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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1959-01, Collections de BAnQ.

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, .Si® JANVIER 1959 JANUARY POPULAR POUR TOUS «s® : .I l 1 F3/H POPULAR POUR TOUS La revue de l’Enseignement spécialisé de la T}p nXHXir'P de OT TE'QG/''' The Vocational Training Magazine of the ^ IvW V UN 0f V Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse Department of Social Welfare and Youth Janvier ÎQ-Q January J 7,ï 7 Vol.XXXIV No 1 Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande, Staff Writer Conseil d’administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (Province de Québec).Président - .T-, directeur général de JEAN DELORME Director General ol Board of directors The magazines Board of Directors consists of the members of the Principal’s Council of Vocational Training Schools under the authorities of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).— President ; études de l’Enseignement spécialisé Studies for Technical Education Directeurs — Directors r> adjoint du directeur général des études JVlAURICE BARRIERE Assistant Director General of Studies c 0 directeur, Office des Cours par Correspondance oONIO KOBITAILLE Director, Correspondance Courses Bureau ~ ^ directeur des études pour les Ecoles de Métiers ixASTON 1 ANGUAY Director of Studies for Trades Schools U jy , Institut de Technologie de Montréal itOSARIO BELISLE Montreal Institute of Technology y tv ^ Institut des Arts Graphiques J-j.-jT HILIPPE BEAUDOIN Graphic Arts Institute Gaston Francoeur Institut de Papeterie Paper-Making Institute Jean-Marie Gauvreau Institut des Arts Appliqués Applied Arts Institute Georges Moore Institut des Textiles Textile Institute _ T Institut de Technologie de Québec ÎJARIE L/AFLAMME Quebec Institute of Technology J.-F.Thériault Institut de Technologie des Trois-Rivières Trois-Rivières Institute of Technology Marie-Louis Carrier Institut de Technologie de Hull Hull Institute of Technology Chan.Antoine Gagnon Inst, de Tech, de Rimouski et Inst, de Marine Rimouski Inst, of Technology and Marine Inst.Albert Landry Institut de Technologie de Shawinigan Shawinigan Institute of Technology Paul-Emile Lévesque Ecole des Métiers Commerciaux School of Commercial Trades Omer Gratton Ecole de Métiers du Cap-de-la-Madeleine Cap de la Madeleine Trades School Roger Laberge Ecole de Métiers de Plessisville Plessisville Trades School Secrétaire — Secretary Wit win W Wvdw directeur adjoint, Institut de Technologie de Montréal WILFRID W.W ERRY Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries t numéros par an J O issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE Un modèle de 6 pieds de diamètre de l’« hélisphère », nouvelle antenne de radar, s’apprête à surgir des laboratoires Westinghouse.Pour détails additionnels sur cette nouveauté de la technologie, voir notre article en page 24.FRONT COVER Six-foot inflated model of the "He-lisphere”, a new radar antenna, shown ready to emerge through the roof of the Westinghouse Research Laboratories.For additional details, please turn to page 24.Sources Credit Lines Pp.6 & 7: Science Service, Washington; pp.9-12: The General Electric Co.Ltd.; pp.13-18: Philippe LaFerrière; pp.19 & 20: Aerojet-General Corporation, Azusa, Calif.; pp.21-23: Chemins de Fer Pacifique Canadien; p.24: The Westinghouse Engineer; pp; 25-31: Eddy-L.MacFarlane; pp.32-34: Science Service; pp.35 & 36: Service Provincial de Ciné-photographie; p.37 (haut) : Section Nord des Ecoles de Métiers de Montréal; p.37: (bas): Service provincial de Ciné-photographie; p.38: Institut de Technologie de Trois-Rivières; p.39: Albert Dumouchel; p.40: (haut): Armour Landry; p.40 (bas): Ecole de Métiers de Plessisville; p.41 (haut) : Institut de Technologie de Hull; p.41 (bas): André Dufresne peur l’Ecole de Métiers de Victo-riaville; pp.43 & 44: Institut de Technologie de Trois-Rivières; p.47: Le Nouvelliste; p.48: La Photo Modèle; p.49: Service provincial de Ciné-photographie; p.50: Corporation des Techniciens Professionnels; p.51: Eddy-L.MacFarlane; p.52: Science Service.Sommaire Summary d'un livre d'heure mail nuscrit de XVIe siècle.La promenade en hiver.— Miniature tirée C L’exploration des espaces sidéraux et des profondeurs marines .5 New Lighting System for an old English Cathedral by Noel Retlaw 9 Les pharmacies à travers les âges par Philippe LaFerrière .13 Verra-t-on bientôt les cargos sous-marins ?.19 Le revêtement en béton de tunnels ferroviaires.21 The Helisphere .A New Radar Antenna.24 Origines et techniques des « arts divinatoires » par Eddy-L.MacFarlane.25 Edison Experiments You Can Do — The Etheric Force (Wireless) .32 New Machines and Gadgets.33 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé.35 Le Club Quart-de-Siècle accueille six nouveaux membres — Cérémonie télévisée — La division du ministère est chose faite — Série de cours spéciaux sur la soudure — Trophées remis à quatre Ecoles de Métiers — Visiteurs de marque de passage dans nos instituts et écoles — M.Jean Delorme à St-Hyacinthe — Sur une exposition d’Albert Dumouchel — Causerie à Plessisville — Une mention spéciale — Kiosque de l’Institut des Arts Appliqués — La Ste-Catherine à Plessisville — Son diplôme, deux médailles et quinze prix ! — Equipe championne au jeu de drapeau — Cours de photographie à plus de 400 élèves —• M.Paul-Emile Fournier, objet d’une promotion — Les sports au premier rang des activités parascolaires — Causerie sur l’artisanat — Utilisation d’un nouvel appareil pour rendre le sable plus compact — M.Josaphat-F.Thériault, Commandeur de l’Ordre du Mérite Scolaire — Le téléphone-bracelet et le vidéo-téléphone — Le rôle de 1’Institut des Textiles — Importance de bien connaître et d’aimer son métier — M.Armand Bernier sur les ondes de CKBL — L’intervention de l’Etat ne doit pas effacer la charité — Remise d’un bouton d’honneur — Départ de M.Hubert Séguin pour l’Italie — Bourses d’études à une vingtaine d’élèves de l’Institut de Papeterie — Amélioration des conditions matérielles de l’Enseignement spécialisé — M.Maurice Barrière à Cowansville — Bel ensemble d’accessoires liturgiques — Impression de manuels en caractères braille — Saison de hockey fort active, à St-Hyacinthe — Visite d’une mine — Participation à un défilé — Membre honoraire à vie de la Corporation.a The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology » &gmm 'Ki^-SS Cette photo, appartenant au Bureau de Météorologie des Etats-Unis, nous suggère l’aspect que prendrait le continent nord-américain sur un écran de télévision, si la caméra se trouvait à une altitude de 4,000 milles.On distingue nettement une sorte de tourbillon recouvrant une partie du centre de la république voisine.Il s’agissait d’un cyclone.4 L'exploration des espaces sidéraux et des profondeurs marines PARMI tous les travaux de recherches qui ont préoccupé les géophysiciens, les astronomes, les météorologistes, les électroliciens, les ingénieurs et les mathématiciens au cours de l’Année Géophysique, — une année de 18 mois qui a débuté le 1er juillet 1957 pour se terminer le 31 décembre 1958 —, c’est surtout le lancement de satellites artificiels qui a provoqué la curiosité du public et constitué l’aspect le plus spectaculaire des travaux.Placer des lunes minuscules, faites de main d’homme, en orbite autour de la Terre, voilà une expérience d’un genre alors tout à fait inédit qui ne manquait sans doute pas d’audace et qui s’avérait un prélude intéressant à d’étranges voyages interplanétaires projetés pour l’avenir ; ces satellites en laissaient prévoir d’autres devant éventuellement conduire au lancement de relais habités en plein ciel.Les Etats-Unis devaient catapulter le premier satellite dès septembre 1957, mais l’expérience fut ajournée de plusieurs mois.Les Soviets se préparaient en même temps à projeter dans l’espace plusieurs de ces postes d’observation, véritables laboratoires sidéraux emprisonnés en de petites fusées sphériques équipées de divers instruments de précision et d’appareils de radio.Ce stage des projets des deux grandes puissances mondiales n’était pas encore totalement défini ; cependant, même s’il s’agissait incontestablement d’une rivalité de caractère scientifique, plus rassurante, au premier abord, que la course à l’arme absolue, celle des deux nations qui parviendrait la première à lancer son satellite préfabriqué serait tout naturellement portée à mettre cette réussite à profit et à la considérer comme une importante victoire du point de vue propagande.Par contre, indépendamment de cette concurrence tacite, il avait été entendu que les observateurs du monde entier seraient informés aussitôt de l’endroit et du moment exact du premier lancement officiel et cela, avant même qu’il ne se produisît, afin de leur permettre de se préparer de façon adéquate au repérage par radio du météore mécanique projeté dans l’espace.Il devait en être ainsi pour les expériences subséquentes de même nature.Quoique les nombreux lancements de satellites bébés-lunes aient reçu la plus large part de la publicité entourant l’ensemble du programme de recherches de l’A.G.I., ils ne constituent toutefois qu'un chapitre de la vaste enquête scientifique de 18 mois destinée à coordonner les efforts d’environ 10,000 savants de tous les coins du globe, qui se sont efforcés de percer quelques-uns des secrets gardés jalousement par les planètes, les rayons cosmiques, de même que les océans et les couches glacées de la Terre.Le fait que 70 nations — y compris la Chine communiste et l’URSS — ont contribué à cette entreprise pacifique d’envergure mon- diale constitue l’aspect le plus significatif marquant l’importante des travaux.Les différents détails concernant la fabrication et l’appareillage des satellites américains sont vite devenus autant de secrets de polichinelle ; par contre, la Russie ne s’est pas montrée empressée de révéler ses secrets, mais ce que les savants soviétiques ont laissé transpirer sur la nature de leurs travaux a vite démontré que, de part et d’autre, les procédés étaient les mêmes.Les journaux nous ont révélé tant de détails sur les bébés-lunes qu’il serait superflu même de résumer les expériences conduites en ce domaine.Il convient cependant de signaler certains aspects de la recherche pure sur lesquels les dépêches n’ont pas insisté, car il s’agissait là de travaux bien moins spectaculaires que la mise en orbite des satellites.QUATRE DOMAINES IMPORTANTS Le véritable rôle de ceux-ci était de permettre aux savants d’acquérir une foule de données additionnelles propres à faire progresser la science.Le choix des expériences à poursuivre ne fut pas facile ; plus d’une trentaine de sujets furent proposés au cours des discussions devant conduire à l’élaboration du programme de l’Année Géophysique.Finalement, l’on s’arrêta à quatre domaines d’importance fondamentale qui rallièrent les suffrages : 1.Le mesurage des rayons ultraviolets du Soleil, lesquels sont complètement absorbés dans l’atmosphère supérieure, à une cinquantaine de milles au-dessus de nous, et qui ont une profonde influence sur les communications radiophoniques à longue distance et sur l’équilibre calorifique de la Terre.En effet, les communications par radio dépendent dans une large mesure des conditions atmosphériques jusqu’à une altitude de 250 milles ; les aurores boréales et astrales, les phénomènes de l’ionosphère produits par les explosions solaires paralysent souvent les transmissions par radio.Les informations recueillies sur ces sujets devaient permettre d’établir des cartes plus exactes des conditions atmosphériques, de prévoir davantage leur effet sur la radio et d’adopter des fréquences plus favorables.2.La détermination de l’espèce ainsi que de la fréquence des rayons cosmiques primaires, ce bombardement atomique en provenance non seulement du Soleil, mais aussi d’autres étoiles.3.L’évaluation de l’influence du champ magnétique terrestre à de très hautes altitudes.4.La détermination de la radiation totale du Soleil vers la Terre et des radiations que notre planète réfléchit dans l’espace.5 iSsU AUTRES SUJETS A L’ETUDE En plus de ces expériences d’importance primordiale, nombre d’autres pouvaient être poursuivies parallèlement sans qu’il fût pour cela nécessaire de surcharger le satellite avec un jeu additionnel d’instruments enregistreurs.Ces études devaient porter sur le degré de variation de température à la surface du satellite durant sa course, variation qui, selon les prévisions établies, devait s’échelonner de 80 degrés sous zéro à 200 au-dessus ; la détermination du pourcentage d’érosion que subirait l’enveloppe extérieure de la petite lune au contact des infimes particules de poussière météorique ; l’enregistrement de toute perforation de la coquille par des météorites ainsi que de la fréquence à laquelle l’enveloppe serait martelée par les corps trop petits pour la percer.Les renseignements recueillis devaient s’inscrire sur une bande enregistreuse offrant à peu près les dimensions d’un timbre-poste.Chaque fois que la sphère survolerait l’une des stations de repérage par radio, elle devait être littéralement mise en demeure de communiquer tout ce qui était survenu au cours de son périple autour du globe, au moyen du déroulement de la bande enregistreuse.Afin d’approfondir les connaissances que les savants possédaient déjà sur la couche atmosphérique enveloppant le globe à un palier situé entre 10 milles et 300 milles d’altitude, plusieurs nations ont préféré procéder au lancement de leurs roquettes dans le cadre des activités de l’A.G.I.Les Etats-Unis, pour leur part, ont expédié dans l’espace environ 200 de ces engins, surtout depuis Fort-Churchill, au Canada.Ces roquettes demeurent dans les airs pendant quelques minutes seulement.Les expériences ainsi poursuivies offrent des renseignements à un niveau atmosphérique inférieur à celui qu’atteignent les satellites.Les savants du monde entier ajouteront ainsi à leur bagage de connaissances au sujet de la structure ainsi que de la composition de