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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1958-01, Collections de BAnQ.

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POUR TOUS JANVIER 1958 JANUARY y -JK.- ««ii» POPULAR POUR TOUS POUR TOUS La revue de l’Enseignement spécialisé de la /'NYrTXT/'^TT de AT TCRCr The Vocational Training Magazine of the Ivv-'V llN'wC.0j y UCDËL Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse Department of Social Welfare and Youth Janvier January 1958 Vol.XXXIII No 1 Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande, Staff Writer Conseil d’administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (Province de Québec).Board of directors The magazines Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Vocational Training Schools under the authority of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).Administration Business Offices Président — President » n -pv directeur général des études de l’Enseignement spécialisé J KAN XJELORMïï Director General of Studies for Vocational Training Directeurs Directors t> - adjoint du directeur général des études JM AURICE O ARRIERE Assistant Director General of Studies q xi directeur, Office des Cours par Correspondance OONIO XvOBITAILLE Director, Correspondence Courses Bureau r-s rjr .directeur des études pour les Ecoles d’Arts et Métieru LyASTON XANGUAY Director of Studies for Arts and Crafts Schools r> t> ' Ecole Technique de Montréal AOS A RIO oELISLE Montreal Technical School t T) n Ecole des Arts Graphiques L.-JrHILIPPE Beaudoin Graphic Arts School Gaston FrÀNCOEUR pTper-^Maktn^School Jean-Marie GaUVREÀU Furnittue^tlaking School Georges Moore nlmr T 4r-i .i.Ecole Technique de Québec IT A K IE LAFLAMME Quebec Technical School l -p rr • Ecole Technique des Trois-Rivières J .-r .1ULIÎIAUI.T Trois-Rivières Technical School Marie-Louis Carrier ITXTsÏLT' Pttaivt a tvTrr^TVTT- riOAmv Ecole Technique de Rimouski et Ecole de Marine v>HAN./ANTOINE XrAGNON Rimouski Technical School and Marine School i .t .Ecole Technique de Shawinigan /ALlsLin UANDIiY Shawinigan Technical School Paht Fwtttit T fvecatti?Ecole des Métiers Commerciaux 1 A U L~ IL MILE UEVESQUE School of Commercial Trades r\.TT,„ Cry a Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine vJiMp.K CrKAl ION Cap de la Madeleine Arts and Crafts School PnrrD t iDCRrp Ecole d’Arts et Métiers de Plessisville IAOGER IjABERGE plessisville Arts and Crafts School Wilfrid W.Werry Secrétaire — Secretary directeur adjoint, Ecole Technique de Montréal Assistant Principal, Montreal Technical School 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries 10 numéros par an issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottaiva « La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE Une classe de peinture à l’Ecole du Meuble de la Province de Québec.Au premier plan, Mlle Irène Andrian, vedette bien connue de la télévision, étudiante en décoration d’intérieur.0 Æ Sommaire Summary Un thème favori de la fin du Gothique : la « dance macabre » par Eddy-L.MacFarlane 5 Le cas étrange des rayons cosmiques 12 Industrial Uses of Electronics by Leo JE alter 15 Visage du progrès par Matt Portz 19 Un grand projet en voie de réalisation .25 FRONT COVER A painting class at the School of £ Furniture-Making of the Province of Quebec.In the foreground, Miss Irène Andrian, well known TV star, who studies interior decorating.Six mille ans de boulangerie .29 Shapers of Your Destiny : Thinkers, Magicians, Frontiersmen by Norman S.Cassel 31 Nouvelles de TEnseignement spécialisé .32 Sources Credit Lines Pp.4-11: Eddy-L.MacFarlane; pp.12-14: The Blue Bell, The Bell Telephone Co.of Canada; p.15: The English Electric Company, Ltd.; p.16 (haut): Evershed & Vi-gnoles, Ltd., London, England; p.16 (bas) : Kelvin & Hughes, Ltd., London, England; p.17 (haut): Westinghouse Electric Co.Ltd.; p.17 (bas): planche de la compagnie Wheelco; p.18: (haut): Ferranti, Ltd., Edinburgh; p.18 (centre): Baldwin Instrument Co.Ltd., Dartford, England; p.18 (bas): E.M.I.Electronics, Ltd., Hayes, Middlesex, England; pp.19 à 24: National Advisory Committee for Aeronautics (U.S.); pp.25 à 28: Armour Landry; pp.20 & 30: Central Feature News, Inc.; pp.32 à 36: Service provincial de Ciné-Photographie; p.37: Le Nouvelliste, pour Technique pour Tous; p.38: Service provincial de Ciné-Photographie; p.39 (haut) : Le Nouvelliste, pour Technique pour Tous; p.39 (bas): studio Hébert pour Technique pour Tout; pp.40 à 44: Service provincial de Ciné-Photographie; p.46: Ecole d’Arts et Métiers de Port-Alfred; p.47: Service provincial de Ciné-Photographie; pp.48 & 49: Aimour Landry pour l’Ecole du Meuble; p.50: Québecair; p.51: Service provincial de Ciné-Photographie.Un grand banquet marque la fondation de notre club « Quart-de-Siècle » — L’hon.Paul Sauvé présente aux téléspectateurs la maquette d’un futur centre de formation technique — Entrevues accordées par le Dr Gaston Gauthier — Reportage de portée mondiale sur l’Ecole de Papeterie — Dixième anniversaire de la Clinique d’Aide à l’Enfance — Nouvelle bien accueillie — Visite d’un spécialiste de l’apprentissage — L’Ecole de Papeterie en vedette à la télévision — La nouvelle section d’électronique à l’Ecole Technique de Montréal — L’artisanat en vedette à la télévision — Heureux boursiers à l’Ecole Technique de Montréal — La compagnie Singer remet des bourses à cinq élèves de Saint-Jean — Une bonne nouvelle — Série de cours intensifs à 40 Néo-Canadiennes — Une conférence de M.L.-P.Maltais — Reportage sur l’organisation des sports et des loisirs dans nos écoles — Un symposium sur la délinquance juvénile — L’Ecole du Meuble de la Province de Québec — Les arts appliqués à l’Ecole du Meuble — M.S.-A.Saint-Amand, de Rimouski, à conçu les nouvelles « ailes » de la compagnie « Québecair » — Nouvelles des Techniciens Professionnels — Technicien promu.« The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology » (Sk S • '"wwwwwriuii*/ .M',W 'MâBmÂÂda x,; Eel o^aalrS feSSSS -.xvgryry mss T£2** IsnS *j »k ^ ^ ' ?*ïf «milüi '*sfcÉ£i'^rnÊ^ miï-:£ ¦SÜbOéb par MACFARLANE NES sans doute du besoin de rappeler discrètement aux « grands ¦» de ce monde qu'ils n'étaient, comme les autres humains, que simples mortels, les symboles de la Mort avaient depuis longtemps été employés par les artistes ; mais il ne s'agissait jusqu'alors que de représentations épisodiques, commandées par les circonstances, quand brusquement, au début du XVe siècle, apparut la première «dance macabre» (1).Ce thème devait si bien impressionner le peuple, les mécènes, les artistes, qu'il allait marquer une époque, tout comme le thème des « damnés » imagés dans la pierre des linteaux, tympans et chapiteaux des sanctuaires, avait fleuri à la période romane.Avec toutefois cette différence : à la sculpture, mode d'expression habituel des artisans romans, allait, sans l'exclure totalement, se substituer la fresque et la gravure sur bois ou sur cuivre.En art, comme en littérature, il n'est point de génération spontanée ; pas plus d'ailleurs qu'en science expérimentale.Toute création est tributaire d'un cheminement, conscient ou non, guidé, ou suscité, ou polarisé, par des circonstances fortuites.Suit alors une période d'incubation, de durée variable, avant l'étincelle donnant naissance à l'oeuvre, selon le cas et le moment la popularisant.Ce processus a toujours passionné l'historien d'Art.Le thème de la « dance macabre » était, plus qu'un autre, sujet à l'intriguer par sa fulgurante diffusion à l'échelle européenne, par le succès qu'il connut durant deux siècles ; l'enthousiasme aussi que les plus grands talents de l'époque n'ont pas craint de lui témoigner : les Dürer, les Holbein, les Graf, bien d'autres maîtres restés anonymes.Où était née la première « dance »?A la suite de quelles circonstances ?Ces questions ont suscité d'âpres polémiques où le chauvinisme, souvent, eut plus de place que l'Histoire.Il semble toutefois, grâce à des pièces d'archives et (*) On aperçoit à droite le charnier de la rue aux fers et au fond, entre le porche et l’entrée de l’église, un mur percé d’une ouverture par laquelle on jetait la nourriture à une recluse qui y fut murée 48 ans.A droite de l’église les 3 étages du galetas de la Vierge.La galerie des Lingères où se trouvait la première « dance macabre » est à droite.LE CIMETIERE DES “SAINTS INNOCENTS” DE PARIS EN 1550 D'APRES UNE ANCIENNE ESTAMPE (*) UN THEME FAVORI DE LA FIN DU GOTHIQUE la "dance Macabre " r * n ° * 3grantDanfc matatyee Des Ijômefif Des femmes Dpftonee t augmentée üeauljc Dit?en latin.3U DctmtDtt coips $ w Wme &a comptamcte De lame Damme dotation dc bienuture t btenmùttrtt &a DU Da manuals antoljjift Iles qttfn# lignes Heiugawnt.sG m/i Page de titre de « La grant dance macabre » éditée par Nicolas Le Rouge, Troyes 1496.Outre les figures classiques du « Cimetière des Innocents », cette édition possède une dizaine de figures destinées à l’illustration d’oeuvres annexes.des recoupements probants, qu'elle vit le jour en un lieu sinistre entre tous ; sinistre non par destination mais par les scènes qui s'y déroulèrent aux cours des siècles : le cimetière des Innocents.LE CIMETIERE DES INNOCENTS Situé dans le pittoresque quartier des Halles de Paris, où, plus qu'ailleurs, subsistent quantité de témoignages du passé, il ne reste aujourd'hui de l'emplacement du vieux cimetière qu'un petit square planté d'anémiques maronniers d'Inde que bordent de vieilles maisons.Au centre, une fontaine du plus pure style Renaissance, — dessinée par Pierre Lescot et sculptée par Jean Goujon, transportée là en 1810, — a pris la place de l'ancien préchoir qui marquait approximativement le centre de la nécropole, celle-ci ayant été désaffectée par mesure d'hygiène, en 1786.Elle était née au tout début de la conquête romaine.En ce temps, l'usage était d'inhumer hors la ville, au long des chaussées y aboutissant.Ainsi, voyageurs et promeneurs sollicités par les épitaphes gravées sur les tombes pouvaient accorder aux défunts une pieuse pensée.Le terrain du futur cimetière parisien bordait un des lieux de passage les plus fréquentés conduisant à Lutèce.Celle-ci se développant rapidement devint Paris et ne tarda pas à encercler puis à déborder largement ce champ de repos où s'entassaient déjà les dépouilles de dizaines de milliers de morts.On y construisit une première chapelle dédiée à saint Michel, remplacée bientôt, sur un ordre de Louis VII, par un nouvel oratoire que l'on dédia aux saints Innocents pour lesquels le monarque avait une particulière dévotion.Le cimetière, dès lors, prit le nom du sanctuaire.Le lieu n'avait pas de clôture ; on y ensevelissait au hasard, presque à fleur de terre.Des marchés et des réunions s'y tenaient en plein vent.Les pauvres dépouilles étaient foulées sans vergogne.C'est alors que Philippe Auguste, à qui l'on doit les premiers essais d'urbanisme dans la capitale française, ordonna de construire un mur d'enceinte de 10 à 12 pieds de haut et deux portails qui, d'après l'ordonnance royale, seraient fermés du coucher au lever du soleil.Les travaux commencés en 1186 furent achevés en 1208.On passa outre et l'on négligea l'ordre royal si l'on se fie aux chroniques du temps et plus tard aux estampes qui nous montrent fréquemment le cimetière traversé par des troupeaux, qui, d'aventure, broutent au passage l'herbe grasse qui y croît d'abondance.Hors les marchands qui y discutent volontiers, durant le jour, de leurs intérêts, tous les truands de la capitale s'y donnaient rendez-vous, la nuit tombée, pour y tramer leurs mauvais coups ; les «clochards» y trouvaient un précaire abri entre les pierres tombales et les chiens faméliques ne répugnaient pas à gratter la terre dans l'espérance d'un os encore garni de téguments ou recelant un soupçon de moelle.Rabelais, le pantagruélique curé de Meudon, prétend que «les quenaulx de Saint-Innocent se chauffaient avec les ossements des morts».François Villon, entre ses incarcérations, ou deux poèmes, fréquenta ce lieu et en laissa un témoignage dans son «Grand Testament» : « Quand je considéré ces testes Entassées en ces charniers Tous furent maistres des re-questes Au moins de la Chambre aux Deniers Ou tous furent portepanniers.Autant puis l'ung que l'autre dire Car, d'evesque ou lanterniers Je n'y congnois rien à redire 6 Quand est des corps, ils sont pourris Aient este seigneurs ou dames Souef et tendrement nourris De cresme fromentee ou riz Leurs os sont déclinez en poul-dre Auxquelz ne chault d'esbatz ne ris Plaise au doulx Jhesus les ab-souldre ! (2) Il est vrai, comme le chante le poète, qu'on y inhumait indistinc-^ tement des inconnus décédés sur la voie publique, des indigents ou de riches bourgeois ; seule la pompe des funérailles différait.Des pierres tombales, voire des chapelles particulières, signalaient ceux qui avaient connu quelque prestige.On ne leur témoignait pas pour autant un spécial respect.Peu de célébrités toutefois en firent leur demeure dernière, hors l'immortel fabuliste dont on a retrouvé l'extrait de décès dans le registre des sépultures de l'Eglise Saint-Eustache pour l'an 1695 : «Le jeudi, 14 avril, def-funt Jean de la Fontaine, un des quarante de l'Académie française, âgé de soixante-seize ans .a été inhumé au cimetière des Saints-Innocents.Reçu 64 livres 10 sols.» Aucun monument, selon sa volonté, ne distinguait sa dépouille