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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1958-09, Collections de BAnQ.

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Septembre 3958 September I £3,4/ POPULAR # / tëcluuti ue POUR TOUS kf Cff POPULAR POUR TOUS La revue de l’Enseignement spécialisé de la CS\r T -vt de CNT TCREP T he Technical Education Magazine o/ the ^ IvU V llNv^Er 0j U cl O Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse Department of Social Welfare and Youth Septembre September 1958 Vol.XXXIII No 7 Conseil d'administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Centres de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (Province de Québec).Board of directors The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Pritt-cipal’s Council of Vocational Training Centres under the authority of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).Président — President Jean Delorme directeur général des études de l’Enseignement spécialisé Director General of Studies for Technical Education Directeurs — Directors adjoint du directeur général des études Assistant Director General of Studies directeur.Office des Cours par Correspondance Director, Correspondence Courses Bureau Maurice Barrière Sonio Robitaille Gaston Tanguay Rosario Bélisle L.-Philippe Beaudoin Gaston Francoeur - -» if ^ Institut des Arts Appliqués Jean-Marie (xAuvreau Applied Arts institute Georges Moore ^ T Institut de Technologie de Québec jDARIE JüAFLAMME Quebec Institute of Technology i T np ' Institut de Technologie des Trois-Rivières J.-r.1HERIAULT Trois-Rivières Institute of Technology directeur des études pour les Ecoles de Métiers Director of Studies for Trades Schools Institut de Technologie de Montréal Montreal Institute of Technology Institut des Arts Graphiques Graphie Arts Institute Institut de Papeterie Paper-Making Institute Institut des Textiles Textile Institute Marie-Louis Carrier Institut de Technologie de Hull Hull Institute of Technology s-y a ry Inst, de Tech, de Rimouski et Inst, de Marine CHAN.ANTOINE LrAGNON Rimouski Inst, of Technology and Marine Inst.a T Institut de Technologie de Shawinigan ALBERT LiANDRY Shawinigan Institute of Technology T)iiri j - Ecole des Métiers Commerciaux rAUL-LiMILE 1ÆVESQUE School of Commercial Trades Ecole de Métiers du Cap-de-la-Madeleine Cap de la Madeleine Trades School Omer Gratton U T Ecole de Métiers dp Plessisville KOGER LABERGE Plessisville Trades School Secrétaire — Secretary ut wr rrr directeur adjoint, Institut de Technologie de Montréal WILFRID W.WERRY Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande, Staff Writer Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries , /-\ numéros par an i O issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue eousaerée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE Cet aéronaute se soumet à des expériences dans une chambre de décompression pour la poursuite d’expériences sur les costumes que devront porter les premiers Terriens dont la mission sera de mettre pied sur la lune.Voir notre article en page 31.T, P* L» V'—T* FRONT COVER This airman is being submitted, in a decompression chamber, to experiments which will eventually lead to the designing of a special pres-* surized suit needed by the first men who will set foot on the Moon.Please see our article on page 31- Sources Crédit Lines Pp.4-11: Eddy L.MacFarlane; p.12: Science Service, Washington; p.14: André de la Chevrotière; p.15 (haut) : Chemins de fer Pacifique-Canadien; p.15 (bas): André de la Chevrotière; p.17: Alchemy.Child of Greek Philosophy (Arthur John ^ Hopkins); p.18: L’Art et l’Homme (René Huyge); p.19: Prelude to Chemistry (John Read I ; pp.20 & 21: Walston-A.Vachon; p.22: Science Service; pp.23-28 : Service provincial de Ciné-photographie; pp.29 & 30: Société Nationale des Chemins de Fer Français; pp.31-39: Science Service; p.41: Institut de Papeterie; p.42 & 44 (haut»: Service provincial de Ciné-photographie; p.44 (centre et bas): Ecole de Métiers de Thetford-Mines; p.45 (haut) : Institut de Marine; p.45 (centre) : Ecole de Métiers de Port-Alfred; p.45 (bas): Institut des Textiles; p.46: Service provincial de Ciné-phctographie; p.49; Institut de Marine.ssees*' Summary livre d'heure manuscrit du XVIe siècle.Le battage du blé — Miniature tirée d'un : Sommaire Hasards et Techniques de la Recherche en Archéologie par Eddy L.MacFarlane.5 Engines of the Future by Edward Hedrick.12 Le manoir « Kent House » et les chutes de Montmorency par André de la Chevrotière.14 Secret Papers Safely Left Unlocked Overnight.16 La Matière, cette Inconnue par Walston-A.Vachon.17 The Magnetic Separation.22 L’art et l’expression plastique par Louis Parent.23 L’originale « voiture-pendulaire » des Chemins de fer français par Jacques Boyer.29 L’homme réussira-t-il à se rendre aux planètes ?par David Pursglove et Ann Ewing.31 Un nouveau produit donne aux plantes une taille prodigieuse par Howard Simons.35 Partout, il est devenu urgent d’accroître les réserves d’eau .37 New Machines and Gadgets.40 Nouvelles de l'Enseignement spécialisé.41 Un éducateur du Québec séjournera deux ans en Birmanie — Une éducatrice de Birmanie à Montréal — Elu président d’un groupement national — Les Métiers Commerciaux ont émis 1,287 diplômes ou certificats — L’Ordre du Mérite Scolaire rend hommage à trois autres éducateurs de l’Enseignement spécialisé — Brillante fin d’année scolaire à Québec — Nombreuses activités de M.J.-M.Gauvreau — Le Rév.Père L.De Blois délégué en Belgique — L’actualité par l’image — Belle réputation de l’Enseignement spécialisé du Québec à l’étranger — Papetiers diplômés en route pour le Brésil — Principales étapes de l’enseignement primaire — Eloge d’un industriel à l’égard de nos papetiers — Notre ministère à la radio et à la télévision — Bel enthousiasme pour les sports à Québec — Premier capitaine — Elu président — Ici et là dans nos services — Deux nouvelles bourses aux Textiles — Appréciation d’un manuel.« The only bilingual magasine devoted to the popularization of science and technology » Upph êêèëëêSêêêÊ iwass** m- i k .• , •; ' / |f ** £3 > 2 00 (9.0.' ACIEMCC E&VPTIENNE et BaSM-ONIENNE JJ O J.C.->> COOA.D.PEKts et E&YPTlEHNfc Et on.itNmt ÛRttflUE -vlooo fl.O.SRfttfcNS OoCTtONS S OO (4.0.-•" ÔSOfl.û, PE RJ t 1UCKIM1C AuCtllKilfc ttdflôe fA 1 JM £ V4LE es O -chivii40i Josquù »5oo #.n.21 EDISON EXPERIMENTS you can do THE MAGNETIC SEPARATION r 1 t [ « i t E ( ONE of Edison's lesser-known inventions was a system for using a magnet to separate iron from the worthless material frequently found with it.With a view toward using low-grade iron ore, Edison invented a magnetic ore separator.In principle this appears very simple today, but it was an outstanding invention when patented on April 3, 1880.The invention makes use of the fact that bits of iron are drawn toward a magnet.You have often seen a needle or paper clip attracted to a magnet or lodestone.In the same way bits of iron ore can be pulled toward an electromagnet and thus separated from the worthless material that, fortunately, is not attracted.The story is that a number of years earlier Edison had seen immense deposits of black magnetic sand at Quogue, Long Island.This was mixed with seashore sand.Edison set up a small plant to separate this material from the unwanted sand.But just as the plant got started, a storm came up and drove all the black stuff out to sea.Nevertheless Edison persisted in his efforts.With his own patented magnetic needle, he surveyed large areas for magnetic ore, developed giant rolls for crushing, huge cranes to handle the materials and all sorts of conveyors, separators and bric-quetting devices.MAKE MODEL SEPARATOR The way the ore separator operates can be seen by making a model of this patented device.Essentially this consists of a hopper from which the mixed material falls, a magnet, a stand to hold them, and a box with a partition.The hopper should have a narrow slit in the bottom through which a gentle stream of finely divided particles of ore can flow.The length of this slit should be no greater than the diameter of the pole pieces of the magnet so that all pieces of iron will pass near enough to the magnet to be attracted.Hang the hopper from a wooden stand as shown in the diagram.On HOPPER WATER -MAGNET CELL' PARTITION the base of the stand locate an electromagnet a little to one side and somewhat below the opening of the hopper.The electromagnet should be connected to a source of current.For your model, you can use a magnet from a discarded electric bell, connected to one or several dry cells.At the base of the stand set up a wooden box.Divide it into two parts with a vertical partition.The 22 box should be placed so that sand falling directly into the box will go into one side while iron fillings, pulled toward the magnet, will fall on the other side of the partition.USE SAND, IRON FILLINGS For the experimental demonstrations you will not have to grind the base rock to a powder and sieve it the way Edison did.Instead you can use a mixture of iron fillings and sand.To get the best results, you should vary the distance of the hopper to the magnet.Also rearrange the box until the partition is in the right place.It should be possible to separate iron particles from the sand, hence to concentrate the iron.In Edison's plant these concentrates contained from 91 per cent to 93 per cent of iron oxide.In the final development, not just one magnet, but a number were used.The weakest magnet at the top of the tower freed the purest particles.A second took care of others.A third magnet extracted particles which contained only about one-eighth of their weight of iron.Each fell into a separate container.This latter group of particles was returned to the crushers for a second crushing and refining.Edison found that when the pulverized material is wet, it is not necessary to dry it before feeding it to the hopper.Instead, the entire apparatus could be set up in a tank of water.Or the hopper could be set up in the water with the magnet outside the tank.This entirely overcomes the tendency of heavy sand to clog the opening in the hopper.I « c D li f 0 p * P1 V Hi * It St se 9 tii « Hi la fa I 73559024276623371220^^ T E père de la bombe atomique, Robert Oppenhei- mer, disait avec une franchise brutale : « Si l’homme de science n’élève pas la voix, c’est qu’il est sans voix ».Le savant est exclu de la société.Dans son gouvernement, il ira pas plus d’influence que l’artiste ou le philosophe.Ses idées, ses travaux sont quasi devenus incommunicables.Rien n’a jamais été créé par deux hommes associés.11 n’existe pas de collaboration valable dans le domaine de la création pure.Quand le miracle de l’invention s’est accompli, le groupe peut alors l’exploiter, l’élargir, mais le groupe n’invente jamais rien, parce que l’Homme ne possède qu’un seul et unique moyen « la Réflexion » — Le germe ou le flux réside dans l’intelligence solitaire d’un homme, d’où son isolement dans la foule — C’est plus qu’un problème, c’est un drame que le savant, l’artiste, l’historien ne fassent pas réellement partie de la communauté mais demeurent par nature des entités indispensables.