l’atmosphère ; ils mesurent le degré de radiation alpha diffusée par le Soleil ; ils découvriront sans doute la raison pour laquelle l’air devient fluorescent pendant les aurores boréales ; ils étudient la nature et la quantité des particules solaires qui bombardent l’atmosphère, provoquant ce phénomène ; enfin, ils tentent de déterminer le pourcentage de charge électrique que l’atmosphère retient quand se produisent les aurores boréales et de quelle façon varie cette charge électrique avec l’altitude.L’atmosphère, ce vaste océan d’air qui assure la vie terrestre sous toutes ses formes, subit donc présentement un examen plus détaillé que jamais, puisque les savants procèdent à l’évaluation et à l’échantillonnage minutieux des diverses couches qu’elle renferme.En vérité, cette étendue d’air est si immense que si tous les êtres humains sur la surface du globe devenaient météorologistes et se partageaient également l’observation de l’atmosphère, chaque individu se verrait confier la surveillance de 2,000,000 de tonnes d’air ! LES PRONOSTICS DE LA TEMPERATURE Certains observateurs embrigadés dans les bataillons de savants mobilisés à l’occasion de l’Année Géophysique avaient reçu la mission d’étudier les différents courants océaniques, de par le monde entier, en notant particulièrement leurs conditions de température respectives ainsi que leur composition.Ces gens sont des océanographes.La certitude d’obtenir pour les années qui vont La mise en orbite de satellites artificiels a soulevé l’intérêt des profanes comme celui des savants, et à tel point qu’on a perfec-tiormé des instruments spéciaux à l’in-tejxtion des physiciens amateurs afin de leur permettre de définir la course des satellites.i r f ( suivre des pronostics de température mieux équilibrés et plus véridiques justifiait sans doute les sondages projetés des deux plus vastes étendues de corps fluides que compte le globe, l’une se constituant d’air et l’autre, d’eau.Les savants espèrent acquérir du même coup une connaissance plus approfondie du climat partout dans le monde et de l’influence que jouent les océans, en ce domaine, en retenant la chaleur solaire.On sait que les quatre-cinquièmes environ de la surface de notre planète sont recouverts d’eau sous forme liquide ou solide.Quelque 70 navires appartenant à 30 pays différents parcourent les grands océans du monde.Leurs équipages cherchent à résoudre un autre grand problème : celui des courants océaniques circulant en profondeur.Il est en effet indispensable de savoir, par exemple, si les océans pourraient éventuellement servir de dépotoirs pour les déchets de matières radioactives.Il s’impose donc d’établir le degré de rapidité auquel l’eau des profondeurs marines remonte à la surface.L’utilisation de l’énergie atomique pour des fins pacifiques promet de connaître un essor remarquable et les savants prévoient déjà le moment où l’industrie devra se débarrasser de rebuts radioactifs en une quantité annuelle égale à celle des détritus nucléaires résultant de l’explosion de dix à cent mille bombes à hydrogène.On espère que les océans constitueront des dépotoirs pour ces dangereux résidus, mais à la condition expresse qu’il n’en résultera plus tard aucun dommage pour l’industrie de la pêche ou pour toute autre ressource aquatique, et surtout que les baigneurs ne seront frappés d’aucune maladie ou ne subiront aucun tort corporel attribuables aux effets nocifs et souvent mortels de la radiation.Et même dans ce cas, il serait essentiel que les restes inutilisables de matières radioactives soient déposés en des fosses marines profondes.Les vastes étendues de fluides que forment les océans et l’atfnosphère assurent le fonctionnement d’un mécanisme thermique planétaire au niveau du globe terrestre.La Terre, en effet, reçoit l’énergie du Soleil par l’entremise de toutes sortes de radiations, à partir de la radiation thermique de grande longueur d'onde jusqu’aux rayons ultraviolets de courte longueur.Au contact de la couche atmosphérique, I énergie calorifique émanant du Soleil se transforme en mouvement mécanique ; le remplacement incessant des masses d’air froid par d’autres constituées d’air chaud génère les vents, l’air chaud repoussant l'air froid.L’eau des océans est réchauffée, par temps ensoleillé, au niveau des pays tropicaux, alors qu’elle est au contraire refroidie par l’effet des glaces fondantes ou de la neige en dissolution au sein des régions polaires et dans les territoires environnants.L’eau froide, à proximité des pôles, s’enfonce dans les profondeurs marines et circule tout près du fond des grands bassins océaniques en direction de l’équateur où elle vient déplacer, sous forme de courants, les masses d’eau réchauffée qui s’y trouvent.Le poisson qui fourmille dans les océans ainsi que les autres espèces de vie aquatique figurent au nombre des plus vastes ressources naturelles au monde ; pourtant, l’être humain n’a pas entamé cet inépuisable réservoir.La population poissonneuse, au large des côtes du Pérou, pour ne citer qu’un exemple, est si forte que certains oiseaux de mer particuliers à cette région de la Terre, les guanos, consomment environ Les enfants n’ont pas échappé à l’attrait de la navigation spatiale.Les adultes qui, dans leur enfance, se sont passionnés pour les prédictions de Jules Verne, ne pourraient songer à le leur reprocher.Les créateurs de jouets ont dessiné ce casque muni de lunettes et surmonté d’une sphère rotative ornée d’antennes.L’imagination des garçonnets n’a besoin de rien de plus pour recréer l’atmosphère des hautes altitudes.3,000,000 de tonnes de poisson chaque année, ce qui équivaut à peu près au total des pêches japonaises.Aussi, le problème de savoir de quelle façon les courants océaniques affectent la vie aquatique sous toutes ses formes constitue-t-il l’un des nombreux sujets à l’étude au cours des recherches sur le mouvement des eaux depuis l’Arctique et l’Antarctique jusqu’aux régions équatoriales.ELEMENTS RADIOACTIFS NATURELS Afin de recueillir le plus grand nombre possible de renseignements sur les caractéristiques de la circulation de l’air dans l’atmosphère, les savants font l’essai d’une nouvelle technique qui consiste en l’inscription sur des graphiques des degrés de radioactivité naturelle ou artificielle à différentes altitudes.Il y a six éléments radioactifs naturels en suspension dans l’air atmosphérique : le béryllium, le carbone, deux formes de phosphore, le sulfure et le tritium, ce dernier étant un genre d’hydrogène au poids triplé résultant du bombardement de l’air par des rayons cosmiques ou encore des explosions de bombes à hydrogène.La quantité totale de tritium dans l’atmosphère ne se chiffre qu’à environ deux livres, mais certaines méthodes chimiques modernes d’analyse atteignent 7 un tel degré de sensibilité que le tritium contenu dans un échantillon d’eau même infime peut être décelé et mesuré.Déjà, des tests ont établi qu’il y a à peu près dix fois plus de tritium dans l’air qu’on ne l’aurait cru au premier abord, ce qui laisse supposer que le Soleil diffuse du tritium dans notre atmosphère.Il se peut très bien alors qu’il projette aussi de l’hélium et probablement d’autres sortes de particules radioactives vers notre planète.La classification des différents genres de particules qui pénètrent dans la couche atmosphérique entourant le globe terrestre pose un problème dont la solution sera le fruit des efforts conjoints de nombreux météorologistes, océanographes et physiciens spécialisés dans l’étude de l’atmosphère, et l’on fait appel aux données de certaines expériences poursuivies au moyen des satellites artificiels.LES GLACIERS D autre part, les glaciers renferment généralement de précieux renseignements sur les phénomènes atmosphériques passés.En y exécutant des sondages, et grâce à l’étude de la poussière minérale qui s’y trouve depuis longtemps emprisonnée, ainsi qu’à l’analyse de la composition chimique des divers dépôts, les savants espèrent apprendre la nature et l’ampleur des phénomènes atmosphériques qui se sont produits aux époques reculées de l’histoire du globe terrestre.Chacun sait déjà que, de nos jours, les glaciers couvrent tout près de dix pour cent du territoire habitable formé par tous les pays du monde et que, dans le passé, ils recouvrirent, à une certaine époque, jusqu’à trois fois cette étendue.Le problème que l’on se pose actuellement se formule comme suit : quelle est la rapidité de formation de ces masses glaciaires et, parallèlement, quelle est celle de leur disparition de la surface du globe ?Encore là, les savants espèrent déterminer au terme de leurs études si les glaciers sont présentement en voie de récession ou de croissance.La découverte d’amas de lichen croissant à un rythme lent aux abords mêmes des glaces qui couvrent la Terre de la Reine-Maude, dans l’Antarctique, semble indiquer qu’à cet endroit, il n’y a pas eu de récession glaciaire depuis plusieurs années ; cependant, cette conjecture nécessite une preuve concluante.Certains glaciers que l’on trouve sur le territoire polaire ont une profondeur de 10,000 pieds et prirent probablement 5,000 ans à se former.Par ailleurs, les études entreprises sur les phénomènes glaciaires constitueront un apport appréciable aux recherches qui se poursuivent présentement dans le but d’établir un calcul aussi précis que possible de l’équilibre calorifique de la Terre.Le bioxyde de carbone présent dans l’atmosphère s’avère un important facteur d’influence sur cet équilibre calorifique, et le mesurage quantitatif de ce gaz servira d’indice pour déceler si oui ou non le globe terrestre se réchauffe.Des rapports indiquent que le volume de gaz carbonique dans l’air s’est accru de 10% au cours des derniers 50 ans.Un accroissement de 20% de ce gaz dans notre atmosphère produirait un changement considérable dans le climat : les villes situées plus au nord, par exemple, verraient leur climat se réchauffer, et les nouveaux schémas de pluviosité pourraient entraîner la conversion de la partie sud de la Californie et d’une bonne partie du territoire du Texas en de véritables déserts.En définitive, tous ces calculs et ces mesures contribueront à livrer à l’Homme une connaissance plus 8 approfondie et plus exacte du milieu spatial qui l’environne et dans lequel il vit.Quoique des milliers de stations météorologiques soient établies un peu partout à travers le monde, la plupart ne poursuivent que des observations superficielles et sont principalement groupées à l’intérieur des régions habitées.Quelques centaines de ces stations seulement font des sondages verticaux en haute altitude.Puisqu’il est impossible, même en faisant appel à toutes les ressources des nations qui participent officiellement ou non aux travaux de recherches, de meubler tous les intervalles du réseau de postes d’observation, particulièrement au-dessus des océans, dans l’Arctique et la plus grande partie de l’hémisphère sud, l’attention des savants se concentre surtout sur les stations qui étudient l’air en haute altitude, et qui sont réparties selon des lignes qui relient les pôles.Les savants ont mis au point un programme détaillé d’expériences météorologiques Î3asées sur des sondages superficiels et en haute altitude, effectués dans la région de l’Antarctique ; il en résultera une première exploration minutieuse des conditions de température dans ce coin désertique du globe.Les Etats-Unis y dirigent, par l’entremise de la station de la Petite-Amérique le Centre météorologique de VAntarctique, qui centralise les observations et transmet des prévisions par radio aux stations de toutes les nations établies sur le continent.L’insistance des savants à vouloir obtenir des données météorologiques à des niveaux atmosphériques très élevés contribuera à jeter une plus grande lumière sur les problèmes de l’origine et de la localisation de certains vents qui sillonnent le ciel, à grande vélocité, à 40,000 pieds d’altitude.Il s’agit d’étroits rubans de vent dont les phénomènes particuliers ont été très étudiés par les savants du Canada, qui ont été des pionniers en ce domaine.Les météorologistes qui ont assisté à la lie assemblée de l’Association internationale de géodosie et de géophysique tenue il y a plusieurs mois à Toronto, se sont communiqué sur ce sujet une foule de renseignements.On sait maintenant, par exemple, qu’il existe trois courants de cette nature au-dessus de l’Amérique du Nord, et non un seul comme on l’avait d’abord cru, et l’on croit qu’il s’en trouve trois autres au-dessus de l’hémisphère sud.Les pilotes des avions modernes utilisent ces vents rapides pour accélérer la course de leurs appareils au-dessus de l’Atlantique, et les météorologistes croient que ces étranges courants peuvent faciliter les prévisions atmosphériques à longue portée.Les aviateurs qui pilotaient les bombardiers vers la Grande-Bretagne durant la deuxième Grande guerre furent les premiers à découvrir ces vents qui circulent à plus de 300 milles à l’heure.Les savants de l’Université de Chicago les baptisèrent, en 1947, du nom de jet streams.Ils soufflent d’ouest en est, à peu près au-dessus du milieu de l’Amérique du Nord.Plus tard, des pilotes de l’Aviation royale du Canada firent la découverte d’un deuxième courant près du Cercle Arctique.Le chef des recherches du service météorologique M.Andrew Thomson, prétend qu’il s’en trouve un troisième au-dessus de la région sud des Etats-Unis.Ces courants, souligne-t-il, se trouvent immédiatement sous la stratosphère, à des altitudes variant entre 10,000 et 40,000 pieds.Ce sont de minces bandes de vent qui encerclent la Terre et qui mesurent quelque 150 milles de largeur.De simples fils dans la vaste atmosphère ! ^»8!Bï«æ38^ja!