et ce n'est que beaucoup plus t tard qu'une tradition touchante certes, mais aussi légendaire que sentimentale, prétendit que ses cendres furent mêlées à celles de son ami Molière sous le tombeau qu'on éleva à ce dernier au cimetière du Père-Lachaise.Les «Saints-Innocents», lieu lugubre et quotidiennement profané, se devait d'être le théâtre d'évé- nements extraordinaires.Nicolas Bonfons prétendit que le jour de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) une aubépine desséchée se mit tout à coup à fleurir «à vue d'oeil».Nicolas Flamel, considéré à l'époque comme ayant trouvé la pierre philosophale, s'y étant fait bâtir de son vivant un tombeau surmonté d'une arcade, les alchimistes, après sa mort, s'y livraient à des manifestations plus ou moins démoniaques en scrutant inscriptions et symboles où, pensaient-ils, se trouvaient résumées les formules magiques du «Grand Oeuvre».On attribuait au sol des pouvoirs «merveilleux».Corrozet affirme qu'«au grand cy-metière de Paris, la terre est si pourrissante, qu'un corps humain y est consumé en neuf jours».Un autre chroniqueur appelle ce lieu «horrible manqe-chair».Mieux encore, deux voyageurs Hollandais ont consigné dans leurs tablettes « .le 12e jour, il nous prit envie d'aller voir le cimetière des Saints-Innocents qui n'est qu'à vingt pas de notre logis.On attribue à la terre une certaine qualité qui est quelle peut consumer en vingt-quatre heures de temps un corps mort.» La vérité était tout autre.Du terrain saturé d'alcali se dégageait une puanteur insupportable.Il fallut le constat de plusieurs décès par asphyxie, survenus à des habitants du quartier «à la suite de gaz qui se sont infiltrés par la cave», note un rapport de 1780, pour que défense fut faite d'y inhumer.On a pu calculer depuis qu'un minimum de deux millions trois cents mille cadavres y avaient été ensevelis dans un Gravure sur bois exécutée pour « La dance macabre historiée » éditée par N.Couteau et J.Ménard (Paris 1492).espace restreint de 1,500 toises carrées ! La «dance macabre» ne pouvait souhaiter plus beau berceau que l'ombre des «charniers» bordant le cimetière des Saints-Innocents.LES CHARNIERS Bien des auteurs, abusés par la soudaine multiplication qu'ils connaissent à cette époque, font naître l'usage des charniers au début du XlVe siècle.Cependant on en trouve déjà mention dans la plus ancienne et célèbre chanson de geste : En un carnel cumandet que hom les porte Ad un earner sempres les ont portet.(3) et le moine Raoul Glaber, bien discuté de nos jours comme historien, n'a pourtant inventé ni le terme ni la chose lorsqu'il écrit un siècle avant l'apparition de la Chanson de Roland : «à la suite d'une terrible famine comme on ne pouvait enterrer séparément chaque cadavre à cause du grand nombre des morts Le « Pape et l’Empereur », une des 17 gravures de la « Dance Macabre » de Guyot Marchant.A droite : illustration sur le même thème, édité pour le compte de A.Vérard.7 V '*4- mm ÉTiSi mm mm‘ Chapelle de Ker-Maria-in-îsquit (Bretagne).Exécutée en 1450, cette «dance» fut découverte en 1856 sous une couche de plâtre.les bonnes âmes qui craignaient Dieu, construisirent en divers lieux des charniers où l'on déposa plus de cinq cents cadavres».(4) Définissons le mot.D'après Roland Le Virloys : «c'est une galerie ou portique qu'on pratiquait autrefois autour des cimetières des paroisses où l'on enseignait le catéchisme, et dans les combles de laquelle on mettait les os décharnés des morts (5) ; Littré toujours précis lui donne cette extension : «dépôt des os exhumés des cimetières.La pile même des ossements».On peut donc en conclure que les charniers sont nés de l'exiguité des cimetières devant la population grandissante des villes et que celles-ci voient apparaître de telles annexes dans la mesure où croît le nombre de ses habitants.Au surplus, bien des textes nous apprennent que, faute de place, on n'attendait pas toujours pour relever les squelettes qu'ils fussent totalement décharnés ; ils achevaient leur con- sommation dans des galetas, plus communément nommés pourris-soirs, dont les lucarnes étaient dépourvues de vitres.Le charnier des Saints-Innocents ne fait pas exception à la règle ; la cadence des inhumations est telle que plutôt qu'entasser les dépouilles, — l'exhaussement du sol compte déjà 5 à 6 pieds de dénivellation par rapport aux chaussées adjacentes, *— et les laisser à la voracité des bêtes, des âmes pieuses pourvoient à la construction de bâtiments spéciaux, comme il en existait déjà dans plusieurs villes d'Europe, notamment en Italie.Dès les débuts du XlVe siècle, s'élèvent quelques arcades pour soutenir les galetas ; celles-ci s'adossent au mur intérieur du cimetière, comme s'accolèrent de l'autre côté, au siècle précédent, par privilège du roi, les auvents puis les boutiques de marchands de nouveautés parmi lesquels se comptent les vendeurs de tableaux et de miniatures — la plupart auteurs des oeuvres qu'ils vendent, — plus tard les libraires et marchands d'estampes, ce qui n'a pas peu contribué à faire de ce lieu un but de promenade dominicale.Autre particularité : ces charniers ne furent pas construits par une décision de fabrique ainsi qu'il en est souvent pour ces sortes d'édifices.Chaque arche est un acte indépendant de charité, dû à quelque personnage aisé ou à une souscription entre membres d'une même confrérie.Si la relative symétrie et l'unité de style faisaient penser à quelque cloître c'est qu'ils furent élevés en un laps de temps assez court, par un nombre restreint d'entrepreneurs.Au surplus, on connaît à peu près le nom de tous les bienfaiteurs parmi lesquels Nicolas Flamel déjà cité et sa femme Pern elle.LA « DANCE MACABRE » L'ère de la construction des charniers étant close, faute de place, le duc de Berry, en mémoire de son neveu le duc d'Orléans, assassiné par ordre de son autre neveu Jean sans Peur, fit sculpter au portail principal de ce cimetière la légende des «trois morts et des trois vifs» pour montrer, était-il gravé dans la pierre, que : tous humains corps tant ait viens en grand cité ne peut éviter les discors de la mortelle adversité .et la dédicace concluait : ayons de la mort souvenir afin qu après perplexité puissions aux sainets lieux par-nir.Il n'est guère douteux que l'auteur de la «dance» des Saints-Innocents, — dont première mention est faite en 1429 dans le «Journal d'un bourgeois de Paris», se soit inspiré de cette «moralité» pour réaliser la célèbre fresque que Guyot Marchant popularisera par le livre un demi-siècle plus tard.Grâce à un manuscrit de la collection Clairambault nous avons une description minutieuse de la plupart des charniers, arcade par arcade.On sait ainsi que la neuvième arcade de la galerie dite des «Lingères», galerie qui nous intéresse particulièrement, s'ornait du portrait de Yolande Bailly «laquelle a veu on peu veoir devant son trépas deux cents quatre vingt quinze enffants yssus d’el- Geoffroy Tory, l’ancien correcteur de Etienne, devenu maître-typographe ne résiste pas à l’envie de faire figurer la mort dans ses ouvrages.Voici son « Triomphe de la mort » tiré de ses « Heures », Paris 1525. i Mathieu Husz, un des premiers imprimeurs de Lyon (France), en publiant en 1499 sa « Grant Dance macabre » y introduit cette gravure: sans doute son atelier.Ce document est la plus ancienne représentation d’une imprimerie et de son matériel.Ce bois gravé est rarement reproduit en entier, c’est-à-dire avec la partie droite: la librairie.Il f : B risquer leur tête, les boulangers arrondissaient leur livraison à la douzaine d’un treizième pain.Les juristes d’Hambourg avaient plus d’imagination.Tout boulanger pris en défaut à la pesée ou à la qualité était condamné au gibet du boulanger, immense panier suspendu au-dessus d’un cours d’eau.Sans lui faire faire trempette, restait quand même au condamné à regagner le rivage à gué.Ne dirait-on pas que tout le monde d’alors en avait contre les boulangers ?Ils étaient en même temps tenus en haute estime.Une vieille loi allemande fixa l’amende pour le meurtre d’un boulanger à trois fois celle qu’on exigeait pour un homicide ordinaire.Et 1 on vit bien des boulangers devenir influents et honorés dans leur commune, jusque parfois en qualité de maires ou de bourgmestres.Pierre le Grand prisait tellement les gâteaux de l’un d’eux, qu’il le fit premier ministre de la Russie : le prince Menshikov.La raison pour laquelle il est bien rare aujourd'hui qu’un boulanger arrive au fonctionnarisme c’est que nous sommes gâtés au-delà de toute expression.Le beau pain nous paraît une chose due, et rarement songeons-nous aux multiples soins qu’une boulangerie moderne doit se donner pour préparer ces miches alléchantes qui passent du four en nos sacs à provisions.Nous perdrions notre indifférence si nous pouvions visiter une boulangerie moderne comme celle des Arnold Bakers, à Chester, New-York.Les modestes édifices de briques rouges cachent dans leurs murs une extraordinaire activité.C’est une vision de propreté méticuleuse incessamment renouvelée ; et les nombreux sarraux blancs ainsi que les mitrons coiffés de même couleur qui vont et viennent selon les différentes opérations, rappellent le travail sans heurt des internes d’un hôpital moderne.Les boulangeries modernes offrent certes du pain à l’ancienne mode ; mais il n’y a rien de démodé dans leur outillage.Sasseurs, trémies, malaxeuses, toute une machinerie à la page qui pèse, divise, tranche et enveloppe les pains à la perfection, jouent leur rôle dans ce drame d’industrie modernisée.Seuls les fours de briques vous rappellent l’histoire ancienne de la boulangerie.Car ici on est revenu à la cuisson sur la sole, pour une raison bien simple : produire une chaleur lente et uniforme dont seules les briques semblent capables et pour empêcher les éclats de feu dont tous les fours de métal sont coutumiers.Une idée analogue a fait choisir la stéatite poulies pelles qui introduisent les pains dans le four.Si par miracle, notre vieille des six mille ans passés pouvait voir les ingrédients qui entrent dans la confection d’un pain du 20e siècle, elle soupirerait d’envie.Farine complète, levure, mélasse, miel, beurre, oeufs et lait, entrent en combinaison pour donner un ensemble bourré d’énergie, un pain riche de vitamines un vrai soutien de la vie.Mais tous ces éléments ne produiraient rien si ce n’était de l’habileté consommée des boulangers d’aujourd’hui.Artisans d’un vieux métier, ils sont aussi des techniciens qui peuvent adapter leur art à l’équipement moderne et qui connaissent les valeurs nutritives.Au-dessus de tout, c’est leur savoir qui rend possible la distribution de plusieurs millions de pains consommés chaque année par les Américains.L’esprit qui l’emporte sur la pâte, pourrait-on dire ! 30 SHAPERS OF YOUR DESTINY: THINKERS, MAGICIANS, FRONTIERSMEN by Norman S.CASSEL, Vice President, Interchemical Corporation YOU HEAR a lot about scientists today.They're making you live longer.They're giving you a more comfortable home and more leisure time.They're making you and your children healthier than ever before.Who are these men?We know that they grew out of the high school math and science students of yesterday, but what are they like today?What will they be doing tomorrow?At the mention of the word scientist, what comes into your mind?A gaunt white-coated figure huddling over a boiling beaker?Colored solutions in strangeshaped bottles?Dark machines, smelling of ozone, shooting electric sparks across the air?Scientists haven't always been imagined like this.They haven't always been doing the same things.With no lab except the market place, no equipment except the mind, the Greek thinkers looked at the world around them and organized what they saw.These ancient scientists, the first to believe the world permitted a rational explanation, laid the foundations for almost every field of modern knowledge.We have a picture of Aristotle ambling through marble-cooled colonnades, talking to his disciples about classifying the starfish, seaweed and cockle-shells that Alexander the Great had brought him from the beaches of India.There were no experiments.The ancient thinkers were men of leisure.Manual labor was in bad taste.But through hard and clear speculation, they encouraged the methods of logical reasoning in every field of human activity.The middle ages saw the emergence of quite another kind of scientist — the scientist as magician — the alchemist in his dank, underground vaults.The popular mind imagined him in league with the devil, engaged in black magic, witchcraft and the whole medieval gamut of subversive activities.They saw him as forever putting mysterious potions into boiling cauldrons, making things that exploded and emitted foul-smelling fumes.But the alchemist was in a sense the first experimental scientist.He liked to use his hands and, in the musty secrecy of his lab, he tried to change lead into gold and find an elixir of life for making man immortal.The tide of the Renaissance flooded Europe with a new kind of scientist.Filled with enthusiasm for life, with belief in human progress, he turned his mind to the frontiers of knowledge.It was an age of discovery and the scientist, too, was thought of as a frontiersman.While Leonardo was blazing the paths of engineering, men like Galileo, combining the broad outlook of the ancients with the patient procedure of