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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1957-11, Collections de BAnQ.

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W "."*¦'** ^iPHRMpf November i$sr November 9BHMÜ POPULAR POUR TOUS 3»' " ¦SMtsm POPULAR POUR TOUS La revue de l'Enseignement spécialisé de la PROVINCE g QUEBEC T be Vocational Training Magazine of the Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse Department of Social Welfare and Youth Novembre November 1957 Vol.XXXII No 9 Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande, Staff Writer Conseil d’administration Board of directors Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (Province de Québec).The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Vocational Training Schools under the authority of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).Président — President , —, directeur général des études de l'Enseignement spécialisé JEAN Delorme Director General of Studies for Vocational Training Directeurs — Directors Maurice Barrière adjoint du directeur général des études Assistant Director General of Studies c jy directeur, Office des Cours par Correspondance oONIO KOBITAILLE Director, Correspondence Courses Bureau ~ rp, , directeur des études pour les Ecoles d’Arts et Métiers GASTON 1 ANGUAY Director of Studies for Arts and Crafts Schools Rosario Bélisle Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School Ecole des Arts Graphiques L.-FHILIPPE DEAUDOIN Graphic Arts School r, f-v .Ecole de Papeterie GASTON T RANCOEUR Paper-Making School Jean-Marie Gauvreàu Furniture-Making School Georges Moore Ecole des Textiles Textile School Darie Laflamme Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.Theriault Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School Marie-Louis Carrier Ecole Technique de Hull Hull Technical School Chan.Antoine Gagnon Ecole Technique de Rimouski et Ecole de Marine Rimouski Technical School and Marine School Albert Landry Ecole Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School Paul-Emile Lévesque Ecole des Métiers Commerciaux School of Commercial Trades (-y Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeîeine UMER GRATTON Cap de la Madeleine Arts and Crafts School Roger Laberge Ecole d’Arts et Métiers de Plessisville Plessisville Arts and Crafts School Secrétaire — Secretary Wilfrid W.Werry directeur adjoint, Ecole Technique de Montréal Assistant Principal, Montreal Technical School Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptiotis Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries 10 numéros par an issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE La science progresse à une allure vertigineuse.L’avion à réaction a fait place aux projectiles téléguidés et aux satellites artificiels.Ce dessin illustre bien l’orientation de la science moderne vers des horizons illimités.UNITED ARTISTS CORP.FRONT COVER Science progresses at a dazzling tempo.Jet planes have already been superseded by guided missiles and artificial satellites.This drawing symbolizes the new aims of modern science towards unlimited horizons.Sommaire Summary La véritable nature de la pieuvre .La cuisine-miracle de demain Size Needn’t Matter by W.H.Sisston Nouvel instrument pour déceler l’oxyde de carbone Un ventricule électromagnétique créé par un savant de Québec Industrial Design — Tts Importance in our Economy by Raymond A.Robic Les vendeurs de cette firme sont toujours en prison Inertia Device Guides Missiles and Planes by Charlotte Mooers A la recherche de la sécurité dans l’automobile par Robert-L.Klaus World’s Largest Radio Telescope by Leo Walter Un Egyptien a inventé la première pompe à incendie W bat’s Ahead in Automation by Howard Simons Le Vénézuéla, nouveau géant de l’Amérique du Sud Un artiste solitaire a créé un merveilleux château de corail par Cecil Warren Un monstre d’acier broie les arbres comme de la paille Nous avons lu pour vous New Machines and Gadgets Nouvelles de l’Enseignement spécialisé 5 7 11 14 15 18 22 24 25 29 30 34 35 37 39 40 42 44 Sources Credit Lines P.4 : Science Service, Washington ; pp.7-10 : Kranzten Studio, Inc., Evansville, 111.— Central Feature News ; pp.11-13 : ‘‘Instrumentation”, Minneapolis - Honeywell Regulator Co.; p.14 : Mine Safety Appliances Co.of Canada, Ltd.; pp.15 & 17 : Dr J.-L.Tremblay ; pp.18-20 : Rapid Grip and Batten Ltd.for the National Industrial Design Council ; pp.22 & 23 : Abbate Studios, Inc., for “Steel-ways”, American Iron and Steel Institute ; pp.25-27 : “Our Sun”, Sun Oil Company ; p.29 : Husband & Co., Sheffield, England ; pp.30-33 : Central Feature News, Inc.; pp.35 & 36 : Central Features, Inc.— Creole Petroleum Corp.; pp.37 & 38 : City of Miami News Bureau ; pp.39 & 40 : R.G.LeTourneau, Inc.; p.42 : Canadian General Electric Co.Ltd.; p.43 : Science Service, Washington ; p.45 : Technique pour tous ; p.46 (gauche) : Service provincial de Ciné-photographie ; p.46 (droite) : Studio Desautels ; p.48 : Ecole d'Arts et Métiers de Port-Alfred ; pp.49 & 50 : Ecole d’Arts et Métiers de Mont-Joli.Modifications apportées à la structure interne du Ministère — Causerie de M.A.Dubé — Le nouveau secrétaire du département "jeunesse” — La Ligue de hockey reprend ses activités — M.Jean Delorme, commandeur du Mérite scolaire — Causerie de M.Conrad Giasson — M.Robert Desrosiers, moniteur des sports — Un hommage sera rendu à tous les membres du club "Quart-de-Siècle” — Buffet représentatif de l’hospitalité du Québec — Une initiative qui fera époque — L’Enseignement spécialisé sera représenté à l’Exposition de Paris — Le fleurdelisé à l’Ecole d’Arts et Métiers de Port-Alfred — L’Ecole d’Arts et Métiers de Mont-Joli.Enluminure pour novembre du Calendrier de Charles d'Angoulème (XVe s.) « The only bilingual magazine devoted to th e popularization of science and technology » LA PIEUVRE SURPRISE DANS SON HABITAT aatf&rakM- K- ' W&»~i ¦ LA VERITABLE MATURE BE LA PIEUVRE DES histoires pour le moins fantastiques, nées de l'imagi-tion fiévreuse de certains écrivains et exploitées par des cinéastes dans le but évident de créer une atmosphère propice aux fortes émotions, nous présentent des aspects peu orthodoxes de la pieuvre, dont les dehors pas très rassurants, avouons-le, cachent malgré tout une certaine timidité et un instinct supérieur.On nous l'a toujours décrite, en effet, comme un monstre redoutable, pouvant étreindre des vaisseaux ordinaires jusqu'à l'écrasement dans ses longs et puissants tentacules et engloutir les membres infortunés de leurs équipages.C'est encore la pieuvre — et surtout son proche parent, le calmar — qui inspirait autrefois des récits abracadabrants sur l'existence des fameux serpents de mer, phobie de tous les marins du temps, récits que les journaux rapportent encore occasionnellement, soit par pénurie de nouvelles sensationnelles, soit pour compléter les cadres d'une mise en page.Les savants, par contre, nous proposent une image toute différente de la pieuvre, créature marine faisant partie de la famille des invertébrés.Ils nous assurent que la pieuvre est un être plutôt timide, même craintif de nature ; en réalité, l'expérience démontre qu'elle est moins susceptible de nous attaquer et de nous déchiqueter vivants que ne l'est notre propre chien.La catégorie des créatures aquatiques à laquelle la pieuvre appartient — les céphalopodes di-branchiaux, c'est-à-dire des mollusques dont la tête embranche un certain nombre de longs ap- pendices mobiles servant d'organes du tact ou de la préhension — est, dans l'opinion des savants, la mieux organisée de toutes et présente des spécimens offrant les caractéristiques d'un instinct supérieur, en comparaison du reste des invertébrés.Les savants insistent d'ailleurs sur le fait que la pieuvre possède un cerveau plus volumineux et fonctionnellement mieux développé que tout autre invertébré.L'un d'eux a même émis l'opinion qu'elle jouit d'un coefficient plus élevé d'aptitude à l'acquisition de connaissances que certains animaux inférieurs de la catégorie des vertébrés.Chose certaine, la pieuvre possède un organe de vision supérieurement développé.Or, un psychologue s'est servi avantageusement de cette acuité de perception visuelle et de cette aptitude supérieure à l'acquisition de connaissances pour déterminer expérimentalement les genres de formes que la pieuvre peut discerner tout de go et ceux au sujet desquels elle se méprend.A partir des renseignements ainsi obtenus, le Dr N.