æsss83!JS!S5SBSS8^3»2!83S^JBS»îB^ssa8^sssBssj8ss-s* i*Hft?8f: -—:••»¦> ».,-™ ^;i 33?fxxje ix_»^w.;• • r : ¦ i**lUk 'JUMm**B±MX â.Li*iS^a»i *1 «*! i»|*R«« *S:S»** ¦sS5»5 Jtlif ABOUT ten minutes by car from the place where I live in the Cotswolds Hills is one of the finest Cathedrals in England.The architecture is as beautiful from the outside as from the inside.A recent visit to a performance of a famous choir made me realize the vast difference in the intensity and distribution of lighting.This is what has happened.The new system of lighting — probably the first of its kind in the world—now installed in Gloucester Cathedral and dedicated at a service held there on April 17 (1958) has been specially planned to provide an atmosphere helpful to worship and to present the architecture of the building to the people of the 20th century in the way in which its 11th and 12th century builders would have wished.The system, known as Designed Appearance Lighting, was devised at the Research Laboratories of The General Electric Co., Ltd.of England.It enables lighting to be designed in advance to provide the exact patterns of light, shade and modelling which architects endeavour to create in their buildings to produce a calculated visual effect.It is claimed that all aesthetic and architectural requirements can be translated into engineering terms.The final effects of the interior appearance of a building can be designed and known in detail before the lighting equipment is installed.The new technique is not confined to any particular system of lighting and can be applied to new buildings while they are still at the drawing-board stage.The new lighting system in the Cathedral has been installed to replace the first electric lighting scheme which was fifty years old.When it became necessary to renew the old installation it was suggested that the renewal of wiring should be the occasion to modernize the lighting scheme with a view to employing the recently developped Designed Appearance Lighting system.The cost was met by the Fabric Appeal Fund to which the Friends of Gloucester Cathedral is a principal subscriber.The Designed Appearance was worked out by G.E.C.lighting engineers in collaboration with the Dean of Gloucester, and the cathedral architect.Their object was to light the flew JÜgkting System for an old English Cathedral By Noel RETLAW LIGHTING IN THE NAVE OF GLOUCESTER CATHEDRAL. mm «û* Jk- jl •à «A 4- A- £, «&.4k ^SÉSlîl JXUlX cathedral appropriately for worship, bringing out carefully and naturally the beauty of the structure and duly emphasizing the features which are the main objects of regard of the worshippers, while imagining the effects of light and shade which its mediaeval builders might have achieved, given 20th century facilities.One of the first steps was to photograph the interior, taking pictures of possible locations for lighting equipment and also taking pictures from those locations showing what the lighting equipment could see.Surveys were made of the reflection factors of stone and woodwork.The designed appearance was then translated into values of necessary incident light and directions of light, and the installation was designed by the new method, bearing in mind the possible locations for the lighting équipement.This calculation concluded with a detailed specification of each unit, giving its location and power, the type of reflector to be used, its aiming, and any louvre or accessory required.The procedure avoided the necessity of spending many man-hours carrying out experimental work and enabled the electrical installation to be designed and costed at an early stage.¦APPEARANCE LIGHTING” EMPHASIZES NAVE ALTAR.Gloucester Cathedral presents some unusual lighting problems.It consists of four main spaces in contrasting styles : the nave, the choir and two transepts.These are all interconnected and providing vistas, from one to the other, which are a principal beauty of the building.In addition there are the ambulatory, the Lady Chapel and smaller chapels, the Chapter House, cloister walks, the crypt and other minor spaces.The cathedral is seldom used as a whole, and services held in it vary from those which involve use of the nave and choir to those which only occupy a part of the choir, or one of the chapels.Once in three years, when the Three Choirs Festival is held there, the choir and orchestra occupies a raised staging set before the screen and the audience occupies the nave and raised seating at the west end of the building.The lighting system, while revealing the building as a complete architectural whole, is also designed to be appropriate on all such occasions.The Lighting Plan The Designed Appearance of the cathedral is effected mainly by concealed lighting fittings and projectors, but decorative wrought iron desk lights, made by Gloucestershire craftsmen, have been provided for the choir because they present the most appropriate appearance for services attended by small congregations.A coherent drift of light is provided from south to north across the cathedral to reveal the shapes of the stonework, particularly the colums and choir.The nave altar and High Altar, as the principal objects of regard, are fully emphasized.The High Altar and reredos, which are seen at a distance, are both strongly modelled, and fairly strong modelling is used for the screen, and for the organ which is left darker than the choir beyond it.Other lights reveal gently the tracery of the east window and the aspiring height of the choir vault, and adequate modelling is provided for the occupants of each pulpit.The drift of light from south to north results in the north nave arcade wall and north aisle wall being brighter than the south arcade and south aisle wall : the north wall is made brighter than ffijflatKw the north arcade, which reveals the full width of the structure.The ¦ same direction of light is carried through in the transepts, which are brighter than the aisles, and the tracery which separates them is seen from the aisles in silhouette.Three monuments of special interest : that of King Osric of Mercia, the reputed founder of the cathedral ; the shrine of King Edward II, and the Cross which was carved by Lt.Col.J.P.Carne, V.C., D.S.O., of the Gloucestershire Regiment while in a Korean prison-camp, are lighted by concealed fittings leaving darker spaces between them.King Os-ric's effigy is seen silhouetted against the High Altar.Since it is impossible to light anything without the lighting equipment being visible from the object being lighted, the equipment is installed so that where it is visible it is not usually placed in the normal directions of regard, and so that it is usually invisible to people entering and using the cathedral.Main lighting equipment in the nave is mounted on the triforium and, in some instances, on the clerestory.The aisles are lighted from the capitals of engaged columns on the south wall and from the capitals of the main columns on the north side.In the choir, lighting equipment is installed in the openings of the large triforium, where a variety of fittings is placed.The fittings are enclosed where a variety of fittings is placed.The fittings are enclosed where necessary to prevent interference.Striplite lamps lighting upwards ensure that the whole of the openings appear to be lighted.Lights for the south transept are mounted in the choir triforium, most of them being concentrated in a small gallery on the south side.The north transept is lighted by equipment mounted on the back of the choir stalls.Lighting Equipment The majority of the lighting is carried out with a single type of projector designed specially for the purpose.Its features include provisions for fixing and aiming it in awkward situations, clamping it securely and maintaining it easily without disturbing its aim, focus, or the settings of louvres or spreaders.The basis of the fitting is a cast ring, supported at one side on a mounting giving two motions ; the mounting is carried on a V2 in.steel rod which can be bent on site.The rod is held in a clamp which can be screwed to the fabric of the building or cemented in position.The silvered glass Gecoray reflector is held by springs by the mouth against a seating on one side of the ring, and the louvres and spreaders are held on the other side.For maintenance, the whole reflector and lamp assembly can be removed from the ring by unhooking the springs, and it can be replaced accurately in position without disturbing any of the settings.The unit can be used with a variety of reflectors and lamps, and in some positions in the cathedral, units are provided either with louvres, spill shields or with a spreader glass to provide a fan beam.Reflector lamps with louvres, small silvered reflectors, and a few small lens spotlights are also used, mostly in the ambulatory.Osram lamps are used in the installation.Installing the System The installation work was carried out mainly by only two men and occupied about 5,200 working hours over a period of two years.The wiring of the Cathedral has been carried out with mineral insulated copper sheathed cables CHOIR ILLUMINATED SHOWS THE DECORATIVE WROUGHT IRON DESK LIGHTS. -¦mrnm UP S3 siste *itrr*= having a total route length of about 4 miles and a total conductor length of over 13 miles.Most of the cable is fixed to the surface of the stonework by non-ferrous clips, screws and wall-plugs.All the cables are either hidden or camouflaged.The total loading of the new system is 40.7 kVA.The work involved the installation of about 400 lamps of various types and sizes and 43 general purpose sockets and, in addition, three 3-phase special power sockets have been provided for fabric maintenance purposes.The sup- ply is received from the 3-phase system by underground cable entering the crypt and terminating at a main switchboard which provides a cubicle to house the supply authority's metering equipment.The whole installation, with the exception of maintained services to the heating system, is controlled by contactor switch-gear operated from three positions at entrances and the subcontrol point.The Designed Appearance of the cathedral is also appropriate when only part of the new lighting installation is used.When a service is held in the choir of Lady Chapel, only the south aisle in the nave need be lighted, with the altar lit at reduced level, or with the altar, organ and screen lit.Similarly, when the choir is used for small services the lighting there can be confined to the desk lights and the east face of the organ, and the High Altar is on reduced lighting.By varying the extent of the lighting system, many different and beautiful effects can be obtained.Acknowledgement is due to the General Electric Co., Ltd.of England for data and illustrations.BEAUTY OF ORGAN EMPHASIZED.o' arvnacizs travers ages par PHILIPPE LaFERRIERE, Directeur technique, Bibliothèque Saint-Sulpice.UNE PHARMACIE D’APRES UNE GRAVURE SUR BOIS DE 1470.JEAN DE GARLANDE, qui vivait vers 1250, nous apprend que de son temps les appotecarii vendaient des médicaments et des lectuaires, des racines et des herbes, de la zédoaire, du gingembre, du poivre, du cumin, des clous de girofle et de la cannelle, de Fanis, de la graine de fenouil, de la cire et des cierges, du sucre et de la réglisse.On trouvait également dans leurs boutiques des préparations de gingembre à l’usage des constitutions froides, du diaphénic (électuaire dont la substance active est la scammonée) excellent pour les phtisiques et de l’ellébore qui facilite la digestion, etc.L'appotecarius du treizième siècle représente notre apothicaire actuel, nom qu’il portait déjà en français, car le Livre des métiers, colligé vers 1268, mentionne deux fois les apothicaires.Ils ne figurent pourtant pas dans les Tailles de 1292 et de 1313 ; mais la première cite vingt-huit et la seconde soixante-neuf espiciers, désignation qui convient très bien aux apo-técaires, puisque tous les produits qu’ils viennent de nous offrir s’appelaient alors des épices (1).On peut donc avancer qu'au 13e siècle, les mots apotécaire et espicier étaient synonymes, et qu'ils s’appliquaient bien à des vendeurs de substances employées à la fois comme condiments et comme médicaments.Quant à la préparation des médicaments, les médecins s’en chargèrent pendant longtemps.Ils avaient dû y renoncer au treizième siècle, pour la même raison qui leur avait fait abandonner aux barbier les opérations chirurgicales : c’était oeuvre manuelle, conséquemment déshonorante.Un mandement de Philippe VI, daté du 22 mai 1336, veut que les apothicaires, leurs valets et les herbiers soumettent leurs denrées à l’examen des médecins de la Faculté.En août 1353, les Epiciers-apothicaires reçoivent du roi des statuts très sages (2) : Nul ne pourra entreprendre ce commerce s’il ne scait lire les receptes ou s’il na entour luy personne qui le sache faire.Nul ne vendra médecines venimeuses ou périlleuses.Tout apothicaire qui aura préparé une médecine de longue conservation mettra sur le pot l’an et le mois de la confection.Tout apothicaire vendra à loyal, juste et modéré prix.Chaque apothicaire devait posséder chez lui le livre qu’on appelle Antidotaire Nicolas.C’était la pharmacopée de Nicolas Meyrepse, un médecin grec du treizième siècle, qui avait exercé à Alexandrie.Son traité, embrassant 18 ensembles des médicaments alors connus, contient 2,656 formules, et il fut de bonne heure traduit en latin.Au reste, il existait déjà d’autres ouvrages sur cette matière, mais les livres étaient encore trop rares et trop chers pour que l’on pût demander aux apothicaires de se les procurer : VAntidotaire de PREPARATION PAR DISTILLATION DE L’ACIDE NITRIQUE D’APRES UNE GRAVURE DE 1698.13 9999999 Meyrepse était alors le guide obligé de tous, et restera le Codex officiel jusqu’en 1637.SITUATION SOCIALE DES APOTHICAIRES Quelle était exactement autrefois la situation sociale des apothicaires ?N’étaient-ils pas souvent des savants ?Avaient-ils, dans la société de leur époque, un rang plus élevé, égal ou plus bas que les pharmaciens de notre époque ?Elle semble avoir été, jadis, moins relevée que celle des pharmaciens actuels.La profession était surtout appréciée d’après la valeur des sujets qui l’exerçaient.Les médecins, dit-on, la tenaient en souverain mépris, au XVIIe siècle, et les parvenus de la corporation ne pouvaient faire oublier certaine partie de .leur art qui consistait à