the alchemists, were coaxing science out of its medieval cellars and performing their experiments in the glaring light of the Italian sunshine.Centuries passed and the fund of knowledge swelled.Applied science began to erupt into the industrial revolution, and the revolution in turn provided the impetus for scientific achievement on an enormous scale.The vast store of knowledge at hand began to make it impossible for anyone to know, like Galileo, everything about science; impossible for the craftsman to be skilled, like Leonardo, in every field of engineering.Specific problems came to involve years of laboratory experiment.The need for specialization intensified.We think of Faraday, Edison and the Curies, and how little time they had to relate their experiments to the context of ethics and society, to a world-view of human existence.Perhaps it is this old-fashioned picture of the 19th century scientist — bent and weary-eyed, huddled over his test tubes — that still holds sway over the popular mind today?But what is the true picture of the scientist of 1958 ?Is he like the thinker of the ancients or the magician of the middle ages?Is he anything like the frontiersman of the Renaissance?Or is he, we might ask, a blend of all three?Wouldn't the most skeptical alchemist be astounded by our magic, by our elixirs of life — miracle drugs that bring the dying back to health! Wouldn't he be mystified by our brain machines that play chess, by our cyclotrons and the bewitching words of our equations that change one element into another.And if we took him on a tour of a wood-working plant, wouldn't he be amazed to see the miracle of Interchemical Corporation's new Polyfax Process — a process whereby low-cost lumber is changed into rich, fine-grained mahogany! And what would the Greek thinker say about our scientific world?Here for the first time in history he would see men trained in rational scientific method working in every phase of human activity.We might take our visitor from the past on a tour of the chemical industry.He would see scientists in the labs.But he would also see scientists working in every corner of every corporation — in the legal departments, in advertising and public relations, in sales and purchasing.But, he might ask, what kind of men are the leaders of all these corporations?We would give him the amazing fact: 57% of the chemical industry's managing executives have degrees in science or engineering.A gaunt, white-coated figure, huddled over a boiling beaker?This stereotyped picture is, to say the least, incomplete.Other pictures come to mind — pictures of our scientists as managing executives of great industries, as busy technical salesmen or administrators in market research, as construction engineers building dams in the green heat of Africa or the cool mountains of Alaska.Thinker?Magician?Frontiersman?At least these three, and more.destroyer of disease.conqueror of space.leader of government and industry.And perhaps, before all, we have in our mind the picture of the young high school science student from which all these others will grow.Today's adventurous youth realizes that the mind, too, has its unclimbed mountains.He knows, more than ever before, that to make his exciting ascents he must study math and science early in his high school years.In his science courses he will learn what is being done today in the unexplored regions.In his math courses he will learn the techniques that will prepare him for the many roles he will play as leader and pathfinder of the future.He knows that dramatic adventures await those that are prepared and ready, adventures that are, in the case of outer space, not of the mind alone. Ç/%vt elles de l^nseignement spécialisé UN GRAND BANQUET MARQUE LA FONDATION DE NOTRE CLUB "=DE=SIECLE” M.JEAN DELORME FAIT COMMANDEUR DE L'ORDRE DU MERITE SCOLAIRE rasa UN grand banquet a marqué, le 16 décembre dernier, à l’Ecole des Métiers Commerciaux de Montréal, la fondation d’un Club Quart-de-Siècle au sein du personnel du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.En tout, 75 employés de ce département font partie de ce Club, et dix d’entre eux comptent 35 années de services ou plus.C’est l’hon.Paul Sauvé, c.r., qui est le président honoraire du Club, puisqu’en plus d’être ministre responsable du département, il compte lui-même 27 années de vie publique.M.FERNAND D0ST1E M.Fernand Dostie, sous-ministre adjoint, qui agissait comme maître de cérémonies, a rappelé que l’idée de fonder ce Club avait germé lors du banquet qui a marqué à La table d’honneur, lors du banquet qui a marqué la fondation du Club « Quart-de-Siècle ».De gauche à droite, MM.J.-R.Forest, président de la Commission des Allocations sociales du Québec, Omer-Jules Desaulniers, président du Conseil de l’Instruction Publique, Marc Glauque, chef de section à l'F.cole tion a dépassé las cadras du ministère, et qui est même appelée à organiser des réceptions au nom de la province.M.Dostie, au nom du personnel, rendit ensuite hommage au ministre.S’il n’est pas le fondateur de VEnseignement spécialisé dans le Québec, dit-il, c’est lui qui l’a organisé, qui lui a donné son essor actuel.Il n’est donc pas étonnant qu’il ait été nommé président honoraire du Club Quart-de-Siècle.Le sous-ministre adjoint souligna la présence au banquet de M.Omer-Jules Desaulniers, président du Conseil de l’Instruction Publique de la Province de Québec et le remercia du geste qu’il allait poser à l’égard de M.Jean Delorme, directeur général des études de l’Enseignement spécialisé ; ce dernier, en effet, a reçu des mains de M.Technique d,e Québec, et celui de tous les membres du Club qui compte le plus grand nombre d’années de services, l’hon.Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, M.Jean Delorme, directeur général des études de l’Enseignement spécialisé, Mme Paul Sauvé et M.Fernand Dostie.Montréal, le 20 octobre 1956, le dixième anniversaire du ministère, et il a remercié tous ceux qui, de près ou de loin, avaient amené la réalisation de ce projet.Il n’est que juste, dit-il, de rendre hommage de façon particulière à notre Service des relations extérieures qui a organisé le banquet, à M.Paul-Emile Lévesque, directeur de l’Ecole des Métiers Commerciaux, ainsi qu’à tous les professeurs et élèves de la section de cuisine professionnelle de cette école et au chef de cette section, M.Emile Pu-villand, le puriste de la gastronomie, le Bacchus de la fourchette ! Notre gratitude également à l’Ecole des Arts Graphiques, qui s’est chargée d’imprimer le menu-souvenir, et qui l’a fait avec art.Toutes ces personnes constituent une précieuse équipe dont la réputa- x % t 32 * ?i ' :.'#ï 0 \i* Cette photo a été prise au moment où l’hon.Paul Sauvé s’apprêtait à fixer au revers du veston de A1.Marc Giauque le bouton fleurdelisé cerclé d’or destiné à tous les membres du Club « Quart-de-Siècle » comptant 35 années ou plus de services.M.Omer-Jules Desaulniers, président du Conseil de l’Instruction Publique, épinglant sur la poitrine de M.Jean Delorme la médaille de Commandeur de l’Ordre du Mérite Scolaire.M.Delorme est également membre du Club « Ouart-de-Siècle ».Desaulniers la décoration de Commandeur de l’Ordre du Mérite Scolaire.Ceux qui ont voué leur vie à l’enseignement, dit-il, méritent la reconnaissance de tous les citoyens, et à travers la personnalité du récipiendaire, ce sont les quelque 1,200 éducateurs de l’Enseignement spécialisé cpii sont honorés.Il est très bien de parler des nombreux millions consacrés à la formation technique, mais il ne faut pas oublier que notre réseau d’écoles et de services aurait été de réalisation impossible sans l’apport des pionniers qui ont activé la flamme de l’essor.M.Dostie rappela que lors M.MARC GIAUQUE C’est M.Marc Giauque, professeur à l'Ecole Technique de Québec et celui des employés du ministère ayant le plus d’années de services à son crédit, qui remercia le ministre au nom de tous ses collègues.La gratitude, dit-il, est une vertu rare, de moins on moins pratiquée de nos jours, et l’on nous donne aujourd’hui un bel exemple de la remise à la mode de ce sentiment désuet en plusieurs milieux.Notre grande reconnaissance va évidemment à l’honorable ministre et à ses fidèles collaborateurs, qui ont permis la modernisation suite invité à tracer les grandes lignes de la carrière de M.Delorme.Il me semble superflu, dit-il, de retracer tous les titres et les mérites qui ont contribué à la justification d’un tel honneur.Notre récipiendaire est encore trop jeune pour qu’on l’affuble d’oraison du genre nécrologique.Sa carrière des 25 dernières années s’apparente au droit sillon tracé sous le signe de la science, de la compétence, de la sincérité, d’un esprit de travail acharné et d’une loyauté sans défaillance à l’égard de ses chefs.Sans Jean Delorme, la Direction générale des études de l’Enseigne- d’un récent relevé établi par les autorités fédérales, il a été déclaré que sur vingt institutions que notre pays possède au niveau pédagogique de l’institut de technologie, quatorze se trouvent dans la province de Québec : soit les neuf Ecoles Techniques et cinq des Ecoles Spéciales que maintient le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Le ministre présenta ensuite à chacun des membres du Club Quart-de-Siècle une montre portant gravés le nom du récipiendaire et la date de son entrée au service de la Province, de même qu’un bouton fleurdelisé, cerclé d’or pour les employés comptant 35 années de services ou plus, et cerclé d’argent pour les autres.des écoles d’enseignement technique pour en faire des modèles du genre dans le monde entier.Somme toute, comme éducateur de la première heure, a continué M.Giauque, je déclare que nous avons reçu un peu plus que le denier traditionnel, et je formule le voeu, avec tous mes confrères, que les autorités continuent leur politique d’encouragement à tous les fidèles serviteurs qui ont trouvé une vie heureuse dans d’accomplissement de leur tâche quotidienne, et qui méritent un peu de récompense en ce monde avant d’aller recevoir celle qui ne leur sera pas refusée dans un monde meilleur.M.JEAN-MARIE GAUVREAU M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de 1 Ecole du Meuble, fut en- ment spécialisé ne serait pas ce quelle est ; sans Jean Delorme, l’esprit qui nous anime tous ne serait pas non plus celui que nous nous plaisons à reconnaître.Par ses conseils, ses avis, ses circulaires pédagogiques que, le premier, il met en pratique, visant toujours la perfection, M.Delorme s’est acquis notre reconnaissance la plus entière ; qu’il en soit assuré, même quand dans le feu des discussions, les opinions pouvaient être partagées.Il appartient à la classe des éducateurs les plus racés de notre province.Avant de procéder à la remise de la décoration, le président du Conseil de l’Instruction Publique, M.Omer-Jules Desaulniers, relata les circonstances dans lesquelles 33 Al.Albert Landry, chef de section à l’Ecole Technique de Hull, recevant des mains de l’hon.Paul Sauvé le bouton fleurdelisé et la montre remise à chacun des membres du Club « Quart-de-Siècle ».Al.Rosario Bélisle, directeur de l’Ecole Technique de Montréal, était tout rayonnant au moment de serrer la main au ministre.A elle seide, son école compte une vingtaine de membres au sein du Club.avait été émis le voeu que les décorations de l’Ordre du Mérite Scolaire fussent remises à des éducateurs méritants de l’Enseignement spécialisé.Il ne se trouvait aucune objection, dans la loi, à une réponse favorable.Cette loi existe depuis un quart de siècle environ.La valeur quelle représente peut s’assimiler à plusieurs autres décorations, telles que celle de la Légion d’Honneur, en France, celle de la Jarretière, en Angleterre, et celle du roi Léopold, en Belgique, puisque les décorations de l’Ordre du Mérite Scolaire sont décernées conformément à une législation adoptée par un Parlement qui exerce un droit souverain dans le domaine de l’éducation.M.De-saulniers ajouta que le nombre des récipiendaires pour les différents degrés de l’Ordre ne pouvait dépasser un pour cent de tout le personnel enseignant de la province.On ne peut pas dire que M.Delorme reçoit au jourd’hui une décoration d’office.Certes, il incarne une autorité que lui a dévolue le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, mais il incarne également une autorité que lui confère son expérience et son apostolat clans le domaine de renseignement.L'HON.PAUL SAUVE Dès le début de son allocution, l’hon.M.Sauvé rendit un hommage collectif aux membres du Club Quart-de-Siècle.Je tiens, dit-il, à vous exprimer ma reconnaissance au nom de la Province pour la tâche que vous avez accomplie et dont vous continuez de vous acquitter.Il a été souligné, il y a quelques instants, que vous comptiez un nombre total de 2,273 années de services.C’est dire que vous avez fourni collectivement une somme de travail équivcdant aux efforts d’un seul homme depuis l’an 316 avant l’ère chrétienne, M.Jean Delorme a été l’objet d’un double honneur.En plus d’être décoré par M.O.-J.Desaulniers, l’hon.Paul Sauvé l’a également accueilli comme membre du Club, puisqu’il compte 25 années de services.Ai.