Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1 novembre 1959, Novembre
Novembre 1959 November ¦ POPULAR r U LM K m UcUhm a ¦> ue POUR TOUS Rédaction POUR TOUS La revue de l'Enseignement spécialisé de la HD f^\/1 \JF de /^\ T The Specialized Education Magazine of the 1 V l1.Qf vJ ILD EL.Ministère de la Jeunesse Department of Youth r Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert Prévost, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlane, Assistant Editor Rédacteur, November 1959 Vol.XXXIV No 9 JACQUES LALANDE, Staff Writer Conseil d’administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Instituts et Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère de la Jeunesse (Province de Québec).Board oe directors The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Specialized Education Institutes and Schools under the authority of the Department of Youth ( Province of Quebec ).•CijTiH’fx! e £ cthVa i'v'itfü L^;.s';HdiuicK'u üuÜViiu îïol'su r " ^thv'uctt 3u' iA’tvc C oÜ*H'« U’AiVucrt-3u‘i'>uui^«iri^’ v rtikivtt ^rt-mû1 i>rtyCi‘3v'i- " , ii\vli\>ruth> À.n->u tVvmi U tfcu^À'lni iVcklurtu C_ «ttuOu thtl' îA'C^tutfc a'jYt*u> tV»çK’pc v^jîyd-rtK'xj ttn i2u.yv>ia'ti fo: iSuNotu* Î3«*y tu Kv -rs of rt- «eu’ U'rtffrtpi.- mho hv’ ivum =vtt- th»S fo: Hv- fùjStucr sYtuy îOt'tHV n'til'iWttH’û' 3 ouux'thvi* thiï t’v> hviiv V'uX'ChUrOtu/r GAtV’ Ait i ho t'COri!o3 *|UfHvx m l’tulatfcuu- .V Hvuv ôttt»'' A'^unu- l't> uicthio.' nMv rv ’K' IV ti"u3 v>m‘ Uut£nv'w —Hcurt-H- 13A~yoO fc\Wt«?l_ rttvo c_ tootcO ttu*s 3x'uu3 lu nHidf^ViVL i.tv-'iH -.v ùü't' rôiuoulÀ» ttuV3 îSu>fouorocro tiVl tt'iit' rtrfr Hv:* \L *«o of tvv*' "Vet- rrfri-.îôttvo** ‘ILd&V TvuVf*?w UVW rv'iu3 Y&' .'!v-rt o; fv hv - ;3ulul'.f ofthio oKvc cl fui A» An i ptuur k': rttrtr 7 fc \ rtiv'im*’ bva.SiijT h' H'v ^'uljCîvjjiv' of.'tu fuvn'fo* àuo h' Cua'iu'rtm" Kv-l;wO;\*Co>nc‘ Ait> uioOiv motou C'mvvk niduK.-s vrthfvo?rtu3tOufnuU'> Ûu>C'o 1 mu- pvÂut crth^v - cHt> roujuu.c' c'ùh o.u C.'«[.uPfiiirv Kup:i.t L ~' *Vii.vl-'3 Ih'lmnh'» ibiHôuv.‘i-vc3 CttbÙ«.^3u' A't>u VUVm^u -tC IVlXCct vVuct ~*»c V ^ k>rt.t ':-'.ciù'3u'vAu.Or.rtVtf thu'' ^xv 4cH>aV«u* C *éx'v-&,S*utç* i^tVwV v*t'» U.cïv-ffrtb^^tiu jVcwtJ ftv.' ÂUm, rxnhitfru v'ûfrt- HVy tVt»3 c^ucl-> l'ttvr.- d-i?éi>#& IVv* ^üttÜv/ tuk' ùv- rtt.N Jrv'r.vb Ivc- w'tu- C.'JVVntUc* du> pc'Ci’tuluw- ut ebiu> m mivuv b* H-v.- tut ut c’ 't Hv Ç.v'tv tWJ Cjuciùtu.'* Cvif-iYtan «ah' 'Oku tivuiI'uHv' umuc %*f_lCvi* ^u3 c_ vut|'ttut» v'tlv ,'iu- i.Xv'A' c- oju'îrttv tl-u> p.'Uhu.u- a.l-c.V" Ut iuù.u"\v ^»av f-'î CIVI- f?t tv vuv einfitm' Vi tiA-iuji „,h'< :v« KW» .fhv iv^çh.** •»,,.¦'«•«+ hv> ,1 .:'.».N ¦ .m» -H U fri rtuv> V11 îKV* ittCT tUCV -v^UVlv'K.v lU' JV .rt K ’ Vf sSîft^ lUïid* A'^’tfnrVd k'f Au T1 f.' 4 Histoire d'un Empire L’EPOPEE PRODIGIEUSE de la COMPAGNIE DE LA BAIE D’HUDSON par Jacques Coulon BHttfli LE début du XVIIe siècle est caractérisé, en Amérique du Nord, par d’heureuses tentatives d’établissement et, ici et là, par de nombreuses explorations menées souvent par des aventuriers dont les desseins ne dépassent guère l’enrichissement personnel.La célèbre recherche du Passage du Nord-Ouest, amorcée un peu plus tôt par Jacques Cartier et poursuivie ensuite par d’autres explorateurs européens, devait conduire ceux-ci à découvrir les inestimables ressources de la forêt américaine en fourrures de toutes sortes.De là à imaginer les fortunes colossales que l’on pouvait tirer d’un tel commerce, il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchi.L’époque, pour cela, était excellente.En Europe, le marché de la fourrure souffrait d anémie.La demande toutefois demeurait grande et, devant l’insuccès des trafiquants anglais et français à se procurer des fourrures dans les pays d’Europe septentrionale, un début de traite, qui devait par la suite s’organiser puissamment, naquit au Canada.Les Algonquins et les Hurons apportaient aux Français leurs pelleteries par les voies naturelles du Saint-Laurent, des rivières Saint-Maurice et Saguenay, tandis qu’un peu plus au sud, les Hollandais, remontant la vallée de la rivière Hudson, commerçaient avec les Iroquois.EN 1754, UN VOYAGEUR AU SERVICE DE LA COMPAGNIE DE LA BAIE D’HUDSON, ANTHONY HENDAY, FUT LE PREMIER HOMME BLANC À ATTEINDRE LES MONTAGNES ROCHEUSES PAR LA ROUTE TERRESTRE.Par malheur, le commerce français eut une existence éphémère: il fut anéanti lorsque les Iroquois détruisirent les villages hurons et algonquins, semant la mort sur leur passage.C’est alors que deux Français, des Groseillers et Raclisson, malgré l’interdiction du gouverneur des Trois-Rivières, s’avisèrent de reprendre à leur propre compte le commerce des fourrures auprès des Indiens de la région des Grands Lacs.En 1660, ils étaient de retour à Québec, et des Groseillers s’embarquait à destination de la France afin d’y trouver quelque aide financière.Son ambition n’était autre que d’établir un commerce régulier entre la France et la baie d’Hudson mais, hélas, toutes ses démarches furent vaines et il reprit tristement le chemin du Canada vers la fin de l’été 1660.A bout de ressources, des Groseillers et Radisson se tournèrent vers les marchands de Ros-ton, puis, en Angleterre, s’adressèrent directement au roi Char- 5 DES ESQUIMAUX PROCÈDENT AU CHARGEMENT DU NAVIRE DE LA COMPAGNIE “FORD HEARNE” À TUKTUK, DANS LES TERRITOIRES DU NORD-OUEST.**r | #' 'àSSSSmfgSi q*; « «Ils S* ¦ » ^ les II .Celui-ci les écouta complaisamment, leur accorda l’aide dont ils avaient besoin pour une première expédition et, en juin 1668, des Groseillers et Radisson s’embarquaient à bord de deux navires de Sa Majesté, l’Eaglet et le Nonsuch.Ils débarquèrent bientôt à la baie James, construisirent un fort et, l’année suivante, ils revenaient à Londres, leurs navires bourrés de pelleteries.Ce fut le succès et, le 2 mai 1670, le roi d’Angleterre accordait une charte royale à la nouvelle Compagnie d’Aventuriers d’Angleterre commerçant dans la Baie d’Hudson.Il revenait au mérite de deux Français d’avoir créé ce qui allait devenir la plus ancienne compagnie du Canada et l’une des plus puissantes de l’Angleterre d’alors .Le domaine de la nouvelle compagnie comprenait à peu près tout le territoire du Cana- da actuel, si l’on excepte les provinces Maritimes, une partie des Territoires du Nord-Ouest et la côte du Pacifique.Le commerce fut prospère durant les premières années et, en 1685, il y avait plusieurs forts de construits autour de la baie d’Hudson et de la baie James, mais la traite ne se faisait pratiquement pas dans l’intérieur des