUL SAUVE, ctl, GUSTAVE POISSON, ç.r„ naiotssr®, ^©ïss-iGïMKtstre.de Lamirande, inc., maître-imprimeur.Montréal, Qué.
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