-S.Sutherland, psychologue de l'Institut de psychologie expérimentale d'Oxford, en Angleterre, a décelé le mécanisme probable du système nerveux chez la pieuvre.En récompensant l'animal avec de la nourriture fixée à un appareil rectangulaire placé verticalement et en le punissant au moyen d'un choc électrique de faible intensité, lorsque l'appareil lui était présenté horizontalement, la pieuvre apprit d'elle-même à rechercher les formes verticales et, par contre, à s'écarter des formes horizontales.Le même procédé, appliqué inversement, produisit les mêmes résultats, mais en sens contraire cette fois.L'examen de toutes les observations soigneusement compilées révéla que la pieuvre faisait preuve de discernement dans 81% des cas.Chose curieuse, elle apprenait encore plus facilement à établir une distinction entre un carré et un triangle.Dans ce cas, l'épreuve réussit pour 85% des essais.Toutefois, la proportion des tests fructueux ne s'éleva qu'à 74% dans le cas d'un cercle qu'il fallait différencier d'un losange.Les pieuvres furent presque impuissantes à distinguer un " T " placé tantôt à l'endroit et tantôt à l'envers.Enfin, leur acuité visuelle s'avéra complètement défectueuse quand vint le moment de faire la distinction entre deux rectangles, l'un obliquant vers la gauche, l'autre vers la droite.En s'appuyant sur ces indications précises, le Dr Sutherland voulut définir, selon sa propre théorie, le mécanisme de vision chez la pieuvre.Tout d'abord, comme premier jalon à ce problème, il serait sans doute profitable de savoir pourquoi au juste la pieuvre apprend si facilement à distinguer une figure verticale d'une autre horizontale.La pieuvre se meut horizontalement et sa tête reste orientée fixement dans la même direction, au moyen d'organes appelés sta-tocystes.Par contre, quand elle est stationnaire, les mouvements de sa tête sont ordinairement verticaux.Le Dr Sutherland soutient que l'excitation produite par un objet sur la rétine de l'oeil d'une pieuvre est transmise à un réseau de cellules nerveuses qui forme une projection de la rétine sur les lobes optiques.Ces cellules nerveuses, continue-t-il, sont probablement disposées selon un alignement constitué de rangées et de colonnes.Quand la pieuvre rencontre un objet de configuration verticale, il ne se produit aucune excitation de ces cellules Les savants nous assurent que la pieuvre n’a pas cette humeur vindicative si redoutable que la légende lui prête généralement.bien à tort, d’ailleurs.En effet, des expériences récentes ont démontré que cette créature des profondeurs marines à l’apparence répulsive, — si l’on veut—, n’en est pas moins timide, craintive même de son naturel et, en outre, qu’elle est le spécimen à l’instinct le plus éveillé dans la catégorie des invertébrés qui est la sienne.Sa tête lui sert de tronc auquel s’embranchent huit longs appendices mobiles, appelés tentacules, garnis chacun d’un nombre imposant de ventouses dont la force de succion est extraordinaire.Chez les poulpes, chaque tentacule peut être armé de près de 300 ventouses et l’animal peut faire agir chacune d’elles à volonté.5 avant qu'elle ne l'aperçoive dans toute son étendue.C'est à ce moment seul que le mécanisme fonctionne.La quantité des cellules en colonnes qui s'allument alors traduit la dimension hauteur.Les cellules disposées en ranqées, d'autre part, révèlent la dimension largeur.Ainsi, dans le cas du rectanqle placé verticalement, cette dernière dimension n'engendrait qu'une bien faible réaction.C'est dire que deux rectangles disposés différemment ne présentent pas le même aspect chez la pieuvre ; elle les distingue au moyen d'une véritable comparaison entre le nombre des cellules qui réagissent dans les dispositions colonnes et rangées.Si réellement la pieuvre voit par l'entremise de ce système quantitatif, tel que la théorie du Dr Sutherland nous le suggère, nous comprendrions alors pourquoi elle ne peut distinguer de prime abord un " T " à l'endroit d'un " T " à l'envers : la réaction quantitative des cellules nerveuses serait presque identique, comme dans le cas des deux rectangles obliquant l'un vers la gauche et l'autre vers la droite.Il semble, ajoute le Dr Sutherland, qu'un mécanisme à peu près semblable existe aussi chez les êtres humains.Mais chez l'homme, il ne pourrait s'agir que de l'un des systèmes de classification visuelle.Chez la pieuvre, cependant, un tel mécanisme suffit à expliquer comment cette créature privée d'un corps est capable de rechercher sa nourriture auprès d'un objet présentant telle configuration, mais de se tenir loin d'un autre dont l'aspect est différent ; il explique également la raison pour laquelle la pieuvre fait preuve de discernement dans 85% des cas lorsqu'on lui présente des rectangles verticaux ou horizontaux, mais que les résultats se limitent à 50%—soit un effet du hasard — quand il s'agit de différencier deux rectangles obliquant l'un vers la gauche et l'autre vers la droite.Un psychologue américain a comparé l'instinct d'une pieuvre à celui d'un méné.Le Dr Paul-N.Schiller, biologiste des laboratoires Yerkes, à Orange-Park, en Floride, a démontré que pieuvre et méné peuvent apprendre à contourner un obstacle, tel un pot de verre, pour atteindre leur nourriture.La pieuvre, toutefois, s'y prend d'une façon toute particulière.Elle déroule et allonge ses longs tentacules en différentes directions jusqu'à ce que l'un d'eux atteigne les aliments convoités.Dès que l'un des appendices a trouvé l'objectif, la pieuvre dirige les autres dans la même direction.Enfin, une fois la majorité de ses organes de préhension réunis autour de la proie, la tête s'avance en contournant l'obstacle pour atteindre la nourriture.Ayant constaté que le pot de verre est associé à de la nourriture, la pieuvre en entreprend ensuite un examen plus poussé, l'enserrant dans ses tentacules, l'explorant aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, le retournant sur lui-même et le soulevant à maintes reprises.Comme plat de résistance, la pieuvre répugne à la plupart des habitants de notre continent.Toutefois, nombre de peuples orientaux la considère comme une pièce de choix, digne des goûts les plus raffinés.Les pêcheurs qui veulent en faire la capture en vue de la cuisine profitent d'une habitude qui lui est particulière.La pieuvre, en effet, loin d'être un monstre belliqueux des profondeurs marines, comme nous l'avons déjà souligné, est une créature craintive, d'un naturel plutôt timide.Elle adore se blottir au creux des cavités des masses rocheuses, tout le long des côtes maritimes.Elle s'y cache volontiers pour fuir tout danger.Les pêcheurs, intéressés à une capture massive, ont mis au point un ingénieux système.Ils descendent dans les profondeurs des récipients en terre cuite qu'ils retiennent attachés à de longues cordes.Les pieuvres y pénètrent et s'y installent tout à leur aise.C'est le moment choisi pour les retirer de l'eau.La pieuvre, sem-ble-t-il, est alors très peu disposée à quitter son confortable logement, si bien que les pêcheurs ont tout le loisir voulu pour tirer leur fardeau vers la surface et cela, avant que la pieuvre n'ait même pensé à fuir.Le Dr Paul Bartsch, conservateur des invertébrés aquatiques au Musée national des Etats-Unis, cite un autre fait intéressant.En effet, on fit appel, un jour, au naturel timide de la pieuvre et sur- tout à cette habitude instinctive qu'elle a de se blottir, pour faire la capture non pas de l'animal lui-même, mais bien d'un trésor archéologique reposant au fond de la mer.Il y a plusieurs années, un navire transportant une riche cargaison de pièces de porcelaine en provenance de la Corée fit naufrage près des côtes du Japon, entraînant la précieuse poterie au fond des eaux.Au cours des récentes années, toutefois, des pêcheurs du voisinage trouvèrent un bon moyen de récupérer les vases de la cargaison engloutie.Ils attachaient des pieuvres à de longues cordes et les laissaient descendre.Les pieuvres se glissaient fatalement à l'intérieur des récipients, s'y accrochaient avec force pendant que les pêcheurs en profitaient pour les tirer vers la surface.Voilà comment l'archéologie a conquis une nouvelle alliée ! Le céphalopode est le prototype naturel de la propulsion par réaction.De l'eau pénètre continuellement dans la cavité de la membrane rattachant la tête de la pieuvre à ses nombreux tentacules.Quand elle est au repos, l'eau peut librement s'écouler au dehors par la même ouverture.Mais quand elle veut se déplacer, l'orifice se ferme automatiquement et l'eau est plutôt projetée vers l'extérieur avec la puissance d'un jet.Ce comportement entraîne un fort mouvement de recul, lui permettant de se déplacer à une vitesse considérable.La pieuvre, aussi bien que les autres céphalopodes, possède un moyen inusité de défense contre ses ennemis.Une poche glandulaire sécrète un fluide opaque qu'elle peut libérer à volonté.Quand elle est poursuivie, par exemple, elle l'éjecte et l'utilise comme un écran-protecteur.Un savant a même émis l'opinion que la pieuvre a plutôt recours à cette sécrétion comme camouflage pour cacher sa retraite, car la tache affecte à peu près la même forme qu'elle.Quoi qu'il en soit, les hommes, pour leur part, ont découvert un usage certain à ce liquide dans les domaines de l'imprimerie et de la photographie.En effet, ils y ont recours pour donner aux illustrations ce magnifique ton chaud que l'on connaît généralement sous le nom de sépia.6 e sc lent i ne ntervet cuisine est un exhibit fonctionnel groupant des opérations mécaniques et automatiques basées sur de solides principes de technique.Cet exhibit parcourt actuellement les Etats-Unis et par les commentaires qu’il suscite partout, le manufacturier peut apprendre ce que les femmes désirent trouver dans la cuisine de demain.L’un des points les plus pénibles de la tenue d’une maison, c’est le temps et l'énergie que la femme doit consacrer à certaines tâches, telles le lavage de la vaisselle et des planchers, la préparation des aliments et