terres.Les Français de Montréal et de Québec ne furent pas sans vouloir concurrencer les marchands de fourrures anglais et une période de rivalité brutale commença.En fait, les rivalités pour la suprématie du commerce des fourrures au Canada ne cessèrent qu’en 1821.Sous les coups du chevalier de Troyes qui, avec quelques soldats français et des étrangers s’empara de presque tous les postes anglais et, après l’anéantissement de la flotte de commerce anglaise par Pierre le Moyne d’Iberville, le trafic des fourrures dans la baie d’Hudson était pratiquement réduit à rien.Le Traité de Ryswick, en 1697, devait apaiser pour un temps les querelles, mais la compagnie était au bord de la ruine.A cette époque, un gouverneur local était nommé au poste de York-Factory, près de l’embouchure de la rivière Nelson et, sous l’impulsion des hauts fonctionnaires de la compagnie résidant à Londres, une vaste campagne de prospection vers l’intérieur des terres était menée avec succès durant de longues années.Elle avait pour but essentiel la découverte de nouveaux territoires, mais aussi d’inciter de nombreuses peuplades indiennes à tenter de longs et périlleux voyages pour aller offrir leurs fourrures aux postes de la baie d’Hudson.Il fallait également pacifier certaines tribus, en protéger d’autres et, surtout, rivaliser avec d’audacieux aventuriers français qui, sous la conduite d’un homme extraordinaire, La Vérendrye, organisaient dans les prairies de l’ouest un commerce prometteur.Voyageant seuls, ou quelquefois accompagnés d’un Indien ou deux, des hommes d’une grande audace comme James Knight, Henry Kelsey, Anthony Henday et bien d’autres, entreprirent de pénibles et longues randonnées que l’hostilité des indigènes et les difficultés naturelles d’un pays totalement inconnu rendaient d’autant plus pénibles.Le plus célèbre d’entre eux, Samuel Hearne, homme d’une intelligence et d’un courage exceptionnels, fondait en 1778, le fort Prince of Wales, et les relations de son voyage dans la région de la rivière Coppermine sont encore lues de nos jours.Du strict point de vue commercial, les explorations de ces hommes ne furent pas toutes aussi fructueuses qu’on l’avait escompté, mais elles eurent pour effet d’augmenter largement les connaissances géographiques et etno graphiques du continent nord-américain.Un tournant important dans l’histoire de la compagnie fut sa fusion, en 1821, avec la Com- t. pagnie du Nord-Ouest, mais auparavant la compagnie vécut une période extrêmement troublée au cours de laquelle la violence, les actions en cour, les incidents sanglants et les saisies illégales furent affaires courantes .La Compagnie du Nord-Ouest, constituée en 1784, groupait les intérêts de plusieurs trafiquants canadiens et écossais établis à Montréal.Ils avaient pris la relève des hommes de La Vérendrye, voyageaient hardiment d’un océan à l’autre et défiaient le monopole et la charte royale de la Compagnie de la Baie d’Hudson.Un homme presitgieux, Alexander Mackenzie, dirigeait ce groupement dont les membres commerçaient auprès des Indiens avec des alcools frelatés .Ses tentatives de s’emparer du contrôle de la route de la baie d’Hudson puis d’absorber la compagnie rivale en faisant acheter par personnes interposées un maximum de parts échouèrent toutes et, en 1821, la plupart des membres de la Compagnie du Nord-Ouest, fatigués d’une compétition sans espoir, s’associaient avec l’entreprise rivale.En même temps qu’elle apportait une tranquilité relative, cette entente marquait le début d’une ère de grande prospérité.La puissante compagnie s’organisait de nouveau, construisait un nombre un peu plus grand de postes de traite et y maintenait un personnel sélectionné tandis qu’elle établissait autour de chacun d’eux, à ses propres frais, plusieurs familles indiennes et métisses.Un comité suprême, constitué d’un gouverneur, d’un gouverneur-adjoint et d’un certain nombre d’officiers représentant les actionnaires et les propriétaires de la compagnie, dirigeait, de Londres, les affaires générales.En 1839, un gouverneur était nommé pour le Canada et 40% des parts de la compagnie réparties entre ses plus importants fonctionnaires.Peu de temps après, sur les conseils de Sir George Simpson, la compagnie encourageait de nouvelles explorations.Elles eurent évidemment pour effet d’accroître le prestige et le po- tentiel commercial de la Compagnie de la Baie d’Hudson, mais leur portée humaine fut autrement importante.Elles allaient aider à la colonisation de l’ouest, et si les hommes qui y prirent part sont à peu près méconnus, leur rôle dans l’histoire des Prairies est incontestable.Un début de colonisation dans la vallée de la rivière Rouge avait donné d’encourageants résultats et les officiers de la compagnie étaient en mesure d’orienter l’établissement éventuel de colons.Les explorations reprirent.Elles avaient pour champ d’action presque tout le territoire des Etats-Unis et du Canada.Les aventuriers de la célèbre compagnie s’éparpillèrent un peu partout, visitant aussi bien le Bas-Labrador que les montagnes Rocheuses, la côte du Pacifique et les régions où se situent actuellement les états de l’Idaho, du Montana, de Washington, de l’Orégon, etc.Alors que George Simpson fondait successivement Fort-Vancouver puis Fort-Victoria, sur l’île de Vancouver, d’autres voyageurs, tels que Peter Ogden et John Work, exploraient les régions du lac Salé, de l’Utah et de la vallée de la rivière Sacramento.Cependant, le règne de la Compagnie de la Baie d’Hudson sur un empire aussi vaste que les trois-quarts du Canada, touchait à sa fin.En 1867, la Confédération canadienne devint une réalité tangible.L’acte de cession à la Couronne des territoires contrôlés par la compagnie, en 1869, ne lui ôtait pas sa charte royale mais modifiait simplement, moyennant une indemnité de 900,000 dollars, ses droits de commerce.La compagnie perdait également l’administration de régions entières devenues propriété du Gouvernement canadien.C’était la fin d’une glorieuse époque, mais aussi le début d’une ère de prospérité exceptionnelle.Durant les années qui suivirent, L’INTERIEUR DU POSTE DE LA COMPAGNIE A TUKTOYAKTUK.DANS LES TERRITOIRES DU NORD-OUEST.LES INDIENS DE LA RÉGION PEUVENT Y ACQUÉRIR TOUTES SORTES DE PRODUITS UTILES.r- m I àk : la compagnie fut intimement liée au développement de l’ouest canadien.Des villes naquirent de simples forts enclos de palissades, tous postes de traite lui appartenant: Winnipeg, Edmonton, Prince-Albert, Victoria et bien d’autres.Peu de temps après la cession de ses territoires et la