Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1 janvier 1960, Janvier
-eX ¦> POPULAR POUR TOUS Rédaction POPULAR m / / * * v* Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square AV.8-7253 Montréal (18), P.Q.- Canada le&lvttuîue f, POUR TOUS Directeur, Eddy MacFarlane, Editor La revue de l’Enseignement spécialisé de la DD (^)\/ 1NJG* D c^€ G) T jrTQt7G The Specialized Education Magazine of the 1 V 0f V^UL/DLj Secrétaire de la rédaction, Charles-Edouard Manseau Ministère de la Jeunesse Department of Youth Assistant Editor Janvier JÇgQ V0L XXXV No 1 January x Conseil d’administration Board of directors Administration Business Offices Le conseil d’administration de la The magazine's Board of Directors revue se compose des membres du consists of the members of the Prin- Conseil des directeurs des Instituts cipal’s Council of Specialized Educa- et Ecoles de l’Enseignement spécia- tion Institutes and Schools under the lise relevant du ministère de la Jeu- authority of the Department of Youth nesse (Province de Québec).(Province of Quebec).8955, rue ST-HUBERT St.Montréal (11) P.Q.Canada Administrateur, Président — President Fernand Dostie, T directeur général des études de l’Enseignement spécialisé JEAN DELORME Director General of Studies for Specialized Education Administrator Directeurs — Directors •» r r> ' adjoint du directeur général des études Maurice BARRIERE Assistant Director General of Studies c directeur, Service des Cours par Correspondance oONIO JaOBITAILLE Director, Correspondance Courses Division ^ rp secrétaire, Direction générale des études LtASTON 1ANGUAY Secretary, Directorate General of Studies pv y-, / Institut de Technologie de Montréal ROSARIO BELISLE Montreal Institute of Technology T T-» y-, Institut des Arts Graphiques L.-Philippe Beaudoin Graphic Arts institute y—, y-i _ Institut de Papeterie Gaston r RANCOEUR Paper-Making Institute T > f Institut des Arts Appliqués JEAN-MARIE GaUVREAU Applied Arts Institute ^ x (f Institut des Textiles Georges Moore Textiles institute ^ T Institut de Technologie de Québec DARIE LAFLAMME Quebec Institute of Technology — , Institut de Technologie des Trois-Rivières J.-r.lHERIAULT Trois-Rivières Institute of Technology T ^ Institut de Technologie de Hull MARIE-LOUIS GaRRIER Hull Institute of Technology ^ Inst, de Tech, de Rimouski et Inst, de Marine Chan.Antoine Gagnon Rimouski Inst, of Technology and Naval Inst.T Institut de Technologie de Shawinigan ALBERT Landry Shawinigan Institute of Technology t-, T / Ecole des Métiers Commerciaux PaUL-LmiLE LÉVESQUE School of Commercial Trades „ ^ Ecole de Métiers du Cap-de-la-Madeleine ÜMER GRATTON Cap de la Madeleine Trades School T Ecole de Métiers de Plessisville ROGER LaBERGE Plessisville Trades School Secrétaire-trésorier, Omer Desrosiers, S ecretary-Treasurer Abonnements Subscriptions Canada: $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries t rv numéros par an 1 O issues per year Autorisé comme envoi postal de Secrétaire — Secretary 2e classe, Min.des Postes, Ottawa .directeur adjoint, Institut de Technologie de Montréal WlLFRID W.WERRY Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Authorized as 2nd Class Mail, Post Office Dept., Ottawa La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie NOIRE COUVERTURE Après y être demeuré deux minutes, un céramiste sort sain et sauf d’un four dont la chaleur égale un huitième de celle du soleil, chaleur suffisante pour qu’une brassée de bois s’enflamme.Photo communiquée par Minnesota Mining