« Subtile déformation d’une grande vérité ».Quel cruel gâchis que tant de lumière n’éclaire pas ce monde qui devient plus éclectique à mesure qu’il évolue.L’art lui-même nous disperse plus qu’il nous rassemble.L’évasion de l’artiste, le désespoir du clerc, la solitude du savant sont des caractéristiques de l’homme.Le remède ?C’est peut-être tout simplement de garder un esprit ouvert, de cultiver avant tout le sens de la Beauté formation d'un véritable Esprit.Pourquoi les hommes de sciences, les technologues se désintéressent-ils de l’art, la condition « sine qua non » de l’homme ?De là l'importance de s’assimiler les rudiments de l’art, de former son goût personnel par tous les moyens.Une erreur veut qu’on n’aime pas une chose parce qu’elle est bonne, mais qu’elle soit bonne parce qu’on l’aime.Plus d’un code esthétique a été bâti sur une telle conception.Certains n’aiment pas le jaune, d’autres n’aiment pas l’ail dans leur salade.Vos goûts et dégoûts sont importants pour vous, mais n’ont pas pour cela droit de cité.D’ailleurs vos préférences du moment peuvent évoluer avec l’expérience.Le fait que vous préfériez les blondes ne vous donne pas le droit de médire des brunettes.Ceci est vrai dans le domaine de l’art.Gardez un esprit ouvert, si vous le pouvez, et dans le doute, suspendez votre jugement.Vous gagnerez peut-être autant d’une oeuvre d’art qui ne vous plaît pas que de celle qui rencontre votre assentiment ; qui sait, peut-être davantage.Même si notre esprit est ouvert, il peut rester confus.Affrontés que nous sommes par la multitude des styles, des écoles différentes qui fleurissent ou languissent autour de nous, nous pouvons nous demander ce qu’il faut admirer.En un tel cas, notre caractère artistique est au stade de l’évolution et, seul, le temps nous permettra de choisir notre voie avec discernement.D’ailleurs, il se trouve souvent, dans un même talent, une étrange alliance d’arts variés, de connaissances spécialisées qui marquent l’artiste du sceau d’une personnalité.Un esprit tourmenté ne peut s’exprimer simplement.Ici, le motif initial du losange est multiplié au-delà du commun.Mais cette extravagance même se o _ résoud.en un tout homogène et logique : la sphère statique.A travers toute la violence de la structure, l’artifex n’a pu échapper à la normalité et il aboutit peut-être sans le savoir ou le vouloir à une construction fondamentale « le géométriseur ».La technique d’un artiste accompli est aussi intriguante dans sa précision que celle d’un biochimiste.Passé maître dans un médium particulier, l’artiste doit aussi maîtriser une foule de connaissances : histoire, chimie, mathématiques, industrie, couleur, tous éléments qui jouent dans ses créations.Il se doit d’être technicien autant que créateur et aucun mode d’expression ne doit lui être étranger, tels L.de Vinci, Michel-Ange.Qu’il s’agisse de surface plane : lignes, dimensions, couleur, dessin, peinture, calligraphie ; qu’il s’agisse de volumes, de masses : modelage, sculpture, architecture ; qu’il s’agisse de l’impondérable transposé dans le temps, l’artiste accompli se doit d’en être averti, sinon de le pratiquer intégralement.La voix de la nature semble mieux sommeiller dans la masse de glaise ductile, mêlée à l’eau, informée par des mains amoureuses, pétrie par l’air et le soleil, transmuée par le feu, toujours prête à sortir du chaos sous l’inspiration du créateur.La terre semble prête à parler avec toute la force d’un élément primitif offert à toutes les espérances.La terre, l’eau, l’air, le feu, par Louis PARENT professeur à l’Institut des Arts Appliqués de la Province de Québec ET L’EXDHESSION PLASTIQUE 23 HH lilllilllli tous les éléments attendent notre bon vouloir, ce qui ne va pas, pour le céramiste, sans une infinie patience et souvent de lourdes déceptions.CREATION — INSPIRATION C est à travers le creuset d’une illusion toujours fugitive que l’oeuvre doit surgir.La nature ne livre pas à l’artiste ses secrets facilement ; elle fournit sa part, mais elle attend la flamme vive de l’inspiration pour s’épanouir.C’est pourquoi l’artiste doit se soumettre à la loi des éléments, tout ce qu’il fait et conçoit doit être en fonction et en agrément avec la nature, pour lier ensemble les volumes, les masses, les dimensions, les substances prévoyant les résistances, la densité, la porosité, contrôlant la dessication, le retrait, l’homogénéité de chacune des parties, en vue d un plein épanouissement.Tout cela demande une expérience de première main, des essais, des tentatives, des ébauches, une progression par lentes étapes, avant de livrer à l’embrasement final de la cuisson l’argile en voie de création.SENS ESTHETIQUE ET INTELLECT Le sens esthétique est inné chez tous les peuples, hors leur quotient intellectuel ; on le voit à l’âge du « renne ».En eux, les nouveaux arrivants apportaient l’art — un art naturaliste encore, mais prodigieusement consommé.La marge entre une statue nègre et une création de Praxitèle réside dans un temps d’évolution entre la religion fétichiste de l’un et la divina- Apothéose de la diagonale.Depuis la base statique, tout est mouvement; l’angle calculé de chacune des convergences, leur longueur, leur volume jusqu’à cette protubérance obtuse et unique qui donne à l’agencement un essor d’intrusion et d’exploration.€Æ: s ¦ ¦ tion intérieure d’un Grec parvenu au plus haut point de sa civilisation.Ce dernier atteint un équilibre religieux dans l’art qui peut s’appeler « félicité », c’est-à-dire état de repos, d’achèvement dans l’idéalisation de la nature.On voyait de la beauté dans toutes les choses vivantes et l’art cherchait son expression dans le rythme organique de la vie : la structure d’une feuille, la géométrie d’un cristal.Cette conception de la beauté prend un sens historique.Elle prit naissance dans la Grèce ancienne, jaillie d’une philosophie particulière de la vie.Pour nous, la beauté est un type d’humanité évolué par un peuple ancien, dans une terre lointaine, mais sans relation avec notre vie quotidienne.ART ET REALISATION L’art aussi bien que la religion est une sublimation de la nature et de l’homme qui en était le suprême achèvement.Ce type de beauté, Rome en hérite de la Grèce, et la Renaissance le renouvelle.Nous vivons encore des traditions de la Renaissance.C’est bien pourquoi un type de beauté ne vaut que pour un idéal particulier.L’idéal byzantin est plutôt divin qu’humain, intellectuel, hors de la proportion vitale.Il diffère du Primitif qui n’avait peut-être pas d’idéal spécifique, mais plutôt une réaction de crainte en face d’un monde implacable et mystérieux.Il diffère aussi de l’Oriental, abstrait lui aussi, hors de l’humain, métaphysique et pourtant instinctif plutôt qu’intellectuel.L’OEUVRE ET L’EXPRESSION Nos façons de penser sont tellement sous le joug des mots que nous tâchons, souvent en vain, d’accommoder le mot « beauté » à la mesure des différents idéaux exprimés dans l’art, mais la nomenclature, la terminologie, le classement, le Mot en somme, n’est pas l’art, mais une convention verbale où l’on essaye de se débrouiller.Chaque oeuvre d’art a son principe de forme et de structure cohérente, né d’une attraction directe ou instinctive qui va du créateur au témoin, d’où un langage particulier.L’art n’est pas l’expression plastique d’une forme d’idéal ; mais l’idéal révélé par le truchement d’une plastique appropriée.La pensée crée l’oeuvre, la plastique l’informe et le mot tâche de l’expliquer et souvent en trahit l’essence même par le flot d’images imprécises ou nébuleuses.A travers le dédale des vocables, il faut savoir remonter à la pensée primitive communiquée par la forme.FORME ET PROPORTIONS La forme n’épouse pas un canon absolu de régularité, de symétrie, de proportions déterminées.Les amphores grecs se conforment à une géométrie exacte, c’est pourquoi leur perfection même reste froide et inerte.Il y a plus de vie et de joie dans une poterie paysanne.Les Japonais, en effet, estropiaient la forme parfaite née sur le tour du potier, parce qu’ils sentaient que la beauté n’est pas dans la règle rigide.Un vase grec est une harmonie statique, mais un vase asiatique, s’il échappe aux influences des cultures imposées, atteint l’harmonie dynamique ; ce n’est pas une relation de nombre, mais de mouvement vital.LA POTERIE, EXPRESSION NATIONALE On trouve dans tous les pays des formes parfaites de poterie : en Chine, en Grèce, au Pérou, au Mexique, en Angleterre pour la période médiévale, en Italie, * < -J.24 LE SYMBOLE.Ici un corpus : deux bras, une tête penchée, un corps suspendu.Derrière, la trilogie sur la croix fatidique.Ce n’est pas joli, non; ce n’est pas mignon, non ; m.ais tout y est avec un minimum de moyens; c’est de l’art.D’aucuns jugeront que c’est barbare; n’entamons point de discussion.L’oeuvre est là, qu’on la juge à sa valeur.en Espagne, en Allemagne.En fait, l’art de la poterie est si fondamental, si étroitement lié aux besoins immédiats d’une civilisation, qu’un critérium national doit y retrouver sa personnalité.11 faut juger l’art d’un pays, la finesse de sa sensibilité par sa poterie ; c’est une pierre de touche.La poterie est de l’art pur, c’est l’art libéré de toute velléité d’imitation.L’art académique, par ignorance, a traité en cousin pauvre la céramique, l’appelant mineur et commercial.La plupart des amateurs d’art croient tenir le mot de la fin en considérant l’émail d’une cuisinière ou d’un bibelot en série ; ils y voient une sorte de travail élémentaire, barbotine versée au moule, cuisson à feu doux ou à plein feu et voilà le chef-d’oeuvre.Pourtant, aussi longtemps qu’on n’apprendra pas à respecter la matière, ses exigences, à consacrer sa vie à les maîtriser, on n’atteindra jamais à l’art véritable et cela parce que les besoins de l’homme sont d’ordre spirituel, émotif aussi bien que matériel.L’homme a besoin de tant de choses : bonheur, affection, étonnement .CREATION ET INDUSTRIE Une création répond-elle à ce besoin ?Regardons un vase grec.Nous y pensons comme pièce de musée et nous oublions volontiers qu'il eut un jour son utilité propre.Des vases de formes différentes furent modelés pour des fins diverses : boire du vin ou conserver des cendres funéraires, etc.La fabrication et l’échange de la poterie fut une industrie majeure à Athènes, la base de l’économie de la cité.La fabrication pourvoyait à deux fins matérielles : l’une utilitaire —- les vases servaient à des usages spécifiques, — l’autre économique : du travail pour l’artisan, le marchand, le marin, des