Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1959-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
pria 1 ^ à ^ PULAR m 1 tecUfuque / l POUR TOUS M ¦mm Rédaction POPULAR m IccltHd^/(/C4?POUR TOUS La revue de l’Enseignement spécialisé de la pD/^\/T\I^t7 de/"NT The Specialized Education Magazine of the * lvvy V 11 N LL Qf LJ ILO LL Ministère de la Jeunesse Department of Youth Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square AV.8-7253 Montréal (18), P.Q.- Canada Directeur, Eddy MacFarlane, Editor Secrétaire de la rédaction, Charles-Edouard Manseau Assistant Editor Décembre iqcq December Vol.XXXIV No 10 Conseil d’administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Instituts et Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère de la Jeunesse ( Province de Québec ).Board of directors The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Specialized Education Institutes and Schools under the authority of the Department of Youth (Province of Quebec).Président — President t Fï directeur général «les études de l’Enseignement spécialisé JEAN UELORME Director General of Studies for Specialized Education Directeurs — Directors 13 i adjoint du directeur général «les études MAURICE «ARRIERE Assistant Director General of Studies P ü directeur, Service des Cours par Correspondance OONIO XiOBITAILLE Director, Correspondence Courses Division p *T secrétaire.Direction générale des études GASTON 1ANGUAY Secretary, Directorate General of Studies n' Tflft, Institut de Technologie de Montréal nOSARIO DELISLE Montreal Institute of Technology L.-Philippe Beaudoin » Gaston Francoeur pape^uakint’fnttuuie T /~~\ Institut des Arts Appliqués Jean-Marie Gauvreau Applied Arts institute ______x # Institut des Textiles Georges Moore Textiles institute ___t .^ _ Institut de Technologie de Québec JLJARIE LAFLAMME Quebec Institute of Technology T rp / Institut de Technologie des Trois-Rivières J.-R.1HERIAULT Trois-Rivières Institute of Technology Marie-Louis Carrier Institut de Technologie de Hull Hull Institute of Technology Inst, de lech, de Rimouski et Inst, de Marine Rimouski Inst, of Technology and Naval Inst.Chan.Antoine Gagnon A T Institut de Technologie de Shawinigan ALBERT LANDRY Shaurinigan Institute of Technology n.-rp „ t Ecole des Métiers Commerciaux «AUL-LMILE LEVESQUE School of Commercial Trades Omer Gratton Ecole de Métiers du Cap-de-la-Madeleine Cap de la Madeleine Trades School d t Ecole de Métiers de Plessisville IiOGER LABERGE Plessisville Trades School Secrétaire — Secretary Wït rnm VU Wirniiv directeur adjoint.Institut de Technologie de Montréal VVi ’ Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Fernand Dostie, Administrator Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer Abonnements Subscriptions Canada.$2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries 10 numéros par an issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd Class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE La Nativité (imagerie de Châlon) La gravure sur bois est un des plus anciens modes d’expression graphique.Ce vieux bois caractérise la technique du début du XVIIIe siècle.Il témoigne d’une époque où l’imagerie naïve parlait encore au coeur des hommes de bonne volonté.\ (Collection E.MacF.) FRONT COVER The Nativity (Châlon’s Imagery) Wood-engraving is one of the oldest illustrative process in graphic arts.This old specimen is typical of the technique at the beginning of the XVIIIth century.It characterizes an age when naïve imagery still meant something to men of good will.Sources Credit Lines Pp.4-6: Hallmark Cards; pp.7-11: Bell Telephone Co.; pp.12-14 : Tom McAn Co.; p.15 : Rover Gas Turbines Ltd., Birmingham, England; p.16: Leo Walter ; p.17 : Metropolitan Vickers El.Co.Ltd., Manchester, England; p.18: Ru-ton & Hornsby Ltd., Lincoln, England, & Leo Walter; p.19: English El.Co.Ltd., Stafford, England, & Leo Walter; p.20 : Brown Boveri Co., Baden, Switzerland ; p.21 : Science Service ; pp.23-27 : Eddy MacFarlane ; p.28 : Binney & Smith Inc.; pp.29 & 30: Jacques Boyer; pp.32-35 : Photo A.R.C.; p.36: Dubin, Feldman and Kahn Inc.; pp.37-40 : André de la Chevrotière ; p.41 : Science Service ; pp.43 & 44 : Science Service ; p.46 : Photo by G.; pp.47, 48, 49 & 50 : Service provincial de Ciné-Photographie ; p.52 : Cleanliness Bureau.Sommaire Summary Une charmante tradition: la carte de Noël et ses débuts .4 Le transistor .7 Des empreintes précieuses .12 Aspects of Industrial Gas Turbines, by Leo Walter .15 Des fournaises polaires sont réclamées au Pôle Nord, par Helen M.Davis .21 De quelques motifs d’ornement: origines et symboles, par E.MacFarlane .23 Christmas Decorations .