Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1 septembre 1959, Septembre
istfi Septembre September POPULAR POUR TOUS £34/ Vol.XXXIV No 7 Board of directors i j.; POPULAR Rédaction POUR TOUS La revue de l'Enseignement spécialisé de la pDn\/|Mr,C de GM IPTRC'C'1 The Specialized Education Magazine of the * lVv^/ V IINv^/EL LJ tLOL v-* Ministère de la Jeunesse Department of Youth Septembre lQsQ September r r Conseil d administration Le conseil d’administration de ia revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Instituts et Ecoles de l’Enseignement spécia lisé relevant du ministère de la Jeu nesse (Province de Québec).President Maurice Barrière Sonio Robitaille Gaston Tanguai The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Specialized Education Institutes and Schools under the authority of the Department of Youth (Province of Quebec).— President Tfan Drr nn\ rr directeur general des études de l’Enseignement spécialisé |eai\ DtumMt Director General of Studies for Specialized Education Directeurs — Directors adjoint du directeur généra! des études Assistant Director General of Studies directeur, Service des Cours par Correspondance Director, Correspondence Courses Division secrétaire, Direction générale des études Secretary, Directorate Genera,I Studies fjnn.nm Rincp Institut de Technologie de Montréal IiUsAluO 1J ELIS LE Montreal Institute of Technology L.-Philippe Beaudoin d^M?h,qu“ Gaston FraNCOEUR ng^Inttitute Jean-Marie Gauvreau ^AÆ,iPÆliqués Georges Moore S! institute'™ nABTP T IDT ,anrr Institut de Technologie de Québec UARIE LAFLAMME Quebec Institute of Technology t tp TuéDTiTTTrp Institut de Technologie des Trois-Rivières J.-r.ÎHEKIAULT Trois-Rivières Institute of Technology \/f a tj ttt T at TTC* P .nmrn Institut de Technologie de Hull MARIE-LOUIS CARRIER Hull Institute of Technology pTT A XT Axtty\txtc« r,AOTvr^xr Inst* de Tech« de Rimouski et Inst, de Marine v>±lAi\.ANTOINE VrAGNON Rimouski Inst, of Technology and Naval Inst.Albert Landry Institut de Technologie de Shawinigan Shauiinigan Institute of Technology Ecole des Métiers Commerciaux Ecole de Métiers du Cap-de-Ia-Madeleine Cap de la Madeleine Trades School Paul-Emile Levesque school of commercial Trades Omer Gratton pnr™ t Ecole de Métiers de Plessisviile ttOGER i, ABERCE Plessisviile Trades School Secrétaire — Secretary Wirram W Wranv directeur adjoint.Institut de Technologie de Montréal WILFRID W, W ERRx Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, Jacques Lalande, Staff Writer C «¦> Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada: $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries numéros par an issues per year ¦e£cjDIEJIo^ E COMPLETION OF nm Montreal, IS GO.K'?tu# mm, | les prolongements projetés pour les lignes d’Halifax et de Saint-Jean, et les capitales du Canada, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick ne se trouveront plus les unes des autres qu’à moins d’une vingtaine d’heures de voyage.Et le chroniqueur émerveillé ajoutait qu’ainsi se terminerait environ le tiers de la voie projetée à travers l’Amérique britannique, première étape d’une gigantesque entreprise devant permettre aux voyageurs circulant depuis l’Angleterre jusqu’à son empire de l’Inde, de traverser le continent américain et de franchir en 17 jours seulement la distance séparant Londres de Hong-Kong.De Hong-Kong au pont Victoria, penserez-vous, l’écart est appréciable, et c’est vrai.Pourtant, cette citation a le mérite de nous faire toucher du doigt à l’esprit conquérant de l’époque, alors que, longtemps avant l’ère des déplacements supersoniques, l’on s’employait déjà à vaincre les distances; elle a en tout cas celui de situer dans le contexte du grand essor ferroviaire du siècle dernier le projet que caressait le Grand-Tronc de souder Montréal aux réseaux qui promettaient de sillonner le continent.JAMES HODGES, PETIT APPRENTI On a beaucoup écrit sur le pont Victoria.Long de 7,000 pieds, sa section centrale s’élevait à 60 pieds au-dessus du niveau estival du fleuve.Ses pilliers exigèrent trois millions de pieds cubes de maçonnerie, et sa structure tubulaire, 8,000 tonnes de fer.On connaît moins cependant la personnalité de celui que l’on désigne comme son véritable constructeur.James Hodges naquit le 6 avril 1814 à Queenbo-rough, dans le comté de Kent.Après des études primaires, on le retira de l’école sur promesse de le faire entrer dans le service civil.Il attendit en vain cette chance et, de guerre lasse, accepta de poursuivre son apprentissage, à l’âge de 17 ans, chez un constructeur de Brompton, près de Chatham.Après quatre ans, il eut l’occasion de travailler pour le compte de l’entrepreneur John Rowland, à qui avait été confiée la construction du chemin de fer de Greenwich.Plus tard, il participa au percement du tunnel Shakespeare, à Douvres, et lorsque M.Rowland mourut, il se vit confier la conduite de l’entreprise, conjointement avec l’ingénieur résident du South-Eastern Railway.On avait alors recours à de la poudre à canon pour vaincre le roc qui refusait de céder sous le pic des terrassiers, et le surintendant Hodges poussa la conscience professionnelle jusqu’à placer lui-même chacune des charges explosives nécessaires au forage.C’est alors que Sir William Cubitt, chef ingénieur du South-Eastern Railivay, le remarqua.Le jeune Hodges prit une décision peu commune: il consentirait jusqu’à l’âge de 35 ans à travailler pour les appointements que ses employeurs voudraient bien lui verser, mais il prendrait tout de suite des dispositions pour s’assurer qu’à cet âge, c’est lui qui fixerait les émoluments qu’il souhaiterait obtenir.Cette détermination devait lui donner un nouvel élan.Il perfectionna son art, agissant comme surintendant du percement des tunnels d’Abbotts Cliff C’est James Hodges qui remit cette truelle d’argent au prince d; Galles pour lui permettre de poser la dernière pierre.Tout autour de l’outil se profilait une chaîne de feu.lles d’érable, alors que la poi-gn':e avait la forme d’un castor, symbole de travail. et d’Archcliff Fort, de la construction du viaduc Shakespeare, du dynamitage des falaises de Rounddown et de la construction de ponts pivotants à Norwich, Needham et Somerleyton.Puis, il devint ingénieur résident du Norfolk Railway, mais le caractère routinier de ses fonctions lui fit accepter le poste d’ingénieur du port de Lowestoft.Par la suite, il s’associa à un entrepreneur nommé James Peto, et tous deux obtinrent du Great Northern Railway un contrat pour la construction d’une voie ferrée de 50 milles.DÉPART POUR LE CANADA Une existence aussi remplie et toute tissée de lourdes responsabilités a généralement sa rançon: la santé de James Hodges devint chancelante et il décida de prendre sa retraite.Il venait tout juste de s’acheter un domaine dans le Surrey, près de Bagshot, lorsqu’on lui offrit l’occasion de voir son nom passer à la postérité : MM.Peto, Brawsey et Betts, entrepreneurs chargés de la construction du pont Victoria, lui proposèrent de prendre charge de l’entreprise.Certes, l’érection d’une telle structure n’est jamais l’oeuvre d’un seul homme; sans le concours des ingénieurs-dessinateurs, par exemple, pour ne mentionner que cette catégorie de spécialistes, on ne saurait se lancer dans la réalisation d’un tel projet.Mais c’est le surintendant des travaux qui a la mission de transposer les plans dans la réalité, de solutionner rapidement les problèmes imprévus, de définir la nature des travaux préliminaires, etc., et sa responsabilité s’accroît s’il s’agit d’un projet remarquable par son envergure.James Hodges a surveillé la construction du pont Victoria depuis la mise en place du premier caisson jusqu’à la pose du dernier rivet.Les problèmes ont souvent défié son expérience et son ingéniosité.Par exemple, la construction des piliers ne pouvait s’effectuer que de mai à novembre, à cause de l’hiver, et il fallait chaque automne démanteler les échafaudages nécessaires à l’érection de la structure et les remettre en place au printemps.De plus, tous les ouvriers spécialisés dans le travail du fer ne connaissaient pas notre saison froide et les effets des basses températures sur le métal.C’est au cours de l’hiver de 1858-59 que le surin- NV ilgtpv nas üü nn n ¦.-mm mmm mm i® SRS mm m'H.mü James Hodges, qui conduisit les travaux de construction du pont Victoria.12 ripTiin OM' v p ' HPI WÈÈ WSm KWiSl -''•«a' dens •¦ _> i 'WêÊk wsmK iHSIil tendant dut déployer le plus d’énergie.L’importance du pont s’avérait telle pour l’essor du réseau du Grand-Tronc que les directeurs de la compagnie promirent un boni de 60,000 livres sterling aux entrepreneurs s’ils terminaient les travaux un an plus tôt que prévu, de façon à fixer au mois de décembre 1859 le début de la circulation ferroviaire sur le pont.Cette offre survint si tardivement, à la fin de 1858, que tous crièrent à l’impossibilité de relever un tel défi.Tous, sauf James Hodges.A ce moment, on n’avait pas encore entrepris d’ériger le tube central, long de 330 pieds.L’équipement déjà utilisé pour les autres piliers — caissons, échafaudages, etc.