marchandises à échanger dans tout le monde méditerranéen.POTERIES ET BEAUTE Mais pourquoi ces poteries étaient-elles en si forte demande ?Simplement parce que, outre leur utilité première, elles étaient une joie pour les yeux.Elles racontaient avec esprit, élégance, des anecdotes ; elles étaient faites d’amour, de contentement encore plus que de matière.Nous ne les utilisons plus maintenant mais elles répondent encore à un besoin inné d’amour fondamental.Je n’appellerai pas cela une soif de beauté, parce que ce mot a pris un sens élastique, je dirais plutôt un besoin d’honnêteté dans le travail.CAUSE MATERIELLE Le travail de l’homme pour se manifester doit recourir à la matière ; on ne peut imaginer de forme sans elle.C’est le véhicule naturel de l’expression plastique.Or chaque matériau est un rude individua- Géométrie conglomérante de diagonales opposées: triangulations harmonisées dans la masse et l’élan, avec des échappées de fuites vers l’infini constructible.La verticale et l’horizontale, bien qu’omniprésentes, cèdent le pas à l’essor dynamique de l’oblique absolue. Tour de Babel ! Oui, si l’on s’en tient à une observation superficielle.Et pourtant, une volonté d’ordre, d’organisation, d’agencement entre les vides et les pleins, les verticales et les horizontales.Jeu si l’on veut, mais qui relève de l’art, attendu que l’art est un jeu et cesse d’être de l’art quand ce n’est plus un jeu.liste qu’on peut asservir à condition de ne pas le forcer.Il faut en comprendre la nature et se plier à ses exigences, ce qui laisse peu de place à 1 évasion dans le caprice.Sans doute, l’imagination coopère, mais toujours dans le sens de la matière et plus on la connaît en profondeur, plus on en tire de pensées créatrices.L’ART VISUEL Une oeuvre d’art peut se percevoir par les cinq sens : la forme, la ligne et la couleur par la vue ; les sons par l’oreille ; la griserie d’un parfum par l’odorat ; la saveur d’un plat par le goût ; la sobre matité du cristal par le toucher.Nous nous attarderons ici surtout sur l’art visuel.Quelle condition suppose l'art visuel ?La peinture, la typographie, l’illustration sont à deux dimensions : longueur et hauteur, même quand elles donnent l’illusion de profondeur, elles restent physiquement planes.L'architecture, la sculpture évoluent dans les trois dimensions puisqu’elles ajoutent la profondeur, la masse.Elles occupent un relief, un volume dans l’espace.D’autre part, le cinéma, la danse, l’opéra ont une dimension supplémentaire dans le temps aussi bien que dans l’espace.Le premier groupe est du ressort de la vue, surface plane, représentation, décor dans un cadre limité et sans relie!.Le second intéresse en plus le toucher puisqu’il est un volume palpable immobilisé dans 1 espace.C’est pourquoi toute oeuvre de cette nature doit paraître complète, parfaite sous quelque angle qu’on la considère, et satisfaisante au toucher dans n’importe quel plan qu’on la palpe.RAPPORTS VISUELS ET STRUCTURAUX L’image est faite pour l’oeil avec ses 2 ou 3 dimensions ; mais elle implique aussi, par-delà les sens, un jeu de l’esprit qui établit des rapports entre les proportions sur un plan subjectif, rapport sculptural qui confirme ou infirme, selon le cas, l’unité du sujet traité, son charme, son attirance, sa qualité esthétique.L’étendue, la forme, la lumière sont à la base des données visuelles, rapports abstraits à la source des problèmes que l’artiste doit résoudre avec toute l’application de ses facultés intérieures.Les rapports de structure, d’agencement sont toujours spécifiques, soumis à des lois fondamentales, interdépendantes qu’on ne peut impunément dédaigner.Il ne suffit pas de monter les formes dans un cadre établi, il faut encore les coordonner pour leur faire rendre le maximum d’intensité, qu’elles soient informes, c’est-à-dire échappant à une classe reconnaissable, carré, cercle, triangle, ou qu’au contraire elles se rangent dans une catégorie géométrique établie.Mais dans l’un ou l’autre cas, chaque partie du dessin doit concourir à l’unité, sous peine de tomber dans l'incohérence.Qui dit unité, dit agencement, disposition, composition dans l’étendue.COMPOSITION Le concept de la composition commence avec la surface du dessin ou 1 étendue, les limites d un univers particulier qu’on veut créer.Ce caractère particulier du dessin régit des lois fondamentales.Elles peuvent être explicites, comme lorsqu’on choisit un format spécial, ou une certaine mise en page.Elles peuvent être approximatives si vous décidez de l'échelle d un édifice ou d’une pièce de sculpture.Elles peuvent être implicites si le rapport se fait surtout dans I esprit, en vertu d’un jugement suggéré ou pressenti par la ligne, la forme ou la niasse sous une influence réciproque.Ainsi une composition, dans un rectangle à longueur verticale, est régie par d’autres lois que dans un rectangle dont la longueur est horizontale.La composition doit se développer dans 1 unité organique du champ qui circonscrit les formes étudiées.Composition veut dire agencement sculptural et rapports visuels de surface et de volume.Quelques exemples feront mieux saisir la théorie.Photos : dans l’un ou l’autre cas l’univers que vous créerez sera soumis à ses lois inhérentes.Placez deux surfaces carrées sur un champ uni.Chaque carré a une force d’attraction en rapport avec le contraste qu’il forme avec le champ.Si les carrés sont assez rapprochés, les tensions résultantes dans le cadre lieront les deux carrés entre eux comme un champ magnétique.Nous verrons une image formée de deux éléments carrés.Nous appellerons cet effet d’attraction dans le cadre : tension spatiale.Eloignons les deux carrés, nous atteindrons un point où les deux carrés ne s’agencent plus en une seule image composite, mais formeront deux éléments distincts.Il est d’autres moyens de réaliser ce groupement de formes qui relèvent aussi des relations spatiales.Regardons notre champ magnétique : vous vous êtes amusés déjà une fois ou l’autre avec le fer d’aimant.Vous savez comment un clou est retenu fermement en place si on le pose sur les deux pôles ; un circuit fermé est alors engendré.La même chose se produit dans le champ visuel.Si deux éléments se touchent, ils forment un groupe lié bien que composite (angle à angle) : superposition partielle, liaison compénétrante, entrejoint, entrelacé, profondeur par superposition, .etc.Ces divers groupements nous montrent l’étroite relation des éléments entre eux, mais ils ne doivent pas nous en faire oublier une autre : la direction, que suppose le choix de tel ou tel champ déterminé.DIRECTION Direction veut dire rapport d’une forme avec le sens basique du champ.Toutes les formes n’ont pas nécessairement de direction.Tout dépend du sens du mouvement « directionnel » dans une forme.Un cercle, par exemple, est une forme statique.Un rectangle très allongé ou quelque forme à caractère linéaire ont un caractère dynamique, il engendrera un sens de mouvement selon le plus grand axe.Les intervalles ne s’appliquent pas aux éléments de forme en soi, d’unité ou de diversité.Ils donnent au champ une certaine qualité.La position suppose un rapport entre la forme et la structure du champ.Un carré et un losange peuvent être identiques en tout sauf par leur position dans le cadre.En fait, ce qui distingue le carré du losange, c’est la position.Il y a une autre face au problème.L unité n’est pas le seul essetitiel d’un dessin agencé.Pour rendre effectif un dessin, il faut non seulement lier les parties entre elles, mais aussi le rendre intéressant par divers procédés dont les principaux sont contraste et variété, symétrie, équilibre.Ces procédés doivent être contrôlés en employant et l’espèce et l’intensité au bon endroit pour assurer l’unité.Trop de contraste détruira l’unité.Toutefois, le contraste ajoute toujours de la variété au dessein.D’autre part, une autre sorte de variété découle de ce que nous avons dit des diffé- rentes façons d’agencer les formes en une vision plus colorée.Un riche « patron » de tension spatiale et de rapports semblables mène à la variété.Il y a aussi la variété absolue, comme la dissonance en musique, quelque chose qui soit en plein contraste avec le thème général des rapports.Telle dissonance ajoute du piquant à l’ensemble.VALEURS DYNAMIQUES DANS LE CHAMP Parce que nous projetons notre propre rapport dynamique par-devers la gravité dans le champ et son contenu, ils deviennent par le fait même dynamiques.Les éléments horizontaux ont tendance à créer une condition statique.Les verticales sont stables, mais chargées d’un potentiel de mouvement.Comme nous, elles doivent garder leur équilibre sous peine de crouler.Les diagonales, soit en surface, soit en profondeur, ont la plus grande activité.Les formes prennent ces valeurs en partie par leur contour linéaire, soit par leur axe principal.SYMETRIE Equilibre axial La symétrie est la forme la plus simple d’un agencement balancé.Dans un dessin parfaitement symétrique, les éléments se réfléchissent comme dans un miroir de chaque côté de l’axe.C’est le système le plus évident d’équilibre et partant celui qui offre le moins de variété.Il est surtout utile dans la décoration.Equilibre de rayonnement Cela veut dire équilibre établi autour d’un point central par des motifs qui rayonnent.Le centre peut être un point positif ou un espace vide.L’équilibre Nous pénétrons ici dans un monde nouveau pourtant fait d’éléments bien connus: le cube, la sphère.Mais des uns aux autres un lacis de lignes entraîne l’imagination hors du domaine statique et nous voilà en pleine révolution, l’âge atomique. v.jV : '¦¦¦‘/'A .