„.28 Le nouveau câble transatlantique France-Etats-Unis, par Jacques Boyer .29 Importantes recherches dans le bassin polaire .31 Une longue tradition préside aux emballages de fantaisie .36 Les Eboulis du cap Diamant et St-Alban, par André de la Chevrotière .37 L’homme peut franchir des ravins sans aucun effort, par David Pursglove .41 Predictions of space experts resemble science fiction, par Richard Litell .42 New Machines and Gadgets .43 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé .45 Causerie de Me Gustave Poisson, c.r., sous-ministre de la Jeunesse, devant les commissaires d’écoles en congrès à Montréal — M.Robert Prévost quitte la direction de “Technique” — Bel exemple de coopération entre l’Institut des Textiles et l’industrie de la mode et du textile — Me J.-A.Pelletier, sous-ministre adjoint au ministère de la Jeunesse — Un foyer pour les étudiants de l’extérieur bientôt érigé à Québec — “Journée des Tricoteurs” à l’Institut des Textiles — A l’Institut des Arts appliqués, à Montréal — Les activités sportives de l’Enseignement spéicalisé — Ligue de hockey de l’enseignement spécialisé de Montréal.Les vieux métiers: l’Educateur .51 The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology » WüihJ'M i üiK Ymr -jA, WÊKBBm H- fHi ÜH v, «XLZÎ-.*At?i *t* Am/**** K .1., ;«i< «r>w « century t*i the ymr »*4J.Vma*» *?»' «Y'"" Y ¦% Tfubrturn $&** «g ¦ - ¦-.f **} %1 \ i — 'w' ill °.‘ma?.-'‘ Tv-*- » '«mj » ^ ¦:; \ ?Î SET** ¥‘ ‘8«iS m iata lülll SMI EAli»” UNE DES 15 CUVES D'UN NAVIRE DANS LAQUELLE ON ENTREPOSE LE CÂBLE TÉLÉPHONIQUE SOUS-MARIN.CHACUN DE CES APPAREILS CONTIENT PLUSIEURS MILLES NAUTIQUES DE CÂBLE.amplifie de 1,000,000 de fois les courants qui le traversent, mais malheureusement ils coûtent très cher.La section transatlantique de la nouvelle liaison téléphonique se compose de 2 câbles de 2,100 milles marins de longueur (près de 4,000 kms) reposant au fond de l’océan et séparés l’un de l’autre par des profondeurs atteignant parfois 5,000 mètres.Un de ces deux câbles assure la transmission dans le sens France-Amérique et le second dans le sens opposé.Afin de réaliser une économie substantielle les ingénieurs ont pu, grâce à l’emploi d’un système original, transmettre dans les deux sens en Amérique, à partir de Clairen-ville.Ils utilisent pour cela un parcours terrestre sur l’île de Terre-Neuve, puis un parcours sous-marin, à travers le détroit de Cabot, qui relie Clairenville à Sydney, en Nouvelle-Ecosse.De là, les circuits du câble se prolongent vers le sud par un faisceau hertzien sur 920 km.jusqu’à Portland, au Maine.A partir de cette localité, les circuits transatlantiques se trouvent rattachés au réseau téléphonique Bell, qui s’étend dans tout le pays.Au-delà de Pen-march, en France, les circuits se rattachent aussi au réseau de téléphone français par l’intermédiaire duquel ils sont connectés JV APPAREIL DE POSE DES BANDES DE CUIVRE CONSTITUANT LE CONDUCTEUR EXTÉRIEUR DU CÂBLE TÉLÉPHONIQUE.à ceux de l’Allemagne Fédérale et à ceux de divers pays d’Europe.Actuellement, on a déjà posé dans la section Penmarch-Clairenville 114 répéteurs; à 38 milles nautiques de distance les uns des autres sur la longueur respective des câbles.Chaque répéteur renferme trois tubes électroniques amplificateurs avec une soixantaine de différentes pièces et des bagues d’acier formant un ensemble flexible capable de résister aux énormes pressions du fond de l’océan, atteignant parfois 500 kg.par cm.carré.Chaque répéteur renflé en forme de fuseau peut passer d’une façon continue sur les organes du navire câblier.Le nouveau câble téléphonique fut fabriqué en chaîne continue dans les ateliers d’une usine de Calais.Le conducteur extérieur comprend 6 bandes de cuivre enroulées à l’aide d’un dispositif spécial.Une fois fabriqué, on l’entrepose dans une cuve en attendant son embarquement.Chacune de ces cuves contient plusieurs milles nautiques de câble.Ce câble téléphonique fut mis en service en septembre, lors d’une cérémonie officielle au ministère parisien des Postes et Télégraphes, avenue de Ségur, par un échange de conversations se déroulant entre New-York et la capitale française.Le ministre Cornut-Gentille présidait la réunion, assisté de M.Stücklen, son collègue de la République Fédérale allemande, et de M.Kappel, qui, au nom des Etats-Unis, déclara le circuit ouvert.Le dialogue préparé à l’avance eut lieu en trois langues, chaque interlocuteur s’exprimant dans sa propre langue; les paroles traversant l’Atlantique s’entendaient très nettement, sans affaiblissement.Dorénavant 36 communications pourront se faire simultanément par ce circuit entre les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, l’Italie ou la Hollande, grâce aux amplifiateurs qui jalonnent le parcours de ce merveilleux câble.30 IMPORTANTES RECHERCHES dans LE BASSIN POLAIRE LE Bassin polaire est appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans le programme de recherches du Canada.Depuis le printemps, le Canada envoie des expéditions scientifiques dans les vastes solitudes inhospitalières de l’Arctique, au nord et même au-delà