and Manufacturing Co.FRONT COVER An armload of wood bursts into flame in a oven one-eighth as hot as the sun, yet the ceramic engineer remains for two minutes and walks out unharmed.Sommaire Summary Le plus important petit chemin de fer au monde .5 Le tissu d’aluminium révolutionne les techniques des équipes de secours et d’incendie .7 Un tissu pour chaque usage, par Paul Bédard .8 Aspects of Process Control Automation, par Leo Walter .9 La lune, l'astre mort et ses mystères, par Charles Montais .13 La naissance d’une grand’route, par Robert Prévost .19 Au temps des vrais palais de glace, par André de la Chevrotière .24 Unusual Structures Greet Travellers in U.S.A.27 La “maison” de Romulus, par Eddy MacFarlane .29 Une page de météorologie arctique, par Emile Lavoie .35 Le port de Montréal et la voie maritime, par Jacques Cordon .39 New Machines and Gadgets .42 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé .44 Sources Credit Lines Pp.4-6 : Globe Photos, New York ; p.7 : Ronald W.Kostka, St-Paul, Minnesota ; p.9 : Austin Motor Co.Ltd., Birmingham, England ; p.10 : Sentinel Ltd.Shrewsbury, England ; p.11 : Bristol Repetition Ltd., Bristol, England ; p.12 : Archdale & Co.Ltd., Worcester, England ; pp.13 & 14: Secrétariats unis; p.15: U.S.Air Force Photo; p.16: U.S.Army Photo; p.18 : U.S.Air Force Photo ; pp.19-23 ; Robert Prévost; pp.24-26 : André de la Chevrotière ; pp.27 & 28 : Portland Cement Association, Chicago ; pp.29-34 : Eddy MacFarlane : pp.36-38 : National Film Board of Canada ; p.39 : Service provincial de Ciné-Photographie ; pp.40 v| y III I li III Ml 11 M 111 ! H I ¦ '.%yi ¦ HI i l I 1 i M )| ! UMHMtfHIIIIMMHMMM .\: lfei.! '-\f b i ' - M&*' ' «• ***^ J K '.;v'^*%*».'W i, ï »?* *.i- .*«*&.f.STKs» y'sV'Q' x\mv» é, 35® U Oman7S Calash 'fit San» WM SK® mm AUTRE TYPE DE CALÉ-CHE ENCORE EN USAGE À LA FIN DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE.CE DESSIN DE L'ARTISTE J.-W.JEFFERYS EST L'INTERPRÉTATION D'UNE GRAVURE QUI ILLUSTRE LES "TRAVELS", D'ISAAC WELD.21 (fIppèfjpi «t**r ¦pim?WMW#M- >/*;•'*41 seil souverain de la Nouvelle-France de 1722 à 1756, occupa les fonctions intérimaires de procureur général au sein du même organisme de mars 1727 à septembre 1728, et celles de trésorier de la marine de 1720 à 1730, alors qu’on trouva de graves irrégularités dans sa comptabilité, ce qui l’obligea non seulement à rembourser les déficits relevés dans ses livres, mais à connaître la ruine110'.Son projet d’établir un service de messageries par terre entre Québec et Montréal ne vit jamais le jour.Il en fut ainsi d’une autre initiative pour laquelle il obtint un privilège la même année (1721): celle d’établir en face de Québec un moulin à farine sur bateau, semblable à ceux qui existaient alors sur la Seine, à Paris.Le sieur de Bécancour ne suffit bientôt plus à la tâche, et les autorités lui donnèrent un commis, René Cuillerier.Et comme ses fonctions l’éloignaient la plupart du temps de Québec, il donna une commission à un architecte du nom de Mail-lou pour le remplacer en son absence dans cette ville et la banlieue111'.Le grand-voyer s’épuisa-t-il à la tâche?On ne saurait le dire.Quoi qu’il en fût, il décéda après avoir rempli son poste pendant une quarantaine d’années et, le 26 mars 1730, Sa Majesté lui nomma un successeur, le sieur Jean-Eustache Lanoul-lier de Boisclerc, qui allait en quelque sorte se mériter le titre de père de la route Montréal-Québec.C’est sous sa juridiction que les différents tronçons qui existaient déjà prirent