-I4f< - ; ; V % La nature, pourtant soumise aux lois étroites de la géométrie plastique, s’évade ici dans un caprice qui relève du Grand Art.Cette branche de noyer fait un corpus digne de l’inspiration d’un El Greco .L’art n’a pas de lois préconçues; il va s’inspirant du temps, du lieu, des contingences.radiant s’applique surtout dans la composition de motifs décoratifs, on peut y trouver de la symétrie.Equilibre implicite L’équilibre implicite oppose les attractions entre les parties du champ.Il n’a pas d’axe explicite, pas de point central.Un centre de gravité implicite est essentiel toutefois.Il diffère de l’équilibre axial au rayonnant par deux points : l’absence d’axe ou le centre focal ; il suppose qu’on met en contraste des éléments différents plutôt que ressemblants.Aucune règle définie ne régit ce genre d’équilibre.C’est matière de sensibilité qui dispose à son gré des attractions choisies ; d’où il ressort que l’équilibre implicite, parce qu’il n’est pas codifié, est le plus difficile puisqu’il n’entrave pas la liberté d’expression, mais aussi le plus important parce qu’il est la marque personnelle de l’éclectisme de l’artiste, sous le contrôle sévère d’un goût raffiné ; c’est de là que l’artiste trouve ses meilleurs moyens d’expression personnelle.On aura peut-être remarqué au cours de ce qui précède, le rôle presque absolu que joue l’artiste dans la création d’une oeuvre.C’est que nous avons voulu que s’impose, jusqu’à l’évidence, la part prépondérante que jouent le tempérament, la sensibilité, l’imagination dans une oeuvre.L’artisan connaîtrait-il jusqu’en leurs secrets dédales les formules, les recettes, les procédés d’un travail bien fait ; saurait-il user de la symétrie, de l’équilibre, du contraste, de la simplification dans sa recherche de l’unité, dans la variété, nous avons bien peur que tout cela ne reste que froide nomenclature, exercice d’habileté, de virtuosité, de jonglerie, de nombre et de couleur, de forme et de masse, s’il ne s’élève au-dessus de ces données pourtant nécessaires, pour jeter son coeur, son âme, tout son moi dans le labeur honnête, patient, têtu, qui seul, en tin de compte, lui vaudra d’atteindre les hautes sphères de l’art immatériel.L’histoire est pleine de ces réussites qui étonnent et bouleversent quand, par-delà l’oeuvre achevée, on découvre dans son élaboration la sobriété de la technique, la pauvreté de l’outillage, un concours presque inhumain de contingences.Peu importent la médiocrité de la matière, la pénurie des moyens, les affres du doute, l’artiste, s’il est en proie au feu sacré, saura recréer ce miracle toujours renouvelé : une oeuvre d’art harmonieusement épanouie.Si l’oeuvre d’art n’échappe pas à l’analyse, du moins des qualités transcendantes 1 imposent à la délectation et lui assurent la pérennité à travers les siècles.L’oeuvre d’art n’a pas d’école, elle est « Elle ».Des plans en profondeur.Des horizontales qui épousent des verticales.Des ombres qui éclaboussent les lumières et dans les lumières, des puits de clarté qui la font mieux vibrer.Eternel problème du peintre, du sculpteur, de l’architecte. 4 '•*«* - GRACE à son personnel expérimenté, à son ancien chef, Mr Louis Armand et à son non moins éminent successeur actuel, Mr Charles Boyaux, la Société Nationale des Chemins de Fer français (S.N.C.F.) se modernise de plus en plus.Elle a battu tous les records de vitesse sur rail au cours des dernières années.Par exemple, le 29 mars 1954, une de ses machines relia Bordeaux à Dax à une vertigineuse allure de 205 milles-heure, tandis que le 11 avril 1955, sa locomotive électrique BB-9003, remorquait un train-robot sans mécanicien, inaugurant ainsi le télé guidage-ferroviaire ! Mais ses ingénieurs ne se contentent pas de perfectionner le matériel de traction, ils songent aussi à améliorer, petit à petit, le confort de leurs clients.Depuis un quart de siècle environ, les « Michelines » montées sur pneumatique roulent sans trop de heurts assurant plus de 30% du parcours des trains de voyageurs en France.Ces autorails légers facilitent agréablement les services omnibus et direct sur les petites et grandes lignes.Aujourd'hui, voici une autre trouvaille : la «voiture-pendulaire », sortie des ateliers de construction de la Compagnie à Sotteville, près de Rouen, le 25 février 1957.Elle constitue un prototype expérimental permettant aux ingénieurs de poursuivre des recherches en vue d’augmenter la stabilité des véhicules et par suite d'être plus agéables à leurs occupants.Ces essais pourront d'ailleurs provoquer d'intéressantes initiatives ultérieures, car les différents réseaux d'Europe ( U.I.C.) se communiquent maintenant leurs travaux en cours ou les dossiers de leurs réalisations techniques.Quand une voiture circule sur rail à grande vitesse et en courbe, la force centrifuge tend à la chasser vers l'extérieur.Théoriquement, on pourrait compenser cette action par un devers suffisant de la voie ; mais l'exploitation ferroviaire ne permet pas d'aller au-delà du devers pratique-quement admissible.On doit, en effet, prévoir que des trains de marchandises circulent à faible allure et même s'arrêtent parfois en pleine courbe.Un devers très accentué surchargerait donc trop le rail intérieur.Selon les constatations faites, on admet jusqu'à 5" L’OMINALE "VOITIM-PENDULAir des (HEMINS de M FRANÇAIS par Jacques BOYER UN ASPECT DE LA NOUVELLE “VOITURE-PENDULAIRE” INAUGUREE CETTE ANNEE. % de devers sur les voies rapides.Par exemple, sur Paris-Lyon, les trains marchent à la vitesse de 87 milles à l'heure en courbe de 1,040 verges avec un devers de 5" y2.Le voyageur doit supporter cette accélération latérale centrifuge et les ingénieurs de la S.N.C.F.ont constaté, dès 1947, que la dite accélération était très désagréable pour l'occupant d'une voiture.Quand l'on veut franchir le parcours, soit de Paris-Lyon, soit de Paris-Bordeaux, sans avoir à ralentir dans les courbes, il faut, pour assurer le confort du voyageur, le soustraire à cette accélération centrifuge.De même, pour la circulation sur des voies transversales à courbes très prononcées, si on désire augmenter les vitesses actuelles, on devra résoudre un problème identique.Après des expériences exécutées depuis plusieurs années, les techniciens français ont donc adopté la solution suivante : Rendre la caisse du véhicule oscillante comme un pendule autour d'un axe longitudinal situé au-dessus de son centre de gravité.Or, d'après une expérience faite en février 1947 sur Paris-Etampes, en courbe de 877 verges, avec un compartiment oscillant placé à l'intérieur d'une voiture ordinaire, on observa une diminution considérable des accélérations latéra- les du compartiment, soit des oscillations 4 fois plus faibles, elles étaient alors très acceptables.Le compartiment mobile prenait exactement l'inclinaison de la résultante de la pesanteur et de la force centrifuge.Encouragés par ces résultats, les expérimentateurs résolurent de construire, sur ces données, une voiture complète.D'autant plus que certains de leurs confrères des Etats-Unis, avaient expérimenté, vers 1942, une voiture baptisée « preco-pen-dulaire », basée sur un principe analogue.Toutefois, l'inclinaison du véhicule américain ne s'obtenait pas par une suspension pendulaire mais grâce à la flexibilité des ressorts.Afin de résoudre entièrement le problème, les techniciens français se rendirent compte qu'on devait s'inquiéter aussi des considérations pratiques suivantes.Pour circuler à grande vitesse, tout en améliorant le confort des voyageurs, les véhicules ne devaient pas détériorer la voie.Les expérimentateurs cherchèrent donc à diminuer les efforts dynamiques latéraux en rendant les 4 roues des bogies indépendantes pour annuler tout mouvement de lacet.Toutefois, pour éviter les importants efforts latéraux qu'exerce la traction par locomotive, ils choisirent une automotrice.Pour procéder aux essais, ils l'équipèrent d'une manière spé- ciale.En particulier, ils ne placèrent pas les moteurs électriques sur elle et les munirent de freins à disques.La « voiture-pendulaire », d'un poids total de 40 tonnes Vz, est à 2 bogies sur lesquels oscille une caisse mesurant 74 pieds de longueur.Celle-ci repose sur les extrémités d'une poutre en acier à 2 cols de cygne.Pour les vitesses prévues, la dite caisse peut s'incliner de 18° à droite ou à gauche et osciller sans sortir du gabarit.La hauteur de Taxe longitudinal d'oscillation se trouve à 5' 9" au-dessus des rails, de façon que le centre de gravité de la partie oscillante soit à 27 pouces au-dessous de l'axe.Malgré le poids des mécanismes qu'elle comporte, la caisse oscillante ne pèse pas très lourd, car elle est faite avec un alliage métallique léger soudé à l'argon.Enfin, cette originale « voiture-pendulaire» longue hors-tout de 74 pieds, permet de transporter 32 voyageurs avec un confort inaccoutumé jusqu'ici.Puissent de nouveaux essais confirmer les heureux résultats de cette « trouvaille » technique et permettre sa construction en série.Alors les voitures-pendulaires circuleront non seulement sur des lignes françaises, mais également sur certains réseaux étrangers en supprimant, partiellement du moins, les désagréables secousses des trains.VUE INTERIEURE DE LA NOUVELLE VOITURE-PENDULAIRE ommc réussira à se rendre aux p ?L anètes .David PURSGLOVE et Ann EWING •i T ES voyages interplanétaires, souhaités avec tant d’ardeur depuis des siècles, ne sont pas encore devenus une réalité, malgré que l’homme ait franchi la première des nombreuses étapes le rapprochant graduellement de ce but.11 pourra éventuellement se rendre à certaines planètes pas très distantes de la terre, par rapport à celles qui sont éloignées de nous de millions d’années-lumière.Avec un peu de veine, et un travail considérable, l’être humain pourra vraisemblablement atteindre son but dans 5 ans, écrivaient dernièrement des savants russo-américains dans des publications techniques à leur usage exclusif.La plus spectaculaire conquête humaine, jusqu'à date, est certes son lancement de satellites artificiels dans l’espace, dont quelques-uns sillonnent les nues depuis seulement des semaines et les autres, depuis des mois.Ces lancements font partie des manifestations coïncidant avec l’année géophysique internationale de 1958-59.D’autres « bébés-lunes » plus perfectionnés (comme le Spoutnik III) doivent compléter prochainement les premiers.A ces satellites artificiels s’ajouteront des fusées triphasiques et polyphasiques spécialement adaptées aux conditions qui existent dans la lune.Cette planète, satellite de la terre dont elle est distante de 85,000 lieues et d’uu poids cinquante fois in- Cette photo saisissante, qui nous est fournie par Science Service, de Washington, D.C.nous fait voir de près le premier « bébé-lune » américain qui gravite dans l’espace depuis le soir du vendredi 30 janvier dernier.D’un diamètre de seulement 6 pouces, ce satellite artificiel appelé « Explorer I » est d’un poids de 30 livres (onze livres pour les appareils scientifiques) et voyage dans l’espace à une vitesse moyenne de 18,000 milles à l’heure.II est doté de deux émetteurs radiophoniques lançant des signaux à inteivalles réguliers sur les bandes de 108 et 108.03 mégacycles, transmis à l’aide des cinq tiges métalliques qu’on aperçoit au milieu de cinq des dix hublots de la sphère métallique.Cet astronef est à l’avant-garde d’autres satellites artificiels plus volumineux que les Amé-cains et les Russes lanceront dans l’espace avant d’en arriver à créer des fusées interplanétaires capables de transporter des êtres humains.férieur, se compose de volcans, de mers calmes et agitées, de montagnes, de vallons et de régions tropicales comme polaires.Avant que l’homme ne puisse s’y poser, il devra l’étudier sous tous ses angles afin de la bien connaître.L’étape suivante de la course dans l’espace et vers les planètes consistera à décrire des cercles autour de celles-ci pour effectuer divers relevés hautement techniques, préludes à des débarquements prochains ou distants, à l’aide d’instruments scientifiques de préci- Ce n’est pas tout d’aller à la lune : il faut aussi en revenir