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’Ecole du Meuble, était également au nombre des récipiendaires.H est entré au service de l’Enseignement spécialisé en 1925 et il dirige cette école depuis sa fondation.i \ t 34 si la Providence avait accordé à un être humain une aussi remarquable longévité.De toute façon, je me demande bien ce qu’un tel homme aurait pu enseigner pendant ces deux millénaires, si l’on songe seulement au peu de facilités qui existait il y a seulement 25 ans dans le domaine de la formation professionnelle.La tâche que vous poursuivez est la plus noble, puisqu’elle consiste à façonner les intelligences de nos jeunes afin 'i" qu’ils puissent participer pleine- ment au progrès de leur patrie.Je me réjouis, continua le ministre, de ce que la décoration de Commandeur de l’Orclre du Mérite Scolaire soit remise à M.Delorme à l’occasion du banquet de fondation de ce Club Quart-de-Siècle, et que ce banquet coïncide ainsi avec rentrée de sang nouveau dans cet Ordre.Au sein de l’Enseignement spécialisé, il existe de nombreux candidats méritants, mais personne ne contestera à M.Delorme un droit de priorité.L’hon.M.Sauvé pria M.Desaul-niers de transmettre ses remerciements au Comité catholique du Conseil de l’Instruction Publique et à la Commission de l’Ordre du Mérite Scolaire, pour le geste qu'ils ont posé.A la valeur intrinsèque de cette décoration, dit-il, s’ajoute celle de votre présence à ce ban-quet.Pour terminer, M.Sauvé émit le voeu que tous les membres du Club Quart-de-Siècle restent au sein du personnel du ministère pendant de nombreuses années.Les années passent, dit-il, et la province se développe.Mais les années ont semé dans toutes les régions un bien dont la génération montante verra toute l’importance et dont le Québec est justement fier.Ce sont les oeuvres que vous avez accomplies qui constituent à votre endroit le plus bel hommage.M.JEAN DELORME '¦'t M.Jean Delorme fut la dernière personnalité à prendre la parole.C’est je crois, dit-il, la première fois dans l’histoire de l’Enseignement spécialisé que le Département de l’Instruction Publique exprime ainsi officiellement sa confiance à l’égard du personnel de nos écoles, et nous en éprouvons beaucoup de fierté et un très grand honneur.A cette joie collective s’ajoute pour moi celle d’avoir été jugé digne d’être le dépositaire de la décoration qui symbolise cette NOMBREUX ECHOS AU BANQUET DE FONDATION L’HOAIAIAGE rendu aux membres du Club Quart-de-Siècle du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse a été l’objet d’une publicité qui a été bien propre à mettre en relief la tâche dont se sont acquittés les 75 membres de notre personnel qui comptent 25 années de services ou plus.En effet, les micros de quatre postes radiophoniques se dressaient sur la table d’honneur, ceux de CBE, CKAC, CKVL et CJMS, et des reportages spéciaux ont ainsi été présentés aux auditeurs.De plus, un cameraman de Radio-Canada a filmé plusieurs scènes du banquet, et ce reportage a été présenté au Téléjournal de CBFT, le 17 décembre.Enfin, ce même soir 17 décembre, AI.Alarc Giauque, le vétéran des membres du Club Quart-de-Siècle, était l’invité de Al.Paul Dumont-Erenette à l’émission Carrefour, dont le réalisateur est Al.Jean-Maurice Laporte.Cette entrevue diffusée par CBFT a mis en relief maints aspects de la carrière de Al.Giauque et de l’essor de l’Enseignement spécialisé.Nous en publierons un compte-rendu dans notre prochain numéro.confiance en l’oeuvre à laquelle chacun apporte sa précieuse collaboration.Je réalise bien que tous les titres à cet hommage ne m’appartiennent pas et que je les partage avec toute la hiérarchie de VEnseignement spécialisé ; ceci prouve Vexactitude de cette pensée cueillie au hasard de mes lectures : chacun a dans sa vie des pages qui sont faites du mérite des autres.Cette décoration, en plus de nous mettre la joie au coeur, constitue un encouragement et un stimulant pour tous ceux qui se donnent à la formation des techniciens et de la main-d’oeuvre spécialisée.Si tious avons raison d’être fiers, continua M.Delorme, n’oublions pas que noblesse oblige : ce n’est pas tout d’obtenir un titre, une décoration ou un ruban, il faut continuer de maintenir et même d’augmenter les mérites qui nous l’ont valu.Dans le travail quotidien, dans les progrès encore à réaliser, dans les épreuves à venir, nous ne pourrons oublier que l’honneur ne se sépare pas du devoir.Dans notre cas, nous continuerons à mériter l’honneur qui nous échoit dans la mesure où nous nous appliquerons à développer la conviction que le professeur il a pas uniquement pour mission d’instruire, mais surtout de former, que la fin des études techniques n est pas seulement Vacquisition de connaissances pratiques et de techniques de travail, mais aussi la formation de l’intelligence, de la volonté, du caractère, de l’âme.C’est cette détermination que doit nous inspirer le geste symbolique posé en cette circonstance.Ainsi, les techniciens qui se formeront dans la province seront reconnus non seulement par leur habileté, mais aussi par la solidité de leur caractère et par Vexcellence de leurs principes.* * A Voccasion du banquet, les élèves en boulangerie-pâtisserie de la section de cuisine professionnelle de l’Ecole des Métiers Commerciaux avaient préparé ce gâteau qui portait, en plus du chiffre symbolique « 25 », l’inscription : « Longue vie au Club Quart-de-Siècle » 35 L'HON.PAUL SAUVE PRESENTE AUX TELESPECTATEURS LA MAQUETTE D'UN FUTUR CENTRE DE FORMATION TECHNIQUE ¦ ¦¦ ¥1 % fis.LE ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, l'hon.Paul Sauvé, c.r., a été invité, le mardi 26 novembre 1957, à l'émission Carrefour, un programme réalisé par M.Jean-Maurice Laporte et offert quotidiennement par le poste CBFT sur des sujets d'actualité.Cette entrevue a été présentée à l'occasion de l'envoi en Europe d'une splendide maquette qui figure ce mois-ci au nombre des exhibits que réunit le kiosque du ministère à l'Exposition de la Province de Québec aux grands magasins du Louvre, à Paris.Questionné par M.Guy Viau, diplômé de l'Ecole du Meuble, autrefois membre du personnel enseignant de nos écoles et maintenant professeur à l'Université McGill, le ministre a cité des chiffres qui illustrent bien l'extraordinaire essor de la formation technique dans la province de Québec.Depuis les onze ans qu'il existe, le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse a consacré près de 22 millions de dollars à la construction, à l'agrandissement et au réaménagement de ses écoles.Or, il a souligné que l'Enseignement spécialisé n'est encore qu'au seuil d'un progrès incessant qui résulte du développement industriel de la province.Ainsi, si l'on fait le total des crédits que représentent la construction d'écoles récemment terminées, d'entreprises en cours de réalisation et de centres dont l'érection s'effectuera dans un avenir immédiat, de même que des sommes exigées par des travaux d'agrandissements à peine terminés ou en chantier, on en arrive à un total atteignant presque les 21 millions de dollars, dépenses réparties sur quatre années budgétaires seulement.C'est dire que le ministère immobilise en quatre années des crédits presque aussi élevés que ceux qu'il a investis au cours de ses onze premières années d'existence.Le point de saturation n'est donc pas à la veille de se produire.M.Viau demanda au ministre s'il se présentait suffisamment d'élèves pour fréquenter toutes ces nouvelles écoles.L'hon.M.Sauvé déclara que malgré cet imposant programme de constructions et d'agrandissements, on se voyait dans l'obligation de refuser des élèves, un peu partout dans la province, faute d'espace vital.Il ajouta qu'en septembre dernier, tout près de 12,000 jeunes s'étaient inscrits aux cours réguliers du jour de l'Enseignement spécialisé, De gauche à droite, MAI.Octave Lévesque, qui a réalisé la maquette, Gérard LeTestut, chef de la section de haute coulure à l’Ecole des Métiers Commerciaux, qui a préparé pour l’Expo de Paris des panneaux décoratifs portant sur l’Enseignement spécialisé et dont trois paraissent en arrière-plan, jèan-Marie Gauvreau, directeur de l’Ecole du Meuble et co-organisateur de l'Expo, Pierre Boulva et Raymond Dufresne, architectes, qui ont surveillé Vexécution de la maquette.comparativement à 10,791 pour septembre 1956, soit une augmentation supérieure à 10%.Au cours de l'entrevue, le ministre a révélé la nature des édi- L’hon.Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, et M.Jean-Marie Gauvreau, co-organisateur de l’Expo de Paris, examinant la maquette avant son expédition aux grands magasins du Louvre.fices qui composent la maquette envoyée à Paris et qui constitueront un véritable centre destiné à la jeunesse dans la partie nord de Montréal.VOIR EN PAGES 25 A 28 UN REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE DETAILLE DONNANT UNE VUE D'ENSEMBLE ET LES PRINCIPAUX ELEMENTS DE CETTE MAQUETTE ENTREVUES ACCORDEES PAR LE DR GASTON GAUTHIER REPORTAGE DE PORTEE MONDIALE SUR L’ECOLE DE PAPETERIE A l’occasion du 10e anniversaire de la Clinique d’Aide à l’Enfance, le Dr Gaston Gauthier, directeur de cet organisme, a été interviewé à l’émission intitulée Le Magazine Rural, qui est présentée par les Productions Orner Renaud sur les ondes du radio-groupe Trans-Québec, lequel comprend les postes suivants : CKAC (Montréal), CKCH (Hull), CKCV (Québec), C H G B (Ste-Anne-de-la-Pocatière) et CFGT (Alma).Le Dr Gauthier a donné, sur le fonctionnement de la Clinique, des renseignements qu’il serait superflu de résumer ici, puisque le présent numéro de la revue comporte un article sur le même sujet.Au meneur de jeu qui lui demandait comment s’expliquait le fait qu’un certain nombre de jeunes délinquants et d’enfants mésadaptés appartiennent à des familles établies dans les villes depuis peu, le Dr Gauthier a répondu : Depuis moins d’une génération, près des deux tiers de la population rurale est venue s’établir dans les agglomérations urbaines, et il arrive que certaines familles ainsi transplantées ne parviennent pas à s’adapter aux conditions de leur nouveau milieu.Il en résulte un état d’insécurité, tant au point de vue économique qu’émotif.Les enfants subissent évidemment les effets de ces inconvénients, qui entravent l’épanouissement de leur personnalité et favorisent parfois des penchants vers la délinquance.Le Dr Gauthier a ajouté qu’au point de vue des services cliniques que maintient l’organisme qu’il dirige, il ne suffit pas de se pencher sur l’enfant, mais d’apporter bien souvent une assistance particulière aux parents.A “CARREFOUR” Le 12 décembre, le Dr Gauthier était invité à « Carrefour », émission présentée quotidiennement par CBFT.Questionné par M.Wilfrid Lemoine, il a exposé tous les soins que la Clinique d’Aide à l’Enfance apporte à dresser des rapports précis sur l’entourage extérieur et la personnalité des jeunes que la Cour du Bien-Etre Social soumet aux spécialistes de l’organisme qu’il dirige, et il a tracé un tableau révélateur de la situation actuelle par rapport à celle qui existait il y a dix ans.A la suite d’une entente survenue entre M.Jean-Marie Marcotte, chef de la Section française du Service international de la Société Radio-Canada, et le Service des relations extérieures du ministère, un reportage a été enregistré sur ruban à l’Ecole de Papeterie de la Province de Québec, située à Trois-Rivières, peu après la mi-novembre, à l’intention de tous les pays du globe où la langue française est à l’honneur.C’est M.Jean Lacroix, réalisateur sénior à la Section française, qui était chargé de ce reportage.Il avait pour collaborateur M.Roger Lacoste, technicien en radio et qui, incidemment, est un diplômé de l’Ecole Technique de Montréal.Ce reportage a tout d’abord été diffusé par tous les postes du Réseau français (canadien) de Radio-Canada, le 29 novembre, puis il a été retransmis sur ondes courtes le 7 décembre, vers les autres pays du monde.M.Marcotte avait eu la délicatesse de prévenir par câble M.Aribert, directeur de l’Ecole de Papeterie de Grenoble, qui connaît notre Ecole de Papeterie ainsi que son directeur, M.Gaston Fran-coeur.L’émission a également été envoyée à Radio-Scolaire, en Belgique et en Suisse, et elle a été retranscrite sur disques microsillons et envoyée aux organismes de radiodiffusion d’une cinquantaine de pays du monde.Pour l’enregistrement, M.Lacroix a promené son micro dans les différents ateliers de l’école, où il a procédé à une série d’entrevues auxquelles ont participé des membres du personnel enseignant et plusieurs élèves.L’Ecole de Papeterie de la Province de Québec jouissait déjà d’un indéniable prestige à l’extérieur du Canada ; il suffit pour s’en convaincre de songer au nombre impressionnant d’éducateurs étrangers qui l’ont visitée ; rappelons aussi qu’au mois d’août 1955, tous les finissants de l’Ecole de Papeterie de Grenoble ont parcouru ses ateliers.Nul doute que la diffusion mondiale du reportage préparé par le Service international de Radio-Canada contribuera encore dans une large mesure à la mettre en vedette et à mieux faire connaître le rôle de l’enseignement technique dans le Québec.M.Jean Lacroix (au centre), réalisateur sénior à la Section française du Service international de Radio-Canada, pose quelques questions au directeur de l’Ecole de Papeterie, M.Gaston Francoeur.A droite, le technicien qui a enregistré le reportage, M.Roger Lacoste, diplômé de l’Ecole Technique de Montréal.37 DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA CLINIQUE D’AIDE A L’ENFANCE L'hon.Paul Sauvé, c.r.LES statistiques démontrent que la délinquance juvénile ne se manifeste pas chez nous avec autant de violence que dans les autres pays, qu’aux Etats-Unis, par exemple.Dans certains milieux, on attribue cette situation au fait que notre pays est jeune, qu’il ne compte pas un grand nombre d’agglomérations importantes.Certes, c’est un facteur qui a son importance, mais notre population pénètre tellement au coeur des moeurs d’outre-frontière par le truchement du cinéma, de la radio et de la télévision que nous devons rechercher d’autres raisons, et il ne fait pas de doute que chez nous, la Clinique d’Aide à l’Enfance constitue l’un des facteurs déterminants de cette situation.Voilà ce que déclarait, le 9 décembre dernier, l’hon.Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, à l’ouverture d’un symposium tenu à l’Ecole des Métiers Commerciaux de Montréal pour marquer le dixième anniversaire de la Clinique d’Aide à l’Enfance, un service du ministère ci-haut mentionné.Le directeur de la Clinique, le Dr Gaston Gauthier, résuma les travaux dont cet organisme s’est acquitté au cours de cette décennie.Il rappela que la Clinique a pour fonction première d’éclairer les juges de la Cour de Bien-Etre social sur les différents aspects de la personnalité des jeunes qui sont conduits devant eux.Il y a dix ans, dit-il, les disciplines sur lesquelles s’appuie le travail de nos spécialistes étaient peu acceptées.C’était une époque de tâtonnement.Les juges de la Cour recevaient, pour se guider, trois rapports provenant d’un travailleur social, d’un psychologue et d’un psychiâtre.Il est même arrivé qu’un juge ait reçu cinq recommandations différentes à l’égard d’un seul et même sujet.Pourtant, s’il y a un secteur où il n’est pas permis d’improviser, c’est bien celui-là.Le Dr Gauthier a exposé les circonstances qui ont amené, sous la juridiction du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, la formation d’une équipe de psycho- , annonce le projet de construction d’un centre fermé logues, de psychiatres et de travailleurs sociaux et une meilleure intégration de ces professions.Pour illustrer le travail dont s’acquitte la Clinique, dit-il, soulignons que le nombre des jeunes qui ont fait NOUVELLE BIEN ACCUEILLIE LA nouvelle annoncée par l’hon.Paul Sauvé, c.r., lors du symposium marquant le 10e anniversaire de la Clinique d’Aide à l’Enfance, à l’effet qu’il avait été décidé de procéder à la construction d’un centre fermé, à Rivière-des-Prairies, afin d’y réunir sous un même toit les enfants présentant des problèmes particulièrement difficiles à résoudre dans l’atmosphère de liberté surveillée qui prévaut dans les Ecoles de Protection de la Jeunesse, a été accueillie très favorablement dans tous les milieux où l’on se préoccupe de l’enfance mésadaptée.Pour leur part, les journaux et les bulletins d’information de la radio et de la télévision ont fait largement écho à cette nouvelle.l’objet de nos différents examens est passé de 400, en 1952, à 1,754, en 1956, alors que celui des garçons et filles amenés devant les juges de la Cour de Bien-Etre social s’est établi pour les mêmes années à 2,000 et à 3,000 respectivement.Le Dr Gauthier insista sur le fait que la Clinique ne se limite pas à recueillir des faits sur la personnalité des jeunes, mais aussi et surtout à déceler les dimensions exactes du problème posé, alors que le délit ne constitue la plupart du temps que l’un des facteurs importants.II énuméra et commenta chacun des examens auxquels les jeunes sont soumis : examen médical, tests psychotechniques et de personnalité, entrevue psychologique et examen psychiâtrique s’il y a lieu.Mais, dit-il en terminant, il manque encore à notre organisation une cheville importante : une section d’observation où il nous serait possible de voir l’enfant réagir au naturel.Au cours de son allocution, l’hon.M.Sauvé a fait suite à cette suggestion qui, d’ailleurs, a été étudiée en profondeur.Ce projet d’un centre fermé qu’il est question d’ériger à Rivière-des-Prairies, dit-il, ne doit pas être considéré comme un aveu d’échec dans le domaine de la lutte à la délin- Photo prise pendant l'allocution de l'hon.Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, lors du symposium qui a marqué le 10e anniversaire de la clinique de l'Aide à l'Enfance.De qauche à droite, M.Ephrem Filion, juge en chef de la Cour de Bien-Etre Social, l'hon.M.Sauvé, le Dr Gaston Gauthier, directeur de la Clinique, et le Rév.Frère Jacques, vice-provincial des Frères de la Charité.* 1 t 38 VISITE D'UN SPECIALISTE DE L'APPRENTISSAGE Un spécialiste en apprentissage des métiers, M.Roy MacCuish, du Service canadien de la formation professionnelle (ministère fédéral du Travail), était de passage dans la province de Québec, à la fin de novembre dernier, afin de se documenter sur Venseignement technique en vue de la préparation d’une analyse de l’apprentissage.Il a visité l’Ecole de Papeterie, à Trois-Rivières, l’Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine, l’Ecole de l’Automobile de Montréal, l’Ecole des Textiles, à St-Hyacinthe, de même que le Centre d’apprentissage des métiers de la construction, à Montréal, relevant du ministère provincial du Travail.On le voit ci-haut au moment où, en compagnie de M.Maurice Barrière, assistant directeur général des études de l’Enseignement spécialisé, il était piloté à travers l’usine de l’Ecole de Papeterie par M.J.-Ernest Fleury, surintendant des ateliers.A l’Ecole des Textiles, le directeur, M.Georges Moore, explique aux visiteurs les caractéristiques du métier Jacquard.f L'ECOLE DE PAPETERIE EN VEDETTE A LA TELEVISION quance juvénile.Il est important que le public se convainque de plus en plus de l’importance de ce problème.Il n’y a pas que la délinquance juvénile qui existe ; il y a également celle que l’on empêche de se produire.De même, il existe encore trop de gens pour qui les travailleurs sociaux sont des parasites de la société ; il faut inviter la population à une meilleure compréhension de leur rôle.Je me réjouis, continua-t-il, du fait que la création de la Clinique d’Aide à l’Enfance a permis la formation d’une équipe telle que la vôtre.Les problèmes de comportement de l’enfance constituent une maladie sociale, et comme pour le traitement de toutes les maladies, il fallait un effort concerté pour la terrasser.La Clinique permet le diagnostic ; il appartient ensuite à la Cour de Bien-Etre social d’apporter les correctifs nécessaires.Depuis le 1er avril dernier, continua le ministre, nous nous réjouissons du fait que les orphelinats ont été intégrés dans l’ensemble des services du département, au point de vue administratif, et d’ici quelques jours, il en sera ainsi des officiers de probation et du personnel de la section de protection de la Cour de Bien-Etre social.Pour terminer, Thon.M.Sauvé a exprimé le voeu que tous les participants au symposium continuent de faire preuve de l’enthousiasme avec lequel ils ont toujours recherché dans le passé les solutions que réclame le problème de la rééducation de l’enfance.Cette journée d’études était sous la présidence de M.le juge Ephrem Filion, juge en chef de la Cour de Bien-Etre social.Des travaux ont été présentés par plusieurs personnalités, dont le Rév.Frère Jacques, vice-provincial des Frères de la Charité, le Dr Claude Mailhiot et l’abbé Marc Lecavalier, respectivement chef des psychologues et conseiller moral à la Clinique, Me Marcel Trahan, juge suppléant et greffier de la Cour de Bien-Etre social, le Dr Dollard Cormier, MM.Paul Faniel et fac-ques Belleau, Mlles Jeannine God-bout, Christine Germain et Marie-Andrée Bertrand.LE poste CFILT-TV, de Sherbrooke, présente chaque dimanche une émission intitulée : Tout Connaître.Cette série est consacrée aux grandes industries nationales dont l’activité s’exerce principalement dans le Québec.Deux émissions avaient été réservées à l’industrie du papier, du carton, des pâtes cellulosiques et de leurs sous-produits ; c’est M.Nolin Trudeau, de la maison Publicité-Services, Ltée, qui en a été chargé pour le compte de l'Association canadienne des Pâtes et des Papiers.Au cours du programme offert le dimanche 1er décembre dernier, M.Trudeau, répondant à des questions que lui posait M.Yvan Fre-nette, a parlé du rôle que joue l’Ecole de Papeterie de la Province de Québec clans la formation de techniciens pour l’industrie pape-tière, et il en a profité pour présenter aux téléspectateurs un film où Ton voyait l’usine de l’école et, plus particulièrement, sa machine à papier en fonctionnement.Tout Connaître est une initiative de M.Paul-André Joly, directeur des relations extérieures à CHLT-TV.Le réalisateur des émissions est M.Gary Longchamp.39 SSSfÉMMKS [a-a] Infill IP* OUAND des éducateurs étrangers viennent visiter le Québec afin d’étudier notre système d’Enseignement spécialisé, ils ne manquent jamais de parcourir les ateliers de l’Ecole Technique de Montréal, celle-ci ayant été l’un des tout premiers centres de formation industrielle à ouvrir ses portes dans notre province.La section de l’électronique, en particulier, a toujours retenu leur attention.C’est ainsi, par exemple, qu’il y a un peu plus de deux ans le directeur du Natal Technical College, de Durban, Afrique du Sud, M.Aston R.Williams, déclarait que cette section s’avérait supérieure à toutes celles qu’il avait visitées sur le continent américain au cours de son voyage.L’étonnement de ce distingué visiteur serait encore plus grand au-jourd hui, sans doute, si l’occasion lui était donnée de revenir à l’Ecole Technique, car il pourrait se rendre compte de l’essor que vient ÜN COIN DD VASTE ATELIER OU LES ELEVES ETUDIENT LA CONSTRUCTION ET LE FONCTIONNEMENT DES RECEPTEURS DE RADIO.DEUX PROFESSEURS, MM.RAYMOND PARENT ET GERARD RENAUD.ASSISTENT ICI LES ETUDIANTS.LA NOUVELLE SECTION D’ELECTHONIQUE A L’ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL ELEVES S'INITIANT AUX SECRETS DE MANIPULATION D’INSTRUMENTS ELECTRONIQUES ET A L’INTERPRETATION DES RESULTATS OBTENUS AU MOYEN DE LEUR PANNEAU INDIVIDUEL.DEBOUT, M.DAVID MARCIL-LE, CHEF DE LA SECTION.de connaître cette section, tant au point de vue des locaux qu’elle occupe maintenant que de son équipement didactique.On se souvient que l’Ecole des Arts Graphiques, avant de s’installer dans son nouvel immeuble de la rue St-Hubert, se trouvait dans une annexe sise à l’arrière de l’Ecole Technique.Les locaux libérés par son déménagement ont été réaménagés et la section de l’électronique y a été établie.Cet agrandissement a permis l’installation d’équipement nouveau.Ainsi, chaque élève possède M.MARCEL ROv.PROFESSEUR DE TELEVISION, SURVEILLANT QUELQUES ELEVES QUI SONT A LA RECHERCHE DE DEFECTUO-SITES DANS LE FONCTIO N N E MENT DE RECEPTEURS. L'ARTISANAT EN VEDETTE A LA TELEVISION désormais son propre panneau abondamment pourvu d’instruments pour la poursuite d’expériences pratiques.Or, fait intéressant à souligner, ce sont les élèves eux-mênres qui ont procédé à la mise au point de ce remarquable appareillage, selon les données établies de toutes pièces par le chef de la section, M.David Marcille, et par les professeurs, qui, après avoir étudié les panneaux d’expérimentation produits par différentes compagnies pour des fins d’enseignement, ont fixé les normes convenant le mieux au programme des études, et ont dessiné les plans des nouveaux panneaux.Ces panneaux d’expertises ont été conçus de façon à permettre un grand nombre de tests électroniques, ce qui rend possible, par exemple, le reproduction, sur un ;«ébp M.W.-W.WERRY, ASSISTANT DIRECTEUR DE L'ECOLE, EXAMINANT UNE PARTIE DE L'EQUIPEMENT DIDACTIQUE MIS A LA DISPOSITION DE CHAQUE ELEVE.écran, de la plupart des défectuosités se produisant dans les récepteurs de télévision, le dépistage de ces défectuosités et la détermination des réparations à apporter.Chaque élève, ou chaque groupe de deux élèves, peut ainsi travaillé 1er sur un instrument individuel et effectuer les manipulations spéciales lui permettant de résoudre les problèmes posés à son attention, mettant ainsi en pratique les notions apprises aux cours théoriques.La mise au point de ces panneaux a été facilitée grâce à la bienveillante collaboration de maisons industrielles telles que RCA Victor, Philco, etc, qui ont mis à la disposition de l’école des modèles usagés de panneaux qui sont d’usage courant chez elles.LE directeur de l’Ecole du Meuble de la Province de Québec, M.Jean-Marie Gauvreau, était l’invité au programme Le Point d’interrogation, le 4 décembre dernier, tant à l’occasion de l’exposition d’artisanat qui se tenait alors au Palais du Commerce, à Montréal, que comme co-organisateur de l’Exposition de la Province de Québec aux grands magasins du Louvre, à Paris.M.Gauvreau avait apporté des pièces d’intérêt artisanal, et il pria les membres du jury d’identifier leurs auteurs.Il s’agissait là de pièces provenant des ateliers de quatre artisans bien connus : M.Jean Cartier, céramiste, diplômé de l’Ecole du Meuble, Mme Françoise Desrochers-Drolet, émailliste, M.Albert Neilson, fondeur d'art, et M.André Bourgault, sculpteur.Huit jours plus tard, soit le 12 décembre, l’émission Carrefour, dont le réalisateur est M.Jean-Maurice Laporte, présentait un film tourné dans les kiosques mêmes de l'exposition tenue au Palais du Commerce.Cette pellicule accordait une importance particulière au kiosque de l’Ecole du Meuble.Celui-ci contenait de nombreux articles, dont une maquette de salle à dîner, une maquette de hall d’hôtel et de la poterie réalisée par les élèves.Le commentateur du film était nul autre que M.Guy Vian, lui-même diplômé de l’Ecole du Meuble, ancien professeur de l’Enseignement spécialisé, et maintenant professeur de peinture à l’Université McGill.Ces deux télémissions auront sans doute contribué à mieux faire connaître encore, s’il est possible, les cours d’artisanat offerts par l’Ecole du Meuble.HEUREUX BOURSIERS A L'ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL Le 13 novembre dernier avait lieu, à l’Ecole Technique de Montréal, la remise de plusieurs prix spéciaux à des élèves méritants.Deux de ceux-ci, MM.Marc Boucher et Kenneth Takeda, ont remporté des bourses d’études offertes par l’“American Society for Metals”, chapitre de Montréal.De gauche à droite, MM.Marc Boucher, récipiendaire, K.