— s’avérait d’aucune utilité, car il fallait procéder en plein hiver, ce qui modifiait la plupart des données du travail.Le surintendant décida de profiter de la carapace de glace qui recouvrirait le fleuve, ce qui présentait certains risques, car la débâcle survenait parfois aussi tôt qu’en mars.Il ne fallait pas manquer à l’engagement donné, mais encore moins exposer inutilement la vie des ouvriers.Il s’agissait de mettre en place, en deux mois, une section pesant 771 tonnes, à près de 50 pieds au-dessus de la glace.Le 31 janvier, tous les échafaudages étaient dressés pour recevoir la base de la section, et l’on posa le premier rivet; le 26 mars, le travail était entièrement terminé.Le surintendant s’en était acquitté en 47 jours! N’oublions pas que les ouvriers travaillaient en plein fleuve, à des températures aussi basses que 30 degrés sous zéro.Pendant les dernières 48 heures, la glace menaça de s’effondrer; le danger fut si réel qu’il restait encore des échafaudages au milieu du fleuve lorsque la débâcle survint.C’était, de l’avis des ingénieurs, une réus- site sans autre exemple dans les annales de leur métier.Au cours des travaux, au moment où l’on procédait à l’aménagement des approches, des terrassiers avaient exhumé les restes de quelque 6,000 immigrants décédés une dizaine d’années plus tôt pendant une épidémie.James Hodges fit inhumer les ossements dans un petit enclos et y fit déposer, pour marquer l’endroit, une roche pesant trente tonnes, qui avait été retirée du fleuve.A cette occasion, l’évêque anglican de Montréal déclara en parlant de James Hodges : Si j’ai accepté d’assister à cette cérémonie, c’est parce que je tenais à exprimer mon admiration personnelle à son égard, à louer son sens de l’intégrité et les principes chrétiens dont il a toujours fait preuve à l’égard des hommes qu’il a commandés.Sa philanthropie, sa générosité pour les mouvements charitables de notre ville resteront inscrits en lettres indélébiles dans notre souvenir.Tel fut James Hodges; tels furent les hommes auxquels il inspira sa détermination.NOTES ET BIBLIOGRAPHIE 1— —Les chemins de fer sur la glace, Robert Pré- vost, Technique pour Tous, janvier 1956, p.11.2— The Illustrated London News, 25 août 1860, p.188.3— On sait qu’à l’origine, l’entre-rail variait souvent d’une entreprise à l’autre, de sorte que souvent, les trains d’une compagnie ne pouvaient circuler sur le réseau d’une autre.4— Ancien réseau canadien nationalisé depuis ; c’est lui qui a formé l’épine dorsale des actuels Chemins de Fer Nationaux du Canada.A Voccasion de son passage à Montréal, en 1860, pour l’inauguration officielle du pont Victoria, le prince de Galles visita le fameux Palais de Cristal; à gauche, on voit le cortège arrivant à l’édifice et, à droite, Son Altesse Royale y présidant Vouverture d’une grande exposition. $a*NM AU MOYEN D’UNE BARRE MAGNÉTIQUE POSÉE SUR LES GENOUX D’UNE PATIENTE, LE DR J.E.SMITH FAIT SUBIR À CELLE-CI UN TEST DU BALLISTOCARDIO-GRAPHE QUI MESURE LES RÉACTIONS DU CORPS À CHAQUE BATTEMENT DU COEUR.Page de droite: UN NOUVEAU “COEUR MÉCANIQUE” A ÉTÉ RÉCEMMENT MIS AU POINT AU “NATIONAL INSTITUTE OF HEALTH” DE BETHESDA, MARYLAND, PAR LE DR JOHN ROSS, CARDIOLOGUE DE GRANDE RÉPUTATION.CE DERNIER TIENT EN MAINS LES DEUX PETITS TUYAUX DE PLASTIQUE QUE L’ON RELIE AU CORPS HUMAIN POUR ASSURER LA CIRCULATION ARTIFICIELLE DU SANG, PENDANT L’ARRÊT DU COEUR.pour sauver des vies par John W.ROBINSON et Jane STAFFORD AUJOURD’HUI, un arrêt complet du coeur peut sauver la vie au lieu de la détruire.En ces dernières années, la science moderne a permis à bien des gens d’être guéris par le fait que le fonctionnement de leur coeur ait pu être immobilisé complètement et remis en marche 15 ou 30 minutes plus tard.Il y a 10 ans, une telle technique aurait signifié la mort immédiatement; aujourd’hui, ces gens sont non seulement vivants, mais en meilleure santé que jamais.Cette merveille est due à l’invention d’un coeur mécanique, ingénieux assemblage de plastique, de petits boyaux et de moteurs, qui est de plus en plus adopté par les hôpitaux où il sauve des vies humaines.A elle seule, la Clinique Mayo, de Rochester, Minnesota, a ramené à la santé 175 patients dangereusement malades en utilisant cet appareil.De fait, le coeur mécanique a permis de conquérir l’une des dernières grandes frontières de la médecine: la chirurgie du coeur humain.Il peut suppléer temporairement à deux des organes les plus vitaux du corps: le coeur et les poumons, et alimenter de sang tout l’organisme pendant que le coeur reste inerte entre les mains du chirurgien.Cet appareil moderne comporte une combinaison de deux organes artificiels: le coeur et les poumons.Il 14 draine d abord le sang usé des veines et le revivifie par de l’oxygène.Puis, il fait de nouveau circuler ce sang neuf dans l’organisme, d’une façon aussi normale que celle du coeur.L’INVENTEUR C’est au Dr John H.Gibbon, du Jefferson Medical College, de Philadelphie, que va le crédit d’avoir créé ce coeur mécanique auquel il consacra plus de 30 ans de travail ardu et d’intenses recherches.Le 6 mai 1953, il effectuait un premier essai sur un patient humain, une jeune fille de 18 ans née avec un coeur anormal, et ce fut un brillant succès.Assisté de ses collègues du Jefferson Medical College, le Dr Gibbon réussit à ramener le coeur à sa condition normale.La jeune fille retrouva une florissante santé et cet événement fut consigné dans les annales médicales.Depuis son invention, cet appareil subit constamment des transformations et des améliorations.Les techniciens veulent en faire une réplique aussi parfaite et aussi efficace que le coeur humain.C’est Yoxygéna-teur, cette section qui remplace la respiration humaine, qui a surtout été amélioré; on a cherché à obtenir le moyen de mêler le sang et l’oxygène aussi rapidement et complètement que dans les poumons humains. Si l’on a résolu le problème du drainage du sang et de son oxygénation, on n’a pas négligé, d’autre part, celui de rendre doux et sans heurt le flux sanguin remis en circulation dans l’organisme.De sorte que le coeur mécanique a véritablement dépassé le stage des essais et celui de n’être utilisé que comme dernière planche de salut.Il sert aujourd’hui à ranimer des gens immédiatement après leur mort, à réparer des systèmes circulatoires fatigués et à remettre en bonne condition des coeurs malades ou difformes.Cet appareil moderne apporte à la science médicale une arme précieuse et puissante contre l’un des terribles ennemis du monde actuel: la maladie de coeur.AUTRE INVENTION Par ailleurs, on a également mis au point un autre appareil qui permet de découvrir les troubles du coeur avant même qu’ils se produisent dans le mécanisme du sang.Il s’agit du ballistocardiographe; ses principes sont anciens, mais sa construction et ses techniques sont nouvelles.Plusieurs techniciens, en ces dernières années, avaient fabriqué des appareils pour assurer les tests ballistocardiographiques.Mais ce fut le Dr J.E.Smith, cardiologue réputé de la Ciuil Aeronautics Administration des Etats-Unis, qui réussit à inventer un appareil standard.Cet appareil sert à mesurer l’efficacité du coeur en tant que pompe du réseau sanguin: il démontre à quelle vitesse le sang sort de la pompe.Le Dr Smith explique son rôle en empruntant une comparaison à l’automobile: le ballistocardiographe peut être comparé à la mise au point en chevaux-vapeur de la puissance d’un moteur d’auto, tandis que l’électrocardiographe ressemble aux instruments qui vérifient la batterie et les bougies d’allumage.Le ballistocardiographe tire son nom du fait que chaque fois que le coeur pousse le sang dans l’organisme, il se produit un choc semblable au recul d’un fusil.Le mot grec ballisto veut dire: coup: le mot cardia: coeur, et le mot graphe: écrire, enregistrer.L’appareil construit par le Dr Smith mesure la vélocité et l’accélération du mouvement du corps provenant de l’éjection du sang par le coeur.Selon ce savant, le déplacement, la vélocité et l’accélération répondant à chaque battement du coeur sont tous reliés à la force de ce battement.Pour éviter toute vibration et toute influence venant de l’extérieur, l’appareil du Dr Smith, installé à l’hôpital de l’Université George Washington, à Washington, est fixé à un bloc de béton.Une barre magnétique attachée au corps du patient en capte les plus légers mouvements et les transmet au ballistocardiographe en les amplifiant.Par cette nouvelle technique, le Dr Smith et ses collègues réussissent à détecter les dommages affectant ¦¦H u 15 les valves du coeur, tels que l’insuffisance aortique et autres maux.Ainsi, par exemple, les obstructions de l’aorte présenteront sur l’appareil un graphique bien caractéristique dans le déplacement des courbes, tandis que dans le cas de l’angine, la faible force de l’éjection sera aperçue plus clairement dans l’accélération des courbes que dans leur déplacement apparemment normal.Le ballistocardiographe peut prévenir les attaques cardiaques en fournissant des renseignements précis sur le fonctionnement du coeur.Parmi un groupe de 50 pilotes, âgés de 40 à 50 ans, que le Dr Smith fut appelé à examiner au moyen de son nouvel appareil, tous avaient été jugés normaux d’après les tests de la Civil Aeronautics Administration.Mais le Dr Smith en trouva huit qui manifestaient des conditions anormales du coeur; il y en avait trois qui souffraient vraiment de troubles cardiaques et l’un d’eux mourut en moins de deux ans.ORGANE VITAL Selon le vieux dicton, c’est la tête qui mène le coeur.Mais, en fait, le cour mène la tête et tout l'organisme; car c’est lui qui les alimente d’un sang nourrissant qui les maintient en vie.Privée d’oxygène, la tête ou la masse du cerveau qu’elle contient meurt en quelques minutes.C’est le coeur qui assure la circulation de l'oxygène en pompant le sang nuit et jour dans l’organisme.A chaque battement du coeur, le sang chargé d’oxygène et d’autres éléments nutritifs est poussé à travers tout le corps.Mais si vous tenez vraiment à ce que votre tête mène votre coeur, vous serez assez intelligent pour prendre bien soin de celui-ci.Sur les cartes de souhaits de la St-Valentin, on répète que le coeur est tendre et doux.En fait, il est puissant et dur! Tandis que des centaines de milliers de personnes succombent chaque année aux suites des maladies du coeur, plusieurs