modification de son statut, la compagnie devait faire face à des problèmes nouveaux résultant des métamorphoses de l’ouest canadien: peuplement rapide, développement des moyens de communication, libre concurrence, etc.Il fallut mettre au point de nouvelles méthodes de travail souvent onéreuses et dont les bénéfices restaient hypothétiques.Ce n’était pourtant pas la première fois que la compagnie se trouvait dans une situation délicate et les années 1910 la voyaient solidement réorganisée, construisant un peu partout au Canada des magasins de détail dirigés par ses importants bureaux de Winnipeg.La guerre de 1914-18 fut une période d’activité intense et de grand profit.Commerçant poulie compte du gouvernement français et de plusieurs autres pays, ses navires sillonnèrent tous les océans du monde, transportant plus de 30 millions de tonnes de marchandises diverses, en particulier des produits alimentaires.Aujourd’hui, la Compagnie de la Baie d’Hudson conserve encore sa charte de 1670.Elle possède ses propres armoiries et garde le privilège d’arborer son propre pavillon.Ses bureaux principaux et son gouverneur général se trouvent à Londres tandis que la maison de Winnipeg est responsable des affaires pour l’Amérique du Nord.La principale activité de la compagnie demeure naturellement le commerce des fourrures, mais il est aujourd’hui organisé rationnellement.Le personnel suit un entraînement rigoureux et les agents des postes de traite continuent comme par le passé de vendre des marchandises et d’acheter des fourrures aux Indiens et aux Esquimaux.Un service de bateaux fonctionne sur le fleuve Mackenzie durant la belle saison, et les postes de la baie d’Hudson et de l’Arctique sont visités régulièrement par des navires spéciaux affectés à cette tâche.De Terre-Neuve aux rivages de la Colombie-Britannique, la Compagnie de la Baie d’Hudson entretient quelque 250 postes de traite et comptons de vente.Certains postes de l’extrême-nord, particulièrement isolés, demeurent en relation constante avec les stations-radio de la Gendarmerie royale.En marge du commerce des fourrures proprement dit, 28 succursales réparties dans les principales villes du Canada sont des magasins de détail ou l’on vend un peu de tout.Aujourd’hui que l’époque des conquêtes et des grandes découvertes est irrémédiablement close, l’homme de la rue, en Amérique du Nord, connaît peut-être plus la Compagnie de la Baie d’Hudson pour ses fameuses couvertures de laine que vendent les grands magasins que pour la mission humanisante qu’elle accomplit jadis.Mais son prestige, que lui ont acquis trois siècles de commerce aventureux et d’entreprises hasardeuses, demeure fermement établi aux quatre coins du monde.LE MAGASIN GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE À WINNIPEG, MANITOBA.IL Y A QUELQUES MAGASINS SEMBLABLES DANS LE QUÉBEC, PRINCIPALEMENT AU LAC ST-JEAN.«*»» OUI»*».£3» H*»» £ ' < :• i .¦'«te- SSpp» m • 8 ten a cfoui eô paô mm COMME ON LE SAIT, LE TRANSISTOR A ETE MIS AU POINT IL Y A PEINE PLUS DE DIX ANS DANS LES LABORATOIRES DU TELEPHONE BELL, AUX ETATS-UNIS.CE CENTRE DE RECHERCHES VIENT DE PUBLIER SOUS LE TITRE THE TRANSISTOR — TEN YEARS OF PROGRESS .UNE PLAQUETTE RESUMANT LA COURTE HISTOIRE DE CE DISPOSITIF QUI A TRANSFORME L’ELECTRONIQUE.PAR PERMISSION SPECIALE, TECHNIQUE POUR TOUS REPRODUIT EN DEUX TRANCHES CE DOCUMENT QUI A ETE TRADUIT DE L’ANGLAIS A CETTE FIN PAR LE SERVICE DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA CIE DE TELEPHONE BELL DU CANADA POUR LA REGION DE MONTREAL.LA NAISSANCE DU TRANSISTOR DANS le courant de l’année 1948, un événement modeste et sans prétention jeta l’émoi dans le monde scientifique et technologique.Les laboratoires du Téléphone Bell venaient d’annoncer l’invention du transistor, réalisation qui devait bientôt soulever de grands espoirs dans le domaine de l’électronique.Ces espoirs étaient justifiés.Durant les dix années qui suivirent cette découverte, les inventeurs du transistor reçurent le Prix Nobel de Physique .le^ dispositif fut reconnu comme le géant de l’ère électronique .une ère nouvelle fut ouverte concernant les dispositifs automatiques de commande à distance .les recherches sur le monde extérieur s’avérèrent plus réalisables .la médecine trouva un allié électronique .l’aspect nouveau des appareils électroniques à transistors gagna le domaine des maîtresses de maison .et le transistor conféra à notre système téléphonique la première place dans le monde.L’objet de cet intérêt était un tout petit morceau de matière solide, plus trois brins de fil, pouvant servir d’amplificateur ou d’oscillateur.L’ensemble du dispositif correspondait à peu près à la grosseur d’une pièce de dix cents.En bref, le transistor transmet, module et amplifie un signal électrique au moyen d’un solide, plutôt que par le vide d’un tube électronique conventionnel, ce qui élimine une grande consommation d’énergie.UN NOUVEAU DISPOSITIF POUR DE NOUVEAUX PROCÉDÉS L’invention est survenue à une période où la sûreté de fonctionnement et les demandes d’énergie électrique des tubes plaçaient l’électronique dans une impasse grave.Le transistor ne se limite pas à remplacer le tube à vide; il offre, en plus, des avantages uniques sur les tubes.Le transistor signifiait de nouveaux procédés pour la construction de circuits électroniques; il offrait aux tubes un remplaçant à la fois petit et robuste; enfin, il ouvrait l’ère des composants condensés et minuscules, et faisait sauter les barrières qui déjà limitaient les progrès de l’électronique.CE DISPOSITIF LILLIPUTIEN EST MAINTENANT RECONNU COMME UN GÉANT DE L’ÈRE ÉLECTRONIQUE.!' Y L’élan vers des progrès nouveaux en électronique est dû à la curiosité pour les recherches de base, à un travail de coopération entre la science fondamentale et le génie, ainsi qu’aux facilités de travail fournies par les laboratoires de recherches industrielles.Le transistor est surtout un triomphe parmi les recherches scientifiques — la découverte d’un monde inexploré.Nos articles retraceront quelques-unes des explorations de ce monde inexploré; ils expliqueront le fonctionnement du transistor, ce qu’il a apporté durant les dix premières années de son évolution et ce qu’il nous vaudra dans l’avenir.LE COMPTEUR ENREGISTRA UN VOLTAGE LORSQUE LES RAYONS D’UNE LANTERNE FURENT PROJETÉS SUR LE SILICIUM.Y.9 LES DÉBUTS: “UN MORCEAU DE SILICIUM” “ • • • L’homme tenait un petit morceau de substance noire avec une couple de contacts.En projetant les rayons d’une lanterne sur cette substance, il obtint un voltage .Je ne pouvais le