de l’archipel canadien, afin d’exécuter un programme chargé de recherches sur le pourtour du Bassin •—- c’est-à-dire les 1,500 milles de notre plate-forme continentale dans l’océan Arctique.Tout d’abord, ces expéditions seront la réponse du Canada aux nations intéressées dans le Bassin polaire, à savoir que le pays entend assumer ses propres responsabilités en ce qui concerne les travaux de recherches dans le Bassin en question.On sait que la Russie et les Etats-Unis travaillent activement dans cette région depuis des années.La première expédition, cette année, prenait un caractère d’exploration, afin de recueillir des renseignements sur les traits généraux de la plateforme, sur l’outillage nécessaire pour mener à bonne fin une telle entreprise, sur le meilleur mode de transport dans les conditions du Bassin, et enfin sur la longueur possible de la période des travaux sur la glace au printemps.En 1960, les expéditions commenceront une étude soigneusement intégrée de la plate-forme elle-même.Une fois organisé et mis en marche, le projet deviendra l’entreprise scientifique la plus importante et la plus audacieuse du genre jamais entreprise dans le Canada septentrional.De telles expéditions doivent être confiées à de rudes explorateurs doublés de savants, des hommes animés non seulement de l’amour de la recherche mais en même temps de cet esprit d’aventure qui poussait jadis les découvreurs comme Hudson, Frobisher, Baffin et Davis vers les solitudes de l’Arctique pour en découvrir les secrets.A l’arrière, il a fallu consentir à mille et un préparatifs pour que la première expédition se mette en route.Tout le projet est entrepris et mené sous la juridiction du ministère des Mines et des Relevés techniques.Une nouvelle unité formée à cette fin a assumé la direction et la coordination des recherches, qui devront s’effectuer en collaboration avec d’autres ministères du gouvernement fédéral.Richesses naturelles Les plates-formes continentales retiennent la vedette internationale de nos jours.On connaît leur potentiel minéralogique et l’on y soupçonne la présence de pétrole et de gaz.Jusqu’ici, le Canada n’a rien entrepris dans la zone de la plateforme continentale, si ce n’est certaines études de la géologie sous-marine de la plate-forme du golfe Saint-Laurent effectuées en 1958 par la Commission géologique du Canada.La plate-forme septentrionale du Canada s’étend, croit-on, sur une distance de 100 à 200 milles dans l’océan Arctique.A compter de 1960, les équipes de recherches formant les expéditions canadiennes feront un relevé scientifique complet de cette plate-forme: des océanographes et des hydrographes étudieront la topographie du fond de l’océan, scruteront les profondeurs marines et mesureront les mouvements, la température et les propriétés chimiques de l’eau à diverses profondeurs; des géologues examineront la composition des couches profondes de la plate-forme et la compareront avec celle des terres avoisinantes ; des géophysiciens diagnostiqueront les structures sous-jacentes et des spécialistes en pêcheries étudieront les poissons et la vie des mammifères marins ainsi que les conditions propices à l’existence de ces animaux sur la plate-forme continentale.Le programme de recherches mettra à jour les ressources naturelles de la plate-forme; il revêt une importance spéciale en ce moment, en raison de la reconnaissance récente des droits souverains d’une nation dans l’exploitation des ressources de sa plate-forme continentale, par les 86 nations représentées à la conférence sur le droit de la mer tenue en 1958 à Genève.Données indispensables Un aspect qui a une grande importance également, aux yeux des savants du monde entier, c’est que les expéditions recueilleront des données indispensables sur le globe terrestre, sa forme et sa structure, ainsi que sur divers phénomènes géophysiques qui ne peuvent être observés que dans la partie canadienne du Bassin polaire.A cette fin, le Gouvernement canadien a décidé d’établir des stations géophysiques permanentes à Alert, sur l’île Ellesmere, ainsi qu’à Mould-Bay, sur l’île Prince-Patrick, afin d’ajouter aux données recueillies par les expéditions.Il y a longtemps que le Canada aurait dû entreprendre des recherches dans les régions polaires.La cadence des événements actuels a créé pour l’Arctique un rôle de plus en plus important sur l’échiquier international, et cela, politiquement, économiquement et scientifiquement.Du point de 31 vue politique, l’Arctique est un facteur vital à la défense du Canada.Economiquement, il existe d’abondantes preuves de la richesse des ressources canadiennes dans ses territoires arctiques.Enfin, du point de vue scientifique, le programme de recherches élargira les horizons dans l’Arctique et ouvrira la porte au développement scientifique de cette vaste région.Présence des Russes La Russie, en particulier, explore activement le Bassin polaire depuis plusieurs années, et ses cartes révèlent que les savants russes ont pénétré jusqu’au seuil même des îles arctiques du Canada.Nons contents d’effectuer une étude méthodique du Bassin, ils entendent poursuivre leurs travaux dans ces parages.Après avoir occupé plusieurs PENDANT LA CAMPAGNE D’ÉTUDES, L’EXPÉDITION CAMPERA SUR LA PLATE-FORME CONTINENTALE.LES VENTS DU SUD-EST OINT PRODUIT, VERS LE MILIEU DE JUIN 1953, LE CHENAL QU’ON VOIT ICI, OUVERT DANS LA GLACE PRÈS DE L’ÎLE BORDEN.I g M H % sC: At îsmp- .t > W4 tu&aksc ¦'« flr î a.3- " •À ’ ' r «sus A' ’ ;•, - - • i ' • \ r ¦¦ .