autres.Dans ces domaines, la nouvelle cuisine accomplit vraiment des miracles impressionnants.cle ».De gauche à droite, on voit l’appareil la voiturette transportant d’elle-même la vaisselle au lavoir, le panneau de contrôle d’où la ménagère peut diriger es et autres, le réfrigérateur logé dans une armoire et se baissant sont les tiroirs où sont entreposés fruits et légumes, un appareil •isportant les aliments aux compartiments de cuisson ou de refroi-la lessiveuse-essoreuse qui peut laver jusqu’à 10 livres de linge au d’un bain ; pour tout le lavage, il ne faut que B gallons d’eau.r)IEN que la tenue d’une maison puisse paraî-tre fastidieuse à des millions de femmes, bien peu d’entre elles accepteraient de changer leur travail pour adopter le système à boutons poussoirs.Elles accepteraient plutôt une heureuse formule qui redonnerait son charme à leur besogne quotidienne en éliminant les tâches pénibles, tout en maintenant l'initiative.Tel est le principe qui a guidé les services d’ingénieurs et de recherches de la Whirpool Corporation qui ont été chargés de créer la “cuisine-miracle” RCA Whirlpool.Loin d’être une exposition d'inventions merveilleuses, cette V.vJp?1 fT Comme un groupe de serviteurs robots, les différentes innovations mécaniques de la « cuisine-miracle » RCA Whirlpool libèrent la ménagère de besognes fastidieuses et épuisantes.Ci-haut, de gauche à droite, il y a la voiturette se mouvant seule pour transporter à la table la vaisselle fraîchement sortie du lavoir.Toutes sortes d’aliments sont entreposés dans l’armoire dont les tablettes se baissent à portée de la main.Le réfrigérateur peut également Rabaisser au niveau désiré, tandis qu’à droite, un petit appareil balaie et lave automatiquement le plancher.Toutes ces opérations sont dirigées du panneau de contrôle installé au centre et constituant le coeur et le cerveau de la « cuisine-miracle ».Ainsi, par exemple, la préparation des repas peut se transformer en un réel plaisir ou être une besogne ennuyeuse selon l’humeur de la ménagère, le temps dont elle peut disposer, la quantité et la variété d’aliments qu’elle a sous la main.Or, dans la “cuisine-miracle”, la ménagère n’a qu’à signaler ses instructions sur un appareil automatique.Aussitôt, ce dernier choisit les aliments entreposés pour les faire passer dans les compartiments de cuisson ou de refroidissement d’où ils peuvent être servis automatiquement sur la table.Pour les repas plus élaborés, la ménagère peut, de la même façon, faire le choix de tous les ingrédients nécessaires, projeter ses recettes sur un écran mural et réaliser ses petits plats en un tour de main.Ses bols, ses ustensiles, ses plats et même son four se nettoient automatiquement.AMPLES PROVISIONS Dans la “cuisine-miracle”, la ménagère peut conserver de vastes provisions et d’abondantes variétés d’aliments, entreposés selon un système particulier d'identification.Elle peut être assu- Le panneau de contrôle de la « cuisine-miracle » est compact avec tous ses boutons faciles à manier.De ce panneau, la ménagère dirige la balayeuse automatique (à gauche) qui nettoie le plancher, le lave et l’assèche, pour retourner ensuite à sa niche aménagée dans le mur, où elle refait son plein d’eau et de détergent.Dans le même temps, se rechargent les batteries actionnant l’appareil. : Etre à deux endroits à la fois est possible à la ménagère possédant une « cuisine-miracle ».En effet, sur son petit écran de TV (au centre), elle peut suivre les mouvements de ses enfants jouant dans d’autres pièces de la maison.Son travail est aussi facilité par un élément de surface où de petits disques transmettent, au contact, un courant électrique à des ustensiles spécialement isolés où l’extérieur reste froid, tandis que se réchauffent les aliments à l’intérieur.Un éventail électronique et un système de purification de l’air attire la graisse, les odeurs et l humidité, par des ouvertures pratiquées au-dessus de ce poêle extraordinaire.rée qu’elle n’en manquera jamais, puisqu’un dispositif électronique fera régulièrement l’inventaire de ses réserves.Installés à des endroits commodes de la cuisine, des compartiments de réfrigération conservent la température et le degré d’humidité appropriés aux différents aliments frais ou congelés.Un système central de refroidissement, comparable aux appareils modernes d’air climatisé, comporte vraiment du “froid en tuyaux”.D autres appareils de réfrigération peuvent également être installés n’importe où dans la maison.Les facilités de cuisson comprennent un four électronique qui se nettoie automatiquement et un gril qui peut être abaissé à la portée de la main.Un élément de surface transmet le courant électrique à l’intérieur d’ustensiles de cuisson spécialement isolés; l’extérieur de ces ustensiles reste froid, même si les aliments qu’ils renferment sont bouillants.Le lavage de la vaisselle devient aussi un jeu, car plats et ustensiles sont nettoyés et remis à leur place automatiquement.Une voiturette se déplaçant d’elle-même transporte la vaisselle au lavoir, dispose des déchets, ramène à la table la vaisselle propre, les verres et les ustensiles pour le prochain repas.Les portes d’armoire et du réfrigérateur ne s’ouvrent pas en pivotant, mais en s’élevant verticalement.tandis que les tablettes s’abaissent à la portée de la main.Les tiroirs sortent automatiquement des armoires.De plus, d’autres besognes peuvent être accomplies pendant que la cuisine est vide.Ainsi, contrôlé à distance, un appareil automatique balaie le plancher, le lave et l’assèche; il se replace de lui-même dans une niche spéciale où il refait sa provision d’eau et de détergent.La “cuisine-miracle” peut accomplir bien d’autres choses encore.Ouand verra-t-on ces '¦'W innovations installées dans les cuisines du continent nord-américain?Tout dépendra de la faveur et de la demande du public.mit .Dans la « cuisine-miracle » RCA Whirlpool, les breuvages froids et chauds peuvent être conservés dans des récipients spéciaux et servis automatiquement au simple toucher du verre (ci-haut).De la même façon, on peut aussi obtenir une quantité inépuisable de glace, allant des gros cubes jusqu’à de la poudre glacée.Même si la « cuisine-miracle » RCA Whirlpool est encore une possibilité de l’avenir pour les ménagères, cette compagnie a déjà lancé sur le marché une lessiveuse-essoreuse ( ci-contre), qui peut laver jusqu’à 10 livres cle linge d’une façon révolutionnaire, soit par une douche au lieu d’un bain.L’opération du lavage ne requiert que 3 gallons d’eau. Small electric power plants can use automatic load and frequency control systems to assure correct generation and frequency at lowest possible cost.SIZE NEEDN’T MATTER by W.H.SISSON THIS ELECTRONIK FREQUENCY CONTROLLER IS USED WITH THREE GENERATORS OF EQUAL CAPACITY.ANY ONE OF THE THREE CAN BE SELECTED FOR CONTROL.ft %%, y# ft" ITH modern automatic recording and controlling instruments, a small utility or captive plant can achieve the most efficient and economical generation of electrical power.It makes no difference whether the plant generates all of its own electricity or generates a part and buys the rest.Greater efficiency can be realized in many cases with relatively simple electronic instrumentation.SMALL PLANT WITHOUT TIES Consider a generating plant supplying power to a municipality or to a manufacturing plant without interconnections to an outside source of power.The load changes on a system of this type cannot be predicted with any great degree of accuracy and may occur at any moment.Automatic controls must recognize these load changes and make instantaneous corrections by adjusting the outputs of the generators to meet the demand.But measurement and control of load changes in terms of kilowatts or megawatts is not sufficient ; the controls must also maintain a constant frequency -—- for instance 60 cps.Frequency is essentially a function of generator rotor speed.If a generator is designed to run at 3,600 rpm to generate 60-cycle current, a frequency controller need only keep the generator turning over at 3,600 rpm to hold the frequency at 60 cps.Load (kw) output is also related to rotor speed.When the load on the generators is incteased, the first result is a reduction in rotor speed.Normally, the governor on the turbine is designed to maintain a synchronous rotor speed and would solve the control problem.But all governors have a dead spot, or droop characteristic, and cannot control closely enough to maintain the frequency within very small tolerances.The next logical assumption would be to measure rotor speed and control from this measure- 71 ment.Again the answer is “ no ”, because tachometers are not sufficiently accurate.ELECTRONIK FREQUENCY CONTROLLER The proper solution to the problem is to measure and control frequency by regulating the speed adjustment motors on the governors of each turbine, they automatically take care of load changes in the system.The Electronik frequency recorder-controller is calibrated from 59 to 61 cycles across a full lOj/fj-inch wide chart.It combines a pulse-integrating measuring circuit with the Brown “Continuous Balance” principle which means that the indicating pointer and the pen on the recorder always follow changes in frequency.This