croire.” TOUTE réalisation scientifique repose sur les épaules des hommes qui sont allés de l’avant et dont les recherches ont abouti à de nouveaux pas vers d’autres progrès.Le transistor est le résultat d’une exploration de base à la frontière des connaissances humaines.Au début des recherches, personne ne soupçonnait que Yaction du transistor pouvait exister.En effet, les connaissances sur les matériaux semi-conducteurs, tels que le germanium, le silicium et d’autres solides qui transmettent (ou conduisent) difficilement un courant électrique, étaient vagues et limitées.Au début de 1940, le Dr Mervin J.Kelly, alors directeur des recherches aux laboratoires du Téléphone Bell, convoqua dans son bureau plusieurs membres de son personnel qui avaient commencé des travaux sur les semi-conducteurs.Parmi eux, se trouvait un jeune physicien, Walter H.Brat-tain.Le but de la réunion était de voir une démonstration par Russell S.Ohl, un des membres de l’équipe menant alors des études sur le silicium.Ohl montra à ses savants confrères un 'petit morceau de substance noire, du silicium, auquel il avait fixé des fils reliés à un voltmètre.Il projeta les rayons d’une lanterne sur le silicium et le compteur enregistra un voltage à travers les fils.Le silicium avait transformé la lumière en énergie électrique, comme pourrait le faire une cellule photo-électrique.Il y avait pourtant des différences importantes.Le matériel photo-électrique habituel enregistrait un voltage lorsque la lumière éclairait une partie d’une surface soigneusement aménagée.Le silicium fit la transformation sans que la surface ait été préalablement préparée.Néanmoins, le silicium montra un voltage plus de dix fois supérieur à celui que reçoit normalement une cellule photo-électrique ordinaire.M.Ohl avait démontré ce qui devait être connu sous le nom de jonction p-n.C’était la première découverte d’une jonction dans une substance élémentaire.Huit ans plus tard, M.Brattain se souvenait encore de l’excitation et de la curiosité qu’avait soulevées cette démonstration.Même s’il était convaincu du sérieux de ses collègues, Brattain avait hâte d’expérimenter le silicium dans son propre laboratoire.À LA RECHERCHE DE LA COMPRÉHENSION Huit années d’études intermittentes, d’analyses, d’expérimentations, de théorisations, et une guerre mondiale se sont écoulées entre la première démonstration de la jonction p-n et l’usage éventuel de la jonction dans le transistor.A la fin de la deuxième Guerre mondiale, les savants des laboratoires Bell cherchèrent une compréhension fonda- mentale des semi-conducteurs plutôt que de viser à la solution d’un problème technologique.En janvier 1946, le travail fut repris activement, cette fois sous la direction conjointe de William Shockley et de S.O.Morgan.M.Shockley, comme physicien théorique, fit partie de l’équipe de^ recherche.John Bardeen, un autre physicien théorique, se joignit aussi au groupe.Brattain, un physicien expérimental, dirigea le travail de laboratoire sur les attributs de surface des semi-conducteurs, et G.L.Pearson dirigea les expérimentations sur les attributs généraux des matériaux.R.B.Gibney, chimiste-physicien, et H.R.Moore, expert en circuits, faisaient aussi partie du groupe et apportèrent une collaboration importante.Parmi les membres de l’équipe, Brattain et Pearson avaient acquis, avant la deuxième Guerre mondiale, une expérience considérable sur le sujet, mais aucun d’entre eux n’avait travaillé sur les semi-conducteurs durant la guerre.Une aide importante fut obtenue d’autres groupes des laboratoires Bell qui s’étaient intéressés à l’usage des semi-conducteurs pour fins de guerre.On profita surtout des premiers travaux de J.H.Scaff et H.C.Theuerer, qui fournirent tout le silicium et le germanium d’expérimentation, et de ceux de Ohl, qui avait effectué les premiers travaux sur le silicium.LA NÉCESSITÉ D’UNE MEILLEURE THÉORIE Le travail entrepris en 1946 découlait des bases théoriques et expérimentales établies par plusieurs autres savants.Par exemple, le premier modèle satisfaisant de semi-conducteur fut le résultat de l’application des travaux de A.H.Wilson, d’Angleterre, sur la théorie des quanta, la grande base abstraite dont se servent un bon nombre de physiciens modernes.Shockley prédit la possibilité de contrôler les électrons mobiles dans un semi-conducteur au moyen d’un champ d’électricité activé de l’extérieur et ne touchant pas au matériel.Mais les résultats de plusieurs expériences de laboratoire, y compris celles qui étaient basées sur la prédiction de Shockley, ne concordaient pas CE SONT DE NOUVELLES TECHNIQUES DE FABRICATION QUI PERMIRENT LA CRÉATION DU TRANSISTOR À BASE DIFFUSÉE.jÉ?' A ^ h ' iflî " ! à ; * Vie économique L’île du Prince-Edouard mérite son titre de jardin.Presque tout le territoire est en culture; son sol rouge, amélioré par les engrais chimiques et des coquillages pulvérisés, produit d’excellentes récoltes.La plus fameuse est la récolte des patates exportées en grandes quantités.Les semences de patates de l’île sont renommées dans le monde entier.Elle exporte aussi des produits laitiers, du boeuf, du bacon, des fruits et des volailles.Les produits laitiers sont hautement renommés en Amérique, car la province est strictement fermée à l’introduction du bétail non immunisé contre la tuberculose.L’élevage du renard argenté fleurit dans l’île.Charles Dalton et Robert Oulton sont les pionniers de cette industrie qui a été imitée ailleurs.Aujourd’hui, l’île exporte dans les autres provinces et à l’étranger des animaux pour la reproduction.Il va sans dire que les pêcheries sont florissantes.A côté des éleveurs et des cultivateurs sur les fermes, les pêcheurs exploitent la mer.La pêche est facile et variée le long de ses côtes immenses.Les huîtres de la baie de Malpèque sont considérées comme les meilleures au monde.Le département fédéral des Pêcheries supervise les industries de l’huître et du homard; LA PLAGE KEPPOCH SUR LA CÔTE SUD DE L’ÎLE.ïgTTy: ] , ¦ ¦ - - * .ü*v v?V .