Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1 juin 1959, Juin
off E3 Al imèmSm iigt M WT£ * m JUIN 1959 JUNE '•¦ :‘ * # 4 * *.*",* J 4* .: [«¦rmi»' pots»* **¦ _**- I'.V.V’’; MM .»*T N -# POPULAR POUR TOUS l a revue de l’Enseignement spécialisé de la TDD CA\7'T'M'C'‘1C de HT TCHCr1 The Vocational Training Magazine of the ' lINv^ü 0j V^UEDcL Ministère de la jeunesse Department of Youth Juin June 1959 Vol.XXXIV No 6 Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Ebdy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande.Staff Writer Conseil d'administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère de la Jeunesse (Province de Québec).Board of directors The magazines Board of Directors consists of the members of the Principal’s Council of Vocational Training Schools under the authorities of the Department of Youth (Province of Quebec).Président — President I yv directeur général des études de l’Enseignement spécialisé JEAN UELORME Director General of Studies for Technical Education Directeurs — Directors Maurice Barrière Adjoint du directeur générai des études Assistant Director General of Studies c directeur, Office des Cours par Correspondance oONIO KOBITÀILLE Director, Correspondence Courses Bureau ~ directeur des études pour les Ecoles de Métiers CrASTON IANGUAY Director of Studies for Trades Schools Rosario Bélisle Institut de Technologie de Montréal Montreal Institute of Technology „ Institut des Arts Graphiques L.-PhILIPPE Beaudoin Graphic Arts Institute Gaston Francoeur Institut de Papeterie Paper-Making Institute Jean-Marie Gauvreau Institut des Arte Appliqués Applied Arts Institute Georges Moore Institut des Textiles Textiles Institute Darie Laflamme Institut de Technologie de Québec Quebec Institute of Technology J.-F.Thériault Institut de Technologie des Trois-Rivières Trois-Rivières Institute of Technology Marie-Louis Carrier Institut de Technologie de Hull Hull Institute of Technology Chan.Antoine Gagnon Inst, de Tech, de Rimouski et Inst, de Marine Rimoushl Inst, of Technology and Marine Inst.Albert Landrt Institut de Technologie de Shawinigan Shawinigan Institute of Technology Paul-Emile Lévesque Ecole des Métiers Commerciaux School of Commercial Trades Omer Gratton Ecole de Métiers du Cap-de-la-Madeleine Cap de la Madeleine Trades School Roger Laberge Ecole de Métiers de Plessisville Pl*ssisville Trades School Secrétaire — Secretary Wilfrid W.Werry directeur adjoint, Institut de Technologie de Montréal Assistant Principal, Montreal Institute oi Technology Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries 1 r-v numéros par an J O issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa .y',., .y.//'.! -1— « La seule revue bilingue eonsaerée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » il-.-"-;- —' 4 43 ç/$lm dpelles de l^nseignement spécialisé LES METIERS COMMERCIAUX SE DISTINGUENT AU SALON CULINAIRE LA section de cuisine professionnelle et de boulangerie-pâtisserie de l’Ecole des Métiers Commerciaux a connu de nouveaux et brillants succès lors du 23e Salon culinaire tenu au Palais du Commerce, à Montréal au début de féviier dernier.Le 27 avril avait lieu, en l’hôtel Reine-Elizabeth, la présentation officielle des trophées et des prix spéciaux.M.Constant Comte, professeur à l’Ecole des Métiers Commerciaux, a été l'objet d’un bel honneur : le Conseil culinaire de Londres lui a décerné les Palmes Culinaires et une Médaille pour son aide précieuse, sa collaboration étroite et son dévouement à la cause de la Gastronomie.La section de cuisine professionnelle de l’Ecole des Métiers Commerciaux s’est mérité