measuring circuit responds only to changes in the fundamental frequency and is not responsive to harmonics which appear on the lines.The frequency controller produces raise and lower pulses to raise generation when the frequency drops below the set point (i.e.60 cps) and decrease it when the frequency rises above the set point.Because its control pulse rate is adjustable, the controller can be adapted to any generator driven by a hydro turbine, steam turbine, hot gas turbine, or internal combustions engine.CONTACTS FOR LIMIT ALARMS Adjustable low and high alarm contacts in the instrument operate audible and visual alarms if the frequency should deviate beyond predetermined limits.These contacts can also be used to trip the control under severe upsets, if desired.The set point of the controller is manually adjustable so that control can be established at some frequency other than the fundamental.This feature permits the operator to make up lost time when peak loads have exceeded generating capacity and caused generation at a low frequency.A manual-to-automatic switch, and raise and lower pushbuttons are provided in case manual operation must be initiated at the controller.CONTROL FOR MULTIPLE UNITS The foregoing pertains to flat frequency control of a single generator.If the frequency of more than governor with speed adjustment motor generator automatic to monual selector raise lower frequency controller HONEYWELL FLAT FREQUENCY CONTROL SYSTEM PERMITS MANUAL AS WELL AS AUTOMATIC CONTROL OF A SINGLE GENERATOR.governor with speed adjustment motor generator » rmm automatic to manual selector frequency f servo s setter [controller raise lower frequency recorder to other -?generators •+ d ivi der PROPORTIONAL CONTROL SYSTEM CONTROLS FREQUENCY AND AS-SURES ECONOMICAL LOAD DISTRIBUTION TO MULTIPLE GENERATORS.HONEYWELL CONTROL SYSTEM FOR CAPTIVE PLANT OR SMALL UTILITY PURCHASING POWER ON DEMAND CHARGE BASIS.generator generated purchased power power alarm relays governor 12 one generator must be controlled, this control system will not be able to maintain equal loads on all generators.In fact, it may load some generators while others may be carrying very light loads.As a general rule, fairly good frequency control can be obtained by controlling approximately 20 percent of the total generating capacity.When it is necessary to control more than one generator to maintain frequency, the controller must keep equal loads on all generators or a predetermined division of load on all generators.The Honeywell flat frequency proportional control system illustrated was designed to satisfy -this requirement.It maintains frequency at the set point while holding each generator at a prescribed load in relation to all other generators on control.As in the previous system, the proportional control system produces raise and lower pulses to operate the speed adjustment motors on the governors.ît provides a continuously variable pulse rate which becomes faster as the frequency deviation from 60 cycles becomes greater until a maximum allowable rate of change of generation is reached.Suitable frequency and load limit alarms or trips are incorporated into the control system for safety purposes.Although this control system maintains all generators in parallel or on equal load, it can be modified, if desired, to incrementally load or provide separate loading curves for each generator for best efficiency.SMALL PLANT WITH TIE LINE If a captive or municipal generating plant has insufficient capacity to satisfy all of the power requirements, it purchases the additional power from a large utility.Frequency is then the responsibility of the utility and the captive plant does not have to control it.In such cases, control of the captive plant is based directly on the load variable.CONTROLS FOR DEMAND CHARGES Sometimes a contract with a utility specifies that power is purchased on a demand basis, i.e., the purchaser agrees to pay for a fixed amount of kilowatt hours per day.Any excess above this quantity is billed at a higher rate.Naturally, it is desirable to consume as much of the contracted power as possible and still avoid paying the peak charges.The load controller should then be on the tie line between the utility and the captive plant to measure the amount of purchased power.Its set point is as near as possible to the maximum permissible quantity of purchased power, and the captive generators furnish any deficiency.Control action is through a governor actuator and is similar to that of the frequency controller described above.The control system may also include a recording load controller for generated power.To prevent overloading of the captive plant, the generated power controller sounds an alarm or cuts off non-essential equipment until the peak load is past.Considerable savings result, for Honeywell controls allow the purchaser to consume nearly all of the contracted power without peak demand charges.With a Honeywell automatic control system a captive plant can use up to 95 percent of the purchased -power without risk of exceeding the limit and having to pay the penalty fee.Contrast this with a manually controlled plant that can normally use only 75 percent of the power it is buying in order not to risk paying the peak charges.CONTROLS FOR ENERGY CHARGES When power is purchased on an energy charge basis, the type of control system will depend on whether purchased or generated power is cheaper.If purchased power is cheaper, or if the captive plant has very low capacity, the control system will be similar to the one previously described.The fourth control system is used when it is cheaper to generate power.The generator load controller has the primary role and adjusts the governor speed to keep the captive plant output at a fixed high level and within close limits.The purchased power recorder has a secondary role in the system and merely actuates an alarm to warn when power is being purchased.BLEED STEAM CONTROL Another problem of captive plants that can be solved with automatic control is that of maintaining a sufficient supply of steam for heating and processing loads when turbine bleed steam is used for this purpose.The control system takes into account steam requirements and allocates electrical generation among the machines under control to maintain Electrical load requirements as well as process steam capacity.Penalty factor adjustments are provided, when desired, -to allocate generation to the various machines based on relative efficiency and to take into consideration the availability of byproduct fuel or heat.Experience has proved that automatic control improves station operation by holding frequency and voltage more constant.When properly applied, control does not produce excessive wear on governors nor does it produce excessive loads on boilers.In fact, actual experience has shown an improvement in efficiency.Reprinted, from INSTRUMENTATION, published by Minneapolis-Honeywell Regulator Co.THIS CONTROL SYSTEM IS USED WHEN POWER IS PURCHASED ON ENERGY CHARGE BASIS AND IT IS CHEAPER TO GENERATE POWER.generotor governor relays purchased power generated power alarm alarm 13 £&*»¦ LES entrepreneurs ont déjà trouvé plusieurs moyens d’empêcher le béton de geler durant les mois rigoureux de l’hiver.L’un des plus efficaces et des plus économiques est l’emploi de petites fournaises appelées salamandres et chauffées au coke ; elles permettent de conserver de la chaleur à l’intérieur de la structure entourée de grandes bâches.Mais ces fournaises dépourvues de tuyau créent d’autres problèmes et l’un des plus importants est de protéger les ouvriers travaillant à l’intérieur contre les dangers de l’oxyde de carbone.La compagnie américaine Turner Construction a eu à résoudre ce problème particulier alors que, par de grands froids, elle devait ériger la structure de béton armé d’une vaste imprimerie, à Brooklyn.Le surintendant T.-C.Kennett et son adjoint, A.