millions d’autres continuent de vivre.Chaque jour, leurs coeurs battent avec assez de force pour pousser de 5 à 10 tonnes de sang à travers des milles de veines et d’artères.Le coeur tire une partie de sa force de la sorte de muscles dont il est fait; les fibres de ces muscles sont entrelacés en plusieurs couches allant en différen- DURANT UNE OPÉRATION CHIRURGICALE, DES INSTRUMENTS MODERNES SERVENT À DÉMONTRER L’ÉTAT DE LA PRESSION SANGUINE ET DE L’ÉLECTROCARDIOGRAMME CHEZ LE PATIENT.tes directions.Bien des hommes s’enorgueillissent de leurs énormes biceps et de leurs muscles bien développés, mais c’est encore le muscle du coeur qui est le plus fort.Il n’y a qu’un seul autre muscle plus puissant dans le corps humain, c’est celui de l’utérus de la femme, qui se contracte au moment de donner naissance à un enfant.La force, la dureté et l’endurance du coeur humain sont encore plus impressionnantes quand on considère son volume plutôt réduit.On le compare souvent à la grosseur du poing d’un homme, mais il s’agit d’un gros poing! Car le coeur mesure ordinairement de à 5 pouces de hauteur sur 2 à 3 34 de largeur, tandis que son poids varie d’une demi-livre chez une petite femme à trois quarts de livre chez un gros homme.La grosseur et le poids varient également selon l’âge et le sexe, et ces détails s’appliquent à des coeurs normaux.SILHOUETTE DU COEUR Quant à la forme du coeur, elle n’a que très peu de ressemblance avec les coeurs imprimés sur les cartes de la St-Valentin.Le Dr H.M.Marvin, ancien président de VAmerican Heart Association, compare le coeur à une grosse figue mûre.Il ajoute que la silhouette du coeur ressemble, en général, à celui qui le possède.Si ce dernier est petit de taille et mince, son coeur est plutôt allongé; s’il est gras et trapu, son coeur est large et court.La structure musculaire est ce qui aide le coeur à battre avec force jour et nuit.Mais il y a une autre aide importante: ce sont les périodes de repos.Or il ne s’agit pas seulement des heures où tout le corps repose dans le sommeil ou la sieste; car le coeur peut même se reposer pendant qu’on travaille.A chaque battement, le coeur se contracte pour pousser jusqu’à la dernière goutte de sang hors des ventricules.Cette contraction dure environ 3 dixièmes de seconde.Puis, le coeur se détend pendant 5 dixièmes de seconde.Un savant a même établi qu’en raison de ces périodes de détente, le coeur ne travaille vraiment que 8 heures sur 24.Toutefois, malgré ces périodes de repos et sa grande force, le coeur en vient à perdre sa bonne condition et le merveilleux organisme de pompage peut faire défaut.Quelques-uns des troubles cardiaques proviennent des veines et des artères à travers lesquels des gallons de sang sont pompés chaque jour de notre vie.D’autres troubles proviennent aussi du fait que les valves du coeur sont défectueuses.Il y a au moins 20 formes différentes de maladies du coeur, mais on ne peut pas les avoir toutes en même temps.Les trois principales, qui sont la cause de 90% de tous les cas, sont: la thrombose coronaire, résultat du durcissement et du rétrécissement des artères coronaires qui transportent le sang chargé de nourrir le muscle même du coeur; Y hypertension du coeur, résultant d’une haute pression sanguine; le rhumatisme du coeur, provenant de la fièvre rhumatismale, et qui est particulièrement fatal chez les jeunes de 5 à 19 ans.Or la science médicale n’a pas encore découvert les mécanismes exacts qui causent le durcissement des artères, la haute pression du sang et la fièvre rhumatismale.Mais les recherches ont produit un avancement remarquable dans le diagnostic, le traitement et la prévention de ces maladies.C’est pourquoi la tête peut encore conduire le coeur en prenant les moyens nécessaires pour le garder^ en bonne forme, surtout en rendant des visites régulières au médecin et en suivant fidèlement ses instructions.16 .fwW*'* X LE “BOEING 707” EST LA RÉALISATION D’UNE NOUVELLE VICTOIRE CONTRE LA MONTRE.D’UN POINT À UN AUTRE, LE TEMPS DE VOL EST GÉNÉRALEMENT RÉDUIT DE 40%.pacfrue LE “BOEING 707” par Onésime PIETTE, directeur des études, Ecole de Métiers de Joliette.CECI EST LA PREMIERE TRANCHE D’UNE ETUDE CONSACREE AU PLUS RECENT AEROBUS ENTRE EN SERVICE SUR LES GRANDES LIGNES MONDIALES.LA DEUXIEME TRANCHE PORTERA SUR LES AMENAGEMENTS COMMERCIAUX DE L’APPAREIL, LES CUISINES, LA CLIMATISATION, LES SYSTEMES ELECTRIQUE ET HYDRAULIQUE, LES GOUVERNES, ETC.CREE il y a quelque soixante ans, le frêle aéroplane, qui pouvait à peine quitter le sol et franchir de courtes distances, est devenu aujourd’hui le puissant paquebot aérien qui emporte, dans un état de luxe et de confort tel que les esprits les plus osés n’auraient jamais cru réalisable, à des vitesses fantastiques, dans les hautes régions de l’atmosphère où le froid et l’asphyxie guettent les humains, l’homme d’Etat, le savant, le mis- sionnaire et le touriste dans tous les pays, sous toutes les latitudes et à toutes les altitudes, dans de prestigieuses métropoles, dans les centres de haut savoir et dans les coins même les plus reculés de la terre.De vastes réseaux aériens encerclent de toutes parts le globe et rapetissent étrangement la terre.Comme un animal en cage, l’homme tourne sans cesse en rond .autour de sa boule.Il se moque des lois de la pesanteur.Il s’élève si haut dans les deux que les barreaux de sa prison deviennent tous les jours plus élastiques.Après avoir réussi, par la vitesse, à créer du temps, l’homme parviendra-t-il à créer de l’espace?Les Spoutniks, les Explorateurs, les Vanguards et les Pionniers sont dans ce domaine une promesse d’évasion.Demain verra sans aucun doute les astronautes se substituer aux aéronautes.Malgré ces espoirs non chimériques, les hommes seront longtemps encore véhiculés dans des avions dont 17 226.5 ÉPURE D’UN RÉACTÉ “BOEING 707”.CARACTÉRISTIQUES DU “BOEING 707” "JET “INTER- STRATOLINER” CONTINENTAL” 707-120 707-220 707-320 707-420 Caractéristiques générales Envergure des ailes 130'10 * 130T0' 142'5' 142'5' Envergure de l’empennage horizontal 39'8' 39'8' 45'8' 45'8' Longueur totale 144'6 ' 144'6' 152'11 ' 152T1 ' Hauteur totale 38'7 ' 38'7' 38'8' ZS'S” Voie 22'1 ' 22'1 22'1' 22'1 ' Empattement 45'8 ' 45'8" 55'8' 62'4 ' Fuselage: Longueur totale 138T0 ' 138'10 ' 145'6" 145'6" Largeur maximum 12'4 ' 12'4 ' 12'4 ' 12'4 " Hauteur maximum 14'2.5' 14'2.5" 14'2.5' 14'2.5r Nombre de passagers Première classe 124 124 131 131 Deuxième classe 150 150 162 162 Soutes: Avant de cabine 700 pi.eu.700 pi.eu.800 pi.eu.800 pi.eu.Arrière de cabine 900 pi.eu.900 pi.eu.900 pi.eu.900 pi.eu.Poids et performance: Poids brut 248,000 li.248,000 li.296,000 li.236,000 li.Poids à l’atterrissage 175,000 li.175,000 li.296,000 li.135,000 li.Charge payante 42,000 li.42,000 li.40,000 li.40,000 li.Capacité des réservoirs (gallons) 17,398 17,398 22,920 22,920 (livres) 130,000 130,000 149,500 149,500 Vitesse de croisière (m./h.) 591 605 605 595 Réacteurs (4) P & W P & W P & W RR Con- JT-3C-4 JT-4 A3 JT-4 A3 way Mk Autonomie de vol 5,000 5,000 5,000 505 5,000 milles milles milles milles Note: La capacité des réservoirs, la charge payante, le nombre de passagers varient considérablement selon la version choisie.la vitesse sera toujours en deçà de celle des engins sidéraux.Dans cette course contre la montre qui oppose les puissantes sociétés de transport aérien du monde, l’aéroplane se métmorphose : il se dépouille de ses haubans, le biplan devient monoplan, les hélices disparaissent, le moteur à pistons devient turbo-propulseur pour finalement se muer en tur-bo-réacteur.Les dimensions et la puissance de la libellule d’hier sont presque aujourd’hui celles du paquebot.Elles permettent un confort et un luxe qui ne le cèdent en rien à ceux d’un palace.Des agencements savants et compliqués, puissants et délicats, protègent les passagers du froid des hautes altitudes, de la diminution de la pression atmosphérique et de la raréfaction de l’oxygène.Les grandes nations du monde apportent d’é-tonnantes surprises à la solution des problèmes sans cesse changeants de l’aéronautique.Les Français créent le premier réacté commercial fabriqué en série et actuellement en service, le S.E.120 Caravelle, que les Canadiens ont pu admirer lors de sa venue au pays, en juin 1957 (voir description dans Technique pour Tous, mai 1957, par Onésime Piette).Après 10 ans de malheureux essais avec leur Comet, les Britanniques réalisent un géant de 70 tonnes, le Comet IV, dont la British Overseas Airways Corporation commande 20 exemplaires.Les Russes inaugurent leur imposant Tupolew 114”, de VAeroflot, gros transport aérien dépassant par la taille et la puissance de ses moteurs (48,000 cv) tous les appareils commerciaux ordinaires.Le TU 114 peut transporter 220 passagers à une vitesse de croisière de 1,000 km/heure.C’est un appareil à deux ponts ; chacun des quatre turbo-propulseurs est muni de deux hélices supersoniques tournant en sens inverse.Quant aux Américains, ils conçoivent et fabriquent dans leurs avionneries de puissants paquebots aériens : le Convair 880, le plus élégant des quadriréacteurs, le Boeing Stratoliner 707 et le Douglas Intercontinental DC-8.Ce sont trois réactés géants dont la puissance et les performances étonnent.Les grandes sociétés de transport aérien passent des commandes.Douglas doit construire cent six DC-8, dont le prix de base unitaire est de $5,165,-000.Quant à Boeing, il obtient cent trente-neuf commandes : le prix de base unitaire du Stratoliner est de $3,400,000.Quel est donc l’état civil de ce fameux réacté, le Boeing 707?C’est un produit de la célèbre avionnerie Boeing Airplane Company, de Seattle, Etat de Washington, constructeurs de la fameuse Flying Fortress B-17, de la Superfortresse