%: taiBagk’v , ::a -.”’A;.*u.UJ3 aSÊ' .: .¦¦¦y; ‘•v- .- .MiîSt mmm v ¦: - s.’.îles de glace, ils ont accompli des milliers d’envolées dans le Bassin, et autant d’atterrissages sur la calotte de glace polaire.Leurs recherches océanographiques comprennent des études bathymé-triques importantes et ils ont défini les zones bathymétriques de l’océan Arctique.Dans leur cartographie du relief du fond de l’océan Arctique, ils ont découvert une nouvelle chaîne de montagnes importante qui s’avance jusqu’au bord de l’archipel Arctique et ont signalé la présence d’un volcan sous-marin.Le programme de recherches des Etats-Unis porte présentement sur l’étude des îles de glace dans l’océan Arctique.Les savants américains ont obtenu récemment de précieux renseignements à la suite des randonnées des sous-marins Nautilus et Skate sous les glaces de cette région.32 Les expéditions scientifiques canadiennes morcelleront la plate-forme, limitant leurs recherches à une seule zone chaque année.Pendant l’expédition actuelle, les savants canadiens étudient la région de 300 milles ayant pour centre Isachsen, ,sur l’île Ellef Ringnes, et s’étendant à 100 milles en mer.En 1960 débutera l’étude systématique de la plate-forme canadienne dans cette région.Les expéditions ultérieures travailleront de chaque côté de la première zone étudiée jusqu’à ce que toute la région ait été examinée.Il est logique -de prévoir que les recherches engloberont avec le temps les canaux qui séparent les îles et pénétreront jusque dans l’océan Arctique.Les principales expéditions grouperont quelque 15 professionnels et autant de techniciens.Le groupe de savants comprendra un graviticien, un magnéticien, un océanographe, un hydrographe, un sédimentologue, un micro-paléontologiste, un géostratigraphe, un sismologue, deux géologues, deux géographes et un expert en pêcheries.Il comprendra également deux techniciens en gravité, deux en magnétique, deux en océanographie, un en hydrographie et deux en géologie.Il faudra de plus neuf préposés aux instruments électroniques d’arpentage.Le moment choisi pour les expéditions est de la plus haute importance.La première expédition a pris la route du nord en mars, afin de bénéficier du temps le plus propice aux travaux en campagne dans le Bassin polaire, soit le trimestre qui va de la mi-mars à la mi-juin.Le temps clair et frais cède alors la place au brouillard particulier à l’Arctique qui surgit à basse altitude à l’impro- C’EST À MOULD-BAY QUE LE CANADA A ÉTABLI L'UNE DES STATIONS GÉOPHYSIQUES PERMANENTES DE L’ARCHIPEL ARCTIQUE.ON RECONNAÎT MOULD-BAY PAR LA POINTE QUI A NETTEMENT LA FORME D’UN CHAMPIGNON, À L’ENTRÉE DE LA BAIE.’"'A-.ÏÎSS:' .- ' T- V •- IPÜ .^T„> > 33 viste.A la fonte des neiges en juin également, la surface glacée se recouvre d’eau.L’équipe de reconnaissance était chargée de déterminer la possibilité de prolonger la saison des recherches en faisant des travaux dans les passages entre les îles avant ou après la saison régulière.La station météorologique d’Isachsen lui a servi de base, mais, pendant la campagne de travaux, elle campait sur la glace de la plate-forme.Dans leur étude détaillée subséquente de la plate-forme, les expéditions déménageront leur camp de 30 à 50 fois sur la glace, car elles travailleront suivant un mode de grillage de 30 milles de côté.Dans cette vaste solitude, où le silence n’est jamais rompu que par les sourds craquements des glaces, ces chercheurs feront des trous dans la glace, afin de scruter, d’examiner et d’étudier les caractères de la plate-forme.Les hydrographes et les géophysiciens rayonneront également sur des distances de 5 et 10 milles depuis leur station d’attache pour faire des sondages supplémentaires et de nouvelles observations.Chaque soir, ils reprendront le chemin du camp.Tous les deux ou trois jours, un aréonef transportera l’équipe à son prochain endroit de campement.Détermination des positions L’équipe de reconnaissance de 1959 s’en remet aux observations astronomiques pour déterminer sa position sur les glaces.Les études plus précises et plus détaillées des expéditions suivantes exigeront une détermination beaucoup plus exacte des positions.Cette détermination précise de la latitude et de la longitude sera obtenue grâce à trois stations électroniques de navigation par décalage de phases, les plus puissantes qui aient jamais été utilisées au Canada: on établira une station centrale à Isachsen, ainsi que deux stations auxiliaires, l’une sur l’î’e Meivhen.