un trophée reconnaissant l’efficacité de son travail d’équipe ainsi que la qualité de ses exhibits tant en pièces montées qu’en boulangerie-pâtisserie ; une bourse de $100 a été attribuée par le sous-ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Louis Coderre, à un groupe d’élèves méritants ; l’Association des Fournisseurs de la Province de Québec, pour sa part, a offert trois trophées à autant d’élèves pour prix d’excellence en boulangerie-pâtisserie : MM.F.Boudreau, Y.Picard et L.Verdy.Trois trophées ont aussi été décernés par l’Association des Chefs cuisiniers et Pâtissiers professionnels de la Province de Québec à MM.A.Beaudry, M.-A.Lalande et D.Lettre, pour leur travail d’équipe.Enfin, le ministère de l’Industrie et du Commerce a attribué à un autre élève, M.R.Cam- pe.>u, un trophée qu’il s’était mérité par son travail dans le domaine du sucre tiré.Figuraient en outre au palmarès les noms de sept diplômés de l’école: MM G.Thibault, de l’hôtel Windsor, prix d’excellence et prix de distinction ; A.Deschênes et G.Gray, du Ritz-Carlton, prix d’excellence ; P.Bergeron, du même hôtel, prix de distinction ; C.Beauchamp, du Buffet Régal, prix d’honneur ; C.L’Heureux, de Chez Dagwood, prix d’honneur, et Y.Berthelet, de l’hôtel La Barre, prix de distinction.Le président du comité du jury du Salon culinaire, cette année, était M.Julien François, président de l’Union Nationale des Restaurateurs de France.M.LOUIS CODERRE, SOUS-MINISTRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE, REMETTANT A M.CONSTANT COMTE LES PALMES CULINAIRES ET LA MEDAILLE DU CONSEIL CULINAIRE DE LONDRES.M.PAUL-EMILE LEVESQUE, DIRECTEUR DES METIERS COMMERCIAUX, REÇOIT DE M.CODERRE LE TROPHEE REMIS A CETTE ECOLE POUR SA PARTICIPATION REMARQUABLE AU SALON CULINAIRE, 44 X* îJ JL «% LE « SAINT-BARNABE » FAIT SES « DEBUTS » A LA TELEVISION L jeudi 30 avril dernier, le nouveau Saint-Barnabe navire-écoie de l’Institut de Marine, arrivait à Québec afin d’y subir quelques transformations devant le rendre plus apte à remplir son rôle futur.Comme on le sait, ce vaisseau, qui s’appelait auparavant Torlundy, est arrivé à Halifax au cours de l’hiver ; il a été construit pour l’Amirauté britannique en 1945, puis avait été transformé en yacht par un millionnaire écossais né au Canada, M.J.-W.Hobbs, de Fort-William.Un cameraman de Radio-Canada filma le nouveau navire-école et enregistra une entrevue avec le capitaine Rodolphe Ouellet, qui commandait le vaisseau pendant son voyage de Rimouski à Québec.Le tout fut présenté le soir du 30 avril au bulletin de nouvelles de 11 h.p.m., que transmettent tous les postes du réseau français de télévision de la Société Radio-Canada.-o- L'ABBE AMABLE LEMOINE ET SES SOUVENIRS DE PILOTE DE CHASSE LE vendredi 17 avril, l’abbé A.Lemoine, professeur à l’Institut des Arts Appliqués de la Province de Québec, était invité à l’émission Plein ciel, présentée par le poste CBFT de la Société Radio-Canada, pour un entretien avec le commentateur Jacques Languirand.L’entrevue porta sur l’aviation de la première Grande Guerre, l’abbé Lemoine étant un ancien pilote de chasse et de bombardement.Au moyen de dessins très révélateurs, il décrivit les mouvements d’acrobatie classiques alors employés au cours des combats.Quand M.Languirand lui demanda quelle était sa méthode préférée, l’abbé Lemoine répondit que ses trois victoires lui avaient été acquises par un travail d’équipe, en utilisant les angles morts : pendant que son camarade attaquait sous la queue, lui se pi'ésentait à l’avant, visant le pilote et le réservoir d’essence.Ce procédé, quand l’occasion se