B-29 et de la B-50, du Stratofreighter C-97, des Stratojet B-47 et B-52, du Stratotanker KC-135 et du Stratocruiser B-377 (voir description dans Technique pour Tous, mai 1955, par Onésime Piet'e).Le Stratoliner est un de ces puissants aérobus, un géant, qui depuis le 26 octobre 1958, au service des Pan American World Aimvays, sillonne régulièrement les routes du ciel.Confort, luxe et sécurité, telles sont les caractéristiques dominantes de cette belle réussite technique qu’affine une décoration d’un goût certain.Il transporte 165 passagers, 40,00 livres de fret, 17,398 gallons d’essence.18 Comment ne pas être étonné de la puissance et des performances de ce mastodonte aérien dont les dimensions surprennent?Ses moteurs développent assez d’énergie pour fournir l’électricité à une petite ville.Ses quatre réacteurs Pratt & Whitney J-57, dont la poussée est de 13,000 livres chacun, logés sous les ailes en flèches, font littéralement glisser le lourd oiseau dans l’air.Paris-New York (3,910 milles) se fait maintenant en 7 heures, ce qui réduit de 4 heures et 35 minutes le temps qu’exigeaient les aérobus à pistons.Le Boeing 707 est le prototype des avions à réaction longs-courriers.Il en existe déjà quatre modèles, chacun possédant des caractéristiques améliorées.S’il abrège la durée de la traversée transatlantique, il demeure soumis à la nécessité d’une, et parfois de deux escales entre New York et Paris.Air-France, qui mettra en service, en 1960, le Boeing 707-320, le plus puissant des quatre modèles, reliera Montréal à Paris, sans escale, en 6 heures environ, au lieu des actuelles 10 heures et 30 minutes.La capacité de ces avions est telle que deux d’entre eux peuvent, en un an, transporter entre New York et Londres autant de passagers que le Queen Mary.Il existe donc quatre types de Boeing 707; ce sont le 707-120, le premier de la série des multi-réactés; le 707-220, qui est doté de réacteurs très puissants; le 707-320, spécialement conçu pour les envolées intercontinentales, et le 707-420.ESSAIS RIGOUREUX Avans d’être mis en service, le Boeing 707 a été soumis à un rigoureux programme d’essais qui s’est échelonné sur quatre ans.Ce programme se divisait en deux parties : les essais au sol et les essais en vol.Les essais au sol comprenaient les 24,000 heures que la maquette à échelle réduite passa à la soufflerie aérodynamique, la série complète des essais statiques en charge limite, en charge extrême et en charge de rupture, la série des essais dit cle fatigue, dans une cuve d’eau, les centaines, les milliers de cycles de manoeuvres pour le contrôle du fonctionnement et de l’endurance des principales servitudes du puissant avion, enfin les essais à la température et à l’humidité.Quant aux essais en vol du prototype et des avions de la présérie, ils révélèrent le comportement dynamique de la cellule et de la voilure, le fonctionnement des systèmes électrique et hydraulique et des équipements les plus variés avec leurs dispositifs de commande et de sécurité.La certification couronna les essais d’homologation auxquels sont soumis tous les avions.Les essais en mécanique statique s’étendirent sur 15 mois, amenant la destruction du fuselage pour en prouver la solidité.Aucune partie de l’avion n’échappa à ce rigoureux programme d’essais.Les portes furent ouvertes et fermées 25,000 fois, et le train d’atterrissage, abaissé et relevé 8,000 fois; les panneaux de verre des hublots, normalement soumis à une différence de pression de 8.6 livres au pouce carré, supportèrent allègrement une différence de pression de 10 livres au pouce carré.Le verre résiste sans subir aucun dommage pendant 5 minutes à une pression de 25.8 livres au pouce carré; ainsi, aucun danger 1 \ CES DOCUMENTS NOUS MONTRENT UNE AILE DU “BOEING 707“ EN POSITION DE VOL DE CROISIÈRE (CI-DESSUS).LES AILERONS EXTÉRIEURS DEMEURENT IMMOBILES.LES VOLETS DE COURBURE SONT RELEVÉS.CI-DESSOUS LES VOLETS EN POSITION D’ATTERRISSAGE.EN CAS D’URGENCE.LE BOEING PIQUE À LA VITESSE DE 15,000 PIEDS À LA MINUTE. de se voir catapulter dans le ciel par des hublots trop faibles.On voulut prédire l’avenir du nouveau-né.Cartomanciens modernes, les ingénieurs et les techniciens se penchèrent sur lui, s’efforçant d’apprécier ses remarquables qualités.Les renseignements qu’ils accumulèrent impressionnent : 17 millions de données techniques enregistrées sur 200 milles de ruban magnétique ; 40 milles de pellicules photographiques fixèrent à jamais les réactions du prototype.Toutes ces informations, mises sous équation, se résolvent, s’analysent.Elles permettent de supputer le devenir du mastodonte.On peut sans crainte affirmer qu’il est de constitution solide.De puissants vérins hydrauliques soulèven' de 12.5 pieds les immenses ailes du Boeing 707 avant d’atteindre le point de rupture.Elles avaient auparavant été pliées de 4.5 pieds vers le bas.Cette gymnastique représente plusieurs fois l’amplitude du mouvement qu’elles éprouveront dans les conditions normales de vol.L’entière structure du fuselage est soumise à une épreuve décisive.Cinquante vérins hydrauliques exercent une double poussée de 750,000 livres de bas en haut, et de 500,000 livres de haut en bas.Une conclusion s’impose: la cellule résiste à des pressions 50 fois supérieures à celles auxquelles elle sera soumise lors des opérations aériennes régulières et normales.Les essais à la fatigue dans une cuve d’eau, pendant lesquels on réalise en 5 minutes une fatigue de 5 heures, prouvent que la carlingue peut résister aux efforts maximum que l’avion risque de subir au cours de son existence.Les essais hydro- statiques soumettent le fuselage à une usure qui équivaut à 70 millions de milles de vol, dans des conditions normales d’utilisation opérationnelle.A la fin de 1958, une section du fuselage complétait 50,000 vols lors d’essais hydrauliques.A 4 heures par vol, cela représentait 200,000 heures de vol, à la vitesse moyenne de 500 milles à l’heure; résultat: 100 millions de milles.Quant à la cabine du pilote, elle résite à 70,000 envolées hydrostatiques.Les conditions de vol telles que le décollage, l’envolée et la pressurisation se vérifient pendant les opérations dites d’essais à la fatigue dans une cuve d’eau.Cette cuve est un immense réservoir de 20 pieds de hauteur, de 20 pieds de largeur, de 130 pieds de longueur, et contenant 420,000 gallons d’eau.Lors des vols simulés, la pression d’eau de la cuve et celle du fuselage s’égalisent.Cette opération représente l’avion au sol sans pressurisation.Pour simuler l’altitude, l’eau est pompée dans le fuselage afin de créer une différence de pression supérieure à celle des conditions normales d’utilisation opérationnelle.Pendant que se poursuivent ces essais à la fatigue, le groupe motopropulseur, constitué de quatre réacteurs Pratt & Whitney J-57, enregistre au-delà d’un million d’heures de vol, lors des envolées de routine au service des U.S.A.F.LES ESSAIS EN VOL Le prototype vola pour la première fois le 15 juillet 1954 et mit bientôt à son crédit, par des sorties ultérieures, au-delà de 1,000 heures de vol, LE POSTE DE PILOTAGE DÉCOUVRE LES DÉLICATS INSTRUMENTS ET LES NOMBREUX CONTRÔLES QUI ASSURENT LA SÉCURITÉ ET LE CONFORT DES VOYAGEURS.IJJX jiii &\y,yywi .vv mm.,, Il : ?r xxxxxx ®p ppwsi Lk, -JS* .20 ¦: %¦} -2 w*s* m : VW* soit l’équivalent de 14 voyages autour de la terre à la vitesse moyenne de 500 milles à l’heure.Plus de cent pilotes de diverses lignes aériennes firent l’essai du prototype en vols transcontinentaux.On établit même un record en reliant Baltimore et Seattle en 3 heures et 48 minutes.Un des trois avions de la présérie fut confié aux équipages de la U.S.Civil Aeronautics Administration pour les vols d’essais devant mener à la certification, laquelle s’appliquera à tous les Boeing 707.Les pilotes d’essais de Boeing et ceux des Pan American World Airways s’envolaient à titre d’observateurs, le 16 avril, pour le premier d’une série de vols d’essais qui devaient s’échelonner pendant trois mois.Lors de cette première série, on vérifia le système hydraulique, le système électrique et les autres servitudes.La deuxième série détermina les qualités aérodynamiques du puissant appareil.Quand à la troisième, elle visait à soumettre l’avion à d’intensives opérations aériennes conduisant à l’accumulation de 150 heures de vol, y compris deux envolées transcontinentales, l’une le jour, l’autre la nuit.L’avion vola dans les conditions climatiques les plus variées.A Miami, il fut soumis à des conditions d’humidité extrêmes et conserva fière allure lors des grandes chaleurs sèches de la ville de Mexico.Cent courtes envolées, effectuées depuis les terrains d’essais de Boeing, comprenant épreuves de décollage, vitesse ascensionnelle, vitesse en palier, vitesse en piqué, atterrissages sur de courts espaces, etc., permirent de vérifier, par le maximum de cycles auxquels sont sou- mis l’atterrisseur, les volets, les ailerons, les aérofreins, la pressurisation et autres servitudes aux conditions normales de vol.Pendant un mois, alors que la piste principale d’atterrissage était en réparation, l’avion s’envola d’une piste secondaire de 5,400 pieds sans aucune difficulté.Son plafond dépassait nettement 42,000 pieds à mach 0.96.SUR DE GRANDES DISTANCES Le 16 octobre 1955, la distance de 2,340 milles, entre Seattle et Washington, était franchie à la vitesse moyenne de 592 milles à l’heure.Le Boeing retournait à Seattle en 4 heures et 8 minutes.Sa vitesse moyenne s’établissait à 567 milles à l’heure.Ce record fut vite éclipsé.Le 11 mars 1957, les représentants de la presse montaient dans un 707, au terrain de Boeing, à destination de Baltimore, soit une distance de 2,350 milles.L’envolée dura 3 heures et 48 minutes ; la