sain et sauf, problème qui comporte d’énormes difficultés, en l’état actuel des connaissances de 31 l’homme, mais dont on trouvera la solution éventuellement.Plus tard, l’être humain sera en mesure de se livrer sur place à diverses explorations lunaires comparables à celles qui se déroulent encore de nos jours dans les régions distantes et encore peu connues du globe.L’âge de lancements dans l’espace, qui coïncide avec l’année géophysique, a moins de douze mois.C’est tout de même un nouveau-né très actif et à l’avenir fort prometteur.Jusqu’à dernièrement, les fusées dotées d’instruments complexes n’avaient fait qu’effleurer l’enveloppe du globe terrestre et ce, pendant quelques heures à I 3 ¦¦ v ¦ peine, tandis que les satellites artificiels pourront tourner dans l’espace pendant des mois, voire des années.Ceux de demain pourront probablement parcourir pendant des siècles — et peut-être même éternellement — les nues.Un vaste programme d’exploration scientifique dans l’espace, pris en main par les Russes et les Américains, intéresse d’autres peuples qui s’apprêtent à lancer à leur tour des « bébés-lunes » dans le vide.Les précieux détails recueillis grâce aux dispositifs de bord très compliqués déposés à l’intérieur des satellites artificiels permettent de dresser des plans d’envolées intersidérales futures.Mais comme les connaissances sont encore peu approfondies, il faudra continuer de se livrer pendant un temps indéterminé aux lancements de fusées dans l’espace.Plus tard, on pourra recourir à de véritables fusées-sondes qui retourneront sur la terre après avoir atteint des hauteurs qu'on juge fantastiques à notre époque.Notons ici qu’il est plus facile de récupérer des capsules et enveloppes contenant des animaux de laboratoire de fusées que de satellites artificiels ou de vaisseaux de l’espace, vu que la vitesse des premiers est beaucoup moins prononcée que ne le sera celle des seconds.Pour qu’un satellite puisse décrire une courbe autour du soleil, il est impérieux que sa vitesse de lancement dans l’espace se situe à quelque 18,000 milles à l'heure.Bien que la résistance atmosphérique soit infime dans l’espace, elle est néanmoins suffisante pour provoquer une course en spirale en direction g de la terre et ainsi amener sa chute au sol après l’avoir transformé en un véritable foyer d’incendie volant.C’est d’ailleurs ce qui s’est produit dans le cas du « Sputnik II ».Il est essentiel de trouver un moyen de ralentir ce déplacement avant que le satellite ne pénètre dans les couches plus denses de l’atmosphère ou, à défaut, de découvrir une méthode efficace d’isoler l’intérieur du satellite de la chaleur infernale causée par la friction.Heureusement, les chercheurs scientifiques ont bon espoir d’obtenir les renseignements qui leur manquent à l'heure actuelle en étudiant les détails compulsés à bord par les appareils très précis qui communiquent automatiquement avec la planète terre par des émetteurs radiophoniques à grande et moyenne puissances.11 se pourrait que le premier lancement non-lunaire dans l’espace consiste à créer un astéroïde artificiel, c’est-à-dire une espèce d’aérolithe qui décrirait un cercle autour du soleil et dont la courbe serait comparable à celle des planètes, mais à une distance beaucoup plus rapprochée de l’astre solaire.De la sorte, il serait possible de déterminer précisément l’unité astronomique, unité primordiale de longueur en astronomie.On pourrait ensuite connaître plus précisément les détails très importants qui ont trait aux masses planétaires.Les motifs décorant ces fusées de l’Armée et de la Marine des Etats-Unis.peuvent nous sembler superflus, mais les savants disent qu’ils sont d’une indispensable nécessité, parce qu’ils leur aident à recueillir des renseignements de la plus haute portée scientifique.La photo de gauche représente une fusée « Jupiter-C », du genre de celle qui lança dans l’espace le premier « bébé-lune » américain, « Explorer I ».Les bandes et les stries en 32 .¦ ¦ V : Mais avant de tenter de se poser sur une planète, il faudrait analyser jusque dans ses plus infimes détails le comportement de pénétration d’une masse céleste et autres facteurs précis.Pour qu’un astronef puisse se poser, disons sur Mars ou Vénus, il faudra connaître précisément la densité atmosphérique, les vents et températures composants tout près de la surface, la topographie du terrain et la composition de sa croûte.Sur certaines planètes, le sol peut être solide alors qu’à d’autres endroits, on pourrait bien rencontrer une masse liquide, d’apparence gélatineuse ou oléagineuse.Une autre question, aussi captivante, sinon plus que les précédentes, vient à l’esprit : « La vie, telle que nous la connaissons sur la terre, existe-t-elle ailleurs et sous quelle forme ?» Dans l’intérêt du progrès humain et du bien-être national, il est nécessaire que les Etats tracent un programme d’exploration de l’espace à longue échéance et y donnent suite avec un déploiement d’énergie maximum.Si l’homme est suffisamment sage pour exploiter à son profit ses connaissances de plus en plus approfondies de l’espace, il parviendra à améliorer sensiblement ses moyens de communications à l’échelle mondiale.Ainsi, la télévision intercontinentale deviendra une réalité.Les communications transocéaniques par câble, lesquelles sont onéreuses à cause des déboursés initiaux, des frais d’entretien et autres, ainsi que les communications par ondes courtes, souvent brouillées par divers phénomènes de la nature, deviendront beaucoup plus faciles, dès qu’on sera en mesure d’utiliser des satellites artificiels comme postes de relai à haute altitude.Il sera également possible de mieux déterminer les pronostics de la température.Même les instruments scientifiques les moins compliqués de l’heure, utilisés sur les rampes à lancement de fusées, pourront fournir aux météorologues des précisions auxquelles ils n’ont pas encore accès.Si les observations par le moyen de puissants appareils de télévision à l’intérieur des « bébés-lunes » étaient possibles actuellement, la science aurait réalisé un pas gigantesque dans le domaine de la météorologie.De la sorte, les spécialistes pourraient mieux se renseigner sur les perturbations dans l’atmosphère, suivre le trajet des tempêtes et donner les renseignements voulus pour y parer.On met actuellement au point aux Etats-Unis un appareil qui déterminera la chaleur globale et appréciera les radiations visibles dans l’atmosphère.Plus tard, des satellites artificiels scruteront tout aussi bien l’espace que la terre et, l’un de ces jours, — peut-être pas très éloigné -—-, des télescopes installés sur des « bébés-lunes » permettront à l’homme d’envelopper d’un regard compréhensif tout ce qui l’entoure dans l'univers.spirale permettent aux ingénieurs de calculer le taux de révolutions, le degré d’inclinaison et celui de gouverne.Les symboles différents qu’on aperçoit sur la fusée « Vanguard » (à droite) ont la même fonction.La partie blanche de la fusée de la Marine des USA est faite d’acier inoxydable ; la teinte blanche provient du fait qu’elle contient de l’oxygène à l’état liquide injecté à l’intérieur à une température extrêmement froide.ROLE DES FUSEES L’ECRIVAIN scientifique américain David Pursglo-ve, dans un article traitant du rôle des fusées dans le lancement de satellites artificiels, nous apprend que les raies noires, rouges et d’autres couleurs, ainsi que les carrés et autres figures de géométrie utilisés couramment à l’extérieur des projectiles propulsés par des matières solides, liquides ou les deux à la fois, constituent beaucoup plus que de simples décorations.Ces étranges dessins n’aident pas non plus à suivre la trajectoire des fusées dans l’espace, car il est plus facile à une camera d’effectuer le dépistage d’un bolide entièrement blanc.33 Mais du point de vue scientifique, les dessins qui semblent bizarres, ou même le résultat d’un vague caprice de savant, ont une profonde portée pour les ingénieurs et les physiciens qui s’emploient à obtenir des renseignements de grande valeur sur le comportement au cours de l’envolée vers le ciel.Les raies noires qu’on aperçoit, par exemple, sur la circonférence des tubes métalliques élancés, de même que les rayures en longueur ou en spirale constituent d’efficaces points de repère pour les techniciens en cinématographie militaire, permettant ainsi d’établir précisément le taux de révolutions de la fusée, le degré d’inclinaison, également celui de gouverne, l’angle de vol à diverses étapes bien déterminées à l’avance et même les déviations d’une trajectoire soigneusement établie.Bien que la plupart des raies soient noires, on en voit quelques-unes de teintes variées.Ces dernières permettent d’obtenir des ciné-photos (multicolores) polychromes d’une plus grande clarté.Il arrivera, à l’occasion, qu’on ait recours à de petites taches de peinture qu’on fera rondes ou carrées.Il s’agit de peintures posées à des endroits bien déterminés pour éviter la corrosion ou en vue de protéger de délicats instruments scientifiques des effets néfastes de la chaleur excessive occasionnée par la friction.Comme il faut en moyenne dix livres de carburant pour propulser une livre de peinture dans le cas des missiles de grandes dimensions, on utilisera ordinairement avec parcimonie de cette substance.La plupart du temps, on s’abstient de peindre les très grosses fusées ou on utilisera de la laque ultra-légère.Cependant, les peintures préservatives assurent assez adéquatement contre la corrosion et les températures très élevées, ce qui fait que leur emploi a tendance à se généraliser plutôt qu’à être abandonné.Lorsqu on lance dans l’espace un missile de poids relativement léger, à portée plutôt restreinte, on le peint entièrement car le facteur poids est d’importance secondaire.Précisons ici que les troupes américaines postées outre-mer disposent de fusées du type « Redstone », mises au point par l’Armée des USA.Elles sont peintes en brun olivâtre afin de rendre leur détection plus difficile par tout ennemi éventuel utilisant des avions de reconnaissance volant même à haute altitude.Le véhicule à satellite du type « Vanguard », mis au point par la Marine des USA, est également peint couleur brun olive, sauf pour le deuxième stade de la fusée, fait d’acier inoxydable.Comme ce tube est rempli d’oxygène liquide extrêmement froid, on le croirait peint en blanc.