*>• 25 jÿ.:r ;i >m&îÆæ LA SALI E OÙ, EN 1864, EUT LIEU LA CONFÉRENCE D’HOMMES D’ÉTAT CANADIENS QUI ÉLABORÈRENT UN PROJET DE CONFÉDÉRATION.il réglemente sévèrement les conditions de pêche afin de garantir la permanence et la qualité de cette ressource économique vitale.On pêche aussi pour l’exportation la morue, le hareng et le maquereau.L’île étant entièrement déboisée, peu d’insulaires sont engagés dans l’industrie forestière.On n’a pas trouvé de minerai sur l’île.L’indus- trie se limite principalement aux conserverie de fruits et de poissons et au conditionnement des produits exportés.L’île du Prince-Edouard a su développer son artisanat et son tourisme.Il est peu de région canadienne où l’on rencontre autant de voitures aux permis de tout dessin et de toute couleur.L’hôtellerie va LE SÉCHAGE DE LA MORUE DANS LA RÉGION DE SOURIS.de pair avec la mentalité d’une population qui peut montrer quelque chose de typiquement original en notre ère d’industrialisation à outrance.Voies et communications Pour une province insulaire comme l’île du Prince-Edouard, le problème des communications avec le continent est d’importance primordiale.Le détroit de Northumberland a toujours été le principal moyen de communiquer avec les autres provinces.Au temps lointain des Micmacs, c’est le canot entre le cap Tormentine et le cap Traverse.L’hiver isolait l’île complètement.Il en fut de même au XVIIIe siècle, sauf que les communications étaient maintenues à l’année longue entre l’île et Pictou.En 1827 s’organisa un service régulier par traversiers brise-glace.Plus tard, un service fut maintenu entre Pictou, Nouvelle-Ecosse, et Georgetown; aussi entre Pointe-du-Chêne, Nouveau-Brunswick, et Summerside.Maintenant fonctionne un service régulier entre la ville de Borden et le cap Tormentine, Nouveau-Brunswick.Aujourd’hui, on se rend dans l’île par chemin de fer en prenant à Sackville, Nouveau-Brunswick, sur la ligne principale des chemins de fer nationaux, un train qui conduit au cap Tormentine, sur le détroit de Northumberland.D’ici, le gigantesque traversier Abegweit, qui prend wagons de fret, bagage, wagons de voyageurs, aussi bien que cent automobiles et des piétons, amène le touriste à Borden en une heure.Une locomotive diesel promène ensuite ces wagons dans l’île.Les principaux centres sont donc ainsi reliés avec les trains d’Halifax, Montréal, Saint-Jean, Boston et New York.La province est aussi pourvue d’un bon réseau routier.N’oublions pas de mentionner qu’un service d’avion relie Moncton, Summerside et Charlottetown et, maintenant amélioré, toutes les principales villes des Maritimes.Cités et villes On ne saurait ici trouver de grandes villes.Charlottetown, ainsi nommée, en 1768, en l’honneur de la reine Charlotte, est le plus grand centre urbain avec 15,000 de population.Ville résidentielle et port de mer, la capitale, comme les autres villes de l’île, est dépourvue de taudis.L’autre ville importante est 26 Summerside (5,000 de population), située sur la baie de Bedèque, renommée par ses homards.Le reste de la population habite les villages, les hameaux, le littoral.Le premier recensement de 1827 donnait à l’île une population de 23,266 habitants; en 1871, elle était de 94,021.Nouveau progrès en 1891: 109,078 âmes.Ce sommet n’a jamais été dépassé.En 1931, la population baissa à 88,038.Dix ans plus tard, elle était de 95,047.Cette baisse est due à une diminution de la natalité et à l’exode vers les grands centres du Canada et des Etats-Unis.A cette heure, elle n’atteint pas cent mille.Quatre-vingt-seize pour cent sont originaires de l’île même, trois pour cent viennent des autres provinces canadiennes, et les Néo-Canadiens ne forment pas un pour cent.La majorité est d’origine anglaise, écossaise et irlandaise.Une quinzaine de mille Acadiens rappellent les origines françaises de la province.L’île du Prince-Edouard, qui compte peu de millionnaires et peu d’indigents, possède d’excellentes écoles.A la tête du système scolaire, deux universités: Prince-de-Galles et Saint-Dunstans, celle-ci catholique.La province est connue dans le monde entier par les oeuvres de Lucy Maud Montgomery, la créatrice d’Anne of Green Gables, livre traduit en plusieurs langues.Un autre écrivain a fait connaître la province, un Anglais celui-ci, Thomas Carlyle, qui s’éprit d’une jeune fille de l’île, Margaret Gordon, et en fit l’héroïne de son chef-d’oeuvre, Sartor Resartus.Ajoutons en terminant que l’île du Prince-Edouard possède le plus complet service de bibliothèque au Canada.Entre 1933-36, les fiduciaires de la Fondation ’Carnégie donnèrent généreusement la somme de 95,000 dollars pour l’établissement d’un système de bibliothèques circulantes.A la fin de cette période expérimentale, les résultats furent si concluants que le gouvernement décida de maintenir à ses frais ce service de lecture.La province possède maintenant sa bibliothèque centrale à l’Université Prince-de-Galles et vingt-quatre succursales à travers le territoire.La province se vante du fait que chaque école rurale possède sa bibliothèque de prêt.Il est peu de livres qu’on ne puisse emprunter à l’île du Prince-Edouard, même si l’on vit dans un coin reculé.Le service de prêt et d’échange place tous les livres à la portée de chacun.mÊsSÈm ¦hmH ‘j**SSgsi Sbf LE BATEAU DE PÊCHE DANS UNE BAIE, VOILÀ UN TABLEAU COUTUMIER DA/NS L’ÎLE DU PRINCE-EDOUARD.27 o ___ o L'OBSERVATOIRE FEDERAL DE DE PENTICTON (C.Æ.Les astronomes des observatoires fédéraux seront bientôt en mesure d’étudier les aspects de la matière dans les espaces sidéraux qui ont jusqu’ici échappé à leurs instruments.La station fédérale de radioastronomie de Penticton, en Colombie-Britannique, en construction depuis février, prend définitivement forme et servira d’ici peu à obtenir de plus amples renseigne- ments sur la répartition de l’hydrogène neutre, qui forme la plus grande partie de la matière des espaces interplanétaires, au sein de la Voie lactée et des galaxies environnantes.Dans le texte de sa déclaration, l’honorable Paul Comtois, ministre des Mines, a fait remarquer que l’installation même du radiotélescope devrait être terminée à la fin de l’année.L’antenne parabolique du télescope, immense soucoupe d’un diamètre de 84 pieds, a été hissée au sommet d’une tour de 50 pieds par deux grues géantes.L’imposante calotte renversée, faite d’alliage d’aluminium, est dans une position telle qu’elle pourra balayer le ciel, jour et nuit, de façon à déceler et à étudier les radiosignaux en provenance des espaces sidéraux.Le paraboloïde du nouveau radiotélescope canadien ressemble à un immense champignon artificiel.L’antenne repose sur une tour conique placée sur une base spéciale de façon à assurer l’immobilité absolue de la structure.La moindre faiblesse serait de nature à nuire à la bonne marche de l’appareil.Sous la direction du docteur J.-L.Locke, les techniciens des observatoires à qui a été confiée cette entreprise consacreront l’hiver prochain à l’exécution de rigoureuses campagnes d’essais et à l’installation d’appareils auxiliaires utiles.Parmi les autres fonctionnaires intéressés citons le docteur J.