vitesse de croisière s’établit à 612 milles à l’heure.L’envolée de retour s’effectua en trois étapes : Baltimore-Chicago, en 1 h.et 18 min., à la vitesse moyenne de 475 milles à l’heure; Chicago-Denver, en 1 h.et 51 min., à la vitesse moyenne de 487 milles à l’heure; Denver-Seattle, en 2 h.et 39 min., à la vitesse moyenne de 486 milles à l’heure.Entre Chicago et Denver, des vents soufflant à 100 milles à l’heure contrarièrent le vol ; pourtant, l’envolée, de 4,921 milles, s’effectua en 9 h.et 7 min., à la vitesse moyenne de 540 milles à l’heure.Les essais démontrèrent la grande maniabilité dans les opérations au sol et un comportement absolument sain aux grandes altitudes.LE TRAIN D’ATTERRISSAGE SE RELEVE LATERALEMENT.LE LOGEMENT DE L’ATTERRISSEUR EST LARGEMENT MESURÉ POUR FACILITER L’ENTRETIEN DU SYSTÈME HYDRAULIQUE.21 •0-0-0-0-0-0-0- 4- 4 4V -$- + ^5- -$• NEW WORLD *$¦ & ¦& & -& & I IN PHOTOGRAPHY I -$- -$- 4* ¦£ -5}S- -0- IN 15th century Italy, history’s greatest genius drilled a hole in his living room wall.The simple experiment led Leonardo da Vinci to one of his most important discoveries — the principles of photography.In fact, by drilling the hole, Leonardo turned his house into the world’s first camera.He found that light rays coming through the hole focused on the opposite wall to form an inverted image of the outside courtyard.Centuries later, the principle was incorporated in a crude, portable box-like device called a camera obscura.Using a mirror as an added refinement in focusing, the images could be traced on paper.The idea of turning real life scenes into light images — and recording them — fired man’s imagination.The device became a tremendous fad throughout Europe.But the early, hand-traced photos weren’t exact replicas.Something was needed to make duplication foolproof, complete and automatic.Wasn’t long before advances in science offered a new way — light sensitive chemicals did the hand work — and modern photography began in earnest! Enthusiasts turned parlors, basements, attics into crude labs to develop dagguerreotypes, tintypes, wet colloids and, finally, roll film.Each new process improved on its predecessor but all kept one disadvantage.They required large, bulky equipment and a great deal of technical knowledge.A good example is the work of the famous photographer, 22 Mathew Brady.His memorable pictures of the Civil War still take an important place in picture exhibits the world over.But Brady’s equipment completely filled a large, horse-drawn carriage.Developing his shots often took all night.Hardly a convenient arrangement! Still, the appeal of photography, the demand for better methods was so strong, progress continued at an amazing pace.As more and more people were converted to the hobby, ingenious scientists contributed one technical revolution after another.Result: the average camera buff could have his choice of fool-proof exposure meters, electronic flash guns, super-film, automatic slide projectors, enlargers — even self-developing and magic eye automatic cameras ! Fact is, photography came so far, seemed there was little room left for improvement.The surmise was wrong.About a decade ago, as an offshoot to the increased use of plastics in everyday life, scientists discovered some plastics had light-sensitive properties.Research teams in labs across the country went to work looking for ways to exploit the new discovery.The team employed by the “Charles Beseler Company”, of East Orange, New Jersey, was the first to come up with a practical use.They called the product “Slide-O-Film”, a grainless, silver-free, plastic base copying film that required no darkroom or chemicals! What’s it mean?Any photo fan can make a negative from a transparency or a slide from a negative .in minutes, in a way that would have dumbfounded early fans.For instance, to make a projection slide from a negative all he does is open the box — in broad daylight — place the film against the negative, expose to fluorescent light for about a minute, drop the newly exposed film into a pot of boiling water — and come up with a black and white slide transparency! That means all those negatives of your favorite portraits, still-lifes or candid shots can now have the added excitement of full slide-viewing.Using the same process, he can also make negatives directly from any color slide, developed-on-the-spot transparency, or single frame on a home movie.Then he can make all the jumbo prints he needs.An especially dramatic use for “Slide-O-Film”: duplicating X-rays in hospitals for mass distribution to expert analysts.This cuts out the need for numerous X-ray exposures.The advantages in convenience are clear.The secret is a radically new concept — a physical system of photography.Other films rely on chemical reactions to bring out an image.The basic material is a plastic base coated with a special compound sensitive only to ultraviolet, black light.When exposed, the compound releases small quantities of nitrogen gas.Developing with heat softens the outside covering layer and permits the gas to form bubbles.These bubbles act to diffuse light that passes through them, producing shadows and tones to make an image.Also of vital importance to hobbyist and professional photographer is the fact that the product is tough.It cannot tear or fade, and lasts indefinitely.A good example of its permanence: packages aren’t dated.The film is always good and even the finished product improves with age.Of course a common question is bound to be : what about using the film directly in a camera?It may be around the corner! Scientists are hard at work perfecting this next, revolutionary step.But that’s been the history of photography — turning a good idea into an easier, better one. ancienneô et ôciencei nouue DE LA MÉTOPOSCOPIE A LA MORPHOPS YCHGLQGIE par Eddy MacFARLANE, Professeur d’Histoire du Livre à l’Institut des Arts Graphiques.i, selon un vieux dicton, “l’habit ne fait pas le moine”, il n’en est pas moins vrai que nous avons tendance, malgré les sages avis du bon La Fontaine, à “juger les gens sur la mine”.En avons-nous le droit?Cet homme, devant nous, cette femme, .Comment réagissent-ils en telle circonstance, devant tel problème?Quel sera leur comportement dans nos rapports ultérieurs?Et nous voilà scrutant un visage, dépouillant une attitude, interrogeant les yeux surtout; car ceux-ci, nous le savons d’expérience, dissimulent moins bien qu’un sourire : une lueur qui ne saurait tromper trahit tôt ou tard un fourbe, un sadique, un pleutre.Certes, un amène visage peut masquer un abominable coquin! Dans une certaine mesure cependant, nous portons dans nos traits, dans nos yeux, sur nos lèvres, l’expression de nos penchants, bons .ou moins bons, que nos rides elles-mêmes, avec le temps, se chargent souvent d’étaler au grand jour.L’alcoolique, l’avare, le misanthrope se reconnaissent par des stigmates faciaux qui ne laissent généralement place au doute.Le théâtre, de tout temps, a largement exploité ces faciès jusqu’à les rendre conventionnels; Brueghel, Bosch, Daumier, pour ne citer que trois célèbres peintres, y ont trouvé une inépuisable source d’inspiration; quant à l’art du caricaturiste, il consiste justement à accentuer jusqu’à l’absurde les traits de ses victimes pour nous en livrer l’âme.Dans la vie quotidienne une sorte d’intuition, diversement développée selon les individus, conduit à trouver sympathique ou non, dès le premier contact, une personne dont on ignorait tout la veille.Ne nous leurrons pas; ce jugement sommaire est largement influencé par le visage de notre interlocuteur, visage sur lequel nous nous plaisons à identifier, souvent inconsciemment, des particularités de caractère semblables ou complémentaires, ou opposées aux nôtres.Etant entendu que cette appréciation spontanée reste indépendante d’un quelconque canon esthétique.A ce procédé empirique les psychiatres et les psychologues ont voulu substituer une méthode plus scientifique, étayée par des indices morphobiologiques; plus ou moins fondée également sur la similitude du comportement d’individus dont l’aspect physique présente quelque ressemblance.C’est ainsi que depuis une trentaine d’années un certain nombre d’ouvrage ont vu le jour, les uns traitant de la constitution physique de l’homme en général, les autres se limitant à son aspect biologique ; ils ont donné naissance à des typologies approuvées par certains, discutées ou même énergiquement combattues par d’autres.Le visage, qui nous intéresse particulièrement ici, n’a pas échappé à ces tentatives de classification de l’individu.Parmi plusieurs, prenons par LETTRINE PROVENANT DE L’ATELIER DE JEAN DE TOURNES (1548).POSITION DES PLANÈTES SUR LE FRONT SELON JÉROME CARDAN, DANS METOPOSCOPIA, PARIS 1658. -f- V * à la mort violente D’APRES METOPOSCOPIA SIGNES PREDISPOSANT .aux voyages maritimes aux voyages terrestres aux mauvaises moeurs exemple l’ouvrage du Dr.Louis Corman: “Quinze leçons de moi'phopsychologie” (1) et voyons ce qu’en pense un expert psychiatre, mondialement reconnu, le professeur Laignel-Lavastine : “La base de la classification de Corman est l’opposition des types dilaté-rétracté, en créant entre les deux extrêmes une variété de types intermédiaires.En réfutant chacune des deux thèses contraires, le matérialisme psychologique et le spiritualisme, Corman part de l’unité concrète de l’homme en reconnaissant, dans le physiologique, le psychologique et le morphologique, les trois aspects d’une même série de faits” (2).Quels sont donc, d’après le Dr.Corman, les caractéristiques physiques et morales de ces types opposés?Le “dilaté” s’adapte parfaitement à son milieu.Il est physiquement épanoui: grand, large, fort.Ses sens, bien développés, sont “grands ouverts à la pénétration du milieu” ; il est gai, spontané, impulsif, pratique; il a la bouche large, les narines dilatées, de grands yeux écartés l’un de l’autre.Le “rétracté” au contraire est celui qui, ayant été placé dans un milieu défavorable, ne peut s’adapter facilement; c’est le “type qui se défend en se rétractant”.Physiquement il est généralement maigre, quelle que soit sa taille ; le visage est osseux, la bouche et les narines moins larges que celles du “dilaté” ; les yeux, moins grands, sont plus rapprochés.Plutôt pessimiste, il sait dominer ses impulsions.Entre ces deux types, le Dr.Corman distingue un certain nombre de variétés tels les “rétractés latéraux,” les “rétractés de front”, les “rétractés de base”, dans lesquels l’auteur situe respectivement les hommes d’action, les hommes à “la pensée réfléchie”, les “hommes doués pour la spéculation intellectuelle”.Reste à les reconnaître au point de vue morphologique.