-W.Shaw, président du chapitre de Montréal de la Société mentionnée plus haut, Kenneth Takeda, l’autre boursier, et Rosario Bélisle, directeur de l’école.4L La compagnie Singer remet des bourses à cing élèves de Saint-Jean L’ESSOR de notre grande province dépend, dans une très large mesure, de l’éducation, et il en est de même pour tout le pays.C’est la raison pour laquelle notre compagnie a décidé d’accorder des bourses d’études à cinq élèves de l’Ecole d’Arts et Métiers de St-Jean.Voilà ce que déclarait, te 26 novembre dernier, M.Clydes’ Reynolds, gérant de l’usine de la Singer Sewing Machine Company, à l’issue d’une cérémonie au cours de laquelle cinq élèves ont reçu $100 chacun.C’est en avril dernier que l’entreprise ci-haut mentionnée décida de mettre au point un programme de bourses d’études comprenant l’octroi d’une bourse de $2,500 à un employé de la compagnie pour lui permettre de poursuivre un cours de génie mécanique, soit à l’Université de Montréal, soit à l’Université McGill, et la remise de cinq bourses à autant de jeunes gens qualifiés de la région de St-Jean afin de leur aider à compléter leur cours technique.Dans ce dernier cas, il fut décidé qu’adve-nant une égalité de qualifications chez les candidats, la première préférence serait donnée à des employés de l’usine, la seconde à des enfants des employés et la troisième à des jeunes de la région.Au mois de juin, Entre-Nous, le journal de la compagnie, priait tous les candidats de présenter leur demande avant le 26 juillet.Le comité de sélection fut formé au mois d’août.Il comprenait M.Augustin Robichaud, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Saint-Jean ; M.Roch Rhéault, principal de l’Ecole Supérieure Beaulieu ; le Révérend Frère Victor-Ernest, principal de l’Ecole Supérieure Notre-Dame- Auxiliatrice ; M.Gustave Signori, principal de l’Ecole du Coeur-Immaculé-de-Marie, à La-chine, et M.Robert Tyer, principal de la St.Johns High School.VI.Robichaud accepta de présider le comité pour la présente année académique.Nous avons jugé qu’un tel geste valait d’être souligné et qu’il constituait un hommage concret à l’oeuvre poursuivie par l’Enseignement spécialisé en général et par notre école en particulier, a déclaré M.Robichaud, lors de la remise des bourses.C’est là, dit-il aux élèves, un témoignage de l’in- térêt que l’industrie porte à la jeunesse.A la fin de vos études, vous serez appelés à y travailler.Vous devrez, il est évident, être qualifiés dans votre métier pour gagner votre vie.Mais je ne crois pas me tromper en affirmant que l’industrie exigera plus que la compétence technique, si vous voulez obtenir de l’avancement.Vous devez vous efforcer de développer à l’école, avec l’aide de vos professeurs, une méthode de travail intellectuel, qui vous permette d’observer des faits, de les comparer avec d’autres, d’en faire l’analyse ou la synthèse et d’en déduire des vérités, de façon à ce que vous ne soyez pas seulement un technicien ou un ouvrier spécialisé qui accepte des principes déjà établis, mais un technicien dont les connaissances sont doublées d’un cerveau qui pense, d’un cerveau qui crée.Voilà, je pense, ce que l’industrie attend de vous.Invité à porter la parole, M.Claude Gareau, gérant du personnel de l’usine Singer, souligna que sa compagnie a besoin d’hommes capables de régler des problèmes techniques et.humains.Depuis 1946, dit-il, notre compagnie a engagé en moyenne trois techniciens diplômés par année.Elle en compte présentement une vingtaine au sein de son personnel et qui sont à différents échelons : cinq contremaîtres ou assistants-contremaîtres, trois ingénieurs en procédés, un ingénieur en méthodes, un ingénieur en entretien, deux dessinateurs et deux outil-leurs de première classe ; cinq autres suivent actuellement les cours d’entraînement particulier à notre entreprise.Enfin, l’un de nos techniciens diplômés est assistant-surintendant général de l’usme.Notre compagnie a voulu faire oeuvre civique en portant les jeunes, au moyen de bourses d’études, à se perfectionner et à former un potentiel d'ouvriers spécialisés dont notre compagnie a besoin.Elle a voulu également, en posant ce geste, reconnaître l’oeuvre magnifique que poursuit le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse dans le domaine de l’Enseignement spécialisé.Le directeur général des études de l'Enseignement spécialisé, VI.Jean Delorme, représentait à cette SffiR Photo prise lors de la remise de bourses par la compagnie « Singer » à cinq élèves de l’Ecole d’Arts et Métiers de St-Jean, mardi dernier.Première rangée, de gauche à droite, MM.Jean Delorme, directeur général des études de l’Enseignement spécialisé.Claude Perrier, boursier, Clyde-S.Reynolds, gérant de l’usine « Singer », André Bélanger, boursier, et Augustin Robichaud, directeur de l’école.En arrière, dans le même ordre, MM.Claude Gareau et Claude Bélanger, respectivement gérant du personnel de l’usine et gérant de l’emploi, André Beaudoin, boursier, et Eric Devos, rédacteur du tournai « Entre-Nous » publié par la compagnie.(Service provincial de Ciné-photographie) 42 cérémonie l’honorable Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse.L’intérêt que manifeste la compagnie Singer à l’égard de nos écoles, dit-il, doit nous réjouir car il semble dénoter le commencement d’une ère nouvelle dans laquelle le travail des maisons d’éducation deviendrait de plus en plus une préoccupation de la société économique et du monde scientifique.Après avoir souligné l’importance des crédits que la province consent à l’enseignement technique tant pour la construction et le maintien des écoles que pour assister financièrement les étudiants qui en ont besoin, M.Delorme ajouta : L’industrie qui, comme le fait la compagnie Singer, collabore avec l’Etat dans son programme d’éducation de la jeunesse, rend service à la communauté en l’empêchant de sombrer dans le socialisme où peut l'entraîner l’abandon progressif des responsabilités individuelles dans les mains des pouvoirs publics.Le geste posé par la compagnie Singer constitue d’autre part pour nous un précieux encouragement.Au moment précis où des groupements d’économistes et de chercheurs s’emploient à estimer la valeur des cours de formation technique au Canada, ce don de cinq bourses signifie pour nous un témoignage de confiance.Si la compagnie Singer n’avait pas foi en la valeur de l’enseignement dispensé dans cette école, enseignement identique à celui des autres écoles, elle n’aurait pas engagé ainsi des capitaux, elle n’aurait pas fait ce placement.Et c’est pourquoi, en plus de démontrer le poids que l’industrie attache ci la formation, ces bourses nous apportent un merveilleux réconfort parce que, implicitement, elles sanctionnent l’excellence de notre enseignement.M.Clyde-S.Reynolds, gérant de l’usine Singer à St-Jean, exposa les motifs qui amenèrent la compagnie à offrir des bourses d’études à des élèves de l’Ecole d’Arts et Métiers locale.Tout d’abord, dit-il, la fabrication des machines à coudre — tant celle du cabinet que du mécanisme — constitue un travail complexe qui nécessite des ouvriers bien entraînés.Il y a quelques années, par exemple, l’outillage de notre usine était plutôt simple ; aujourd’hui, lorsque nous recevons de nouvelles pièces d’équipement et que nous les déballons, il arrive souvent que le panneau de contrôle cl’un instrument est plus volumineux que l’instrument lui-même.Ceci résulte de l’avancement de la technologie et il nous faut des techniciens possédant une solide formation pour assurer le fonctionnement rationnel de l’outillage.Plusieurs techniciens diplômés détiennent des postes-clés chez nous et ceci, parce que la formation qu’ils ont reçue était bonne.L’essor de notre grande province dépend, dans une très large mesure, de l’éducation, et il en est de même pour tout le pays.C’est la raison pour laquelle notre compagnie a décidé d’accorder des bourses d’études à cinq élèves de l’Ecole d’Arts et Métiers de St-Jean.En terminant, M.Reynolds a donné des conseils aux élèves.Notre monde se spécialise de plus en plus.Au cours de votre existence, — même si vous n’avez que 17 ou 18 ans — , il s’est produit des découvertes scientifiques ou technologiques dont personne n’avait entendu parler avant vous.Vous entrez dans une ère pleine de promesses comme on n’en a jamais connu précédemment.Mais si la science génère des idées nouvelles, c’est la technique qui les matérialise, d’où l’importance d’acquérir un solide bagage de connaissances.Les élèves qui ont obtenu les cinq bourses sont les suivants : André Beaudoin, André Bélanger, Normand Lefebvre, Claude Perrier et Franco Pillarella.UNE BONNE NOUVELLE LE projet de construction d’une deuxième Ecole Technique, à Montréal, est en voie de réalisation, comme ont pu s’en rendre compte les téléspectateurs qui ont vu et entendu le téléjournal présenté par CBFT, à 7 h.p.m., le 21 novembre dernier.Après avoir présenté une vue d’ensemble de l’Ecole des Arts Graphiques, premier élément du futur centre de jeunesse dont la partie nord de Montréal sera bientôt dotée, la camera montra quelques scènes prises sur le vif pendant le déblaiement du terrain où se dressera la section nord des Ecoles Techniques de Montréal.C’était la première étape d’une entreprise dont la province en général et l’Enseignement spécialisé en particulier auront raison d’être fiers.SERIE DE COURS INTENSIFS A 40 NEO-CANADIENNES ’INDUSTRIE de la robe a un constant besoin d’opératrices pour machines à coudre.C’est l’un des domaines du travail où la main-d’oeuvre se renouvelle le plus souvent, probablement à cause du grand nombre des jeunes filles qui, chaque année, quittent leur emploi pour se marier.Depuis quelques années déjà, l’Ecole des Métiers Commerciaux, située à Montréal, offre des cours du jour, avec la collaboration de l’industrie ; mais elle ne parvient pas à préparer suffisamment d’élèves pour répondre au besoin.Une nouvelle série de cours a débuté, le 22 novembre dernier ; elle durera vingt semaines, à raison de deux jours par semaine — le vendredi et le samedi, jour et soir.Les élèves, au nombre de 40, sont des Néo-Canadiennes, surtout d’origine grecque, italienne et hongroise.Deux instructrices parlant chacune plusieurs langues, et qui ont été contremaîtresses pendant de nombreuses années dans des ateliers industriels, ont été chargées de cet enseignement.Le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, par son Service des cours de culture populaire, assume leur rémunération, et l’industrie de la robe fournit la matière première nécessaire, ses locaux et sa machinerie.Grâce à cette collaboration entre l’Enseignement spécialisé et l’industrie, celle-ci pourra s’assurer une main-d’oeuvre additionnelle dont elle a un urgent besoin.UNE CONFERENCE DE M.L.