donner des lavements.Inutile de rappeler, ici, les sarcasmes de Molière à ce sujet (3).A l’origine (XlIIe siècle), les apothicaires étalaient au marché en compagnie des marchands d’échelles, d’écuelles et de poivre.Ils formaient une corporation avec les épiciers.Différents édits de 1514, 1553, 1554 et 1634, séparèrent ces deux métiers, avec prérogatives aux apothicaires.LES PIERRES PRECIEUSES JOUAIENT UN GRAND ROLE DANS LA PHARMACOPEE ANCIENNE.CETTE GRAVURE SUR BOIS EXTRAITE DE L’ “HORTUS SANITATIS” (1491) REPRESENTE UNE BOUTIQUE DE LAPIDAIRE AU XVe S.fgs \v vr 3 0 O o û âo «K ïmiïiJw&hL IjHUilUlttilH mim Au XVIe siècle, les apothicaires ne craignaient pas de se déconsidérer en étant métayers, fourniers, terveniers de mer, maquignons et marchands de porcs.Au commencement du XVIIIe siècle, les apothicaires vendaient des liqueurs, du chocolat et des jambons.Les apothicaires étaient plus ou moins considérés, avons-nous dit, selon leur valeur et les gens qui les appréciaient.Les apothicaires du roi et de la cour, et ceux des grandes villes, possédaient une certaine fortune, s’achetaient une seigneurie et fraternisaient avec la noblesse de robe.La noblesse les mêlait avec les autres commerçants, la bourgeoisie les considérait surtout à cause de leurs gains fabuleux.Les apothicaires des gouverneurs et des sénéchaux portaient l’épée.Plusieurs étaient seigneurs.On trouve un chapitre très intéressant, consacré exclusivement aux apothicaires, dans l’jEssai d’introduction à l’histoire généalogique, par le vicomte Oscar de Poli, Paris, 1887, pp.156-164, dont voici un extrait : .Les apothicaires n’étaient pas ce qu’un vain peuple pense ; inférieurs aux médecins par la hiérarchie, ils leur furent quelquefois supérieurs par le savoir, et tel apothicaire fut un parfait érudit, entouré d’une grande et légitime considération.Hiérarchiquement supérieurs aux chirurgiens, ils prenoient leurs degrés dans les universités et, s’ils n’estoient docteurs, au moins ils estoient licenciés, bacheliers ou maistres aux arts.Dans un tiltre recognu en 1471, l’apothicaire de René, roi de Sicile, duc d’Anjou et comte de Provence, prend les qualités de noble et d’honorable et tient mesme rang que le physicien ou médecin.Au XVIe siècle, comme les grands bourgeois, les apothicaires étaient qualifiés sire ; au XVIIe, noble homme, et même, comme les Conseillers au Parlement, Mon-sieurs maistre.APOTHICAIRES et PHARMACIENS D’aucuns pourraient se demander à quelle époque les apothicaires ont changé leur nom.A l’origine, les apothicaires et les épiciers formaient une même corporation ; mais, aux termes de l’article 1er de la Déclaration du 26 avril 1777, les maîtres apothicaires eurent seuls le droit de vendre des médicaments et composèrent ce qui s’appela le Collège de Pharmacie.Quant aux épiciers, ils ne pouvaient débiter que des drogues simples.L’abolition des maîtrises, au lendemain de la Révolution, amena un système nouveau.La loi de germinal an XI, organisant les écoles de pharmacie, soumit l’exercice de cette profession à des conditions spéciales, et consacra le titre de pharmacien.Il y eut alors deux catégories de pharmaciens en France, ceux de première et ceux de seconde classe, suivant la nature du diplôme obtenu.Cette distinction fut abolie en 1898 et il n’y eut plus que des diplômes de première classe.Depuis, le mot apothicaire fut rayé du vocabulaire (4).Quoi qu’il en soit, ce mot date du commencement du XVIIe siècle.Il a été employé en province longtemps avant de l’être à Paris.En résumé, il y a une certaine analogie entre la situation sociale des apothicaires et celle des pharmaciens.Ces derniers n’étaient pas, à la fin du siècle dernier, aussi considérés qu’ils le méritaient par leurs longues études et leurs titres scientifiques.Il est juste qu’il n’en soit plus ainsi.Depuis belle lurette, ils ont balayé leurs rayons des sirops de tortue, poudres de pierres précieuses, électuaires divers et serpents assortis des apothicaires d’autrefois (5).14 PHARMACIENS SAVANTS Un grand nombre de pharmaciens se sont distingués, soit dans les sciences, soit dans les lettres.Mais ils sont trop nombreux pour les citer tous dans le cadre de cet article.Les pharmaciens les plus savants au siècle dernier furent les docteurs en pharmacie.Ils se firent connaître par plusieurs découvertes et par des publications scientifiques.Nombreux sont ceux qui rendirent les plus éminents services aux sciences naturelles, chimiques, etc.et à leurs applications industrielles.Mentionnons tout d’abord des pharmaciens qui se distinguèrent dans les lettres.Il y en eut au moins deux à Florence.Aux termes des lois de la République, nul ne pouvait être nommé Prieur, s’il n’était inscrit sur la matricule d’un Arte (corporation).Pour remplir cette condition, Dante se fit recevoir parmi les pharmaciens.Probablement parce qu’il était inscrit sur le registre des médecins et apothicaires de Florence, le Dante Aleghieri, lorsqu’il se réfugia en France (exilé en 1302), c’est à un pharmacien de Paris qu’il demanda l’hospitalité.Le second pharmacien, sans avoir été aussi illustre que Dante, était cependant très estimé à Florence.Mat-teo Palmieri, né en 1405 et mort en 1475, était poète, historien et orateur.Il a écrit un poème scientifique La Citta Divina ; un dialogue moral La Vita Civile ; une histoire du monde La Cronaca Generale.En 1453, il fut élevé, tout comme l’avait été l’auteur de la Divine Comédie, à la dignité de gonfalonier de justice de Florence ; ce magistrat formait, avec le collège des Prieurs, la Signoria, pouvoir exécutif de la République.On compte parmi les pharmaciens français des XVIe, XVIIe XVIIIe et XIXe siècles nombre de savants et, parmi eux, des historiens, des antiquaires-archéologues, des chimistes de réputation mondiale dont plusieurs furent honorés par l’Académie des Sciences, etc.On rencontre dans leurs rangs jusqu’à des peintres et des miniaturistes de grand talent, des romanciers et des poètes.APPAREIL A DISTILLER AVEC SERPENTINS D’APRES UNE GRAVURE SUR BOIS DU XVe S.anfltm UN COURS DE CHIMIE AU DEBUT DU XIXE S.OU L’ASSISTANCE EST COMPOSEE DE PLUS DE SPECTATEURS QUE D’ELEVES (D’APRES UNE CARICATURE DE ROWLANDSON.) mm mm?15 SCIENCES NATURELLES, CHIMIQUES, etc.L'ECLAIRAGE AU GAZ Pierre Pomet, mort à Paris en 1699, a laissé plusieurs ouvrages sur les drogues simples et composées ; B.Martin, apothicaire du prince de Condé, a publié, en 1684, un Traité sur l’usage du lait ; Nicolas Leme-ry, mort à Paris en 1715, a publié plusieurs ouvrages sur la pharmacopée et la chimie ; François Descurain, mort à Estampes en 1740, est l’auteur d’un livre intitulé Observations sur les plantes, publié en 1747 par son petit-fils, le célèbre naturaliste Guettard ; Antoine Baumé, mort en 1804, qui a laissé un grand nombre d’ouvrages sur la chimie et la pharmacie ; Antoine-Auguste Parmentier, mort à Paris en 1813, auteur de nombreux écrits sur les végétaux et qui, de plus, a publié un Code pharmaceutique.Enfin, Louis-Claude Cadet-Gassicourt, mort en 1799, son fils Charles-Louis et son petit-fils Charles-Louis Félix Cadet-Gassicourt.Tous trois ont publié de nombreux ouvrages sur les sciences chimiques et médicales et sur la littérature.Soulignons également que le pharmacien Charles Le Maout fut un précurseur de Pasteur.Dès 1832, ses recherches scientifiques l’avaient amené à la découverte du microbe du choléra, qu’il soumit, à cette époque, à l’examen de l’Académie des Sciences, sans pouvoir attirer sur ses expériences l’attention qu’elles méritaient.Ce pharmacien fut aussi le premier météorologiste qui, après avoir constaté l’influence des décharges d’artillerie sur l’atmosphère, ait indiqué les moyens de produire artificiellement la pluie.Outre les nombreux écrits auxquels donnèrent lieu ces deux découvertes, il a publié quelques ouvrages de médecine.PORTRAIT DE WILLIAM HARVEY (1578 - 1657), MEDECIN ANGLAIS CELEBRE PAR LA DECOUVERTE DE LA CIRCULATION DU SANG.m&Sf m.bÆÊm * % - y- —, , , mm , Wmm 4i 4 v VN '*1 -J :î* Un pharmacien dont le nom est déjà oublié, mais qui mérite d’être rappelé, c’est Jean-Pierre Minkelers, qui succéda à son père, apothicaire à Maestricht.C’est à lui, en effet, que doit revenir l’honneur, si disputé entre Français et Anglais, de la découverte de l’éclairage au gaz.C’était en 1783, alors que les aérostats venaient d’être inventés ; le physicien Charles avait lancé à Paris le premier ballon gonflé par l’hydrogène pur.Mais comme l’hydrogène revenait à un prix très élevé, on pria trois professeurs de l’Université de Louvain, Minkelers, Ban Bouchaute et Thysbaert, de rechercher un gaz léger et peu coûteux qui pût enlever les aérostats.Ce gaz, — le gaz d’éclairage extrait de la houille —, ce fut Minkelers qui le trouva.Disons, en passant, que d’aucuns ont attribué cette découverte à un Anglais du nom de Murdoch, mais les travaux et les expériences de ce savant ne remontent pas plus haut que 1797 ou 1796 (6).On peut citer encore Eusèbe Gris, qui fonda, en 1826, une pharmacie qui lui acquit une réputation enviable.Il s’est fait connaître par l’emploi du sulfate de fer appliqué au régime végétal.Il fit paraître son premier travail sur cette matière en 1842.La presse scientifique tout entière rendit compte de ses travaux et, quand la mort le surprit, il avait déjà pris place dans le monde des savants.Parmi les pharmaciens qui, à Genève, aux XVIIIe et XIXe siècles, furent des savants, on doit citer en première ligne Pierre-François Tingry, d’origine française.En 1777, il construisit un fourneau qui devait mettre les doreurs à l'abri de l’influence des vapeurs mercurielles et écrivit un mémoire sur ce sujet.La Société royale de médecine de Paris couronna un travail sur la Détermination par l’analyse de la nature des remèdes antiscorbutiques de la famille des crucifères.Un de ses plus importants travaux fut son Traité sur l’art de faire et d’appliquer les vernis, Genève, 2 volumes in-8, 1803, traduit en anglais, Londres 1804.On cite encore de lui des analyses de diverses eaux minérales, des Observations sur la variété des spaths, et des mémoires sur la composition de l’éther, sur l’acide phosphorique, sur la consistance que les huiles acquièrent à la lumière, sur la phosphorescence de certains corps et parties des eaux de la mer, sur la nature du fluide électrique.Une mention est due à d’autres pharmaciens genevois, les Colladon, les Le Royer, les Peschier, qui cultivèrent aussi les sciences ou se signalèrent comme inventeurs.Cette tradition d’activité professionnelle et de recherches scientifiques se continue à l’époque actuelle.Ce fut dans le laboratoire de la pharmacie Le Royer que travailla comme préparateur, vers 1817, un jeune français qui fit à Genève une partie de ses études scientifiques et qui devint le grand chimiste Jean-Baptiste-André Dumas (1800-1884), membre de l’Académie de Médecine, de l’Académie des Sciences et de l’Académie française (7).Dumas était originaire d’Alais, dans le Gard.On lui doit la détermination du poids atomique d’un grand nombre d’éléments, l’étude de l’alcool amylique, qui a donné naissance à la féconde idée des fonctions chimiques, la découverte de la loi des substitutions, l’un des fondements de la théorie atomique.Son Traité 16 de chimie appliquée aux arts reste un des plus beaux monuments de la science chimique (8).REMEDES CONDAMNES Voici quelques notes concernant des remèdes condamnés par la Faculté de médecine comme dangereux pour la santé publique.En 1566, la Faculté de médecine de Paris condamnait l’antimoine, qu’elle recommanda ensuite en 1638 ; l’émétique et l’ipécacuana eurent le même sort.Condamnés d’abord, ils ne figurèrent qu’en 1666 dans le Codex des médicaments permis.Le sieur Blondel, docteur de la Faculté de médecine, publiait encore au XVIIe siècle que le succès du quinquina était le résultat d’un pacte implicite d’un diable et il le fit condamner.UNE PHARMACIE DU Xllle SIECLE La pharmacie la plus vieille du monde serait la Pharmacie du Cerf, à Strasbourg, qui existait déjà en 1268.En 1428, Aeneas Sylvius Piccolomini, le futur pape Pie II, y logeait.Goethe, qui était inscrit à l’Université de Strasbourg (1770), y venait pour suivre des cours de chimie que Charles Reinbold Spielmann, propriétaire de la Pharmacie du Cerf, donnait dans une salle du premier étage.Un livret de garçons de métier retrouvé dans les archives de cet établissement, en 1904, livret remontant jusqu’à l’année 1678, renfermait divers noms devenus célèbres : André Sigismond, devenu Margrave de Berlin, inventeur du sucre de betterave (1709-1782) et Emmanuel Merck, fondateur de la célèbre fabrique d’alcoloïdes de Darmstadt.ENSEIGNES DE PHARMACIENS Au siècle dernier, des enseignes de pharmaciens représentaient deux serpents s’enroulant autour d’un palmier, avec cette inscription latine : In his tribus versantur.On a cherché la signification de cet emblème.Esculape tenait en main un bâton où s’enroulaient deux serpents.Le serpent, dit Pline, sert à plusieurs remèdes.Le serpent, disent les moralistes, est l’emblème de la vigilance nécessaire au médecin.A Strasbourg, une pharmacie a pour enseigne un serpent, une autre, Un dragon.L’enseigne d'un pharmacien d’Augsbourg représente la transfiguration du Christ.Quel rapport ce miracle peut-il bien avoir avec la pharmacie ?En réponse à cette question, le Dr Lannefranque, qui était médecin de l’empereur, ¦— nous sommes en 1868 -— , avait répondu que son confrère Augsbourgeois aurait pu mieux choisir.la guérison des lépreux, par exemple, ou saint Bernard prêchant l’incarnation, avec le texte écrit au bas du tableau.Il n’y a rien de plus analogue à la pharmacie que la manière dont saint Bernard explique le mystère de la divine incarnation, avait-il ajouté.Et le médecin de lire à son interlocuteur le texte même de saint Bernard, écrit en latin et dont voici la traduction : Le ciel fit de l’homme et de Dieu un cataplasme pour guérir toutes ttos itifirmités.Ces deux natures furent broyées et mêlées dans le sein de la Vierge comme dans un mortier ; le Saint-Esprit servant de pilon pour en faire avec suavité le plus doux amalgame (9).LES BOCAUX Les bocaux contenant des eaux colorées, qui décoraient la montre des pharmaciens, au début du siècle, dateraient du commencement du règne de Napoléon 1er.Il en est question dans le tome IV de YEncy-clopédie méthodique : Chimie et Métallurgiei, par Fourcroy, lequel fut publié à Paris, chez H.Agasse, en l’an XIII, autrement dit, en 1805.A propos de l’eau céleste, ainsi appelée à cause de sa couleur bleue, on lit à la page 191 que cette eau étoit autrefois employée pour les maladies des yeux.Aujourd’hui, elle sert d’ornement aux boutiques de pharmacie.Chez les joailliers, on en remplit les bocaux qu’on place entre les lampes ou les chandelles et les yeux des ouvriers, pour adoucir la lumière et l’éclaircir tout à la fois (10).J'ai lu dans une ancienne revue, dont je ne me souviens plus du nom, qu’anciennement la loi imposait aux pharmaciens d’avoir une lanterne rouge comme enseigne, afin d’aider le public dans ses recherches en cas d’accident ou dans tout autre cas.Pour suivre cette tradition et ne point retarder sur le progrès, les lanternes furent supprimées et des globes ou boules colorées remplacèrent dans les vitrines les primitives lanternes.Dans les Français peints par eux-mêmes (T.III.p.312, Paris, 1841), Emile de la Bédollière a publié une amusante monographie du Pharmacien, dans laquelle l’officine est longuement décrite.Le soir, dit-il, des bocaux d’eaux colorées avec le sulfate de cuivre, DIVERS ACCESSOIRES PHARMACEUTIQUES, EN ETAIN, DU DEBUT DU XIXe S.: TIMBALE, BOUILLOTTE A TISANE, MOINE, SERINGUE POUR CLYSTERE, PISTOLET ET POT DE CHAMBRE.