-A.Galt, de Toronto, M.P.-E.Argyle, de Victoria, et M.C.-H.'Costain, de Saskatoon.La radioastronomie a le grand avantage de pouvoir percer les vastes nuages de poussières qui obscurcissent d’immenses étendues de l’espace se trouvant dans le champ optique des instruments conventionnels, et d’offrir un champ d’étude efficace plus étendu que celui de l’astronomie optique.Le radiotélescope peut aussi capter des signaux durant le jour et par temps couvert.Juste au nord du télescope de Penticton se trouve le bureau principal et le poste de contrôle qui mettra l’antenne en action.Voici les installations auxiliaires de la station de radioastronomie: un atelier, la maison du gardien, ainsi qu’une voûte sismographique qui doit être aménagée dans le roc d’une colline avoisinante.On atteindra la station par une nouvelle route de gravier reliée à la route publique entre White Lake et Kaleden.L’emplacement a été choisi surtout à cause des collines environnantes, qui mettent la station à l’abri des ondes émises par les postes de radio et qui nuiraient au bon fonctionnement de la station.Parmi les autres facteurs considérés lors du choix de l’emplacement de la station, mentionnons la faible chute de neige, la rareté des tempêtes et la proximité des commodités d’une ville moderne.LE CHAR ROMAIN DE BEN HUR ET L’ÉCARTEMENT DE LA VOIE D’où vient que l’écartement de la voie ferrée en Amérique ait été fixé à 4 pieds, 8 pouces et demi?On ne saurait l’affirmer, mais des recherches minutieuses ont révélé que telle était bien la distance qui séparait, de centre à centre, les roues du char romain de Ben Hur.Les légions romaines ont légué à l’Angleterre un goût singulier pour l’administration et l’on retrouve, dans ce pays de traditions, des ornières encore parfaitement conservées.Les calculs étaient donc faciles à faire.Pour des raisons qu’on ne connaît pas cependant, Jules César avait établi lui-même l’écartement de ses chars au double du pas de marche de ses soldats.C’est, incidemment, trois pouces et demi de moins que le double du pas de marche du soldat canadien.Equipement plus léger?Mais revenons à nos ornières.Au 19e siècle, la grande époque du rail au Canada, l’écartement était fixé au hasard par les compagnies ferroviaires.C’était l’anarchie complète.En 1850, un écartement standard fut imposé en prévision du trafic national: cinq pieds et six pouces.Cela dura 20 ans.Aux Etats-Unis, vers 1870, on opta pour Jules César.Le Canada, toujours en prévision des échanges ferroviaires avec la république voisine, emboîta le pas.La standardisation des écartements en Amérique permet aujourd’hui aux multiples compagnies ferroviaires des pays de l’Amérique du Nord d’utiliser toutes les voies ferrées qui sillonnent le continent.C’est pourquoi on voit souvent dans nos régions des wagons de marchandises portant l’inscription d’une compagnie ferroviaire américaine.(D’après Spanner) 28 DE QUELQUES MOTIFS D'ORNEMENT ET DE LEURS ORIGINES par Eddy MacFARLANE, Professeur d’Histoire de l’Art à l’Institut des Arts Appliqués.AUSSI loin que nous remontions dans l’histoire de l’Homme, il semble que celui-ci, par besoin inné, se soit appliqué à orner son habitat ainsi que les objets, même les plus modestes, nécessaires à ses activités.Et c’est sans exagération aucune que l’abbé Breuil, notre vénéré maître en Préhistoire, a pu intituler son monumental ouvrage sur les peintures et gravures de nos lointains ancêtres: “Quatre cents siècles d’Art pariétal”.Les tenants de l’“art pur” objecteront que cet art n’est pas gratuit, qu’il porte en lui un ferment religieux ou plus exactement magique, que ses motivations sont mercantiles.Sans doute.Il n’en existe pas moins.Au surplus, il n’est pas démontré que les reliefs et incisions rudimentaires dont l’homme, très tôt, orne ses poteries, par exemple, comportent en eux, soit une arrière-pensée de conciliation, soit une volonté votive.La femme, ainsi qu’on peut le constater chez tous les peuples primitifs actuellement connus, ayant, d’autre part, dans ses attributions, la fabrication de la poterie domestique, il reste parfaitement admissible qu’elle se soit plu à orner son labeur simplement par besoin rythmique, par coquetterie native.Et celle-ci est singulièrement aiguisée; dès la plus haute époque, il est constant que là où l’on trouve trace d’une communauté, les colliers, les bracelets en os, en ivoire, ou constitués de coquillages, de galets, sont intimement mêlés aux armes du chasseur.L’aspect le plus curieux de l’histoire des arts décoratifs est que l’on rencontre sur la poterie préhistorique de tous les coins du globe à peu près les mêmes ornements, la même facture, quelle que soit l’époque réelle où se situe cette préhistoire.Le même relief cordé, la même empreinte d’arête de poisson relevés sur la poterie appartenant au néolithique européen ou extrême-oriental, nous les retrouvons aujourd’hui encore, non sans surprise, en usage chez les peuplades les plus primitives de l’Afrique Noue, de l’Australie, de l’Océanie, de l’Amérique du Sud.Cette constante, de prime abord étrange, se justifie, il est vrai, par les conditions identiquement précaires dans lesquelles se meuvent des sociétés non évoluées; par leur outillage semblablement rudimentaire, qu’il s’agisse de l’actuelle tribu dissimulée dans la forêt bordant le Haut-Amazone ou de l’embryonnaire société qui campait à proximité du Nil ou de l’Indus il y a dix mille ans.Une autre explication de la naissance du décor sur la poterie a été donnée; elle ne manque pas de pertinence.On admet généralement que l’homme, vivant de pêche, de chasse et de cueillette, a d’abord confectionné des paniers; qu’il revêtit bientôt les parois de ceux-ci d’une couche d’argile pour les rendre étanches et plus rigides.On sait que la plus ancienne technique des “potiers” consiste en application de couches horizontales d’argile les unes sur les autres.La conclusion est que les entrecroisements de la vannerie, les coutures et plis des récipients faits de vessies, de panses de ruminants, de peaux brutes furent par la suite imités FIGURES SCHÉMATIQUES DU SOLEIL.DE GAUCHE À DROITE: 1° CHEZ LES SUMÉRIEINS, HITTITES, CHAL-DÉENS.2° SYMBOLE DU DIEU-SOLEIL PROJETANT SES RAYONS AUX QUATRES CÔTÉS DE LA TERRE.3= SOLEIL À HUIT RAYONS (SUR LES EMBLÈMES SACRÉS DES HITTITES).4° DISQUE SOLAIRE CHEZ LES CHINOIS: LE TROU CENTRAL APPELÉ “PI” SYMBOLISE L'UNIVERS.ÉVOLUTION DU DISQUE SOLAIRE.1° SUR UN BAS-RELIEF KASSITE TROUVÉ À SIPPAR.2° CHEZ LES HITTITES.3° SUR UN SCEAU SUMÉRIEN (2,800 AV.J.