« Les auteurs du « Vanguard » songèrent un temps à le peindre entièrement de couleur blanche, mais ils abandonnèrent ce projet après avoir écouté les sages conseils des savants, » de dire un officier de marine américain à M.Pursglove.Incidemment, les termes « Navy » (Marine) ou « Martin » (nom de la société qui construit cette fusée) ne figurent nulle part sur le satellite sphérique très reluisant dont la surface est revêtue d’une très mince couche d’oxyde de silicone, ce qui lui donne l’apparence d’un revêtement de fibre de verre.Si le nez en cône du missile « Vanguard » est peint en noir, pour aucun motif particulier, celui des fusées du type « Jupiter-C », utilisées par l’Armée américaine pour le lancement des satellites artificiels « Explorer » est recouvert d’une substance adhérente spéciale qui permet de régir précisément la température à l’intérieur.On aperçoit sur le cône des « Jupiter-C » des raies noires et blanches, dont la largeur et l’espacement sont régies par le degré de vrille rigoureusement prévu.Les espaces en noir absorbent la chaleur tandis que ceux en blanc la reflètent.Il est possible d’atteindre un contrôle rigide de température à l’aide d’une peinture spéciale à base d’oxyde de zirconium qu’on applique sous forme de rayures blanchâtres.Cette peinture offre l’avantage marqué d’absorber comme de relâcher la chaleur selon les diverses conditions d’ambiance de vol entre la terre et l’espace.Bien que les chefs militaires américains soient satisfaits des nouvelles peintures particulières et les considèrent en quelque sorte comme des bénédictions en puissance pour leur armée de l’air, nombre de fonctionnaires civils de Washington occupant des postes hautement spécialisés avouent franchement qu’ils s’inquiètent des conséquences éventuelles.«Au regard des récents progrès technologiques de l’VRSS, il y a toute raison de croire que les Soviets mettent au point eux-mêmes des peintures semblables à celles des Américains et il n’est pas impossible, non plus, qu’ils possèdent une avance sur nous dans ce domaine », laissait entendre dernièrement un spécialiste de Washington.Le même personnage précisa que si les Russes réussissaient à damer le pion, de nouveau, aux Américains en obtenant des procédés de fabrication de peintures spéciales, ils pourraient ainsi compromettre très sérieusement l’efficacité du réseau d’avertissement de radar « DEW » dans le nord du Canada et les tours de radar « Texas » installées le long de la côte atlanti- * que, depuis le golfe du Mexique jusqu’à la hauteur du territoire canadien.Il existe de nos jours des couches protectrices permettant de soustraire les fusées et autres projectiles téléguidés aux yeux puissants des appareils de radar et de sonar.Elles sont cependant épaisses et gluantes et partant, ralentissent fortement la course de * tout bolide lancé dans l’espace.On sait également qu’il existe des matières utilisées à l’intérieur des chambres où sont installés les appareils de radar qu’on met à l’essai, permettant d’obtenir des résultats qui ne sont affectés adversement d’aucune façon.Pour atteindre un tel objectif, on se sert de poil de cheval imprégné de carbone ou de caoutchouc collé à du cuivre ou de la céramique, quand ce n’est pas de la porcelaine.La fonction de ces substances consiste à absorber les ondes de radar, qui sont de l’énergie électro-magnétique, au lieu de leur permettre de rebondir sur les postes émetteurs.On connaît aussi un autre moyen de neutraliser les ondes de radar, en faisant appel à des matières photo-sensitives qui transforment la lumière-énergie en énergie chimique.Cependant, les directeurs du Pentagone refusent de permettre pour l’instant la ^ publication de tout détail afin de n’entraver d’aucune façon les importants travaux de recherche en cours.Si les projectiles ennemis étaient recouverts d’une peinture anti-radar, les anti-projectiles américains à l’ébauche actuellement ne seraient plus d’aucune utilité, dit un influent personnage militaire de Washington.Les Américains et les Soviets comprendront probablement à la longue qu’à développer des armes très perfectionnées ainsi que des méthodes de défense extrêmement efficaces, le salut de l’univers entier se trouve dans la paix entre les peuples, travaillant la main dans la main dans le but de mieux connaître l’univers afin d’en retirer tous les bénéfices possibles.34 Ancien secret de guerre .UN NOUVEAU PRODUIT DONNE AUX PLANTES UNE TAILLE PRODIGIEUSE tL EXISTE aujourd’hui un A nouveau produit chimique appelé à transformer le monde de l’agriculture.C’est l’acide gibberellique, dont le nom formé du mot anglais gibberish, signifiant le baragouin, est en voie de devenir très populaire.Or, on ne connaît pas encore exactement le potentiel de ce produit chimique.En certains cas, les recherches faites par les experts ont donné des résultats dépassant tous leurs rêves ; en d’autres cas, les rêves des savants concernant l’acide gibberellique ont dépassé ses possibilités.Néanmoins, ce produit chimique qui fait croître les plantes à deux ou trois fois leur taille normale a suscité de vastes recherches et une production rapide.La plupart des savants admettent avec le Dr Paul Marth, du département américain de l’Agriculture, que ce produit n’est pas une panacée.Le Dr Marth affirme même qu’il faudra encore beaucoup de recherches avant que l’acide gibberellique puisse être employé efficacement par tous les cultivateurs.Par ailleurs, il faudra aussi doser son emploi selon les semences, les saisons, les sols, les climats et, surtout, le but à atteindre.Déjà, à travers le monde, nombre de chercheurs ont rapporté des effets fantastiques obtenus avec ce nouveau produit chimique qui semble être un promoteur révolutionnaire de croissance.Non seulement l’acide gibberellique stimule la croissance des plantes, mais il hâte leur floraison, leur germi- par Howard Simons nation et leur maturation.Voici quelques exemples de l’action merveilleuse de ce produit : il augmente le nombre des feuilles du tabac, il allonge et renforce les fibres du coton, il accroît le poids du céleri, il permet aux rejetons de certains arbres de pousser plus rapidement, il donne une taille géante aux roses, aux géraniums, aux chrysanthèmes et aux poinsettias.On a également enregistré des résultats directs, tels que la pousse du gazon bleu du Kentucky, ce qui signifie qu’on pourrait obtenir des pelouses vertes en hiver, du moins sous les climats plus chauds.Le gazon bleu arrosé d’acide gibberellique en octobre — sa saison de lente croissance — est brillamment apparu en pleine verdure au bout de 4 jours.Arme nouvelle D’autres résultats ont démontré que le nouveau produit pourrait être un profit indirect pour le cultivateur.Ainsi, les spécialistes E.-A.Helgeson et John Green, de la Ferme expérimentale du Da-kota-Nord, ont prouvé que l’acide gibberellique était aussi une arme nouvelle contre la folle avoine.La semence de cette plante peut dormir en terre pendant plusieurs années après avoir infesté le sol cultivé et réapparaître de nouveau.L’acide gibberellique assure un contrôle plus efficace au début du printemps ou à l’automne en stimulant la germination de la folle avoine.On rapporte également que ce nouveau produit chimique peut affecter la forme des feuilles.Ainsi, le Dr Reed Gray, pathologiste des plantes aux laboratoires Merck, Sharp & Dohme, souligne que les feuilles de tomate, traitées à cet acide, ressemblent beaucoup à celles des pommes de terre ; les feuilles du tabac et des violettes africaines deviennent plus longues et plus effilées à la pointe ; les feuilles du poivre deviennent rudes plutôt qu’unies.Quel que soit l’effet de l’acide gibberellique, il se produit d’une façon puissante.Bien que ce nouveau produit soit merveilleux, les experts insistent sur le fait qu’il doit être soumis encore à de plus vastes recherches.Son emploi en doses trop abondantes peut entraîner des effets peu désirables chez certaines plantes.D’autre part, différents essais effectués sur la même plante ont produit des résultats différents.Par exemple, des plants de tomates ainsi traités ont acquis une haute taille et produit deux fois plus de fruits, tandis que dans un autre cas, la pousse des fruits n’a nullement été affectée.Les docteurs S.-H.Wittwer et M.-J.Bukovac, du département horticole de l’Université du Michigan, ont résumé ainsi les recherches déjà faites au sujet de ce nouveau produit : L’acide gibberellique peut produire des effets remarquables en hâtant la production dans une grande variété de semences.Bien d’autres effets wdSà 4i mm mwM seront encore découverts, car il reste beaucoup de choses à apprendre au sujet de ce nouveau produit, dans les laboratoires, les serres et les fermes expérimentales.Mais, bientôt, le cultivateur pourra s’en procurer d’amples provisions de différentes sources commerciales.Actuellement, son prix élevé en fait un produit réservé aux seules fins d’expérimentation.L’histoire de ce produit révolutionnaire implique un ancien secret de guerre et un échange international assez étrange.Cette histoire a débuté au Japon vers 1920.Un champignon appelé Gibberella fujikuroi, qui causait un mal connu des producteurs de riz sous le nom de maladie folle, produisait des dégâts dans les récoltes de riz en faisant allonger les tiges.Vers 1930, les sa- LE DR PAUL MARTH.DU DEPARTEMENT AMERICAIN DE L’AGRICULTURE, PRESENTE CI-DESSOUS DEUX PLANTS DE POINSETTIAS DONT L’UN, A DROITE.A ETE TRAITE A L'ACIDE “GIBBEREL-LIQUE” ET OEPRE DE TRES LONGUES TIGES, TANDIS QUE CELUI DE GAUCHE A ETE CULTIVE DE LA FAÇON ORDINAIRE.AU TOUT DEBUT, CES DEUX PLANTS AVAIENT LA MEME TAILLE.vants japonais, cherchant à éliminer cette maladie, avaient réussi à isoler plusieurs composés cristallins des bouillons de fermentation, qu’ils appelèrent Gibberellin A et Gibbe-rellin B.Vei's la même époque, un proche parent de ce champignon causait aussi une maladie du maïs aux Etats-Unis.Les savants japonais avaient également établi que ces composés pouvaient produire un développement anormal des plantes et ils publièrent leurs rapports dans les journaux du Japon.Vers le même temps, éclata la seconde Grande guerre, ce qui empêcha les savants de l’Occident d’obtenir des précisions sur les découvertes japonaises.Il se répandit même une certaine angoisse aux Etats-Unis à la suite des rumeurs voulant que les Japonais fussent alors en possession d’une arme secrète pour accroître la production alimentaire.Dans le même temps, des experts de l’armée américaine poursuivaient des recherches concernant le fameux champignon en vue de l’utiliser comme arme contre les récoltes de riz du Japon.Rien de précis ne sortit de ces essais et, à la fin de la guerre, les renseignements militaires concernant les composés Cribberellins furent rejetés aux oubliettes.Mais, de leur côté, des savants britanniques avaient aussi entrepris d’intenses recherches au sujet des Gibberellins et cherché à produire un composé synthétique.Quand les savants américains s’y intéressèrent à leur tour, il y a quelques années, le nouveau produit était encore très rare.Toutefois, la petite quantité qu’ils possédaient alors permit au Dr Fi'ank Stodola, du département américain de l’Agriculture, de l’étudier à fond et de publier le premier rapport américain sur la synthèse microbiologique des Gibberellins A et X.Depuis lors, les savants américains et britanniques ont découvert un composé connexe possédant les mêmes possibilités et auquel ils ont donné le nom d’acide gibberellique.C’est alors que se produisit l’échange international mentionné plus haut.En 1955, le Dr P.