présentait, était infaillible et, pendant que les aviateurs ennemis allaient s’écraser en flammes, l’abbé Lemoine leur donnait l’absolution ! UN MEMBRE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE LA SECTION OUEST DES ECOLES DE METIERS DE MONTREAL.M.HAROLD-G.ROSS.PROFESSEUR D'AJUSTAGE MECANIQUE.A RECEMMENT PRIS SA RETRAITE APRES DIX-HUIT ANNEES DE SERVICES.A CETTE OCCASION.SES COLLEGUES LUI ONT PRESENTE LEURS MEILLEURS VOEUX AU COURS D’UNE PETITE FETE INTIME A LAQUELLE ONT PARTICIPE LES PERSONNES QUE L’ON VOIT CI-DESSUS.PREMIERE RANGEE, DE GAUCHE A DROITE : MM.P.-E.NOREAU, L.MONARQUE, DIRECTEUR DES ETUDES, J.-R.McGRATH.DIRECTEUR ADJOINT, H.-G.ROSS, E.LOCKWELL, DIRECTEUR, J.DAIGNAULT, DE L'ADMINISTRATION DES ECOLES DE METIERS.ET N.MICHAUD ; EN ARRIERE : MM.G.LORANGER, G.THERRIEN, G.LAFRENIERE.J.DUCHESNEAU, A.PESANT, A.BRUNET, G.SENECAL, G.RICARD, R.MIRON, J.-G.MARSAN, M.BRIND’AMOUR, L.BARIL, G.PAENT, B.DELISLE, J.-W.PRESTON, N.ROBERGE, D.MARSHALL, M.MEUNIER, P.-H.NORMAND.Y.RHEAUT.T, M, GELINAS, R.BRISEBOIS, J.RENAUD, J.LEMAY ET G.DENONCOURT.M.J.McCAMH, PRESIDENT DES EDUCATEUR INDUSTRIELS RETRAITE ARRES 12 ANNEES DE SERVICES activement à la formation et au perfectionnement du personnel dans les usines et autres entreprises de même nature.Les conditions du travail, l’amélioration constante des machines-outils, l’évolution des procédés industriels et de nombreux autres facteurs modifient sans cesse le climat de la production ; le personnel, surtout au niveau des cadres, doit se tenir au diapason, et il a sans cesse besoin de connaissances additionnelles.Une telle formation ne peut provenir que de spécialistes particulièrement entraînés à cette fin.Les membres de l’association, tant par leur congrès annuel que par des assemblées mensuelles, peuvent mettre leur expérience en commun et prendre contact avec les exigences de l’heure.Nos meilleurs voeux à M.McCann pour la durée de son mandat.IL nous est agréable d’annoncer à nos lecteurs que M.J.-A.McCann, directeur du Service des cours d’efficacité industrielle, au ministère de la Jeunesse, a été élu président de la Canadian Industrial Trainers’ Association, lors de la 13e conférence annuelle tenue par cet organisme à Montréal, en l’hôtel Rei-m.j.-a.McCann ne-Elizabeth, les 23 et 24 avril.M.McCann est l’un des membres-fondateurs de ce groupement ; élu directeur en 1945, il présida divers comités, puis accepta le poste de vice-président.Le but de cette association est de grouper ceux qui s’intéressent 45 GROUPE D’QDUCATEUÜS DE LANGUE ANGLAISE A L’INSTITUT DES TEXTILES 31 s se renseignent sur les carrières ' Avant la fin d’avril, M.Ian McRae, président national de F Association des Manufacturiers, visitait l’Institut de Technologie de Shawinigan.Cette photo a été prise au moment où le directeur, M.Albert Landry (le deuxième de droite) remettait à M.McRae une belle pièce de céramique, en présence de MM.H.-Roy Crabtree (à l’extrême gauche) et A.-E.Curtis, respectivement président régional et président de la la section locale de la C.M.A.GAGANTS D’UN CONCOURS PRESENTES A LA TV 49 NC6II84 lunmin M \T ne manque pas d’initiative, à l’Ecole de Métiers de Joliette, pour intéresser les étudiants à des activités parascolaires et à occuper ainsi sainement leurs loisirs.Le directeur des études, M.Onésime Piette, et les membres du personnel enseignant rivalisent d’ingéniosité pour procurer aux jeunes des passe-temps qui retiennent leur intérêt.Chaque vendredi, professeurs et élèves participent à une cérémonie de salut au drapeau, propre à susciter chez les jeunes un patriotisme de bon aloi.L’hiver, c’est évidemment le hockey qui leur apporte la véritable détente corporelle, et ce sont deux professeurs, MM.