-C.), TROUVÉ À ALISAR.MOTIFS D’ORIGINE SOLAIRE RENCONTRÉS GÉNÉRALEMENT SUR LES TAPIS DU PROCHE ET MOYEN-ORIENT.29 LE DI EU-SOLEIL Le plus ancien, le plus constant de ces symboles est sans conteste le soleil.Il représentait une force mystérieuse, écrasante, dont on devait craindre la fureur.Partout dans le monde, que ce soit en Chine ou en Scandinavie, il fut, à l’origine, figuré par un point au centre d’un cercle.Sous cette forme élémentaire on le rencontre fréquemment au cours des fouilles archéologiques effectuées en Iran, en Afghanistan, — où le culte solaire s’est perpétué par le mazdéisme, — et tout autant en Amérique qu’en Europe.Portes et murs en sont souvent pourvus; mais, dans la suite des temps, on oubliera son sens religieux, préservateur, pour n’en plus faire qu’un motif d’ornementation qui évoluera jusqu’à la rose compliquée des édifices gothiques.Dans sa forme primaire, le dieu- CÉRAMIQUE “CORDÉE” DU NÉOLITHIQUE EUROPÉEN.1: RUSSIE.— 2: POLOGNE.— 3: DANNEMARK.— 4: SILÉSIE.— 5: BOHÈME.— 6: WURTEMBERG.— 7: SUÈDE.— 8: SUISSE.•xxl I sur les vases: à la surface de ceux-ci furent gravés et peints différents dessins de caractères géométriques'11.Le raisonnement est séduisant; la déduction satisfait assez bien notre besoin de logique.Par contre, il est plus difficile d’expliquer l’utilisation de certains symboles ornementaux, par des civilisations déjà parfaitement organisées, il y a cinq, six millénaires et plus, mais sans liens entre elles; du moins en l’état des connaissances présentes.* * > ¦Mh- POTERIE NÉOLITHIQUE (ÉPOQUE OMALIENNE) EN PÂTE FINE, À FOND BOMBÉ ET À DÉCOR INCISÉ (VERS 5,000 AV.J.-C.).FOUILLES DE TILICE, BELGIQUE, EFFECTUÉES PAR J.HAMAL-NANDRIN, PROFESSEUR À -rrpr L’UNIVERSITÉ DE LIÈGE.POTERIE FABRIQUÉE ACTUELLEMENT PAR UNE TRIBU PRIMITIVE DU HAUT-AMAZONE.jjjiHij iii tmiÊ&W 99999 soleil est abondamment représenté sur les objets d’usage quotidien et, comme il se doit, sur de très nombreux pendentifs en os, en pierre, plus tard en or natif, dont la fonction évidente est de protéger le porteur.On a pu suivre l’évolution de ce symbole au cours des siècles, tant et si bien qu’au jour d’hui on admet volontiers que tous les autres en sont issus.Certes, il est séduisant de penser que l’ensemble de notre symbolique dérive de ce premier signe.C’est sans doute aller un peu loin; son influence cependant n’en est pas moins considérable.Du point, au centre d’un cercle, aux deux traits perpendiculaires qui divisent ce cercle, l’étape est vite franchie.Les deux symboles chemineront longtemps côte à côte.Certains y voient l’origine des quatre points cardinaux.On sait, par ailleurs, que dans la cosmogonie des anciens Ouigours la terre est partagée en quatre régions gouvernées par une divinité particulière'2'.Plus tard, le cercle solaire sera divisé en six ou huit secteurs égaux.Chez les Hittites, par exemple, les enseignes sacrées sont des disques à huit ou dix rayons.A ces rayons se substituent bientôt des cordes dont les dispositions parallèles, perpendiculaires, obliques, forment des polygones.Ainsi naquirent probablement les ornements géométriques entrelacés et croisés.Le même cercle divisé en quatre secteurs égaux est reconnu par les Chinois comme symbole du Ciel, au même titre que le “Pi”, disque percé en son centre, qui, en plus, représente l’Eternité et l’Abondance.Dans les civilisations mégalithiques, notamment en Bretagne et au Pays de Galles, ce même disque solaire sera abondamment représenté.On le retrouvera plus tard dans l’ornementation celtique si riche, mais hélas, encore trop mal connue du grand public; ignorée aussi, le plus souvent, des manuels Cette figure, aujourd’hui le symbole par excellence du christianisme, était, plusieurs milliers d’années avant notre ère, d’un usage fréquent.Obtenue par simplification, en supprimant le cercle, la croix représentait le dieu-soleil répandant ses rayons aux quatre régions cosmogoniques du monde.Très employée par les Sumériens, les Hittites, les Ouigours, elle perdit, peu à peu, sa signification sacrée pour n’être plus qu’un élément décoratif dont le tracé premier disparut dans des adaptations multiples.Un certain nombre de formes néanmoins survécurent; la linguistique et la sémantique nous apportent un précieux concours pour suivre le sens divin qu’elle eut dès l’origine.Les Turcs donnent actuellement à la croix le nom de salîb ou de çelipâ selon qu’ils empruntent l’expression à l’arabe ou au persan.Ce mot proviendrait de calab (qui se prononce: tchalab) et aurait en Ouigour le sens de Dieu.Il a également, d’après un recueil publié par la société d’Etude de la Langue Turque, le double sens de feu et chaleur émanant du dieu-soleil.Les anciens Turcs, très friands de métaphores, pour exprimer que leur coeur “brûle” disaient: “fai le calab dans mon coeur”.On signale aussi qu’une des plus anciennes tribus turques survivant encore au nord de la Chine donne à un emblème qui figure le soleil le nom de Calaba (tchalaba).D’autre part, dans le dictionnaire turc de l’illustre philologue Hüsein Kâzirn Kadri nous lisons textuellement ceci (3): “Le mot tchalab, qui signifie Dieu en turc, correspond au mot sumérien khibibou ou chilibou et au mot assyrien ïluv(i).Ahmed Vefik pacha traduit le mot tceleb par croix et le fait dériver du mot arabe salîb ou du persan tchelipat qui signifie également croix.Selon lui, le culte de la croix, introduit très tôt en Asie par des missionnaires chrétiens aurait rendu le mot Tcheleb synonyme de Tami (Dieu).” Ce vocable, conservé dans la langue, avec ladite acception, même après l’avènement de l’Islamisme, justifie cette formule dont l’usage s’est maintenu jusqu’à nos jours (nous transcrivons phonétique- DISQUE ET PENDENTIF ORNÉS DU SYMBOLE DU DIEU-SOLEIL HITTITE TROUVÉS LORS DES FOUILLES EFFECTUÉES À ALISAR (2,800 AV.J.-C.).SCEAU DE SOUPPILOULIOUMA, PREMIER PRINCE HITTITE À PRENDRE LE TITRE DE “MON SOLEIL” (XlVe S.AV.J.-C.).31 MOTIFS DÉCORATIFS SYMBOLIQUES ISSUS DU SWASTIKA QUE L’ON TROUVE EN EUROPE OCCIDENTALE AU PREMIER ÂGE DU FER.ment): yoktur tapacak çalabdit ancak; ce qui veut dire: il n’y a que le çalab qu’on doive adorer”, c’est-à-dire Dieu.Le titre de tchélébî (homme pieux et distingué gentilhomme, prince, seigneur), qui est l’adjectif du mot tchalab, était porté autrefois par les princes de la famille impériale ottomane.Il est tombé en désuétude aujourd’hui, et l’on ne désigne actuellement sous ce titre que les cheiks de l’ordre des Mevlévis descendants des souverains Seldjoukides de Konia, en Asie Mineure.