-W.Brian, des laboratoires Akers d’Angleterre, visitait la station expérimentale de Beltsville, aux Etats-Unis.II était à la recherche d'un produit appelé Amo-1618 et servant à contrôler la croissance des plantes.Comme l’acide gibberellique était encore assez rare aux Etats-Unis, le Dr Brian en offrit 5 grammes au Dr John Mitchell, de la station de Beltsville, en échange de la même quantité du produit Amo-618.Ainsi, ce troc assez bizarre impliquait un produit chimique qui arrête la pousse des plantes contre un autre qui augmente leur croissance. ?*rt uevMrt' *S& feSf* % :*>>rT ^4 V L?>\ :.V*W T>*> % •ïi'Z& ¦$0§£*.r.« : > jijwf' i !’l.• AUTOMATIC GOLF Scorer fils around the wrist like a wrist watch.Imported frotn Switzerland, the golf scorer is housed in a metal case and is faced with a magnifying glass to enlarge the numbers'-2'1.• SAWHORSE LEGS that fold can be attached to a standard wood two-by-four.A twin locking system holds the legs in either the folded or unfolded position.Made of aluminum, the legs are available in 20- or 30-inch heights'31.• VERTICAL SHEET FILE for single large sheets such as blueprints and maps permits individual filing.The file consists of a wall mounted bracket that holds up to 150 aluminum hangers.Tubular tape is attached to the sheet and it can then be slipped on or off the hanger.A cabinet is available'^.• STAR POINTER is a finding device that computes and points out 100 constellations, and other celestial objects.Designed for beginner or professional, the star locator comes complete with 36-page booklet of settings, charts and eight star maps'51.e RETURNABLE CONTAINER for use in the shipment of corrosive chemicals is made of plastic and steel.It consists of a polyethylene inner container and a steel drum outer jacket.It is available in two sizes, the standard 14-gallon and.a heavy duty l3-gallon'6).• HAND-SIGHTING LEVEL is operated like a telescope.It will provide a level line of sight for laying out driveways, gardens, ditches or establishing fence lines.The level is said to be accurate within one-third of one degree'71.• INTERCOM CONTROL UNIT converts any public address system to an intercom and paging system that will accomodate up to 40 remote locations.The unit requires no A.C.power and includes a volume control, talk-listen-pro-gram switch and an all-call switch.A built-in speaker serves as a microphone'*'1 .• STATIONARY DRUM REEL for fishermen works on ball bearings and silent helical gears.A British development, the reel is made of an aluminum alloy rust-resistant casing.The drum holds 250 yards of nine-pound breaking strength nylon monofilament line'91.• EXTENSION CORD HOLDER leaves both ends of the cord accessible.The holder, that promises to eliminate twists and tangles and save cord from wear and tear, can hold different lengths of different diameter cord.As much or as little of the cord can be used without losing control'10).• LABORATORY MARKING PEN writes on glass, metal, porcelain, plastic, cloth, paper and leather.Ink for the fine-line pen is available in 11 colors and can be removed from slides or instruments with a solvent such as benzol.Yellow and orange inks resist more than 1,500 degrees Fahrenheit temperature'111.• WORKING PLATFORM can be folded horizontally and wheeled through a 30-inch wide doorway.The British product is allaluminum and has rubber casters that can be locked to prevent rolling.The telescopic tower can be assembled in \y2 minutes'12'1.• TRANSISTORIZED TV CAMERA weighs about four pounds, exclusive of the lens, and measures 2% by 5% by 7% inches.Separate potted, plug-in modules handle the six basic camera system functions.The tiny TV camera also boasts an automatic electronic light adjustment'131.OFFICE.COPIER can copy anything from a business card to an outside 10- by 16-inch inventory form.The new copier has an improved paper feed assembly and a new trimmer guide for 10-inch paper.It also houses an automatic tuner that compensates for voltage changes'1'1'1.• KEY - OPERATED WINDOW LOCK is designed for use on all types of double hung wooden sash.It can be used to lock a window that is partially open, too, to permit ventilation.The lock can be installed by the do-it-yourselfer.A paper template and full instructions come with the lock'151.1.Metallic Ladder Mfg.Corp., Randolph, N.Y.2.Floffritz for Cutlery, 49 East 34th St., New York 16, N.Y.3.Alum-A-Lok Products, 13 6-138 Church St., Groton, Tompkins County, N.Y.4.Plan Hold Corp., 3204 Chakemco St., South Gate, Calif.3.Starcraft, 2917 Edgehill Rd., Cleveland 18, Ohio.6.Jones & Iatughlin Steel Corp., Container Division, 403 Lexington Ave., New York 17, N.Y.7.Edmund Scientific Co., Barrington, N.J.8.Allied Radio Corp., 100 N.Western Ave., Chicago 80, III.9.House of Hardy, Alnwick, Northumberland, England.10.F & S Distributors, 4821 3th Ave.South, Minneapolis 9, Minn.11.Gardner Laboratory, Inc., P.O.Box 3728, Betbesda 14, Md.12.Access Equipment Ltd., May lands Ave., Hemel Hempstead, Herts, England.13.Dage Television Div., Thompson Products, Inc., Michigan City, Ind.14.Business Photo Methods, Eastman Kodak Co., Rochester 4, N.Y.13.Yale & Towne Mfg.Co., Chrysler Bldg., New York 17, N.Y. ç/^Ùki de l^seignement spécialisé Un éducateur du Québec séjournera deux ans en Birmanie UN éducateur de l’Enseignement spécialisé du Québec a quitté notre pays, en août, pour la Birmanie.Il s’agit de M.J.-Ernest Fleury, ci-devant surintendant des ateliers à l’Institut de Papeterie de la Province de Québec, situé aux Trois-Rivières et relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Il y a quelques mois, le Comité de Recherches en Sciences appliquées de l’Union de Birmanie s’adressait à un organisme de la république voisine, Y Armour Research Foundation of Illinois, de l’Institut de Technologie de Chicago, pour lui demander s’il lui serait possible de trouver en Amérique un spécialiste en pâtes cellulosiques capable d’agir comme technicien consultant pour l’érection d'une usine à papier.La Fondation Armour communiqua avec notre Institut de Papeterie et, avec l’autorisation de M.J.-Ernest Fleury l’hon.Paul Sauvé, c.r., M.Fleury accepta de signer un contrat de deux ans qui lui permettra de mettre ses connaissances et son expé- rience au service d’une nation industriellement sous-développée.On exigeait du candidat qu’il possédât des qualifications diversifiées dans les domaines de la recherche, du développement industriel et de la production.En plus de son rôle de conseiller, M.Fleury devra former des techniciens birmans, leur enseigner les méthodes et procédés de la production du papier et mettre au point les normes nécessaires à l’utilisation des matières premières du pays dans la fabrication des pâtes et des produits finis.M.Fleury réunissait les qualifications requises à cause de l’expérience pratique qu’il a acquise dans l’industrie même, de sa longue carrière consacrée au professorat et des recherches qu’il a poursuivies pendant plusieurs années dans l’usine et les laboratoires mêmes de l’Institut de Papeterie, le- EN juin dernier, Mme Hnin Hla, de Birmanie, fondatrice et vice-présidente de l’Association du Bien-Etre Social de Moulmain, était de passage au Canada en vertu du plan Colombo.Au cours d’un séjour à Montréal, le 18 du mois, elle s’est intéressée de près aux écoles et institutions pour la formation des femmes et des jeunes filles.UN professeur de l’Institut des Arts Appliqués de la Province de Québec, M.Julien Hébert, vient d’être l’objet d’un bel honneur.Il a été, en effet, élu président de VAssociation of Canadian Industrial Designers lors de l’assemblée annuelle de cet organisme, à Toronto, en juillet dernier.Comme Technique pour tous le signalait à ses lecteurs dans son quel est le mieux équipé du genre clans le monde.M.Fleury s’est installé à Rangoon.Il a quitté Montréal mardi, le 26 août pour Chicago, où il a passé quelques jours auprès de la Fondation Armour.Le 28, il prit place dans un avion des Pan American World Airways et atteignit sa destination via Honolulu, Tokio et Hong-Kong.Sa fem me et sa fille, Michelle, l’accompagnaient.Mlle Fleury doit d’ailleurs commencer ses études en médecine à Calcutta, l’Inde étant un pays voisin de la Birmanie.Plusieurs autres éducateurs de l’Enseignement spécialisé du Quebec ont ainsi été appelés, au cours des récentes années, à mettre leur expérience au service de divers pays, surtout pour l’organisation de systèmes de formation professionnelle.Accompagnée de M.Jean Delorme, directeur général des études de l’Enseignement spécialisé, elle a visité l’Ecole des Métiers Commerciaux et l’Ecole des Métiers Féminins afin de se documenter sur la nature des cours qu’on y donne.La section juvénile de l’Ecole des Métiers Féminins a particulièrement capté son attention.numéro de mai dernier, M.Hébert et trois autres de ses collègues de l’Institut mentionné plus haut ont été, plus tôt cette année, au nombre des lauréats du grand concours organisé par le Conseil National d’Esthétique Industrielle.M.Hébert avait soumis le dessin d’un lit pliant pour hôpital.Nos plus sincères félicitations au nouveau président.Une éducatrice de Birmanie à Montréal Elu président d’un groupement national LES METIERS COMMERCIAUX ONT EMIS 1,2X7 DIPLOMES OU CERTIFICATS PLUS nous accorderons de diplômes, mieux nous préparerons la population du Québec à ¦contribuer à l’essor de notre province et à bénéficier des avantages qui en résultent.Voilà ce que déclarait, le 12 juin dernier, l’hon.Paul Sauvé, c.r., ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, lors de la cérémonie de collation des diplômes et de remise de prix tenue à l’Ecole des Métiers Commerciaux, à Montréal.Chaque fois que je viens dans cet édifice, dit le ministre, je viens un peu y revivre des souvenirs, puisque c’est ici que logeait autrefois l’Université et que j’y ai passé trois ans à apprendre mon métier d’avocat et de législateur.Mais ce n’est pas à revivre ces souvenirs que j’éprouve le plus de satisfaction ; c’est plutôt à constater que l’institution au maintien de laquelle j’ai modestement contribué dans ces murs joue un rôle tout aussi important que celle que j’y ai fréquentée lors de mes études universitaires.Il importe, a continué le ministre, de préparer les jeunes à assumer les tâches de demain, car l’on a vite compris qu’il serait vain de développer l’exploitation de nos richesses naturelles et de stimuler notre essor économique si l’on ne donnait pas à la génération montante les moyens d’en tirer profit.Chaque diplôme accordé ici, de même que dans toutes les écoles de l’Enseignement spécialisé, n’est pas tout simplement un parchemin