¦ .17 r Àaotàtmi- | «i»«/ ¦ • ¦—.nSp#&?7-00'.mSM&u*.r acide sulfurique et la teinture de coquelicot, dardaient sur le pavé leurs reflets rouges et bleus, et menaçaient les passants d’une amaurose immédiate.Ajoutons qu’avant la Révolution française, les apothicaires décoraient la devanture de leur boutique de ces jolis pots de faïence dont ils avaient le monopole, et surtout de chevrettes que l’on trouve encore dans certaines pharmacies (11).NOTES BIBLIOGRAPHIQUES 1.— Alfred Franklin: La Vie privée d’autrefois : Les médicaments.Ed.Plon, Nourrit et Cie, Paris, 1891.2.— Ordonnances royales, t.II, p.532.•— Fontanon, t.IV, p.458.3.—Franklin: La Vie privée d’autrefois (Chap.I, les apothicaires).4.— L’André-Portier: Histoire de la Pharmacie.— Origines — Moyen-Age — Temps modernes.Paris, O.Doin, 1900.5.— L’Int.des Chercheurs et Curieux, 1895, t.1, p.250.6.— L’Int.des Chercheurs et Curieux, 1899, t.2, pp.537-539.7.— L’Int.des Chercheurs et Curieux, 1907, t.1, pp.976-977.8.— Les renseignements concernant le chimiste Tin- gry sont empruntés au Dictionnaire des Genevois et des Vaudois qui se sont distingués dans leur pays ou à l’étranger, par Albert de Montel, Lausanne, 1878, 2 vol.in-8.9.— Cadet de Gassicourt : Voyage en Autriche,' en Moravie et en Bavière fait à la suite de l’armée française pendant la campagne de 1809, Paris, 1818.10.— L’Int.des Chercheurs et Curieux, vol.LVIII, p.1205.11.— Les Pots de Pharmacie, par le Dr P.Dorveaux, Paris, A.Maloine, 1908.NOTES SUPPLEMENTAIRES : Il a paru, dans divers périodiques et recueils de sociétés savantes, de curieuses monographies sur les corporations d’apothicaires.En 1782, on publia à Paris un calendrier à l’usage du Collège de Pharmacie.A Paris, de l’imprimerie P.G.Simon, imprimeur du Parlement, on trouve la liste chronologique des membres du Collège de Pharmacie, avec leurs noms, surnoms, qualités et demeures, etc., de 1726 à 1893 .Parmi les monographies se rapportant à la Belgique, le lecteur peut référer aux ouvrages suivants : I.-J.De Meyer, Origine des apothicaires de Bruges, de Pachtere, 1842.C.Broeckx, Note sur le liggere des apothicaires d’Anvers, Anvers, Buschmann.(Ext.des Annales de l’Académie d’archéologie d’Anvers, t.XVIII).ANCIENS OUVRAGES DE PHARMACIE ET DE CHIMIE Pour qui s’intéresse à d’anciens ouvrages traitant de pharmacopée et de chimie, l’auteur de cet article réfère le lecteur aux ouvrages suivants : Il existe de Moyse Charas, docteur en médecine et Chymiste du Roy de la Grande Bretagne, la Thériaque d’Andromacus, Paris, chez Laurent d’Houry, 1685.La première édition est de 1668.Dans le privilège de ce traité curieux et rare, (édition de 1685), permission est accordée à Laurent d’Houry de réimprimer la Pharmacopée Royale, Galenique et Chymique par le sieur Charas qui lui aurait cédé son privilège.Ce dernier ouvrage a été publié aussi à Lyon, chez Bruy-set, en 1753 et en 1758 ; cette dernière édition est la plus estimée, d’après le Dictionnaire bibliographique.Ajoutons que ce Moyse Charas, médecin-pharmacien et membre de l’Académie des Sciences, était né dans le Languedoc en 1618 et qu’il mourut en 1698.Il convient aussi de faire mention du Cours de Chimie de N.Le Fèvre, édité à Paris (5e édition), chez Lelpup, en 1751, 5 vol.in-12.Ce chimiste français, appelé en Angleterre par Charles II, mourut à Londres en 1674.VASE A THERIAQUE EN FAIENCE, DE MONTPELLIER (XVIlE S.).A REMARQUER : LA QUALITE DE LA DECORATION.MORTIER EN BRONZE, AUX ARMES D’AMBOISE, DE LA PHARMACIE DE L’HOPITAL DES CHEVALIERS.CHEVRETTES EN FAIENCE DU XVIII E.S.UTILISEES JADIS POUR LA CONSERVATION DES DROGUES, PUIS PLUS TARD COMME ORNEMENT. r ES récentes traversées effec-tuées sous les glaces polaires, avec un succès retentissant, par des sous-marins de la Marine américaine, ont mis en lumière l’intention de l’Administration maritime des Etats-Unis de construire des cargos sous-marins.D’ailleurs, ce projet s’est concrétisé par l’octroi d’un contrat d’étude récemment accordé à VAerojet-General Corporation, d’Azusa, Californie.Les techniciens de cette firme ont reçu pour mission d’établir l’utilité et la possibilité de créer de tels vaisseaux.Or la conception préliminaire indique qu’un tel cargo, quand il sera submergé, n’aura à la surface de l’eau qu’une sorte de gondole supportée par un mince aileron, où seront installés les quartiers de l’équipage et le poste de contrôle.Les recherches expérimentales se font en conformité avec l’Acte de la Marine marchande datant de 1936, et des rapports sur leurs progrès sont régulièrement transmis à M.Cla-rence-G.Morse, président du Bureau maritime fédéral, et à l’administrateur maritime du département américain du Commerce.Les travaux préparatoires concernant la construction d’un cargo sous-marin à grande vitesse sont avant tout orientés vers des fins commerciales plutôt que militaires.Ils sont menés sous la direction de M.Calvin-A.Gongwer, l’un des plus grands spécialistes de l’hydrodynamique aux Etats-Unis.En étudiant la possibilité de créer une coque appropriée à un tel navire, on a d’abord cherché a en réduire la résistance.Car c’est à cette condition que ce genre de cargo pourra prouver sa supériorité sur les autres formes conventionnelles de vaisseaux, en eau douce.Sa supériorité en eau salée sera d’ailleurs encore plus grande.Les recherches au sujet de la configuration extérieure de la coque tiendront compte des considérations hydrodynamiques et fonc- VERRA-T-ON BIENTOT LES CARGOS SOUS-MARINS?LA MINCE COQUE EFFILEE QUE L’ON APERÇOIT SOUS L’EAU EST L’UN DES DIFFERENTS MODELES DE COQUES PRESENTEMENT ETUDIES EN VUE DE LA CONSTRUCTION DU PREMIER CARGO SOUS-MARIN.CE MODELE A 47.52 POUCES DE LONGUEUR ET 4.5 DE DIAMETRE.v: k m * • - ¦ wmwmmmmmmtrn wmwmmmmmmtrn tionnelles, afin cl obtenir un navire se comportant d’une façon parfaite à de grandes, profondeurs.A cet effet, différents modèles subissent présentement des essais dans le bassin expérimental de la firme Aerojet, qui est le plus vaste du genre aux Etats-Unis.Cette entreprise est d’ailleurs particulièrement bien équipée à cause de sa vaste expérience en recherches hydrodynamiques, y compris l'hydroballistique à haute vitesse, la propulsion par réaction dans l’eau et le domaine général des submersibles.Les essais poursuivis avec les différents modèles de coques porteront d’abord sur la résistance, qui constitue un facteur vital.Chaque modèle sera expérimenté à des profondeurs variant graduellement, et la résistance sera enregistrée.Cette manoeuvre s’accomplit en touant le modèle autour d’un bassin circulaire, après l’avoir relié à une balance fixée à l’extrémité d’un mât pivotant.D’autres instruments permettent également de déterminer le rendement de l’aileron qui coupe la surface de l’eau et le CONÇU PAR UN ARTISTE.A LA SUITE DES RECHERCHES ACTUELLEMENT MENEES LmUtAcUCrlUT.ET-GEN E RAL CORPORATION", D’AZUSA, CALIFORNIE, CHARGEE DE REALISER CE PROJET AA LA CARGAISGN DANS SA COQUE SUBMERGEE, TANDIS QUE SON EQUIPAGE fT.LOGES DANS UNE GONDOLE SUPPORTEE PAR UN MINCE AILERON VERTICAL.AU-DESSUS DE LA SURFACE DE L EAU.UN MOTEUR ATOMIQUE ASSURERA LA PROPULSION ET PERMETTRA AU VAISSEAU DE VOGUER COMPLETEMENT SUBMERGE.comportement de la coque submergée.Après avoir établi la forme parfaite de la coque, il faudra étudier la structure générale du vaisseau, son unité motrice, son système de contrôle, l’espace à réserver pour la cargaison et l’équipement général.Il faudra également étudier le poste de commande, le système de ventilation, la propulsion et la structure de la gondole non submergée.Cette gondole, qui voguera au-dessus de l’eau, permettra d’utiliser les méthodes ordinaires de navigation en usage sur les navires de surface.Quand le navire sera submergé, un système de contrôle triaxial permettra la commande de direction, la stabilisation longitudinale et la puissance nécessaire pour garder le navire à sa profondeur appropriée.De fait, la coque restera submergée sous les forces hydrodynamiques et elle volera littéralement sous l’eau.Par ailleurs, tout laisse prévoir que la source d’énergie nécessaire pour actionner les pompes de la propulsion à réaction proviendra d’un moteur atomique.CE BASSIN CIRCULAIRE DE 110 PIEDS DE DIAMETRE ET DE 11 PIEDS DE PROFONDEUR SERT AUX ESSAIS DES DIFFERENTS MODELES DE COQUES.CHAQUE MODELE EST ATTACHE A L'EXTREMITE D’UN MAT PIVOTANT, CAPABLE DE SIMULER UNE VITESSE DE 100 NOEUDS.mm î(h travail 4e longue haleine Le revêtement en de tunnels ferroviaires E chemin de fer Pacifique Canadien fait actuel-i-1 lement poser un revêtement de béton sur les parois des fameux tunnels en spirale, longs de 6,150 pieds, qui se trouvent sur la voie principale de la compagnie dans les Montagnes Rocheuses.Le travail a été entrepris il y a quatre ans et se continuera encore durant plusieurs années.Ces tunnels, situés entre le Lac Louise, en Alberta, et Field, en Colombie-Britannique, furent percés en 1908, soit 25 ans après la construction de la voie originale, afin de faciliter le passage des trains en cet endroit.Dans la passe du Cheval-qui-Rue, une section de quatre milles de voie présentait une forte pente s’élevant jusqu’à 4.5 pour cent dans sa plus grande partie.Cet état de choses rendait pénible le mouvement des trains et imposait une forte limitation sur le tonnage des convois.On décida qu’une dépense substantielle était justifiée pour porter remède à cette situation.On y arriva en construisant deux tunnels dans les pics rocheux s’élevant de chaque côté de la passe, afin de répartir la montée sur une plus longue distance et de diminuer ainsi la pente.Ces tunnels affectent une forme circulaire et ascendante, d’où leur nom de tunnels en spirale.Leur construction exigea l’excavation de 750,000 verges cubes de roc et plus de 1,000 hommes furent employés à ce projet durant deux ans.La voie se trouve allongée de huit milles en passant par ces tunnels.De l’entrée de l’un à la sortie de l’autre, la différence de niveau est de 325 pieds.Le plus élevé des deux, foré dans la base du mont Cathedral, mesure 3,225 pieds de longueur et décrit un arc de 288 degrés dans la Un train de marchandi ses du Pacifique Cana dien, sur le point de s’engager dans l’un des fameux tunnels en spi raie de la compagnie dans les Montagnes Ro cheuses, dont on apei çoit les entrées à gauche et à droite.Les deux tunnels, situés entre Lac Louise, en Alberta et Field, en Colombie Britannique, furent tei minés en 1908.Leur construction avait em ployé plus de 1,000 horn mes durant deux ans J a/ ?' .V.v ; / , - £ f S ¦HE (ÜÉt__ -, m§» montagne.Le second, creusé dans le mont Ogden, mesure 2,922 pieds et décrit un arc de 226 degrés.La voie ferrée présente ainsi une double boucle en forme de “8”.Lors du percement des tunnels, seules les parties les plus instables des parois de roc avaient été renforcées au moyen d’un revêtement.On aménagea des portails flanqués de courtes sections de revêtement en béton, d’une longueur totale de 484 pieds.Sur une autre longueur de 1,206 pieds, les parois avaient été revêtues de pin de Colombie, alors qu’on avait laissé sans revêtement les 4,486 pieds restants.Il devint bientôt évident, toutefois, qu’un revêtement serait nécessaire sur toute la longueur des tunnels pour assurer la circulation des trains sans danger.Ce travail fut effectué en 1912 et 1913 au moyen de bois non traité.Une inspection détaillée de l’état du revêtement, faite en 1954, permit de constater que les sections les mieux conservées du revêtement en bois étaient bonnes encore pour dix ans.Vu le temps nécessaire et la dépense impliquée, on décida d’effectuer un programme de rénovation établi d’après ce délai.A la suite d’une étude soignée des divers types de revêtements possibles, on opta pour le béton armé qui répondait le mieux aux exigences.En haut : Pose du nouveau revêtement en béton dans les tunnels en spirale du Pacifique Ca-andien, dans les Rocheuses.Ici, des pièces de bois de l’ancien revêtement sont enlevées pour être remplacées par une armature métallique, laquelle est recouverte de quatre pouces de béton appliqué sous pression par le procédé « guni-te ».Ci-contre : Exemple de formation de roc dans les tunnels en spirale, entre le lac Louise, Alberta, et Field, C.B., sur la ligne principale du chemin de fer Pacifique Canadien.Il s’agit principalement de calcaire crystallin, mêlé à de nombreuses couches de roc friable. Des arches en béton armé sont construites à tous les 5 ou 6 pieds.JEnsuite, une couche de béton est posée sur la voûte par le procédé gunite.Aux endroits où le roc