“A considérer, écrit encore Hûsein Kâzim Kadri, l’usage jadis fort répandu de cette qualification honorable parmi les turcs musulmans, ïétymologie avancée par l’auteur du “Lehdje-i Osmanî” nous paraît d’autant plus contestable que l’hérésie des staurolâtres n’est jamais entrée dans la prédication des missionnaires nestoriens qui ont pénétré autrefois, dans un but de prosélytisme, dans les pays habités par les peuples mongoliques.L’acception de Dieu qui se rattache à tchalab est d’ailleurs consacrée par la constatation unanime de tous les lexiques antérieurs à celui d’Ahmed Vefik pacha”.Les Turcs donnent aujourd’hui à la croix, ou plutôt au crucifix, le nom de haç (khatch); plusieurs dictionnaires considèrent le mot haç comme étant d’origine arménienne, alors que certains linguistes pensent qu’il provient du turc agaç (aaç) qui signifie bois.Nous ne pouvons savoir laquelle de ces versions est la plus exacte.En tous cas le mot haç (khatch) et les mots crux, cross, kreuz, croix, employés dans les diverses lan- gues européennes paraissent avoir la même origine.C’est sans doute pour éviter toute confusion que les Turcs appelèrent khatch le crucifix, ou la Croix en tant que symbole du christianisme, et çelip (tchelib) le motif d’ornement issu de l’archaïque représentation du dieu-soleil(5).Embrassant l’Islamisme, les Turcs bannirent du même coup le double symbole, païen et chrétien; la croix ne fut plus qu’un quelconque motif décoratif jusqu’au jour où des fanatiques exclurent pour un temps cette forme d’ornement.Mais elle reparut très vite dans l’ornementation des tapis, des broderies, des reliures, ou comme amortissement des points supérieurs des coupoles et des minarets.C’est pourquoi, certains ont tort d’attribuer systématiquement à des artisans chrétiens, — turcs, grecs ou arméniens, — de nombreux travaux tels que broderies, mosaïques, incrustations, marquet-teries, etc., où figure ce signe.Au surplus, diverses tribus, — Oguz, Bayat, etc., — l’ont toujours employé fièrement comme marque de souveraineté.REHABILITATION DE LA CROIX DITE GAMMEE Croix grecque, croix de Saint-André, croix latine, croix en tau, dite d’Anténius, nous sont trop familières pour nous étendre sur leur utilisation décorative.Mais il est un autre type de croix qui acquit ces trente dernières années une renommée tristement célèbre: le swastika, dont les branches coudées de ÉTENDARD EN MÉTAL FORMÉ DE SWASTIKAS, TROUVÉ DANS UNE TOMBE HITTITE (XXIIe S.AV.J.-C.).FOUILLES D’ALADJA — EUYUK, ASIE MINEURE.M £ SWASTIKA SAUVASTIKA MOTIF INSPIRE DU VARIANTE ACTUEL-SWASTIKA ORNANT LE DU SWASTIKA UNE TABLE DE JEU DANS LA MARQUET-SUMÉRIENNE TROU- TERIE ET LES TRAVÉE  UR (3.S00 AV.VAUX D’INCRUSTA-J.-C.).TION ISLAMIQUES.SWASTIKAS.ORNANT LES BRAS D’UNE CROIX DITE GRECQUE, SUR UN FUSEAU TROUVÉ 1 TROIE.32 droite à gauche ou de gauche à droite rappellent assez bien la lettre grecque gamma.Le macabre souvenir qui s’attache à cette croix dite gammée nous fait oublier son antique dignité et le rôle éminent qu’elle joua dans la symbolique, puis comme motif décoratif.Lorsque les nationaux-socialistes en firent l’emblème de l’Hitlérisme, ils fondèrent leur choix sur le fait, d’après certains archéologues, que ce symbole était ignoré des peuples africains, australiens, amérindiens .et juifs; ou, en tous cas, inemployé par eux; que cette croix n’avait été utilisée que par des groupes ethniques d’origine arienne.Ils signifiaient ainsi leur volonté d’éliminer de la nation germanique les citoyens qui ne pouvaient se réclamer de l’ancien monde indo-européen, lequel ne s’était conservé à l’état pur que dans les familles allemandes de vieille souche.On voit l’absurdité d’une telle prétention lorsqu’on connaît le brassage auquel furent soumis au cours des siècles les habitants de la vieille Europe et plus spécialement ceux de l’Allemagne.Les services de propagande du Dr.Joseph Goeb-bels ne s’en couvrirent pas moins de ridicule en affirmant que cette croix existait depuis 2,000 ans, en Germanie, et que de là elle s’était propagée à travers le monde.En fait, bien avant qu’il y eut une société germanique organisée, on connaissait cette croix chez les Hindous sous les noms de swastika et de sau-vastika, — selon que les branches étaient coudées à gauche ou à droite, — de baphomet chez les Hébreux, de crux ansata chez les Latins.En outre, les anciens dictionnaires allemands lui donnaient le nom de Zigeuner Kreuz, autrement dit croix des Tziganes, — ce dernier mot dans le sens de bohémiens, romanichels, gitans, gipsies, — car elle était l’insigne mystique et national d’une tribu de ce peuple nomade, encore mal identifié, à demi fixée en Allemagne.Ces Tziganes, d’ailleurs, furent les premiers à être massacrés par les sbires d’Hitler.La haute antiquité du signe n’est plus à démontrer.Les Sumériens, entre autres, en ont largement usé.Sur la céramique de la période d’Obeid, — que l’on peut situer vers 4,000 - 3,500 av.J.-C., — retrouvée à Suse, le swastika apparaît fréquemment en compagnie de la croix kassite, à branches égales, et de la croix de Malte.Elle figure encore au XXIIe s.sur des étendards en métal que l’on a retrouvés dans les tombeaux princiers d’Aladja — Euyuk.MOTIFS DÉRIVÉS DU SWASTIKA APPELÉS TRIQUETRUM PAR LES LATINS, TR1SQUELE PAR LES GRECS; ILS SYMBOLISENT LA TRINITÉ DANS LA DÉCORATION HINDOU.LE SIGNE DE GAUCHE EST ENTRÉ DANS L’HÉRALDIQUE OCCIDENTALE APRÈS LES PREMIÈRES CROISADES.Très loin de ces lieux classiques de l’histoire du Monde, dans la vallée de l’Indus, où l’on découvre depuis quelques années une civilisation proto-indienne dont on ignorait l’existence possible il y a trente ans à peine, les fouilles de Mohenjo-Daro et de Harappa ont révélé de nombreux sceaux-cachets et amulettes remontant au-delà de 2,500 av.J.-C., sceaux et amulettes portant swastikas et croix dites grecques.Il semble d’autre part que ce signe a connu une expansion géographique se développant dans l’axe nord-ouest asiatique et que la civilisation ghassoulienne, qui se rattache peut-être aux populations mégalithiques de Transjordanie, l’a utilisé.Reste à éclaircir une énigme.Quoi qu’on en ait dit le swastika figure sur certains monuments et objets précortésiens.Comment est-il parvenu en Amérique.A quelle époque?Nul ne peut encore en donner une explication décisive.CROIX ORNÉE CELTIQUE, SITUÉE DANS LA CAMPAGNE À QUELQUES MILLES AU NORD-EST DE CAREW, PEMBROKESHIRE, PAYS DE GALLES (IX-XIe S.).HAUTE DE 17', CETTE CROIX PORTE LE SWASTIKA ET LE SAUVASTIKA.LES AUTRES MOTIFS SONT ÉGALEMENT ISSUS DE CE SYMBOLE.RECTO VERSO Jjlllîlf ' ‘ ~ !.7 * vvcæ mm 33 ml i V.V.> ¦* ëàftf , a
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