à l’e^t, et l’autre sur l’île Borden, à l’ouest.Cet arrangement devrait permettre aux équipes de déterminer leur position avec une précision de 200 pieds près.Chaque équipe se déplaçant sur la glace possédera un poste émetteur et récepteur ainsi que ses appareils récepteurs de navigation.Chaque aéronef transportera aussi un attirail semblable.Toute l’entreprise se rapporte principalement à des travaux de recherche en océanographie et en hvdrograplr'e.Une écume d’oeé^noeranhes et d’hydrographes entreprendra l’étude et la cartographie du relief du fond de l’océan.Ils mesureront la profondeur de l’eau en différents endroits, les courants à diverses profondeurs au cours d’un cycle complet de la marée, soit 25 heures, la température de l’eau depuis la surface jusqu’au fond, et la densité de l’eau à différentes profondeurs; ils détermineront la composition chimique de l’eau ainsi que sa teneur en oxygène.Ces deux derniers points sont particulièrement importants en ce qui concerne la vie des poissons.Les océanographes détermineront aussi la répartition du phytoplancton et du zooplancton, deux organismes unicellulaires qui croissent dans l’océan et servent de nourriture aux poissons; ils supputeront les chances de vie des poissons dans les eaux de la plate-forme, prélèveront des échantillons des poissons de l’Arctique (l’ombre et la morue septentrionale), feront un relevé de la population des phoques de l’Arctique et chercheront la preuve de l’existence d’autres mammifères marins dans ces parages.Les marées de l’Arctique sont de l’ordre de deux pieds; en conséquence, afin de ramener au zéro de marée basse les sondages effectués au large, on établira, à Isachsen, une station marégraphique qui fonctionnera toute l’année.Des géologues examineront des sédiments et des carottes prélevés du lit de l’océan, afin de déterminer la composition de ce lit.Us étudieront aussi la géologie du littoral qui émerge et établiront la corrélation qui existe entre la géologie de la.plate-forme et celle du littoral, en vue de déterminer de façon précise si les provinces géologiques des îles s’étendent à la plate-forme continentale ou si celle-ci possède une structure différente.A l’aide du magnétomètre aéroporté, de gravi-mètr.es et d’appareils sismiques, les géophysiciens étudieront les matériaux sur lesquels repose le fond de l’océan.Ils survoleront la plate-forme en utilisant le magnétomètre, suivant des lignes de vol distantes d’un mille l’une de l’autre, par zones de 10 miles de largeur sur 200 milles de longueur.Les résultats combinés de ces études révéleront si les structures sous-jacentes au lit de l’océan sont de nature continentale ou océanique, et fourniront des renseignements sur la genèse de la région.Afin d’aider aux recherches dans l’Arctique, on érigera des stations géophysiques permanentes à Alert et à Mould-Bay.Du point de vue sismologique, ces stations, travaillant de concert avec celle de Resolute, aideront aux organismes internationaux à déterminer l’origine des tremblements de terre sous des latitudes plus méridionales.La station sismologique qui fonctionne actuellement à Resolute est la plus importante et la mieux équipée du Canada.La zone aurorale Plusieurs problèmes de géomagnétisme doivent aussi être résolus.Existe-t-il réellement une zone aurorale intérieure., comme le soutiennent les Russes?De curieuses irrégularités dans les phénomènes magnétiques et ionosphériques au Canada semblent accréditer cette hypothèse, mais ces phénomènes n’ont jamais été observés ni mesurés directement.A ce propos, il est intéressant de noter que les seules masses terrestres comprises dans la zone aurorale du monde se trouvent au Canada ; et, si cette zone aurorale intérieure existe réellement, la plus grande partie des terres qu’elle renferme appartient aussi aux îles arctiques canadiennes.Les aurores boréales sont des phénomènes singuliers qui semblent attribuables à des émanations solaires entrant dans le champ magnétique terrestre.L’étude des aurores est d’une importance vitale, car elles produisent dans l’ionosphère des perturbations qui, à leur tour, nuisent aux communications radiophoniques et dérèglent les instruments de radio-navigation.Du point de vue géomagnétique, on doit aussi obtenir plus de renseignements sur les mouvements du pôle d’inclinaison magnétique, qui se trouve lui aussi en territoire arctique canadien ; de plus, il reste beaucoup de recherches à faire sur les importantes anomalies de l’Arctique.Ces phénomènes sont-ils associés à la géologie ou à des mouvements profonds à l’intérieur du noyau terrestre? ¦¦ : ; On établira une station permanente de géomagnétisme à Isachsen, où des géophysiciens feront des observations