est instable et friable, le revêtement est plus substantiel afin de pouvoir supporter des charges plus lourdes.Des formes sont construites entre les piliers déjà en place.L’armature est posée et le béton coulé jusqu’à la hauteur des arches.La fréquence des trains, l’espace restreint autour des portails et la distance séparant les portails du chantier sans cesse mouvant exigent que le travail soit organisé avec soin.Un indicateur de la marche des trains est remis deux fois par jour à l’équipe de construction.De plus, des signaleurs sont de faction à une distance suffisante de chaque portail, pour constater l’approche des convois environ 10 minutes avant leur arrivée au tunnel.Le contremaître est alors averti, la voie libérée et l’échafaudage enlevé avant que les trains ne traversent le tunnel sans s’arrêter.La disposition et la longueur des tunnels empêchent l’emploi d’outillage mécanique sauf pour de brèves périodes, à cause de l’insuffisance de la ventilation.Il faut donc effectuer à la main une somme considérable de travail qui serait normalement accompli par des machines.L’équipe affectée à la pose du revêtement compte en moyenne de 29 à 32 hommes et le travail est limité à la période de mai à octobre chaque année.Le travail se poursuit depuis quatre ans et l’on a déjà terminé une longueur de 1,865 pieds de tunnel, ce qui a exigé l’emploi de 40,000 sacs de ciment.La pose de ce revêtement a été confiée à une firme d’entrepreneurs généraux de Montréal.Pour permettre le passage sans danger des trains dans les tunnels en spirale du Pacifique Canadien, on en recouvrit les parois d’un revêtement en bois en 1912 et 1913.On voit ici une partie de ce premier revêtement, dont le bois n’avait subi aucun traitement spécial.Une partie de nouveau revêtement des tunnels.Une armature métallique a été disposée entre les piliers et, du béton a été coulé jusqu’à la naissance des arches.On a ensuite introduit du béton sous pression entre le revêtement et les parois de roc nu, par le procédé « gunite ». The Helisphere.A New Radar Antenna FIFTY yards of drapery material, purchased in a Pittsburgh department store, have been converted by scientists at the Westinghouse Research Laboratories into a modern radar antenna.The antenna can be made in very large sizes so as to concentrate low-frequency radar waves into the intense, narrow, moving beam required for powerful, long-range, anti-missile radars of the future.But to the electronics engineer, the radar antenna — known as a Helisphere — has an especially important advantage.It scans a complete circle without any motion of the antenna structure.In contrast, conventional radar antennas must rotate continually.A nonrotating radar antenna has several advantages over conventional types.It permits faster scan and track rates and eliminates the driving power normally required ; antenna construction is simplified and the problem of rotating bear- ings — especially acute in large, ground-based radar systems — is eliminated.The Helisphere secures these advantages by substituting motion of a small feed horn inside the antenna for the customary rotation of the antenna structure.Essentially, the Helisphere antenna is a sphere, either inflated like a balloon or of rigid construction like a plastic globe.On the surface of the sphere, or imbedded in it, are narrow metal conducting strips.These strips are wound around the sphere in a multiple helix, like the stripes on a barber pole.This peculiar helical layout on the sphere gives the Helisphere its name.Operation of the Helisphere depends upon the fact that radar waves can be polarized.These polarized radar waves are beamed against the inside surface of the sphere, in a plane parallel to the thin conducting strips on the sphere.When so oriented, the sur- This functional scale model illustrates with a light beam the working principle of the antenna.Radar waves from a rotating source are sprayed against the inside surface of the stationary balloon-shaped antenna ; the wave is reflected through the opposite side of the sphere as an intense, narrow beam.face acts as a focusing reflector for the radar waves projecting them toward the other side of the sphere.Because of the nature of the helix, the strips on the opposite surface of the sphere lie at right angles to the reflected radar waves, and the waves pass through this surface and into space as a narrow radar beam.Radar energy is fed into the antenna through a vertical, hollow tube, or wave guide.The top of the wave guide is bent at right angles and aimed horizontally at the inside surface of the antenna.Simply rotating this wave guide inside the antenna rotates the radar beam.The “department store” version of the Helisphere antenna (see front cover) consists of a balloonlike cloth structure,' six feet in diameter.The all-important conducting metal strips, winding spirally around the surface of the antenna, are simply the decorative metallic threads woven into the fabric when it was loomed as a drapery material.The cloth is placed around a rubber bladder and the Helisphere is inflated to shape by pumping it full of air.Only low pressures are required—approximately one-tenth psi.Another inflated cloth structure, called a radome, completely covers the balloon-shaped Helisphere.A large plastic bag acts as a low-pressure airlock, through which the scientists enter and leave the space between the Helisphere and its radome.The radome protects the antenna from weather and keeps it stationary in the wind.Because a sphere is inherently the most stable of inflated shapes, the Helisphere is especially rigid and sturdy.Experiments have shown that the Helisphere antenna operates effectively over a considerable range of beam elevation angles.The transmitted beam shows a width of only one degree.Sjnurious radiation from the sides and back of the antenna is no higher than that produced by conventional types.Scientists see no technical reason why the Helisphere will not scale up to large sizes and eventually emerge as a highly useful and desirable type of radar antenna structure.A full-scale Helisphere would be about 100 feet in diameter.Reprinted from “The Westinghouse Engineer”. ORigiNES et TECHNIQUES des "ARTS VIVIUA TO 1RES" par Eddy L.MacFARLANE Professeur à l’Institut des Arts Graphiques UI CONSULTE d'anciennes encyclopédies lit à l'article Art: «Amas de préceptes, de règles, d'inventions, d'expériences ».Cette définition, quelque peu rudimentaire si on l'applique aux arts libéraux ou à la perfection d'une technique, convient exactement aux procédés superstitieux auxquels les hommes eurent recours pour connaître leur « destinée ».Des milliers de volumes, manuscrits ou imprimés, témoiqnent de l'intérêt que ces pratiques ont, de tous temps, suscité : des centaines d'auteurs, et des plus illustres, y ont consacré le meilleur de leur activité, soit pour y ajouter, soit pour les combattre.L'ampleur même des procédés de divination, héritage de la plus haute antiquité, l'esprit qui y présidait, l'exploitation éhontée de la crédulité ne pouvaient laisser l'Eglise indifférente.D'autant que, sans vergogne, on y introduisait comme adjuvant des parodies de la pompe sacrée, des prières rituelles, des objets du culte, — la Bible elle-même servait souvent d'agent d'exécution, — pour mieux frapper l'imagination et apaiser la conscience des faibles.Ce qui aujourd'hui nous fait sourire était jadis, si bien pris au sérieux, et si répandu, qu'un saint Paul, un saint Augustin, un saint Thomas d'Aquin n'hésitèrent pas à argumenter et à jeter dans la balance le poids de leur autorité pour démontrer la stupidité, le danger, l'indignité de telles aberrations.Dès lors pourquoi perdre son temps à étudier pareilles calembredaines ?C'est que, outre leurs aspects cocasses, les « Arts Divinatoires » sont à l'origine de la plupart de nos sciences actuelles : comme chacun sait, l'astrologie engendra l'astronomie ; la rabdhomance conduisit insensiblement aux recherches sur la radioactivité des corps.On en pourrait citer bien d'autres, notamment parmi les sciences conjecturales ; et si les mathématiques n'en sont point issues, ce qui reste à prouver, le moins qu'on puisse dire est qu'elles fournirent un large contingent de prédictions.De plus, les « Arts Divinatoires » sont inséparables de l'histoire de l'humanité.Quiconque prétend étudier, et comprendre, les anciennes civilisations, qu'elles soient protohistoriques, antiques, précolombiennes, ou, dans le cadre actuel, primitives, ne devrait en négliger les multiples phases.Pour l'homme préhistorique, tributaire d'une quête plus ou moins fructueuse, l'avenir est circonscrit à un problème vital : la nourriture.Sa vie psychique est réduite à l'extrême ; à dire vrai, elle n'est que fonctionnelle.en haut : Lettrine de l’Atelier Jean de Tournes pour « Compendio-lum », Lyon, 1556.Caïen et Abel.Bois gravé pour « Supplementum chronicarum », imprimé à Venise en 1486 par Bonino de Bonini.oO e®o o 25 S0M9 ztK-, Groupe de femmes dans une scène rituelle de botanomancie, Bas-relief ovale.Musée de la Villa Torlonia.Rome.Les incantations auxquelles il se livre n'ont d'autres buts que lui procurer un gibier abondant.Amplement pourvu, il ne songe d'abord qu'à satisfaire sa voracité.Mais la chasse, demain, sera-t-elle suffisante ?L'expérience, sans doute, lui a démontré maintes fois l'inanité de se fier par trop aux oracles.A force de connaître les affres d'une famine annihilante, il s'est peu à peu tourné vers une solution raisonnable : la prévoyance.C'est là, à notre avis, l'un des plus importants paliers de l'évolution humaine.Et les descendants de ce primitif chasseur en ont fait une science complexe : l'Economie.Obscurément conscient de la force que confère l'union, peut-être aussi à l'exemple de certains animaux grégaires, certainement par vocation, l'homme, très tôt, s'est groupé en petites sociétés communautaires.Celles-ci, pour prospérer ou simplement survivre, exigeaient un chef responsable et si, selon le vieil adage, gouverner c'est prévoir, ce chef eut probablement l'obsession des lendemains de sa tribu.A la vertueuse prévoyance initiale il prétendit ajouter certaines conjec- tures tirées de l'observation des phénomènes naturels ; voire, l'ambition étant sans limites, provoquer ceux-ci.Ainsi naquirent, ici et là, les pratiques occultes dont l'extension et la complexité suivirent le développement de ces nations embryonnaires.Aussi loin que nous puissions remonter dans le passé des civilisations, soit à l'aide de documents écrits, soit par des évocations plastiques, nous voyons l'homme hanté par un « à venir » devant lequel il se sent désarmé.Faut-il s'étonner qu'il ait cherché à percer le mystère de son « devenir » ?Qu'il ait voulu connaître cet « à venir » pour, éventuellement, et selon son faible entendement, orienter sa vie vers un « mieux-être » ?Conjointement à ce désir de développement social naissent aussi des inquiétudes d'ordre purement psychiques.Subconsciemment il souhaite le dialogue avec les « forces » invisibles dont il ne connaît que les manifestations.Son sens de la hiérarchie lui fait pressentir une « Force » supérieure qui commande aux autres ; il échafaude ainsi un panthéon qu'il prétend mettre à son service.Face à une nature mystérieuse et puissante, une nature qui tour à tour gronde et sourit, l'homme ne peut que consulter cette Alma Mater à laquelle il doit tout.Déjà il a constaté que si cet « à venir » est conditionné en partie par ses actes, des éléments extérieurs à sa volonté favorisent ou contrecarrent ses projets.De là à l'observation statistique, il n'y avait qu'un pas.Cette statistique sera à l'origine des « présages », •— et ceux-ci des « oracles », — dont l'importance historique n'est guère niable.Dégagée d'un fatras de prédictions laborieuses, cette mantique, (1) fondée sur l'analogie, l'alternance des faits, leur fréquence, n'est pas aussi déraisonnable qu'elle apparaît de prime abord : en annonçant tempête ou bona-ce selon que les plongeons s'éloignent ou non de la mer, en croyant au beau temps lorsque les chauves-souris volent loin des maisons, marins et paysans du XXe siècle ne font que répéter les pronostics de cent générations.Ces présages, nous les retrouvons au milieu de mille autres chez les Sumériens, les Hittites, les Assyro- 26 Babyloniens.Et l'Eglise primitive si pointilleuse, si nécessairement vigilante lorsqu'il s'agit de traditions païennes n'y a rien vu que de licite ; par contre, Elle ne peut tolérer que ces présages se modifient en superstitions, autrement dit qu'ils conditionnent un comportement profond de l'individu.Elle n'hésite pas à fulminer dans le cas de pratiques divinatoires ; à la sanction majeure de l'excommunication s'ajoute, face à l'extension des mantiques médiévales, des peines corporelles, dont celle du bûcher.De telles menaces, heureusement, ne sont plus nécessaires.L'homme d'aujourd'hui a pris conscience de son libre arbitre ; il sourit à l'évocation de ces « sciences occultes » qui jadis, par leur déterminisme, engendraient de tragiques renoncements.Si les raisons de certains phénomènes lui sont encore inconnues, il n'y verra pas pour autant une manifestation « surnaturelle » ou magique, et celle-ci éveillera davantage sa curiosité qu'un sentiment de terreur.Certes, dans nos sociétés civilisées on rencontre encore des voyantes, des astrologues, des spirites, des « jeteux » de sorts, qui abusent de la crédulité ou de la douleur humaines ; leurs activités, Dieu merci, aboutissent généralement devant les tribunaux.Quant aux « magiciens », aux illusionnistes, s'ils nous montrent leur savoir-faire, ce n'est qu'au music-hall, pour notre divertissement.LES « PRINCIPES » HORS l'Oneiromance ou interprétation des songes, la quasi totalité des « techniques » divinatoires s'appuyaient sur les quatre Unités fondamentales de la Nature : le feu, l'eau, la terre, le ciel.Cette conception traditionnelle est celle des plus antiques civilisations ; elle prévaut alors en philosophie, sera la pierre d'achoppement de l'alchimie et généralement de toutes recherches et