“Pour bien voir la rétraction latérale, écrit l’auteur, il faut observer le personnage de face et noter la réduction de tous les diamètres de largeur.Ail contraire, pour bien voir la rétraction de front, il faut regarder le profil”.Le Dr.Corman partage le visage en deux régions principales: une zone périphérique formée des parties osseuses révélerait les “qualités innées” ; une zone centrale comprenant les vestibules sensoriels indiquerait les “qualités acquises”.En divisant ce même visage en trois bandes horizontales, l’une comprenant la mâchoire et la bouche, l’autre les pommettes et le nez, on obtiendrait des indications sur les “rapports de l’homme avec son à la chicane à l’inconstance à l’usure à l’influence de Mars et de Jupiter ;¦ à la générosité à la miséricorde à la vertu farouche à l’influence de Saturne milieu naturel” ; quant à la troisième bande, front et yeux, elle marquerait “les rapports de l’homme avec son milieu social”.“Cette méthode de lire le caractère à travers le visage, souligne le professeur Laignel-Lavastine, par l’application de la classique dichotomie : dilaté-rétracté, est commode et même séduisante.Quant à la précision des traits décelés, nous sommes très réservés, comme pour les autres études du même genre”.Ce qui n’a guère empêché l’éminent praticien d’écrire une élogieuse préface pour un ouvrage de M.Emmanuel Fougerat: “Dictionnaire des visages”, illustré de 600 dessins “serrant la vie de très près et méthodiquement ordonnés”, assure l’auteur (3).Ce n’est pas, il va s’en dire, pour le simple plaisir de déceler le caractère réel d’interlocuteurs quelconques que ces observateurs, —- et parmi eux on compte d’authentiques hommes de sciences, — établissent des milliers de fiches signalétiques, se livrent à des comparaisons fastidieuses, compilent des statistiques où les formes de la bouche, du menton, de l’oreille, du front, l’orientation des commissures des lèvres, le volume du crâne et jusqu’à l’élévation et la largeur des sourcils sont soigneusement mesurés, comparés, classés.Ces études peuvent être précieuses lorsqu’il s’agit d’établir des normes touchant l’orientation professionnelle par exemple ; plus précieuses encore dans le domaine de la délinquance pour déterminer le degré de responsabilité du prévenu.L’ennui est que les spécialistes sont loin de s’accorder sur la typologie à adopter ! Ces typologies, d’autre part, tendent à établir un lien de cause à effet de plus en plus étroit entre la conformation de l’individu et les actes, éventuellement délictueux, qu’il accomplit au cours de son existence.On sent tout de suite le danger d’une telle théorie qui rejoint l’antique “fatum”.Déjà Aristote avait consacré plusieurs chapitres de son oeuvre à démontrer que la structure du nez révèle la disposition cle l’homme.La recherche d’une corrélation entre le physique et la moralité de l’individu, on le voit, n’est pas une préoccupation spécifiquement moderne.Tout au plus cette recherche a-t-elle bénéfécié d’une impulsion nouvelle grâce au développement rapide, depuis une quarantaine d’années, de la Psychiatrie et de la Psychologie.Les auteurs spécialisés saluent généralement Hippocrate et Platon comme lointains précurseurs, citent Y“Homo delinquente” de Cesare Lombroso, paru vers 1875, — et qualifient celui-ci de “créateur” de l’anthropologie criminelle, — attribuent enfin l’invention de la Physiognomonie, ou art des traits du visage (Larousse dixit), à Jean Gaspard Lavater, philosophe, poète et théologien (4).C’est oublier que Lombroso et Lavater eurent de nombreux prédécesseurs; il semble, d’ailleurs, que Lavater en fit son profit.à l’adultère et la mendicité à la vénalité aux vice* à la débauche jfy Cils d’hommes orgueilleux, audacieux, amateurs de vaine gloire.Fronts d’hommes vains et salaces.Yeux d’hommes paresseux, avides.Yeux d’homme astucieux et d’homme simple JÉRÔME CARDAN ET LA MÉTOPOSCOP1E LA plus curieuse étude sur le visage, probablement la plus ancienne du genre, est celle que l’on trouve dans l’oeuvre écrite de Jérôme Cardan ; elle a trait aux rides.Celles-ci étant acquises au cours de l’existence, il est logique de penser que de nombreux penchants s’y dénoncent naturellement, et ce système, a priori, n’est point entaché de déterminisme.Mais c’est mal connaître Cardan que lui prêter un raisonnement aussi simple ! Comme la plupart des hommes de son temps il est entiché de “surnaturel”, croit aux sentiments sympathiques ou antipathiques des objets vis-à-vis de tel ou tel être ; il est surtout passionné d’astrologie, et c’est sur cette “science” qu’il fonde son étude.Il s’agissait pour Cardan de localiser les planètes sur le front et, incidemment, d’assigner une place, sur l’ensemble de la face et du cou, aux signes du zodiac.Ce qu’il fit à la suite de patientes et secrètes observations qu’il consigne dans son traité: La Métoposcopie (5).D’après son système, chaque ride s’inscrit obligatoirement dans la zone d’influence d’une planète, en tout ou en partie, saille éventuellement sur une ou plusieurs autres zones.Selon qu’elle sera rectiligne ou sinueuse, horizontale ou plus ou moins perpendiculaire, longue, moyenne, courte, profonde ou superficielle, les déductions varieront et prêteront à des interprétations multiples.Les angles qu’elles forment entre elles, la direction et l’ouverture de ces angles, ajoutés à la position zodiacale, des noevi, ou taches de la face, portent ces interprétations à l’infini.Mieux que de plus amples explications, nous reproduisons ici un certain nombre d’exemples pris parmi les huit cents figures illustrant une réédition parue en 1658.La Métoposcopie avait l’énorme avantage sur la Chiromancie, alors fort en honneur, de permettre l’observation d’un sujet à son insu.Elle ne paraît cependant pas avoir connu le succès.Par contre, elle influença les différents essais de “physionomotypie” élaborés par les successeurs de Cardan.En outre, celui-ci, avec la collaboration de son collègue et ami le médecin bergamas-que Guglielmo Grataroli, jeta les bases de l’anthropologie criminelle moderne.Ayant l’un et l’autre remarqué le caractère très personnel de l’angle facial, de la forme du nez et des oreilles, etc., ils préconisaient l’application d’un système de mesure qui faciliterait la recherche et l’identification des délinquants en fuite; ceci à une époque où les “services d’état civil” étaient plutôt déficients.LA PHYSIONOMONIE CARDAN eut des émules.Notamment Bar-thélémi Codés, dont la “Physiognomonia” éditée à Strasbourg en 1533 est, dans le genre, un véritable monument.Généralement indépendante de l’astrologie, la CETTE DOUBLE PAGE EST ILLUSTRÉE AVEC DES FIGURINES AYANT PARU DANS “PHYSIOGNOMONIA", DE BARTHÉLÉM1 COCLÈS, STRASBOURG 1533. Physionomonie n’en est pas cependant complètement détachée.Plus flottantes que celles de la Métoposcopie, ses règles laissent une large part à l’interprétation.Les dons d’observation et d’intuition qu’elle requiert la rapproche de la physio-psychologie actuelle.Quoi qu’il en soit, Codés, grâce à elle, connut une extraordinaire célébrité.Ses contemporains ne tarissent pas d’éloges et crient volontiers au prodige quant à la justesse de ses “prédictions”; l’évêque de Civita Ducale lui-même, Luc Gauric, très estimé du pape Paul III, dont il partageait souvent la table, affirme leur véracité.Dans ses “Observations”, publiées après sa mort, le prélat reconnaît que Codés fut également admiré des amis et des ennemis de l’“art de deviner”.Il mentionne, notamment, que son frère, Pompone Gauric, le distingué jurisconsulte, disciple de Codés, fut averti par celui-ci qu’il endurerait un injuste supplice.Effectivement Bentivoglio, Seigneur de Bologne, lui fit donner l’estrapade pour des raisons mal établies.Toujours d’après l’évêque de Civita Ducale, Codés mourut d’un coup sur la tête, ainsi qu’il l’avait lui-même pressenti, dans les circonstances suivantes : ayant prédit au fils de Bentivoglio, Hermès, qu’il serait banni et tué dans un combat, — ce qui fut, — Hermès, furieux, le fit assassiner par le chef de ses sbires, Caponi.“Ce qui est surprenant, note l’évêque, c’est que Caponi se présentant chez Codés dont il n’était point connu, celui-ci lui dit : Hélas! mon ami, vous commettrez un détestable meurtre avant qu’il soit nuit”.Caponi revint quelques heures plus tard et asséna sur la tête du devin un formidable coup de hache.Un autre de ses admirateurs, l’historien Varil-las, prétend qu’après sa mort “on trouva dans le cabinet de Codés des prédictions sur ceux de sa connaissance dont il avait vu la main et le visage, qui se trouvèrent toutes véritables”.Soulignons en passant qu’il s’écoula près d’un siècle entre l’assassinat du devin et la publication du livre de Varillas (6) ! Les figures, gravées sur bois, illustrant le livre de Codés ne manquent pas de charme comme on peut en juger; elles semblent inspirées par la statuaire de la cathédrale de Strasbourg où le livre fut imprimé.L’auteur fonde sa classification sur les sept types planétaires (7), mais il fut certainement un patient observateur et un fin psychologue.L’oeuvre de Jean de Hagen, dit Indagine, pour être moins spécialisée n’en est que plus curieuse.Le nom de l’auteur, — peut-être fut-il Chartreux vers la fin du XVe siècle?