l’allure d’un chemin de roi).Dès le 7 janvier 1731, l’intendant Hocquart émet une ordonnance qui enjoint à tous les officiers de milice de lui obéir et faire obéir, par qui et ainsi qu’il appartiendra, dans tout ce qui concerne les fonctions de sa charge{12).Le grand-voyer était sur le point d’entreprendre une grande tournée d’inspection des chemins publics dans l’étendue des gouvernements de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières.Ses premiers procès-verbaux portent surtout sur les ponts dans les seigneuries de Neuville, de la Chevrotière, d’Eschambault, de Portneuf(13), des Grondines, de la Pérade et de Champlain; puis dans les paroisses de la Pointe-aux-Trembles et de la Longue-Pointe, région de Montréal, et dans les seigneuries de Repentigny, de Saint-Sulpice, de la Valtrie, de Dautré, de Lanoraie, de Berthier et de Batiscan.Il s’acquitte de ce travail dès la première année de son entrée en fonctions, à part de se pencher sur de nombreux autres problèmes.Déjà se dessine son intention de doter la rive nord d’une route digne de ce nom.Après avoir accordé son attention aux ponts, il entreprend d’uniformiser les caractéristiques du chemin.En 1732, il dresse de nombreux procès-verbaux où l’on retrouve ce souci.Partout, la route aura une largeur de 24 pieds et courra entre deux clôtures.De plus, les habitants doivent imocéder au creusage de fossés et de saignées aux endroits où un bon égouttement s’impose; on exige l’enlèvement des roches et des souches, l’aplanissement des buttes, parfois même l’adoption d’un nouveau tracé, et la construction de levées dans les marécages.Le travail du grand-voyer n’est pas une sinécure, si l’on songe aux moyens de déplacements plutôt rudimentaires dont il disposait.C’est ainsi que le capitaine de la côte de Dautré n’ayant pas été averti de sa visite pour l’inspection des chemins dans cette seigneurie, il ne put obtenir les chevaux sur lesquels il comptait et dut partir en canot.Ce travail se poursuit opiniâtrement en 1733 et, l’année suivante, il ne lui reste plus, pour compléter son oeuvre, qu’à doter de traversiez les rivières dont la largeur rend impossible la construction de ponts.Le 30 avril (1734), l’intendant Hocquart émet une ordonnance réglant les prix que les propriétaires des bacs qui traversent les différentes rivières qui se rencontrent sur la route qui va de Québec à Montréal pourront exiger pour transpor- À L'EPOQUE DES TRAVERSIERS MUS À LA PERCHE, IL FALLUT DE LA PATIENCE POUR FRANCHIR LES RIVIÈRES.CE DESSIN EST EXTRAIT D'UNE PLAQUETTE INTITULÉE "DU CANOT AU CHEMIN DE FER".22 ter les voitures, gens cle cheval, gens de pied, bestiaux, etc.[Xi) Entre le 9 août et le 10 septembre de la même année, le sieur Lanoullier de Boisclerc ne signe aucun procès-verbal.A-t-il pris des vacances bien méritées?Pas du tout.Il tente et réussit un voyage par terre jusqu’à Montréal, dans une chaise.Il s’agissait sans doute d’une chaise de poste, véhicule qui connaissait une certaine vogue sous le régime français et qui correspondait à peu près à la calèche que nous connaissons.C’était une sorte de fauteuil suspendu entre deux timons fixés à des roues.Voyage sûrement peu confortable, mais qui marqua en somme l’inauguration officielle de la première grand’route en Nouvelle-France.Le grand-voyer mit quatre jours et demi à franchir la distance.Dès son retour, il signa une série de procès-verbaux rendant effective l’ordonnance du 30 avril précédent et devant pourvoir à la création de services de traversiez.Peut-être