doctrines à caractère scientifique.Les devins s'en réclament qui exercent la Pyromancie, l'Hydro-mancie, la Géomancie, l'Aéro-mancie.Ces quatre procédés primitifs ne vont guère tarder à se ramifier en des centaines de « techniques » se chevauchant, ayant parfois une double ou même une triple appartenance.Les unes, gardant la naïveté du premier âge, ne dépasseront pas les limites locales ; les autres, d'une complexité propre à frapper l'imagination des foules, deviendront des instruments de gouvernement.Certaines de ces pratiques s'élèvent à la hauteur d'une religion avec tout le cérémonial que cela comporte ; elles auront leurs servants hiérarchiquement désignés ; les sentences publiées seront exécutoires sous peine de châtiments terribles, terrestres ou célestes.Tant que le Prince est un « initié », ou n'y croit qu'à demi, les conséquences en sont relativement bénignes pour l'ordre public ; s'il sait « orienter » les décisions, il renforcera même son pouvoir, rendra impératifs ses souhaits.Sa crédulité au contraire fera de lui le joust d'une faction et l'on peut affirmer que bien des faits historiquement inexplicables, illogiques, s'éclairent facilement si on les considère sous cet aspect.Parmi les « mantiques fondamentales » que nous citions plus haut, nous choisirons aujourd'hui la Pyromancie, probablement la plus ancienne.La plus curieuse aussi par les moyens mis en oeuvre, les règles complexes qu'elle suscite, le cérémonial qui préside à ses formes les plus officielles, la créance qu'elle rencontra auprès du peuple, voire d'hommes considérés comme supérieurs.LA PYROMANCIE LES extraordinaires caractéristiques du feu, sa fantasmagorique luminosité durent singulièrement fasciner nos très lointains ancêtres.Amie bienfaisante autant qu'ad-versaire redoutable, la flamme incline à la méditation l'homme le moins doué de spiritualité.Elle réduit et transforme toute matière, lui extirpe un mystérieux langage : du crépitement joyeux au gémissement sinistre.Les plus redoutables animaux s'en tiennent respectueusement à l'écart.Ajoutons que le feu tombe du ciel dans un bruit effroyable, laisse sur son passage une étrange senteur, em- Cérémonie de consécration et de pyromancie selon le rituel isiaque, d’après une fresque, trouvée à Herculanum.Musée de Naples.27 ifT-urt MSRS?i «c: brase, d'un coup, une forêt, fige en des poses invraisemblables, instantanément, tout être croisant son chemin.On serait subjugué à moins ; il n'est guère étonnant que le primitif ait été, et soit encore troublé par ce visible mais insaisissable témoignage d'une « Puissance » tour à tour amie et ennemie.Il s'agissait donc de connaître ses desseins.Ce qu'il tenta.Dès ses premières pages, le Livre par excellence, la Bible, nous offre un exemple d'Empyromande, c'est-à-dire d'un présage tiré de l'observation de la flamme et de la fumée.Celle-ci montant droit vers le ciel, celle-là vive, joyeuse, pétillante, sont les signes indiscuta- ¦\\* v T V 0mm Sacrifice propitiatoire à Artémis.La direction des flammes indiquera si le moment est favorable ou non pour la chasse.(Partie de la mosaïque de la villa impériale de Piazza Armérina, Sicile.Début du IVe s.) blés que l'holocauste d'Abel le pasteur est agréé.Caïen le laboureur tire une conclusion contraire de la trop lente combustion de son offrande.Il n'en faut pas davantage pour dresser le sédentaire, — conflit toujours vivace entre deux modes de vie, — contre le nomade.En supprimant son frère, toutefois, Caïen fait montre d'un psychisme peu développé ; plus exactement annihilé par un genre d'existence moins conforme, aux yeux du narrateur, à la naturelle vocation de l'homme : le nomadisme.D'autres exemples de cette mantique nous sont connus par des textes assyro-babyloniens datant d'au moins 4000 ans, retrouvés au cours de fouilles archéologiques.En voici trois, parmi cent autres, porpres à donner une idée de la forme un peu simpliste de l'interprétation : « Si les llammes du leu sont noirâtres, dans les trois jours le malade .(texte mutilé) ».« Si la llamme du loyer crépite et se porte en avant : agression, inimitié dans la maison du consultant ».« Si la llamme se divise, d'elle-même, en sept languettes, le dieu se détachera de l'homme » (2).Lorsque YEmpyromancie se pratiquait au moyen d'herbes, de plantes, spécialement de feuilles de sauge, elle prenait le nom de Botanomancie.Une peuplade encore mal connue d'Asie Mineure, les Mysiens, s'y étaient taillés, au dire de Strabon, une insurpassable réputation.Se nourrissant exclusivement de miel, de lait, de fromage, menant une vie édifiante, les Mysiens se vouaient uniquement au culte des dieux, ce qui leur valu le surnom de Cap-nobates, c'est-à-dire « ceux qui lont monter la fumée ».Les pré- Préliminaires à une cérémonie d’Aruspicine.(Détail d’un bas-relief du 1er s.Rome : Musée du Vatican.) 28 sages tirés de la combustion des graines de pavots ou de sésames qu'ils jetaient sur des charbons ardents étaient particulièrement appréciés.Dans certains cas, ils employaient soit de l'encens, soit des feuilles de figuier, d'où les noms de Libanomance et de Sy-comance donnés à leurs prédictions.Pratiquée par les Grecs, la Daphnomancie avait pour agent une branche de laurier qui, si elle pétillait en brûlant, annonçait le succès d'une entreprise.Une autre forme très populaire de divination par le feu, la Sidé-romancie, survécut en Europe occidentale jusqu'à la fin du XVIIe siècle.Il s'agissait de prendre des fétus de paille ayant séjournés au moins une nuit dans une église et de les jeter en nombre impair sur un fer rouge.« On faisait jugement, prétend Concino Conci-ni, par le tournoiement et inflex d'icelles, les figures du vol, le train de la fumée » (3).Toutes ces mantiques, très répandues dans les campagnes, ¦— et nous ne sommes pas certains qu'elles aient complètement disparues, — changeaient de nom selon la matière utilisée.On en pourrait citer plusieurs centaines ; en fait, elles procèdent d'une même interprétation assez puérile.Bien plus complexes étaient l'Aruspicine et son dérivé l'Hépa-toscopie.Nées probablement en Asie Antérieure, où l'on en trouve trace au IVe millénaire, elles connurent une extraordinaire faveur et donnèrent lieu à de grandioses cérémonies.Aucun Etat de l'antiquité n'entreprit une action de quelque envergure sans les consulter officiellement ; elles consistaient dans l'examen des viscères et plus particulièrement du foie de certains animaux sacrifiés aux dieux.Un millier de textes assyro-ba-byloniens traitant de la question ont déjà été traduits et publiés ; d'autres, chaque année, les corroborent.A la faveur de ces textes cunéiformes on connaît à peu près aujourd'hui le processus et le détail de l'opération.Avant toute chose le bârû, nom du prêtre officiant, écrivait les questions sur des tablettes d'argile.En tête il ne manquait pas d'attirer l'attention de la divinité en ces termes : « O dieu Shamash, ô grand seigneur, og '/ Aspect du foie en bronze découvert à Piacenza, Italie.Cet objet, destiné à l’initiation, est divisé en 40 régions célestes, chacune attribuée à un dieu (cl’après B.Meissner in « Babylonien und Assyrien »).à ce que je te demande, répond en toute vérité ! » Puis venaient les questions avec l'espace suffisant pour chaque réponse ; finalement une formule rituelle : « Ta grande divinité sait cela ; est-ce décidé dans ton auguste volonté divine ?Cela sera-t-il exaucé ?» Le bârû s'approchait alors de l'autel et des acolytes amenaient l'animal, généralement un mouton.Si la bête évitait le coup ou ne mourait pas sur le champ le présage était mauvais ; si au contraire la victime se laissait docilement conduire au lieu du sacrifice et succombait sans soubresauts on concluait aux bonnes intentions du dieu.Ce n'était là que préliminaires.Avec l'examen minutieux des circonvolutions intestinales commençait la véritable cérémonie : anomalies, ulcérations, grosseurs, odeur sont autant d'indices précieux.On prenait des notes, on se référait à des codes ; coeur et poumons retenaient aussi l'attention.Le foie cependant était examiné avec un soin particulier car les Assyro-Babyloniens en avaient fait le siège des senti- Type de foie en argile, d’origine babylonienne (d’après A.Bois-sier).On remarquera la division en zones et les aspérités majeures sur lesquelles de nombreuses inscriptions cunéiformes ont.pour but de faciliter l’étude de l’élève.Schéma d’une terre cuite, appartenant au British Museum, où les traits du géant Hawawa sont figurés par des intestins (vers 2000 av.J,C.).Tablettes assyriennes avec exemple de circonvolutions intestinales ( d’après B.Meissnetù.29 r‘-.mm an «H7 lasgr ^ & .-v# ,,.I P*X Scène de sacrifice.Mosaïque de pavement, de la caserne des Vigiles à Ostie, Italie.Ile siècle.Les « animaux du sacrifice ».Haut-relief de la base des décennales.Rome (début du IVe s.) breuses métaphores où ce viscère est cité : « que ton foie s'apaise » est une demande de pardon ; le « foie te brûle » équivaut à « tu es irrité » ; le « foie te guide » invite à accomplir une action louable.Il semble même que l'on ait identifié le foie de la victime et celui du consultant, et en vertu des liens spirituels qui l'unissaient au dieu, au dieu lui-même.D'où une suite de conclusions parfois dangereuses s'il s'agissait d'un particulier ! Le foie n'était jamais ouvert ; seule sa surface donnait lieu à examen.Mais quel examen ! Aussitôt arraché du corps de l'animal, il est tenu à plat, la vésicule biliaire bien en vue, le cul de sac de celle-ci tourné vers l'extérieur.Aucun aspect n'est négligé, si subtil soit-il.Dépressions, saillies, direction des ramifications sont distinctement nommées et décrites à l'aide d'un vocabulaire particulièrement riche : shu-si désigne le processus pyramidalis avec sa base, sag, et sa tête, ur ; tsi est la vésicule biliaire ; la bile, mê ; le canal hépatique, gir ; le canal cholédoque, mê-mi etc .(4).Avec les zones et la « manière d'être », on se trouve en présence d'une centaine de mots.Quant aux combinaisons possibles, elles sont innombrables.Aussi existe-t-il des « séminaires » où s'enseignent l'« Art de l'Aruspicine » et de l'« Hépatoscopie ».Les étudiants, recrutés dans la classe sacerdotale, ont à leur disposition un incomparable dépôt d'archives constitué par les milliers de cas soigneusement enregistres sur tablettes d'argile, sorte de procès-verbaux de chaque cérémonie officielle ou privée.Des foies en bronze ou en argile, des exemples de circonvolutions intestinales servent également à l'enseignement.La similitude des foies artificiels retrouvés en Toscane (Italie) et en Asie Antérieure a renforcé l'hypothèse de l'origine d'un peuple encore très mal connu : les Etrusques.Arrivés en Italie vers le IXe siècle avant notre ère, ceux-ci ont laissé des témoignages d'une civilisation particulièrement brillante dont les Romains furent plus tard les bénéficiaires.C'est des Etrusques, entre autres choses, qu'ils apprirent l'Aruspicine qui devait connaître dans le monde romain une éclatante fortune. Disparus les derniers Tarquins, des notables d'Etrurie n'en siègent pas moins au « Collège des arus-pices » et le « roi du sacrifice » est souvent choisi parmi eux.Ici encore, de nombreux documents nous renseignent sur les détails de l'opération.Comme chez les Assyro-Babyloniens, et antérieurement les Sumériens, peut-être aussi les Hittites, toutes les observations étaient en quelque sorte confirmées ou nuancées par la façon dont la flamme environnait la dépouille et la consumait : direction de la fumée, odeur, craquements ajoutaient à la prédiction.A en croire Gaspard Peucer, les cendres encore incandescentes étaient aussi interrogées : « On escrivait, dit-il, dans les cendres avec le doigt (?) ou un baston, la chose dont il faloit deviner, car ils (les Romains) avo-yent opinion que les lettres qui demeuroyent en leur entier nous monstroyent ce qu'il faloit espérer pour l'avenir » (5).Ce dernier rite néanmoins, que Peucer nomme Téphramance, ne se retrouve pas, à notre connaissance, dans les « libri haruspicini », c'est-à-dire dans les recueils de règles de l'aruspicine romaine.Sait-on que les Aruspices eurent des adeptes en Europe Occidentale jusqu'au Xle siècle ?Qu'il ne fallut pas moins de trois conciles pour en interdire formellement la pratique « à la manière barbare », c'est-à-dire selon la stricte tradition, sous peine d'excommunication ?On se borna dès lors à interroger une omoplate de mouton, — en Allemagne, sous le nom de Céphalomancie, une tête d'âne, — que l'on jetait dans un feu de bois.Des fissures provoquées par la calcination de l'os on augurait de l'avenir.Me croira-t-on ?Je l'ai vu faire encore il y a moins de vingt ans dans un petit bourg d'Italie.L'« officiante » n'avait aucunement le faciès tourmenté et rébarbatif d'une « sorcière ».Elle procédait simplement, dans l'âtre de son habitat, à condition de lui fournir l'omoplate de mouton ; ne dédaignait pas quelques lires en échange de paroles d'espoir.Comme je la questionnais sur ses « dons », elle voulut bien me répondre que la chose était héréditaire, « depuis toujours » ; que son seul chagrin était de n'avoir point de descendante.Son com- portement était digne, sans arrogance ; on la disait très bonne ; elle semblait sincère.Je lui laissais ses illusions.Variété défendue, mais hélas quelquefois partiquée, aux temps barbares, YAnthropomance se faisait par l'examen des entrailles d'un éphèbe dûment égorgé et « encore chaud de vie » ! Cicéron, dans une de ses oeuvres (6) attribue à Tages, d'après ce qu'il en avait recueilli dans la doctrine des Etrusques, l'invention de cet effroyable mode de divination (7).Est-ce une méthode de Tages qu'Elie Lévite expose dans son livre sur les rites antiques ?On tuait un homme premier-né en lui coupant la tête ; on garnissait celle-ci de sel et d'herbes aromatiques après l'avoir décervelée, puis on la couronnait d'une platine d'or sur laquelle était écrit le nom d'un « esprit ».« Ils dresso-yent alors cette teste contre une paroy, écrit Lévite, allumoyent des chandelles deuvant et l'adoro- Présages hépatoscopiques sur tablettes d’argile d’époque séleuci-de.