-F.Fioravanti, firent venir des entrepôts de la compagnie, à Hackensack, New-Jersey, nombre de salamandres, ainsi que d’immenses bâches dont ils firent recouvrir tout l’extérieur de la structure en construction, afin d’empêcher le vent glacial d’y pénétrer.C’est alors que surgit le problème de l’oxyde de carbone.Certes, la plupart du temps, il y avait suffisamment de ventilation pour empêcher l’accumulation de ce gaz dangereux.Mais la politique de sécurité de la compagnie exigeait encore plus de précautions.En conséquence, ses dirigeants décidèrent d’adopter un nouvel instrument conçu et fabriqué par la compagnie Mine Safety Appliances of Canada.Il s’agit d’un détecteur spécialement destiné à l’oxyde de carbone et appelé colorimetric carbon monoxyde tester.DU COLORANT L’instrument comporte un tube indicateur et mobile, une poire aspiratrice pour retirer des échantillons d’air et un thermomètre tournant.Le surintendant adjoint du chantier avait comme tâche de garder l’endroit libre d’oxyde de carbone.A cette fin, il effectuait une vérification régulière de l’air entourant chaque fournaise et de tous les autres coins de l’édifice.A chaque endroit, il utilisait un nouveau tube détecteur, brisant son extrémité scellée pour l’introduire dans l’instrument.En pressant et relâchant la poire, il aspirait un échantillon de l’air, dans le tube contenant de la gelée de silice imprégnée d’un composé de silice et de molybdène.Quand l’échantillon d'air contenait de l’oxyde de carbone, la gelée jaune devenait verte, et plus le vert était foncé, plus grande était l’accumulation de gaz.Installé directement sur le côté du tube détecteur se trouve un thermomètre tournant où sont imprimées les différentes teintes de vert.A chaque teinte correspond une indication précise de la quantité d’oxyde de carbone suffisante pour donner cette couleur à la gelée de silice.En comparant la couleur présente dans le tube avec celle imprimée sur le thermomètre, il est aisé de déterminer la quantité de gaz flottant dans l’atmosphère.Aussi, dès que les indications du détecteur atteignaient les limites de sécurité fixées par l’entrepreneur, cet endroit de l’édifice était aussitôt évacué par les ouvriers et abondamment aéré.Une autre vérification était faite avant de redescendre les bâches, et les ouvriers pouvaient alors reprendre leur travail.Grâce à cette méthode sécuritaire, aucun accident causé par l’oxyde de carbone ne fut enregistré sur ce chantier de construction.D’ailleurs, les chefs d’entreprise se rendent de plus en plus compte que, dans l’industrie, le temps est d’une immense importance, mais que la sécurité sauve du temps aussi bien que des vies humaines.NOUVEL INSTRUMENT POUR A L’INTERIEUR DE LA STRUCTURE EN CONSTRUCTION, LE SURINTENDANT ADJOINT VERIFIAIT REGULIEREMENT L’ETAT DE L’AIR AU MOYEN DU NOUVEAU DETECTEUR, POUR Y DECOUVRIR TOUTE TRACE D'OXYDE DE CARBONE S'ECHAPPANT DES FOURNAISES.DECELER L'OXYDE DE CARBONE PENDANT QUE LES OUVRIERS COULAIENT LE BETON, PAR DES FROIDS SOUS ZERO, D’IMMENSES BACHES ENVELOPPAIENT L’EXTERIEUR DE LA STRUCTURE.A L’INTERIEUR, DES FOURNAISES CHAUFFEES AU COKE, ASSURAIENT UNE TEMPERATURE NORMALE. n ur les opérations du coeur.UN VENTRICULE ELECTROMAGNETIQUE CREE PAR UN SAVANT PE QUEBEC UNE invention nouvelle a récemment fait sensation dans les cercles médicaux.Il s’agit d’un bloc ventricule électromagnétique-poumon qui a été mis au point par le Dr Jean-Louis Tremblay, du département de biologie de la faculté des Sciences de l’Université Laval de Québec.L’inventeur explique lui-même : Il est admis par les chirurgiens en général que pour travailler à l’intérieur d’un coeur, il est préférable de vider la cavité à opérer.Or, pour travailler dans un coeur ouvert et asséché, il faut suppléer à sa fonction par un dispositif approprié.Car le coeur d’un mammifère tel que celui de l’homme a pour fonction de pousser le sang veineux vers les poumons pour le purifier, puis de redistribuer ce sang purifié vers toutes les parties du corps.On peut facilement s’imaginer que n’importe quelle pompe peut effectuer un tel travail.Mais il n’en est rien, car peu de pompes peuvent accomplir ce travail avec autant de souplesse et d’efficacité que le coeur.En effet, le coeur est un muscle creux qui se remplit et se vide alternativement de sang par un jeu de contractions et de dilatations.Pour imiter la fonctioti du coeur, nous avons loulu imiter la contraction d’un muscle.C’est pourquoi nous avons construit un dispositif dit ventricule électromagnétique, qui consiste en deux pièces faites chacune de deux accordéons dans lesquels sont disposées des valves atraumatiques qui sont des imitations de la valve tricuspide.Le mouvement de contraction et de dilatation de ces accordéons leur est transmis par un levier dont une extrémité se termine par un noyau de fer doux, lequel se déplace dans un champ électromagnétique changeant alternativement de signe.Le sang veineux du patient est pompé par un premier accordéon vers un oxygénateur-décarboxyla-teur, puis par le second accordéon vers le circuit artériel du patient.Accordéons et valves sont faits de caoutchouc revêtu de silicone, un matériel aquafuge.Quant au poumon ou oxygénateur-décarboxylateur, il est du type à barbottage et consiste en un tube de plastique mesurant de 25 à 50 pieds de longueur et enroulé en spirale.A la base de la spirale, des bulles d'oxygène arrivent en même temps que le sang veineux, tandis que les bulles gazeuses poussent le sang veineux devant elles vers le haut de la spirale.Durant son trajet dans la spirale, le sang veineux subit une véritable métamorphose : de rouge-brun qu’il était, il devient rouge-vermeil.FRUCTUEUX ESSAIS Le savant québécois souligne que ce nouvel appareil coeur-poumon a déjà été utilisé avec succès sur quelque 80 animaux.Je crois, dit-il, qu’il peut servir avec efficacité dans des opérations majeures du coeur.Les principales caractéristiques de ce ventricule électromagnétique sont : la fermeture atraumatique de ses valves, la qualité de l’hématose qu’il accomplit, la simplicité de son opération, son ajustement facile à différentes pressions de pulsation, sa facilité d’éviter l’écume.LE DR J.-L.TREMBLAY, AU CENTRE, MET SON NOUVEL APPAREIL EN ACTION DURANT UNE INTERVENTION CHIRURGICALE PRATIQUEE SUR UN CHIEN.15 Dans la description qu’il fournit de sa nouvelle invention, le Dr Tremblay précise que la couche de silicone recouvrant valves et accordéons repousse l’eau et retarde en même temps la coagulation par contact.Quant à l’action de pompage, elle s’effectue à la façon d un muscle qui se contracte, sous les douces pulsations électromagnétiques communiquées aux accordéons par un contact rotatif.Le courant direct se développant dans les solénoïdes agit sur un noyau de fer doux qui imprime aux accordéons un mouvement d’aller-retour.La grande facilité de contrôle du courant rend plus aisés l’ajustement de l’appareil et l’ajustement de la pression de pulsation.De plus, le contrôle sur l’unité fournissant le courant direct facilite aussi l’ajustement du voltage et de l’intensité du courant de 0 à 300 volts et de 0 à 30 ampères.Dans le poumon artificiel, qui est différent du système De Wahl, on utilise un mélange composé de 93% de O2 et de 7% de CO2 qui pousse le sang à travers un tube en plastique enroulé en spirale sur une longueur de 25 à 50 pieds.Ce système, selon l’auteur, permet un contact plus prolongé du mélange de gaz avec le sang, ce qui intensifie la qualité de l’hématose, pendant que la grosseur des bulles prévient la formation de l’écume.Lors de l’expérience, le sang venant de l’animal est transmis par la première section du coeur artificiel jusqu’au bas de la spirale où est également dirigé le mélange de gaz.Le sang et le gaz voyagent alors ensemble jusqu’au sommet de la spirale sous la forme de bulles alternant avec le sang.Durant ce trajet, le sang veineux d’un rouge foncé se colore en un rouge vermeil, pour être ensuite refoulé dans l’animal par la seconde section du coeur.Dans le circuit du sang veineux, il se trouve, entre l’animal et le coeur, une chambre servant à absorber les pressions négatives et à empêcher l’effondrement des veines de l’animal.D’autre part, dans le circuit du sang artériel, il y a une autre chambre qui absorbe le surplus des pressions positives et renferme un matériel de filtration servant à éviter les embolies.LES EXPERIENCES Le Dr Tremblay explique que les expériences faites jusqu’à maintenant sur des animaux ont principalement servi à étudier les caractéristiques de l’appareil et à y effectuer les corrections et les ajustements nécessaires.Il ajoute qu’on a aussi employé le nouvel appareil pour des interventions expérimentales de chirurgie cardio-vasculaire.Nous avons mené 39 expériences, dit-il, pour ajuster le rendement de Vappareil, ainsi que son rythme et sa pression de pulsation.Dans la plupart des cas, les sujets ont été sacrifiés.Mais, après quelques essais, nous avons cherché à conserver les sujets vivants afin d’établir si la circulation extracorporelle était supportable.Quinze animaux sont morts avant d’être reliés à l’appareil.D’autre part, sept chiens ont survécu après avoir subi la circulation extracorporelle pendant des temps de 10 à 74 minutes.Le Dr Tremblay cite le cas d’un chien qui a survécu après 35 minutes de circulation extracorporelle dans la tête.Opéré en août 1954, ce chien vit encore.Lors de l’intervention chirurgicale, cet animal pesait 122 livres, alors que son poids actuel a atteint 168 livres.I n autre animal a survécu après 74 minutes de ciiculation extracorporelle ; il a été opéré deux ans plus tard, mais pour succomber peu après.Le savant de l’Université Laval ajoute que les 15 auttes chiens soumis à la même expérience de circulation extracorporelle par canulation ou cathétérisme, sont tous morts par suite d’embolie ou d’hémorragie durant 1 intervention ou peu après.Dans jilusieurs cas, au moins, la circulation extracorporelle s’est effectuée efficacement et avec succès, souligne l’inventeur.Celui-ci explique encore que l’appareil a été réglé pour fournir de 0 à 35 cc de sang artériel par pulsation.La pression de la pulsation, soit la différence entre la pression systolique et diastolique, peut être réglée de 0 à 60 mm Hg, tandis que le rythme des pulsations peut être fixé entre 20 et 150 coups à la minute.L’HEMATOSE Pour étudier le degré ou la qualité de Vhématose, relate le Dr Tremblay, nous avons employé cinq chiens qui ont été sacrifiés après les expériences de circulation extracorporelle.Nous avons