continuelles des éléments magnétiques et des courants terrestres au cours des trois mois que dure la saison de travail sur le terrain.Ils recueilleront aussi et étudieront des spécimens rocheux orientés dans un sens particulier, en vue de déterminer le magnétisme rémanent.Ces renseignements ont une grande valeur dans l’étude de la dérive continentale, afin de déterminer la valeur du déplacement du pôle géographique au cours des années passées.En ce qui concerne la gravité, à cause de ses vastes territoires dans l’Arctique, il incombe au Canada de fournir à la science mondiale des données utilisées en géodésie.Les mesures gravimé-triques sont essentielles à la géodésie, science qui a pour objet l’étude de la forme de la terre et la mesure de ses dimensions.Or, ces mesures font défaut dans les hautes latitudes et les travaux projetés par les graviticiens de l’expédition permettront au Canada de fournir un important apport à la géodésie mondiale.Deux géographes étudieront la nature, la répartition et le mouvement de la calotte polaire qui est constituée de plusieurs sortes de glace.Ils étudieront aussi sous quelles conditions se produisent certaines structures et certains arrangements du sol, ainsi que le phénomène du pergélisol.L’entreprise a exigé une planification très poussée et une préparation minutieuse.A Ottawa, il a fallu rassembler le personnel scientifique et technique, et tout l’outillage nécessaire à l’expédition initiale ainsi qu’à celles qui la suivront.Le gros de l’équipement lourd, y compris les matériaux destinés à la construction de logements et d’abris, doit être envoyé à Resolute par navire un an à l’avance, pour être de là transporté par avion jusqu’à Isachsen à l’automne.Les équipes pourront utiliser plusieurs installations du ministère des Transports à Isachsen.A partir de 1960, il faudra ériger des abris pour les instruments électroniques de mesurage, ainsi que des bâtisses pour le logement, la cuisine et les salles à manger des techniciens et de leurs aides.Sur la glace de la plate-forme, le personnel de l’expédition s’abritera dans des tentes à double paroi, capables de loger deux ou trois hommes, et dont l’érection est facile même en plein vent.On érigera aussi des abris destinés à servir au travail hydrographique, ainsi qu’une tente pour les observations magnétiques.Les stations secondaires de travail sur la glace n’auront besoin que d’abris d’urgence, étant donné que les équipes reviendront à leur base tous les jours.Toute cette entreprise de recherches va contribuer davantage à l’affermissement de l’économie canadienne.Le monde est en ce moment au seuil de l’ère Arctique.En décidant d’effectuer des recherches dans l’Arctique, le Canada prendra la place qui lui revient parmi les nations qui ont des intérêts dans les régions polaires.Photo prise au départ "d’Ottawa du premier groupe d’hommes de ¦science affectés aux recherches dans le Bassin polaire.De gauche à droite, première rangée, MM.Marc Boyer, sous-mi-nistre des Mines et des Relevés techniques; E.-F.Roots, géologue et chef de l’équipe; O.-A.Renaud, cuisinier; l’honorable Paul Comtois, ministre des Mines et des Relevés techniques; deuxième rangée, MM.H.-R.Bland-ford et A.Kerr, hydrographes; troisième rangée, MM.F.-P.Hunt, topographe, et W.-W.Anderson, océanographe.% ¦ vv ,v «t v V'j frjt C'* t* < X %> V AfcA h ix x L ' *.*, L* V *V |> K- j> *\ *“• * y- K 2\ K& vv‘ * t V.i.t V ».£ ** £ *» K - Grâce à la i(ceinture volante” L’homme peut franchir des ravins sans aucun effort UN beau dimanche matin de l’automne de 1940, un lance-flammes portatif fut offert en démonstration aux cadets de l’Académie militaire de West-Point.Mais l’excitation suscitée par un important match de football qui devait se dérouler quelques heures plus tard relégua dans l’ombre un petit incident et un bref échange de remarques qui pourraient être inscrits dans l’histoire comme l’un des points tournants de la guerre moderne.Depuis, plusieurs officiers qui assistèrent à la démonstration d’alors, comme cadets, ont pu se rendre compte des modifications extraordinaires qu’à subies le lance-flammes de la 2e Grande Guerre, transformé en une nouvelle arme terrestre vraiment fantastique.Même après leur retraite, plusieurs de ces mêmes officiers pourront se joindre à leurs amis de l’état civil pour se livrer à la marche, au ski, à l’alpinisme et même à la course, sans en ressentir aucune fatigue, grâce à un lance-flammes fixé à leurs épaules par des courroies.Il leur sera même possible, avec le même appareil moderne transformé en ceinture volante, de se rendre de leur foyer à leur travail par la voie des airs et sans emprunter d’avion! Cet appareil porte le nom de Buck Rogers; c’est une ceinture à propulsion par réaction.Les ingénieurs militaires et civils sont d’avis qu’un tel accessoire fournira au soldat le plus grand élément de surprise et peut-être le plus grand