-P.MALTAIS SUR l’invitation de la Chambre de Commerce d’Amqui, M.Louis-Philippe Maltais, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Mont-Joli, a donné, à un dîner mixte de ce groupement, une causerie portant sur l’enseignement technique dans la province de Québec et sur le rôle important que joue le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse dans l’organisation et le maintien des écoles spécialisées.Après sa causerie, M.Maltais a répondu à de nombreuses questions que lui a posées son auditoire. REPORTAGE SUR L'ORGANISATION DES SPORTS ET DES LOISIRS DANS NOS ECOLES Un journaliste de La Presse, M.Dollard Morin, qui signe une chronique régulière intitulée Loisirs et récréation, a rédigé au début de décembre dernier deux articles consécutifs portant sur la pratique des sports dans nos écoles, tant à Montréal qu’ci l'extérieur, et qui constituent une excellente vue d’ensemble en ce domaine.Nous les reproduisons ci-après pour le bénéfice de ceux de nos lecteurs qui n’en auraient pas pris connaissance.LA province de Québec peut s’enorgueillir, à juste titre, de posséder un système extraordinaire d’écoles d’enseignement technique.Dans tous les coins de la province, les jeunes ont, en effet, la possibilité d’apprendre différents métiers, de devenir des techniciens compétents et de véritables ouvriers spécialisés.On sait que ces écoles sont sous la juridiction du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, dont le ministre est l’hon.Paul Sauvé.Mais il faut souligner aussi qu’en plus de la formation technique apportée aux jeunes, la direction générale de ces écoles se préoccupe grandement de leur santé physique et morale.C’est pourquoi les sports et les loisirs y sont bien organisés.Rares sont les écoles d’enseignement spécialisé qui ne possèdent pas leurs équipes de hockey ou de ballon volant, de ballon-panier ou de quilles, de tennis sur table ou de badminton.D’ailleurs, le ministère du Bien- Etre social s’intéresse beaucoup au domaine des loisirs, en général.Chaque année, par des octrois et des subventions, il vient en aide à des comités de loisirs créés en de nombreuses municipalités de la province.Le ministre Sauvé lui-même est un sportif reconnu ; c’est un fervent amateur de chasse et de pêche.BUDGET SPECIAL Pour les activités extraordinaires, le ministère de la Jeunesse accorde chaque année, à chacune de ses quelque 60 écoles d’enseignement spécialisé, un budget spécial dont la majeure partie sert surtout aux sports et aux loisirs organisés.D’autres sommes sont également consacrées à ce domaine, à même les fonds qu’amasse, par différentes organisations, l’Association des élèves organisée dans chaque école.Chaque école est dotée d’une salle de récréation et, de plus, on trouve aussi une salle académique dans les édifices modernes que le ministère a maintenant construits presque partout.Ces locaux sont précisément destinés aux activités extra-scolaires.Les élèves y organisent des jeux multiples, des réunions, des forums, des causeries, du cinéma, des soirées sociales, etc.Mais, partout, c’est la pratique des sports qui domine au moment des loisirs.Car les éducateurs reconnaissent que les sports sont pour les jeunes une source de sain divertissement, en même temps qu’une école de solidarité, de collaboration, de respect mutuel et de l’autorité.Toutefois, on veille bien à ce que la pratique des sports ne nuise en rien aux études.Aussi, pour être accepté comme membre d’une ligue sportive, tout élève doit obtenir une excellente moyenne aux examens.DIVERSES INITIATIVES Dans l’emploi de leurs loisirs, les élèves des écoles d’enseignement spécialisé mettent sur pied d’heureuses initiatives dont voici quelques exemples : les élèves de l’Ecole d’Arts et Métiers d’Amos possèdent leur propre journal et leur Caisse d’Epargne scolaire.En mai dernier, ceux de l’Ecole d’Arts et Métiers de Montmagny organisaient une excursion instructive à Arvida.A l’Ecole de Papeterie, à Trois-Rivières, les élèves ont aussi leur journal et ils en fabriquent même le papier.Chaque année, ils organisent un carnaval, avec défilé de chars allégoriques, au Colisée municipal, et ils s’élisent une reine ; leur souveraine actuelle est Mlle Aline Longval.En mars dernier, le jeune Raymond Coulombe, de Joliette, élève de l’Ecole de Papeterie, remportait les honneurs d’un concours oratoire interscolaire organisé par la Chambre de Commerce des Jeunes de la Mauricie.Mais, partout, ce sont les sports, et particulièrement le hockey, qui constituent l’activité la plus populaire ; en voici d’autres exemples.UN FESTIVAL COMMUN Chaque année, les Ecoles d’Arts et Métiers de Montmagny, Lauzon, Thetford-Mines et Plessisville s’unissent pour organiser un festival sportif où chacune de ces écoles adopte un sport-vedette.Cette formule permet une plus abondante participation de la part des élèves.Chaque sport choisi donne Un élève de l’Ecole Technique de Montréal, M.Jean-Marc Léonard, fera partie de l’équipe de ski qui représentera le Canada aux Jeux Olympiques, en Autriche.On le voit ici, à gauche, au moment où M.Pierre Normandeau, président de l’Association des élèves, lui remettait une bourse au nom de ces derniers, en présence du directeur de l’école, M.Rosario Bélisle.44 lieu à des tournois entre les équipes des 4 institutions et à une remise de trophées aux vainqueurs.L’an dernier, l’école de Lauzon s’est classée au 1er rang avec un total de 37 points, se signalant surtout au badminton et au tennis sur table.L’école de Thetford-Mines a remporté la victoire aux quilles, celles de Montmagny et de Plessis-ville, au hockey.De plus, l’an dernier, l’école de Montmagny a aussi décroché le championnat de la a» Ligue de Hockey Formation.A Port-Alfred, l’Ecole d’Arts et Métiers fait également sa marque dans les sports.L’an dernier, elle comptait 2 équipes de ballon volant, 3 équipes de hockey inscrites dans la Ligue juvénile de la Baie-des-Ha-Ha, 2 de ballon-panier et 6 de quilles.Un de ses jeunes joueurs, Jean-Claude Tremblay, champion compteur de la Ligue juvénile, a même refusé une offre alléchante de passer au hockey professionnel, afin de pouvoir continuer ses études.UNE PEPINIERE On sait encore que l’Ecole des Textiles, à St-Hyacinthe, possède une excellente équipe de hockey qui se signale dans une ligue de cette région.D’ailleurs, il est intéressant de noter que les écoles de l’enseignement spécialisé ont * toujours été une pépinière de brillants athlètes.N’est-ce pas de l’Ecole Technique de Montréal que sont sorties les vedettes sportives Sylvio Man-tha, Yvon Robert et Maurice Richard ?D’autre part, l’Ecole Technique de Shawinigan a formé les joueurs de hockey : Jacques Plante, du Canadien.Marcel Paillé, des Rangers, André Pronovost, du Canadien, Marcel Pronovost et John Wilson, des Red Wings, Larry Wilson, du Buffalo, Gaétan Dessureault, du New Haven, Claude Pronovost du Royal.Il y a également le joueur d’attaque Denis Boucher, du club Royal, qui vient de la section ouest des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal.Grâce aux loisirs organisés d’une façon sage et efficace, la vie étudiante aux écoles de l’enseignement spécialisé se déroule dans une atmosphère de joie et d’entrain, qui favorise pleinement la formation physique et intellectuelle.* * * Si les sports et les loisirs sont bien organisés dans les différentes écoles d’enseignement technique de la province, celles de Montréal se trouvent à ce point de vue, dans une situation particulière.En effet, on trouve une dizaine de ces écoles concentrées dans une même région et comptant un total de quelque 4,500 élèves qui suivent les cours du jour.Ce fait explique qu’il soit beaucoup plus facile de mettre sur pied des organisations sportives et de loisirs à l’intention de tous ces élèves.C’est ainsi que, depuis 12 ans, existe la Ligue de Hockey des Ecoles de l’Enseignement spécialisé de la région de Montréal.Pour les mêmes écoles, on a aussi fondé la Ligue de ballon-panier et la Ligue de tennis sur table.Comme les autres écoles d’enseignement technique de la province, celles de Montréal possèdent chacune une salle de récréation et de loisirs.De plus, un magnifique gymnase a été aménagé à l’Ecole de l’Automobile, et c’est là que se disputent les joutes régulières de la Ligue de ballon-panier.MONITEUR PERMANENT Pour assurer la coordination et la surveillance de la pratique des sports'dans ses écoles de Montréal, le ministère de la Jeunesse a jugé bon de nommer en permanence un moniteur des sports.Le titulaire de ce poste est actuellement M.Robert Desrosiers, un spécialiste dévoué et compétent.Dans chacune de ces écoles, l’Association des élèves fait preuve d’initiative en organisant diverses activités extraordinaires : réunions d’anciens élèves, causeries, expositions, défilés de modes, soirées de danse et autres événements du genre.Nombre d’élèves font également partie de plusieurs ligues de quilles, tandis que d’autres s’adonnent à la natation.Parmi ces derniers, il y a particulièrement trois bonnes équipes de nageurs : celles de l’Ecole Technique, des Arts Graphiques et de l’Ecole des Arts et Métiers du Mont-St-Antoine.Il y a ainsi de 500 à 600 élèves qui font partie de ligues organisées et autant qui font du sport d’une façon libre.Mais, là encore, c’est le hockey qui est le sport le plus populaire.UNE LIGUE ACTIVE A Montréal, en effet, existe la Ligue de Hockey des Ecoles de l’Enseignement spécialisé ; elle compte 10 équipes divisées en 2 sections.La section «A» groupe les clubs des écoles : Technique, Arts Graphiques, section nord des Arts et Métiers, section est et section ouest.La section « B » groupe ceux des écoles : Technique, Métiers Commerciaux, Automobile, Meuble et Arts et Métiers du Mont-St-Antoine.Le président de cette ligue est M.Paul-Emile Lévesque, directeur de l’Ecole des Métiers Commerciaux ; le vice-président, M.Emile Lockwell, directeur de l’Ecole des Arts et Métiers (section ouest) ; le secrétaire-trésorier, M.Rémi Lavi-gne, chef de section à l’Ecole des Métiers Commerciaux.Le bureau de direction comprend aussi tous les directeurs des écoles qui fournissent des équipes.Ces clubs jouent leurs parties régulières, le lundi et le jeudi soir, au Centre Sportif Laval de St-Vin-cent-de-Paul ; auparavant, ils évoluaient à l’Aréna de Verdun.Leur calendrier actuel comprend une série de 45 soirées.Cette ligue fonctionne grâce à l’octroi général accordé par le ministère de la Jeunesse pour les activités extra-scolaires, aux fonds de l’Association des élèves et à un généreux octroi spécial du ministère.Il est intéressant de noter que Boum-Boum Geoffrion est l’instructeur honoraire du club de l'Ecole des Métiers Commerciaux.D’autre part, l’équipe de l’Ecole d’Arts et Métiers du Mont-St-An-toine se signale particulièrement par son bel esprit sportif et détient le trophée mettant en lumière cette grande qualité.GRAND FESTIVAL La saison de la Ligue se termine toujours, en mars, par un grand festival auquel prennent part tous les élèves de ces écoles de Montréal.Au programme, il y a une joute de hockey entre une équipe d’étoiles choisies au sein des clubs de l’Enseignement spécialisé et une équipe d’étoiles d’autres institutions scolaires ; en ce s dernières années, ce fut une équipe des écoles supérieures de Montréal.Le clou de ce festival est toujours une mascarade où les élèves donnent libre cours à leur imagination et à leur fantaisie.Il y a alors remise de nombreux trophées.De plus, depuis 2 ans, l’équipe d’étoiles de l’Enseignement spécialisé de Montréal va en rencontrer une autre choisie dans la province.En 1956, cette joute eut lieu à Québec contre des étoiles de l’Ecole Technique locale ; l’an dernier, elle se déroula à Shawinigan.Il n’y a pas que les joueurs 45 UN SYMPOSIUM SUR LA DELINQUANCE JUVENILE LA Société des Femmes universitaires de Montréal organisait, à la toute fin de novembre, une réunion de spécialistes, sous la présidence de M.Ephrem Filion, juge en chef de la Cour de Bien-Etre social, pour étudier divers problèmes de la délinquance juvénile.C’est Me Marcel Trahan, c.r., greffier de la cour ci-haut mentionnée et juge suppléant, qui dirigea le symposium.Après avoir défini le rôle de la Cour, qui en est un de secours, d’encouragement et de protection à l’égard de la jeunesse exceptionnelle, il invita l’abbé Marc Lecavalier, conseiller moral à la Clinique d’Aide à l’Enfance, à dégager les facteurs qui amenèrent la société à traiter les jeunes délinquants autrement qu’en les condamnant simplement à l’école de réforme : la société observa que la détention ne corrigeait rien et que seule une rééducation du délinquant pouvait atteindre le but désiré.Mlle Marie-Andrée Bertrand, qui fait également partie du personnel de la Clinique, a exposé l’apport de la travailleuse sociale au travail que poursuit la Cour en permettant aux juges de connaître divers facteurs essentiels se rapportant à la personnalité des délinquants : famille, santé, histoire personnelle, milieu économique, etc.M.Claude Mailhiot, chef des psychologues à la Clinique, précisa la relativité de la notion que l’on se fait de la délinquance juvénile, d’un pays à l’autre, soulignant que celle-ci ne constitue qu’une des facettes de l’inadaptation sociale et de l’immaturité affective.M.Gilles Gendreau, chef-éducateur à Boscoville, a abondé dans le même sens, ajoutant que le jeune délinquant a besoin de se refaire un milieu où il sera accepté et où il perdra sa méfiance excessive à l’endroit de la société.Cette rubrique de nouvelles sur l’Enseignement spécialisé est préparée conjointement par le Service des relations extérieures du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse et par la Direction générale des études de l’Enseignement spécialisé, avec la collaboration des directeurs d’école et des chefs de service relevant du ministère.Cette photo a été prise en novembre dernier, au Palais municipal de Port-Alfred, lors d’une joute qui marqua l’inauguration d'une nouvelle saison de ballon au panier.Les deux clubs en présence étaient ceux de l’Ecole d’Arts et Métiers locale et du Collège classique de Jonquière.Notre équipe remporta la victoire par 46 à 34.On voit ici, de gauche à droite, le Rév.Frère Gabriel, moniteur du ballon au panier ci l’Ecole d’Arts et Métiers, M.Paul Croft, élève de cette dernière école, le Rév.Père Therrien, préfet des études au Collège classique de Jonquière, M.le maire Ernest Bergeron, de Port-Alfred, faisant la mise au jeu, le Rév.Frère Julien, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers, M.R.Larouche, élève du Collège classique de Jonquière, et M Saint-Denis, directeur des sports à cette dernière institution.qui font alors le voyage, mais aussi d’autres élèves ayant fait preuve d’esprit sportif ; c’est pour eux toute une récompense ! Les élèves de rEnseignement spécialisé de Montréal ont aussi une ligue de ballon-panier.Celle-ci compte 8 équipes : Arts Graphiques, Mont-St-Antoine, Meuble, Technique, Automobile, Métiers Commerciaux, section est et section ouest des Arts et Métiers.Les joutes régulières ont lieu le mardi soir, au gymnase de l’Ecole de l’Automobile.De plus, M.Robert Desrosiers