}.Boisvert et C.Leblanc, qui sont chargés de l’organisation en ce domaine.Mais le hockey ne constitue pas l’unique centre d’intérêt des élèves ; certains préfèrent le cinéma, moins vivifiant mais plus culturel, et ils peuvent compter pour la présentation des séances sur M.René Pro-novost ; c’est M.Piette qui se charge du choix des films.La philatélie a toujours été considérée comme une merveilleuse source d’enrichissement intellectuel.M.NORMAND PICHETTE, PROFESSEUR DE MENUISERIE ET RESPONSABLE DES ACTIVITES DU GROUPE D’ELEVES QUI ONT CHOISI LES AVIONS A ECHELLE REDUITE POUR MEUBLER LEURS LOISIRS, EXPLIQUE A UN JEUNE CONSTRUCTEUR LES SECRETS DE LA LECTURE DES PLANS.M.CLAUDE FOREST, ETUDIANT EN PREMIERE SPECIALISATION AU COURS TECHNIQUE, PROCEDE A LA MISE AU POINT DU MOTEUR “COX BABY BEE 049”, D’UN "CESSNA 180” A ECHELLE REDUITE.Des noms inconnus et sonores, tels que : Cameroun, Ouganda, Zambèze, etc., désignent autant d’endroits paradisiaques.Les notions de géographie se précisent, de même que les contrées lointaines ; le petit monde de l’étudiant voit ses frontières reculer.C’est le professeur Fernand Beaudoin qui initie au langage des timbres les philatélistes amateurs.Les étudiants souhaitent-ils s’adonner à la lecture divertissante ou se proposent-ils de poursuivre des recherches ?Ils peuvent compter sur l’aide de M.Jean-Claude Leblanc, qui est chargé de la bibliothèque ; celui-ci garde à sa disposition un fichier tout bourré d’annotations et de références pour guider les jeunes dans leurs travaux.D’autres élèves, sous la direction du professeur Jean Poisson, consacrent leurs loisirs à la photographie.C’est d’ailleurs un moyen d’acquérir un goût artistique plus sûr, avec le choix judicieux des sujets, la recherche de l’angle le plus avantageux, etc.Quel garçonnet dans sa prime jeunesse, n’a un jour rêvé de devenir aviateur ?Certains élèves ont réalisé cette ambition .dans les proportions des avions à échelle réduite.Car, sous la direction du professeur Normand Pichet te, ils s’adonnent à la construction de modèles.L’atelier de menuiserie est à portée de la main ; les ébauches prennent vite forme, solidité et élégance se retrouvent dans les lignes.Quelle fierté pour les jeunes de sentir vraiment la beauté d’un profil, la netteté d’une ligne ?Le moteur minuscule suffit à animer ces modèles qui volent allègrement.Et pour ceux qui souhaitent se délasser physiquement après la pratique d’un passe-temps plutôt sédentaire, il reste les quilles.Les professeurs Sylvain Roy et Léandre Poitras sont les quilleurs attitrés de l’école.C’est un sport fort populaire et qui génère une forte émulation.L’organisation de tous ces loisirs contribue dans une large mesure à créer chez la gent étudiante un esprit de corps, une homogénéité propre à maintenir dans l’école un climat de bonne entente et de gaieté.Jacques Mondor, professeur.'4M DIVERSITE DES LOISIRS A L'ECOLE DE METIERS DE JOLIETTE Les vieux métiers E U Ktrfrmfir J.AMMAN SC.XVIe s.ES civilisations anciennes, — quoique toutes aient fait usage de vêtements, soit pour des raisons climatiques, soit par coquetterie, — n'ont pas connu le tailleur ; du moins, le tailleur tel que nous l'entendons aujourd'hui, c'est-à-dire un spécialiste coupant et cousant un tissu, l'ajustant au gré des caprices de la mode et selon la complexion physique, voire la profession du client.Ni en Sumérie, ni en Egypte son intervention ne s'imposait, non plus qu'en Grèce ou à Rome.Le vêtement principal étant généralement constitué, chez les Anciens, d'une pièce