alors découvert qu’en certaines conditions de la circulation des bulles de gaz, l’hématose pouvait atteindre le rendement maximum obtenu en des comptions naturelles.C est ce qu ont révélé les dosages d’oxygène dans le satig, effectués au cours des expériences de circulation extracorporelle.Le pourcentage d’oxygène découvert dans le sang artériel sortant de l’appareil oscillait entre 17 et 21.A différents moments, durant les essais, le Dr Tremblay note qu’il a aussi étudié l’influence de la circulation extracorporelle sur les cellules du sang.Nous ayons découvert, dit-il, que durant les périodes allant jusqu à 30 minutes de circulation artificielle, il ne se produisait aucune hémolyse appréciable.Durant les périodes plus prolongées, nous avons noté une légère hémolyse.Le savant explique encore que pour remplir l’appareil en vue d’une expérience, on avait besoin de 800 cc de liquide qui devait être préférablement du sang, mais qui pouvait être aussi des cellules sanguines en suspension dans une solution saline ou de dextrose.Or, comme chez les humains, il existe chez les chiens différents types de sang .Pour mener à bien les expériences, il a donc fallu procéder d’abord à la classification des types de sang canin.Sur neuf chiens, un seul pouvait servir de donneur de sang universel pour les autres.C’est pourquoi l’auteur a décidé de changer de méthode.Chaque chien qui devait être soumis à l’expérimentation agissait, 8 ou 10 jours avant l’opération, comme donneur de sang ; on lui soutirait 500 cc de sang.Ce sang, gardé jusqu’à l’intervention, ne pouvait causer de réaction, puisque c’était le sang du même animal ; cette méthode s’est révélée fort satisfaisante.En même temps, l’auteur a constaté que le citrate de sodium employé comme anticoagulant dans les banques de sang n’était pas satisfaisant, ce sel étant apparemment plus toxique pour les chiens que pour les humains.Après différents essais avec diverses substances, dit le Dr Tremblay, nous avons choisi un agent qui séquestre les ions de calcium et les empêche de ré- 16 agir sur la prothrombine.Cette substance est beaucoup plus efficace, comme anticoagulant, que le citrate de sodium ; elle est connue sous divers noms commerciaux, mais c’est de V éthylène-diamine-tetra-acétate de sodium.Cette substance a été injectée par voie veineuse à plusieurs chiens, et à des doses atteignant 120 milligrammes par kilo, sans effet nocif.L’HYPOTHERMIE On sait que certaines interventions sur le coeur peuvent se faire sous hypothermie seule, sans l'aide de circulation extracorporelle.Mais on peut combiner l’hypothermie avec la circulation extracorporelle dans les cas d’interventions majeures pouvant nécessiter un arrêt de circulation cardiaque pendant plus de 5 à 8 minutes.Nous avons fait différentes expériences pour obtenir Vabaissement de la température du corps, signale le Dr Tremblay, en utilisant différetites méthodes de refroidissemetit : 1 — en immergeant l’animal, sous anesthésie et respiration contrôlées, dans un bassin contenant de l’eau salée mélangée à de la glace concassée ; 2 — en enveloppant l’animal, sous anesthésie et respiration contrôlées, dans un matelas refroidissant fait de tubes caoutchoutés renfermant de la saumure refroidie en circulation ; 3 — en refroidissant le sang dans le circuit extracorporel, alors que Vanimal était sous anesthésie et respiration contrôlées.La première méthode a été mise de côté à la suite de trois essais.La seconde, employée sur quatre animaux, a retenu notre attention.Quant à la dernière, elle a Vavantage d’être très rapide et c’est notre intention de comparer ses avantages avec ceux de la seconde.Il est à noter que durant les expériences, des relevés électrocardiographiques étaient également pris à différents intervalles.Nous sommes confiants, affirme l’inventeur, que nous progressons réellement dans ce travail expérimental.Notre but est d’en arriver à un contrôle parfait de la circulation extracorporelle afin de procéder avec sécurité aux opérations des cavités du coeur ouvert et asséché.EQUIPE D’EXPERTS Ce nouveau bloc ventricule électroinagnétique-poumon, qui a été inventé par le Dr Jean-Louis Tremblay, est également le fruit d’un travail intense effectué par une équipe d’experts.Le Dr Tremblay, B.A.,B.Sc.(chimie), est un gradué en biologie de l’Université de Strasbourg.C’est lui qui a conçu et bâti le nouvel appareil, et dirigé le projet général.L’inventeur a été largement secondé par le Dr Louis Levasseur, B.A., D.M., chirurgien de renom attaché à l’hôpital St-François-d’Assise de Québec.Dans le nouveau projet, le Dr Levasseur avait particulièrement charge du travail chirurgical.Le Dr Tremblay a également reçu la généreuse collaboration du Dr Bernard Paradis, B.A., D.M., anesthésiste certifié du Collège royal des chirurgiens, anesthésiste chef à l’Hôpital des anciens combattants de Ste-Foy et anesthésiste affilié à l’hôpital St-François-d’Assise de Québec.Dans la mise au point du nouveau projet, le Dr Paradis était spécialement chargé de l’anesthésie et de l’hypothermie.Le Dr Themblay était encore assisté par deux étudiants en médecine et par deux infirmières.LE DR JEAN-LOUIS TREMBLAY, DE QUEBEC, INVENTEUR DU NOUVEAU VENTRICULE ELECTROMAGNETIQUE-POUMON.LE BRAVE CHIEN “EPAMINONDAS” EST ENCORE BIEN VIVANT APRES AVOIR SUBI LA CIRCULATION EXTRACORPORELLE DANS LA TETE PENDANT PLUS DE 35 MINUTES.; 17 BY RAYMOND A.ROBIC, T.P., F.P.I.C.INDUSTRIAL DESIGN ITS IMPORTANCE IN OUP ECONOMY LIGHTING FIXTURE : THESE CLUSTER LIGHTS, AVAILABLE IN GROUPS OP 3, 5 OR 7, GIVE A SOFT, WARM LIGHT.THE BLEACHED REED NOT ONLY GIVES AN EVENLY DIFFUSED GLOW BUT ALSO ACTS AS AN EXTREMELY ATTRACTIVE DECORATOR ACCENT.DESIGNER : BODIL ERICHSEN.selves.While this color itself represents the entire field of the chemistry of dyes to which the similar men have contributed.But, light, heat, music and color is not enough in itself to completely fill our needs, it must also be beautiful because an immortal instinct deep within the spirit of man is his quest for beauty, a sense of the beautiful which is intimitely related to his well-being and happiness.We thus understand well that industry and commerce must now produce an article of manufacture having other qualities besides those which make it lunctional.The industrialist, to-day, must profess to make it beautiful as well as useful, and if he did not he would certainly lose his market.That has been the view which has prevailed since the beginning of history, and which is still being upheld, if not more so, this day.In this 20th century, the machines, the gadgets and the comfort we enjoy from the things we live with, are almost as important to our cultural life as the things we live by.But to-day, these machines or gadgets to sell must have psychological appeal, an intangible quality that makes the consumer do a double take, stop, come back and buy.This intangible quality is difficult to pin point but I venture to say that it is its appearance or to be more precise its design.To-day, an article to sell must not only work well, hut also look well, and this is bringing us to a definition of what is an appropriate industrial design.It is the design of manufactured articles for everyday use, so that such articles will work better, look better, and be more convenient in use.Pictures illustrating this article are that of four of the products for which design awards were given this year by the National Industrial Design Council.T T is Maeterlinck, who in one of his works, symboliz-ed man’s great desire for happiness as a blue bird which, you remember, although often close at hand, was usually unrecognized and, if by chance discovered, took wing and fled.The material comfort of men, on the other hand, is a less elusive thing, and is more easily recognized, and so, it is to this well-being or improved living standards that searchers, inventors and designers are all tending.In our search for material comfort, we are endeavouring to surround ourselves with manufactured articles working better and better, looking better and better and more and more convenient to use.The unsettled chaotic conditions of the world, today, have shaken the very foundation of civilization, involving conflict of ideologies and assertions of racial superiority, resulting in attempts at military enforcement and in abandonment of many cherished traditions.But these attempts to change the fundamental concepts of economics, politics and religious belief, are based on man’s intense desire to elevate the general standard of living.The successive steps in the betterment of social conditions and our well-being appear, on analysis, like several of the modest descendants of high-lineage families, whose ambition is apparently limited to contributing to the world a little of light, a little of heat or music or color.This ray, however, is the direct result of electrical research, the heat wave suggests the entire thermic science, metallurgy and the chemistry of fuels, while the musical score represents a work of art, to which scientists, mathematicians, physicists, electricians, technicians of all sort have applied them- 18 If you wonder if novelty always or even usually means greater happiness for a greater number, you should consider