aura-t-on la curiosité de connaître l’identité des premiers passeurs réguliers sur la route numéro deux?Nous donnons ci-après la date de chaque document, avec le nom du passeur et celui de la rivière sur laquelle il avait le privilège d’assurer le service: 10 septembre, Pierre Régnault dit Frenière, rivière de Ber-thier; 10 septembre, Louis Delpé, rivière de Maski-nongé; 12 septembre, Pierre Marchand, rivière de Champlain; 13 septembre, Pierre Proteau, fils, rivière de Batiscan.Dès le début de l’année suivante, le grand-voyer complète son travail et procède à l’établissement de services semblables pour la traversée du Saint-Maurice, de la rivière des Prairies et de la rivière de l’Assomption?15’.Et voilà, brièvement exposés, les timides débuts de la voie qui réunit, sur la rive nord du Saint-Laurent, les deux principales villes du Québec.Elle ne représente, même aujourd’hui, qu’un modeste trait sur la carte routière, mais elle n’en constitue pas moins un éloquent témoignage à l’activité industrieuse de plusieurs générations.L’automobi- liste qui roule aujourd’hui distraitement depuis la métropole jusqu’à la vieille capitale ne songe pas assez à la constance des pionniers qui, il y a plus de deux siècles, à coups de hache et de pioche, ont taillé une avenue de soixante lieues par laquelle se sont effectués tant d’échanges culturels, commerciaux et industriels auxquels notre société doit dans une large mesure sa survivance et son épanouissement.NOTES ET BIBLIOGRAPHIE 1.Inventaire des Ordonnances des Intendants de la Nouvette-France, Beauceville, 1919 Vol.III, p.259.Notons que cette petite rivière Saint-Pierre est disparue.Son cours épousait à peu près le tracé de l’actuelle rue Craig.2.Inventaire des Procès-Verbaux des Grands-Voyers, Beauceville, Vol.I, p.8.3.Arrêts et règlements du Conseil supérieur de Québec, Québec, 1855, pp.137-8.4.Par opposition à celle de Berthier-en-Bas, située sur la rive sud, un peu en haut de Montmagny.5.Ne pas confondre avec celle du même nom située dans la région du Bas-St-Laurent.6.Ne pas confondre avec la paroisse du même nom, dans l’ile de Montréal.7.Edits et Ordonnance du Conseil souverain, Vol.III, p.428.8.Ibid., Vol.III, p.435.Ce souci de sécurité devait faire le sujet d’ordonnances périodiques; le 28 novembre 1729, l’intendant Hocquart décrétait que toute personne qui enlèverait de telles balises encourrait des punitions corporelles.9.Arrêts et règlements du Conseil supérieur de Québec, Québec, 1855 pp.455-6.10.La Ville de Québec sous le Régime français, Québec 1930, Vol.I, p.473.11.Inventaire des Procès-Verbaux des Grands-V oyers, p.44.12.Edits et Ordonnances, etc.p.342.13.Ses deux prédécesseurs avaient été barons de Port-neuf.14.Inventaire des Procès-Verbaux, etc., Vol.I, p.87.15.Ibid., pp.89 à 92.TYPE DE CALÈCHE EN USAGE AUTREFOIS.CE DESSIN, NON SIGNÉ, EST TIRÉ "DU CANOT AU CHEMIN DE FER", PUBLIÉ, IL Y A PLUSIEURS ANNÉES, PAR LA BRASSERIE MOLSON, DE MONTRÉAL.«Sri 3®® mm m 23 Hi’-®*1'' tFmj—- f üj i H& ggÿ*riçs! -V.X -.V-, ; iiilili ¦ZiVW'- H/gfLv#* vxsn it', x iwns&J ¦25% i.- »« ^ '2^ » : ••• ‘ •'-1^ : '; ».* - j§«?¦ ’~‘->:7- La glissoire Lansdowne, inaugurée en 1883, par le marquis de Lans-downe, alors gouverneur général du Canada.Elle fut démolie en 1895, et remplacée par celle du sommet du mont Royal.Vous reconnaissez ici la colonne Nelson.La glissoire partait de la colonne, traversait les rues St-Paul et des Commissaires, et continuait son trajet sur le fleuve.Î «««¦
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