que l’on accroche au mur ; c’est une clef qui ouvre une porte dans l’industrie ou le commerce, qui permet à son récipiendaire d’entrer de plein-pied dans des fonctions qui rendront sa vie meilleure demain.En terminant, le ministre a rendu hommage à tous ceux qui participent à la formation de la jeunesse.Certes, dit-il, nous devons dire notre reconnaissance aux directeurs et aux professeurs de nos écoles, mais nous devons également l’exprimer à l’égard des parents qui n’hésitent pas à faire des sacrifices pour maintenir leurs enfants aux études et pour assurer, par les taxes qu’ils payent, la survie de notre réseau de centres de formation professionnelle.IMPOSANT PALMARES C’était un imposant palmarès que celui de l’Ecole des Métiers Commerciaux.Pour l’année scolaire 1957-58, a déclaré le directeur, M.Paul-Emile Lévesque, nous avons émis 850 certificats aux cours du soir ; 22 certificats d’opératrices destinées à l’industrie de la robe, aux cours spéciaux du jour.Ce soir, nous émettons 41 certificats aux cours de mannequin, 12 attestations d’études, 14 certificats aux cours postscolaires, 159 diplômes d’hygiène et 189 certificats aux cours réguliers du jour.Les examens de classification des comités paritaires ont été excellents, tout particulièrement en coiffure pour dames, en coiffure pour hommes et en horlogerie ; 168 carnets de qualification d’apprentissage ont été émis par ces divers comités.Près de 500 candidats de la région de Montréal se sont présentés aux examens d’hygiène du comité paritaire de la coiffure ; 159 de nos élèves faisaient partie de ce groupe.C’est une de nos élèves qui s’est classée première de ce groupe, avec la note d’excellence ; 45 ont obtenu la note de grande distinction, et 43 ont subi les examens avec distinction, Pour terminer, M.Lévesque a souligné que le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse avait accordé à des élèves de l’école, au cours de l’année, 187 bourses d’études d’une valeur totale de $35,595.Mlle Claire Lorrain s’est classée au premier rang de quelque 500 candidats acceptés aux examens de la Commission d’Apprentissage des Coiffeurs pour Dames et Messieurs de Montréal.On la voit ici recevant son certificat, que lui remet l’hon.Paul Sauvé.¦HHi L’hon.Paul Sauvé remettant un certificat à M.Edmond d’Amboise, élève en horlogerie.M.d’Amboise a également reçu quatre prix dont l’un de la Corporation des Horlogers-Bijoutiers de la Province de Québec laquelle a voulu ainsi reconnaître son mérite 42 L’Ordre du Mérite Scolaire rend hommage à trois autres éducateurs de l’Enseignement spécialisé /\ sa réunion du 7 mai 1958, le Comité catholique de l’Instruction publique a ratifié les recommandations présentées par la Commission de l’Ordre du Mérite Scolaire accordant les décorations suivantes à trois membres du personnel de l’Enseignement spécialisé : M.Josaphat-F.Thériault, directeur de l’Institut de Technologie de Trois-Rivières : commandeur de l’Ordre ; MM.Darie Laflamme, directeur de l’Institut de Technologie de Québec, et Albert Landry, professeur et chef de section à l’Institut de Technologie de Hull : officiers de l’Ordre.Les insignes et les diplômes de ces décorations leur seront remis au cours du mois d’octobre.L’Enseignement spécialisé se réjouit de l’honneur qui échoit ainsi à trois de ses membres très méritants.Brillante fin d’année scolaire à Québec A l’Institut de Technologie de Québec avait lieu, le 11 juin dernier, la cérémonie annuelle de la remise des diplômes et de la distribution des prix aux élèves méritants, sous la distinguée présidence de M.Paul-Marcel Côté, inspecteur.Le directeur, M.Darie Laflamme, décerna aux élèves finissants les quelque 125 diplômes symbolisant leurs bagages respectifs des connaissances techniques et culturelles acquises au cours de leur quatre années de formation professionnelle.M.Laflamme fit ensuite lecture du palmarès des élèves méritants, tant des cours technique que de métiers, et il y eut remise de nombreux prix.Le directeur profita de l’occasion pour remettre à chaque élève des sections de métiers les certificats attestant leur aptitude à exercer le métier choisi.Enfin, il tint à offrir ses félicitations les plus chaleureuses aux récipiendaires des prix et diplômes et, s’adressant plus particulièrement aux finissants, il leur enjoignit de porter bien haut la renommée de leur Institut et leur conseilla de perfectionner sans cesse les connaissances acquises.Pour sa part, M.P.-M.Côté félicita les finissants, un groupe de jeunes, dit-il, qui méritent des éloges pour avoir poursuivi des études qui leur ouvriront la route vers des carrières prometteuses de succès.Il souligna ensuite l’excellent travail qu’accomplissent au service de la jeunesse le directeur, M.Laflamme, et ses collaborateurs du personnel enseignant.Votre directeur, dit-il, en s’adressant aux professeurs, mérite les meilleurs éloges.Par l’amour de sa profession, son dévouement inlassable et son enthousiasme communicatif, il a su faire de vous tous des éducateurs dans le vrai sens du mot.Je félicite également le directeur des études, M.Albert Châteauneuf, et le chef des travaux, M.Victor Pouliot, dont la collaboration fut sans réserve.Enfin, je félicite les professeurs qui n’ont pas ménagé leurs peines pour faire de cet Institut un milieu de formation pour nos techniciens de demain.S’adressant de nouveau aux finissants, M.Côté leur enjoignit de ne pas s’arrêter à leur parchemins, mais de progresser, chacun dans la maîtrise du métier appris.Par contre, il les mit en garde contre l’euphorie de la liberté dans l’apprentissage de leur vie d’homme et leur montra la nécessité inévitable de la discipline en leur conseillant de la cultiver chez eux surtout et d’abord.Et il ajouta en terminant : Faites rayonner l’enseignement spécialisé dans toutes les carrières techniques.Que l’éducation que vous avez reçue vous permette de devenir des membres actifs et dignes de cette grande équipe qu’est la société.NOMBREUSES ACTIVITES DE M.J.-M.GAUVREAU ON sait qu’au début de la présente année, M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’Institut des Arts Appliqués, a effectué un voyage en Europe comme co-organisateur de l’Exposition du Québec à Paris.Or, le 25 mai dernier, il était l’hôte d’honneur et conférencier à une réunion de la Société des Techniciennes en Sciences ménagères et a entretenu ses auditrices des divers aspects de l’exposition mentionnée plus haut ; il leur a également communiqué les impressions qu’il a rapportées, au point de vue artisanal, d’une visite qu’il a effectuée à la Fondation Franco, à Madrid, de même qu’aux magasins d’artisanat espagnols.Les activités de M.Gauvreau sont nombreuses.Il a signé, conjointement avec M.Jacques Ver-reault, sous-ministre des transports, un album portant sur l’Expo du Québec à Paris et qui a été remis au premier ministre lors du congrès annuel de la Corporation des Maîtres-Electriciens.Le 1er mai, il a prononcé une allocution à l’ouverture d’une exposition de céramique tenue sous les auspices du Canadian Handicrafts Guild.Le 18 avril, il avait le plaisir de présenter M.Paul Gouin à ses confrères de la Société Royale du Canada, M.Gouin étant alors reçu membre de cette docte association.Enfin, le 7 juin dernier, M.Gauvreau a donné une causerie sur les problèmes de l’artisanat du Québec, au Manège militaire de Lévis, à l’occasion d’une réunion de la Société des Médecins de la Rive Sud.LE REV.PERE L.DE BLOIS DELEGUE EN BELGIQUE LE Rév.Père Lucien De Blois, prêtre de St-Vincent-de-Paul, directeur de l’Ecole de Métiers du Patronage Saint-Charles à Trois-Rivières, était le délégué de sa province au Chapitre général de son Institut, tenu à Tournai, en Belgique, le 18 août 1958.Cet honneur rejaillit sur l’Enseignement spécialisé, au progrès duquel le Rév.Père De Blois a contribué depuis qu’il occupe son poste au Patronage.43 EN VISITE A MONTREAL MLLE MOLLIE E.COTTINGHAM, PRESIDENTE DE LA FEDERATION DES INSTITUTEURS DE COLOMBIE-BRITANNIQUE, A PASSE LES 2 ET 3 JUIN A MONTREAL, AFIN DE S'Y DOCUMENTER SUR L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET SPECIALISE OFFERT PAR LES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE RELEVANT DU MINISTERE DU BIEN-ETRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE.PENDANT SON SEJOUR DANS LA METROPOLE, ELLE A VISITE L’INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE MONTREAL, L'INSTITUT DES ARTS GRAPHIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, L’ECOLE DES METIERS DE L’AUTOMOBILE DE MONTREAL ET L’ECOLE DES METIERS COMMERCIAUX.AVANT DE REPRENDRE L’AVION POUR L’OUEST, MLLE COTTINGHAM S’EST RENDUE A ST-HYACINTHE, OU ELLE A PARCOURU LES ATELIERS DE L’INSTITUT DES TEXTILES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, ET ELLE S’EST ARRETEE A ST-BRUNO AFIN DE VISITER LA “GIRLS’ COTTAGE SCHOOL", UNE ECOLE DE PROTECTION DE LA JEUNESSE RELEVANT DU MEME MINISTERE.ON VOIT ICI MLLE COTTINGHAM, A DROITE, AU MOMENT OU ELLE SE FAMILIARISAIT AVEC LA TECHNIQUE DE MONTAGE DES PLAQUES OFFSET A L’INSTITUT DES ARTS GRAPHIQUES.DE GAUCHE A DROITE, MLLE GISELE LANDREVILLE, DE QUEBEC, QUI L’ACCOMPAGNAIT, ET MM.YVANHOE LECLERC ET RAYMOND GUYOT, RESPECTIVEMENT PROFESSEUR ET DIRECTEUR DES ETUDES A L’INSTITUT.r~-1 FIN D'ANNEE A THETFORD-MINES CETTE ANNEE ENCORE.L’ECOLE DE METIERS DE THET- , FORD-MINES A PROFITE DE SON EXPOSITION REGU-'t* LIERE DE TRAVAUX D’ELEVES POUR PRESENTER AUX VISITEURS DES PIECES EXECUTEES PENDANT LES COURS DU SOIR SOUS L’HABILE DIRECTION DE MME JEANNE POUDRIER, PROFESSEUR DE DESSIN, DE PEINTURE A L’HUILE, DE METAUX ET CUIRS REPOUSSES OU CISELES ET DE PYROGRAVURE, ET DE MME ANNIE RHEAULT, PROFESSEUR EN CONFECTION DE CHAPEAUX FEMININS.ON REMARQUE CI-CONTRE, DE GAUCHE A DROITE, MMES BERTRAND TURCOTTE, GEORGE MOAD, KURT PEYFUSS, JEANNE POUDRIER, MLLES JEANNETTE LEBLANC, JE ANN AISE HAMEL, FRANCINE GAGNE ET MME M.CUSSON.LA PLUPART DE CES DAMES ET DEMOISELLES SONT DES ELEVES DE MME POUDRIER.A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE COLLATION DES DIPLOMES, A L’ECOLE DES METIERS DE THETFORD-MINES, LE CONSEIL REGIONAL DE LA SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE A PLACE UN PRET D’HONNEUR DE $400 A LA DISPOSITION DE QUATRE ELEVES DE CETTE INSTITUTION QUI DOIVENT, CETTE ANNEE, POURSUIVRE LEURS ETUDES A L’EXTERIEUR DE CETTE VILLE.ON VOIT CI-CONTRE, DE GAUCHE A DROITE, MM.JEAN-PAUL MORISSETTE, PROFESSEUR, ROCH - YVES ROUSSEAU, BOURSIER, RAOUL BOURRET, CHEF DU PESONNEL DES ECOLES DE METIERS, QUI REPRESENTAIT L’HON.PAUL SAUVE, C.R., A LA CEREMONIE, L’ABBE ROBERT ROY, AUMONIER DE LA SECTION DE LA S.S.J.B.POUR LA PAROISSE DE ST-ALPHONSE, M.CLEMENT M'ARCHAND, BOURSIER, MLLE THERESE B ELLE AU, REPRESENTANTE DU CONSEIL REGIONAL DE LA S.S.J.B., ET MM.JACQUES GOURDES ET RENE BOLDUC.BOURSIERS, ET FRANCOIS COUTURE, PROFESSEUR.I '4. 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