avantage tactique jamais introduit dans les méthodes guerrières.Quand elle sera parfaitement mise au point, ce qui nécessitera encore au moins deux ans de travail, la ceinture volante sera en tous points semblable à celle que des héros de certains cartoons utilisent depuis 1933.Elle permettra au soldat de parcourir plusieurs milles dans les airs, à l’altitude désirée, et de changer de direction à volonté, pour atterrir en toute sécurité.par David Pursglove Les premiers appareils d’essai ont permis à des hommes de courir à 35 milles à l’heure, pendant plusieurs secondes, sans aucune fatigue, de franchir à la course des tranchées de 20 pieds de largeur, de faire un saut en longueur de 8 pieds en partant de l’immobilité complète et, du même point, de s’élever à 8 pieds dans les airs.De la fiction à la réalité En quelques mois de recherches, cet appareil que la fiction créa il y a bien longtemps est devenu une réalité, grâce à l’initiative d’un groupe de jeunes ingénieurs de la division des moteurs à réaction, à la Thiokol Chemical Corporation, de Den-ville, New-Jersey.Le lieutenant-colonel Charles M.Parkin, attaché au Corps des ingénieurs militaires de Fort-Belvoir, en Virginie, provoqua la naissance de cette invention à la suite d’un incident qui aviva son imagination.De fait, en ce temps-là, le lance-flammes consistait en deux gros réservoirs, l’un pour l’huile combustible et l’autre pour le nitrogène comprimé, avec mécanisme d’allumage, petit réservoir d’hydrogène, boyaux, tuyau et lance.Or, à la fin de la démonstration donnée en 1940 aux cadets de West-Point, quelques militaires aidèrent le lieutenant à se libérer de son équipement.L’un d’eux, par inadvertance, ouvrit la valve du réservoir de nitrogène.En la refermant, il dit au lieutenant Parkin: Qu’est-ce qui serait survenu, si j’avais laissé la valve ouverte?Parkin répondit: Peut-être que j’aurais traversé le champ de football d’un seul bond.Mais ce serait trop risqué de le tenter.Alors, le soldat ajouta: Cela signifie-t-il qu’en ouvrant plus grand le jet de gaz, et en m’accrochant au réservoir, j’aurais pu m’envoler?Cette idée harcela le lieutenant Parkin pendant des semaines.Un jour, il eut l’occasion de tenter un essai sur la possibilité de la propulsion individuelle par réaction, à Fort-Bel-voir.Par de solides courroies, il s’attacha aux épaules un lourd réservoir de nitrogène hautement GRACE A LA “CEINTURE VOLANTE” PROPULSEE PAR REACTION.UN SOLDAT PEUT FRANCHIR SANS EFFORT UN RAVIN DE 20 PIEDS DE LARGEUR, DES FOSSES PROFONDES OU DES MURS ELEVES.LES NOUVEAUX MODELES DE CET APPAREIL QU'ON S’ATTACHE DANS LE DOS SONT PLUS PETITS, PLUS LEGERS ET PLUS EFFICACES. comprimé.Au moment d’ouvrir la valve, il songea que le réservoir était trop haut et allait le projeter tête première sur le sol.Il descendit alors le réservoir plus bas, dans le dos, vers le centre de gravité du corps.Puis, il ouvrit la valve.Comme résultat, il effectua un saut en longueur de 11 pieds.Sans le réservoir, il pouvait à peine sauter à 8 pieds.Durant les années qui suivirent, Parkin fut posté tour à tour dans toutes les parties du monde.Mais il n’oubliait jamais son projet de ceinture volante.De retour à Fort-Belvoir, il multiplia ses essais.Finalement, en 1955, avec l’aide d’ingénieurs civils, Parkin parvint à intéresser à son projet l’officier commandant du Corps des ingénieurs militaires.Il obtint même du A report issued recently in Washington by the House Select Committee on Aeronautics and Space Exploration contains these predictions: 1.Man will orbit the earth before the end of the year.2.He will land on the moon by 1965, and on Mars and Venus by 1968.3.He may travel almost 670,-000,000 miles an hour within 40 years, approaching the speed of light.4.Within a decade, letters may be sent by rocket from New York to Paris and be answered in a matter of hours.5.There may be world-wide TV also within a decade.6.The day may come when worn-out human parts will be replaceable with miniature parts produced by the missile industry.The report, entitled “The Next Ten Years in Space, 1959-1969”, contains frank commentary from more than 50 space experts from several nations on what can be expected in future space developments.The experts include scientists, engineers, industrialists, military officials and Government administrators concerned with space programs.The report was prepared by a colonel H.