what has happened to industrial design in a few decades.Not very long ago, it was the privilege of the few to possess useful things that not only worked for their intended purpose, but also pleased the eye.While handicraft to-day has a valued place and so the designer for a single customer, we must realize that lo-day, with mass producing of all sorts of necessary things from furniture to tea kettles, they all must do their functional job properly, and, at the same time, have proportions, shape and color that satisfy the aesthetic sense, or they simply would not sell.Gross sales is always one of the highly important items on balance sheets, costs are of course another item.Gross sales must be high, costs must be low.Hence the precept : spend the money to produce sales; be as economical as possible on costs; the difference is profit.From this over-simplified statement of fact, is drawn the sweeping conclusion : Spend on sales and sales promotion, design costs are a necessary evil and therefore cut them to the bone.Unfortunately, in too many enterprises, the thoughtless application of this false promise has operated in reverse.Penuriousness in the budgeting of designing costs results in losses that do not show on the hooks, and thereby are vicious indeed.Unfortunately too, when sales drop off, the customary procedure is to put pressure on selling, and spend more money on it.More money is spent on sales promotion, often the sales department is increased.Ironically, the wiser and more fruitful course, in many instances, would be to put more money into the designing of the product, and thereby achieve an item that is able by its superiority and distinction, to meet competition without the expenditure of excessive sales effort.We must not lose sight of the fact, that the greatest loss incurred by poor or mediocre designing, lies in the sales that might have been made, had the product been designed better.It is impossible to even estimate the magnitude of such losses.The unfortunate thing is, that it is not often that the shortcomings of the design of a product are called to the attention of the manufacturer, because dissatisfied customers rarely complain, unless it is to compell the manufacturer to make good on definite guarantees.It saves the customer time and annoyance, to tolerate the design as it is.But, the next purchase of the same article is usually made elsewhere.It is regrettably true that, in too many concerns and too many engineering departments, the importance of the industrial designer or designing engineer is ignored.This is a situation that industry itself must rectify, and will assuredly be compelled to do so by the trends of the times.Only these companies that recognize the importance of the industrial or engineering designer, as an indispensable professional in their organization, will maintain their leadership.Our government must be praised for having evidenced a design consciousness, by the formation in June 1948 of the National Industrial Design Council, to promote a greater use of Canadian taletits in the designing of consumer goods.! 1 \ • / I / \ ! % f ' / \ I -, / \f j|pl- ¦«.A Jk H Ç; • ' \ r “w 4 DRAPERY FABRIC: A CHARMING DRAPERY FABRIC WHICH, DEPENDING ON COLOR, WOULD BE INTERESTING IN EITHER A PERIOD OR CONTEMPORARY SETTING.SAMPLE SHOWN IS A FINE, SHEER, NATURAL MOHAIR, WITH A PATTERN IN SUBDUED GOLD AND GREEN.AVAILABLE IN ANY COLOR COMBINATION, PRINTED ON COTTON, LIGHT LINEN, HEAVY LINEN, SATEEN, SILK OR MOHAIR.DESIGNER: DOROTHY OLDRICH.Our industry must also be praised, for having founded the Association of Canadian Industrial Designers, to promote a high standard of design in industrial products as a service to the public, the manufacturing industries and the national culture and economy.This organization received its Federal Charter in 1948.The National Industrial Design Council was established under the National Gallery of Canada Act, as a coordinating body representing Government Agencies, Industry, the profession of Industrial Design, retail and consumer group with a view, to encourage the use of talent in industrial design and to foster the appreciation of good design in manufactured products.Its members hence, are dedicated both to preserving the public interest in this field of Industrial property, and to promoting the greater use of Canadian talent in industrial Design.Their aim in other words is to develop a level of quality in Canadian Design, equal to the best of contemporary international standard, but one which 19 is truly Canadian in character, a blend of common-sense and balanced judgment.An important side of the work of the National Industrial Design Council, is with training of young Canadians in the field of industrial design.The Council is responsible for the award of a few post graduate scholarships annually, amounting to $1,500.each.These awards are made to the most promising students, who are graduates of Canadian schools of engineering and architecture.It entitles them to enroll in courses on product design in the United States and Great Britain, the most outstanding of these courses being that of the Design Institute of Chicago.The National Industrial Design Council is maintaining permanent information services located on Mackenzie Street, right in front of the Chateau Laurier and the Union Station, at Ottawa.These services provide anyone and everyone with information concerning specific design activities or related training programs in Canada.The activities of these services are numerous.I shall enumerate a few : The publication of the Canadian Index, an archives and photographic collection of creative designs of merit done by Canadian designers.The keeping, at that address, of a library of books and magazines on product design.The production of travelling exhibitions and displays, not only in Canada but also in foreign countries, to stimulate the Canadian public interest in good design, and, the making known in foreign countries of a few of the designed articles our Canadian manufacturers can offer on the markets of the world.Every year, the NIDC has a design center at the Canadian National Exhibition at Toronto.Through the Press and publicity services, newspapers and periodicals are given the latest information of Canadian design developments.Through publications, including pamphlets regularly issued by the National Industrial Design Council, manufacturers are being kept informed, from time to time, on consumer appreciation of good design.We Canadians are not initiating a new idea in this field, but rather are we following in the steps of other nations, in order that we may find a place of our own, with our own Canadian designed products in the world markets.During the war, Canada had found itself in the enviable position of fourth trading nation in the world.FOLDING LOUNGE: A LIGHTWEIGHT ALUMINUM TERRACE OR GARDEN LOUNGE WHICH ADJUSTS EASILY TO SITTING OR SLEEPING POSITION.PLASTIC COVERED MATTRESS IS RAIN AND SUN PROOF.FOLDS UP COMPLETELY FOR EASY STORING OR TRANSPORTING.DESIGNER: JULIEN HEBERT, A.C.I.D., A TEACHER AT THE SCHOOL OF FURNITURE-MAKING OF THE PROVINCE OF QUEBEC.tions, thus, distinctively Canadian Design was very much of a minus quantity.In addition, in 1947, we found ourselves with on our lap the crisis in the dollar exchange with the United States.We, then, had to drastically cut our purchases of American goods.It was necessary to lessen the amount of money being paid by Canadian manufacturers, not only for American tools and parts, but also for the rights to use American designs and blueprints.The obvious answer was to design goods independently of American models, and to employ more Canadian talent in this field.These were the reasons for the creation, in 1948, by order in Council, of the National Industrial Design Committee.Its main aim was as it still is, I repeat : to promote a greater use of Canadian talent in the designing of consumer goods.In view of the increasing importance of its functions, the Committee became in 1953, the National Industrial Design Council, of which members are appointed from all over Canada, includ- BUILDING UNITS: THIS LINKING TOY HAS GREAT VERSATILITY.IT IS AVAILABLE IN WHITE, RED, YELLOW AND BLUE.IT WILL FLOAT AND IS NON-TOXIC.BY A NON-IDENTIFIED FOREIGN DESIGNER.ielisfefi It was not difficult to hold that position while the war was on, but, when the occupied devasted countries started their industrial recovery, and began to turn out consumer goods, we were faced with increasing competitions in the world market, from new and improved designs.Other countries had their distinctive products : France her jewellery, Sweden her furniture, England her china and textiles, India her rugs, Germany her cutlery and toys, but in the creation of outstanding designs, Canada was lagging behind; it was clear that something had to be done to maintain our position not only on external markets but internal ones as well.Prior to 1946, manufacturers gave but scant consideration on the marketing value, which planned design features could give to their products.What little emphasis that was put on this aspect of merchandising, was too often based on American imita- _____ MMP : HH .1 j:lil ing