d'étoffe en lin, en coton, en laine, en soie, savamment drapée, c'est affaire de tisserand que lui donner les dimensions souhaitables et aussi la souplesse nécessaire pour satisfaire aux combinaisons multiples, souvent très compliquées, qu'exigeaient la mode ou la coutume.A l'exception de certains habits sacerdotaux, rituellement tissés en forme, sans coutures, — c'est le cas chez les Hébreux, — ou taillés et cousus par des mains qui ne pouvaient être serviles, les vêtements laïcs, et spécialement les sous-vêtements, — la tunique par exemple, sorte de chemise sans manches, — sont faits au foyer par l'usager ou ses esclaves.Il s'agit, de toute façon, d'un travail essentiellement féminin.C'est dans la Gaule du début de notre ère qu'apparaît le véritable ancêtre du tailleur.Encore n'oeuvre-t-il que le drap qu'il a lui-même tissé.N'importe ! les biaies, — sorte de pantalon ouvert devant, avec à la taille six brides pour passer la ceinture, — et la saie, — manteau rectangulaire fait d'une pièce, — sont si commodes que l'occupant romain les adopte.Ces vêtements, au dire des auteurs latins, sont même exportés en Italie, ce qui suppose un artisanat spécialisé assez développé .Quelques rares stèles funéraires, sculptées, nous montrent le tailleur de cette époque au travail.Ses outils sont ceux d'aujourd'hui : longs ciseaux, aiguilles, épingles et.lourds fers à repasser, munis d'une alvéole pour y introduire des charbons ardents.Au Haut moyen âge se dessine le bliaud, porté par les deux sexes.C'est, à l'origine, une tunique assez courte, qui, s'allongeant peu à peu, deviendra robe aux nombreux plis harmonieusement disposés.Dès lors le spécialiste, le tailleur de robes, — ainsi se désigne-t-il dans les actes qui nous furent conservés, — va occuper une place honorable dans l'économie générale.Au Xle siècle, ils sont suffisamment nombreux pour défendre en commun leurs intérêts; vers 1150 ils se constituent, dans chaque ville, en corporation et se font octroyer des statuts.Ceux-ci, très libéraux quant aux obligations des maîtres-tailleurs vis-à-vis du pouvoir central, sont rigoureux en ce qui concerne la qualité du travail.Les artisans le veulent ainsi pour assurer la bonne renommée du métier.C'est ainsi que nul ne peut « lever établie » s'il n'est capable de couper et coudre un vêtement devant un jury qui appréciera sans appel sa compétence ; et malheur à celui qui, passant outre, fera du « travail noir », c'est-à-dire travaillera clandestinement.S'il est pris, il sera « mis à la main du roi », autrement dit : puni de prison et d'une amende.Le maître est responsable de son valet, et si ce dernier « gâche » par une mauvaise coupe le tissu, toujours fourni par le client, celui-ci sera intégralement remboursé.De plus, à l'ouvrier négligeant, la corporation imposera une ou deux journées de travail sans salaire qu'il consacrera à la réparation des vêtements des pauvres de la paroisse.On ne badinait pas, jadis, avec la conscience professionnelle.Beaucoup plus tard, à l'extrême fin du XVIIIe siècle, le métier se scinde en diverses spécialités ; tailleur « militaire », « civil », « ecclésiastique », etc ; la femme aura sa « couturière » ; un siècle plus tard, le « couturier » lancera la « mode » chaque saison.Et le tailleur « sur mesure » s'appliquera à vêtir correctement une clientèle masculine élégante qui ne saurait se contenter du « tout fait », autrement dit : du vêtement de « confection ».E.McF. L’AEDONAUTIQUE FAIT LA (3UEÜÜE AU BRUIT! .L .J- f JPP £ > Ü m ^ sÿÈÊÊ ÎS» ;«r#’TL *35 'J TS5L;,':î^![Z*! - cæ m***; *•>
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