-F.Sykes la permission de poursuivre ses expériences, mais les laboratoires militaires n’acceptèrent jamais officiellement la ceinture volante comme un projet important.Moyen de transport Parkin tenta aussi d’intéresser différentes compagnies à son projet.Deux d’entre elles lui présentèrent des propositions, mais sur papier seulement.La compagnie Reaction Motors, Inc., filiale de la Thiokol Chemical Corporation, étudia sérieusement le projet et confia même à trois de ses ingénieurs le soin de le réaliser.Jusqu’à maintenant, leur travail s’est révélé très fructueux et l’on croit que dans deux ans le Buck Rogers sera véritablement une ceinture volante.Committee staff and submitted by George J.Feldman, the Committee’s director and chief counsel.It is intended as guide to the public as to what lies ahead in the new space age.Frederick C.Durant III, former president of the American Rocket Society and the International As-tronautical Federation, believes, for example, that Russia will shock this country rudely by sending a man in orbital flight around the earth and recover him several times during the coming year.None of the other experts concurred in this prediction but most agreed man would be in orbit withm a few years.That man would set foot on the moon in 1965 if sufficient priority is assigned to this goal was the belief of Dr.Herbert F.York, recently appointed director of research and engineering for the U.S.Defence Department.With the necessary priority, he said, man will be able to land on Venus or Mars within three years after the moon landing.Dr.Eugen Sanger, director of the Institute of Jet Propulsion Physics at the Technical University of Stuttgart, West Germany, foresaw the possibility of space travel at speeds approaching the velocity of light by the turn of the century.Le principal problème est de fabriquer un appareil léger, petit, bon marché et facile à manier, pour qu’il serve aux usages militaires et civils.Les ingénieurs sont tous d’avis que cet appareil moderne sera un efficace moyen de transport à courte distance, qu’il pourra être d’une grande utilité à la police, aux pompiers, aux constructeurs de ponts et de gratte-ciel, aux porteurs de messages urgents ou à la livraison en général.Mais on prévoit aussi que le plus grand usage en sera fait dans les sports, particulièrement par les amateurs de ski désireux d’atteindre des sommets où n’existe pas de monte-pente.Les ingénieurs laissent même entendre que cette invention moderne suscitera la création de sports tout à fait nouveaux.This would mean travelling almost 670,000,000 miles an hour.Long before the year 2000, however, Dr.Glauco Partel, founder of the Italian Rocket Association, and a propulsion expert, believes, international postal rockets will be a certainty.It will then be possible for a New Yorker to mail a letter to Paris and expect an answer within a matter of a few hours.In fact, passenger rocket travel within the next decade will be developed so that it will take barely a half hour to get from New York to London and about 45 minutes to get from New York to Moscow.This was reported by Andrey G.Haley, president of the International Astronautical Federation and general counsel of the American Rocket Society.Satellites can provide a communication system that will permit continuous world-wide color television, reports Rear Adm.John T.Hayward, assistant chief of U.S.Naval Operations.This can be done within the decade, he said, if the proper emphasis and funding is provided.The missile industry is producing such reliable, accurate miniature parts, said Lt.Gen.James M.Gavin, former Army Deputy Chief of Staff for Research and Development, now a vice-president of Arthur D.Little, Inc., that some of them may some day be used to replace worn-out human parts.Rockets valves may even be used in the human heart, he said, and we’ll be thanking missiles that our hearts beat.PREDICTIONS OF SPACE EXPERTS RESEMBLE SCIENCE FICTION by RICHARD LITELL 42 New Machines and Gadgets -Novel Things for Modem Living- (For further information on these machines and gadgets, one may write to the manufacturers listed at the bottom of next page) ELECTRIC TIMER can be attached to any appliance, including air conditioners, fans, washers, coffee makers and radios.The plug for the appliance is inserted into the timer’s plug, which is then plugged into an outlet.The dial can he set to shut off at any time up to one hour (1).AUTO SPEED STABILIZER for turnpike driving will hold the car at a constant speed.The electronic unit is set in operation by pressing a button on the floor near the dimmer button.Pressing the button a second time, or pressing the brake pedal, automatically releases the speed stabiliser.Attached to the carburetor, the stabiliser is said to increase gas mileage considerably on any make car (2>.COMBINATION AWL-SCREWDRIVER has a bradawl that starts a hole in wood and a screwdriver to insert the screw into the hole.The bradawl is put into position for use, or withdrawn, by a thumb-controlled guide ring CHEMICAL SLIDE RULE shows relevant information about the elements including the electron structure, boiling points, terrestrial abundance, and ionisation potential.By adjusting the plastic slide ride, the different groups of elements are shown.It is designed for chemists and for the classroom
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.