a organisé une ligue de tennis sur table pour les catégories amateur et junior, composée de 8 équipes.Cette ligue est en activité depuis le mois d’octobre ; ses joutes se termineront à la fin de février et l’on projette de les faire suivre de tournois-élimination qui seront ouverts à toutes les catégories.Comme on peut le constater, le sport figure au 1er rang des activités extra-scolaires des écoles de l’Enseignement spécialisé à Montréal ; il constitue un heureux complément à la formation technique qu’y reçoivent les jeunes.Mais ces activités de loisirs seront favorisées encore davantage quand sera bâtie la seconde Ecole Technique, rue St-Hubert, dans le nord de la métropole.Cette nouvelle institution sera en effet dotée d’une salle académique, d’une salle de récréation et d’un gymnase complètement équipé.De plus, on prévoit pour plus tard la construction d’un autre gymnase qui sera muni de glace artificielle dont la fabrication et l’entretien seront confiés à la section de réfrigération de cette école.Les élèves auront ainsi une occasion additionnelle de mettre en pratique les notions acquises aux cours théoriques.Cette patinoire permettra alors à la Ligue de Hockey des Ecoles de l’Enseignement spécialisé de Montréal d’y jouer ses parties régulières.46 L'ECOLE du MEUBLE de la Province de Québec LES origines de l’Ecole du Meuble de la Province de Québec sont intimement liées à l’essor de l’Ecole Technique de Montréal et remontent à 1930.C’est en cette dernière année, en effet, qu’une section d’ébénisterie fut ajoutée à celles que possédait déjà l’Ecole Technique en d’autres domaines.Au début, les élèves-ébénistes, tout comme les électriciens, les forgerons, les menuisiers, les mécaniciens, les modeleurs, etc., suivaient les mêmes cours théoriques, mais se séparaient d’eux pour les travaux pratiques.Comme la profession ou l’art de l’ébéniste tient beaucoup plus de la formation artistique que de la formation scientifique ou mathématique requise par certains autres métiers, le programme des études se modifia peu à peu.Déjà, en septembre 1935, les élèves de la section d’ébénisterie ne faisaient plus que de rares apparitions au milieu de leurs condisciples de l’Ecole Technique et formaient un groupe presque séparé, un enseignement plus conforme à leurs besoins leur ayant été préparé.Le 5 novembre 1935, à l’inauguration des cours donnés à l’Ecole Technique de Montréal par M.André Fréchet, directeur honoraire de l’Ecole Boulle de Paris, sous les auspices de l’Institut Scientifique Franco-Canadien, la section du meuble fut détachée complètement de l’Ecole Technique.En principe, l’Ecole du Meuble était fondée ; elle fut incorporée le 17 mars 1937, par la loi 4 Georges VI, sanctionnée le 24 mars suivant, il y a donc un peu plus de vingt ans.L’Ecole du Meuble logea tout d’abord dans la partie sud-est de l’Ecole Technique, obtenant peu à peu son organisation administrative autonome.Dès le début, elle offrit deux cours : l’un d’artisanat, de quatre ans, et l’autre d’apprentissage, de trois ans.Le 1er juin 1940, au soir de la collation des diplômes et de l’ouverture de l’exposition des travaux d’élèves, un incendie dévastait les locaux de l’Ecole du Meuble.Ceux-ci furent restaurés, et l’enseignement se continua au même endroit jusqu’en octobre 1942, alors que l’institution se transporta à l’Ecole Marchand, sise à l’angle des rues Dorchester et Berri, que le Gouvernement provincial avait acquise pour l’y loger.Installée dans des locaux plus spacieux, l’Ecole du Meuble précisa son enseignement et mit au point de nouvelles sections, telles que la garniture et la finition, dont les bases avaient été jetées auparavant.En 1945, l’Ecole du Meuble élargissait ses cadres en s’adjoignant la section de céramique autrefois rattachée à l’Ecole des Beaux-Arts.Cette section s’installa dans un local situé sur l’avenue des Pins, où une section de menuiserie en meuble fut créée pour la réadaptation des anciens combattants.Cette dernière section accueille maintenant les débutants du cours d’apprentissage.En septembre 1946, une section de tissage s’ajoutait aux précédentes, logeant dans l’immeuble principal, lequel devait, dès l’année suivante, subir des modifications afin de permettre l’ouverture de nouvelles salles de cours.A partir de septembre 1956, les cours en dessin de création, dont l’enseignement s’orientait vers l’ébénisterie ou l’ameublement, ont été modifiés de façon à constituer une discipline permettant aux élèves, s’ils le désirent, de se spécialiser en esthétique industrielle.Enfin, en septembre 1957, la décoration d’intérieur, qui figurait déjà au programme des études comme discipline de base, devint l’objet d’une section propre, à la demande de l’Association des Décorateurs-Ensembliers de la Province de Québec.M.Jean-Mairie Gauvreau, qui dirigeait l’école lors de sa fondation, continue d’occuper ce poste.Depuis le 21 octobre 1946, il est secondé dans sa tâche par un directeur des études, fonction qui a été occupée successivement par MM.Paul-Emile Lévesque (octobre 1946 à septembre 1951), maintenant directeur de l’Ecole des Métiers Commerciaux ; Emile Lock well (jusqu’à juin 1953), maintenant directeur de la Section Ouest des Ecoles d’Arts et Métiers de Montréal ; Antoine Gauthier (jusqu’à août 1956), et Charles-B.Martineau, Factuel directeur des études.Soulignons pour terminer que, contrairement à ce que pourrait laisser croire son titre, l’Ecole du Meuble de la Province de Québec ne vise pas qu’à former des spécialistes de la fabrication du mobilier, mais qu’elle cherche également à former des artistes et des artisans dans le domaine des arts appliqués .|jf •' îTshj r! ÏÏÏ Trn il ,tt(| s i ns isi .I.•U Ill I *NS 47 USffifcr J K BpSNS r*®ssi _ Z)a?« mu coin dw studio de composition et de maquette, deux élèves procèdent à la mise en place de meubles dans une maquette ci échelle réduite représentant un bureau d’esthétique industrielle.On devine facilement l’importance de cette étape d’un enseignement dont le but est ici de former des créateurs d’ameublement au goût LES ARTS APPLIQUES A L’ECOLE DU MEUBLE Un photographe bien connu, M.Armour Landry, a récemment préparé un reportage illustré sur l'Ecole du Meuble de la Province de Québec, à l'occasion du 20e anniversaire de cette institution.Nous vous présentons sur ces deux pages quelques-unes des scènes qu'il a prises dans divers ateliers.L’argile prend forme sous les doigts de l’élève céramiste.Grâce à cette section, l’Ecole du Meuble forme des artisans spécialisés, et tous les élèves, qu’ils étudient la décoration d’intérieur, Vébénisterie, la sculpture sur bois, le tissage, la menuiserie en siège, le dessin ou le métier de tapissier-garnisseur, doivent y effectuer des stages qui contribuent à leur donner une solide culture artistique. .• •• Le modelage figure au programme des études.L’école ne décerne pas de certificat en ce domaine, mais il s’agit là de l’une des disciplines sur lesquelles s’appuie la formation artistique des élèves.Atelier des tapissiers-garnisseurs.Les élèves se familiarisent avec la coupe des tissus, en vue de la fabrication de tentures.cmn Les metiers du meuble groupent un certain nombre de spécialités.Parmi les plus importantes s’inscrit la menuiserie en siège, pour laquelle l’école remet un parchemin.Elle constitue également l’une des disciplines de base inscrites au programme des études. M.S.-A.SAINT AMAND, DE RIMOUSKI, A CONÇU LES NOUVELLES "AILES” DE LA COMPAGNIE "QUEBECAIR" .'.¦àaittâ RIMOUSKI vient de se manifester une fois de plus par une réalisation de l’un de ses artistes locaux.Il s’agit de la création de nouvelles ailes pour la compagnie d’aviation Québecair, qui termine présentement ses premiers dix ans de service sur la côte nord et la rive sud.C’est M.S.-A.Saint-A m a n d, chef de la section de mécanique d’ajustage à l’Ecole Technique de Rimous-ki, qui les a conçues et leur a donné pour devise : Quiétude et rapidité.Le nom de la com- Àf.Saint-Amand.Pa8'nie s’inscrit en lettres blanches lumineuses sur une auréole d’or qui couronne la fleur de lys phosphorescente du drapeau provincial.Le motif déploie ses ailes dans le ciel d’une carte géographique en relief balisée de manchons indiquant les principaux aéroports d’où s’envolent les appareils de la compagnie.Le firmament est crépusculaire, et ses teintes vont du jaune, à l’horizon, jusqu’au bleu.Les ailes sont d’acier inoxydable, et l’auréole, de cuivre, avec bordure en laiton.La fleur de lys scintillante est posée sur un fond bleu marine.La planisphère est détachée de manière à laisser passer les rayons du soleil qui se couche à l’horizon.Québecair a déjà orné ses aérogares de plusieurs de ces compositions symboliques.L’auteur, M.Saint-Amand, est un diplômé de l’Ecole Technique de Québec; c’est en 1937 qu’il reçut son parchemin en dessin et mécanique d’ajustage.Nommé professeur à l’Ecole d’Arts et Métiers de Rimouski le 1er juillet 1937, il y ouvrit le département de la mécanique d’ajustage.Il est maintenant chef de cette section à l’Ecole Technique locale depuis une quinzaine d’années, professeur de dessin industriel et d’organes de machines.Il a été professeur de forge industrielle et artistique de 1937 à 1950, professeur de soudure autogène de 1938 à 1950, professeur de soudure électrique de 1940 à 1950.Il a signé un volume sur les traitements thermiques des aciers et de nombreux articles parus dans diverses revues.Président fondateur du Club Professoral Brillant, il a aussi été président du chapitre de Rimouski de la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec.Le titre de Technicien Professionnel lui a été conféré le 7 mai 1954.Il est l’éditeur-fonda-teur de Troisième Dièdre, journal du chapitre de Rimouski.w.NOUVELLES DES TECHNICIENS PROFESSIONNELS par Léo Charlebois, T.P., secrétaire général Exécutif provincial IES délégués des dix chapitres -J de la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec, réunis à l’Ecole Technique de Montréal, le samedi 7 décembre dernier, ont élu leur Exécutif provincial pour la nouvelle année.MM.Charles-E.Bréard, du chapitre de Québec, Léo Charlebois et Albert Lapierre, ces deux derniers de Montréal, ont été réélus par acclamation aux postes de président général, de secrétaire général et de trésorier général, respectivement.MM.Jean Frigon, de Trois-Rivières, et Raymond Clavet, de Québec, ont été réélus à la première et à la seconde vice-présidence, respectivement.M.Marcel Pilon, de Montréal, a été nommé secrétaire général adjoint ; il assistera M.Charlebois dans ses fonctions.L’Exécutif provincial pour 1958 se compose donc de MM.Charles-E.Bréard, président général, Jean Frigon, 1er vice-président, Raymond Clavet, 2e vice-président, Léo Charlebois, secrétaire général, Marcel Pilon, secrétaire général adjoint, Albert Lapierre, trésorier général, et de MM.Alexandre Castagne et Wilfrid Beaulac, respectivement 1er et 2e présidents ex-officio.Technicien promu UN membre de notre Corporation, M.Edgar Dumontier, a récemment été nommé gérant adjoint du Service des propriétés immobilières et de l’évaluation, à Hydro-Québec.Né à St-Barthé-lemy, comté de Berthier, M.Dumontier fit ses études primaires dans sa paroisse natale et son cours commercial à l’école Duchesnay, de St-Justin.Il étudia ensuite la mécanique à l’Ecole Technique de Montréal.En 1947, il suivit un cours sur l’immeuble à l’Université McGill et s’initia, au moyen de cours privés, au droit civil.M.Dumontier est à l’emploi de l’Hydro-Québec depuis 1929.Auparavant, il avait été employé au Service technique de Montréal pendant cinq ans.Nos plus sincères félicitations à l’occasion de sa nouvelle nomination.Les nouvelles ailes de « Québecair ». Wr HONNEUR A QUATRE DE NOS DIRECTEURS LfiS directeurs de quatre Ecoles de VEnseignement spécialisé ont été honorés, le lundi 16 décembre dernier, à l’occasion d’une réception tenue à Montréal.On les voit ci-haut avec quelques personnalités du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.De gauche à droite, MM.Denary Hallé, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Lauzon, à qui a été remis le trophée destiné à l’école qui s’est le plus signalée au cours de l’année pour la sécurité aux ateliers ; Fernand Dostie, sous-ministre adjoint du Bien-Etre social et de la Jeunesse ; Orner Gratton, directeur % de l’Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine, qui a reçu la plaque attribuée à l’école qui s’est fait le plus remarquer pour l’ordre et la propreté des locaux ; /’honorable Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse ; M.L -P.Maltais, directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers de Mont-Joli, qui s’est mérité le trophée accordé à l’école qui a enregistré le plus de progrès dans son effectif d’élèves ; madame Paul Sauvé ; M.Jean Delorme, directeur général des études de VEnseignement spécialisé, et M.Maurice Landry, directeur de l’Ecole Technique de Chicoutimi, à qui a été remise la plaque décernée à l’école dont les élèves ont obtenu le plus de succès.(Service provincial de Ciné-photographie). E'"' Ü j VISAGE DU PROGRES La présence d’un être humain dans cette photo nous donne une idée de la taille des pales qui génèrent les vents supersoniques dans la soufflerie principale du laboratoire Lewis.(voir article en page 19) de Lamirande, inc., maître-imprimeur, Montréal, Qué.
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