— apparaît pour la première fois sur une modeste édition latine réalisée à Strasbourg par J.Scott en 1522.Mais il ne devint vraiment populaire qu’après la publication de son oeuvre, en 1549, par Jean de Tournes, le fameux imprimeur lyonnais.La page de titre est à elle seule un exposé : “Chiromance & Physiognomie par Le Regard des membres de L’homme, faite par Jean Indagine.Plus du dit, la diffinition des faces des Signes, Rei-gles Astronomiques du iugemet des maladies.Lastrologie Naturelle.La cognoissance de la complexion des hommes selon la domination des Pianettes.Le tout mis en François par Antoine du Moulin, Masconnois, Valet de chambre de la Roy- Yeux d’hommes pacifiques, loyaux et de grand intellect.Cheveux d’un homme rustique, d’entendement épais; barbe d’un homme brutal et dominateur.Homme et femme doués d’une excellente complexion.Fronts d’hommes irascibles, cruels et cupides. A AÀûff A i-i O u A A A/A A A A) A A A A.Carte cyto-architectonique de l’écorce cérébrale, d’après Brod-mann.Les numéros correspondent à autant d’aires de structure histologique différente et dont la valeur physiologique a pu être généralement précisée (d’après La Nature, Paris).ne de Nauvarre.Auec Priuilège du Roy pour dix ans”.Ce rarissime in-8 de 288 pages, composé en beau “vieux romain”, est orné de 7 bois représentant des dieux et des déesses montés sur leur char, — et symbolisant les sept planètes, — 11 figures doubles, dont nous reproduisons ici deux spécimens, 37 schémas de mains et 28 dessins géométriques dessinés et gravés par le délicat et talentueux Bernard Salomon, dit le Petit Bernard.Les cinq rééditions qui s’échelonnent entre 1549 et 1582, tant en latin qu’en français, avec ou sans illustrations, chez le même imprimeur, indiquent suffisamment le succès de l’auteur et surtout le goût d’un public lettré, — et aisé, car le livre est encore relativement cher, — pour ce genre d’oeuvre.Au surplus Jean de Tournes, dans une lettre adressée à Maurice Scève, ne cache pas son admiration pour Indagine qu’il lit “non tant pour m’y amuser, dit-il, que pour y employer plus louablement mes heures de loisir”.Le traducteur lui-même, Antoine Du Moulin (8), était passionné du sujet.Dans une épître dédicatoi-re qui figure dans sa “Physiognomonie Naturelle”, éditée par le même de Tournes, du Moulin, auteur cette fois, rappelle que s’étant trouvé “depuis quelques années passée, en la compaignie de plusieurs hommes doctes, tant estrangers que français” la conversation tombait souvent “sur la signification de la grande diversité que les hommes ont entre eux, tant en linéaments de leur personne qu’en certains petits traits, qui croissent, et s’effacent aussi avec le temps”.Pour du Moulin, ces secrets ne sont découverts à l’homme “que pour instruction de la conduite de sa vie”.Il commente dans cet ouvrage des extraits traduits par lui, de Loxus, Aristote, Polémon pour les anciens ; et surtout Pé-trus Aponensis, Albert le Grand, Barthélémi Codés naturellement, aussi “maistre” Michel Lescot, lequel avait publié dix ans plus tôt, à Paris, une étude sur la relation des actes et de la physionomie de l’homme.Lescot prétendait, entre autre, que “le rys abonde en la bousche des sotz et de ceulx qui ont la ratte grande, et à Vopposite.Duquel la bousche facilement ryt signifie l’homme simple, vain, instable, croyant de légier, de gros entendement et nourrissement, serviable et non secret.Duquel la bousche peu souvent ryt et brièf- vement signifie l’homme stable, ingénieux, de cler entendement, secret, fidel et laborieux”.Il semblait que Cardan, Codés, Indagine avaient épuisé le sujet.Celui-ci n’en tenta pas moins le distingué mathématicien, philosophe et médecin napolitain, Giovan Battista Porta, qui publia en 1586 sa “Della Fisiognomica”, où l’emportent sur tout autre considération l’astrologie judiciaire, l’occultisme, la magie.Avec David l’Aigneau, au siècle suivant, on approche davantage de l’observation statistique; le front lui paraît un élément d’analyse essentiel : “ceux qui ont le front grand, écrit-il, sont paresseux et ignorons, et s’il est charnu et poly, sont cholères et avecques cela, s’ils ont les oreilles droites sont plus cholères, selon Aristote.Ceux qui ont le front petit, sont remuants et sots, comme aussi ceux qui l’ont large et estroit.Ceux qui ont le front long, sont dociles, doux et ont bon sens; ceux qui ont le front comme quarré et agréable, sont magnanimes et forts .etc., car sur ce chapitre l’Aigneau est intarissable! Bien entendu, nous laissons à tous ces auteurs l’entière responsabilité de leurs déductions.Il eut été bien étonnant de ne pas rencontrer le curé Jean-Baptiste Belot dans cette aventure phy-sionomique.Pour le bon abbé rien de surnaturel! L’action des phyltres, des charmes, des sorts, la rabdhomancie (9), l’influence des astres sont explicables.Aussi bien ne s’intitule-t-il pas “professeur aux sciences divines et célestes”?Le nez est sous l’influence de la lune?Soit! “C’est, dit-il, à cause que par icelui fluent les excrémens des ventricules du cerveau et que la lune, estant plus proche de la terre, par ses influences nous donne et fait évaporer mille exhalations ça bas” (10).GALL ET LA “CRANIOSCOPIE” AU tout début du siècle dernier, le médecin allemand François-Joseph Gall suscitait dans le monde religieux et médical un véritable émoi.N’allait-il pas jusqu’à prétendre que les aptitudes d’un sujet étaient décelables par la simple palpation de la tête?“Quand une faculté ou un penchant sont plus développés que normalement, disait-il, les circonvolutions du cerveau qui en sont le siège se développent et s’hypertrophient.Ce faisant elles refoulent le crâne et déterminent sur celui-ci des saillies .On peut ainsi reconnaître les qualités ou les défauts du sujet qu’on examine .” Un tel langage équivalait à une provocation! Peu de médecins, à l’époque, admettaient que le cerveau puisse être le centre des sentiments, et le célèbre physiologue Broussais estimait encore que les viscères du thorax et de l’abdomen étaient le siège des.passions.U y avait eu Robert Fludd, bien sûr, qui, étudiant à sa façon le “mystère de la tête humaine”, avait écrit au XlVe siècle sur la localisation des facultés du cerveau, qu’il divisait en “sphères” (11).Mais Fludd était considéré comme un occultiste; et, en tous cas, bien oublié .Les théories de Gall, plus connues sous le nom de Phrénologie, furent d’abord combattues par les “tenants” de V“unité de l’âme”: “En donnant un support matériel, disaient-ils, aux qualités de l’âme, cette doctrine conduit tout droit au matérialisme”.28 Cependant, l’idée fit son chemin et la Phrénologie connut un succès populaire extraordinaire, — il nous en reste des expressions bien enracinées : “avoir la bosse des mathématiques, des sciences”, etc., — puis s’effondra dans le ridicule.Scientifiquement parlant qu’en reste-t-il?C’est l’éminent directeur du Musée de l’Homme et de l’Institut de Paléontologie de Paris, le Dr.H.V.Vallois, qui va nous répondre: “La partie de l’oeuvre de Gall qui est de beaucoup la moins connue et qui a été la plus combattue, sa théorie des localisations cérébrales, non seulement subsiste mais a pris une ampleur extraordinaire.Celle, au contraire, qu’acceptaient sans discussion ses contemporains, qui a eu la faveur du public, n’a aucune base sérieuse.Gall, de toute façon, malgré ses erreurs, malgré son enthousiasme excessif, a fait oeuvre utile.Si la phrénologie est morte et bien morte, il ne faut pas oublier que c’est grâce à elle que la physiologie du cerveau a commencé à se dégager de l’ornière où elle était restée si longtemps enlisée.Comme il arrive souvent en science, c’est l’erreur qui finalement a été à l’origine de la vérité .Le rôle de Gall a été celui cl’un précurseur.Il a eu l’intuition des localisations ; il a ainsi préparé le terrain sur lequel 50 ans plus tard Broca et la neurologie moderne allaient enfin construire la véritable science du cerveau (12).Et pour finir sur une note optimiste, cette anecdote véridique : en 1831, trois ans après la mort de Gall, ses disciples fondèrent à Paris la Société Phrénologique, qui eut bientôt de nombreuses ramifications à l’étranger ; notamment en Angleterre et aux Etats-Unis.Beaucoup plus tard, lors d’une assemblée mémorable où s’affrontaient derniers défenseurs et adversaires irréductibles, l’un de ceux-ci présenta un crâne d’une asymétrie exceptionnelle.Protubérances et dépressions furent doctement examinées.On jugea qu’il s’agissait indiscutablement du crâne d’un idiot ou d’un assassin.Or, c’était le crâne de l’illustre anatomiste et physiologiste Xavier Bichat! Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses .NOTES ET BIBLIOGRAPHIE 1° Stock, édit.Paris.2° In Précis de criminologie par M.Laignel-La-vastine et V.V.Stanciu, Payot, édit.Paris 1950.D’APRÈS JEAN D’INDAGINE DANS Bouches d’hommes audacieux, téméraires, impudiques et menteurs.3° Editions Techniques et Artistiques, Paris.4° Né et mort à Zürich, Suisse (1751-1801).5° La première édition en français de la Métopos-cospie fut réalisée à Paris en 1578, — soit deux ans après la mort de Cardan, — par Guillaume la Nouë.Elle est incluse dans un fort volume in-8 ayant pour titre: “Livre intitulez de la Subtilité et subtiles inventions, ensemble les causes occultes et raisons d’icelles”.Ce très curieux ouvrage reproduit tous les passages censurés lors de l’apparition de l’original latin et contient de nombreuses vignettes gravées sur bois.Le chapitre “Metoposcopia” fut réédité en latin à Paris, en 1658, chez Thomas Jolly, qui en donna la même année une traduction française due à C.M.de Laurendière.Ce chapitre ne figure pas dans les oeuvres complètes, 10 gros in-folio, établies par le médecin Charles Spon et publiées à Lyon en 1663.6° In Anecdotes de Florence, Liv.7., recueillies par A.Varillas.7° Voici, à titre indicatif, quelques “influences” communément admises, à l’époque, sur le physique et le tempérament de l’homme : Soleil: cheveux blonds, visage rond; jovial.Vénus: cheveux blonds, traits réguliers; aimable, enjoué.Mars: traits rudes; brutal.Mercure: Cheveux noirs, teint mat, beau; avenant.Lune: teint pâle; froid et mélancolique.Jupiter: traits forts et accentués, beau; sentiments nobles.Saturne: cheveux noirs, teint jaune; bilieux, triste; sujet aux accidents, à la mort violente.8° Pour sa parfaite connaissance des langues mortes et sa grande érudition, Jean de Tournes avait attaché du Moulin (1510-1551) à sa maison.Cf.Cartier et Chenevière: “Un homme de lettres du XVIe s.”, Paris 1896.9° Voir Revue Technique, Avril 1959.10° Cf.“Oeuvres de M.J.-B.Belot, curé de Mil-monts”, Paris 1640.11° C’est ainsi qu’il plaçait à l’arrière du crâne la “sphère mémorative” ; au sommet le “siège de l’âme”; au centre l’“intellect” et le “monde imaginable” etc., in Utriusque Cosmi Historia, Oppenheim 1619.12° Cf.La Nature, Juin 1955, Paris, Dunod, édit.“CHIROMANCE”, LYON 1549.Dentition d’homme droit et dentition d’homme cruel. MOST-WANTED INVENTIONS A Buck Rogers rocket device that can be worn by man to shoot him across rugged land, or to double as a parachute in case of airplane trouble, was one of the 28 most-wanted developments named in Washington by the National (U.S.) Inventors Council in an appeal to inventors.The Council said it also is seeking pressure-sensing devices, and techniques for converting inedible products of the earth into edible food using invisible microorganisms.The object is to figure out a way for military personnel and civilians to live off the land if necessary, such as in an atomic war.The Council, composed of distinguished civilian scientists and engineers and the heads of research of the Army, Navy and Air Force, serves as a liaison between the civilian inventor and the military.Since 1940, it has been capitalizing on the brainpower of the American public to solve military technical problems.The armed forces also want a way to keep bread from hardening, a better fungicide for clothing, insect repellents that can be built into clothing, ways to stabilize muddy soils, a reliable long-life cathode tube, and other devices.Currently, damaged submarine communications cables must be fished out of the sea for repairs.Consequently, a method is wanted that causes sea water to react with some kind of exposed chemicals in the damaged cables to make this portion of the cable rise to the surface.A mechanism to measure angle of flight and cause deceleration at hypersonic speeds in the fringe of the earth’s atmosphere, a method of using a rocket to check wind speeds up to 100,000 feet above the earth, and a device to measure the height of large water waves are also sought.Inventors having solutions to any of the 28 new problems listed in the Council's "Supplement to Technical Problems Affecting Na- tional Defense,’’ should write up the idea and send it to the Council.The suggested solution will be evaluated and, if it appears promising, will be turned over to the proper military agency for further evaluation.The Council also cancelled 66 problems which it had named earlier.Among them were: transparent cockpit enclosures, high-voltage power supply and components, chemical for melting snow or ice, machinery for fabrication and method of wçlding titanium and smokeless rocket propellents.A Council spokesman said the cancellations did not necessarily mean solutions had been provided by inventors.The project to which the problem applied may have been cancelled, he said, or the problem may have grown obsolete through advanced technology.FRENCH INVENTION CALMS SEA WAVES By Ralph SEGMAN A French inventor has devised a method for inducing the waves of the sea to calm themselves with their own energy.One purpose of the method is the smoothing of harbor waters.The inventor, Jean Valembois, Bacon-les-Bruyères, France, received a patent which he assigned to "Electricité de France," a national service in Paris.The invention makes use of devices known as hydraulic resonators, which in effect turn the waves against each other.The principle involved is that the crest of one wave and the trough of another of equal magnitude occurring at the same time and place tend to cancel each other out.The resonators take a variety of shapes and forms, and in general they work in this way: Regard them simply as long boxes with open bottoms extending below the sea surface and closed tops (open in some types) above the highest wave crests.At a given level in the sea, the water pressure varies as waves move along on the surface above; it is higher beneath the crests.The open bottom of the resonator experiences the pressure changes.When the pressure is high the water level in the resonator rises, and when the pressure drops the water level follows suit.Thus, in the resonator there are constant rises and drops in water level and pressure, which create waves that advance out against the incoming ocean waves.The resonator may be adjusted to produce crests and troughs at frequencies necessary to damp out the ocean waves.The natural frequency, or period, of the resonator depends on its geometrical shape and the level of the water in it.There are ways of changing the natural period, which is necessary if the ocean wave frequency changes from day to day.For example, the air pressure in the pocket above the water in the resonator can be reduced or raised, causing a decrease or increase in period, respectively.Two or more resonators may be employed in calming harbor waters.They may be placed at the ends of protective piers extending into the ocean.A type of open-top resonator may be used as a "water elevator." Its shape causes the water in it to crest far above its usual level, and the water spills over into a collecting basin.j 30 # ü « Bru fî - a il-'-l •-Tl - il-Il^-I! ""’' ~rc ,->3T -.tffsr -3^°- '• SJÙf*f msatimm 8 8 f?mu :i tf.'ï'i Tl» :.iï&.i ÏD- 3 if- g «Œ W§&w$è.WJ SB i > ' ' x' ' >isVA\*' X»?W*v- LE SEMINAIRE DE NICOLET.CONSTRUIT PAR JEAN-BAPTISTE HEBERT DE 1827 à 1833, D’APRES LES PLANS DE L’ABBE JEROME DEMERS.CETTE PHOTO, PRISE VERS 1874, EST CONSERVEE AU SEMINAIRE DE QUEBEC.L’ENSEIGNEMENT DE L’AGRICULTURE DE 1851 A 1899 par Louis-Philippe AUDET, de la Société Royale du Canada.Ceci est le troisième d’une série d’articles -portant sur Venseignement dans notre province.Nous avons déjà publié du même auteur : Les premières écoles d’arts et métiers du Canada (septembre 1957, pp.5-9) et Les premières écoles d’agriculture au Canada (octobre 1957, pp.13-19).Les illustrations ont été aimablement fournies à l’auteur par M.Gérard Morisset et proviennent de ^’Inventaire des Oeuvres d’Art de la province de Québec.LES efforts tentés par William Evans et Joseph-François Perrault, durant la première moitié du dix-neuvième siècle, pour améliorer l’agriculture et même pour fonder des écoles où les élèves puiseraient les notions essentielles à une exploitation rationnelle de la ferme, ne furent pas couronnés des succès qu’en attendaient leurs promoteurs.Du moins réussirent-ils à éveiller l’attention des législateurs et à secouer un peu la torpeur et l’apathie de quelques cultivateurs.Le clergé ne fut pas étranger à ces efforts qui visaient à rendre l’enseignement plus pratique et à décongestionner les collèges classiques qui préparaient alors presque exclusivement aux professions libérales.Mgr Turgeon, évêque de Québec, écrivait pour sa part, dans une lettre pastorale de 1853: Plût à Dieu que nous puissions offrir à la jeunesse des campagnes quelques écoles d’agriculture où, en recevant les bienfaits de l’instruction, elle acquerrait des connaissances utiles dans le premier des arts et conserverait l’habitude du travail (1).Les quelques collèges qui existaient à cette époque comprirent l’importance de consentir des efforts sérieux pour organiser chez nous l’enseignement spécial, ou du moins pour trouver une formule d’enseignement spécialisé qui offrirait à la jeunesse des avenues nouvelles en harmonie avec les progrès techniques qui s’esquissaient alors.Il semblait évident, d’autre part, que c’était l’agriculture, cette industrie fondamentale, qui devait tout d’abord retenir l’attention des éducateurs.Aussi voyons-nous quelques collèges classiques tenter de greffer à l’enseignement traditionnel dans ces institutions, des cours d’agriculture et d’horticulture.Même si cette expérience ne fut pas un succès et dut être abandonnée quelques années plus tard, il demeure qu’elle fut une tentative intéressante que l’histoire se doit de retenir à cause de quelques affinités lointaines avec l’enseignement spécialisé proprement dit comme nous le connaissons aujourd’hui.Selon un rapport du Surintendant de l’Instruction publique, treize collèges classiques dispensaient, en 1855, des cours pratiques d’agriculture et d’horticulture (2).Cet enseignement débordait même les cadres des institutions scolaires puisque 31 L’ABBE FRANÇOIS PILOTE, FONDATEUR DE L’ECOLE D’AGRICULTURE DE STE-ANNE-DE-LA-POCATIERE.ff
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