(Musée du Louvre, Paris).yent ».Un officiant parlait ensuite « par l'esprit du mort » ! (8) On rejoint ici un procédé des plus anciens, la Nécromancie, ancêtre de la « Table tournante » et autres moyens illusoires de divinations issus de YHydromance.Nous en chercherons l'origine et les développements dans un prochain article.NOTES ET BIBLIOGRAPHIE 1) de manteia : divination.On désigne sous ce nom tous les « Arts » prétendus de deviner par les moyens les plus divers.2) A.Boissier.« Choix de textes assyro-babyIoniens ».Genève 1905.3) D’origine florentine, plus connu sous le titre de Maréchal d’Ancre, Concino Concini avait suivi en France Marie de Médicis, qui se livrait volontiers à des pratiques superstitieuses.Soupçonné de prévarication et surtout de sorcellerie, il fut brûlé en 1617 et sa femme pendue.On a de lui quelques écrits relatifs aux mantiques de son époque.4) cf.M.Jastrow : « La médecine chez les Babyloniens » ; Dr.Georges Contenau : « La médecine en Assyrie et en Babylonie », Maloi-ne édit.Paris 1938.5) « Des Divinations ».Cologne 1567.6) in « Oeuvres philosophiques » : de la nature des dieux.Edition de J.B.Coignard, Paris 1681.7) Tages appartient à la mythologie étrusque.Il naquit d’un sillon alors qu’un paysan toscan labourait son champ.On le considérait dans l’antiquité romaine comme le père de toutes les sciences.8) Célèbre rabbin né en Allemagne au début du XVle siècle.Il vécut surtout à Rome et à Venise et consacra sa vie à l’étude des langues et civilisations antiques.Ouvrages spécialisés : P.Dhorme : « Choix de textes religieux », Paris 1935, et « Emploi métaphorique des noms des parties du corps », Paris 1923.E.Dhrome : « Littérature babylonienne et assyrienne », Paris 1937.V.Scheil : « Formule magique avec allusion historique », Revue d’As-syriologie XXIV, 1927.M.J.Lagrange : « Etudes sur les religions sémitiques ».Paris 1905.31 EDISON EXPERIMENTS you can do (ninth of a series) THE ETHERIC FORCE (Wireless) IN November, 1875, Edison described in his notebooks a New Force which was demonstrated in his experiments.Unfortunately, he did not follow up his discovery.It was in 1887, twelve years later, that Heinrich R.Hertz, a German physicist, published his description of what appeared to be the same phenomenon.This phenomenon which Edison called a force, was actually electromagnetic waves.They were called at first Hertzian waves, after Hetz.But they were very similar if not identical to Edison's New Force, which he later termed Etheric Force.The following are some of Edison's experiments in this field.Although they may look easy to repeat, it would actually be very difficult to get the same results with materials now available.If you want to try, we suggest that you first turn to Experiment 8 and start with that.Experiment Number 1.Edison's first experiment was to connect a battery with a magnet as shown in the drawing.(This drawing is taken from the one in Edison's notebook.) He fastened a steel bar (Stubb's Metal) at one end and set it vibrating with the magnet.Then he touched any metal part of the magnet or the vibrating bar with an iron or copper wire.A spark jumped across.The larger the piece of iron he touched to the vibrating bar, the larger was the spark.Experiment Number 2.He attached a wire to the end of the vibrating rod and touched a nail to the end of the wire, drawing a - i; y I f •*v spark.Then, as Edison said in his notebook : One of the most curious phenomena is that if you turn the wire around on itself and let the point of the wire touch any other portion of itself you get a spark.Experiment Number 3.He connected the end of the vibrating rod to the gas pipes in his laboratory and touched a wire to the stove.That drew sparks.Edison's dramatic comment on this is : This is simply wonderful and a good proof that the cause of the spark is a true unknown force.This statement and the experiment is signed formally by Edison and two assistants, Charles Batchelor and James Adams.It was dated Nov.22, 1875.Experiment Number 4.This experiment showed very clearly that the new force can travel through space without being in a closed metal circuit.He placed the battery, magnet and vibrating rod on an insulated stand.Then he laid a piece of iron on the insulated base near the end of the rod but not touching it.Now he touched a wire to the piece of iron and drew a spark.This shows, said Edison, that this force does not follow the laws of either voltaic or static electricity.Experiment Number 5.He repeated Experiment 3 but had several people touch wires to the gas pipes at the same time.They each drew sparks.Then he took hold of the gas pipe and with the other hand touched a piece of metal to another EDISON LOOKING INTO THE “LITTLE BLACK BOX” AT THE SPARKS OP HIS "ETHERIC EFPECT." : - * metallic substance.He obtained sparks.Experiment Number 6.This is the most interesting and dramatic of this series of experiments.Using the set-up for Experiment 1, he set up four insulated stands as shown in the drawing.Over the wire attached to each stand he hung a sheet of tin foil.These stands were placed some distance apart.B and C are 26 inches apart.C and D are 48 inches distant and D and E, 26 inches.B was connected to the vibrating rod.A spark was obtained from E by touching it with a piece of metal.Experiment Number 7.This is the little black box experiment that Edison sent to the Paris Exposition in 1881.He used a box with an opening in the cover to look into.Inside the box he mounted two lead pencils, points touching.They were mounted in micrometer screws that could be adjusted to keep the point in contact.The lead of one pencil was connected to E (Experiment 6).The other lead was connected to a gas pipe.By peeking into the hole in the box cover it was possible to see sparks at intervals.Experiment Number 8.Get ordinary doorbell (not the expensive chime type).Take the cover off and you will see a pair of electromagnets that work a vibrating rod that serves as a clapper for the bell.It your nerves are sensitive, bend the clapper back so that the bell will not ring continuously during your experiments.Connect up two lantern batteries (6 volts) so that you will have the use of 12 volts.You will probably not be able to draw a spark as Edison did from the clapper of your bell.But you can demonstrate that some kind of impulse is flowing from the vibrating rod in this way.Connect a wire to the clapper and lead it to your home-made ammeter (Experiment 2 from the article entitled: The Carbon Button).Attach the other end of your coil to the ground connection on the bell.When the clapper vibrates, the compass needle should deflect slightly, indicating that a current is flowing through the coil. New Machines and Gadgets -Novel Things for Modem Living- (For further information on these machines and gadgets, one may write to the manufacturers listed at the bottom of next page) NO-BEND NAILS are formed of a special heat-treated steel.Made of a series of rings, 24 to the inch, the nails hold like screws.Each ring is complete and continuous in itself.The nails are available in blued, coated, galvanized or bright finish (1).CAR DOOR OPENING TOOL, used when door is locked from the inside, slips under the butterfly window.It is made of two steel strips over 20 inches long connected at one end by a pivotal rivet.The other end of one of the strips is U-shaped for engaging the car lock button.An attached srtip of spring steel is then released, snapping up the button .MAGNETIC HANDLE, weighing five pounds, is capable of lifting over 300 opunds.Made of permanent Indox magnets imbedded in plastic, the tool is six inches square and an inch thick.It gets its powerful attractive force from a magnetic field that extends only 1 / 16th of an inch (3).MECHANICAL UNIVERSE reproduces changes in the sky as seen from any location on earth.Used as a teaching aid, the instrument can determine the path of the sun at any time, lenght of nights and days, times of sunrise and sunset, time relationships between any points on earth, positions of stars, and various other astronomical facts (i).LENS CLEANER has a lubricating action which prevents the grinding of dirt into the lens.It does not contain an alcoholic solvent.It is applied with a drop-applicator bottle that holds enough fluid for more than 1,000 cleanings (5).PROFESSIONNAL SLIDE RULE is shirt-pocket size and has 23 scales.Overlaid with celluloid, it has a sealed-in silica lubricant.The trigonometric scales are color-coded for use in conjunction luith the C, D and Cl scales, also of the same color (6).• SAFETY LIGHT has no filaments and is practically glare-free.It will burn day and night for a full year for less than a penny.The “bulb” is an electroluminescent cell, wich consists of a phosphor coating on a glass panel that is treated to conduct electricity.The lamp has a rated life of 10,000 hours and runs on 1/200 of a watt (7).• SELF-PROPELLED SCAFFOLDING has a crank with which a workman can move the unit from an elevated position.The scaffolding has a safety brake for locking it in position.Its wooden platform can be adjusted in seven positions up to 12 feet.The whole unit can be assembled and disassembled in less than 60 seconds (8).• GLASS GEIGER COUNTER is non-photosensitive and permits high beta radiation transmission.Halogen-quenched, it has a transparent, non-metallic conductive cathode surface.The counter has 200-volt minimum plateaus with less than three percent plateau slope and can operate up to 280 degrees centigrade with no change in operating characteristics (9).• WRIST RADIO uses no battery and no ordinary electrical outlet.By connecting a wire to metal or to any ground, such, as a telephone finger-stop or a radiator, the user can tune in to local stations.It comes with an earphone lI0).AUTOMATIC* SLIDE PROJECTOR permits slides to be advanced and moved in reverse through a remote control, handheld unit.It has a slide holder which mechanically prevents the pictures from going out of focus.A zoom lens enables the operator to adjust the size of the picture without moving the entire projector.The unit is portable and flat in shape (1]).LENTICULAR SCREEN SURFACE permits projection of slides and movies in normally lighted rooms as well as darkened rooms.It has a.silver surface and holds its brightness over an area as wide as 120 degrees.The new surface is really lenticular because it combines both vertical and horizontal grooves, thus controlling light reflection in all directions.The screen, comes in four sizes (I2).CORRUGATED STEEL ROLL ROOFING has instructions for making a tight roof printed right on the metal.It comes in 31-foot-long rolls and can be rolled on the roof purlins by two men.A printed gauge line assures that the right lap is made for each strip.A scored groove in the crimped edge impresses itself into the mastic sealer when nailed (13).• WIRE-FORMING TOOL bends, straightens and cuts any size ivire up to 5/32-inch diameter in any metal material.Made of cold rolled steel, the tool will make various wire items.Pressure of one finger on the plastic handle bends the average wire smoothly and to accurate dimensions u,').33 ALUMINUM RADAR TARGET for small craft reflects radar beams seven miles directly back to the transmitter, regardless of direction.Even small wooden boats, wich otherwise do not reflect radar waves, acquire bright radar visibility with the two-and-a-half pound target (15).DISTILLATION UNIT produces sterile, pyrogen-free water from ordinary boiler steam.Operation is continuous and completely automatic; no flushing or déconcentration is necessary.The process includes steam reception, centrifugal separation, vapor-liquid separation, condensation, degassing and discharge (,6).THERMAL RIBBON for temperature measurement and control applications to 260 degrees centigrade is flexible and less than .02 inch thick.It has a pressure-sensitive tape for installation to flat, curved or irregular surfaces.A calibration curve converts resistance measurements to temperature (17).PLEXIGLAS STRING MODELS, used as visual aids in mathematics, science and engineering, facilitate instruction in geometrical relationships and space configurations.The models average about seven to nine inches in height.Some of the models have movable cutting planes U8).ROOM VENTILATOR-FILTER fits into windows.A plastic foam filter provides draft-free, steady flow of air into rooms and removes 79% of airborne dirt and dust.The aluminum ventilator is seven inches high and fits a standard window 18 to 35 inches wide.The filter rinses clean under running water (19).• RADIO-INTERCOM UNIT provides radio music or two-way intercommunication to children’s room, patio, workshop or garage.The radio is a five-tube, AC-DC superhetrodyne with self-contained speaker.The external speaker is equipped with 50 feet of wire luith plug inserts (20).POCKET ADDING MACHINE imported from Germany adds and substracts up to 9,999.99.The adding device measures five inches by two and one-half inches.It comes in a lizard grain case and has a metal stylus (21).PORT ABLE NA V1GA TION employs transistorized, miniaturized base stations, as well as position indicators.The system is probably the smallest electronic navigation and radiolocation system in the world.It can be set up in less than one-half hour and does not require line-of-sight operation m).• FIVE-ANGLE FLASHLIGHT has a case of impact-resistant butyrate plastic, designed with flat sides that offer a choice of stationary bases from which the light can be beamed at five different angles, The light is available in yellow, red, blue or ivory cases, uses ordinary flashlight batteries, and shoots a beam up to 1,000 feet l23).• AUTOMOBILE REGULATOR TESTER is also used for testing generators and volt and amp mea-surements without removing parts from car.It is fast and accurate and can be connected on any car.It is accurate within two percent of full scale, needs no resistors and measures up to 60 amps load (8
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