manufacturers, retailers, research officials, educationists, designers and consumer representatives.This Council has made provision for scholarships.On the recommendation of the Council, post graduate scholarships in industrial design, each worth $1,500., are given annually to graduates of Canadian Universities and schools of design.Holders of these scholarships take advanced courses in the United States and Great Britain.Some have already returned to Canada and are practising in this profession.The Council also is promoting cooperation between manufacturers and educational institutions, so that industrial design courses can be developed in Canada.One such course is already offered by the Ontario College of Art.Existing talent have not been forgotten by the holding of competition of new designs, two such contests were staged in 1951 and 1952.The Canadian Lumbermen s Association and the Aluminum Company of Canada each donated $2,500.for prizes, and the National Gallery gave the remaining $5,000.The subjects of the 1952 contest were a combined service table and desk, and a medium priced chair in wood or aluminum.Some of the winning designs are now being manufactured.The Council launched the Design Merit Award to Industry for the first time in 1953.Each award consists of a certificate, indicating that the product in question has been selected as the most outstanding design in its particular category for the year, for example : a toy, a chair, a kitchen utensil, a lighting fixture, and so forth.Manufacturers receiving the certificate are also given permission to use Design Merit labels on their products.A panel of 5 judges, including the president of the Canadian Association of Consumers, aided by various Technical committees on form function and consumer acceptance, is making the selection periodically.Twice a year, in Ottawa, the Council holds two day conferences to discuss new projects for promoting better Canadian Designs.Within the last 10 years, a remarquable development has taken place in the field of Canadian Design.Look anywhere, and you can find splendid examples of excellent native workmanship, comparable with the best contemporary work done throughout the world, whether in the field of products, advertising, display or packaging.We are rapidly becoming a manufacturing country, and as such, we must have a design policy if, as already said, we are to compete with other design conscious nations.The most progressive of our businessmen now realize that industrial design is more than just glamorizing or streamlining a product for the sake of being different, it is purely a dollar and cents proposition.It represents the wedding of art and technical know how for the purpose of selling more goods.The designer’s job is to help create goods which are pleasing to the eye, simple to mass produce, easy to sell and maintain.In other words : easy to make, easy to look at, easy to sell, easy to use.Billions of dollars of capital are invested in industries relying wholly or in part on the production and sale of products, whose most valuable features are the form or shape in which they are made, or the ornamentation with which they are covered.It seems only fair, therefore, that the creator of an industrial design should not be deprived of the fruits of his labor and originality.It lollows, from this, that a few words on our industrial design legislation would possibly be in order, because the Industrial, Commercial and Cultural development of Canada would only be aided proportionally to the adequacy of such legislation.The whole field of creation can be divided into two classes : that of usefulness and that of beauty and creative design.All useful creations are, or should be, taken care of by the Patent Laws, but creative designs may be protected, either by the Copyright Law or by the Industrial Design Law.Unfortunately, our present law relative to the protection of Industrial Design dates back from 1906, and has remained unchanged since the horse and buggy time; it is no wonder, therefore, that it is considered by some, including myself, as antiquated to our present day standards and completely inadequate for the atomic age.Industry and commerce appeal at the present time more and more to the artistic taste of the public.Many industrial articles constitute marvels of creative design, and they are a far cry from the crude and ugly aspect of the industrial products of the first half of the 19th century.The utility of Design registration is in inciting the creation of other designs and models, thus causing in the long run progress and development of our industry and commerce.It is for this reason that in 1954, the National Industrial Design Council submitted a brief of recommendations to the Isley Royal Commission on Patents, Copyrights, Trade Marks and Industrial Designs.In our proposal, we stressed out the fact that the registration and protection of Designs is considered as an important part of the Law of all Industrial countries, and considering the inadequacy of our present Design Act, we recommended that a new Act be enacted.The present statute has been universally condemned by the bench and by practicing members of the Bar and Patent Attorneys many times, and with varying terms of approbrium.The present Act is incomplete, difficult to tinderstand, ambiguous and it fails to fulfill its purpose.The report of the Isley Commission is expected this Fall, and it is hoped that, following the recommendation of this Commission, a committee will he created to study a new Design Act for early submission to our Parliament.The harnessing of fuel and electricity for man’s use has transformed the process of production of all kind of commodities.It has wrought a revolution in the whole Industrial system.The day of the small workshop of the artisan is gone.The day of the great factory of large industries has come.Every phase of human life is affected by those arts and luxuries which a hundred years ago, I should say even fifty years ago, were beyond the reach of the most wealthy, hut are now available for the use of even the poor.Industrial Designers are contributing in giving us manufactured articles which are not only convenient, but also are easy to look at ; they contribute therefore to a share of that happiness, mentionned at the beginning of this article, symbolized by Maeterlinck as a blue bird, but one which this time, even when recognized, will remain with us.Industrial Designers assuredly deserve for their creation better than an antiquated Law over half a century old.21 ns*' *.*»**£ BSfi«SI i g »«#** ¦ “N*s, WMMM* , !S- U\U 'mm mwms.rrtiMË ,. -» .» *>¦ • ».: i • .4 S?*® fïr >W¥~V.POUR LETUDE DES ESPACES INTERPLANETAIRES Insouciantes des progrès techniques, ces vaches ruminent paisiblement à l’ombre du plus gros radiotélescope au monde.Situé à Jodrell-Bank, près de Manchester, Angleterre, cet appareil pèse 1,800 tonnes.L’axe de l’écran parabolique repose sur deux pylônes d’acier d‘une hauteur de 180 pieds.Grâce à ce radiotélescope, il sera possible d’étudier l’espace interplanétaire à une distance de mille millions d’années-lumière.Notre collaborateur Léo Walter, ingénieur conseil, en donne une description dans son article intitulé “World’s Largest Radio Telescope’’, en page 29 du présent numéro. , Sf REÇU LE «\ Il % Sécurité routière Chaque fois que cette jeune fille pense, — et même lorsqu’elle ne pense pas —, les fils qui semblent jaillir de sa tête enregistrent les particularités de son mécanisme cervical sur le graphique de 1 électroen-céphalographe placé tout près de sa voiture.Bien que le véhicule soit immobile, elle le “conduit” sur une artère très achalandée, manipulant constamment le volant de façon que s’alignent aussi parfaitement que possible deux points lumineux : 1 un se déplace sans cesse alors que l’autre reste fixe, sur un écran placé devant le pare-brise.Des bruits de rue et de moteur enregistrés sur ruban magnétique rendent le test aussi réaliste que possible.Car le but de cette épreuve est de mesurer la vivacité cérébrale du conducteur et d’en obtenir des constatations qui puissent contribuer à l'amélioration de la sécurité routière et à l’étude de cette sorte de somnolence qui engourdit les facultés de l’automobiliste pendant les longs voyage:.L’un des tests poursuivis par les spécialistes de l’hôpital Harper, de Détroit, et les chercheurs de la “Chrysler Corporation” démontre sans aucun doute que la vivacité du cerveau s’amoindrit sensiblement après une heure et demie de “conduite” et que ce phénomène survient fréquemment par la suite.Le test a une durée totale de trois heures.L'utilisation de l’élec-troeneéphalographe a cet avantage de ne gêner en aucune façon l'engourdissement qui s’empare naturellement des facultés de 1 automobiliste pendant les longs tests de conduite simulée.La plupart des anciennes méthodes avaient le déplorable résultat de “réveiller” le conducteur, ce qui faussait l’exactitude des constatations.Ces épreuves constituent un exemple de collaboration entre la profession médicale et l’industrie de l’automobile pour l’amélioration de la sécurité routière.de Lamirande, inc., maître-imprimeur, Montréal, Qué.
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